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Tag - Forces spéciales

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dimanche 29 décembre 2019

Armement : Armure légère de combat TALOS pour les forces spéciales américaines...

Les forces spéciales américaines testent une armure légère de combat.

En 2013, le commandement des opérations américaines [US SOCOM] avait présenté le programme TALOS [Tactical Assault Light Operator Suit], lequel visait à mettre au point une tenue de combat « révolutionnaire » digne d’Iron Man, le « super héros » des studios Marvel.

Il était alors question d’exosquelette [qui décuple la force physique], de systèmes informatiques et de communication dernier cri, de capteurs pour assurer une surveillance médicale constante du combattant et d’une arme composée de fluides magnéto-rhéologiques, permettant de passer à l’état solide en quelques millisecondes.

Seulement, en février 2019, l’US SOCOM fut bien forcé d’admettre qu’il s’était montré beaucoup trop ambitieux. « TALOS, ce ne sera pas Iron Man. […] La technologie est actuellement hors de portée. […] Mais nous n’allons pas arrêter de chercher une meilleure armure, une meilleure prise de conscience de la situation et une meilleure létalité. Nous allons continuer à regarder toutes ces choses », expliqua James H. Smith, le responsable des acquisitions des forces spéciales américaines.

Et cela voulait dire que des sous-systèmes du programme TALOS allaient continuer à faire l’objet d’études. Ainsi, selon les confidences recueillies par le site Task and Purpose, les forces spéciales américaines testent actuellement un armure légère de combat en polyéthylène [PE], offrant une protection contre les tirs d’armes légères sur plus de 44% du corps, contre 19% pour les gilets pare-balles « classique », comme le Modular Scalable Vest [MSV] de l’US Army. Les épaules, l’aine, les avant-bras et les obliques sont ainsi protégés.

En outre, cette armure légère de combat pèse 1,4 kg de moins qu’une protection balistique standard. Et elle est donc « en cours d’évaluation au combat par les unités des forces spéciales sur le terrain », a indiqué le capitaine de frégate Tim Hawkins, le porte-parole de l’US SOCOM.

Quant au matériau utilisé pour cette armure, il s’agit du polyéthylène de masse molaire très élevée [UHMPE ou UHMWPE pour ultra high molecular weight polyethylene], lequel a déjà fait l’objet de travaux au sein de l’Army’s Natick Soldier Research, Development and Engineering Center [NSRDEC]. En 2017, ce centre de recherche avait présenté le un casque de combat expérimental qui, réalisé avec cette matière, offrait une protection accrue de 40% par rapport aux modèles en service.

En septembre 2019, l’Army Research Office [ARO] a fait savoir qu’il avait mis au point une matière plastique 14 fois plus résistante et 8 fois plus légère que l’acier, grâce à un nouveau matériau à base de polyéthylène à haut module.

Cependant, le porte-parole du SOCOM a refusé de dire si l’armure de combat actuellement en cours d’évaluation était issue de ces recherches. « C’est un matériau qui faisait partie d’un effort pour le projet TALOS », a-t-il simplement dit.

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 29 novembre 2019

Armement : Nouveaux submersibles de combat pour les US Navy Seals ...

Les forces spéciales américaines seront bientôt dotées de nouveaux submersibles de combat.

Alors qu’il était au mouillage dans le port de Pula [Croatie], à l’aube du 1er novembre 1918, le cuirassé austro-hongrois Viribus-Unitis fut secoué par de terribles explosions, qui l’envoyèrent par le fond. Et ce n’était pas un accident… En effet, deux nageurs de combat italiens avaient réussi à franchir les filets anti-torpilles protégeant l’entrée de la rade pour fixer sur la coque du navire des mines ventouses. Et cela, grâce à la Mignatta, une « torpille automotrice » mise au point par Raffaele Rossetti.

Depuis, ce concept s’est amélioré et fait partie des capacités que maîtrisent les nageurs de combat des forces spéciales, notamment pour s’infiltrer dans les zones hostiles. Mais il ne s’agit plus de bricoler une torpille. Désormais, on parle de « propulseur sous-marin » [ou de « Swimmer delivery vehicle]. Les commandos marine français disposeront d’ailleurs d’un nouveau modèle, le PSM3G [pour propulseur sous-marin de troisième génération], qu’ils pourront mettre en oeuvre depuis le hangars de pont [Dry Deck Shelter] des sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de la classe Suffren quand ils seront en plongée.

Actuellement, aux États-Unis, les Navy Seals utilisent des Mk8 SEAL Delivery Vehicle depuis 1983. Mais le Naval Special Warfare Command a lancé un programme pour les remplacer, appelé « MK11 Shallow Water Combat Submersible » [SWCS].

Développé depuis 2011 par Teledyne Brown Engineering, ce Mk11 SWCS tient plus du submersible de poche que du propulseur sous-main. En effet, avec ses 4,5 tonnes de déplacement et ses 6,8 mètres de longueur, il sera « habité », avec deux membres d’équipage et quatre « passagers ».

Propulsé par des moteurs électriques alimentés par des batteries lithium-ion, le Mk11 SWCS sera en mesure d’évoluer à la vitesse de 6 noeuds. D’une autonomie de 12 heures et pouvant plonger jusqu’à 58 mètres de profondeur, il sera équipé d’un système de navigation inertiel, d’un sonar haute fréquence pour détecter les obstacles et les mines ainsi que d’un périscope électro-optique. En outre, il pourra être déployé depuis un sous-marin ou un navire de surface.

Pour mettre au point le Mk11 SWCS, Teledyne Brown Engineering a obtenu un contrat de 383 millions de dollars. Mais ce programme a connu des retards et des dépassements de coûts, ce qui a conduit le Congrès à trancher dans le vif lors des débats budgétaires, en 2016. Un prototype a été livré au Naval Special Warfare Command en mai 2018.

Finalement, le 27 septembre 2019, le Pentagone a annoncé qu’il venait d’attribuer un nouveau contrat de 41 millions de dollars afin de pouvoir lancer la production du MK11 SWCS. « Les travaux contractuels seront exécutés à Huntsville, en Alabama, et devraient être achevés d’ici décembre 2022 », précise l’avis.

Au total, dix exemplaires de ce MK11 SWCS doivent être livrés aux forces spéciales américaines, en particulier aux deux « SEAL Delivery Vehicle Team » [SDVT], dont l’une a été réactivée en mars dernier.

Le Special Service Boat [SBS] britannique est également intéressé par ce nouvel équipement. En septembre 2018, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des explorations américaines de matériels militaires, a émis un avis favorable à l’acquisition par le Royaume-Unis de trois MK11 SWCS pour un montant estimé à 90 millions de dollars [coûts de la logistique et de la formation inclus].

Source: ZONE MILITAIRE


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mardi 26 novembre 2019

Mail : Treize militaires français sont morts lors d'une collision entre deux hélicoptères !

Mail : Mort accidentelle de 13 soldats français dans
une «opération de combat contre des jihadistes»

Un Tigre et un Cougar. Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manoeuvre et d'assaut Cougar, selon des sources de la défense, très probablement des forces spéciales engagés dans une opération de lutte contre le terrorisme au Sahel"

Les militaires sont morts dans la soirée du lundi 25 novembre 2019, lors d’une opération de combat contre des jihadistes.
 
Treize militaires français sont morts au Mali dans l'accident de deux hélicoptères, a annoncé l'Elysée, mardi 26 novembre. "Le Président de la République annonce avec une profonde tristesse la mort de treize militaires français survenue au Mali dans la soirée du lundi 25 novembre 2019, dans l’accident de leurs deux hélicoptères, lors d’une opération de combat contre des djihadistes", précise un communiqué.

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Treize militaires français de la force Barkhane sont morts au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé mardi 26 novembre l'Elysée dans un communiqué. Emmanuel Macron a exprimé "son soutien le plus total à leurs camarades de l'armée de terre et des armées françaises".

Un accident survenu lundi soir. Dans son communiqué, l'Elysée précise que les deux hélicoptères sont entrés en collision dans la soirée du lundi 25 novembre, dans le cadre d'une opération de Barkhane, qui mobilise 4 500 militaires au Sahel. Cet accident provoque l'un des plus lourds bilans humains essuyé par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth en 1983.

Des militaires de l'armée de terre. Le communiqué de la présidence indique qu'il s'agit de militaires de l'armée de terre : six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, "tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel". Sept soldats venaient du 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau, quatre militaires appartenaient au 4e régiment de chasseurs de Gap, un soldat venait du 93e régiment d'artillerie de montagne de Varces et un militaire appartenait au 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol.

38 militaires tués au Mali depuis 2013. Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l'opération Serval. Le dernier mort était le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, tué début novembre dans l'explosion d'un engin explosif.
Source : Francetvinfo.fr

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Hommage  à nos 13 militaires morts pour la France


Décès de 13 militaires de l’opération Barkhane :
J’ai appris avec une profonde tristesse que 13 militaires de l'opération Barkhane ont péri hier soir, lundi 25 novembre 2019, lors de l'accident en vol de deux hélicoptères de l'armée de Terre au Mali, au cours d’une opération de combat.
Je présente toutes mes condoléances à leurs familles, leurs proches et leurs frères d'armes. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Cette terrible nouvelle endeuille nos armées, la communauté de défense et la France toute entière. Je tiens à assurer aux familles endeuillées que l'institution militaire est à leurs côtés dans cette épreuve.
Je rends hommage, en mon nom et en celui du ministère des Armées, à ces 13 militaires morts pour la France :
  • Le capitaine Nicolas MÉGARD, du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau
  • Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau
  • Le capitaine Clément FRISONROCHE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau
  • Le lieutenant Alex MORISSE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau
  • Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau
  • L’adjudant-chef Julien CARETTE du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau
  • Le brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau
  • Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e Régiment de chasseurs de Gap
  • Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e Régiment de chasseurs de Gap
  • Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e Régiment de chasseurs de Gap
  • Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e Régiment de chasseurs de Gap
  • Le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE du 93e Régiment d’artillerie de montagne de Varces
  • Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol
  • La Nation s’incline devant leur courage et leur engagement.

Source : Communiqué de Florence Parly, ministre des Armées

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vendredi 10 mai 2019

Burkina Faso : Deux commandos marine français tués pour libérer les otages !

"Morts pour la France au Burkina Faso"

Les 4 otages sont libres, 2 commandos français des forces spéciales sont morts !

Deux marins sont morts au cours de l’opération menée pour libérer ces otages, parmi lesquels figurent les deux ressortissants enlevés le 1er mai, a annoncé l’Elysée.

Quatre otages retenus au Sahel, dont les deux Français enlevés le 1er mai 2019 au Bénin, ont été libérés, a annoncé vendredi 10 mai l’Elysée dans un communiqué. Outre les ressortissants français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérées lors d’une opération militaire, menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux officiers mariniers français, membres du commandement des opérations spéciales, ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. Le président de la République « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », précise le communiqué.

« Je félicite l’ensemble des forces ayant mené cette opération complexe, ainsi que tous ceux qui y ont contribué : quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. « C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », y déclare-t-elle également. Des hommages réitérés dans un communiqué par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui a souligné le « concours direct de l’opération “Barkhane”, des forces armées burkinabées et le soutien en renseignement américain. 

Communiqué de Madame Florence PARLY, ministre des Armées

"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage".

Source : Ministère des Armées


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samedi 21 juillet 2018

Armement : Mini Hecate II, nouveau fusil de précision français des forces spéciales...

Contrairement à ce que laisse supposer le remplacement du FAMAS par le HK-416F de facture allemande, il reste encore des armuriers français capables de concevoir et fabriquer des fusils pour les forces armées. Du moins est-ce le cas de PGM Précision, une entreprise installée à Poisy, en Haute-Savoie. Seulement, cette dernière, reconnue mondialement [8.000 armes vendus à l’exportation, ndlr], exerce son activité dans ce que l’on appelle un marché de « niche », c’est à dire le tir de précision.

Créée en 1991, PGM Précision fournit notamment les fusils Hecate II aux forces spéciales (où il a remplacé le McMillan M87), au GIGN et au RAID. Cette arme équipe également d’autres unités d’élite étrangères, dont le Groupe de réaction opérationnelle et de manœuvres polonais, le Détachement de reconnaissance de l’Armée 10 en Suisse ou encore le bataillon des opérations spéciales de la marine brésilienne.

« En 1995, en plein conflit bosniaque, l’armée française passe commande du Hécate II, réputé comme étant la meilleure arme au monde dans son calibre », se plaît à rappeler PGM Précision.

Début juin 2018, soit juste avant l’édition 2018 du salon de l’armement terrestre Eurosatory, PGM Précision a lancé le dernier né de son catalogue : le mini Hecate II, dont le développement a demandé plus de cinq ans de travail.

Moins lourd et plus ergonomique, le mini Hecate II, de calibre 338 LM, a spécialement été conçu pour répondre aux besoins des forces spéciales. D’une portée de 1.400 mètres, cette arme est faite pour « traiter des objectifs intermédiaires entre le 308 W et le calibre 50 », précise l’armurier.

« La modularité innovatrice du bipied positionnable en deux points ainsi que la crosse se pliant côté culasse font de cette arme, l’outil tactique répondant à toutes les missions », ajoute-t-il.

A priori, ce nouveau fusil de précision aurait déjà été testé par le Commandement des opérations spéciales [COS]. Comme l’avait souligné François Brion, le directeur de PGM Précision, dans un entretien donné au quotidien Les Échos en 2015, l’armée française est « une vitrine » et « il n’y a pas une unité en France qui ne soit équipée d’une de nos armes ». Et de rappeler que « c’est aussi avec la France que notre activité est née. »

Pour assurer la production de ses armes, l’armurier est adossé au groupe français Teissier, spécialisé dans la mécanique et l’usinage de précision, le traitement de surface des métaux et l’assemblage de pièces mécaniques.

PGM bénéficie de l’expertise de ce groupe haut-savoyard aux références prestigieuses dans le domaine de l’armement, l’aéronautique, la robotique, le médical et le luxe. Ce savoir-faire français se décline dans les armes de haute précision que PGM conçoit et améliore sans cesse », explique l’entreprise.

Source: Zone Militaire - Photo : PGM Précision


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lundi 2 avril 2018

Armée de l'air, Forces Spéciales : Les MAOS du COS

L’armée de l’Air met à la disposition du Commandement des opérations spéciales (COS) trois unités spécialisées : le Commando parachutiste de l’Air (CPA) 10, l’escadron de transport 3/61 « Poitou » et, plus récemment, l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées ». Soit 650 aviateurs environ.

Pour autant, ces unités ne sont pas les seules concernées par les opérations spéciales. C’est ce qu’a tenu à souligner le général Louis Fontant, récemment nommé « Général Forces spéciales air » (GFSA), dont la mission est « de fédérer l’ensemble des capacités des forces aériennes mises en œuvre dans le cadre des opérations spéciales. »

Ainsi, a-t-il dit à lors du dernier point presse du ministère des Armées, « la contribution de l’armée de l’air dans le domaine particulier des opérations spéciales dépasse largement l’engagement des seules unités air identifiées Forces spéciales ». Et, en moyenne, « 30% des aviateurs déployés au profit du Commandement des opérations spéciales proviennent d’unités conventionnelles qui s’intègrent naturellement aux opérations spéciales ou fournissent à ces dernières des capacités rares ».

En effet, le système des « Forces spéciales Air » (FSA) repose sur trois cercles. Outre le CPA 10 et les escadrons « Poitou » et « Pyrénées », il faut compter les « modules d’appui aux opérations spéciales » (MAOS) qui apportent leurs « capacités rares » évoquées par le général Fontant ainsi que les « unités référentes expertes » qui contribuent à ces mêmes opérations spéciales.

Les MAOS sont constitués de 6 unités spécialisées, dont le CPA 30, l’escadre aérienne de commandement et de conduite projetable (EAC2P), le Centre air de saut en vol (CASV), des équipes qualifiées « Sampling Identification of Biological Chemical and Radiological Agent » (SIBCRA) en cas de menace NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique, chimique), le Groupement Aérien d’Appui des Opérations (GAAO) et le 25e Régiment du Génie de l’Air [une unité de l’armée de Terre mise à la disposition de l’armée de l’air, ndlr].

Quant aux unités « référentes expertes », il s’agit du 30e Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen et de l’escadron de drones 1/33 Belfort.

Du 15 au 26 janvier 2018, l’exercice ATHENA, organisé sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, permettra non seulement de préparer les Forces spéciales Air à leurs prochaines opérations mais aussi de certifier les MAOS. Plusieurs unités y participeront dans les domaines de la surveillance, du renseignement (un drone MQ-9 Reaper sera engagé), des infrastructures et des systèmes d’information et de communication.

Par ailleurs, et comme le rapporte le Journal de l’Aviation, le général Fontant, les Forces spéciales Air vont procéder à une quarantaine de recrutements, essentiellement pour renforcer les effectifs du CPA 10, en se tournant vers les jeunes civils, le vivier des CPA 20 et 30 n’étant plus suffisant.

« Les forces spéciales montent en puissance. Au départ, il s’agissait de privilégier la qualité à la quantité et les effectifs correspondaient au besoin opérationnel. Aujourd’hui, en revanche, nous avons besoin de recruter et nous devons donc communiquer », a dit le général Fontant, soulignant que, il y a encore peu, « personne en dehors de l’armée de l’Air ne connaissait l’existence du CPA 10. »

Source : Zone Militaire

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