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Tag - Europe - Union Européenne

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jeudi 19 janvier 2012

Économie - Triple A de la France : Ha ha ha, bas les masques !

La perte du triple A de la France... Il faut jeter les masques !

Il faut espérer que la perte de notre triple A, ce « trésor national » bien caché, dont la plupart des Français ne soupçonnaient même pas l'existence jusqu'à ces derniers mois, ne constituera pas, comme quelques commentateurs empressés le soutiennent déjà, le «tournant» de cette campagne présidentielle.

Le général de Gaulle s'indignait qu'on puisse penser que la politique de la France se faisait « à la corbeille », ce ne serait assurément pas mieux si le choix du chef de l'Etat se décidait in fine dans les bureaux de Standard & Poor's. Nicolas Sarkozy, bien imprudent d'avoir fait du « totem » de la notation un des marqueurs symboliques de sa crédibilité gestionnaire, a raison de laisser sa garde rapprochée marteler que la dégradation du crédit de la France sur les marchés internationaux est la conséquence logique, et presque inévitable, de l'affaiblissement collectif des pays de la zone euro, incapables d'apporter une solution durable à la crise de la dette grecque.

Mais, en même temps, le fait que l'Allemagne et les Pays-Bas échappent à la rétrogradation, ou que d'autres membres de la zone euro, comme l'Espagne et l'Italie, soient plus sanctionnés que nous - montrant ainsi que la question de la gouvernance ne peut pas être évacuée si facilement - interdit au pouvoir politique, et d'ailleurs à l'ensemble de la classe politique, de fuir leurs propres responsabilités.


Bien plus que telle ou telle politique, c'est un modèle de développement qui se trouve fondamentalement mis en cause par la fin du triple A français. Celui d'une économie de l'endettement qui a servi de moteur de plus en plus exclusif, par le biais de la consommation - elle-même entretenue par l'injection massive des transferts sociaux -, à la croissance du pays.

Un choix collectif qui s'appuie sur pas mal de faux-semblants comme en témoigne, mais ce n'est là qu'un exemple parmi d'autres, la quasi-sacralisation de notre modèle social. Paralysés face au risque que représenterait une réforme ambitieuse de la Sécurité sociale, les gouvernements qui se succèdent depuis le début des années 1990 ont préféré tolérer cette hérésie consistant à faire appel à l'emprunt pour payer des prestations sociales qu'ils n'arrivaient plus à financer faute de pouvoir recourir à de nouveaux prélèvements (ndlr : Impôts et taxes).

A chaque crise, on se félicite de l'efficacité de nos « amortisseurs sociaux » oubliant qu'en moins de deux décennies, la part des dettes de la Sécurité sociale dans le PIB a été pratiquement multipliée par cinq. Un scénario qui s'est répété avec la même constance à tous les échelons de la dépense publique.

Aujourd'hui, les Français accumulent les signes de dépression, ils seraient l'un des peuples les plus angoissés et les plus défiants du monde, alors que leur « art de vivre » continue de faire l'envie de la planète. C'est sans doute qu'ils sont eux-mêmes taraudés par le pressentiment que ce statut envié ne tient plus que grâce à une forme d'usurpation comptable qui s'appelle la dette.

Puisse l'affaire du AAA nous obliger tous à mettre enfin bas les masques.

Source : Henri Gibier - Les Echos

NDLR FNCV : A présent, il ne manque plus qu'un homme politique providentiel (il le sont quasiment tous, d'après ce qu'ils disent) qui déclare avec la solennité qui sied bien au teint :

"Françaises, Français, nous sommes au bord du gouffre, mais grâce à moi, nous allons faire un grand pas en avant !"

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vendredi 30 décembre 2011

Afghanistan : Deux légionnaires du 2e REG tués en Kapisa par un soldat afghan de l'ANA !

Paris, le jeudi 29 décembre 2011
Communiqué de monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants

Ce matin jeudi 29 décembre 2011, au cours d’une mission d’appui au profit de l’armée nationale afghane engagée dans une opération de contrôle de zone en vallée de Kapisa, deux sous-officiers du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, ont été mortellement touchés par le tir délibéré d’un soldat afghan présent sur leur position.

Gérard Longuet exprime sa plus vive émotion aux familles et aux proches des défunts et
s’associe pleinement à leur douleur. Ses pensées vont également aux compagnons d’armes de ces militaires.
Gérard longuet condamne cet acte lâche. Il réaffirme les liens de confiance qui existent entre les soldats français et afghans et la volonté de la France de participer au développement de l’armée nationale afghane. Cet incident isolé, ne remet en aucun cas en cause, le processus de transition initié, visant à confier les responsabilités de sécurité à l’armée nationale afghane (ANA).

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants réaffirme tout son soutien et sa
confiance aux forces françaises engagées sur ce théâtre d’opérations. Il salue leur courage et leur détermination à poursuivre leur action pour rétablir la paix en Afghanistan.

Source : DICOD

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Selon l'Elysée, les deux sous-officiers ont été délibérément tués par un soldat afghan. L'OTAN évoque seulement «un homme vêtu d'un uniforme de l'armée afghane».
 
La prudence de l'Otan vis-à-vis de l'identité du tireur peut s'expliquer par la présence de nombreux rebelles talibans dans la région de Kapisa. Il n'est donc pas exclu que ce soit l'un d'entre eux, déguisé en soldat, qui soit responsable de la mort des deux soldats français.

Le décès des deux légionnaires du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse) porte à 78 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis fin 2001.

Après avoir présenté ses condoléances aux familles des deux soldats, le président de la République a de nouveau exprimé «la détermination de la France à continuer d'œuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement».

Dans un communiqué séparé, François Fillon a «salué solennellement le courage, le dévouement et le professionnalisme sans faille de nos militaires agissant aux côtés de leurs camarades afghans».

Source : Le Figaro.fr

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NDLR : A la demande de sa famille, l'identité d'un des deux sous-officiers n'a pas été rendue publique par l'Armée de terre. En revanche, on sait que l'autre victime de l'attaque est l'adjudant-chef Mohammed El Gharrafi.

Agé de 39 ans, El Gharrafi avait rejoint la Légion étrangère en décembre 1992. Il aura donc servi la France pendant dix-neuf ans. Après sa formation initiale au 4ème RE, il rejoint le 6ème REG (qui deviendra le 1er REG en 1999) comme sapeur d'assaut. En 1996, il part pour deux ans au 3ème REI en Guyane. Puis il se porte volontaire pour le 2ème REG - alors en cours de création et spécialise dans les formations montagne et commando. Il passe sergent en 1999. Il venait d'être promus adjudant-chef le 1er décembre 2011. Il a servi à de nombreuses reprises à l'étranger (et outre-mer) : Bosnie, Tadjikistan, Guyane, Liban et Djibouti. Il était arrivé en Afghanistan, comme membre d'une OMLT au sein de l'armée nationale afghane.
Il était marié et père de quatre enfants.

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jeudi 3 novembre 2011

Crise en Grèce : Limogeage des quatre chefs d'état-major de l'armée grecque !

Crise grecque... Le gouvernement grec ne cesse de surprendre !

Après avoir annoncé l’organisation d’un référendum au sujet du plan de sauvetage de l’euro, adopté lors d’un sommet européen la semaine passée, ce qui risque de le mettre en péril, il vient de limoger les 4 chefs d’état-major de ses forces armées, ainsi qu’une douzaine d’autres officiers, à l’issue d’un conseil de sécurité présidé par le Premier ministre grec, Georges Papandréou.

D’après une source interne au ministère grec de la Défense, cette décision était attendue car ce remaniement était prévu « depuis longtemps ». Cela étant, ce limogeage de ces responsables militaires a été critiqué par l’opposition de droite. « Vous êtes finis, laissez les forces armées tranquilles » a déclaré Margaritis Tzimas, en charge des affaires de défense au sein du parti Nouvelle Démocratie, qui a qualifié cette mesure « d’anti-démocratique ».

En fait, en Grèce, l’usage veut que quand une majorité est sur le point de quitter le pouvoir, elle procède au renouvellement de l’état-major des forces armées, afin de nommer des responsables qui leur sont favorables. D’où les spéculations au sujet de l’avenir du gouvernement dirigé par le socialiste Georges Papandréou.

Compte tenu du contexte économique et de la situation politique, il est sans doute probable que le gouvernement grec ait anticipé un résultat défavorable du vote de confiance qu’il a demandé pour la fin de la semaine. Avec une majorité de 152 députés sur 300, l’exercice s’avère en effet délicat.

Source : Zone militaire

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jeudi 25 août 2011

Libye : Victoire des insurgés... Chute du dictateur Kadhafi !

Et ensuite... après la victoire des insurgés ?

La victoire des insurgés libyens contre le régime du colonel Kadhafi au pouvoir depuis plus de quarante ans, est un évènement majeur sur la scène internationale.
 
Il s'agit d'un succès remarquable de la politique étrangère française et, il faut le souligner,  pour le président Nicolas Sarkozy  qui a su le premier, prendre des risques importants en faveur d'une révolution à priori spontanée et peu structurée, en n'hésitant pas à lui apporter, sur les plans politique et militaire, le soutien et l’aide nécessaires.

Certes, l’Europe et les USA n'ont pas été absents des théâtres d'opérations, mais c'est la France qui est apparue  comme le véritable leader de la coalition internationale venue au secours des insurgés.
 
Il faut également souligner que l'engagement des armées françaises dans ce conflit, a été particulièrement conséquent et efficace: Les raids aériens menés depuis la Corse, relayés ensuite par le porte-avions Charles de Gaulle au large des côtes libyennes, les actions de bombardement de nos forces navales, la formation dispensée par les hommes des forces spéciales présentes sur le terrain, ont été déterminants.
 
Au plan international, la France apparaît aujourd'hui comme le principal artisan de la chute du dictateur Mouammar Kadhafi.

Les nombreux drapeaux français brandis par les forces anti-Kadhafi et les manifestants en liesse, ne laissent aucun doute à ce sujet : le peuple libyen « rend à César ce qui appartient à César », et marque ainsi clairement sa reconnaissance pour l'aide inestimable que nous lui avons apportée.

Reconstruction de la Libye : quelle sera la place des entreprises françaises ?

La question qui se pose désormais sera celle des retombées utiles de ce succès politique et militaire, et à cet égard, la situation actuelle pourrait autoriser un certain optimisme,  sous deux réserves :

  • que les Islamistes présents dans le Conseil temporaire ne soient pas en mesure de confisquer le pouvoir à leur profit.
  • que la Libye, pays composé de tribus souvent antagonistes dans le passé,  devienne une véritable Nation, dont les dirigeants se donneront comme premier devoir, le souci de l’intérêt général.

La Libye nouvelle aura à se reconstruire, et les entreprises françaises doivent être présentes pour l’y aider.
 
De nombreux bâtiments et ouvrages d'art ont été détruits, et dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, la France dispose de grandes entreprises de premier plan reconnues comme telles au niveau mondial. Les richesses pétrolières libyennes devront  continuer à être exploitées et ici encore, la France dispose des compétences nécessaires.

Sur le plan militaire, la Libye aura besoin de formateurs, et l'armée française a largement fait ses preuves dans ce domaine, notamment en Afghanistan. Ce savoir-faire pourra être employé en Libye.
 
Nous pouvons donc d'ores et déjà être soulagés et nous réjouir de l'issue de ce conflit hasardeux dans lequel notre pays a été engagé. Mais nous devons aussi être attentifs afin que la France prenne toute sa place dans l’œuvre de reconstruction de la Libye qui s'annonce...

PC FNCV

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dimanche 24 juillet 2011

Norvège : Des femmes policières musulmanes voilées

Des femmes policières voilées en Norvège... Pourquoi pas en France, pendant qu'on y est ?

= Article publié le samedi 7 février 2009 =

Le gouvernement norvégien a accepté de modifier la loi uniforme de police pour y inclure le hijab. Une décision saluée par la communauté musulmane scandinave.

Keltoum Hasnaoui, une jeune femme musulmane norvégienne, âgée de 23 ans et d’origine algérienne, a adressé une pétition au ministère de la Justice, pour demander à servir dans les forces de police, avec son hijab. « Après avis de la Direction de la police, il a été décidé que les règles relatives à l’uniforme de la police sera modifiée pour permettre le port du foulard religieux avec l’uniforme », a indiqué le ministère, dans un communiqué.

Ingelin Killengree, directeur du Conseil national de la police indique que cette décision entre dans le cadre des efforts visant à recruter plus de personnel dans la communauté musulmane. « Nous pensons qu’il est nécessaire de recruter à grande échelle et de développer une force de police qui reflète toutes les classes dans la société, indépendamment des croyances et de l’origine ethnique ».

Plusieurs pays européens, dont la Suède et la Grande-Bretagne, permettent déjà aux femmes policiers de porter le hijab. La communauté musulmane norvégienne est estimée à 150.000 habitants sur une population totale de plus de quatre millions et demi. La majorité est originaire du Pakistan, de la Somalie, de l’Irak et du Maghreb.

Source : Oumma.com - Lecture L'Express

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Et en France aussi, cela a déjà commencé...

= Article publié le 24 février 2010=

Une femme fonctionnaire, agent de surveillance de Paris (ASP), suspendue de ses fonctions pour avoir porté le voile islamique simple dans un service de police, et qui devrait comparaître jeudi matin devant le conseil de discipline, a demandé le report de celui-ci, a-t-on appris de source policière.

La décision de report a été prise à l'unanimité a-t-on indiqué et la date du prochain conseil de discipline n'a pas été précisée.

Nora B., a été suspendue en novembre 2009 par le préfet de police de Paris après avoir été à plusieurs reprises admonestée par sa hiérarchie.

Affectée dans le XIème arrondissement de Paris et chargée de la régulation de la circulation dans la capitale, elle portait dans le service de police où elle est affectée le voile simple (non intégral). Elle a toujours refusé de l'enlever.

Source : AFP

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vendredi 22 juillet 2011

Carnage à Oslo : La Norvège frappée au coeur par deux attentats extrêmement meurtriers !

Attentat à la bombe et fusillade en Norvège !

La Norvège a été frappée au coeur vendredi 22 juillet 2011 par un attentat à la bombe au centre d’Oslo et peu après, près de la capitale, par une fusillade visant un rassemblement de la jeunesse du parti travailliste au pouvoir qui a tourné au carnage, faisant des dizaines de morts.

Samedi à l’aube, la police d’Oslo a annoncé que l’armée et la police allaient renforcer la sécurité auprès des bâtiments et institutions potentiellement menacés après la double attaque, la plus sanglante en Europe depuis les attentats du 11 mars 2004 à Madrid qui avaient fait 191 morts et près de 2.000 blessés et avaient été revendiqués au nom d’Al-Qaeda par une cellule islamiste radicale.

Oslo... Un attentat d’extrême droite ?

La police a annoncé vendredi avoir arrêté un suspect, un Norvégien «de souche» âgé de 32 ans. Les éléments postés par le suspect sur internet laissent penser qu’«il a certains traits politiques penchant vers la droite et anti-musulmans mais il est trop tôt pour dire si cela a été un motif pour son geste», a déclaré le commissaire de police Sveinung Sponheim à la télévision publique NRK. Selon la télévision TV2, le suspect est proche des milieux d’extrême-droite et avait deux armes enregistrées en son nom, dont un fusil automatique, des informations non-confirmées par la police, qui refuse également de confirmer l’identité du suspect circulant dans certains médias.

L’explosion d’une ou deux bombes de forte puissance près du siège du gouvernement et la fusillade sur une île des environs d’Oslo apparaissent comme une attaque concertée pour frapper au coeur le royaume scandinave. Des explosifs non détonés ont aussi été retrouvés sur l’île d’Utoeya près d’Oslo, où le suspect a ouvert le feu sur les participants d’une université d’été de la jeunesse travailliste, selon le commissaire Sponheim. Selon lui, l’explosion près du siège du gouvernement norvégien a fait sept morts et neuf blessés graves.

«Au moins 80 personnes sont mortes au cours de la seule fusillade» sur l’île d’Utoeya, près d’Oslo, a déclaré de son côté dans la nuit de vendredi à samedi à l’AFP un porte-parole de la police, Are Frykholm. Le suspect portait un pull estampillé avec le sigle de la police lorsqu’il a été arrêté après la fusillade, mais il n’a jamais travaillé pour celle-ci, selon le commissaire. L’homme s’est introduit dans le camp en prétendant vouloir s’assurer de la sécurité des participants après l’explosion d’Oslo et a tiré sur les participants.

L’explosion a frappé un quartier abritant notamment le bureau du Premier ministre Jens Stoltenberg, lequel n’était pas sur place au moment de la déflagration. Sur la foi de témoignages, la police a parlé d’«une ou deux bombes». Le carnage à l’université d’été de la jeunesse du parti travailliste au pouvoir sur l’île d’Utoeya s’est produit peu après.

L’explosion s’est produite en milieu d’après-midi. Entendue à des kilomètres à la ronde, elle a soufflé les fenêtres du bureau du Premier ministre et l’imposante tour brune était endommagée sur toutes ses façades, ce qui permettait littéralement de voir de part en part du bâtiment. Tous les immeubles environnants ont également fortement touchés. Selon le principal tabloïde norvégien Verdens Gang (VG), dont la rédaction était aux premières loges de l’attaque, le corps d’une personne inanimée pendait dans le cadre d’une fenêtre éventrée.

Les images des télévisions norvégiennes montraient des immeubles totalement défigurés, des trottoirs jonchés de débris de verre, de la fumée s’élevant du quartier, de nombreuses ambulances et des blessés ensanglantés. «Des personnes gisent en sang dans la rue», a lancé une journaliste de la radio publique NRK présente sur place.

La police a rapidement bouclé le quartier, où une voiture noire se trouvait sur le flanc et où les alarmes des bâtiments dévastés hurlaient dans le vide tandis que des pompiers tentaient de contenir un incendie. Un porte-parole de la police a rapidement appelé les habitants d’Oslo à «éviter les grands rassemblements» et à rentrer chez eux. «Plusieurs dizaines» de personnes ont été hospitalisées pour des blessures plus ou moins graves, a-t-il précisé.

Des chiens policiers passaient le quartier au peigne fin à la recherche d’autres explosifs éventuels dans un paysage de désolation. A Utoeya, après la fusillade, plusieurs jeunes ont tenté de s’enfuir à la nage en se jetant à l’eau, ont rapporté des témoins. «J’ai reçu un SMS qui disait: "Ca tire, je me cache"», a raconté le compagnon d’une des jeunes filles participant à l’université d’été.

Les Etats-Unis, l’OTAN, l’Union européenne et de nombreux pays ont condamné ces actes et adressé leurs condoléances. «Nous condamnons ces actes de violence odieux», a déclaré à l’AFP la porte-parole du département d’Etat Heide Bronke Fulton. C’est la première fois, semble-t-il, que le royaume, Etat membre de l’Otan engagé en Afghanistan et en Libye, est frappée par un attentat à la bombe.

Source : Libération.fr

NDLR: En définitive, le bilan de ces deux attentats s'élèverait à 76 morts.

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mercredi 29 juin 2011

Le CEMA dénonce la fragilité du lien Armée-Nation

Le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Guillaud, a prononcé, le 20 mai 2011, une allocation riche et dense à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

En premier lieu, l’amiral Edouard Guillaud a identifié cinq tendances qui caractérisent les évolutions géo-stratégiques en cours : « la pertinence de l’idée de surprise stratégique », illustrée par les révolutions arabes, la confirmation de l’arc de crise allant du Maghreb au sous-continent indien, défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBSDN), le « piétinement d’une Europe cacophonique ou aphone (…) incapable de se concevoir en puissance globale sur la scène internationale », l’intention des Etats-Unis de laisser aux Européens le soin de répondre aux crises dans leur zone d’influence régionale en s’appuyant sur la structure de l’OTAN, et l’affirmation des pays émergents (les BRIC).

Les guerres sont devenues des guerres d'usure

Face à cette situation, le CEMA a tiré plusieurs leçons pour l’armée française, qui a été très sollicitée au cours de ces derniers mois, avec les interventions en Libye et en Côte d’Ivoire, sa présence en Afghanistan et au Liban, sans oublier son engagement au Sahel où des otages français sont retenus par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Ainsi, l’amiral Guillaud a mis en avant que l’outil militaire français est à la fois « complet et cohérent », ce qui est indispensable pour « porter une volonté politique » dans le monde. Seconde leçon : la qualité et la crédibilité des forces françaises, qui a permis à ces dernières de « répondre à toutes les sollicitations de notre pouvoir politique, dans l’urgence et avec succès ». Enfin partant du constat que « les guerres d’aujourd’hui sont des guerres lentes et longues, des guerres d’usure, des guerres qui durent », il est nécessaire, selon lui, de « savoir durer ».

Cet outil militaire est favorisé, d’après le CEMA, par trois facteurs : la pertinence d’une chaîne décisionnelle courte, qui serait une « caractéristique française », un format d’armée « presque en cohérence » avec ses contrats opérationnels, et la qualité de ses personnels, « professionnels, formés, entraînés » et « animée par des forces morales qui font toute sa résilience », faites de loyauté, d’honneur, de générosité, de sens du service et du bien commun ». Sur ce dernier point, l’amiral Guillaud estime que ces valeurs sont un « savoir-être, un savoir donner et un savoir servir dans nos armées », ce qui ne va pas toujours forcément de soi à notre époque.

Les réformes actuelles fragilisent nos armées

Cela étant, ce constat favorable repose sur un équilibre précaire. Sans langue de bois, le CEMA a ainsi estimé que les armées françaises sont « fragilisées » par les réformes en cours (RGPP, conclusions du LBDSN) alors que les conséquences de la crise économique et financière de 2008 continuent à peser et rendent le contexte budgétaire compliqué.

L’amiral Guillaud a souligné l’importance de ces réformes, qu’il a même qualifiées de "transformations", qui remettent en cause les « structures », les « organisations », les «procédures » et les « modes traditionnels de fonctionnement ».

Quant à l’équation budgétaire, le CEMA a affirmé que « les contraintes financières » actuelles, qui « grèvent notre endurance opérationnelle » sont susceptibles de « remettre en cause notre régénération, c’est à dire notre aptitude à assumer les missions qui nous sont confiées ».

Toujours selon l’amiral Guillaud, il y aurait même urgence. « Aujourd’hui, en tirant sur les cordes de la préparation opérationnelle et de la formation, nous touchons aux équilibres de notre outil » a-t-il expliqué.

L'ignorance de la chose militaire augmente...

Ces propos ne sont pas innocents alors que se profilent les prochaines échéances électorales. Et il est à craindre que les questions de défense, qui font partie des prérogatives régaliennes de l’Etat, ne soient pas abordées lors des débats qui opposeront les différents camps politiques.

Aussi, le CEMA a indiqué souhaité « que la Défense soit un sujet ». « Notre avenir et notre sécurité l’exigent » a-t-il lancé. Mais pour qu’il le devienne, encore faudrait-il que les électeurs lambda soient intéressés par ces questions. Et c’est une autre fragilité soulignée par l’amiral Guillaud, qui estime que la distance entre l’armée et le monde civil «semble s’accroître». Et l’officier de déplorer « l’ignorance grandissante de la chose militaire, notamment chez les élites de notre pays ».

Source : Zone Militaire

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samedi 30 avril 2011

Libye : L'efficacité de L'Armée de l'Air française et du Rafale

L'Armée de l'Air française et l'avion Rafale font preuve d'une grande efficacité en Libye

Le retrait américain des opérations militaires menées en Libye place les Européens dans une situation inédite et complexe. La chaîne de commandement de l’OTAN va, pour la première fois, fonctionner sans les Américains.

Ces derniers se sont ainsi effacés des structures otaniennes qu’ils commandent : à Mons, le SACEUR, l’amiral James Stavridis (très discret depuis le début de la crise), a laissé les commandes au DSACEUR, le général britannique Sir Richard Shirreff. A Naples, c’est l’amiral Samuel Locklear qui laisse le devant de la scène au général canadien Charles Bouchard, commandant en chef de l’opération “Unified Protector”.

Un contingent d’officiers français a d’ailleurs été transféré de Ramstein vers le sud de l’Italie pour renforcer la présence française sur place. A Poggio Renatico, c’est le général italien Mario Ottone qui est aux manettes. Enfin, à Izmir, le numéro deux, le général français Vincent Tesnière, est informellement à la tête du CC Air HQ, le général américain Ralph Jodice s’étant lui aussi “effacé”.

L’enjeu est d’importance : il s’agit ni plus ni moins de tester la capacité des Européens à utiliser les structures de l’alliance de manière autonome. Les Américains nous placent, de ce fait, face à nos responsabilités, mais aussi face à nos carences évidentes. La première d’entre-elles est que les Européens ne sont pas au complet, suite au refus allemand de participer aux opérations militaires.

Vient ensuite la question des moyens propres censés pallier le retrait des 40 aéronefs américains impliqués dans l’opération “Aube de l’Odyssée”. Mais comment remplacer les 25 avions de combats F-16 et F-15, ainsi que les 20 ravitailleurs mobilisés par l’USAF ?

Trouver ces moyens en Europe va être “très compliqué”, de l’avis d’observateurs avisés. La situation est particulièrement compliquée du fait que certains pays, comme la Suède et la Turquie, ont refusé de participer aux frappes au sol. Dans le domaine des drones, les moyens européens seraient nettement insuffisants, tant en termes de plates-formes disponibles qu’en termes de capacité de traitement des informations fournies par les drones que les Américains vont maintenir en opérations au-dessus de la Libye. La planification, le choix et le traitement des cibles (targeting) est un autre casse-tête pour les Européens, qui comptaient très largement sur les moyens américains.

Une «véritable promotion de l’armée de l’air»

Autre enseignement de ces premières semaines de conflit, la France est le seul pays européen à tenir son rang en termes de capacités, ce qui n’a échappé ni aux Américains ni aux partenaires européens. Certains avancent même que les opérations en Libye seraient une «véritable promotion de l’armée de l’air».

Le Rafale a ainsi démontré ses qualités, inégalées en Europe : souplesse et polyvalence (capacités à décoller tant de Saint-Dizier que de Solenzara ou du porte-avions), réelles capacités multirôles (vaste éventail d’armes, excellence dans les missions air-air comme air-sol). Sur ce point, la comparaison avec les capacités des Britanniques ne plaide pas en faveur de ces derniers. Les opérations auraient ainsi mis en évidence l’état très préoccupant des forces aériennes britanniques, avec un différentiel de 1 à 3 par rapport aux capacités françaises, tant en termes de moyens mobilisables qu’en termes de capacités à opérer de manière autonome.

Paris devra, cependant, rapidement envisager le renouvellement partiel de sa flotte d' avions ravitailleurs, véritable colonne vertébrale du dispositif aérien français. La principale question pour la France consiste désormais à déterminer comment capitaliser ce succès dans un contexte d’une défense européenne qui semble encore un horizon lointain... 

Source : TTU On Line - Crédit photo: MinDef

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mardi 26 avril 2011

Italie : Saccage d'un bâtiment public par de jeunes immigrés tunisiens à Lampeduza

Italie : Intifada à Lampedusa par des immigrants tunisiens

Avril 2011 

De jeunes Tunisiens, immigrés clandestins mineurs, logés à la “Casa della Fraternità” , la Maison de la Fraternité, une structure d’hébergement gérée par un prêtre catholique, ont saccagé portes et fenêtres du bâtiment pour ensuite mettre les flammes aux matelas des lits qu’ils avaient amassés à l’entrée de l’édifice (04/04/2011).

La situation est retournée à la normale après l’intervention de la police locale et des pompiers que les jeunes ont accueillis par des jets de pierre.

Les 36 mineurs tunisiens se sont révoltés parce qu’ils veulent quitter immédiatement l’ile de Lampedusa pour rejoindre au plus tôt le continent européen.

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Vidéo : Lampedusa, la révolte des immigrants

(Notez les Allahu akbar et autres incantations islamiques à la toute fin de la vidéo)

Source : Bivouac

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lundi 11 avril 2011

France : Le voile intégral, la burqa, le niqab... sont interdits en public !

La loi interdisant le port d'un voile intégral, niqab, burqa...
dans l’espace public, en France, entre en vigueur aujourd'hui

Les femmes portant le niqab ou la burka n’auront le droit de se promener dans la rue qu’aux abords immédiats des lieux de culte. Elles ont interdiction de conduire
   
C’est aujourd’hui, alors que le débat sur la laïcité marque un peu le pas, qu’entre en vigueur la loi anti-burqa adoptée en octobre 2010. La France fait exception dans le monde. Aux Etats-Unis, la question est jugée anecdotique. Plus près de chez nous, notamment aux Pays-Bas et en Belgique, le voile intégral fait polémique, mais aucun pays européen n’est allé jusqu’à légiférer.

Cinq questions pour comprendre comment et à qui elle va s’appliquer.

1 - Qu’est-ce qui est interdit sur le port du voile ?
La loi, adoptée le 11 octobre, porte officiellement sur l’interdiction de dissimuler son visage dans l’espace public. Le texte vise clairement le voile intégral que portent certaines femmes musulmanes : la burqa, telle qu’elle se voit surtout en Afghanistan, et surtout le niqab, qui ne laisse apparaître qu’une fente pour les yeux. Foulards, écharpes, lunettes et chapeaux sont acceptés, tant qu’ils n’empêchent pas d’identifier le visage. Ainsi que le casque intégral pour les usagers de deux-roues ou… le masque pour les escrimeurs!

2 - Combien de femmes sont concernées ?
Le rapport de la mission parlementaire qui a précédé le vote de la loi n’avait recensé aucune burqa et évaluait à 1900 le nombre de femmes portant le niqab en France. Un phénomène circonscrit aux zones très urbanisées : la moitié des femmes voilées de pied en cap, selon une coutume empruntée au Moyen-Orient et non pas au Maghreb, vivent en Ile-de-France. Selon le ministère de l’Intérieur, il s’agit aux deux tiers de femmes de nationalité française, à 90% âgées de moins de 40 ans. Et, pour un quart d’entre elles, de converties.

3 - Où le niqab est-il banni ?
Le voile intégral est interdit sur la voie publique et dans tous les lieux ouverts au public ou affectés à un service public, comme l’école (où le port de signes religieux ostentatoires est banni depuis 2004), les mairies, préfectures, tribunaux, hôpitaux, musées, bibliothèques, stades et transports collectifs. La loi inclut aussi les parcs, plages, commerces, restaurants, cinémas et théâtres. Rien n’interdit en revanche de porter le voile dans des lieux de culte, à leurs abords et évidemment à la maison. En voiture, il est permis sauf si l’on conduit.

4 - Que risquent les contrevenantes ?
La loi prévoit une amende de 150 € et/ou un stage de citoyenneté. Porter le niqab relève de la contravention. Forcer quelqu’un à le faire est en revanche un délit, passible d’un an d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende. Si la personne voilée sous la contrainte ou la menace est mineure, ceux qui l’y forcent — même si c’est seulement à la maison — risquent jusqu’à deux ans de prison et 60.000 € d’amende.

5 - Quelles consignes ont été données à la police ?
Une note de service a été adressée jeudi aux directeurs départementaux de la sécurité publique et aux préfets. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henri Bradet, en résume l’esprit : « Il faut faire preuve de discernement, de pédagogie et privilégier l’écoute et le dialogue. » Le débat très tendu sur la laïcité explique en partie la volonté du gouvernement de calmer le jeu sur cette loi « délicate à mettre en œuvre ».
« Cette circulaire est faussement appelée circulaire niqab. En réalité, ce texte s’applique à bien d’autres situations comme les casseurs dans les manifestations ou les hooligans qui masquent leur visage dans les stades », insiste-t-il. Aucune consigne n’a donc été donnée pour « traquer » les femmes voilées. « Il faut s’interdire toute forme de provocation, éviter les attroupements éventuels, détaille un commissaire de banlieue. En cas de contrôle, il faut le cas échéant isoler dans un coin discret la personne pour vérifier son identité ou la conduire au commissariat. Mais il est hors de question d’arracher un voile ou de pratiquer un déshabillage forcé. C’est de toute façon interdit par la loi. » 

Source : Claudine Proust - Le Parisien.fr

NDLR : C'est, enfin, une bonne décision du gouvernement français. Mais il reste en chantier des lois encore plus urgentes.
  • Sur le problème extrêmement grave de l'immigration massive d'indésirables, qu'elle soit légale ou illégale", conséquence du regroupement familial, et des subsides trop généreusement accordés à des non-nationaux qui n'ont jamais travaillé, ni cotisé en France. C'est cela qui rend la France si attractive pour eux. Ils pullulent au détriment des travailleurs actifs ou retraités. Il faut agir très vite, car c'est tout notre système économique qui est en train de s'effondrer, inexorablement.
    CHANGEZ LES LOIS !
  • Sur la prière dans la rue: il serait bon que le gouvernement français fasse appliquer nos lois et soit aussi déterminé et courageux que le gouvernement tunisien, qui l'a interdite. Le prosélytisme musulman intégriste et la volonté de faire construire de nombreuses mosquées dans un pays chrétien (de moins en moins, hélas)  sont à l'évidence derrière cette soudaine frénésie de prière dans la rue. Ils ne s'en cachent même pas.
    FAITES APPLIQUER NOS LOIS !

Agissez ! Soyez fermes ! Vous avez été élus pour cela !

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vendredi 8 avril 2011

France : Claude Guéant s'attaque à l'immigration "légale"... et massive...

Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, en lutte contre l'immigration

Au lendemain d'une convention du parti sur la laïcité qui a tant fait couler d'encre, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant annonce qu'il veut réduire l'immigration légale, notamment en diminuant l'immigration du travail et le regroupement familial. Interrogé sur son intention d'«intervenir pour réduire l'immigration légale» dans une interview accordée au Figaro magazine à paraître vendredi 8 avril 2011, il répond : «Bien évidemment !».

C'est la première fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy que le gouvernement affiche l'intention de réduire l'immigration légale, ayant jusqu'à présent privilégié la lutte contre l'immigration clandestine. Le chef de l'Etat avait seulement prôné un rééquilibrage de l'immigration familiale, qualifiée d'«immigration subie», vers une immigration de travail, qualifiée de «choisie». Dans cette même interview, le ministre annonce qu'il n'y aura plus de prières musulmanes dans les rues de France «d'ici à quelques mois».

«Notre pays est plus généreux que l'Allemagne ou le Royaume Uni»

«J'ai demandé que l'on réduise le nombre de personnes admises au titre de l'immigration du travail [20 000 arrivées par an. », explique le ministre de l'Intérieur, également chargé de l'Immigration. «Et nous allons continuer à réduire le nombre d'étrangers venant en France au titre du regroupement familial (15 000)», poursuit-il, précisant avoir demandé «une étude sur la pratique des pays d'Europe sur l'application du droit international».

Autre cible pour réduire l'immigration, le ministre de l'Intérieur entend s'attaquer au droit d'asile et juge la France trop généreuse. «En matière d'asile [10 000], notre pays est plus généreux, malgré les restrictions apportées, que l'Allemagne ou le Royaume Uni, alors que nous appliquons les mêmes conventions internationales ! S'il apparaît qu'il y a des anomalies dans nos pratiques, des modifications interviendront], déclare-t-il encore.

Reconduites à la frontières : «J'espère que nous ferons plus»

En matière d'immigration illégale, l'ancien secrétaire général de l'Elysée rappelle qu'«avant 2001, la France ne reconduisait dans leur pays d'origine que 8 000 à 9 000 personnes» par an, alors qu'«aujourd'hui, c'est environ 30 000».  Pour 2011, le nouveau ministre a fixé un objectif de «28 000 reconduites à la frontière» pour 2011. «Très franchement, j'espère que nous ferons plus», dit-il encore.

Accusé par la gauche de chasser sur les terres du Front National - poussant François Fillon à défendre son ministre devant l'Assemblée nationale dénonçant des méthodes dignes des procès staliniens - notamment après les diverses polémiques  - la «croisade» menée par Nicolas Sarkozy en Libye, un dérapage sur lequel il s'est expliqué par la suite pour mieux glisser de nouveau en expliquant que «les usagers du service public ne doivent pas porter de signes religieux», ou encore en estimant récemment que «l'accroissement du nombre» de musulmans en France «et un certain nombre de comportements posent problème» - Claude Guéant assume.

«Des électeurs se tournent vers lui car ils considèrent que les autres partis les ont déçus», répond-il dans l'interview à une question sur la progression du parti frontiste. «C'est compréhensible et je serais heureux que les partis de la majorité ramènent vers eux ces déçus qui ont exprimé leur exaspération et leur déception», dit-il encore.

*Selon des chiffres publiés à l'automne par le ministère de l'Immigration, en 2009, 175 416 titres de long séjour ont été délivrés par la France à des ressortissants étrangers non européens - en baisse de 2,9% par rapport à 2008. Ce chiffre global concerne l'immigration familiale (75 712 titres de long séjour), les étudiants (50 656), l'immigration professionnelle (24 391), le droit d'asile (10 921), le solde concerne les «autres motifs», notamment humanitaires. Du 1er janvier 2010 au 31 août 2010, 122 246 autorisations de long séjour ont été accordées, soit une hausse de 9,7% par rapport aux huit premiers mois de l'année 2009.

Source : Le Parisien

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jeudi 10 mars 2011

Libye : Contre-offensive de l'armée de Kadhafi contre les rebelles

Europe, Occident, ONU, OTAN... Hésitent* à soutenir les opposants au régime du colonel Kadhafi

Seule la France propose des "...frappes aériennes ciblées..."
Pour Nicolas Sarkozy et David Cameron : «Kadhafi et sa clique doivent partir» !

...

La contre-offensive des forces libyennes pour reprendre les villes tombées depuis trois semaines aux mains des insurgés hostiles au régime de Mouammar Kadhafi s'est poursuivie, jeudi 10 mars 2011, alors que l'Occident hésite encore sur la façon de soutenir ces derniers.

Face à l'escalade, le chef du Conseil national de transition, Moustafa Abdeljalil, dont la tête a été mise à prix par le régime, a lancé un appel à l'aide internationale, affirmant que sans elle "Kadhafi anéantira" le pays.

La riposte du régime se poursuit

Dans l'après-midi, les insurgés ont fui Ras Lanouf, base la plus avancée des insurgés dans l'Est, située à 650 km de la capitale, Tripoli, sous une pluie de roquettes et d'obus. "Nous sommes vaincus. Ils bombardent à coups d'obus et nous fuyons. Cela signifie qu'ils sont en train de reprendre Ras Lanouf", a reconnu un combattant insurgé en treillis.

A Ras Lanouf, la guerre change de dimension

Au moins quatre personnes ont été tuées et trente-cinq blessées, selon une source hospitalière de la ville. Les bombardements ont visé progressivement des positions à l'ouest de la ville, puis ses environs, avant de viser le centre et l'est de la ville. Au moins quatre roquettes se sont abattues près d'une mosquée et de l'hôpital évacué par les médecins et leurs patients à pied ou dans des ambulances.

Dans l'Ouest, les forces loyalistes encerclent la localité dévastée de Zaouïa, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, où les insurgés continuent de résister malgré les combats meurtriers des jours derniers. "On ne sait pas qui contrôle le centre. Cela change tout le temps. Les combats se déroulent rue par rue", a rapporté un exilé qui a pu entrer en contact avec un proche dans les faubourgs de la ville. Zaouïa, qui abrite la principale raffinerie de pétrole alimentant la capitale et l'ouest du pays, était jusque-là le bastion des insurgés le plus proche de Tripoli.

En revanche, les rebelles continuaient de contrôler la ville de Misrata, à 150 km à l'est de Tripoli.  Plusieurs villes du Nord-Ouest, notamment dans la région du Jabal Al-Gharbi, une zone montagneuse, dont la plupart des habitants sont d'origine berbère, sont également contrôlées par la rébellion, selon des habitants.

Les insurgés, portés jusqu'à présent par l'espoir qu'ils pourraient conclure à Tripoli leur avance à partir de leur bastion de Benghazi, admettent désormais leurs difficultés à tenir leurs positions face à un adversaire disposant d'une puissance de feu supérieure.

"Nous arrivons", menace Saïf al-Islam Kadhafi

"J'adresse un message à nos frères et à nos proches à l'est qui nous envoient chaque jour des appels à l'aide et nous disent 'sauvez-nous' : Nous arrivons ! [...] "Je jure devant Dieu que nous allons gagner", a déclaré l'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, devant de jeunes partisans. "L'heure de la libération a sonné. L'heure est à l'action. Nous progressons désormais", a-t-il ajouté dans une interview à Reuters. "Le temps est écoulé maintenant. Le moment de l'action est venu. Nous leur avions donné (aux insurgés) deux semaines (pour des négociations) [...] Nous ne céderons jamais. Nous ne nous rendrons jamais. C'est notre pays. Nous combattons ici en Libye", a-t-il continué.

Et le régime semble avoir les moyens de ses ambitions. Le New York Times affirme que Mouammar Kadhafi dispose de "dizaines de milliards" de dollars en liquide cachés à Tripoli, ce qui lui permet de combattre l'insurrection en dépit du gel international de ses avoirs. Après avoir juré de réprimer dans le sang la rébellion qui veut son départ après plus de quarante ans de règne sans partage, il a réaffirmé, mercredi, qu'il ne quitterait pas le pouvoir, accusant l'Occident de vouloir mettre la main sur les richesses pétrolières et Al-Qaida de soutenir les rebelles.

Source : Le Monde.fr

* Les déclarations modérées des pays européens, et de l’occident d’une manière générale, peuvent se comprendre. En effet, il serait peut-être prématuré de récupérer le tsunami des révolutions dans les pays arabes pour des raisons de stratégie intérieure, sans un minimum d'accord international. Et il ne faut pas vendre la peau de l'ours quand il a encore toutes ses griffes...

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jeudi 17 février 2011

Manifestations dans le monde arabe : La situation en Algérie

Manifestations au Maghreb : Analyse de la situation en Algérie...

Les manifestations survenues dans certaines villes algériennes ne s’expliquent pas, du moins en apparence, par la situation économique du pays. En effet, la plupart des indicateurs économiques et financiers sont au vert à Alger. Les disponibilités du fonds de régulation des recettes affichaient une hausse annuelle de 65 milliards à la fin de l’année dernière, en forte hausse par rapport à l’année précédente. Et le pays a enregistré un excédent commercial de 14,84 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2010, contre 4,68 milliards pour la même période de 2009, grâce surtout aux exportations d’hydrocarbures.

L' Algérie de plus en plus isolée

Pour sa part, la facture alimentaire du pays serait de 5,2 milliards de dollars à la fin 2010, contre 5,4 milliards, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. A noter que les autorités algériennes ont décidé de supprimer, de façon unilatérale, les préférences tarifaires pour 36 produits importés de l’Union européenne, une mesure en vigueur depuis le 1er janvier.

Depuis quelques mois, le gouvernement multipliait les réserves et les critiques concernant l’accord d’association avec l’Union européenne, accord qui a bénéficié essentiellement à celle-ci, estiment ses détracteurs. L’Algérie aurait ainsi perdu 2 milliards de dollars de revenus douaniers. Les droits de douanes seront donc rétablis pour les produits agricoles, comme le sucre, les légumes, les produits laitiers, etc. Ce qui ne manquera pas de se répercuter à la hausse sur les prix.

En ce qui concerne le taux de chômage de la population algérienne, il s’établirait à 10 % de la population active, un taux légèrement inférieur à celui de l’année précédente (10,2 %). Sur le plan diplomatique, le gouvernement ne mène pas une politique très active, ce qui tend à isoler le pays. «L’absence de leaders charismatiques, de ligne politique claire et de grands projets n’incite guère à la confiance dans les acteurs économiques et politiques algériens», commente un diplomate occidental à Alger.

Une course à l'armement...

Cela dans un environnement régional assez troublé. Les tensions dans le Sahel et les autres pays du Maghreb se traduisent d’ailleurs par une course aux armements sans précédent. Ainsi, l’Algérie a reçu en 2010 plusieurs livraisons de matériel militaire, dont des avions russes d’entraînement Yak-130 et deux sous-marins Project 636 Kilo. En outre, les autorités ont signé un contrat avec le groupe AgustaWestland, portant sur l’acquisition de 150 hélicoptères multirôles. La marine algérienne devrait recevoir, en novembre prochain, le premier des deux sous-marins de classe Kilo project 877EKM modernisés par Moscou.

En outre, Alger continue de négocier l’acquisition de frégates FREMM, sachant que la France paraît hors course sur ce contrat, après avoir fourni la marine marocaine. Par ailleurs, l’armée de l’air algérienne souhaite acquérir une plate-forme Awacs à installer sur un Boeing 737. Sur le plan régional, Alger a émis des réserves concernant la mise en place d’une zone de libre-échange au Maghreb, lors de la dernière réunion des ministres du Commerce de l’Union du Maghreb arabe en Libye, en particulier sur la libre circulation des personnes et des biens et l’octroi des marchés publics.

Tensions avec les voisins

Dans le Sahel, le Mali, la Mauritanie et le Niger se plaignent de la politique menée par Alger, qui pousse les organisations terroristes (Al-Qaida au Maghreb islamique) vers le sud, à l’intérieur de ces pays. Alger s’efforce de jouer un rôle dominant dans la lutte contre le terrorisme et reste opposé à la coopération de ces pays avec la France dans ce domaine. Pour sa part, le Mali accuse les services de sécurité algériens de soutenir les rebelles touaregs, qui cherchent à déstabiliser Bamako.

Avec l’Egypte, les relations sont envenimées par le dossier de l’opérateur algérien de télécommunications mobiles Djeezy, qui fait l’objet d’un conflit entre le gouvernement algérien et le groupe égyptien Orascom. Relations tendues également avec les Emirats arabes unis, qui ont imposé, fin novembre, des restrictions à l’entrée des Algériens dans ce pays, pour protester contre le mauvais traitement réservé par Alger aux investisseurs émiratis. Aucun projet émirati n’ayant, en effet, abouti en Algérie, malgré les promesses officielles.

Source : TTU ON LINE

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dimanche 13 février 2011

Lampedusa : Des milliers d'immigrants tunisiens débarquent en Italie !

ROME (Reuters) - Un millier de réfugiés supplémentaires fuyant les tensions en Tunisie ont débarqué dans la nuit de samedi 12 février 2010 sur l'île italienne de Lampedusa où le gouvernement a décrété l'état d'urgence humanitaire.

Les jours précédents, plusieurs milliers de réfugiés venant de Tunisie étaient déjà arrivés à Lampedusa, incitant les autorités locales à lancer un appel à l'aide pour faire face à cet afflux.

La situation inquiète le gouvernement de Silvio Berlusconi qui, à l'issue d'une réunion, samedi, a décrété l'état d'urgence humanitaire conférant aux autorités des pouvoirs spéciaux permettant de passer outre aux dispositions administratives habituelles, notamment en bloquant au large les bateaux s'approchant des côtes.

Dimanche, le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, a réitéré des appels à l'aide à l'Union européenne après le naufrage, samedi au large des côtes tunisiennes, d'une embarcation dont au moins un occupant a péri.

"Nous devons mobiliser les pays du pourtour méditerranéen disposant de bateaux, d'avions, d'hélicoptères", a déclaré Frattini dans une interview au Corriere Della Sera.

Le ministre de l'Intérieur italien redoute des infiltrations de terroristes !

Les autorités ont conduit des migrants sur un terrain de football de Lampedusa tandis que des centaines d'autres dormaient à la belle étoile sur le port, enveloppés dans des couvertures de survie. Des hôtels locaux et des églises ont aussi accueilli des immigrants.

L'Italie a demandé une réunion d'urgence de l'Union européenne afin de mettre au point une réaction efficace. Elle souhaite que des vedettes patrouillent près des côtes tunisiennes afin d'intercepter les migrants.

Le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, a imputé le nouvel exode à l'incapacité des autorités tunisiennes à appliquer l'accord bilatéral sur le contrôle de l'immigration clandestine après les troubles qui ont précédé le renversement du président Zine ben Ali, le mois dernier.

Les autorités redoutent aussi que la crise en Egypte, où des manifestations ont abouti vendredi à la démission du président Hosni Moubarak, provoque un autre afflux d'immigrants.

Maroni, membre de la Ligue du Nord, hostile à l'immigration, a dit redouter des "infiltrations de terroristes" parmi les migrants et l'arrivée en Europe de délinquants se faisant passer pour des demandeurs d'asile politique.

L'Italie a aussi demandé l'aide de la Commission européenne et la situation fera l'objet de discussions avec le ministre tunisien des Affaires étrangères lors de sa visite à Rome la semaine prochaine, a dit Maroni.

Il a fait cette déclaration avant la démission, dimanche, du chef de la diplomatie tunisienne, Ahmed Ounaies, au centre d'une polémique pour ses louanges adressées à son homologue française Michèle Alliot-Marie.

Le gouvernement Berlusconi a été élu en 2008 sur la promesse de réprimer l'immigration clandestine. Il a pratiquement fait cesser les arrivées d'immigrants par la mer après avoir conclu un accord avec la Libye.

Source : La Provence.com - Nicole Dupont pour le service français - Catherine Hornby

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lundi 17 janvier 2011

Tunisie : Président Ben Ali, biographie de celui qui est présenté aujourd'hui comme un dictateur

Tunisie : Président Ben Ali, biographie de celui qui est présenté aujourd'hui comme un dictateur

Le Président Ben Ali, a quitté la Tunisie !
Portrait de celui qui fut au pouvoir plus de 20 ans...

Le président Zine El Abidine Ben Ali, qui a fui vendredi 14 janvier 2011 la Tunisie et la "révolution du jasmin', a régné sur le pays pendant 23 ans d'un pouvoir sans partage, bâtissant son régime sur un équilibre entre poigne de fer et prospérité qui s'est finalement rompu, causant sa chute.

Considéré à l’extérieur comme un rempart efficace face aux islamistes en dépit de critiques -souvent timides- sur la lenteur de la démocratisation et les atteintes aux droits de l'homme, l'incontournable président de la Tunisie, 74 ans, avait été réélu pour un cinquième mandat en octobre 2009 avec près de 90% des voix. Un scrutin critiqué par l'opposition et qui avait "préoccupé" les États-Unis.

Lorsqu'il dépose Habib Bourguiba, père de l'indépendance, malade et reclus dans son palais, le 7 novembre 1987, tous les Tunisiens, y compris les islamistes, saluent une prise du pouvoir "sans violence ni effusion de sang", bien que décrite par certains comme un "coup d'État médical".

Ses partisans saluent en ce militaire "le sauveur" d'un pays alors à la dérive et lui reconnaissent d'avoir jeté les bases d'une économie libérale et étouffé dans l'œuf le parti islamiste Ennahdha, accusé de complot armé.

Dès son arrivée au pouvoir, M. Ben Ali supprime la "présidence à vie" instituée par Bourguiba et limite dans un premier temps à trois le nombre de mandats présidentiels.

A son actif, une politique sociale dite de "solidarité", avec la création d'un fonds spécial destiné aux plus pauvres ou le développement d'un système de sécurité sociale, et la poursuite des politiques favorables à l'émancipation des femmes et à l'éducation initiées par son prédécesseur.

Ces avancées, qui conquièrent une classe moyenne montante, s'accompagnent d'un durcissement du régime face à toute force d'opposition, émanant de la gauche ou des islamistes, arrêtés par milliers dans les années 1990, et d'une mainmise sur la presse et les syndicats dénoncée par des adversaires pour la plupart en exil.

Issu d'une famille modeste né de la ville côtière de Hammam Sousse, c'est un militaire de carrière formé à l'Ecole inter-armes de Saint-Cyr en France et à l'Ecole supérieure de renseignement et de sécurité aux États-Unis.

Devenu rapidement général, il est nommé patron de la sûreté nationale après des émeutes en 1984, puis ministre de l'Intérieur, poste qu'il cumule en mai 1987 avec celui de Premier ministre jusqu'à la destitution de Bourguiba.

Se disant favorable à une démocratisation "sans précipitation", M. Ben Ali introduit en 1994 le pluralisme à petite dose au parlement et organise en 1999 la première présidentielle pluraliste de l'histoire de la Tunisie.

Revêtant parfois la "Jebba" traditionnelle, il encourage un islam modéré, protège le judaïsme et se dit attaché à la modernité.

Père de dix enfants, dont trois d'un premier mariage, il apparaît souvent accompagné de son épouse Leïla, dont la présence dans la vie politique et sociale est de plus en plus remarquée, alors que sa belle famille est accusée de mainmise sur l'économie.

En 2002, il fait sauter le dernier verrou empêchant son maintien au pouvoir en faisant adopter par référendum une modification constitutionnelle lui permettant de se représenter.

A la fin des années 2000, son régime est dénoncé comme "autoritaire" par les organisations de défense des droits de l'Homme. En juin 2008, notamment, il fait mater par l'armée des émeutes sur fond de chômage et de népotisme, dans le sud-ouest frondeur.

Pour ses alliés occidentaux, M. Ben Ali incarne la stabilité dans un pays prisé par des millions de touristes européens et pour lequel l'ancienne puissance coloniale française reste un partenaire privilégié.

Il aura finalement chuté sur un nouveau mouvement de révolte d'abord sociale, parti du suicide, à la mi-décembre 2010, d'un des nombreux diplômés chômeurs du pays, empêché d'exercer comme marchand ambulant par les forces de l'ordre.

Face aux émeutes qui s'étendent, jusqu'à gagner la capitale de la Tunisie, Zine El Abidine Ben Ali, aura tenté tour à tour la répression sanglante puis les promesses, d'abord économiques et enfin d'ouverture politique. En vain. 

Source : RTL.fr

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NDLR FNCV : L'avenir, qui s'annonce sombre, permettra de mieux discerner ce que le départ du président Ben Ali  va apporter à la Tunisie. Et aussi, hélas, lui coûter. Assurer la stabilité du pays, maintenir la laïcité, protéger le judaïsme et faire avancer le pays dans la voie de la modernité, n'était pas une mince affaire et nécessitait un gouvernement fort.

Nous craignons que les évènements qui vont se dérouler au cours des prochaines semaines et des prochains mois, fassent regretter au peuple tunisien que le départ de ce président se soit fait dans de telles conditions.     

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mercredi 5 janvier 2011

Bilan 2010 : Navigateurs Firefox, Internet Explorer, Chrome...

Bilan de l’année 2010

Firefox premier navigateur web devant Internet Explorer

Le navigateur Firefox se classe devant Internet Explorer en Europe depuis décembre 2010 !

On assiste depuis plusieurs années au déclin manifeste d’Internet Explorer.

Le navigateur IE de Microsoft n’est plus le leader incontesté du Web. Firefox, le populaire navigateur libre développé par Mozilla, avec 38.11% de part de marché, est devenu le premier navigateur dans les pays européens à la fin de l'année 2010.

Las de se voir pratiquement imposer Windows lors de l’achat d’un ordinateur (hormis les rares Mac), les utilisateurs sont maintenant, de plus en plus nombreux à se tourner vers des navigateurs (browser) alternatifs. Cette tendance s’est accrue, depuis que le choix du navigateur par défaut* dans Windows, a été imposé par la commission européenne à Microsoft, pour des raisons de concurrence (mars 2010).

La grande force du navigateur open source FireFox, outre sa stabilité et sa rapidité, ce sont les milliers de modules complémentaires, qui permettent tout aussi bien de s’affranchir des publicités Flash (Javascript…), que de naviguer discrètement ou de télécharger quasiment tout ce que l’on veut.

D'un monopole à un autre ?

Mais il faut aussi noter la popularité croissante de Google Chrome, qui parvient à s’accaparer près de 10% de parts de marché sur la seule année 2010. Assurément efficace, Chrome bénéficie de la puissance de feu incontestable du moteur de recherche quasi monopolistique qu’est Google (90% des accès mondiaux) ; que ne manque pas de proposer son navigateur maison, parfois avec insistance. Peut-être les internautes passeront-ils un jour du monopole de Windows à celui de Google :(

Marginaux, Opera et Safari restent en bas du classement avec moins de 5% d’utilisateurs.

* Un écran spécial, le Ballot Screen, permet aux utilisateurs du système d'exploitation Windows (XP, Vista, 7 Seven) de choisir leur navigateur par défaut parmi une liste de navigateurs.

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vendredi 17 décembre 2010

Côte d'Ivoire : Le sang coule - Les USA et la France demandent à Gbagbo de quitter le pouvoir !

Violents affrontements en Côte d'Ivoire !

Les violents affrontements qui se sont produits jeudi 16 décembre 2010 à Abidjan ont fait au moins vingt morts, selon le gouvernement du président sortant Laurent Gbagbo, et une trentaine de morts et 110 blessés, selon le camp du président élu, Alassane Ouattara.

Les partisans de M. Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier, ont tenté jeudi de prendre le contrôle de la télévision d'Etat, encore entre les mains de Gbagbo qui refuse de reconnaître sa défaite.

Le siège de la télévision, où le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, veut se rendre avec ses ministres et ses partisans pour installer un nouveau directeur général, était fortement gardé par les forces de l'ordre, fidèles à M. Gbagbo.

Selon Amnesty International, au moins onze personnes ont été tuées et au moins 80 blessées lors de ces affrontements entre les partisans des deux rivaux à la fonction présidentielle.

Des affrontements ont également eu lieu près de l'hôtel servant de QG à M. Ouattara à Abidjan entre des membres de l'ex-rébellion des Forces Nouvelles (FN) et des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), loyales à M. Gbagbo.

Les violences ont gagné d'autres localités du pays, dont Yamoussoukro (centre) où sept personnes ont été blessées par balles lorsque les forces de l'ordre fidèles à M. Gbagbo ont dispersé une manifestation de partisans de son rival. En dépit de ces violences, le gouvernement de Ouattara a demandé à la population de poursuivre sa "mobilisation" pour prendre le contrôle de la télévision.

Le Premier ministre Guillaume Soro "appelle les populations à la mobilisation et les invite à ne pas se laisser distraire par cette dictature des chars, et à réclamer la liberté de l'information pluraliste par les médias d'Etat", indique un communiqué publié par ses services.

Sur le plan diplomatique, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, pourrait se rendre vendredi 17 décembre à Abidjan pour tenter de trouver une issue à la crise. Le médiateur de l'UA, l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki avait séjourné la semaine dernière à Abidjan et rencontré tous les protagonistes, mais sans parvenir à persuader Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara dont la victoire a été annoncée par la Commission électorale indépendante et certifiée par l'ONU.

De leur côté, les Etats-Unis ont haussé le ton jeudi contre Laurent Gbagbo, affirmant que le président ivoirien sortant disposait d'un "temps limité" pour céder le pouvoir.

Au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a prévenu que si Laurent Gbagbo ne quittait pas le pouvoir avant la fin de la semaine, son nom serait inscrit sur la liste des personnes visées par des sanctions de l'Union Européenne, essentiellement des proches de Gbagbo. « Laurent Gbagbo et son épouse ont leur destin entre leurs mains. Si, avant la fin de la semaine, il, Laurent Gbagbo, n'a pas quitté le poste qu'il occupe en violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur la liste des sanctions » .

Source : Atlasinfo (Avec MAP)

NDLR : L'hypothèse d'un départ volontaire de Laurent Gbagbo évoquée par TTU On Line ne s'est malheureusement pas transformée en réalité. La sagesse n'a pas inspiré le président déchu. Son départ se fera hélas, dans la violence.

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mercredi 15 décembre 2010

SPz Puma : Le nouveau véhicule blindé de combat d'infanterie de l'armée allemande

SPz Puma : Le nouveau véhicule blindé de combat d'infanterie de l'armée allemande

L’armée allemande a reçu, le 6 décembre 2010, deux exemplaires du SPz Puma, son nouveau véhicule blindé de combat d’infanterie, appelé à remplacer les Marder qu’elle met en oeuvre depuis les années 1970.

Dans un premier temps, les deux Puma vont être évalués par le Bundesamt für Wehrtechnik und Beschaffung (BWB), l’équivalent allemand de la Direction Générale de l’Armement. Les résultats des essais qu’ils vont subir serviront ensuite à améliorer éventuellement les engins de série.

Le contrat portant sur l’acquisition de 405 Puma a été notifié en juillet 2009 pour 3,1 milliards d’euros. Ce véhicule de combat d’infanterie a été développé par Krauss-Maffei Wegmann et Rheinmetall.

A la différence du VBCI français, le Puma est chenillé. D’une masse comprise entre 31,5 et 43 tonnes selon ses configurations, il peut atteindre la vitesse de 70 km/h et parcourir 600 km.

Aéreotransportable par l’A400M et doté du système de protection AMAP (Advanced Modular Armor Protection), développé par la société allemande IBD, le Puma est doté d’un canon de 30 mm, ainsi que d’une mitrailleuse HK MG4, de lance-grandes et de missiles anti-chars Spike LR. Il peut transporter, au total, 9 hommes (dont 3 pour l’équipage).

Le Puma a été proposé à l’US Army par les deux industriels allemands qui l’ont développé, en association avec les groupes américains SAIC et Boeing, afin de satisfaire au programme GCV (Ground Combat Vehicle). Le Mexique, qui cherche à remplacer son parc de HWK-11 pourrait le retenir. Enfin, le Canada est également intéressé par le véhicule allemand, qui est en concurrence avec le CV90 de BAE Systems Hägglunds et le VBCI français.

Source : Zone Militaire - Photo : Le SPz Puma (c) Krauss-Maffei Wegmann

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jeudi 2 décembre 2010

Internet : Documents très compromettants divulgués sur le site WikiLeaks - Les USA inquiets au plus haut point...

Les Etats Unis ont prévenu les autres pays que le site Wiki Leaks risquait de divulguer des documents compromettants sur les liens entre certains d'entre eux...
Ces révélations inquiètent tout le monde ..

Les nouvelles révélations à venir du site Wikileaks semblent inquiéter au plus haut point la diplomatie américaine : depuis plusieurs jours, le département d'Etat s'active pour limiter les dégâts auprès des alliés des Etats-Unis.

Wikileaks s'apprête à frapper un grand coup. Ce site qui s'est illustré dans la mise en ligne massive sur internet d'écrits et de videos confidentiels, en juillet 2010 sur l'Afghanistan puis en octobre 2010 sur l'Irak, a promis de faire plus fort encore en diffusant dans les jours qui viennent des millions de documents diplomatiques américains.

Affolement du Département d'Etat américain

Ce qui affole le département d'Etat, lequel s'est mis à alerter tous azimuts les alliés de Washington, ou même simplement ceux qui ne lui veulent officiellement pas de mal, depuis Moscou jusqu'à Londres en passant par Jérusalem et Bagdad, des méfaits à venir de Wikileaks.

Hillary Clinton a personnellement contacté ses homologues d'Allemagne, d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de Grande-Bretagne, de France et d'Afghanistan. Un branle-bas de combat diplomatique à la mesure des dégâts attendus par les Etats-Unis de la divulgation sauvage de câbles en principe secrets et pour cela, plus "rugueux" que ne le sont les échanges diplomatiques officiels.

Sachant que Wikileaks joue sur la quantité : il y a forcément des informations très dommageables dans le grand nombre de documents bruts subtilisés grâce à des agents des renseignements indiscrets dont le Pentagone croyait avoir identifié en mai 2010 le plus actif. Ce qui n'empêche manifestement pas Wikileaks de continuer à s'approvisionner aux meilleures sources.

Pourquoi les Etats-Unis ont-ils peur des prochaines révélations de Wikileaks?

Les prochaines publications de Wikileaks effrayent Washington, qui s'insurge contre une démarche qu'elle juge « dangereuse » et tente d'amortir le choc.

La publication imminente par WikiLeaks de millions de documents secrets américains donnait la migraine à de nombreux gouvernements samedi, Washington s'insurgeant contre une démarche "dangereuse", multipliant les contacts avec ses partenaires pour amortir le choc. L'entreprise de limitation des dégâts est d'autant plus aléatoire que WikiLeaks disposerait de près de 3 millions de documents de toutes sortes émanant des ambassades américaines dans le monde entier : analyses, comptes-rendus de réunions avec des dirigeants étrangers, notes diverses... Ces papiers confidentiels sont destinés à l'usage exclusif du gouvernement américain, et le département d'Etat met en garde depuis des jours contre les risques que leur publication présente pour les Etats-Unis et leurs alliés.

Dans un entretien que CNN doit diffuser dimanche, et dont l'AFP a obtenu la transcription, le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a qualifié les agissements de WikiLeaks d' "extrêmement dangereux", notamment pour la sécurité des soldats américains, et a appelé les responsables du site à renoncer à ces révélations. La démarche de WikiLeaks, un site spécialisé dans la divulgation de documents confidentiels, « est un obstacle absolu à ma fonction, qui est de pouvoir discuter en confiance avec les gens », a jugé pour sa part James Jeffrey, l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad.

C'est la panique !

A Moscou, le quotidien Kommersant a aussi affirmé que les fuites comportaient des appréciations "désagréables" qui pourraient blesser Moscou. « La divulgation de secrets britanniques sème la panique », assurait samedi le quotidien populaire Daily Mail à Londres, où le gouvernement Cameron a appelé les patrons de presse à « garder à l'esprit » les implications des fuites pour la sécurité du Royaume-Uni. Le quotidien britannique The Guardian avait été, avec le Spiegel allemand, le New York Times et Le Monde français, le vecteur de publication des précédentes fuites de WikiLeaks.

Selon une source officielle britannique, une partie des documents pourrait faire l'objet de « notes-DA ». En vertu de ces accords volontaires, les médias acceptent de ne pas publier certaines informations jugées sensibles sur les opérations militaires et de renseignement. Parmi les sujets susceptibles de figurer dans les fuites figurent le Proche-Orient, mais aussi l'Afghanistan et l'Irak, deux pays déjà au centre des précédentes fuites organisées par WikiLeaks. Selon des informations de presse, les nouvelles révélations porteraient notamment sur une aide de la Turquie aux militants d'Al-Qaïda en Irak et un soutien des Etats-Unis (contre la Turquie) aux rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), réfugiés en Irak. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, qui a nié en bloc toute aide à Al-Qaïda, mais aussi l'existence d'un désaccord avec les Etats-Unis à propos du PKK, arrive ce week-end à Washington pour une visite de quatre jours.

Au même moment, Hillary Clinton se rendra au sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Celui-ci se tiendra au Kazakhstan, un autre pays potentiellement cité dans les câbles que s'est procuré WikiLeaks.

Source : France Soir

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dimanche 21 novembre 2010

France : Alain Juppé, ministre de la Défense du nouveau gouvernement Fillon

Alain Juppé, premier ministre de la Défense... Tradition gaulliste...

Avec la nomination d'Alain Juppé au poste de ministre de la Défense, le président de la république, Nicolas Sarkozy retrouve une tradition gaullienne : celle consistant à nommer à ce poste exposé et prestigieux des hommes politiques de premier plan.

Ceux qui furent, sous la Ve république, ministre de la Défense et Premier ministre n'étaient que deux jusque-là ; deux piliers du gaullisme : Pierre Messmer qui, de 1960 à 1969, occupa ce poste avant de s'installer à Matignon de 1972 à 1974, et Michel Debré, son successeur à l'hôtel de Brienne de 1969 à 1973, après avoir été Premier ministre.

Ministre de la défense... du budget ! 

Avec ce remaniement, Alain Juppé, locataire de Matignon de 1995 à 1997, occupe le second rang protocolaire du gouvernement, et avec cela, le nouveau ministre de la Défense gagne neuf places, devient ministre d'État et guérira le petit complexe qu'avaient nourri les militaires avec son prédécesseur Hervé Morin sur ce point. Ministre poids lourd, le maire de Bordeaux devra surtout faire comme tous les autres : montrer qu'il est capable de défendre... son budget !
C'est à ce tournant-là qu'il est attendu, tout comme il devra asseoir son autorité - dans les jours et les semaines qui viennent - sur des chefs militaires qui n'aiment rien tant que faire comprendre à leurs ministres qu'ils ne prennent leurs ordres qu'à l'Élysée. Le nouveau titulaire de la Défense devra également gérer des dossiers industriels complexes, la situation afghane, les questions relatives à l'Europe de la défense et à l'Otan. Tout en sachant que c'est à l'Élysée que les décisions sont prises par le chef des armées. Qui a choisi son nouveau ministre en toute connaissance de cause...

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