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Tag - Europe - Union Européenne

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mardi 28 novembre 2017

Bundeswehr : Seulement 95 chars de combat opérationnels !

L’armée allemande ne dispose que de 95 chars de combat opérationnels !

Actuellement, l’armée allemande dispose officiellement de 244 chars lourds de type Leopard 2 en service. Mais si la situation internationale se dégrade subitement et qu’elle doit faire manœuvrer ses unités blindés, la Bundeswehr ne pourrait en aligner que 95 aptes au combat, soit l’équivalent de deux bataillons (et un taux de disponibilité de 38%).

Cette information, communiquée au comité de la Défense du Bundestag (Chambre basse du Parlement allemand), a fait les choux gras de la presse d’outre-Rhin, il y a quelques jours. Mais aussi provoqué des réactions indignées parmi les députés, dont Wolfgang Hellmich, pour qui cette « situation est catastrophique ».

« Comment nos troupes pourraient-elles s’entraîner, être prêtes à être déployées, alors qu’un tiers de la flotte [de Leopard 2 ne peut pas être réparé? », a demandé M. Hellmich.

Dans le détail, 53 chars sont indisponibles car ils sont en train d’être modernisés, 7 servent à des essais ou à des représentations commerciales et 89 sont inutilisables en l’état.

Le problème se situe au niveau du maintien en condition opérationnelle (MCO) des Leopard 2. Plus précisément, la cause est dû à une défaillance dans l’approvisionnement en pièces détachées. Une lacune « bien connue », qui fait que la plupart des chars se trouvent à l’atelier, dans l’attente d’être réparés, résume l’hebdomadaire Stern.

Cette situation a été aggravée par la multiplication des manœuvres depuis 2014, dans le cadre des mesures de réassurance prises par l’Otan au bénéfice des pays baltes de la Pologne, après l’annexion de la Crimée par la Russie. « Apparemment, on a oublié que le mouvement des chars entraîne également un besoin accru d’entretien », ironise Stern.

Pour rappel, la Bundeswehr va voir ses capacités augmenter au cours des prochaines années puisqu’il est prévu de la doter de 328 Leorpard 2 portés au standard 2A7V (V pour « Verbessert »).

La situation en France est meilleure pour les chars Leclerc, leur taux de disponibilité variant, selon le ministère des Armées, de 65 à 74% pour les années 2015 et 2016.

Source : Zone Militaire


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jeudi 16 novembre 2017

CEMAT: Mise au point « On ne peut avoir d’ambition sans effectif » ...

« Dans cet environnement qui remet en cause les certitudes et les repères de trois décennies, seule une France forte, maîtresse de son destin, peut apporter des réponses aux grandes crises contemporaines, promouvoir ses valeurs et faire valoir ses intérêts . Cette ambition ne peut se passer d’une diplomatie et d’une défense de premier plan, soutenues par une grande armée, forte et crédible, capable d’agir face à toutes les menaces et dans tous les espaces », a écrit le président Macron, dans la préface de la Revue stratégique.

Tel est donc l’objectif affiché. Quant aux moyens pour l’atteindre, ils feront l’objet de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), qui sera soumise au Parlement l’an prochain. Mais avant cette étape, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a demandé à ses états-majors de mener une réflexion pour définir les critères pour que l’armée qu’il commande puisse être la première d’Europe. A priori, c’est un exercice inédit. « On ne l’a jamais fait », a-t-il en effet affirmé lors d’une audition au Sénat.

Le premier critère donné par le CEMAT aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées va de soi : il s’agit de «pouvoir bénéficier d’un modèle d’armée complet ou presque complet » afin d’être capable « d’entrer en premier, de durer et d’affronter tout type d’ennemi. »

Le second, tout aussi évident que le premier, porte sur les effectifs (le général Bosser parle de « disposer d’une masse »). Depuis 2015, ceux de la Force opérationnelle terrestre (FOT) ont été revus à la hausse, passant de 66.000 à 70.000 soldats. Mais, visiblement, c’est encore insuffisant aux yeux du CEMAT s’il faut mener de front des opérations intérieures comme Sentinelle et intervenir sur trois, voire quatre théâtres extérieurs. « Il faut du monde. On ne peut avoir d’ambitions sans effectif », a-il souligné. D’autant que cette masse est aussi « une nécessité pour avoir un effet d’entraînement vis-à-vis de nos partenaires », a-t-il ajouté.

« On peut aussi comprendre ce critère de masse comme le fait d’être capable de créer des volumes de forces à un moment et en un lieu donnés grâce à une agilité accrue », a expliqué le général Bosser. Cela étant, selon lui, cette « masse, c’est une armée de Terre d’au moins 100.000 militaires, soit un petit peu plus que les 97 000 dont on dispose aujourd’hui. » Voilà ce qui tord le cou à l’idée selon laquelle la technologie permet de réduire les effectifs tout en garantissant l’efficacité des troupes.

« L’inflation technologique […] se traduit in fine par la contraction des formats et déflation des effectifs, une logique perverse… La technologie est utile. Cependant, l’hyper-sophistication produit des armées excellentes dans la bataille, au niveau technique, mais médiocres dans la guerre, au niveau stratégique » et elle « ne confère pas hélas le don d’ubiquité qui serait fort utile vu la multiplicité de nos théâtres d’opération », avait ainsi expliqué le général (2S) Vincent Desportes.

Disposer d’effectifs importants ne suffit évidemment pas. Une armée de 100.000 ou 200.000 hommes mal entraînés et dont les règles d’engagement lui imposent de rester l’arme au pied la plupart du temps est aussi utile qu’une valise sans poignée. Aussi, le troisième critère défini par le général Bosser est celui de l’aguerrissement. Un thème dont il a été beaucoup question dans ses récentes interventions.

« Il s’agit de pouvoir disposer de soldats capables de gagner des combats de plus en plus difficiles, dans des milieux de plus en plus complexes », a précisé le CEMAT. Mais pas seulement puisqu’il s’agit aussi, a-t-il continué, d’avoir la capacité « à durer, à supporter des pertes et à payer le prix du sang. »

Or, cela ne va pas toujours de soi avec les autres armées européennes. « Il n’est pas toujours facile d’évoquer ce sujet avec nos alliés : on peut partager beaucoup de choses dans le domaine de la formation initiale, ou de celle des démineurs » mais « quand il s’agit d’engager des soldats et de prendre le risque de perdre des vies, le dialogue est souvent plus délicat », a relevé le général Bosser.

Voilà de quoi donner du grain à moudre pour arriver à la « culture stratégique commune » que le président Macron souhaite donner à l’Union européenne… Et qui peut compliquer un autre critère donné, sans plus de précision, par le général Bosser : celui concernant la « capacité à générer ou à soutenir des coopérations ».

Là, on devine que son propos ne portait pas uniquement sur les coopérations européennes, mais plus sur la capacité à encourager et à soutenir les initiatives de pays africains, comme par exemple la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Enfin, et ce n’est pas non plus une surprise, un dernier critère porte sur le matériel. Il s’agit de « posséder des équipements de quatrième génération », a insisté le CEMAT, c’est à dire d’engins « dotés d’un niveau de protection de haute qualité », d’être capable de pratiquer un combat interarmes info-valorisé » et de garder un temps d’avance dans la course à l’innovation. » Et « c’est tout l’enjeu du programme Scorpion», a-t-il souligné.

« Tous ces critères n’ont de sens que si le cadre général de notre action est robuste. Selon moi, pour ce faire, il est nécessaire d’assumer notre spécificité militaire et que la condition des personnels soit à la hauteur de ce qu’on en attend », a estimé, pour conclure, le général Bosser.

Source : Zone Militaire

 
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samedi 14 octobre 2017

Marine nationale : Projet d'alliance avec l'Italie pour la construction des navires de surface

En juillet 2017, peu après l’annonce de la nationalisation « temporaire » du chantier naval STX France, faute d’avoir pu trouver un accord sur sa reprise par le groupe italien Fincantieri, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait annoncé son intention d’étendre les discussions avec Rome à la construction navale militaire.

« Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil : la réalisation de paquebots de plaisance, pour résumer. Eh bien, nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », avait en effet déclaré M. Le Maire, dans les colonnes du Journal du Dimanche.

En quelque sorte, mettre sur la table la perspective d’une telle coopération dans la construction navale militaire devait permettre à Paris d’arrondir les angles avec les autorités italiennes, froissées par la nationalisation temporaire de STX France.

Le 1er août 2017, ayant exprimé « leur intention de dépasser leurs différences sur l’équilibre de la structure du capital de STX » dans une déclaration conjointe, les ministres français et italiens en chargé de ce dossier ont « exprimé leur souhait de faciliter la création d’une industrie navale européenne plus efficace et plus compétitive. Ils partagent l’objectif d’avancer vers une alliance forte entre les deux pays, à la fois dans le domaine civil et militaire. »

Et d’ajouter : « Rapprocher les forces de Fincantieri, de STX et de Naval Group permettrait de créer un leader européen global qui aura pour objectif d’être le plus grand exportateur sur les marchés civils et militaires, avec une activité significative dans les systèmes et les services. »

L’alliance entre Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri, qui ont déjà travaillé ensemble par le passé (FREMM, frégates Horizon) refaisait ainsi surface, après avoir été évoquée à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Seulement, comme le dossier de la reprise de STX est lié, l’affaire s’annonce compliquée, d’autant plus que Rome n’a pas changé d’idée et réclame toujours la majorité du capital du chantier naval de Saint-Nazaire.

Quoi qu’il en soit, le 5 septembre, à l’occasion de l’Université d’été de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, a fait part de sa détermination à nouer une alliance avec l’Italie dans le domaine de la construction navale militaire.

« Nous travaillons avec nos collègues italiens à la constitution d’une alliance entre les industries navales militaires française et italienne, dans le domaine des bâtiments de surface, avec l’ambition de constituer à terme un leader mondial », a déclaré la ministre, depuis la base navale de Toulon. « Ce projet ambitieux avance, en concertation étroite avec les industriels concernés », a-t-elle ajouté, sans donner de détails.

Reste à connaître les modalités qui seront retenues pour ce rapprochement. Sera-t-il question de participations croisées ? De former une co-entreprise sur le modèle de l’alliance de Nexter et de Krauss Maffei Wegmann dans le secteur de l’armement terrestre ?
Quid de l’activité civile de Fincantieri, alors que Naval Group est absent du marché des paquebots mais détient une compétence reconnue dans le domaine des sous-marins (qui ne fera pas partie de l’accord) ?

Quelle valeur, dans ces conditions, aura l’ex-DCNS, dont le carnet de commandes est bien rempli grâce, notamment, au contrat visant livrer 12 submersibles Shortfin Barracuda ? Enfin, que deviendra Kership, l’entreprise que le groupe a créée avec le chantier naval Piriou ? Les réponses à ces questions (ainsi qu’à d’autres) devraient sans doute être données lors du sommet annuel franco-italien, le 27 septembre 2017.

Source : Zone Militaire

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jeudi 5 octobre 2017

Armement : La ministre des armées annonce le processus d'armement de nos drones Reaper

La ministre des armées Florence Parly a annoncé cette évolution attendue par les militaires, rappelant qu’un drone n’est pas « un robot tueur ».

Enfin ! La ministre des armées a pris une décision politiquement courageuse en annonçant, mardi à Toulon dans le cadre de l’Université d’été de la Défense, l’armement prochain des drones Reaper de l’armée de l’air. Cela pourrait se faire dès 2019.

« Non, un drone armé n’est pas un robot tueur »

Même si elle était convaincue de cette nécessité militaire, la précédente équipe avait reculé devant cette décision de crainte de susciter des polémiques à gauche. Au point de demander, jusqu’en décembre dernier pour les plus récentes livraisons, le « décâblage » des drones américains, comme le rappelle le sénateur Cédric Perrin (LR, T. de Belfort), auteur d’un rapport sur le sujet avec Gilbert Roger. La ministre a rappelé une évidence : « Non, un drone armé n’est pas un robot tueur ». En effet, il s’agit d’un engin piloté et dont les opérations restent sous contrôle humain, sauf que l’équipage est au sol et non à bord.

Rien à voir donc avec les futurs SALA, systèmes d’armes autonomes létaux, qui eux, marqueront une rupture posant de véritables questions éthiques, puisque grâce à des formes d’intelligence artificielle ils disposeront de la capacité de décider eux-mêmes d’ouvrir le feu et donc de tuer. Nous n’en sommes pas là et toute la question reste celle des règles d’engagement.

À cet égard, la ministre des armées a ainsi expliqué que « cette décision ne change rien aux règles d’usage de la force, au respect du droit des conflits armés (...). En effet, les règles d’engagement pour les drones armés seront strictement identiques à celles que nous appliquons déjà. Qu’il s’agisse d’un canon Caesar, d’un missile de croisière, d’un Rafale : comme pour les drones, si l’opérateur est physiquement éloigné de l’objectif, l’homme n’en est pas moins au cœur de l’engagement du feu ».

Devant la presse, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, a ensuite expliqué que les Reaper déployés au Sahel sont « déjà dans la boucle d’engagement du feu » au travers de leurs capacités de surveillance, d’observation et d’éclairage des cibles. Le choix des munitions qui devraient armer les drones aura lieu en 2018 et l’armée de l’air souhaite que celles-ci soient « complémentaires » de celles mises en œuvre par les autres aéronefs. Le ministère des armées indique que « le missile (américain) Hellfire est la seule arme disponible à ce jour » et que « la possibilité d’armer les drones avec des munitions européennes sera étudiée ».

On sait la grande dépendance de la France vis-à-vis des États-Unis en matière de drones, que ce soit pour leur mise en œuvre, leur maintenance, leur lieu de déploiement ou la formation des équipages. Cet armement ne pourra donc se faire que dans le cadre d’une très étroite coopération avec le partenaire américain. Le ministère indique que les Reaper de l’US air force sont armés de bombes de 250 kg avec différents types de guidage et du missile Hellfire (masse de l’ordre de 50 kg et portée de 8 à 10 km). « Pour permettre une mise à disposition au plus tôt de cette capacité, il faut faire l’acquisition d’une configuration strictement identique à celle mise en œuvre par les Américains » reconnait le ministère dans son dossier de présentation.

L’armée de l’air dispose actuellement de 6 drones, dont 5 basés à Niamey et un à Cognac. Les 6 derniers drones seront livrés en 2019.

Le ministère précise que « le Royaume-Uni met en œuvre 10 drones Reaper armés et a signé un contrat pour l’acquisition de 26 nouveaux drones armables Predator. L’Italie, qui possède 9 drones Predator et 6 drones Reaper, va également les armer. L’Allemagne, en janvier 2016, a annoncé la location à partir de 2018 de drones Heron (israéliens) armés ».

La ministre Florence Parly a également assuré qu’« à moyen terme, le futur drone européen, dont nous réalisons les études en coopération avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, sera également doté d’armements. »

La veille de son intervention devant l’Université d’été, la ministre avait assisté à Istres à un vol du démonstrateur de drone furtif Neuron (Dassault-Aviation) qui vient de débuter sa troisième campagne d’essais, cette fois-ci en franco-français. 20 vols sont prévus.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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dimanche 16 juillet 2017

Emmanuel MACRON : La Force conjointe du G5 Sahel doit convaincre de son efficacité

Quelques heures avant l’arrivée du président Macron à Bamako pour un sommet du G5 Sahel (qui regroupe le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso), le 2 juillet 2017, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin – JNIM) a diffusé, via la messagerie Telegram, une vidéo montrant les 6 otages qu’il détient, notamment la Française Sophie Pétronin, dont l’enlèvement, le 25 décembre dernier, à Gao, n’avait jusqu’à présent pas été revendiqué.

Évidemment, la diffusion de cette vidéo ne doit rien au hasard dans la mesure où le lancement officiel de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) était à l’ordre du jour du sommet organisé à Bamako. Cette dernière, commandée par le général Didier Dacko, ex-chef d’état-major de l’armée malienne, depuis Sévaré, sera chargé de combattre les groupes jihadistes, avec le soutien de l’opération française Barkhane.

Cette FC-G5S, forte de 5.000 hommes, a besoin de près 450 millions de dollars pour fonctionner. Le mois dernier, l’Union européenne a annoncé qu’elle débloquerait 50 millions d’euros à cette fin. Quant à la France, le président a indiqué qu’elle lui fournira 70 véhicules tactiques et un appui opérationnel. « Sur le volet militaire, c’est un effort équivalent à plus de 8 millions d’euros que nous consacrons d’ici la fin de l’année », a-t-il souligné, à l’ouverture du sommet.

Le président français a salué une « dynamique, un mouvement de fond que la France est fière d’accompagner » et dit avoir « bon espoir » que le Conseil franco-allemand du 13 juillet prochain permette à Paris et Berlin « d’annoncer des engagements communs autour de cette alliance » pour le Sahel. En outre, une conférence des donateurs doit se tenir prochainement.

« L’important c’est que cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec les premiers financements débloqués (…) et qu’elle ait ses premiers résultats », a estimé le président français.

Car il n’est pas question de chèque en blanc. « Pour garantir un soutien dans la durée, ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires », a affirmé M. Macron, à l’endroit de ses homologues du G5 Sahel.

« Nous avons chaque jour à affronter des terroristes, des voyous, des assassins » qui « sont nourris de nos faiblesses, de nos hypocrisies, des complexes du passé, de notre inefficacité collective », a encore poursuivi le président Macron. Et d’exhorter à éviter de « ne pas parler des vrais problèmes et faire semblant de faire » et d’appeler les dirigeants du G5 Sahel de mener « des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations. »

S’agissant de l’opération Barkhane, elle sera maintenue « aussi longtemps qu’il le faudra » pour gagner la bataille contre le terrorisme. « Je le dis ici à nos hommes qui se battent pour cette liberté. Nous la gagnerons, cette bataille, nous y mettrons les moyens qu’il faut, la détermination qu’il faut, et je sais que cela prendra du temps. Mais nous y parviendrons », a lancé le président Macron, lors d’un discours devant la communauté française à Bamako.

Enfin, comme il l’avait déjà fait lors de son déplacement à Gao auprès de la Force Barkhane, le 19 mai 2017, M. Macron a de nouveau annoncé une initiative en faveur de l’aide au développement, avec le déblocage, de 200 millions d’euros sur 5 ans. Quatre secteurs seront prioritaires : l’éducation, l’agriculture, la justice et la lutte contre le changement climatique.  

Source : Zone Militaire

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vendredi 7 juillet 2017

Liban : Une compagnie finlandaise intégrée au bataillon français de la FINUL

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis, le 13 novembre 2015, les autorités françaises invoquèrent l’article 42-7 du Traité de l’Union européenne afin demander aux pays membres une aide militaire, sous la forme d’une participation accrue sur les théâtres extérieures où la France est engagée.

Cet article 42-7 n’est pas contraignant pour 5 pays de l’Union européenne, à savoir la Suède, la Finlande, Malte, l’Autriche et l’Irlande, étant donné leur « politique de sécurité et de défense spécifique », c’est à dire de leur neutralité.

Pourtant, Helsinki a répondu favorablement à la demande de Paris en décidant d’envoyer, en octobre 2016, 160 militaires au Liban, afin d’y relever une compagnie du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) dotée de Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI) au sein de la Force Commander Reserve (FCR) de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Pour rappel, principal moyen de réaction, de dissuasion et de coercition de la FINUL, cette FCR compte près de 900 militaires français engagés au Liban au titre de l’opération Daman, répartis selon une compagnie d’infanterie équipée de VBCI, d’un escadron d’éclairage et d’investigation, d’une section de défense sol-air très courte portée, dotée de missiles Mistral et de différentes unités du génie et du train.

En 2015, la FCR a effectué pas moins de 1.045 patrouilles, dont 287 aux côtés des forces armées libanaises, le long de la frontière avec Israël.

Les soldats finlandais sont arrivés à Dayr Kifa le 22 mars 2017. « Avant de pouvoir être déclarés opérationnels », explique l’État-major des armées (EMA), ils « s’intègrent au sein de la FCR française et effectuent une montée en puissance opérationnelle progressive. »

Au total, la Finlande compte 340 militaires au Liban. Outre ceux devant être intégrés à la FCR, 180 autres sont affectés au FINIRISHBATT, un bataillon formé dans le cadre d’une coopération avec l’Irlande.

Source : Zone Militaire

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mercredi 17 mai 2017

Gouvernement Macron - Philippe : Sylvie Goulard Ministre de la Défense et des Armées...

Ministère de la Défense et des Armées du Gouvernement de Edouard Philippe

Sylvie Goulard est nommée ministre des Armées, l'ancien ministre Jean-Yves Le Drian devient ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Nous reproduisons ci-dessous un récent article publié sur La-Croix.fr ou Mme Sylvie Goulard, évoque, entres autres, sa vison de l'Europe et de la Défense

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« Il faut sérieusement élever le niveau d’ambition en Europe »


Sylvie Goulard est députée européenne (centre droit), elle revient sur le livre blanc publié par la Commission européenne le mercredi 1er mars.


La Croix : Que peut-on attendre du livre blanc sur l’avenir de l’Europe publié aujourd’hui par la commission européenne ?

Sylvie Goulard : La commission a choisi une approche intelligente qui consiste à mettre les États membres devant leurs responsabilités. Depuis plusieurs années, face à un certain nombre d’évolutions en Europe, les migrants, la crise, etc., on fait comme si le statu quo ou l’inaction n’avait aucun coût.

Sur les cinq scénarios, quel est celui auquel vous croyez le plus ?

S.G. : Le scénario du statu quo est un scénario d’acceptation du déclin. On ne peut pas dire à la fois que la situation n’est pas satisfaisante et s’en contenter. Ce n’est pas le plus probable. Cela dépendra des choix politiques qui seront faits. Je me refuse de raisonner dans l’idée que tous les scénarios ambitieux sont exclus. On se rend compte qu’il faut sérieusement élever le niveau d’ambition en Europe, non pas pour se faire plaisir, mais pour apporter aux citoyens ce qu’ils attendent.

La capacité de l’UE est ce que nous en faisons. Il y a des événements extérieurs comme l’élection de Donald Trump qui peuvent complètement changer la donne si on n’est pas dans le déni. Il est évident que dans ce cas, les besoins en matière de sécurité et de défense autonome de l’Europe se posent différemment.

Pensez-vous à un possible 6e scénario ?

S.G. : On peut combiner des avancées en piochant dans les différents scénarios. L’intérêt est d’identifier ce qu’il y a à faire. L’un des scénarios prévoit d’avancer à quelques-uns, ce qui est déjà le cas. Si on veut faire avancer l’euro ou l’espace Schengen, cela ne concerne pas tout le monde. Sur les frontières extérieures, il faut agir à quelques-uns, c’est-à-dire avec les États membres de Schengen. Par exemple, si on veut empêcher que rentrent en France des personnes en provenance de pays des Balkans comme l’Albanie, qui ne répondent pas aux critères de demandeur d’asile, il faut avoir des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne. La frontière extérieure de la France en matière de demande d’asile n’est pas entre la France et l’Italie, elle est à la frontière extérieure de Schengen.

Si on veut remettre de la prospérité en Europe, il faut travailler à 19 dans la zone euro. Ce qui n’empêche pas de vouloir faire avancer le marché unique du numérique à 27, cela n’empêche pas d’avoir un budget de l’UE dans son ensemble plus intelligemment financé par des ressources propres pour pouvoir développer des politiques du futur, de recherches et d’innovations, de transition énergétique.

Le 6 mars, quatre pays, France, Italie, Espagne et Allemagne se réunissent en comité restreint, est-ce une méthode à privilégier ?

S.G. : Ce n’est pas nouveau et il n’y a aucune illégitimité à se voir en petit groupe. Quand Mario Monti était premier ministre en Italie, il a fait plusieurs réunions en petits comités. L’essentiel est de se parler entre Européens. Ces 4 pays qui se réuniront le 6 mars représentent un nombre de citoyens et une part du PIB de la zone euro et de ses forces démocratiques énormes, ce qui ne signifie pas qu’il faut sortir du cadre institutionnel et exclure d’autres pays légitimes à se joindre. Il faut le faire de manière plus souple. Il ne faut pas reconstituer des institutions dans les institutions.

L’Europe est-elle condamnée si elle ne bouge pas ?

S.G : Si nos pays n’avancent pas, ils sont condamnés, si les individus ne s’adaptent pas à la modernité, ils sont condamnés. Il y a des pays qui se disloquent, on voit les tensions nées du Brexit entre le Royaume-Uni et l’Écosse et l’Irlande du nord, on le voit aussi en Espagne avec les velléités indépendantistes de la Catalogne. Nos pays sont confrontés à des changements profonds, technologiques, d’évolution des populations, de crise financière et toutes les structures doivent évoluer. Ce serait une grave erreur de penser que l’Europe pourrait ne pas avancer et nos pays rester sans bouger. Ils se détruiraient.

L’enjeu est celui-ci : soit nous arrivons à remettre une impulsion européenne et nous allons conforter les pays qui la composent, rester dans la course mondiale et ce sera gagnant-gagnant, soit nous croyons qu’il est possible de ne pas avancer et nous perdrons sur les deux tableaux.

Source : La-Croix.com
Propos recueillis par Agnès Rotivel, le 01/03/2017 à 18h45


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mardi 18 avril 2017

France : Billet spécial élections présidentielle...

Sans nommer personne, pour détendre l'atmosphère, laissons la parole à Gérard LENORMAN, qui s'y connaît...

Si j’étais Président...


Gérard Lenorman...

Il était une fois à l'entrée des artistes
Un petit garçon blond au regard un peu triste
Il attendait de moi une phrase magique
Je lui dis simplement : Si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
Jamais plus un enfant n'aurait de pensée triste
Je nommerais bien sur Mickey premier ministre
De mon gouvernement, si j'étais président

Simplet à la culture me semble une évidence
Tintin à la police et Picsou aux finances
Zorro à la justice et Minnie à la danse
Est c'que tu serais content si j'étais Président ?

Tarzan serait ministre de l'écologie
Bécassine au commerce, Maya à l'industrie,
Je déclarerais publiques toutes les pâtisseries
Opposition néant, si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
J'écrirais mes discours en vers et en musique
Et les jours de conseil on irait en pique-nique
On f'rait des trucs marrants si j'étais Président

Je recevrais la nuit le corps diplomatique
Dans une super disco à l'ambiance atomique
On se ferait la guerre à grands coups de rythmique
Rien ne serait comme avant, si j'étais Président

Au bord des fontaines coulerait de l'orangeade
Coluche notre ministre de la rigolade
Imposerait des manèges sur toutes les esplanades
On s'éclaterait vraiment, si j'étais président !

Chœur des enfants...

Si t'étais Président de la République
Pour nous, tes p'tits copains, ça s'rait super pratique
On pourrait rigoler et chahuter sans risques
On serait bien contents si t'étais Président

Gérard Lenorman...

Je s'rai jamais Président de la République
Vous les petits malins vous êtes bien sympathiques
Mais ne comptez pas sur moi pour faire de la politique
Pas besoin d'être Président, pour aimer les enfants.

Source : Musique et interprétation : Gérard LENORMAN  /  Paroles : Pierre DELANOE

Écoutez en direct la chanson "Si j’étais Président" sur FNCV.COM


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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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mardi 21 février 2017

Royaume Uni : Fin des enquêtes sur les violations des droits de l'homme en Irak

« Mon gouvernement fera en sorte que nos troupes soient reconnues pour le travail incroyable qu’elles font. [...] Nous leur offrirons notre gratitude et nous mettrons fin à l’industrie de plaintes vexatoires qui a poursuivi ceux qui ont servi dans les précédents conflits», avait affirmé, en octobre dernier, Theresa May, le Premier ministre britannique.

À l’époque, Londres avait fait part de son intention de déroger au droit humanitaire européen qui s’appliquait alors à ses forces armées engagées sur des théâtres extérieurs afin d’éviter des poursuites jugées « abusives ». En clair, il s’agissait de ne plus soumettre les soldats britanniques à la Convention européenne des droits de l’Homme.

Les poursuites en question visaient essentiellement des soldats britanniques ayant servi en Irak à partir de 2003. Le gouvernement travailliste de Gordon Brown avait créé, en 2010, l’Iraq Historic Allegations Team (IHAT), un organisme chargé d’enquêter sur des accusations de violations des droits de l’homme portées par des civils irakiens. Au 31 mars 2016, près de 1.400 plaintes pour des mauvais traitements, des disparitions, voire des meurtres, avaient été reçues par cette structure. Et seulement 326 cas furent résolus et donnèrent lieu à des compensations financières d’un montant total de 20 millions de livres.

Pour autant, il apparut que certaines de ces plaintes n’étaient pas fondées, comme par exemple celle de l’affaire «Hasan contre le Royaume-Uni», dont l’enquête démontra que la mort du frère du plaignant, Tarek Hasan, n’était pas survenue dans un camp tenu par l’armée britannique et qu’il avait été tué par une rafale de fusil Kalachnikov, une arme qui n’est évidemment pas en dotation outre-Manche.

Aussi, le ministre britannique de la Défense Michael Fallon, avait dénoncé l’exploitation du « système juridique » du Royaume-Uni pour « porter des accusations fausses contre nos soldats sur une échelle industrielle. » Et d’ajouter : « Cela a causé un grand désarroi à des gens qui ont risqué leur vie pour nous protéger, cela a coûté des millions aux contribuables, et il y a un risque sérieux que cela empêche nos forces armées de faire leur travail. »

Du coup, la décision que vient de prendre le gouvernement britannique ne surprendra pas grand monde. En effet, il a décidé de supprimer l’Iraq Historic Allegations Team, qui enquêtait encore sur 675 affaires.

Cela « constituera un soulagement pour nos soldats, qui ont vu des soupçons peser sur eux pendant trop longtemps », a commenté M. Fallon. D’autant plus que, d’après une commission parlementaire, des militaires britanniques ayant servi en Irak auraient été « intimidés », voire espionnés par les enquêteurs de l’IHAT.

Pour autant, cette décision a été critiquée par des organisations non-gouvernementales, comme Amnesty International. « La réputation de l’armée britannique est en jeu : toute allégation crédible concernant des violations des droits de l’homme commises par les forces britanniques en Irak et en Afghanistan doit faire l’objet d’enquêtes indépendantes, menées par un organe indépendant de l’armée », a estimé cette dernière.

Cela étant, si certains ont effectivement cherché à profiter du système judiciaire en déposant des plaintes non fondées, il n’en reste pas moins que les forces britanniques n’ont pas toujours été exemplaires. Selon une enquête publique publiée en 2011, des soldats du Queen’s Lancashire Regiment seraient responsables de la mort à Bassorah, de Baha Moussa, un réceptionniste d’hôtel, après lui avoir infligé une « série épouvantable de violences gratuites. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 11 janvier 2017

Grande Bretagne : Manque de personnel, la Royal Navy demande l'aide de la France...

Faute de personnel, la Royal Navy demande des marins à la France - Six officiers-mariniers français ont été envoyés pour l’aider...

La Royal Navy a de gros problèmes de ressources humaines. Pour mettre en œuvre ses bateaux, elle manque tout simplement de personnels qualifiés et s’est vu contrainte de faire appel à ses alliés américains, canadiens et français. Ainsi la Marine nationale lui a envoyé six officiers-mariniers spécialisées en mécanique et électricité, qui embarquent sur les bateaux de Sa Gracieuse Majesté.

Signe des temps, l’année dernière, la Royal Navy avait déjà demandé l’aide de la Marine nationale pour l’aider à traquer un sous-marin russe au large de sa base stratégique de Faslane. La France avait dépêché un Atlantique 2 et une frégate.

Enfin, pour construire ses prochains SNLE, le Royaume-Uni va acheter de l’acier français...

Vous avez dit Brexit ?

Source: Secret Défense

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lundi 19 décembre 2016

Terrorisme : Attentat à Berlin, un camion fonce sur un marché de Noël. De nombreux tués et blessés !

21/12/2016 00:42

Daesh, l'Etat islamique, a revendiqué l'attentat par son agence de propagande Amaq

Le corps sans vie du chauffeur polonais, tué par balles, a été retrouvé dans le camion a indiqué Thomas de Maizière, le ministre allemand de l'Intérieur. L'arme qui a été utilisée n'a pas été retrouvée.
L'auteur des faits est donc toujours en fuite, certainement armé.

En Allemagne, l'attentat de Berlin relance le débat sur l'accueil des réfugiés.

20/06/2016 15:02

Le suspect interpellé ne serait pas le conducteur. Il s'agit d'un Pakistanais de 23 ans, arrivé en Allemagne fin 2015 en tant que demandeur d'asile. Il ne serait pas l'assaillant, comme il en a été suspecté lors de son interpellation peu après les faits.
Il nie toute implication. Ses alibis, selon Die Welt, auraient été jugés crédibles par les forces de l'ordre. Le terroriste supposé, toujours  «dangereux» se trouverait donc actuellement armée et «dans la nature», d'après la police.

20/06/2016  06:50

Berlin, en direct : le conducteur présumé du camion a été interpellé.
Un camion a foncé lundi soir sur un marché de Noël situé à Berlin. Selon la police allemande, au moins 12 personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées.
Un passager retrouvé mort dans le camion pourrait être le routier de la société polonaise propriétaire du camion Scania.

" Ich bin ein berliner ! "  JFK-1963

Un camion a foncé sur un marché de Noël à Berlin,
la piste terroriste est évoquée !

Un camion noir de type Scania, avec des plaques d’immatriculation polonaises, a foncé sur un marché de Noël, installé sur la Breitscheidplatz, à Berlin, ce 19 décembre 2016. Selon les premiers éléments donnés par la police locale, il y aurait au moins 9 tués et une cinquantaine de blessés. Le conducteur qui a pris la fuite a été interpellé. Son passager est mort....

« J’ai entendu un grand bruit et je suis allé vers le marché de Noël où j’ai vu des scènes de chaos, de nombreuses personnes blessées », a raconté, à CNN, Jan Hollitzer, rédacteur en chef adjoint du Berliner Morgenpost, dont la page Facebook diffuse en direct des images de la Breitscheidplatz.

Ce drame rappelle l’attaque commise à Nice, le 14-Juillet 2016, par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel (86 tués) et revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh). Aussi, d’après le quotidien « Berliner Zeitung », la police évoque une piste terroriste.

D’autant plus que le site Iraqi News a rapporté, le 11 décembre, que les médias liés à la mouvance jihadiste ont diffusé des images montrant un discours d’un des dirigeants de l’EI incidant à commettre des attentats en Europe à l’occasion des fêtes de Noël.

En juillet, l’Allemagne a été la cible de deux attaques revendiquées par Daesh. L’une commise par un migrant afghan de 17 ans à bord d’un train régional assurant une liaison entre les villes de Treuchtlingen et Wurtzbourg [Bavière] et l’autre – un attentat-suicide – a visé le festival d’Ansbach. Plus récemment, un jeune germano-irakien d’une douzaine d’année a été arrêté alors qu’il tentait d’activer une bombe artisanale près d’un marché de Noël à Ludwigshafen.

Source : Zone Militaire

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Vu d'Allemagne -  #IchBinEinBerliner

Terrorisme : Attentat à Berlin !

L’Allemagne a été de nouveau la cible d’un attentat. Un camion a foncé dans une foule dans un marché de noël  à Berlin, la capitale. Le bilan : au moins neuf morts.

Lundi soir, un camion a foncé dans une foule dans un marché de noël à Berlin, la capitale de l’Allemagne. Au moins 50 personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement, neuf personnes ont perdu la vie, selon un porte-parole de la police.

L'attentat a eu lieu au marché de noël de la Breitscheidplatz, dans le centre de la partie ouest de Berlin. Selon la police, la situation est sous contrôle, plus de danger autour de la dite place.

Toujours selon la police, un suspect a été arrêté, un autre a éte retrouvé mort. Les dessous concrets de l'incident ne sont pas encore connus. Le procureur général de la République a été chargé de l'enquête. Même si le ministre de l'intérieur, Thomas de Maizière, a parlé d' "incident" seulement, pas d' "attentat".

Il a informé la chancelière Angela Merkel. Son porte-parole à elle a annoncé sur Twitter que la chancelière était en deuil. 

Le maire de Berlin, Michael Müller, s'est montré choqué : "C’est simplement terrible de voir cela." Il précisait que "nous avions toujours espéré ne jamais avoir une telle situation ici à Berlin."

Source : DW Deutsche Welle

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mardi 25 octobre 2016

Calais : Démantèlement de la "Jungle", l'évacuation du camp de migrants se poursuit...

Plus de 2300 "migrants mis à l'abri" dans des centres d'accueil et d'orientation...

Mardi, des pelles mécaniques doivent entrer en action sur le camp, pour commencer à débarrasser déchets et abris de fortune.

Démantèlement
L'évacuation et le démantèlement de la "jungle" de Calais continuent, mardi 25 octobre. Avant le lever du jour déjà, de nombreux migrants attendaient aux portes du hangar qui sert de sas de répartition, avant le départ en bus pour les centres d'accueil et d'orientation (CAO), répartis sur le territoire français. Le démantèlement du camp doit prendre un tour éminemment symbolique, mardi, avec l'entrée des premières pelles mécaniques pour débarrasser déchets et abris de fortune de la zone. Mais "il ne faut pas s'attendre à voir des bulldozers", insiste la préfecture du Pas-de-Calais.

Mises à l'abri
Plus de 2 300 personnes "mises à l'abri" lundi. Un total de 2 318 migrants, dont 400 mineurs, ont été "mis à l'abri" au premier jour de l'évacuation de la "jungle" de Calais, qui s'est déroulé "dans le calme et la maîtrise" a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Sur ce total, "1 918 majeurs ont quitté Calais à bord de 45 bus pour rejoindre 80 centres d'accueil et d'orientation (CAO) situés dans onze régions de France", a affirmé le ministre. Quatre cents mineurs ont pour leur part été "orientés au centre d'accueil provisoire", situé sur le campement, dans l'attente de l'instruction de leur dossier.

Solidarité
Des rassemblements en faveur de l'accueil des migrants. Plusieurs rassemblements se sont déroulés lundi soir en soutien à l'accueil de migrants évacués depuis le matin. A Nantes, Rennes, Paris, quelques centaines de personnes ont manifesté en signe de solidarité avec les migrants.

Vandalisme
Des centres d'accueil visées par des attaques. Plusieurs centres d'accueil et d'orientation (CAO), destinés à accueillir les migrants évacués de Calais ont été visés ces derniers jours par des actes de vandalisme. Des centres situés à Loubeyrat (Puy-de-Dôme), Arès (Gironde) et Forges-les-Bains (Essonne) ont notamment été la cible d'incendies volontaires. A Saint-Brévin (Loire-Atlantique), des coups de feu ont été tirés sur les locaux.

Source : FranceInfo.fr

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jeudi 13 octobre 2016

Libye : Opération SOPHIA - Retard de la lutte contre le flux migratoire

La formation des gardes-côtes libyens dans le cadre de l’opération européenne Sophia a pris du retard. 

Initialement, l’opération de l’Union européenne « Sophia » avait la mission de « casser » le modèle économique des passeurs de migrants opérant depuis la libye. Or, en la matière, et faute de pouvoir intervenir dans les eaux territoriales libyennes, son bilan est en demi-teinte : si le flux de candidats à l’émigration a diminué cette année, il reste encore supérieur à celui constaté en 2014. Et les réseaux de trafiquants sont toujours actifs.

Quoi qu’il en soit, en mai 2016, il a été décidé de confier deux nouvelles missions à l’opération Sophia : faire respecter l’embargo sur les armes destinées aux groupes armés qui ne soutiennent pas le gouvernement d’union nationale (GNA) conduit par Fayez el-Sarraj et former les gardes-côtes des nouvelles autorités libyennes reconnues par la communauté internationale.

La formation des stagiaires libyens, prévue pour commencer vers la fin septembre/début octobre, doit se dérouler en deux phases : en haute-mer, à bord d’un navire de l’opération Sophia capable d’accueillir une centaine de personnes, puis à terre, soit dans un État membre de l’UE, soit dans un pays tiers.

Seulement, il n’est pas certain que ce calendrier soit respecté. En cause : le retard pris dans la sélection des stagiaires libyens, laquelle se doit être drastique pour éviter les défections vers d’autres groupes armés contestant le GNA. En effet, la liste des candidats que doit établir Tripoli n’est toujours pas prête, selon deux sources diplomatiques.

Or, une fois que cette liste sera communiquée, il faudra ensuite une vingtaine de jours pour la passer au crible, c’est à dire pour vérifier l’identité des futurs stagiaires. Ces derniers doivent être «loyaux» au gouvernement reconnu par la communauté internationale, ne pas être impliqués dans des affaires de corruption étant donné qu’ils « seront ensuite eux-mêmes les formateurs et dirigeront les opérations côté libyen », a rappelé l’une des deux sources diplomatiques, citées par l’AFP.

Toutefois, pour l’Union européenne, il n’y a rien de dramatique. « Nous sommes en train de mettre au point les derniers détails avec nos homologues libyens et nous démarrerons bientôt », a relativisé une porte-parole.

Source : Zone Militaire


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jeudi 6 octobre 2016

Europe : Un nouveau corps de gardes-frontières pour contrôler les migrants

L'Europe déploie son corps de gardes-frontières pour tenter d'endiguer le flux des migrants

L'agence européenne Frontex, qui était en charge du contrôle des frontières de l'Europe, va être supplantée par un nouveau corps de gardes-frontières aux moyens et aux missions élargis.

Un an après un afflux inédit de demandeurs d'asile aux portes de l'UE, un nouveau corps européen de gardes-frontières entre en service ce jeudi pour remplacer Frontex et mieux protéger les frontières de l'Union. Effectifs et moyens renforcés, mandat élargi, il doit permettre à l'UE de ne plus être débordée et d'offrir une image d'unité sur la complexe question migratoire.

Pourquoi remplacer Frontex ?

Le chaos provoqué par l'arrivée de 850 000 migrants en Grèce en 2015 avait mis au jour les faiblesses de l'agence européenne Frontex, sous-dimensionnée pour assister efficacement les pays situés en première ligne et préserver la libre-circulation dans l'espace Schengen. 

Les dirigeants européens ont symboliquement choisi d'inaugurer cette nouvelle force à la frontière entre Bulgarie et Turquie, au poste frontière de Kapitan-Andreevo, principal point d'entrée terrestre des migrants lorsqu'ils contournent la périlleuse voie maritime de la Méditerranée. Le Commissaire européen Dimitris Avramopoulos, qui participera à l'inauguration, a parlé d'un "moment historique".

Quels seront ses moyens ?

Le nouveau corps européen va renforcer sensiblement Frontex. Ses effectifs permanents atteindront un millier de personnes, soit plus du double, au terme d'une montée en puissance progressive.

Il pourra faire appel rapidement à une réserve de 1500 gardes-frontières ou gardes-côtes nationaux, ainsi qu'à des équipements techniques que les Etats membres auront l'obligation de mettre à sa disposition à partir de décembre 2016.

La nouvelle agence pourra également acquérir son propre matériel, alors que Frontex devait systématiquement adresser des demandes de contributions aux Etats membres, souvent peu pressés d'y répondre.

Pour quelles missions ?

La nouvelle agence devra maintenir une veille permanente sur la situation aux frontières extérieures de l'UE. Elle détachera ainsi des agents de liaison dans les Etats membres où les frontières sont sous pression.

Son mandat lui permettra d'envoyer des officiers de liaison dans des pays hors UE et de lancer des opérations conjointes avec ces pays. Elle jouera aussi un rôle accru dans la coordination des opérations de renvois de migrants irréguliers vers leurs pays d'origine.

Elle aura également une mission de prévention de la criminalité transfrontalière, avec la possibilité de collecter et traiter des données sur des personnes soupçonnées d'activités criminelles ou en situation irrégulière, et de les partager avec les Etats membres et Europol.

Schengen est-il remis en cause ?

Le Conseil de l'UE (donc les Etats membres) pourra prendre, à la majorité qualifiée, la décision d'une intervention dans un pays ne demandant pas d'assistance s'il se retrouve débordé. Si le pays visé refuse, il n'est pas question d'y envoyer des gardes-frontières contre son gré, mais les autres pays, notamment ses voisins, pourraient être autorisés à réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen. 

Plusieurs pays dont l'Allemagne, l'Autriche ou la Suède, ont déjà rétabli provisoirement des contrôles aux frontières intérieures pour faire face aux franchissements illégaux. La Bulgarie, notamment, subit les conséquences de ces verrouillages en cascade: quelque 10 000 migrants s'y trouvent bloqués. Ils sont environ 60 000 en Grèce tandis que 140 000 personnes ont traversé la Méditerranée vers l'Italie cette année.

Pour le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, "le lancement en Bulgarie de la nouvelle agence de gardes-frontières représente un encouragement" à poursuivre la sécurisation des frontières du pays le plus pauvre de l'UE. Sofia est en train de prolonger une haute clôture barbelée destinée à couvrir la plus grande partie des 259 kilomètres de sa frontière avec la Turquie. Le flux migratoire y est en baisse de 20% à 30% par rapport à 2015, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Source : Lexpress.fr


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