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Tag - Europe - Union Européenne

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samedi 8 juin 2013

Allemagne, inondations: L'infanterie française prête main-forte à la population

Inondations en Allemagne - L'infanterie française prête main-forte à la population bavaroise

Une section du 110e Régiment d’Infanterie prête main-forte à la sécurité civile allemande

Depuis quelques jours, les crues d’une ampleur historique de l’Elbe et du Danube ont déjà fait plus de 16 morts en Europe centrale et continuent encore de menacer plusieurs villes allemandes, tchèques et autrichiennes.

Les dégâts matériels sont considérables (champs dévastés, usines à l’arrêt, habitations endommagées...). En Allemagne, le gouvernement a débloqué une aide d’urgence de 100 millions d’euros, mobilisé 40.000 pompiers et battu le rappel de milliers de volontaires. Et 5.000 militaires ont été mobilisés, dont 360 appartenant à la Brigade franco-allemande, pour venir prêter main-forte à la sécurité civile allemande.

Ainsi, un section française du 110e Régiment d’Infanterie (RI), basé à Donaueschingen, a été envoyée en Bavière, en compagnie d’éléments des Jägerbataillon 292 et 291, de Panzerpionierkompanie 550 d’Immendingen ainsi que du bataillon de commandement et de soutien de Müllheim.

Les personnels de la BFA ont été déployés entre Regensburg et Passau, le long du Danube, et dans une zone d’opération longue de 160 km. Leur mission est de notamment sécuriser les berges fragilisées par la crue du fleuve, de construire des digues avec des sacs de sables tout en apportant une aide aux populations sinistrées.

Source : Zone Militaire


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dimanche 14 avril 2013

Guerre de Libération du Mali : Les armées européennes de l'EUTM vont former les militaires maliens

La formation de l'armée malienne par la mission européenne EUTM-Mali va pouvoir commencer, avec l'arrivée aujourd'hui des premiers contingents maliens. Celle-ci se déroulera à Koulikoro, à soixante kilomètres au nord-est de Bamako. L'objectif est de former quatre bataillons de 650 homme chacun (2600 au total) en une quinzaine de mois. Par ailleurs, une mission d' "expertise-conseil" doit aider l'armée malienne à se restructurer.

Commandée par le général français François Lecointre, l'EUTM-Mali (European Union Training Mission-Mali) est quasiment à pied d’œuvre. En fin de semaine dernière, sur les 550 personnels attendus, 420 étaient arrivés dans le pays, soit 80% de la mission. Les 130 qui manquent sont les formateurs spécialisés et la section de force protection espagnole.

Selon le colonel de Cussac, porte-parole de l'EUTM: "les 550 se répartiront entre 200 formateurs, 150 pour la force de protection et 200 pour les états-majors, le soutien santé et le soutien logistique".
Au total, pas moins de 22 pays y participeront, souvent de manière très symbolique avec moins de dix personnes. 21 pays sont déjà sur place, à l'exception de la Grèce.

La formation d'infanterie va être confiée à une centaine de formateurs, organisés en quatre compagnies : deux françaises, une nordique et une irlando-britannique. L'origine des formateurs est la suivante : France (48), Royaume-Uni (21), Suède (12), Finlande (10), Irlande (6), Lituanie (2) et Luxembourg (1).

La protection de la force sera assurée par trois pays : la France (90), la République tchèque (30) et l'Espagne (30). 


Source : Secret Défense - Jean Domminique Merchet / Marianne

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samedi 30 mars 2013

TERRORISME ISLAMISTE : Les "bâtards" d'Al Qaïda

Les « bâtards » d'Al-Qaïda... Banditisme politico-religieux ?

Je dois attirer votre attention sur une situation qui s'est créée petit à petit ces dernières années. Nous semblons en avoir pris notre parti, alors qu'elle aurait dû nous « indigner », comme aurait dit Stéphane Hessel, nous révolter même et nous inciter à mobiliser nos énergies pour la faire disparaître. Il me paraît impératif de s'en occuper, sans plus tarder.

Voici de quoi il s'agit :

Al-Qaïda a réinventé et pratiqué, à la fin du XXe siècle, le terrorisme aveugle : des attentats-suicides en série, exécutés par des kamikazes qui sacrifient leur vie pour tuer de façon indiscriminée le plus grand nombre de personnes qui se seront trouvées « au mauvais endroit et au mauvais moment ».

Elle l'a porté à son summum le 11 septembre 2001 à New York et à Washington, où elle a fait, en quelques heures, près de 3 000 victimes de tous âges, de toutes origines et de toutes confessions. Et l'a ensuite utilisé en Irak, au Pakistan, en Indonésie, dans des capitales européennes ou africaines.

Faute de mieux, on a appelé cela le terrorisme islamiste, et les Américains ont embrigadé le monde entier pour faire une guerre sans merci à ses adeptes. C'était un terrorisme inacceptable et indéfendable, mais il procédait d'une certaine rigueur.

Après l'exécution d'Oussama Ben Laden par les Américains le 1er mai 2011, les « franchisés » d'Al-Qaïda, notamment africains, ont peu à peu dégradé cette action violente : « orphelins de Ben Laden » ou « bâtards d'Al-Qaïda », ils en ont fait un terrorisme débridé, sans règles ni limites, au point qu'on ne sait plus comment l'appeler.
Est-il islamiste ? Est-ce du jihadisme ? Du narco­terrorisme ou bien, tout simplement, du banditisme qui se pare d'une coiffe politico-religieuse ?

En tout cas, désormais, ce terrorisme pratique couramment le kidnapping contre rançon, en est arrivé à enlever des femmes et même des enfants, à s'en servir comme otages.
Ses auteurs se disent salafistes ou jihadistes, menacent ou assassinent qui leur dit sa réprobation, prétendent administrer la justice, infligent des peines d'un autre âge (lapidation, amputation de la main, coups de fouet), brûlent les livres et détruisent les oeuvres d'art, s'arrogent le droit de définir « le sacré ».

Les islamistes au pouvoir en Tunisie et en Égypte, qui se disent « modérés », se gardent de les condamner, les tolèrent ou font même preuve à leur endroit d'une singulière indulgence.
Au président du parti tunisien Ennahdha, « ils rappellent sa jeunesse ». Quant au président de la République égyptienne, il ne parvient pas à comprendre que la France leur fasse la guerre.
Les dirigeants wahhabites de l'Arabie saoudite et du Qatar, eux, vont jusqu'à financer certaines de leurs actions.

Qui parmi les dirigeants religieux de l'islam ou parmi les chefs d'État des pays islamiques ou parmi les intellectuels musulmans s'est avancé pour les stigmatiser, condamner leurs actions criminelles, dire haut et fort qu'ils sont la honte de l'islam et de l'humanité ? Pourquoi les institutions du monde islamique se taisent-elles sur ces criminels et sur leurs forfaits ?

Pourquoi les uns et les autres laissent-ils aux Euro-Américains, et à eux seuls, la tâche ingrate de combattre ces criminels et de les détruire ?

Il s'agit en fait, comme on le voit, d'une maladie de l'islam véhiculée par une minorité de semi-analphabètes qui utilisent une religion mal assimilée - et des versets du Coran sortis de leur contexte - pour masquer leur déséquilibre psychologique, leurs frustrations, leur appât du gain et, à la fin des fins, des activités commerciales mais criminelles.

C'est aux musulmans et à leurs dirigeants de s'attaquer à ce mal pour l'extirper de leurs sociétés.

Les Euro-Américains ont lutté, eux, contre leurs propres déviants égarés, qui se sont appelés Action directe, Brigades rouges, bande à Baader... Ils les ont réduits, par la répression certes, mais aussi en supprimant le terreau social qui les avait fait prospérer.

" Les musulmans et leurs dirigeants pourraient leur demander de transmettre leur expérience, d'aider l'islam à se guérir de son mal. Pas de faire le boulot et d'en supporter la charge à leur place."

Source : Bechir Ben Yahmed - Jeune Afrique

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samedi 23 mars 2013

Guerre de libération du Mali : De nouveaux combats dans l'Adrar des Ifoghas...

Au Mali, il faut s'attendre à de nouveaux combats dans l'Adrar des Ifoghas

Le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, a affirmé, le 11 mars 2013, que l’Europe devait rester sur ses gardes, en particulier contre la menace de jihadistes européens partis se battre en Syrie.

Quelques semaines plus tôt, il avait déclaré à l’hebdomadaire belge Le Vif / L’Express Observer “pour le moment un flot d’Européens qui partent en Syrie pour rejoindre le Front Al-Nusra (lié à al-Qaïda).” Et de qualifier ce phénomène de “préoccupant” étant donné que si “certains y perdent la vie”, “d’autres en reviennent mieux entraînés et davantage endoctrinés.”

Quant au Mali, Gilles de Kerchove a estimé que l’opération militaire française Serval a des “effets positifs”. “Mais nous savons que les terroristes sont constamment à la recherche de nouveaux refuges où ils ont l’espace pour fonctionner, profitant de situations de conflit”, a-t-il ajouté. Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le responsable européen, s’adressant, la semaine passée, aux ministres de l’Intérieur de l’UE, aurait affirmé que la “neutralisation” du “grand nombre” de terroristes repliés dans le nord du pays demandaient encore des “efforts soutenus.”

C’est justement ce que les forces françaises de la brigade Serval, en particulier les groupements tactiques interarmes (GTIA) n°3 et TAP (Troupes aéroportées), associées aux troupes tchadiennes, sont en train de faire dans l’Adrar des Ifoghas, le sanctuaire d’al-Qaïda au Maghreb islamique. Après avoir pris le contrôle de la principale vallée de ce massif montagneux, les opérations de ratissage de la zone continuent.

D’après le dernier compte-rendu de l’Etat-major des armées (EMA) pour la période allant du 7 au 11 mars, une dizaine de jihadistes ont été “neutralisés” et de nouveaux stocks d’armes et de munitions ont été saisis. Une trentaine de frappes aériennes ont été effectuées et des missions de reconnaissance sont en cours dans le nord-est de l’Adrar des Ifoghas, plus précisément vers la frontière algérienne, dans les environs de Boughessa et Tin Zaouatene. Au cours de ces opérations, un char AMX-10 RC a sauté sur une vieille mine, sans que cela ait eu de conséquences sur son équipage.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé que le “nettoyage” de l’Adrar des Ifoghas devrait prendre encore 3 semaines, si tout se passe comme prévu, tout en prévenant qu’il “y aura sûrement d’autres combats violents.”

“La sécurité globale sur cet espace aura été retrouvée”, a-t-il poursuivi. “Je ne vais pas vous dire qu’on va les traquer (ndlr, les terroristes) jusqu’au dernier” a ajouté le ministre, avant de rappeler que “l’objectif donné par le président de la République est bien la libération du territoire du Mali pour lui permettre de recouvrer sa souveraineté.” Et “nous n’y sommes pas encore”, a fait valoir M. Le Drian.

“On a évidemment neutralisé des chefs et des sous-chefs. Même s’il faut encore la confirmer, la disparition d’Abou Zeid (le chef d’AQMI dont la katiba détient quatre otages français) est probable. Cela ne réglera pas tout. AQMI est un tout. C’est l’ensemble de la structure qu’il faut mettre à bas et non pas tel ou tel leader” a encore expliqué le ministre de la Défense.

Quant à la fin de la mission des forces françaises, elle ne pourra “coïncider” qu’avec une “solution politique” au Mali, ce qui passe par la tenue de nouvelles élections (ce qui est prévu en juillet 2013) et “l’organisation de la commission de dialogue et de réconciliation” entre les différents partis maliens.

Source : Zone Militaire

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lundi 10 septembre 2012

Société : La Patrie trahie par la République

Une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » ...

J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé.
Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile.

C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des Saints » j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.

Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Jacques Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié – la plus âgée – de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort.

Les avertissements ne manquent pas – rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’’INED pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…

Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes »,conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufeter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français – et pas nécessairement tous de race blanche – qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte – je cherche un terme approprié – d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?
Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard l'ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom.

Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr…

Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’État (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.

Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… »

Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure :
« Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974)

Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse :
« Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »

Source : Jean Raspail, écrivain et romancier

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vendredi 27 juillet 2012

Politique : Abandon des critères de contrôle de l'immigration, des régularisations et des naturalisations

Le gouvernement abandonne la politique rigoureuse de contrôle
de l'immigration, des régularisations et des naturalisations

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est démarqué mercredi 25 juillet 2012 de son prédécesseur Claude Guéant sur l'immigration, annonçant sa décision de ne pas appliquer les nouveaux critères de naturalisation et de mettre fin au pouvoir discrétionnaire de l'administration en matière de régularisations. Intervenant devant la commission des Lois du Sénat, le ministre a aussi écarté l'hypothèse d'un rétablissement du contrôle aux frontières pour lutter contre une "Europe passoire", comme l'avait souhaité la droite lors de la campagne présidentielle.

"Je suis très attaché au principe de libre circulation et je serai très scrupuleux quant à la préservation de l'acquis l'espace Schengen. Je refuse la fermeture unilatérale des frontières", a déclaré le ministre, en précisant que "tout doit être décidé par le Conseil, sur proposition de la Commission". Sur l'acquisition de la nationalité, Manuel Valls a fait part de sa décision de "revenir sur les critères" de naturalisation "introduits subrepticement par mon prédécesseur" (Claude Guéant, NDLR) et qui relèvent, selon lui, d'une "course d'obstacles aléatoire et discriminante".

Gens méritants

Manuel Valls a évoqué notamment le test concernant la connaissance de la culture et de l'histoire de la France, qui devait rentrer en application le 1er juillet 2012. "Des ministres et des sénateurs auraient du mal à y répondre tellement il est hors des clous", a plaidé le ministre en estimant que le test, sous la forme d'un QCM, "ressemble à un jeu télévisé". Il a évoqué une "politique délibérée" du précédent gouvernement "d'exclure de la nationalité des gens méritants et ne posant aucune difficulté".

Résultat : "le nombre de naturalisations est en chute libre" et "si rien n'est fait, ce nombre va chuter de 40 % entre 2011 et 2012 après une chute de 30 % entre 2010 et 2011". "Le défi de l'immigration sera relevé si la naturalisation n'est plus vécue, ou perçue, comme la fin d'un parcours du combattant, mais comme l'issue d'un processus d'intégration qui a sa part d'exigences", a plaidé Manuel Valls. Se défendant d'être "naïf" ou "angélique", il a annoncé une concertation dès cet été avec les associations et les syndicats sur les critères des sans-papiers sans "augmenter le nombre" par rapport à ce qui s'est fait sous la droite.

Démantèlement des camps roms

Sur les 30 000 régularisations annuelles effectuées sous le précédent gouvernement, il y en avait "15 000 purement discrétionnaires", a accusé Manuel Valls. Les critères "portent sur les années de présence sur le territoire, les attaches familiales, la scolarisation des enfants, la situation par rapport au travail, donc sur ce qui fait la réalité d'une vie construite sur notre territoire", a-t-il détaillé en annonçant la création d'un titre de séjour pluriannuel (trois ans contre un an actuellement).

Par ailleurs, un projet de loi présenté à l'automne va "mettre fin au "délit de solidarité" qui permet de poursuivre l'aide désintéressée apportée à des étrangers en situation irrégulière, sur la même base juridique utilisée pour les filières criminelles d'immigration". Des militants associatifs, notamment dans le Pas-de-Calais, ont ainsi été poursuivis en justice pour avoir porté assistance à des sans-papiers. Presque deux ans, jour pour jour, après le violent discours de Grenoble de l'ex-président Nicolas Sarkozy sur les Roms, Manuel Valls a admis l'obligation pour le gouvernement de démanteler des camps abritant des membres de cette communauté.

"C'est un sujet que je veux traiter, ce n'est pas facile, mais dans la sérénité. Si le débat est remis sur la place publique de la manière dont ça a été fait il y a deux ans, on n'y arrivera pas", a-t-il insisté en faisant part de son inquiétude au sujet de la situation à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis et dans une partie de l'agglomération lilloise. 

Source : Le Point.fr

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mardi 12 juin 2012

Somalie : sanctuaire des groupes de pirates armés basés à terre

Mission en  Somalie pour les commandos marine !

Les commandos-marine se sont récemment entraînés en Corse aux missions qu'ils pourraient mener en Somalie.

L'Union européenne a autorisé le 23 mars 2012, les forces navales de l'opération Atalante à mener des actions à terre, sur le littoral, contre les pirates.

Les forces sont désormais autorisées à aborder, au rivage, les navires des pirates mais aussi à débarquer pour détruire leurs installations logistiques. Il ne s'agit, en aucun cas, d'actions de longue durée et en profondeur dans le territoire somalien. L'idée est uniquement celle de raids sur le littoral, à partir de la mer. Le coeur même du métier de commando-marine.

Pas étonnant qu'ils s'y entrainent tout spécialement, comme nous le confirme le dernier numéro de Cols bleus, le bimensuel de la Marine. 60 hommes du commando de Penfentenyo ont participé à un exercice sur ce thème en Corse durant le mois de février. La situation : "des groupes armés basés à terre entretiennent l'insécurité au large des côtes". La mission : "neutraliser les perturbateurs avec l'empreinte au sol la plus faible possible". Si ça ne ressemble pas à la Somalie, c'est qu'on ne sait pas lire...

Le BPC Tonnerre et la frégate Guépratte ont participé à l'exercice au large de Calvi, comme base arrière et PC des commandos. Seule une partie des commandos a pu être "tarponnée" (parachutée en mer) à cause du mauvais temps. Avec une douzaine de zodiac Futura, "ils enchaînent les actions coups de poing en territoire hostile. En six nuits consécutives, ils neutralisent les infrastructures et les moyens de défense maritime de l'ennemi, l'amputent d'une voie stratégique d'approvisionnement, recherchent et détruisent ses plots logistiques après s'être assuré de la neutralisation de la défense antiaérienne (SA-7 et SA-8). In fine, ils mettent hors de combat les principaux chefs des groupes ennemis", explique Cols bleus. Les commandos bénéficiaient des Caracals du 4ème régiment d'hélicoptères des forces spéciales, de l'appui aérien de Mirage 2000 et des minis-drones du commando Kieffer.

Depuis lors, la frégate Guépratte est arrivée au large de la Somalie (pour y relever l'Aconit) et un amiral français, le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis a pris le commandement de l'opération Atalante. Avec le droit d'intervenir sur le littoral.

Source : Secret-Défense

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samedi 5 mai 2012

Afghanistan : Un retrait anticipé serait un manquement à l'honneur de la France !

Nicolas Sarkozy « En Europe et dans le monde, la France a un rôle exceptionnel à jouer »

Lors du débat ayant opposé, le 2 mai 2012, les deux finalistes de l’élection présidentielle, il aura fallu attendre la fin pour que soient enfin abordées les questions internationales, dont celle concernant l’engagement militaire de la France en Afghanistan.

Le candidat du Parti socialiste, François Hollande, a réaffirmé son intention de rapatrier les troupes françaises d’Afghanistan d’ici la fin de l’année 2012, soit deux ans avant le terme fixé lors du sommet de l’Otan, organisé à Lisbonne en novembre 2010. Cela étant, entreprendre un retrait anticipé dans de bonnes conditions de sécurité s’avère compliqué à mettre en oeuvre sur le plan logistique, d’autant plus que les éventuelles voies de sorties sont, au pire, fermées (Pakistan), au mieux, très coûteuses. Ce que le député corrézien semble avoir admis. « S’il doit y avoir des difficultés matérielles, j’y répondrai. C’est effectivement un problème d’évacuation. Je ne prendrai aucun risque pour nos soldats » a-t-il ainsi affirmé.

Toute autre est la position de Nicolas Sarkozy. Dans le cadre de la stratégie fixée à Lisbonne, l’armée française a récemment confié la responsabilité du district de Surobi, dont elle avait la charge, à son homologue afghane. Ce qui a permis de diminuer les effectifs français présents dans le pays. Reste maintenant la question de la province de Kapisa, laquelle devrait prochainement passer sous contrôle afghan.

Aussi, pour le président sortant, qui a par ailleurs décidé de retirer les forces combattantes françaises d’Afghanistan d’ici la fin 2013 (et non celles chargées de la formation des soldats afghans), « le travail n’est pas terminé parce qu’il nous reste une région à transmettre à nos amis afghans ». Et d’insister : « Je n’ai pas l’intention d’accepter que l’armée française, après tous ses sacrifices, parte avant que le travail ne soit terminé. Nous l’avons fait à Kaboul, nous l’avons fait dans une première région, nous avons une dernière région. L’armée française tiendra ses engagements, et la France tiendra sa parole ».

Le lendemain, lors d’un meeting à Toulon, Nicolas Sarkozy est revenu à la charge sur cette question. « Dans ce qu’il va se passer demain et après-demain, en Europe et dans le monde, la France a un rôle exceptionnel à jouer » a-t-il lancé.

« Pendant 5 ans, j’ai pu mesurer combien la voix de la France est importante, combien elle compte pour beaucoup de pays qui attendent d’elle qu’elle parle pour eux » a-t-il poursuivi. « Mais la France ne peut pas jouer ce rôle singulier que l’histoire lui a façonné si elle ne respecte pas sa parole, si elle ne tient pas ses engagements » a encore expliqué le président sortant.

« Si l’on détruit la confiance que nous font nos alliés, que resterait-il de la capacité d’influence d’une France qui se retrouverait affaiblie politiquement, économiquement et moralement? », s’est interrogé Nicolas Sarkozy. D’où l’importance, à ses yeux, de l’affaire afghane.

« J’ai engagé la France aux côtés de nos alliés américains et européens pour libérer l’Afghanistan du cancer du terrorisme. Je n’accepterai pas que la France renonce à sa parole et parte piteusement alors que le travail n’est pas fini là où nous nous sommes engagés » a-t-il ajouté.

« La France quittera l’Afghanistan avec ses partenaires en bon ordre, quand elle aura fini le travail et qu’elle puisse rendre aux Afghans la responsabilité de leur sécurité. Partir avant, c’est un renoncement, c’est une lâcheté, c’est un manquement à la parole de la France et donc à l’honneur de la France » a-t-il fermement déclaré.

Source : Zone Militaire

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mercredi 25 avril 2012

Libye... La Marine nationale accusée de non secours en Méditerranée !

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La Marine nationale accusée de n'avoir pas secouru des migrants en difficulté en Méditerranée !

Suite au rapport établi au nom de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) par l’élue néerlandaise Tineke Strik au sujet de la mort de 63 migrants sur les 74 partis de Tripoli en mars 2011 à bord d’une embarcation légère pour fuir les combats en Libye, une plainte contre X a été déposée auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris pour « non assistance à personne en danger » par plusieurs organisations non gouvernementales, dont le Groupe français d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti).

En fait, cette plainte vise surtout l’armée française, plus précisément la Marine nationale, laquelle est ainsi accusée de n’avoir rien fait pour porter secours à ces migrants qui, le moteur de leur embarcation étant tombé en panne, ont dérivé en Méditerranée avant de s’échouer sur les côtes libyennes.

« La connaissance par les militaires français du bateau en péril est avérée » indique le texte de cette plainte, déposée au nom de 4 des 11 rescapés. Pour étayer cette affirmation, il y est écrit qu’un avion de patrouille français a survolé l’embarcation – alors qu’elle n’était pas en difficulté – et pris un cliché qui aurait été ensuite transmis aux garde-côtes italiens.

Le rapport de l’APCE évoque également l’existence de cette photographie mais selon Tineke Strik, les autorités françaises n’ont donné aucune précision concernant le type de l’appareil en question.

Quoi qu’il en soit, c’est en appelant, via un téléphone satellitaire, un prêtre installé à Rome que le centre de coordination des secours (MRCC) italien a été informé des difficultés rencontrées par les migrants. Ces derniers ont par la suite été survolés par un hélicoptère militaire, qui, portant l’inscription « Army », leur a largué des vivres et de l’eau.

« Il est probable mais pas certain, que l’appel de détresse et l’intervention de l’hélicoptère aient été liés » nuance le rapport de l’APCE, qui évoque la présence, près de la zone où était située l’embarcation en détresse, d’une frégate espagnole, le Mendez Nunez, et de deux navires de guerre italiens, les ITS Borsini et Etna, ce dernier se trouvant alors le plus loin, ainsi que des bateaux civils.

En outre, les survivants ont affirmé avoir croisé, au 10ème jour de leur périple, un « très grand navire militaire – peut-être un porte-avions ou tout au moins, un vaisseau équipé d’installations pour hélicoptères, avec des hélicoptères et peut-être aussi des avions de chasse ». Et selon le compte rendu qui a été reproduit par le rapport de Tineke Strik, « le navire était de couleur blanc cassé ou gris clair, et assez proche pour y distinguer à bord des personnes portant des uniformes militaires de différentes couleurs ». Seulement, ce bâtiment n’a pas pu être identifié.

D’où les soupçons du Gisti et des autres ONG à l’égard de la marine française, qui était alors très présente en Méditerranée pour mener des opérations militaires en Libye.

« Les militaires français ont sillonné et survolé la Méditerranée de façon permanente et ce, à compter de la mi-mars 2011. En effet, les forces militaires françaises furent associées à l’opération ‘Unified Protector’ à compter du 23 mars 2011; leur participation fut réalisée dans le cadre de l’opération dite ‘Harmattan’,donc sous mandat français, à compter du 19 mars 2011. » fait valoir le texte de la plainte, qui, chose assez surprenante toutefois, précise que le Commandant suprêmet allié transformation « était un militaire français, Stéphane Abrial ». Pourquoi le nom de l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’Air est-il cité ?
Mystère…

En attendant, le ministère de la Défense, par la voix de son porte-parole, Gérard Gachet, a rejeté catégoriquement cette accusation, estimant même qu’elle est « totalement infondée », notamment au regard, justement, du rapport de l’APCE. « Celui-ci ne met à aucun moment en cause la France. Et, comme l’a écrit le ministre Gérard Longuet à son auteur, aucun bâtiment français n’opérait à ce moment-là dans la zone concernée » a-t-il expliqué.

Et le fait est, les navires français déployés en Méditerranée dans le cadre de l’opération Harmattan avaient pris position dans le golfe de Syrte. Et pour une raison évidente de sécurité, le porte-avions Charles de Gaulle, cité par un article du quotidien The Guardian pour être le bâtiment imposant vu par les naufragés, et son escorte, naviguaient à 150 milles nautiques des côtes libyennes.

Pour autant, selon Me Maugendre, l’avocat qui a rédigé le texte de la plainte (dans laquelle on apprend que des Mirage 2000D ont opéré depuis le Charles de Gaulle!), cela n’exonère en rien l’armée française. « Quel que soit le lieu où se trouvaient les bateaux, ou les avions ou les sous-marins français qui avaient connaissance de cet appel de détresse, le fait de ne pas avoir dévié sa route pour aller porter secours à ces personnes-là, c’est une non assistance à personne en danger » a-t-il déclaré à la presse.

Source : Zone Militaire

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jeudi 19 janvier 2012

Économie - Triple A de la France : Ha ha ha, bas les masques !

La perte du triple A de la France... Il faut jeter les masques !

Il faut espérer que la perte de notre triple A, ce « trésor national » bien caché, dont la plupart des Français ne soupçonnaient même pas l'existence jusqu'à ces derniers mois, ne constituera pas, comme quelques commentateurs empressés le soutiennent déjà, le «tournant» de cette campagne présidentielle.

Le général de Gaulle s'indignait qu'on puisse penser que la politique de la France se faisait « à la corbeille », ce ne serait assurément pas mieux si le choix du chef de l'Etat se décidait in fine dans les bureaux de Standard & Poor's. Nicolas Sarkozy, bien imprudent d'avoir fait du « totem » de la notation un des marqueurs symboliques de sa crédibilité gestionnaire, a raison de laisser sa garde rapprochée marteler que la dégradation du crédit de la France sur les marchés internationaux est la conséquence logique, et presque inévitable, de l'affaiblissement collectif des pays de la zone euro, incapables d'apporter une solution durable à la crise de la dette grecque.

Mais, en même temps, le fait que l'Allemagne et les Pays-Bas échappent à la rétrogradation, ou que d'autres membres de la zone euro, comme l'Espagne et l'Italie, soient plus sanctionnés que nous - montrant ainsi que la question de la gouvernance ne peut pas être évacuée si facilement - interdit au pouvoir politique, et d'ailleurs à l'ensemble de la classe politique, de fuir leurs propres responsabilités.


Bien plus que telle ou telle politique, c'est un modèle de développement qui se trouve fondamentalement mis en cause par la fin du triple A français. Celui d'une économie de l'endettement qui a servi de moteur de plus en plus exclusif, par le biais de la consommation - elle-même entretenue par l'injection massive des transferts sociaux -, à la croissance du pays.

Un choix collectif qui s'appuie sur pas mal de faux-semblants comme en témoigne, mais ce n'est là qu'un exemple parmi d'autres, la quasi-sacralisation de notre modèle social. Paralysés face au risque que représenterait une réforme ambitieuse de la Sécurité sociale, les gouvernements qui se succèdent depuis le début des années 1990 ont préféré tolérer cette hérésie consistant à faire appel à l'emprunt pour payer des prestations sociales qu'ils n'arrivaient plus à financer faute de pouvoir recourir à de nouveaux prélèvements (ndlr : Impôts et taxes).

A chaque crise, on se félicite de l'efficacité de nos « amortisseurs sociaux » oubliant qu'en moins de deux décennies, la part des dettes de la Sécurité sociale dans le PIB a été pratiquement multipliée par cinq. Un scénario qui s'est répété avec la même constance à tous les échelons de la dépense publique.

Aujourd'hui, les Français accumulent les signes de dépression, ils seraient l'un des peuples les plus angoissés et les plus défiants du monde, alors que leur « art de vivre » continue de faire l'envie de la planète. C'est sans doute qu'ils sont eux-mêmes taraudés par le pressentiment que ce statut envié ne tient plus que grâce à une forme d'usurpation comptable qui s'appelle la dette.

Puisse l'affaire du AAA nous obliger tous à mettre enfin bas les masques.

Source : Henri Gibier - Les Echos

NDLR FNCV : A présent, il ne manque plus qu'un homme politique providentiel (il le sont quasiment tous, d'après ce qu'ils disent) qui déclare avec la solennité qui sied bien au teint :

"Françaises, Français, nous sommes au bord du gouffre, mais grâce à moi, nous allons faire un grand pas en avant !"

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