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Tag - Europe - Union Européenne

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samedi 23 mai 2020

Turquie : Tension avec l'Union européenne sur fond de gisement gazier offshore

L’Union européenne accuse la Turquie d’aggraver les tensions en Méditerranée orientale

Étant donné la découverte, ces dernières années, d’importants gisements de gaz naturel en Méditerranée orientale, la République de Chypre a autorisé plusieurs groupes pétroliers et gaziers, comme Total, ENI et ExxonMobil, à explorer sa zone économique exclusive [ZEE], divisée en 13 blocs, en vue d’une éventuelle exploitation.

Seulement, la Turquie entend s’inviter dans ces activités, prétextant défendre les intérêts de la République turque de Chypre-Nord [RTCN], une entité créée après son intervention militaire de 1974 [opération Attila], lancée à la suite d’une tentative de coup d’État ayant cherché à rattacher Chypre à la Grèce [Énosis].

L’appétit d’Ankara explique son soutien au gouvernement d’union nationale libyen [GNA], avec lequel elle a signé un mémorandum d’accord sur ses frontières maritimes. Ainsi, ce texte lui permettrait d’étendre la superficie de son plateau de continental de plus de 30% et de « torpiller » le projet gazoduc EastMed qui, orienté vers l’Europe, est porté par la Grèce, la République de Chypre et Israël.

En attendant, la Turquie envoie régulièrement des navires dans la ZEE de la République de Chypre afin d’y mener des forages, malgré les avertissements de l’Union européenne [UE] et des États-Unis.

En juillet 2019, l’UE a sanctionné la Turquie en réduisant de 145,8 millions d’euros les fonds européens qui lui étaient destinés en 2020. Cette décision a été sans effet… Comme celle ayant consisté à geler les avoirs et interdire l’entrée à deux ressortissants turcs impliqués dans les opérations de forage dans la ZEE de la République de Chypre. Pour calmer les ardeurs européennes, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se plaît à rappeler que son pays accueille plusieurs millions de migrants prêts à se rendre sur le Vieux Continent…

Et, depuis la fin du mois d’avril, le navire turc Yavuz croise de nouveau au large de Chypre. « La Turquie poursuit ses activités de forage et sismiques […] dans l’est de la Méditerranée sans aucune interruption », a fait valoir Fatih Donmez, expliqué le ministre turc de l’Energie, auprès de l’agence Anadulu.

D’où la déclaration faite par les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 15 mai.

« Conformément aux conclusions précédentes du Conseil, l’UE est pleinement solidaire de Chypre et rappelle que des mesures concrètes doivent être prises pour créer un environnement propice au dialogue. Les questions liées à la délimitation des zones économiques exclusives et du plateau continental devraient être traitées par le dialogue et la négociation de bonne foi, dans le plein respect du droit international et du principe des relations de bon voisinage », ont d’abord rappelé les ministres des 27.

« À cet égard, nous nous félicitons une fois de plus de l’invitation du gouvernement chypriote adressée à la Turquie pour négocier de bonne foi la délimitation maritime entre leurs côtes concernées », ont-il ajouté.

« Malheureusement, les actions les plus récentes de la Turquie vont dans la direction opposée. Nous déplorons que la Turquie n’ait pas encore répondu aux appels répétés de l’Union européenne à cesser ces activités et réitérons notre appel à la Turquie de faire preuve de retenue, de s’abstenir de telles actions et de respecter la souveraineté et les droits souverains de Chypre, conformément au droit international », ont ensuite fait valoir les ministres, qui ont également condamné les « violations par la Turquie de l’espace aérien national grec, y compris les survols de zones habitées et de la mer territoriale, en violation du droit international. »

Comme on pouvait s’y attendre, Ankara a rejeté l’appel de l’Union européenne.

« La déclaration des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur la situation en Méditerranée orientale constitue le dernier exemple d’un discours répétitif et stérile qui ne sert à rien. Cette attitude, qui reste indifférente aux initiatives sincères de la Turquie, est un sous-produit des revendications injustes et illégales de la Grèce et de l’administration chypriote grecque [ACG] et n’a aucune chance de contribuer à la paix et à la stabilité régionales », a répondu Hami Aksoy, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.

Quoi qu’il en soit, parmi les membres de l’Union européenne, la France est sans doute l’un des pays les plus actifs dans cette affaire [hormis, évidemment, les principaux intéressés]. Ainsi, en janvier, le président Macron a annoncé la mise en place d’un « partenariat stratégique de sécurité » entre Paris et Athènes. Partenariat qui se traduira notamment par une présence accrue de navires de la Marine nationale en Méditerranée orientale.

Le 11 mai, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, a évoqué la situation en Méditerranée orientale.

« En ce qui concerne la Grèce, […] je suis en contact permanent avec mon homologue grec. Nous avons des moyens de la Marine nationale […] mobilisés en Méditarranée orientale qui peuvent contribuer à sécuriser, si l’en était besoin, la zone économique exclusive de Chypre, qui est une zone dans laquelle il y a des contestations régulières de la part de la Turquie », a en effet assuré la ministre.

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau

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vendredi 8 mai 2020

8 Mai : Des commémorations confinées en France et dans toute l'Europe au temps du coronavirus...

Pour que la mémoire ne s'éteigne pas !

Malgré l'épidémie de coronavirus, ce 8 Mai sera historique, car pour la première fois, l'Allemagne se joint à la célébration de la fin de la guerre.

Des commémorations du 8 mai sans grandes pompes mais, pour la première fois, avec l'Allemagne. L'Europe commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 75 ans. D'ordinaire, l'Allemagne ne célèbre pas les anniversaires du 8 mai 1945, date de la capitulation du régime nazi face aux Alliés. Cette fois, la ville de Berlin a décidé de déclarer férié ce jour synonyme de défaite, mais aussi de libération du national-socialisme et des camps de concentration. Du jamais-vu.

À l'origine, le chef de l'État Frank-Walter Steinmeier avait prévu d'organiser une grande cérémonie officielle allemande, avec 1 600 invités, mais avait dû l'annuler en raison de la pandémie. Une telle célébration pour le 8 Mai n'avait eu lieu qu'une fois en Allemagne, en 1995. À la place, il déposera avec la chancelière Angela Merkel une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de la guerre et de l'Holocauste, qui a coûté la vie à 6 millions de Juifs, et prononcera un discours en milieu de journée. Un geste symbolique en forme de rappel à l'ordre dans un pays qui connaît une résurgence de l'antisémitisme et où le devoir de mémoire est régulièrement remis en cause par le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), entré il y a trois ans au Parlement.

Son chef de file Alexander Gauland, qui a déjà fait scandale en qualifiant la période hitlérienne entre 1933 et 1945 de « pipi de chat » dans la « grande histoire » allemande, a déclenché de nouveau une controverse autour du 8 Mai. Il a critiqué la célébration selon lui d'une « défaite absolue » pour le pays, caractérisée par la perte pour l'Allemagne d'autonomie pour « façonner son avenir ». Pour l'Afd, le jour est « ambivalent », car il signifie aussi la perte de territoires en Europe orientale et la mort de centaines de milliers de civils allemands lors des bombardements alliés.
Cérémonies perturbées à travers l'Europe

Ailleurs en Europe, la pandémie du coronavirus a aussi contrarié les projets initiaux de célébrations de l'anniversaire. À Moscou, où le « jour de la victoire » est fêté le 9 mai, le grand défilé militaire sur la place Rouge auquel étaient invités des dizaines de dignitaires étrangers, dont le président français Emmanuel Macron, a été reporté au nom de la sécurité sanitaire, seule la partie aérienne étant maintenue. Le président Vladimir Poutine doit s'adresser aux Russes qui attendent surtout des décisions pour l'après-11 mai, quand s'achève le confinement décrété depuis plus d'un mois pour empêcher la propagation du coronavirus.

À Londres, la reine Elizabeth II s'exprimera ce vendredi aux Britanniques dans un message aux Britanniques diffusé sur BBC One à 20 heures, soit « l'heure exacte où son père, le roi George VI, s'était exprimé à la radio en 1945 », a indiqué un communiqué du gouvernement. En raison de la pandémie, les fêtes de rue et autres processions de vétérans ont dû être annulées. À la place, le gouvernement encourage la population à célébrer à la maison, en leur proposant des idées de jeux ou de recettes de cuisine.

Cérémonies restreintes en France aussi, où Emmanuel Macron doit déposer une gerbe devant la statue du général de Gaulle à Paris, puis devant la tombe du Soldat inconnu. À Prague, les responsables politiques iront eux aussi déposer une couronne sur la tombe du Soldat inconnu, un par un, à dix minutes d'intervalle.

Source : LePoint.fr / AFP


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samedi 18 avril 2020

OTAN : Les alliés doivent protéger leurs entreprises stratégiques !

Les Alliés appelés à protéger leurs industries et infrastructures stratégiques des « adversaires » de l’Otan

La crise de la dette de la zone euro, en 2010, fut une aubaine pour la Chine, qui, deux ans plus tôt, avait réussi à traverser celle dite des subprimes sans trop de dommages. D’ailleurs, cela lui permit d’investir massivement en Europe, en particulier dans des secteurs stratégiques, tels que la finance, les télécommunications, les transports, l’énergie ou bien encore les ressources naturelles.

Il est estimé que la Chine a déboursé 145 milliards d’euros pour mettre la main sur des infrastructures et des entreprises européennes entre 2010 et 2019, les investissements les plus importants ayant été faits durant la première partie de cette décennie. Plusieurs pays, notamment du sud de l’Europe, pressés par leurs créanciers et contraints par les règles budgétaires de l’Union européenne, y ont vu un moyen de remplir facilement leurs caisses.

Ainsi, en Grèce, des investisseurs chinois ont fait main basse sur des infrastructures portuaires, comme celles du Pirée, qui font partie des plus importantes du bassin méditerranéen. Au Portugal, les privatisations menées dans le cadre du programme d’ajustement économique de l’UE et du Fonds monétaire international ont largement profité à la Chine, qui a signé 45% des opérations.

En France, le groupe chinois Casil racheta l’aéroport de Toulouse en 2015 [il l’a revendu à Eiffage quatre ans plus tard]. Dans le même temps, alors en difficulté, Peugeot SA ouvrit son capital à Dongfeng quand Club Med passa sous le pavillon du conglomérat Fosun International. Outre-Rhin, le chinois Midea fit main basse sur Kuka Robotics, le géant allemand de la robotique industrielle.

En mars 2019, sous l’impulsion de Luigi di Maio, alors vice-président du Conseil des ministres, l’Italie signa 29 accords sectoriels avec la Chine, avec, à la clé, des contrats assurés pour 7 milliards d’euros… et des financements pour moderniser et développer les ports de Gênes et de Trieste, points d’entrées en Europe de la « route pour la soie. » Ce qui n’est pas anodin… Comme les Australiens ont pu le constater avec le port de Darwin.

Enfin, l’Europe centrale et orientale n’est pas insensible aux appels du pied de la Chine, avec la création, en 2011, du Forum commercial et économique dit 16+1. Et, en 2016, par exemple, CEFC China Energy réalisa des investissements importants en République tchèque, notamment dans les domaines du transport aérien et des médias. Et le fondateur de ce groupe chinois, Ye Jianming, devint même le conseiller économique de Miloš Zeman, le président tchèque,

Ces investissements [ndlr: chinois] servent plusieurs objectifs.

Outre l’intérêt purement économique, ils permettent à la Chine [qui, par ailleurs, verrouille son marché] d’avoir accès à des technologies de pointe [en mettant la main sur des brevets], à donner du lustre à son industrie [via le rachat de marques] et à gagner en influence, les pays européens « cibles » étant moins enclin à critiquer la politique chinoise, quand ils ne s’alignent pas sur cette dernière.

Ce qui n’est pas sans conséquence au niveau de l’Union européenne, que Pékin est soupçonné de vouloir dynamiter par sa politique d’investissement. C’est d’ailleurs ce qu’a reproché à demi-mots le président Macron à son homologue chinois, Xi Jinping lors de sa venue en France, en mars 2019, en lui demandant de « respecter l’unité de l’Union européenne ».

Seulement, l’épidémie de Covid-19 ayant mis les indicateurs économiques de la plupart des pays européens dans le rouge, beaucoup d’entreprises vont être – si elles ne le sont pas déjà – fragilisées, certaines étant cotées sur les marchés financiers ayant vu leur capitalisation financière dégringoler, ce qui les rend vulnérables à l’appétit de concurrents étrangers. Ainsi, par exemple, le fabricant de semi-conducteurs français Riber a vu le cours de son action passer de 2,69 euros [au 2 janvier] à seulement 1,26 euros [au 15 avril].

Aussi, le scénario de 2010 peut se répéter… Certes, critiquant la façon dont la Chine a géré l’épidémie, dont le foyer s’est déclaré à Wuhan, chef-lieu de la province de Hubei [environ 50 millions d’habitants, ndlr], certains estiment qu’elle aura à en payer les conséquences. En clair, elle devrait être la grande perdante de la crise étant donné, pensent-ils, que l’on assistera à un grand mouvement de « relocalisation » des industries qui avaient été délocalisées dans l’Empire du milieu. Et que les consommateurs occidentaux refuseront dorénavant d’acheter des produits estampillés « Made in PRC ». Le « monde d’après » sera-t-il si différent du « monde d’avant »?

Pas si sûr, si l’on en croit l’analyste financier Marc Touati. « Certes, l’économie chinoise va fortement ralentir. Cependant, grâce à 3.000 milliards de dollars de réserves de change, environ 1.200 milliards de bons du Trésor américains et au moins autant d’obligations européennes, sans parler de ses participations dans de nombreuses entreprises à travers la planète, la Chine dispose d’un confortable matelas de sécurité. Encore pire, ce dernier pourrait être utilisé pour faire pression sur les États-Unis et l’Europe pour ne pas tourner le dos aux entreprises et aux produits chinois », écrit-il.

Aussi, la Chine aura la force de frappe nécessaire pour faire son marché, de préférence vers les entreprises ayant un potentiel stratégique. Sous-secrétaire américaine à la défense pour les acquisitions, Ellen Lord a fait une mise en garde à ce propos, le 25 mars dernier. « Il est d’une importance cruciale que nous comprenions que, pendant cette crise, la [base industrielle de défense] est vulnérable aux capitaux adverses. Nous devons donc veiller à ce que les entreprises puissent poursuivre leurs activités sans qu’elles perdent leur technologie », a-t-elle averti.

Et Defense News de rappeler que, ces dernières années, le Pentagone a régulièrement dit craindre que « des pays étrangers – principalement la Chine – investissent dans des start-up américains dont les technologies pourraient avoir des applications pour la sécurité nationale. »

Le 15 avril, à l’issue d’une réunion en vidéoconférence avec les ministres de la Défense des pays membres, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a aussi tiré le signal d’alarme.

« Les adversaires potentiels des pays de l’Otan vont tenter de profiter de la crise économique provoquée par le Covid-19 pour essayer de prendre le contrôle d’entreprises ou d’infrastructures stratégiques et de saper l’unité de l’Alliance », a en effet prévenu M. Stoltenberg.

« Cette crise pourrait avoir des effets géopolitiques majeurs » et « pourrait permettre des investissements dans des industries et des infrastructures stratégiques », a-t-il expliqué. Et d’insister : « Il est important de protéger ces entreprises » car « la vente d’infrastructures stratégiques par les pays les plus vulnérables pourrait saper la capacité de résistance des pays de l’Alliance en cas de nouvelle crise. »

Toujours selon M. Stoltenberg, les Alliés ont « besoin d’infrastructures et de télécommunications fiables en temps de crise ». De quoi remettre en question, sans le dire ouvertement, la présence de l’équipementier chinois Huawei dans les réseaux 5G…

Par ailleurs, le secrétaire général de l’Otan a également insisté sur la nécessité de « contrer les campagnes de désinformation menées par des acteurs étatiques et non étatiques sur les réseaux sociaux qui visent à nous diviser et à nous fragiliser avec de fausses informations sur l’aide mutuelle que nous nous apportons ». Sur ce point, a-t-il soutenu, la « meilleure réponse passe par une presse libre qui vérifie les faits et pose des questions parfois difficiles. » Mais c’est un autre débat…

Quoi qu’il en soit, certains pays ont déjà pris des mesures pour protéger leurs entreprises stratégiques. C’est le cas de la France, qui, en passant, a fermé la porte à l’américain Teledyne, qui lorgnait sur Photonis, spécialiste français des systèmes de vision nocturne. Plus généralement, un mécanisme européen visant à surveiller les investissements en provenance des pays tiers est entré en vigueur en avril 2019, non sans quelques difficultés. Mais les États membres disposaient de « 18 mois pour mettre en place les dispositions nécessaires à l’application de ce nouveau mécanisme. » Ce qui nous porte à l’automne 2020.

Source : ZoneMilitaire.com / 


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vendredi 13 mars 2020

Italie : Le chef des forces terrestres italiennes positif au coronavirus !

De retour de Wiesbaden, le chef des forces terrestres italiennes testé positif au coronavirus...

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé [OMS], l’Italie est devenue le second pays le plus touché par l’épidémie de coronavirus Covid-19 après la Chine, avec 366 morts [soit 133 de plus que la veille] et 7.357 cas constatés [dont 622 patients considérés comme guéris].

Face à cette situation, le gouvernement italien a pris des mesures drastiques, en décidant notamment de placer en quarantaine, jusqu’au 3 avril 2020, un quart de la population, soit plus de 16 millions de personnes habitant dans des régions représentant plus de 50% du PIB du pays.

Concrètement, le décret publié par Rome appelle ces 16 millions de personnes à « éviter absolument tout déplacement à l’intérieur et à l’extérieur des territoires concernés, sauf pour les déplacements motivés par des besoins professionnels ne pouvant être reportés ou des situations d’urgence liées à des raisons de santé.

« Les forces de l’ordre seront en droit de demander des justifications aux citoyens qui se déplacent sur les territoires concernés par les nouvelles règles de confinement du coronavirus » a prévenu Giuseppe Conte, le président du Conseil italien. Les contrevenants s’exposent désormais à une amende de 206 euros et jusqu’à 3 mois de prison.

Alors que ces mesures entraient en vigueur, le général Salvatore Farina, le chef d’état-major de l’Esercito Italiano, c’est à dire des forces terrestres italiennes, a indiqué qu’il venait d’être contrôlé positif au coronavirus Covid-19.

« Aujourd’hui, j’ai fait le test et il est revenu positif. Je vais bien. Je reste isolé dans la résidence, dans le respect des directives émises par les autorités gouvernementales et des protocoles sanitaires, sur lesquels nous procédons à la vérification des contacts que j’ai eus ces derniers jours », a fait savoir le général Farina, via un communiqué envoyé à l’agence de presse Ansa.

« Je continuerai à exercer mes fonctions et serai remplacé, pour les activités auxquelles je ne pourrai pas participer, par le général Bonato. Je salue chaleureusement et remercie du fond du cœur les hommes et les femmes de l’armée qui travaillent pour faire face à cette urgence dans les secteurs opérationnel, logistique et de la santé », a-t-il conclu.

Seulement, avant de subir ce test de contrôle, le général Farina avait participé à une réunion de l’Otan à Wiesbaden [Allemagne] pour évoquer les importantes manoeuvres Defender Europe 2020, dont la tenue paraît de plus en plus incertaine.

Or, l’état-major danois a fait savoir, ce 9 mars, que deux officiers ayant participé à cette réunion ont également été contrôlés positifs au Covid-19, dont le général Michael Anker Lollesgaard, le chef des forces terrestres et un officier du service des communications du commandement de la défense. Les deux hommes ont été mis en quarantaine.

« Ils ont participé à une réunion vendredi au quartier général américain à Wiesbaden, en Allemagne, où se trouvaient des représentants d’un grand nombre d’autres pays de l’Otan. Le commandant de l’armée italienne y a participé et a été par la suite testé positif au covid-19 », a expliqué l’état-major danois.

Selon l’US Army en Europe, « vingt-quatre hauts responsables de l’Otan » ont participé à cette réunion organisée à Wiesbaden. Pour le moment, seul l’état-major danois a évoqué la contamination de ses représentants.

Par ailleurs, le coronavirus Covid-19 complique les mouvements de troupes. Après que l’ONU a demandé à 9 pays de reporter les relèves de leurs Casques bleus, l’US Army a ordonner à ses soldats de ne pas se déplacer vers et depuis la Corée du Sud. Cela vaut aussi pour les familles.

« L’ordre, qui sera en vigueur jusqu’au 6 mai ou jusqu’à nouvel avis, s’applique actuellement uniquement aux soldats du 8e corps d’armée qui font l’objet d’une nouvelle affectation permanente ou suivent une formation militaire professionnelle aux États-Unis », ont précisé les Forces américaines en Corée du Sud [USFK].

En outre, invitée à participer à l’exercice norvégien Cold Response 2020, qui doit commencer, sur le terrain, le 12 mars prochain, la Finlande a finalement décidé de passer son tour.

« L’exercice [Cold Response 2020] a été adapté à la nouvelle situation et les forces armées norvégiennes évaluent en permanence les mesures à prendre pour éviter la propagation du virus à ses employés ainsi qu’à la population locale », a fait valoir l’état-major norvégien, qui a été obligé de mettre la caserne de Skjold en quarantaine, après qu’un soldat a été testé positif.

Source : ZONE MILITAIRE

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jeudi 5 décembre 2019

Ukraine : Refuge pour les jihadistes de l’État islamique ?!

Le 15 novembre 2019, le SBU, service de renseignement ukrainien, a annoncé l’arrestation d’un certain Al Bara Chichani [alias Cezar Tokhosashvili], un tchétchène d’origine géorgienne, connu pour avoir rejoint la Syrie en 2012 pour combattre au sein du groupe Jamaat Ahadun Ahad, avant de rallier l’État islamique [EI ou Daesh]. Et cela, à la suite d’une opération « spéciale » menée conjointement avec des « services spéciaux étrangers » dans la région de Kiev.

Le SBU a présenté Al Bara Chichani comme étant un cadre important de l’EI. Donné pour mort, il se serait établi en Turquie après l’élimination, en juillet 2016, d’Abou Omar al-Chichani [dit « Omar le Tchétchène »], le commandant militaire de l’organisation jihadiste, dont il aurait été l’adjoint. Puis, il s’est ensuite rendu en Ukraine, où il a vécu près de Kiev sans avoir été inquiété jusqu’à son interpellation.

Or, selon le quotidien The Independent, Al Bara Chichani ne serait pas le seul jihadiste de l’État islamique à avoir trouvé refuge en Ukraine, où d’après le SBU, il aurait continué à coordonner des actions terroristes.

Spécialiste de la mouvance jihadiste à l’Université de Harvard, Vera Mironova estime ainsi que des « centaines » d’anciens combattants de l’EI ont élu domicile en Ukraine, sans être inquiétés par les autorités locales.

« Arriver en Ukraine, c’est une opération en plusieurs étapes. Ceux qui y parviennent sont ceux qui sont véritablement dangereux », a souligné la chercheuse dans les colonnes du quotidien britannique.

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Ainsi, Philip Ingram, un ancien officier des services de renseignements britanniques, a souligné les failles dans le système judiciaire et sécuritaire ukrainien. Généralement, les premiers à en profiter sont « les réseaux du crime organisé ». Mais ce laxisme, teinté de corruption, n’aurait donc pas échappé aux jihadistes.

Ainsi, par exemple, si l’introduction des passeports biométriques, en 2015, a réduit la circulation de faux documents, il n’en reste pas moins qu’il est encore assez facile de s’en procurer via le Dark Net, pour 5.000 dollars en moyenne. « The Independent connaît au moins un exemple d’un ancien jihadiste ayant obtenu un passeport biométrique de cette manière », écrit le quotidien.

Le laxisme judiciaire et la corruption n’expliquent pas tout : l’Ukraine offre plusieurs avantages aux jihadistes de l’EI, en particulier pour ceux qui sont originaires du Caucase. Le pays est proche de la Géorgie et de la Tchétchènie, on y parle la langue russe, le risque d’extradition vers la Russie est faible et les services de sécurité manquent souvent de professionnalisme. Qui plus est, la priorité de Kiev est le Donbass, où ses forces font face à des séparatistes pro-russes. 

Seulement, cette présence présumée de jihadistes en Ukraine n’est pas sans conséquence pour l’Union européenne qui, en 2015, et malgré les réserves de la France et de l’Allemagne, a décidé d’exempter une les ressortissants ukrainiens disposant d’un passeport biométrique désireux de séjourner dans l’espace Schengen à demander un visa.

Cela étant, le SBU se défend de tout laxisme et dit être vigilant. Nous parlons aujourd’hui de quelques cas individuels, de personnes qui essaient de se cacher des autorités. Mais nous les trouvons tous » et les arrêtons, a fait valoir une porte-parole auprès du journal britannique.

« Le Conseil de sécurité de l’Ukraine coopère systématiquement et efficacement avec les agences spéciales et les forces de l’ordre partenaires pour détecter et neutraliser rapidement les menaces terroristes », insiste encore le SBU, sur son site Internet.

Source: ZONE MILITAIRE / Photo : SBU

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mercredi 13 novembre 2019

OPEX - Barkhane : La France en soutient des forces sahéliennes face aux jihadistes

Comme on pouvait s’en douter, la force Barkhane a été sollicitée pour appuyer les Forces armées maliennes [FAMa] lors des combats ayant suivi les attaques jihadistes des postes de Boulikessi et de Mondoro, deux localités de la région de Mopti, situées près de la frontière avec le Burkina Faso.

Dans un communiqué publié le 2 octobre 2019, la ministre des Armées, Florence Parly, avait en effet indiqué que les unités maliennes envoyées en renfort pour « pourchasser les groupes terroristes et reprendre le contrôle des deux postes » ont bénéficié d’un appui d’avions de chasse [Mirage 2000] et d’hélicoptères d’attaque Tigre.

« La détermination de ces unités [maliennes] a permis de rétablir une situation délicate et compromise, et d’infliger des pertes aux terroristes », a souligné Mme Parly.

Selon Bamako, les jihadistes auraient perdu une quinzaine de combattants durant ces combats. Mais ils ont dans le même temps infligé de lourdes pertes aux FAMa, avec au moins 25 tués et près d’une cinquantaine de disparus [11 soldats maliens ont été « récupérés » lors des opérations de ratissage menées après la reprise des postes attaqués, ndlr].

En attaquant les postes de Mondoro et de Boulikessi [qui avait déjà été ciblé en 2017…], les jihadistes ont porté un coup dur à la Force conjointe du G5 Sahel étant donné qu’une des deux unités maliennes visées était placée sous le commandement de cette dernière. Qui plus est, ils ont mis la main sur des équipements ainsi que sur d’importantes quantités d’armes et de munitions. En outre, leur opération, comme cela fut déjà le cas lors de l’attaque du camp de Dioura [le 17 mars dernier], met le gouvernement malien en difficulté face à l’opinion publique.

Et il n’est pas le seul. Au Niger, les embuscades de Baley Beri [en mai, avec 27 soldats tués] et l’attaque « complexe » du camp d’In-Ates [juillet, avec 18 tués] ont illustré les faiblesses des forces armées locales. Même chose au Burkina Faso, avec l’attaque de Koutougou [24 soldats tués le 20 août] et celles menées en septembre contre des camions [au moins 29 tués parmi les civils]. Et ces « incidents » sécuritaires donnent lieu de plus en plus souvent à des tensions entre les communautés. Tensions qui profitent aux jihadistes.

« Les forces maliennes, comme l’ensemble des forces des pays du Sahel sont engagées dans un effort exigeant et de longue durée contre l’insécurité et le terrorisme. Elles consentent des sacrifices importants et se battent sur de nombreux fronts. Elles peuvent compter sur notre soutien et sur notre détermination dans ce combat commun », a encore assuré Florence Parly.

Selon le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, l’objectif de la force Barkhane au Mali est d’affaiblir les groupes jihadistes afin de les mettre à la portée des FAMa, qui « doivent pouvoir les affronter seules ou en tout cas en étant moins accompagnées » par les troupes françaises. Et, dans le même, il s’agit de les faire « monter en puissance », notamment « dans le cadre Union Training Mission [EUTM] » et par un « accompagnement » de la MINUSMA [mission des Nations unies au Mali, ndlr].

Mais, visiblement, cela n’est pas encore suffisant. Au-delà de la formation, les questions capacitaires se posent… En outre, tant que les accords de paix d’Alger, signé par les autorités maliennes et les groupes indépendantistes touareg de l’Azawad [nord du Mali, ndlr], ne seront pas pleinement appliqués, il sera toujours compliqué de combattre les formations jihadistes, dont celles inféodées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

D’ailleurs, et ce n’est pas nouveau, certains de ces groupes armés touareg ne jouent pas franc jeu. Tel est notamment le cas, même s’il s’en défend, du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui, implanté dans la région de Kidal, compte dans ses rangs de nombreux transfuges d’Ansar Dine, une formation jihadiste dont le chef, Iyad Ag Ghali, dirige le GSIM.

D’après RFI, cité par Le Point, des cadres importants du HCUA ont été impliqués dans plusieurs attaques jihadistes au Niger. Un combattant du HCUA a « participé en mai dernier à l’attaque de Tongo Tongo [ou de Baley Beri], où 27 soldats nigériens ont été tués. Les armes prises ont été acheminées par les terroristes dans la vallée d’Inadar et réceptionnées par le chef d’état-major du HCUA. En juillet dernier, d’autres armes récupérées pendant l’attaque d’Inates sont transportées toujours au Mali, près de Menaka », explique l’hebdomadaire.

Quoi qu’il en soit, l’objectif de Paris est d’impliquer davantage ses partenaires européens au Sahel. « Nous aurions tort de croire que le terrorisme est une menace pour la France seule : nos partenaires ont tous été touchés, et c’est ensemble que nous devons réagir. Et pour ceux qui n’ont pas été frappés directement, il y a le devoir de solidarité », fit ainsi valoir la ministre des Armées, lors d’un déplacement au 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales [RHFS], en juin dernier.

« Il faut accompagner les forces armées sahéliennes après les avoir formées, y compris lorsqu’elles vont au combat, et pas seulement dans les états-majors. Ce n’est pas un sport de masse, j’en conviens », avait-elle continué. Et de demander : « Si les Européens, qui sont directement concernés, ne le font pas, qui, alors, le fera? »

Lors d’une audition parlementaire, le général Lecointre avait confirmé cette intention. « Nous réfléchissons à un partenariat militaire opérationnel auquel nous devons encourager nos partenaires. Je souhaite que les Européens soient de plus en plus sensibilisés à cette possibilité. À cet égard, nous travaillons à mettre sur pied une force qui serait coordonnée à l’opération Barkhane et qui serait capable de faire ce travail d’accompagnement des Maliens au combat une fois que nous porterons notre effort dans une autre zone », avait-il indiqué.

En clair, il s’agit de solliciter les autres pays européens afin de mettre en place un système inspiré de celui des OMLT [Operational Mentor Liaison Team], qui, en Afghanistan, reposait sur la présence d’instructeurs auprès des unités locales. Trouver des contributeurs ne sera pas forcément aisé… D’autant moins qu’il faudra composer avec les règles d’engagement propres à chaque pays.

« Un des principaux effets que nous recherchons est de pouvoir compter sur des énergies nouvelles pour accompagner les forces locales. Mais il ne faut pas que cela pèse sur Barkhane qui est déjà très employée », a résumé un officier français auprès de l’AFP.

En attendant, il y a urgence… « Je crains que nous n’ayons collectivement échoué à enrayer les causes profondes de la crise – la pauvreté, les failles de gouvernance, l’impunité – qui nourrissent la montée de l’extrémisme violent. Les groupes terroristes instrumentalisent les conflits locaux et se positionnent en défenseurs des communautés », relevait récemment Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies.

D’après les chiffre qu’il a donnés, le nombre de civils tués entre 2012 et 2018 dans les seuls pays du G5 Sahel [Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad] a été multiplié par quatre. Et « plus de 5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, plus de 4 millions ont été déplacées, 3 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et près de 2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. »

Aussi, avait prévenu M. Guterres, « soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence. Nous devons redoubler d’efforts. » D’autant plus que la menace jihadiste est désormais susceptible de s’étendre jusqu’aux pays du golfe de Guinée.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : © EMA

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mercredi 23 octobre 2019

Offensive turque en Syrie : Macron craint « une situation humanitaire insoutenable »

Le chef de l'État français va réunir un conseil de défense restreint ce dimanche à 22 heures pour faire le point sur la situation en Syrie. 13/10/2019 -  

« Notre volonté commune est que cette offensive cesse », a déclaré le président français, qui recevait la chancelière allemande ce dimanche à l'Elysée.

La rencontre entre Emmanuel Macron et Angela Merkel s'est déroulée ce dimanche sous le signe de la gravité, alors que la Turquie mène depuis mercredi une offensive sanglante contre les Kurdes. Cette opération en Syrie risque de créer une « situation humanitaire insoutenable » et d'aider l'État islamique « à réémerger dans la région », a déclaré le chef de l'État français à l'Élysée alors qu'il recevait la chancelière allemande.

« Nous avons échangé, qui avec le président (américain) Trump, qui avec le président (turc) Erdogan, et nous avons passé le message clair de notre volonté commune que cette offensive cesse », a ajouté le président français, avant un dîner des deux dirigeants européens à l'Élysée. « Notre conviction est que cette offensive prend le risque d'une part, et nous le constatons d'ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d'autre part d'aider Daech à réémerger dans la région », a ajouté Emmanuel Macron, qui a convoqué dimanche à 22 heures un conseil restreint de défense sur la Syrie.

Ce Conseil de défense réunira notamment le Premier ministre Édouard Philippe, les ministres de la Justice, des Affaires Étrangères, des Armées et de l'Intérieur, ainsi que le chef d'état-major des armées, l'Amiral Rogel. « J'ai parlé une heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes », a ajouté Angela Merkel.

Emmanuel Macron appelle les Européens à « s'unir »

« Face à cette situation, nous resterons très coordonnés, comme nous l'avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d'armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours », a conclu le président français. Il a aussi appelé les Européens à s'unir dans « ce moment, européen et international difficile et parfois inquiétant ». « Nous ne pouvons nous permettre ni de vision ni aveuglement ni faiblesse », a-t-il ajouté, « l'Europe ne peut s'offrir le luxe de vaines querelles, de petites disputes ou d'ajouter des crises internes aux tensions du monde qui nous affectent déjà ».

Au 5e jour de leur attaque, les forces turques et leurs alliés locaux ont avancé en profondeur en Syrie dimanche, semblant en passe d'achever la première phase de leur offensive contre les forces kurdes, lâchées par Washington qui a annoncé le retrait de près de 1 000 soldats du nord syrien. Les autorités kurdes ont annoncé la fuite de près de 800 proches de jihadistes de l'État islamique d'un camp de déplacés.

Source : AFP et Le Point International

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mardi 1 octobre 2019

ALAT : Fulgurance et actions dans la profondeur

« Fulgurance et actions dans la profondeur » sont au menu de l’exercice annuel de l’Aviation légère de l’armée de Terre.

Depuis 2017, la 4e brigade d’aérocombat [BAC] de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT]organise un exercice annuel de synthèse du Groupe d’adaptation à l’aérocombat [GAAC], appelé « Baccarat ». Ces manoeuvres visent à valider les savoir-faire acquis par les unités interarmes à l’issue d’une année d’entraînement en commun.

S’il est donc interarmes, l’exercice Baccarat a aussi une dimension interalliés dans la mesure où des hélicoptères britanniques et espagnols y participent. Pour l’édition 2019, des AW-159 « Wildcat », AH-64 Apache et CH-47 Chinook évolueront dans un vaste quadrilatère englobant les camps militaires de Champagne et les plaines d’Alsace.

Cette année, et comme le montre le visuel diffusé à l’occasion de cet exercice, le scénario de « combat de haute intensité » mettra l’accent sur la « fulgurance », la « puissance » et les « actions dans la profondeur ». Il s’agira de faire manœuvrer trois Groupements tactiques interarmes [GTIA], formés autour des 1er, 3e et 5e Régiment d’hélicoptères de combat [RHC] ainsi qu’un bataillon multinational sous commandement espagnol. Ce qui sera une nouveauté.

L’ALAT et les Fuerzas Aeromóviles del Ejército de Tierra [FAMET] ont formalisé un programme de partenariat en 2016. Programme qui prévoit donc une participation espagnole à l’exercice Baccarat, ainsi que des activités bilatérales, des échanges et des visites mutuelles.

Cela étant, comme les FAMET participent à l’exercice Baccarat avec des CH-47 Chinook, leur confier la tête d’un bataillon multinational illustre l’importance des hélicoptères lourds de transport dans l’aérocombat… De tels appareils font actuellement défaut aux forces françaises, lesquelles sont contraintes de se tourner vers des partenaires européens pour y remédier, comme c’est le cas au Mali.

Outre les unités de l’ALAT, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE], les groupements de commandos de la 11e Brigade Parachutiste [BP] et de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM] participeront à l’édition 2019 de l’exercice Baccarat. De même qu’un groupement renseignement multicapteurs, des unités d’artillerie, de génie et un détachement du 132e régiment d’infanterie cynotechnique [132e RIC].

L’exercice comprendra deux phases. La première, qui se terminera le 22 septembre 2019, prévoit des « manœuvres aéroterrestres en Champagne-Ardenne et dans la Meuse pour fixer et neutraliser l’ennemi. » Puis, la seconde, qui se déroulera jusqu’au 24 septembre, fera la part belle aux « manœuvres aéroterrestres de relève sur position, d’attaque et de contre-attaque ennemi en Moselle Est. »

« Un tel exercice qui regroupera une quarantaine d’hélicoptères (français, espagnols et britanniques), plus de 1500 participants de 21 unités différentes, des manœuvres et des séquences de tir denses, une FORAD [force adverse, ndlr] et des incidents réalistes constitue une occasion unique au bénéfice direct de la préparation opérationnelle de la BAC ainsi que des nombreuses unités présentes », résume l’armée de Terre.

Et d’ajouter : Baccarat « illustre parfaitement les conditions du combat d’aujourd’hui qui se fonde sur la combinaison et la coordination étroite de très nombreux intervenants, parfois des trois armées. Il permet dans ce cadre à l’état-major de la brigade, de poursuivre son entraînement et d’affirmer sa maîtrise du combat interarmes dans un cadre interarmées, voire multinational. »

Source : ZONE MILITAIRE - Photos : COM ALAT


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jeudi 19 septembre 2019

Crash F-16 : Un avion militaire belge s’écrase dans le Morbihan

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, sans faire de victime : les deux pilotes ont été éjectés de l'appareil.

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, en plein vol d'entraînement. Les deux pilotes sont indemnes, a indiqué la préfecture. Le pilote et son co-pilote ont pu s’éjecter avant le crash.

L'avion avait décollé de Florennes (Belgique) et se rendait à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué.

"On peut confirmer qu’un F-16 biplace qui effectuait un vol d’entraînement s’est écrasé ce matin près de Lorient. Les deux occupants ont réussi à s’éjecter, les sièges éjectables ont fonctionné", a indiqué la Défense belge. "Une équipe de la Direction de la sécurité aérienne de la Défense se rend sur place depuis la Belgique", a-t-elle ajouté.

L'un des pilotes est resté accroché deux heures sur la ligne haute tension

Les secours, dépêchés sur la zone, ont pu rapidement prendre en charge un premier pilote.

Ils se sont ensuite affairés à décrocher le second pilote qui est resté accroché avec son parachute pendant plus de deux heures aux câbles d’une ligne EDF. Il a finalement pu être récupéré vers 13 heures par les pompiers aidés par les services de RTE (Réseau transport électricité), le gestionnaire du réseau électrique haute tension.

Le second pilote "a été décroché, on a les deux, pilote et copilote, en urgence relative. Ils sont vivants et sont blessés, ils sont pris en charge par les pompiers", a indiqué la préfecture.
L'avion "pas armé"

La cause de l’accident n’était pas connue dans l’immédiat

Selon la préfecture, l'avion "n’était pas armé et son chargement est en cours d’expertise".

Un périmètre de sécurité de 500 m a été mis en place autour du site du crash aérien et la gendarmerie est sur place pour sécuriser la zone.

Source : LeProgres.fr

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mardi 10 septembre 2019

Barkhane : Des soldats estoniens dans une opération franco-malienne à Gao

Depuis l’été 2018, un peloton d’infanterie estonien, fort d’une cinquantaine de militaires, est déployé à Gao [Mali] pour y assurer la surveillance et la protection de la plateforme opérationnelle « Désert » [PfoD] de la force Barkhane.

Cette mission n’est pas sans risque car, le 22 juillet, six soldats estoniens ont été blessés lors d’une attaque à la voiture piégée devant la base française.

Après cette attaque, et selon un communiqué publié par Tallinn, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait « remercié » les soldats estoniens pour leur « action exemplaire » et souligné que leur « professionnalisme est la raison pour laquelle les militaires français ont une telle estime » à leur égard.

« Nous sommes fiers des soldats estoniens qui protègent la sécurité de l’Europe au Mali. Il est dans notre intérêt de nous tenir aux côtés de nos alliés contre les menaces, de comprendre leurs besoins réciproques et de renforcer nos relations », fit alors valoir Jüri Luik, le ministre estonien de la Défense.

Les relations entre les forces estoniennes et françaises ont pris de l’ampleur au cours de ces derniers mois dans la mesure où, outre leur coopération au titre de l’opération Barkhane, la France a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA Lynx] en Estonie, dans le cadre des mesures de réassurance de l’Otan face à la Russie.

Et cette coopération entre les forces estoniennes et françaises a récemment pris une nouvelle dimension.

Jusqu’à présent, ce détachement estonien n’avait pas encore pris part à une opération « antiterroriste » aux côtés des forces françaises et maliennes. C’est désormais chose faite.

En effet, selon une information de la radio-télévision nationale estonienne [Eesti Rahvusringhääling], confirmée par le ministère estonien de la Défense, le peloton « ESTPLA-32 » s’est joint « aux unités françaises et maliennes pour la première fois » afin de prendre part « à une opération dans la ville de Gao ».

« L’implication du peloton estonien dans une telle opération démontre que les unités précédentes ont gagné la confiance des alliés », a commenté le lieutenant Taavi Eesalu, qui commande l’ESTPLA-32.

« Participer à une opération de près de huit heures, dans ce climat chaud et humide était épuisant. Mais la formation et l’expérience antérieures nous ont permis de faire preuve de professionnalisme et de mener à bien cette tâche. Les Français nous ont déjà invités à participer à une autre opération similaire. Nous ferons donc tout notre possible pour assurer une coopération continue », a ajouté l’officier estonien.

Cette opération conjointe visait à saisir des « armes illégales ». Les forces françaises et estoniennes ont encerclé des bâtiments afin de permettre aux militaires de maliens de mener leurs fouilles en toute sécurité.

Les militaires estoniens qui ont pris part à cette opération viennent de relever leurs camarades de l’ESTPLA-30. L’action de ces derniers a été saluée par le colonel Nicolas James, le chef de corps du GT-D1 « Belleface ».

« Les hommes et les femmes du contingent qui s’en va ont honoré les forces de défense estoniennes par une discipline exemplaire au cours de cette mission exigeante. Je vous remercie, en mon nom personnel et au groupe de combat dans son ensemble, pour votre excellent travail », a déclaré le colonel français lors d’une cérémonie.

À noter que les forces estoniennes participent également à la mission de formation lancée par l’Union européenne au profit de l’armée malienne [EUTM MALI] ainsi qu’à la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA].

Source : Zone Militaire


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lundi 5 août 2019

Armement : Combat info-valorisé - Le système français SCORPION... Futur standard européen ?

La semaine passée, et après le Sénat, l’Assemblée nationale a adopté l’accord de coopération avec la Belgique dans le domaine de la mobilité terrestre. En clair, il s’agissait d’approuver le contrat CaMo [Capacité Motorisée] qui, d’un montant de 1,6 milliard d’euros, vise à livrer 382 Véhicules blindés multi-rôles Griffon et 60 Engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar à la Défense belge.

Pour rappel, ce contrat va au-delà de la livraison de Griffon et de Jaguar puisque la Belgique et la France ont aussi convenu d’établir un partenariat stratégique dans le domaine des blindés médians, incluant un volet opérationnel ainsi que la maintenance. Ce qui veut dire que la composante terrestre belge et l’armée de Terre auront une même doctrine d’emploi ainsi qu’un système de formation commun. Et donc dans le cadre du programme français SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation] qui, plus que le renouvellement des blindés, établit un nouveau standard en matière de combat collaboratif, info-centré et info-valorisé.

Ainsi, une compagnie française et une compagnie belge pourront être parfaitement interopérables et sans préparation spécifique dans un bataillon belge ou une brigade française. En matière d’interopérabilité, on n’a sans doute jamais été aussi loin puisque cela dépasse même les critères de l’Otan. Du moins dans le domaine terrestre.

Or, pour une fois qu’un accord intergouvernemental sur une vente d’équipements militaires était soumise à l’examen du Parlement, le débat sur le contrat CaMo a fait l’objet d’une « motion de rejet préalable » déposée par le groupe de La France Insoumise [LFI]. Et l’argumentation développée à cette occasion par le député Bastien Lachaud a surtout visé les avions américains F-35A choisis par la Belgique pour remplacer ses F-16. On était alors à quelques jours des élections européennes. Ceci expliquant cela…

Car le contrat CaMo peut être une chance, justement, pour faire avancer la défense européenne. C’est, en tout cas, ce que pense le député Jean-Charles Larsonneur, rapporteur pour avis sur le projet de loi concernant cet accord franco-belge au nom de la commission de la Défense.

« Le programme CaMo marquera un progrès dans l’interopérabilité des forces terrestres européennes. Certes, l’Otan a élaboré des normes d’interopérabilité, mais celles-ci ne concernent pas les niveaux hiérarchiques inférieurs à la brigade. Or l’interopérabilité à des niveaux moins élevés revêt un enjeu de plus en plus crucial sous l’effet de deux tendances », comme la « numérisation croissante des moyens de combat terrestre » et la « fréquence des opérations conduites en coalition avec agrégation de forces nationales de format réduit, particulièrement pour les missions de l’Union européenne, dont le volume dépasse rarement celui d’un GTIA [*] », écrit M. Larsonneur.

À ce titre, et selon le général Charles Beaudouin, chargé des plans et des programmes de l’état-major de l’armée de Terre, la France pousse en faveur d’une « norme d’interopérabilité qui prévoie des passerelles à des niveaux hiérarchiques inférieurs à celui de la brigade ». Aussi, estime le député, « l’accord franco-belge peut être vu comme créant un standard d’interopérabilité à un niveau inférieur au GTIA. »

D’autant plus que la France a un train d’avance dans le domaine de l’info-valorisation et que le système SCORPION a déjà obtenu un premier succès à l’exportation avant même d’être mis en oeuvre par l’armée de Terre. Pour M. Larsonneur, cela donne « toutes ses chances à ce système pour être retenu comme le standard du combat collaboratif parmi un nombre significatif d’Européens. »

Rapporteur pour avis au nom de la commission des Affaires étrangères, le député Jacques Maire fait le même constat que M. Larsonneur. En effet, estime-t-il, « l’acquisition d’équipements identiques peut être un puissant intégrateur pour l’Europe de la défense, dans le sillage du programme CaMo. » Toutefois, tempère-t-il, « cette perspective est néanmoins compliquée par le morcellement des industries de défense européennes, et par la place de premier plan qu’occupe l’industrie de défense américaine chez nombre de nos partenaires. »

Si cela est vrai pour les perspectives d’exportation des véhicules de la gamme SCORPION, les avancées du programme français en matière de combat collaboratif « peuvent intéresser nombre d’États, particulièrement ceux dont les armées ne disposent pas nécessairement d’un grand nombre d’engins, mais souhaitent en tirer le plus d’effet opérationnel possible », répond M. Larsonneur.

« L’intérêt de SCORPION tient à l’interconnexion de tous les armements au sein d’une ‘bulle’ qui exploite l’info-valorisation pour permettre le combat collaboratif. Dès lors, un État qui se dote de certains matériels SCORPION ne peut en tirer pleinement parti qu’en intégrant l’ensemble de ses blindés et autres équipements terrestres dans cette ‘bulle’ qu’a développée notre BITD [**]. À tout le moins doit-il y connecter ses autres équipements, via le système d’information de SCORPION et la radio CONTACT, exportée sous le nom de Synapse », a en outre expliqué le député, lors de l’examen de son rapport par la commission de la Défense.

Source : Zone Militaire

[*] GTIA : Groupement tactique interarmes, soit un bataillon

[**] Base industrielle et technologique de défense

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lundi 29 juillet 2019

Europe : Coup de gueule de Matteo Salvini, sur l'immigration !

Dans un courrier adressé à son homologue français, le ministre italien de l’Intérieur refuse que la France et l’Allemagne aient le monopole des décisions sur la politique migratoire.

Exaspéré par les décisions franco-allemandes sur le sujet migratoire, le ministre italien de l’Intérieur a adressé une lettre à son homonyme Christophe Castaner, dans laquelle il s’insurge que l’Italie ne soit pas assez consultée sur la question, rapporte notamment Le Point. 

Pour lui, la France et l’Allemagne ne peuvent pas décider seules des politiques migratoires, « en ignorant les demandes des pays les plus exposés », comme son pays ou encore Malte. « Les choix faits seulement à Paris et Berlin, ça suffit. L’Italie n’est plus disposée à accepter tous les immigrants qui arrivent en Europe », s’est emporté le ministre transalpin dans un message Facebook. Jeudi dernier, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne étaient réunis à Helsinki pour discuter de la politique d’accueil des migrants. Ils ne sont pas parvenus à s’entendre sur un « mécanisme de solidarité » visant à mettre un terme à l’errance des bateaux qui ont l'interdiction de faire débarquer des migrants secourus en mer Méditerranée.

Dans sa lettre, Matteo Salvini indique avoir noté à Helsinki « des positions très proches de celle exprimée par l’Italie, en particulier sur le ferme engagement d’une politique migratoire visant à défendre les frontières extérieures de l’UE et de l’espace Schengen ». « De nombreux collègues ont en effet soutenu la nécessité de revoir les règles du Search And Rescue [recherche et sauvetage, ndlr] pour empêcher les abus qui visent à favoriser une immigration illégale et incontrôlée, comme celle exposée dans le document que nous avons préparé à Malte », a aussi expliqué l’homme fort italien. 

Lors de ce meeting, l’Italie et Malte ont présenté un texte qui recommande le débarquement et la création de centres d’accueil temporaire et d’identification des migrants dans les pays limitrophes aux pays de départ. Pour Matteo Salvini, ce document doit servir de point de départ à « toute nouvelle discussion ». Les ministres doivent à nouveau se réunir lundi à Paris.   

Source : Valeurs actuelles -  Photo © Emmi Korhonen/AP/SIPA


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mercredi 27 mars 2019

Milan : Prise d'otage de 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants...

Un homme prend en otage 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants avant de mettre le feu à Milan !

La police italienne a sauvé  de justesse 51 collégiens pris en otage et menacés dans un bus près de Milan par leur chauffeur, un Italien d'origine sénégalaise, qui a invoqué le sort des migrants africains morts en mer Méditerranée avant d'incendier le véhicule.

"C'est un miracle, cela aurait pu être un carnage. Les carabiniers ont été exceptionnels pour bloquer le bus et faire sortir tous les enfants", a déclaré à la presse le procureur de Milan, Francesco Greco. Le chauffeur a été interpellé sous les chefs de "prise d'otage, massacre et incendie" avec la circonstance aggravante de "terrorisme".

Selon son avocat, l'homme a expliqué durant son interrogatoire qu'il "voulait faire un geste éclatant pour attirer l'attention sur les conséquences des politiques migratoires".

"J'ai perdu trois enfants en mer", a affirmé le chauffeur lors de la prise d'otage, selon le témoignage d'un adolescent diffusé sur les sites Internet des médias italiens.

Ousseynou Sy, âgé de 47 ans, Italien depuis 2004, chauffeur scolaire sans histoire, "a agi comme un loup solitaire" sans liens avec l'islamisme radical, a toutefois estimé au cours d'une conférence de presse le chef de la cellule anti-terrorisme de Milan, Alberto Nobili.

Ses actes étaient "prémédités" depuis plusieurs jours, "il voulait que le monde entier puisse parler de son histoire", a-t-il expliqué. L'homme a posté sur YouTube une vidéo pour expliquer son action et "dire Afrique soulève-toi", à l'intention de proches à Crema (près de Milan) mais aussi au Sénégal. Divorcé de son épouse italienne, il a deux enfants adolescents.

Le ministère de l'Intérieur a évoqué dans un communiqué des antécédents de conduite en état d'ivresse et d'agression sexuelle sur mineur.

"Le ministère est à l’œuvre pour vérifier la possibilité de retirer la citoyenneté italienne au Sénégalais", ont ajouté des sources ministérielles, en brandissant le décret-loi du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini sur la sécurité et l'immigration adopté à l'automne.

Source : jeanmarcmorandini.com

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jeudi 24 janvier 2019

Belgique : Les soldats belges partant en mission en Estonie n'ont pas encore reçu leurs tenues d'hiver

Ces prochaines semaines, environ 270 soldats belges – issus, pour la plupart, du bataillon médian de chasseurs ardennais, seront présents en Estonie au titre de l’opération « enhanced Forward Presence » (eFP) de l’Otan, laquelle a pour objet de rassurer les pays baltes face à la Russie. Plus précisément, ils seront intégrés à une brigade multinationale, dont le Royaume-Uni est la nation-cadre.

En novembre 2018, le syndicat militaire ACMP-CGPM a demandé au ministère belge de la Défense si ce détachement allait recevoir des équipements spécifiques pour affronter les rigueurs de l’hiver estonien. Et, après une relance, il a fini par avoir une réponse.

« En plus des tenues d’hiver basiques déjà présentes dans l’équipement du corps, des équipements supplémentaires seront livrés par la chaîne militaire », a résumé le syndicat, en évoquant la réponse faite par le cabinet du chef de la Défense [CHOD].

« De plus, du nouvel équipement d’hiver supplémentaire sera prévu, via une procédure d’achat urgente et ponctuelle qui est actuellement en cours. Le CHOD a promis que l’ensemble de l’équipement d’hiver sera livré à temps. De plus, il est indiqué que les soldats ne seront pas obligés d’acheter du matériel d’hiver supplémentaire sur le marché civil et qu’il n’y aura donc aucune recommandation de ce genre par la hiérarchie », a ajouté l’ACMP-CGPM, avant d’assurer qu’il veillerait au respect de ces promesses.

Seulement, les quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard ont rapporté, le 22 décembre, que les soldats belges engagés en Estonie auraient reçu des cagoules datant des années 1950. De la guerre de Corée, pour être précis.

Selon un reportage de RTL INFO, les cagoules en question « ont été rongées par les mites » et sont « couvertes d’urine de rat ». En outre, a confié un syndicaliste, cité par la RTBF, « il y a encore d’autres manquements : les couvre-chaussures ne correspondent pas aux bottines et il n’y a pas de lunettes de protection en suffisance ».

« Un spécialiste a recommandé un type d’équipements adapté pour ce genre d’opération. On doit constater, malheureusement, que l’armée s’est retrouvée devant une réalité : ils ne possédaient pas le matériel nécessaire », a déploré Philippe Sion, secrétaire général-adjoint du syndicat militaire ACMP-CGPM.

Aussi, des soldats belges sont donc tentés de s’équiper à leurs frais, ce qui, selon la qualité du matériel, peut leur coûter entre 250 et 600 euros. Et cela, même si leur état-major a assuré que des équipements spécifiques pour affronter le grand froid leur seront prochainement distribués.

L’avant-garde du détachement belge doit arriver en Estonie le 5 janvier 2019 tandis que le gros des troupes suivra dans les jours qui suivront. Sans doute que, d’ici-là, les équipements promis auront été livrés.

Source : Zone Militaire - Photo : Chasseurs ardennais (c) Défense belge

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jeudi 10 janvier 2019

Syrie : Donald Trump déclare que les alliés ne « profiteront » plus des États-Unis... Une désertion « en coordination » ?

La décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie – et donc de mettre un terme à leurs opérations contre l’État islamique [EI ou Daesh] qu’il juge vaincu alors que ce n’est pas encore le cas – a provoqué du désarroi parmi les alliés des États-Unis… Et la démission de James Mattis, le chef du Pentagone.

Dans la lettre adressée à M. Trump pour justifier son départ, l’ex-général des Marines a estimé qu’il fallait « traiter les alliés avec respect ». Chose que le chef de la Maison Blanche s’est gardé de faire depuis le début de son mandat, notamment en critiquant vertement les membres de l’Otan pour la faiblesse de leurs dépenses militaires (NDLR : ce qui n'est pas totalement inexact), ou encore en prenant des décisions sans la moindre concertation préalable.

« Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés » et « être allié, c’est combattre épaule contre épaule », a d’ailleurs fait valoir le président Macron, après avoir dit « regretter très profondément » la décision de son homologue américain au sujet de la Syrie.

L’attitude de M. Trump indispose même jusque dans les rangs du Parti républicain. « Je suis juste triste pour notre pays. Je suis triste pour les relations abîmées avec les pays qui ont été avec nous », a ainsi commenté Bob Corker, le chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Sénat. Ténor du Grand Old Party [GOP], le sénateur Lindsey Graham a parlé de « tache sur l’honneur des États-Unis ».

Pour autant, ces commentaires ne sont pas de nature à faire ciller M. Trump. « Aux quelques sénateurs qui pensent que je n’aime pas ni apprécie être allié avec d’autres pays, ils ont tort, J’AIME BIEN », a-t-il fait savoir, via Twitter, le 24 décembre. « Ce que je n’aime pas en revanche, c’est quand nombre de ces mêmes pays profitent de leur amitié avec les États-Unis, à la fois pour la Protection militaire et le Commerce », a-t-il ajouté.

« Le général Mattis ne voyait pas ça comme un problème. Moi si, et c’est en train d’être réglé », a encore affirmé M. Trump.

Lors du dernier sommet de l’Otan, à Bruxelles, en juillet dernier, le président américain avait demandé si les Alliées allaient « rembourser les États-Unis » pour la protection que ces derniers leur avait donné depuis près de 70 ans… Est-ce à dire que cette question va encore revenir sur le tapis en 2019?

Pour rappel, et jusqu’à présent, seuls les États-Unis ont fait jouer la clause de défense collective de l’Otan [article 5], après les attentats du 11 septembre 2001. Et depuis près de 30 ans, de nombreux Alliés ont été de toutes les coalitions dirigées par Washington… Enfin, M. Trump oublie aussi que l’industrie américaine de l’armement profite pleinement de ce jeu d’alliances, avec un chiffre d’affaires de 226,6 milliards de dollars en 2017, soit 57% du marché mondial.

Source : Zone Militaire

Un retrait en coordination avec nos alliés

Récemment, début janvier, un responsable du département d’État a précisé le retrait annoncé par Donald Trump fin décembre 2018.

«Nous n’avons aucun délais pour le retrait de nos troupes de Syrie. Le Président a pris la décision de retirer nos militaires, mais cela sera fait d’une manière pesée et en étroite coordination avec nos alliés et partenaires»

Les États Unis souhaitent maintenir une certaine pression sur l'EI et éviter de créer un vide pour les terroristes de Daech encore présent sur le terrain.

Ce 10 janvier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en voyage au Caire, interrogé par un journaliste l'AFP sur le retrait de Syrie, déclare que l’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie : « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant ».

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