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Tag - Europe - Union Européenne

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mercredi 13 novembre 2019

OPEX - Barkhane : La France en soutient des forces sahéliennes face aux jihadistes

Comme on pouvait s’en douter, la force Barkhane a été sollicitée pour appuyer les Forces armées maliennes [FAMa] lors des combats ayant suivi les attaques jihadistes des postes de Boulikessi et de Mondoro, deux localités de la région de Mopti, situées près de la frontière avec le Burkina Faso.

Dans un communiqué publié le 2 octobre 2019, la ministre des Armées, Florence Parly, avait en effet indiqué que les unités maliennes envoyées en renfort pour « pourchasser les groupes terroristes et reprendre le contrôle des deux postes » ont bénéficié d’un appui d’avions de chasse [Mirage 2000] et d’hélicoptères d’attaque Tigre.

« La détermination de ces unités [maliennes] a permis de rétablir une situation délicate et compromise, et d’infliger des pertes aux terroristes », a souligné Mme Parly.

Selon Bamako, les jihadistes auraient perdu une quinzaine de combattants durant ces combats. Mais ils ont dans le même temps infligé de lourdes pertes aux FAMa, avec au moins 25 tués et près d’une cinquantaine de disparus [11 soldats maliens ont été « récupérés » lors des opérations de ratissage menées après la reprise des postes attaqués, ndlr].

En attaquant les postes de Mondoro et de Boulikessi [qui avait déjà été ciblé en 2017…], les jihadistes ont porté un coup dur à la Force conjointe du G5 Sahel étant donné qu’une des deux unités maliennes visées était placée sous le commandement de cette dernière. Qui plus est, ils ont mis la main sur des équipements ainsi que sur d’importantes quantités d’armes et de munitions. En outre, leur opération, comme cela fut déjà le cas lors de l’attaque du camp de Dioura [le 17 mars dernier], met le gouvernement malien en difficulté face à l’opinion publique.

Et il n’est pas le seul. Au Niger, les embuscades de Baley Beri [en mai, avec 27 soldats tués] et l’attaque « complexe » du camp d’In-Ates [juillet, avec 18 tués] ont illustré les faiblesses des forces armées locales. Même chose au Burkina Faso, avec l’attaque de Koutougou [24 soldats tués le 20 août] et celles menées en septembre contre des camions [au moins 29 tués parmi les civils]. Et ces « incidents » sécuritaires donnent lieu de plus en plus souvent à des tensions entre les communautés. Tensions qui profitent aux jihadistes.

« Les forces maliennes, comme l’ensemble des forces des pays du Sahel sont engagées dans un effort exigeant et de longue durée contre l’insécurité et le terrorisme. Elles consentent des sacrifices importants et se battent sur de nombreux fronts. Elles peuvent compter sur notre soutien et sur notre détermination dans ce combat commun », a encore assuré Florence Parly.

Selon le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, l’objectif de la force Barkhane au Mali est d’affaiblir les groupes jihadistes afin de les mettre à la portée des FAMa, qui « doivent pouvoir les affronter seules ou en tout cas en étant moins accompagnées » par les troupes françaises. Et, dans le même, il s’agit de les faire « monter en puissance », notamment « dans le cadre Union Training Mission [EUTM] » et par un « accompagnement » de la MINUSMA [mission des Nations unies au Mali, ndlr].

Mais, visiblement, cela n’est pas encore suffisant. Au-delà de la formation, les questions capacitaires se posent… En outre, tant que les accords de paix d’Alger, signé par les autorités maliennes et les groupes indépendantistes touareg de l’Azawad [nord du Mali, ndlr], ne seront pas pleinement appliqués, il sera toujours compliqué de combattre les formations jihadistes, dont celles inféodées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

D’ailleurs, et ce n’est pas nouveau, certains de ces groupes armés touareg ne jouent pas franc jeu. Tel est notamment le cas, même s’il s’en défend, du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui, implanté dans la région de Kidal, compte dans ses rangs de nombreux transfuges d’Ansar Dine, une formation jihadiste dont le chef, Iyad Ag Ghali, dirige le GSIM.

D’après RFI, cité par Le Point, des cadres importants du HCUA ont été impliqués dans plusieurs attaques jihadistes au Niger. Un combattant du HCUA a « participé en mai dernier à l’attaque de Tongo Tongo [ou de Baley Beri], où 27 soldats nigériens ont été tués. Les armes prises ont été acheminées par les terroristes dans la vallée d’Inadar et réceptionnées par le chef d’état-major du HCUA. En juillet dernier, d’autres armes récupérées pendant l’attaque d’Inates sont transportées toujours au Mali, près de Menaka », explique l’hebdomadaire.

Quoi qu’il en soit, l’objectif de Paris est d’impliquer davantage ses partenaires européens au Sahel. « Nous aurions tort de croire que le terrorisme est une menace pour la France seule : nos partenaires ont tous été touchés, et c’est ensemble que nous devons réagir. Et pour ceux qui n’ont pas été frappés directement, il y a le devoir de solidarité », fit ainsi valoir la ministre des Armées, lors d’un déplacement au 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales [RHFS], en juin dernier.

« Il faut accompagner les forces armées sahéliennes après les avoir formées, y compris lorsqu’elles vont au combat, et pas seulement dans les états-majors. Ce n’est pas un sport de masse, j’en conviens », avait-elle continué. Et de demander : « Si les Européens, qui sont directement concernés, ne le font pas, qui, alors, le fera? »

Lors d’une audition parlementaire, le général Lecointre avait confirmé cette intention. « Nous réfléchissons à un partenariat militaire opérationnel auquel nous devons encourager nos partenaires. Je souhaite que les Européens soient de plus en plus sensibilisés à cette possibilité. À cet égard, nous travaillons à mettre sur pied une force qui serait coordonnée à l’opération Barkhane et qui serait capable de faire ce travail d’accompagnement des Maliens au combat une fois que nous porterons notre effort dans une autre zone », avait-il indiqué.

En clair, il s’agit de solliciter les autres pays européens afin de mettre en place un système inspiré de celui des OMLT [Operational Mentor Liaison Team], qui, en Afghanistan, reposait sur la présence d’instructeurs auprès des unités locales. Trouver des contributeurs ne sera pas forcément aisé… D’autant moins qu’il faudra composer avec les règles d’engagement propres à chaque pays.

« Un des principaux effets que nous recherchons est de pouvoir compter sur des énergies nouvelles pour accompagner les forces locales. Mais il ne faut pas que cela pèse sur Barkhane qui est déjà très employée », a résumé un officier français auprès de l’AFP.

En attendant, il y a urgence… « Je crains que nous n’ayons collectivement échoué à enrayer les causes profondes de la crise – la pauvreté, les failles de gouvernance, l’impunité – qui nourrissent la montée de l’extrémisme violent. Les groupes terroristes instrumentalisent les conflits locaux et se positionnent en défenseurs des communautés », relevait récemment Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies.

D’après les chiffre qu’il a donnés, le nombre de civils tués entre 2012 et 2018 dans les seuls pays du G5 Sahel [Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad] a été multiplié par quatre. Et « plus de 5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, plus de 4 millions ont été déplacées, 3 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et près de 2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. »

Aussi, avait prévenu M. Guterres, « soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence. Nous devons redoubler d’efforts. » D’autant plus que la menace jihadiste est désormais susceptible de s’étendre jusqu’aux pays du golfe de Guinée.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : © EMA

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mercredi 23 octobre 2019

Offensive turque en Syrie : Macron craint « une situation humanitaire insoutenable »

Le chef de l'État français va réunir un conseil de défense restreint ce dimanche à 22 heures pour faire le point sur la situation en Syrie. 13/10/2019 -  

« Notre volonté commune est que cette offensive cesse », a déclaré le président français, qui recevait la chancelière allemande ce dimanche à l'Elysée.

La rencontre entre Emmanuel Macron et Angela Merkel s'est déroulée ce dimanche sous le signe de la gravité, alors que la Turquie mène depuis mercredi une offensive sanglante contre les Kurdes. Cette opération en Syrie risque de créer une « situation humanitaire insoutenable » et d'aider l'État islamique « à réémerger dans la région », a déclaré le chef de l'État français à l'Élysée alors qu'il recevait la chancelière allemande.

« Nous avons échangé, qui avec le président (américain) Trump, qui avec le président (turc) Erdogan, et nous avons passé le message clair de notre volonté commune que cette offensive cesse », a ajouté le président français, avant un dîner des deux dirigeants européens à l'Élysée. « Notre conviction est que cette offensive prend le risque d'une part, et nous le constatons d'ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d'autre part d'aider Daech à réémerger dans la région », a ajouté Emmanuel Macron, qui a convoqué dimanche à 22 heures un conseil restreint de défense sur la Syrie.

Ce Conseil de défense réunira notamment le Premier ministre Édouard Philippe, les ministres de la Justice, des Affaires Étrangères, des Armées et de l'Intérieur, ainsi que le chef d'état-major des armées, l'Amiral Rogel. « J'ai parlé une heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes », a ajouté Angela Merkel.

Emmanuel Macron appelle les Européens à « s'unir »

« Face à cette situation, nous resterons très coordonnés, comme nous l'avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d'armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours », a conclu le président français. Il a aussi appelé les Européens à s'unir dans « ce moment, européen et international difficile et parfois inquiétant ». « Nous ne pouvons nous permettre ni de vision ni aveuglement ni faiblesse », a-t-il ajouté, « l'Europe ne peut s'offrir le luxe de vaines querelles, de petites disputes ou d'ajouter des crises internes aux tensions du monde qui nous affectent déjà ».

Au 5e jour de leur attaque, les forces turques et leurs alliés locaux ont avancé en profondeur en Syrie dimanche, semblant en passe d'achever la première phase de leur offensive contre les forces kurdes, lâchées par Washington qui a annoncé le retrait de près de 1 000 soldats du nord syrien. Les autorités kurdes ont annoncé la fuite de près de 800 proches de jihadistes de l'État islamique d'un camp de déplacés.

Source : AFP et Le Point International

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mardi 1 octobre 2019

ALAT : Fulgurance et actions dans la profondeur

« Fulgurance et actions dans la profondeur » sont au menu de l’exercice annuel de l’Aviation légère de l’armée de Terre.

Depuis 2017, la 4e brigade d’aérocombat [BAC] de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT]organise un exercice annuel de synthèse du Groupe d’adaptation à l’aérocombat [GAAC], appelé « Baccarat ». Ces manoeuvres visent à valider les savoir-faire acquis par les unités interarmes à l’issue d’une année d’entraînement en commun.

S’il est donc interarmes, l’exercice Baccarat a aussi une dimension interalliés dans la mesure où des hélicoptères britanniques et espagnols y participent. Pour l’édition 2019, des AW-159 « Wildcat », AH-64 Apache et CH-47 Chinook évolueront dans un vaste quadrilatère englobant les camps militaires de Champagne et les plaines d’Alsace.

Cette année, et comme le montre le visuel diffusé à l’occasion de cet exercice, le scénario de « combat de haute intensité » mettra l’accent sur la « fulgurance », la « puissance » et les « actions dans la profondeur ». Il s’agira de faire manœuvrer trois Groupements tactiques interarmes [GTIA], formés autour des 1er, 3e et 5e Régiment d’hélicoptères de combat [RHC] ainsi qu’un bataillon multinational sous commandement espagnol. Ce qui sera une nouveauté.

L’ALAT et les Fuerzas Aeromóviles del Ejército de Tierra [FAMET] ont formalisé un programme de partenariat en 2016. Programme qui prévoit donc une participation espagnole à l’exercice Baccarat, ainsi que des activités bilatérales, des échanges et des visites mutuelles.

Cela étant, comme les FAMET participent à l’exercice Baccarat avec des CH-47 Chinook, leur confier la tête d’un bataillon multinational illustre l’importance des hélicoptères lourds de transport dans l’aérocombat… De tels appareils font actuellement défaut aux forces françaises, lesquelles sont contraintes de se tourner vers des partenaires européens pour y remédier, comme c’est le cas au Mali.

Outre les unités de l’ALAT, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE], les groupements de commandos de la 11e Brigade Parachutiste [BP] et de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM] participeront à l’édition 2019 de l’exercice Baccarat. De même qu’un groupement renseignement multicapteurs, des unités d’artillerie, de génie et un détachement du 132e régiment d’infanterie cynotechnique [132e RIC].

L’exercice comprendra deux phases. La première, qui se terminera le 22 septembre 2019, prévoit des « manœuvres aéroterrestres en Champagne-Ardenne et dans la Meuse pour fixer et neutraliser l’ennemi. » Puis, la seconde, qui se déroulera jusqu’au 24 septembre, fera la part belle aux « manœuvres aéroterrestres de relève sur position, d’attaque et de contre-attaque ennemi en Moselle Est. »

« Un tel exercice qui regroupera une quarantaine d’hélicoptères (français, espagnols et britanniques), plus de 1500 participants de 21 unités différentes, des manœuvres et des séquences de tir denses, une FORAD [force adverse, ndlr] et des incidents réalistes constitue une occasion unique au bénéfice direct de la préparation opérationnelle de la BAC ainsi que des nombreuses unités présentes », résume l’armée de Terre.

Et d’ajouter : Baccarat « illustre parfaitement les conditions du combat d’aujourd’hui qui se fonde sur la combinaison et la coordination étroite de très nombreux intervenants, parfois des trois armées. Il permet dans ce cadre à l’état-major de la brigade, de poursuivre son entraînement et d’affirmer sa maîtrise du combat interarmes dans un cadre interarmées, voire multinational. »

Source : ZONE MILITAIRE - Photos : COM ALAT


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jeudi 19 septembre 2019

Crash F-16 : Un avion militaire belge s’écrase dans le Morbihan

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, sans faire de victime : les deux pilotes ont été éjectés de l'appareil.

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, en plein vol d'entraînement. Les deux pilotes sont indemnes, a indiqué la préfecture. Le pilote et son co-pilote ont pu s’éjecter avant le crash.

L'avion avait décollé de Florennes (Belgique) et se rendait à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué.

"On peut confirmer qu’un F-16 biplace qui effectuait un vol d’entraînement s’est écrasé ce matin près de Lorient. Les deux occupants ont réussi à s’éjecter, les sièges éjectables ont fonctionné", a indiqué la Défense belge. "Une équipe de la Direction de la sécurité aérienne de la Défense se rend sur place depuis la Belgique", a-t-elle ajouté.

L'un des pilotes est resté accroché deux heures sur la ligne haute tension

Les secours, dépêchés sur la zone, ont pu rapidement prendre en charge un premier pilote.

Ils se sont ensuite affairés à décrocher le second pilote qui est resté accroché avec son parachute pendant plus de deux heures aux câbles d’une ligne EDF. Il a finalement pu être récupéré vers 13 heures par les pompiers aidés par les services de RTE (Réseau transport électricité), le gestionnaire du réseau électrique haute tension.

Le second pilote "a été décroché, on a les deux, pilote et copilote, en urgence relative. Ils sont vivants et sont blessés, ils sont pris en charge par les pompiers", a indiqué la préfecture.
L'avion "pas armé"

La cause de l’accident n’était pas connue dans l’immédiat

Selon la préfecture, l'avion "n’était pas armé et son chargement est en cours d’expertise".

Un périmètre de sécurité de 500 m a été mis en place autour du site du crash aérien et la gendarmerie est sur place pour sécuriser la zone.

Source : LeProgres.fr

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mardi 10 septembre 2019

Barkhane : Des soldats estoniens dans une opération franco-malienne à Gao

Depuis l’été 2018, un peloton d’infanterie estonien, fort d’une cinquantaine de militaires, est déployé à Gao [Mali] pour y assurer la surveillance et la protection de la plateforme opérationnelle « Désert » [PfoD] de la force Barkhane.

Cette mission n’est pas sans risque car, le 22 juillet, six soldats estoniens ont été blessés lors d’une attaque à la voiture piégée devant la base française.

Après cette attaque, et selon un communiqué publié par Tallinn, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait « remercié » les soldats estoniens pour leur « action exemplaire » et souligné que leur « professionnalisme est la raison pour laquelle les militaires français ont une telle estime » à leur égard.

« Nous sommes fiers des soldats estoniens qui protègent la sécurité de l’Europe au Mali. Il est dans notre intérêt de nous tenir aux côtés de nos alliés contre les menaces, de comprendre leurs besoins réciproques et de renforcer nos relations », fit alors valoir Jüri Luik, le ministre estonien de la Défense.

Les relations entre les forces estoniennes et françaises ont pris de l’ampleur au cours de ces derniers mois dans la mesure où, outre leur coopération au titre de l’opération Barkhane, la France a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA Lynx] en Estonie, dans le cadre des mesures de réassurance de l’Otan face à la Russie.

Et cette coopération entre les forces estoniennes et françaises a récemment pris une nouvelle dimension.

Jusqu’à présent, ce détachement estonien n’avait pas encore pris part à une opération « antiterroriste » aux côtés des forces françaises et maliennes. C’est désormais chose faite.

En effet, selon une information de la radio-télévision nationale estonienne [Eesti Rahvusringhääling], confirmée par le ministère estonien de la Défense, le peloton « ESTPLA-32 » s’est joint « aux unités françaises et maliennes pour la première fois » afin de prendre part « à une opération dans la ville de Gao ».

« L’implication du peloton estonien dans une telle opération démontre que les unités précédentes ont gagné la confiance des alliés », a commenté le lieutenant Taavi Eesalu, qui commande l’ESTPLA-32.

« Participer à une opération de près de huit heures, dans ce climat chaud et humide était épuisant. Mais la formation et l’expérience antérieures nous ont permis de faire preuve de professionnalisme et de mener à bien cette tâche. Les Français nous ont déjà invités à participer à une autre opération similaire. Nous ferons donc tout notre possible pour assurer une coopération continue », a ajouté l’officier estonien.

Cette opération conjointe visait à saisir des « armes illégales ». Les forces françaises et estoniennes ont encerclé des bâtiments afin de permettre aux militaires de maliens de mener leurs fouilles en toute sécurité.

Les militaires estoniens qui ont pris part à cette opération viennent de relever leurs camarades de l’ESTPLA-30. L’action de ces derniers a été saluée par le colonel Nicolas James, le chef de corps du GT-D1 « Belleface ».

« Les hommes et les femmes du contingent qui s’en va ont honoré les forces de défense estoniennes par une discipline exemplaire au cours de cette mission exigeante. Je vous remercie, en mon nom personnel et au groupe de combat dans son ensemble, pour votre excellent travail », a déclaré le colonel français lors d’une cérémonie.

À noter que les forces estoniennes participent également à la mission de formation lancée par l’Union européenne au profit de l’armée malienne [EUTM MALI] ainsi qu’à la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA].

Source : Zone Militaire


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lundi 5 août 2019

Armement : Combat info-valorisé - Le système français SCORPION... Futur standard européen ?

La semaine passée, et après le Sénat, l’Assemblée nationale a adopté l’accord de coopération avec la Belgique dans le domaine de la mobilité terrestre. En clair, il s’agissait d’approuver le contrat CaMo [Capacité Motorisée] qui, d’un montant de 1,6 milliard d’euros, vise à livrer 382 Véhicules blindés multi-rôles Griffon et 60 Engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar à la Défense belge.

Pour rappel, ce contrat va au-delà de la livraison de Griffon et de Jaguar puisque la Belgique et la France ont aussi convenu d’établir un partenariat stratégique dans le domaine des blindés médians, incluant un volet opérationnel ainsi que la maintenance. Ce qui veut dire que la composante terrestre belge et l’armée de Terre auront une même doctrine d’emploi ainsi qu’un système de formation commun. Et donc dans le cadre du programme français SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation] qui, plus que le renouvellement des blindés, établit un nouveau standard en matière de combat collaboratif, info-centré et info-valorisé.

Ainsi, une compagnie française et une compagnie belge pourront être parfaitement interopérables et sans préparation spécifique dans un bataillon belge ou une brigade française. En matière d’interopérabilité, on n’a sans doute jamais été aussi loin puisque cela dépasse même les critères de l’Otan. Du moins dans le domaine terrestre.

Or, pour une fois qu’un accord intergouvernemental sur une vente d’équipements militaires était soumise à l’examen du Parlement, le débat sur le contrat CaMo a fait l’objet d’une « motion de rejet préalable » déposée par le groupe de La France Insoumise [LFI]. Et l’argumentation développée à cette occasion par le député Bastien Lachaud a surtout visé les avions américains F-35A choisis par la Belgique pour remplacer ses F-16. On était alors à quelques jours des élections européennes. Ceci expliquant cela…

Car le contrat CaMo peut être une chance, justement, pour faire avancer la défense européenne. C’est, en tout cas, ce que pense le député Jean-Charles Larsonneur, rapporteur pour avis sur le projet de loi concernant cet accord franco-belge au nom de la commission de la Défense.

« Le programme CaMo marquera un progrès dans l’interopérabilité des forces terrestres européennes. Certes, l’Otan a élaboré des normes d’interopérabilité, mais celles-ci ne concernent pas les niveaux hiérarchiques inférieurs à la brigade. Or l’interopérabilité à des niveaux moins élevés revêt un enjeu de plus en plus crucial sous l’effet de deux tendances », comme la « numérisation croissante des moyens de combat terrestre » et la « fréquence des opérations conduites en coalition avec agrégation de forces nationales de format réduit, particulièrement pour les missions de l’Union européenne, dont le volume dépasse rarement celui d’un GTIA [*] », écrit M. Larsonneur.

À ce titre, et selon le général Charles Beaudouin, chargé des plans et des programmes de l’état-major de l’armée de Terre, la France pousse en faveur d’une « norme d’interopérabilité qui prévoie des passerelles à des niveaux hiérarchiques inférieurs à celui de la brigade ». Aussi, estime le député, « l’accord franco-belge peut être vu comme créant un standard d’interopérabilité à un niveau inférieur au GTIA. »

D’autant plus que la France a un train d’avance dans le domaine de l’info-valorisation et que le système SCORPION a déjà obtenu un premier succès à l’exportation avant même d’être mis en oeuvre par l’armée de Terre. Pour M. Larsonneur, cela donne « toutes ses chances à ce système pour être retenu comme le standard du combat collaboratif parmi un nombre significatif d’Européens. »

Rapporteur pour avis au nom de la commission des Affaires étrangères, le député Jacques Maire fait le même constat que M. Larsonneur. En effet, estime-t-il, « l’acquisition d’équipements identiques peut être un puissant intégrateur pour l’Europe de la défense, dans le sillage du programme CaMo. » Toutefois, tempère-t-il, « cette perspective est néanmoins compliquée par le morcellement des industries de défense européennes, et par la place de premier plan qu’occupe l’industrie de défense américaine chez nombre de nos partenaires. »

Si cela est vrai pour les perspectives d’exportation des véhicules de la gamme SCORPION, les avancées du programme français en matière de combat collaboratif « peuvent intéresser nombre d’États, particulièrement ceux dont les armées ne disposent pas nécessairement d’un grand nombre d’engins, mais souhaitent en tirer le plus d’effet opérationnel possible », répond M. Larsonneur.

« L’intérêt de SCORPION tient à l’interconnexion de tous les armements au sein d’une ‘bulle’ qui exploite l’info-valorisation pour permettre le combat collaboratif. Dès lors, un État qui se dote de certains matériels SCORPION ne peut en tirer pleinement parti qu’en intégrant l’ensemble de ses blindés et autres équipements terrestres dans cette ‘bulle’ qu’a développée notre BITD [**]. À tout le moins doit-il y connecter ses autres équipements, via le système d’information de SCORPION et la radio CONTACT, exportée sous le nom de Synapse », a en outre expliqué le député, lors de l’examen de son rapport par la commission de la Défense.

Source : Zone Militaire

[*] GTIA : Groupement tactique interarmes, soit un bataillon

[**] Base industrielle et technologique de défense

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lundi 29 juillet 2019

Europe : Coup de gueule de Matteo Salvini, sur l'immigration !

Dans un courrier adressé à son homologue français, le ministre italien de l’Intérieur refuse que la France et l’Allemagne aient le monopole des décisions sur la politique migratoire.

Exaspéré par les décisions franco-allemandes sur le sujet migratoire, le ministre italien de l’Intérieur a adressé une lettre à son homonyme Christophe Castaner, dans laquelle il s’insurge que l’Italie ne soit pas assez consultée sur la question, rapporte notamment Le Point. 

Pour lui, la France et l’Allemagne ne peuvent pas décider seules des politiques migratoires, « en ignorant les demandes des pays les plus exposés », comme son pays ou encore Malte. « Les choix faits seulement à Paris et Berlin, ça suffit. L’Italie n’est plus disposée à accepter tous les immigrants qui arrivent en Europe », s’est emporté le ministre transalpin dans un message Facebook. Jeudi dernier, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne étaient réunis à Helsinki pour discuter de la politique d’accueil des migrants. Ils ne sont pas parvenus à s’entendre sur un « mécanisme de solidarité » visant à mettre un terme à l’errance des bateaux qui ont l'interdiction de faire débarquer des migrants secourus en mer Méditerranée.

Dans sa lettre, Matteo Salvini indique avoir noté à Helsinki « des positions très proches de celle exprimée par l’Italie, en particulier sur le ferme engagement d’une politique migratoire visant à défendre les frontières extérieures de l’UE et de l’espace Schengen ». « De nombreux collègues ont en effet soutenu la nécessité de revoir les règles du Search And Rescue [recherche et sauvetage, ndlr] pour empêcher les abus qui visent à favoriser une immigration illégale et incontrôlée, comme celle exposée dans le document que nous avons préparé à Malte », a aussi expliqué l’homme fort italien. 

Lors de ce meeting, l’Italie et Malte ont présenté un texte qui recommande le débarquement et la création de centres d’accueil temporaire et d’identification des migrants dans les pays limitrophes aux pays de départ. Pour Matteo Salvini, ce document doit servir de point de départ à « toute nouvelle discussion ». Les ministres doivent à nouveau se réunir lundi à Paris.   

Source : Valeurs actuelles -  Photo © Emmi Korhonen/AP/SIPA


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mercredi 27 mars 2019

Milan : Prise d'otage de 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants...

Un homme prend en otage 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants avant de mettre le feu à Milan !

La police italienne a sauvé  de justesse 51 collégiens pris en otage et menacés dans un bus près de Milan par leur chauffeur, un Italien d'origine sénégalaise, qui a invoqué le sort des migrants africains morts en mer Méditerranée avant d'incendier le véhicule.

"C'est un miracle, cela aurait pu être un carnage. Les carabiniers ont été exceptionnels pour bloquer le bus et faire sortir tous les enfants", a déclaré à la presse le procureur de Milan, Francesco Greco. Le chauffeur a été interpellé sous les chefs de "prise d'otage, massacre et incendie" avec la circonstance aggravante de "terrorisme".

Selon son avocat, l'homme a expliqué durant son interrogatoire qu'il "voulait faire un geste éclatant pour attirer l'attention sur les conséquences des politiques migratoires".

"J'ai perdu trois enfants en mer", a affirmé le chauffeur lors de la prise d'otage, selon le témoignage d'un adolescent diffusé sur les sites Internet des médias italiens.

Ousseynou Sy, âgé de 47 ans, Italien depuis 2004, chauffeur scolaire sans histoire, "a agi comme un loup solitaire" sans liens avec l'islamisme radical, a toutefois estimé au cours d'une conférence de presse le chef de la cellule anti-terrorisme de Milan, Alberto Nobili.

Ses actes étaient "prémédités" depuis plusieurs jours, "il voulait que le monde entier puisse parler de son histoire", a-t-il expliqué. L'homme a posté sur YouTube une vidéo pour expliquer son action et "dire Afrique soulève-toi", à l'intention de proches à Crema (près de Milan) mais aussi au Sénégal. Divorcé de son épouse italienne, il a deux enfants adolescents.

Le ministère de l'Intérieur a évoqué dans un communiqué des antécédents de conduite en état d'ivresse et d'agression sexuelle sur mineur.

"Le ministère est à l’œuvre pour vérifier la possibilité de retirer la citoyenneté italienne au Sénégalais", ont ajouté des sources ministérielles, en brandissant le décret-loi du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini sur la sécurité et l'immigration adopté à l'automne.

Source : jeanmarcmorandini.com

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jeudi 24 janvier 2019

Belgique : Les soldats belges partant en mission en Estonie n'ont pas encore reçu leurs tenues d'hiver

Ces prochaines semaines, environ 270 soldats belges – issus, pour la plupart, du bataillon médian de chasseurs ardennais, seront présents en Estonie au titre de l’opération « enhanced Forward Presence » (eFP) de l’Otan, laquelle a pour objet de rassurer les pays baltes face à la Russie. Plus précisément, ils seront intégrés à une brigade multinationale, dont le Royaume-Uni est la nation-cadre.

En novembre 2018, le syndicat militaire ACMP-CGPM a demandé au ministère belge de la Défense si ce détachement allait recevoir des équipements spécifiques pour affronter les rigueurs de l’hiver estonien. Et, après une relance, il a fini par avoir une réponse.

« En plus des tenues d’hiver basiques déjà présentes dans l’équipement du corps, des équipements supplémentaires seront livrés par la chaîne militaire », a résumé le syndicat, en évoquant la réponse faite par le cabinet du chef de la Défense [CHOD].

« De plus, du nouvel équipement d’hiver supplémentaire sera prévu, via une procédure d’achat urgente et ponctuelle qui est actuellement en cours. Le CHOD a promis que l’ensemble de l’équipement d’hiver sera livré à temps. De plus, il est indiqué que les soldats ne seront pas obligés d’acheter du matériel d’hiver supplémentaire sur le marché civil et qu’il n’y aura donc aucune recommandation de ce genre par la hiérarchie », a ajouté l’ACMP-CGPM, avant d’assurer qu’il veillerait au respect de ces promesses.

Seulement, les quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard ont rapporté, le 22 décembre, que les soldats belges engagés en Estonie auraient reçu des cagoules datant des années 1950. De la guerre de Corée, pour être précis.

Selon un reportage de RTL INFO, les cagoules en question « ont été rongées par les mites » et sont « couvertes d’urine de rat ». En outre, a confié un syndicaliste, cité par la RTBF, « il y a encore d’autres manquements : les couvre-chaussures ne correspondent pas aux bottines et il n’y a pas de lunettes de protection en suffisance ».

« Un spécialiste a recommandé un type d’équipements adapté pour ce genre d’opération. On doit constater, malheureusement, que l’armée s’est retrouvée devant une réalité : ils ne possédaient pas le matériel nécessaire », a déploré Philippe Sion, secrétaire général-adjoint du syndicat militaire ACMP-CGPM.

Aussi, des soldats belges sont donc tentés de s’équiper à leurs frais, ce qui, selon la qualité du matériel, peut leur coûter entre 250 et 600 euros. Et cela, même si leur état-major a assuré que des équipements spécifiques pour affronter le grand froid leur seront prochainement distribués.

L’avant-garde du détachement belge doit arriver en Estonie le 5 janvier 2019 tandis que le gros des troupes suivra dans les jours qui suivront. Sans doute que, d’ici-là, les équipements promis auront été livrés.

Source : Zone Militaire - Photo : Chasseurs ardennais (c) Défense belge

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jeudi 10 janvier 2019

Syrie : Donald Trump déclare que les alliés ne « profiteront » plus des États-Unis... Une désertion « en coordination » ?

La décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie – et donc de mettre un terme à leurs opérations contre l’État islamique [EI ou Daesh] qu’il juge vaincu alors que ce n’est pas encore le cas – a provoqué du désarroi parmi les alliés des États-Unis… Et la démission de James Mattis, le chef du Pentagone.

Dans la lettre adressée à M. Trump pour justifier son départ, l’ex-général des Marines a estimé qu’il fallait « traiter les alliés avec respect ». Chose que le chef de la Maison Blanche s’est gardé de faire depuis le début de son mandat, notamment en critiquant vertement les membres de l’Otan pour la faiblesse de leurs dépenses militaires (NDLR : ce qui n'est pas totalement inexact), ou encore en prenant des décisions sans la moindre concertation préalable.

« Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés » et « être allié, c’est combattre épaule contre épaule », a d’ailleurs fait valoir le président Macron, après avoir dit « regretter très profondément » la décision de son homologue américain au sujet de la Syrie.

L’attitude de M. Trump indispose même jusque dans les rangs du Parti républicain. « Je suis juste triste pour notre pays. Je suis triste pour les relations abîmées avec les pays qui ont été avec nous », a ainsi commenté Bob Corker, le chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Sénat. Ténor du Grand Old Party [GOP], le sénateur Lindsey Graham a parlé de « tache sur l’honneur des États-Unis ».

Pour autant, ces commentaires ne sont pas de nature à faire ciller M. Trump. « Aux quelques sénateurs qui pensent que je n’aime pas ni apprécie être allié avec d’autres pays, ils ont tort, J’AIME BIEN », a-t-il fait savoir, via Twitter, le 24 décembre. « Ce que je n’aime pas en revanche, c’est quand nombre de ces mêmes pays profitent de leur amitié avec les États-Unis, à la fois pour la Protection militaire et le Commerce », a-t-il ajouté.

« Le général Mattis ne voyait pas ça comme un problème. Moi si, et c’est en train d’être réglé », a encore affirmé M. Trump.

Lors du dernier sommet de l’Otan, à Bruxelles, en juillet dernier, le président américain avait demandé si les Alliées allaient « rembourser les États-Unis » pour la protection que ces derniers leur avait donné depuis près de 70 ans… Est-ce à dire que cette question va encore revenir sur le tapis en 2019?

Pour rappel, et jusqu’à présent, seuls les États-Unis ont fait jouer la clause de défense collective de l’Otan [article 5], après les attentats du 11 septembre 2001. Et depuis près de 30 ans, de nombreux Alliés ont été de toutes les coalitions dirigées par Washington… Enfin, M. Trump oublie aussi que l’industrie américaine de l’armement profite pleinement de ce jeu d’alliances, avec un chiffre d’affaires de 226,6 milliards de dollars en 2017, soit 57% du marché mondial.

Source : Zone Militaire

Un retrait en coordination avec nos alliés

Récemment, début janvier, un responsable du département d’État a précisé le retrait annoncé par Donald Trump fin décembre 2018.

«Nous n’avons aucun délais pour le retrait de nos troupes de Syrie. Le Président a pris la décision de retirer nos militaires, mais cela sera fait d’une manière pesée et en étroite coordination avec nos alliés et partenaires»

Les États Unis souhaitent maintenir une certaine pression sur l'EI et éviter de créer un vide pour les terroristes de Daech encore présent sur le terrain.

Ce 10 janvier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en voyage au Caire, interrogé par un journaliste l'AFP sur le retrait de Syrie, déclare que l’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie : « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant ».

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mercredi 19 décembre 2018

Slovénie : Une femme nommée chef d’état-major des armées

Jusqu’à présent, jamais une femme n’avait été nommée au poste de chef d’état-major des armées. C’est désormais chose faite en… Slovénie. En effet, le 27 novembre 2018, le gouvernement slovène a confirmé la nomination de Mme le général Alenka Ermenc à les tête des forces armées du pays.

« La nomination du major général Ermenc a été proposée sur la base de son expérience en tant que commandant d’unités de l’armée slovène, pour sa contribution à la mise en place d’une armée professionnelle et pour sa formation civile et militaire », a-t-il fait valoir, via un communiqué.

Âgée de 55 ans, Mme le général Ermenc a commencé sa carrière militaire en 1991, soit au moment de l’indépendance de la Slovénie, acquise lors de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. En 2006, elle devint la première femme à commander un bataillon de l’armée slovène, en l’occurrence une unité de reconnaissance et de renseignement. Puis elle fut nommée à la tête de la direction du personnel de l’armée slovène en 2009 et elle a notamment servi au Kosovo, au titre de la KFOR, de l’Otan. Enfin, elle est diplômée du Royal College of Defence Studies de Londres et a obtenu une maîtrise en études internationales au King’s College University.

Cette année, les forces armées slovènes auront donc connu trois chefs d’état-major différents. En février, le général Andrej Osterman, limogé après l’échec de la 72e Brigade à des tests de l’Otan. Il avait été relevé par le général Alan Geder en février dernier.

Le président slovène Borut Pahor, a donné à Mme le général Ermenc une feuille de route simple mais à l’exécution compliquée : améliorer la situation des forces armées. Une tâche difficile étant donné les restrictions budgétaires dont ces dernières ont eu à souffrir ces dernières années [et qui expliquent l’échec de la 72e Brigade aux tests de l’Otan, ndlr].

« La détérioration de la situation sécuritaire se poursuit dans le monde et même si la Slovénie n’est pas directement menacée sur le plan militaire, elle doit améliorer sa sécurité militaire assez rapidement », a estimé le président Pahor.

Ayant rejoint l’Otan en 2004, la Slovénie a réduit ses dépenses militaires de 1,6 à 1% de son PIB après la crise de 2012-13. L’objectif du gouvernement est de les porter à seulement 1,14% du PIB d’ici 2024 (ce qui est bien loin des 2% du PIB fixés par l’Otan).

L’effort de modernisation des forces armées slovènes [qui comptent 6.770 militaires sur 2 millions d’habitants] portera essentiellement sur leur composante terrestre, avec la livraison attendue de de 56 véhicules blindés ARTEC Boxer. Les capacités militaires du pays se résument notamment à 14 chars M-84 (et 32 en réserve) et à 30 M-55S, tous hérités de la période yougoslave, à 9 avions Pilatus PC-9 et à seulement deux patrouilleurs, dont un, le Triglav, de conception russe, a été engagé dans l’opération européenne EUNAVFOR Sophia, en Méditerranée centrale.

Par ailleurs, parmi les pays de l’Otan, certains ont nommé des officiers généraux féminins à la tête d’une force armée. Tel est le cas de la Norvège, où Mme le général Tonje Skinnarland commande la Royal Norwegian Air Force.

Source : Zone Militaire

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vendredi 7 décembre 2018

Analyses sur le mouvement Gilets Jaunes : Vous vouliez une « transition », vous avez une « révolution » !

La bataille des images fait rage sur les écrans et les réseaux sociaux autour de symboles profanés

Les commentateurs ouvrent allègrement des boites de Pandore en parlant d’insurrection et de guerre civile sans savoir ce que c’est réellement. Pendant ce temps la France glisse dans la confusion, la sidération et l’émotion.

Il y a 10 ans, quand j’ai écrit « Quand la France réagira… », j’avais évoqué, comme le ferait un médecin de façon préventive, trois symptômes pour qualifier la gravité de la crise qui caractérise notre pays à savoir :

  • Le symptôme argentin du fait de la courbe de la dette et de la faillite des politiques publiques qui permettent de masquer le déclassement du pays et de bloquer toute transformation de notre société afin de maintenir l’illusion d’un train de vie.
  • Le symptôme yougoslave avec l’émergence d’un divorce profond entre la population et les élites qui provoque une implosion de la « Res-Publica » et une fractalisation des cohérences et cohésions territoriales.
  • Le symptôme libanais avec des centaines de zone de non-droit qui se sont enkystées partout dans les périphéries de nos villes et  agglomérations avec des logiques communautaristes et religieuses qui sont devenues les nouvelles références autour de la propagation rampante d’un islam radical qui s’est imposé progressivement en termes de gouvernance.

Beaucoup se sont amusés de ce diagnostic. Aujourd’hui les mêmes « rient jaune » avec les évènements de ces dernières semaines qui viennent déstabiliser leurs certitudes intellectuelles et leur confort financier… Entre temps la dette a explosé du fait de la crise de 2008 et surfe sur la crête des 100% du PIB (selon les critères de Maastricht). Tous les spécialistes tremblent à l’idée d’une hausse des taux et surtout d’une nouvelle crise bancaire qui nous mènerait sur des pentes vertigineuses dans les prochains mois. Le déficit public est pour sa part devenu insoutenable et le déclassement de la France est tel en termes de compétitivité que les quelques contrats d’armement ou d’avions ne suffisent plus pour cacher la misère de notre comptabilité nationale. 

Nous pouvons toujours dire que c’est de la faute des autres, des Allemands, de l’Europe, du prix du pétrole … une chose est certaine, notre pays connaît des difficultés chroniques pour garder son rang et surtout pour créer de la vraie richesse…A force d’avoir désindustrialisé et délocalisé nos actifs à forte valeur-ajoutée, il faut bien finir par admettre qu’il y a un prix à payer notamment sur le plan social. Certes il est facile, avec de l’argent quasiment gratuit, de développer une économie consumériste avec des retours sur investissements rapides, mais ces choix ne contribuent pas à créer des emplois et n’enrichissent pas un pays. 

Tout a déjà été écrit sur ce sujet et les experts n’ont cessé d’alerter sur ces dérives, mais l’autisme réciproque des français et de leurs dirigeants est catastrophique. Tout le monde a privilégié l’illusion d’un pseudo train de vie à la promotion de l’effort, de l’innovation et de l’excellence. A l’arrivée il n’y a plus assez d’argent dans les caisses et chacun y va de sa rhétorique totalement infantile !
 
Quant au lien Etat-Nation, le constat de tous les experts est unanime : il est en implosion totale. Beaucoup dissertent sur l’absence actuellement de relais crédibles et de médiateurs légitimes. Mais tout a été fait pour appauvrir ces relais qui permettent un vivre ensemble intelligent et durable. La baisse du niveau éducatif et culturel à tous les niveaux, la suspension du service militaire obligatoire, le pouvoir des réseaux d’influences, des lobbies, la médiocrité des médias et l’irruption des réseaux sociaux… tout a contribué à tirer vers le bas les relations entre les citoyens et ceux qui les représentent. Cette évolution de fond est très grave. Dans l’Histoire ces processus se terminent toujours mal avec au mieux des formes de résistances civiques au travers de l’émergence de collectifs plus ou moins homogènes, voire des formes d’insurrections révolutionnaires autour des injustices sociales et fiscales, comme nous sommes en train de connaitre, au pire des guerres civiles lorsque le vivre ensemble devient impossible et insoutenable, comme en Ex-Yougoslavie où les populations se sont entretuées pendant dix ans sur des questions identitaires, religieuses, communautaires.
 
La question la plus préoccupante reste celle de la libanisation des marges violentes de nos sociétés où les référentiels ne sont plus ceux de la République et encore moins ceux de la Démocratie. Soyons clair, l’Islam n’est pas soluble dans ces principes politiques et sociétaux que nous avons progressivement mis en place au cours des siècles dans notre pays. Aujourd’hui Il n’y a plus beaucoup de marges de manœuvre pour sauvegarder le vivre ensemble sur ces espace-temps qui se sont affranchi de tout, à commencer par l’autorité de l’Etat et de ses substituts sur le terrain. Cela se traduit d’ores et déjà par des logiques de ghettos que nous connaissons trop bien. Les événements avec les émeutes urbaines de 2005, dont peu de nos dirigeants ont tiré les véritables enseignements, sont ceux d’une volonté de franchise territoriale et d’autonomie politique. D’ores et déjà, dans certains quartiers, nous ne sommes plus sûr des questions de respect de l’état de droit mais sur l’imposition de fait d’une forme d’Etat quasi islamique à la place de l’Etat français avec la charia comme cadre juridique.
 
Depuis 3 semaines, toutes ces réalités ont explosé sur les écrans de télévision avec des manifestation émaillées d’émeutes, puis d’insurrections suffisamment violentes et préoccupantes pour déboucher sur une situation d’urgence pour la sauvegarde de nos institutions. Malheureusement Il n’y a aucune surprise dans le surgissement de cette forme de catharsis sociétale et dans l’expression de ces violences protéiformes et hétérogènes de tous les corps de la société. Nous avions déjà les germes en 2005 avec les banlieues, en 2009 avec "la lutte contre la profitassion" dans les Antilles, les crises récurrentes autour des prix du carburant, les bonnets rouges contre l’écotaxe, la question de la ZAD de Notre Dame des Landes … Tous ces micros évènements ont constitué autant de laboratoires dans lesquels nous retrouvons tous les ingrédients qui se coagulent et démultiplient actuellement.
 
Alors pourquoi en sommes-nous arrivés à un tel niveau de colère, de haine et de dégâts alors que tout a été diagnostiqué depuis longtemps et que tous les symptômes auraient pu être traités très en amont ? La réponse est simple : il n’y a eu aucune anticipation stratégique des vraies questions depuis 30 ans… La responsabilité première incombe aux politiques, comme aux dirigeants du monde économique, qui savaient exactement quels étaient les risques d’un non traitement sur le fond des questions posées depuis les années 1975, dont la fameuse transition écologique pour sortir de l’emprise des énergies fossiles, jusqu’aux migrations de population… Ils savent tous depuis un demi-siècle quels sont les rendez-vous et ce sur quoi il fallait anticiper pour mettre nos pays à l’abri de tragédies collectives.  Rien n’a été fait ! En revanche ils ont tous préféré faire de l’argent en surfant sur les "dividendes de la paix" et faire de la politique politicienne au jour le jour en redistribuant l’argent public à tous les raquetteurs qui avaient parfaitement compris l’usage qu’ils pouvaient en faire.
 
Cette forme d’imposture collective a finalement mis l’Etat en faillite. De fait les corps intermédiaires se retrouvent d’eux-mêmes totalement décrédibilisés, à commencer par les syndicats, mais aussi toutes les organisations représentatives du monde économique et autres agences gouvernementales, qui ont bien vécu sans apporter de véritable valeur ajoutée à notre économie et à notre société. Ils ont tous contribué depuis 30 ans à cet affaissement de notre économie et à l’appauvrissement des relations sociales en se cachant derrière une langue de bois et des pratiques qui valent les meilleures heures du soviet suprême. Mais ne nous leurrons pas, Il y a aussi la population qui s’est satisfait pour une bonne part de cette situation facile où la réversion de la main invisible publique lui assurait une fausse quiétude et prospérité. Malheureusement elle se retrouve aujourd’hui avec des enfants de plus en plus incultes et démunis face aux exigences de la mondialisation et des services régaliens dégradés, il suffit de regarder dans quel état se retrouve nos armées, notre justice etc. A l’arrivée tous les ingrédients de ces symptômes argentins, yougoslaves et libanais finissent par s’agréger pour constituer un mélange explosif.
 
Le déclencheur des insurrections en cours tient en grande partie à cette impasse démocratique qui a permis à une minorité de profiter de la dislocation des blocs politiques, sous prétexte de "dégagisme", pour ramasser le pouvoir. Lors de la dernière élection présidentielle il n’y a eu aucun débat sur le fond. Ce ne fut que des parades séductrices avec des coups de menton. De fait le débat se joue en ce moment dans la rue avec une troisième mi-temps qui ne peut-être que violente. Les populations viennent de découvrir à leurs dépens la face cachée des feuilles de route de l’exécutif en place… qui auraient été aussi celles de leurs concurrents s’ils avaient pu prendre le pouvoir étant donné qu’il n’y a plus rien dans les caisses….  Dès lors 80 % de la population vient enfin de comprendre que l’Etat est en faillite, qu’il n’a plus aucune marge de manœuvre budgétaire et qu’il a besoin de se renflouer d’urgence sur le plan financier en ayant recours à l’arme fiscale dans un pays qui est devenu le champion des pays de l’OCDE en termes de prélèvements obligatoires (3) (46,2 % du PIB) ...
 
Ceux qui ont pris le pouvoir sont incontestablement les plus intelligents et brillants de la classe. Mais leurs préoccupations et orientations politiques sont devenues totalement inaudibles pour les opinions. Leurs décisions se comprennent sur un temps long qui aurait dû être celui de leurs prédécesseurs au cours de ces 50 dernières années en termes d’anticipation stratégique. Mais la population ne voit que la courbe immédiate de la pression de la fiscalité directe, et surtout indirecte, qui monte sans cesse au point de poser désormais un problème budgétaire vital à des pans entiers de la société. Du fait de l’appauvrissement et du déclassement du pays beaucoup ont en effet glissé dans la précarité. Plus grave, ce qui contribue à alimenter la colère sourde et la violence irrationnelle du mouvement des gilets jaunes, beaucoup ont désormais peur de se retrouver aussi dans les prochains mois ou années dans cette situation.
 
Certes il est louable et souhaitable de sauver l’Etat. Nous savons ce que donne un pays livré au chaos total faute d’une colonne vertébrale. Mais l‘Etat ne doit pas tuer la France et spolier les français. Dans le contexte actuel qui peut déboucher sur une révolution convulsive et mortifère, les Français ne sachant pas gérer leur contrat social, la seule chose à faire est de remettre à plat le cadre fiscal et de retrouver équilibre et justice. C’est vital. Des petits moratoires fiscaux ne servent à rien sinon à entretenir et nourrir les prochaines révoltes sociales. Mais la transformation du pays ne peut s’envisager qu’avec du temps, ce qui est incompatible avec les urgences sociales et l’impression d’injustice sociétale qui s’expriment depuis 20 jours. La véritable question qui se pose désormais est celle de l’autorité politique pour arbitrer ce moment crucial où les urgences et les priorités sont confondues dans un maelstrom de revendications, de haines et de peurs.
 
Quelles que soient les astuces pour calmer les exigences des gilets jaunes ou l’expression de la fermeté utilisée par l’exécutif pour endiguer la volonté de destruction de nos institutions ou la tentation de pillage de nos centres-villes, il faudra bien expliquer à un moment donné aux français que la "fête est finie" et que nous allons entrer dans une autre temporalité où tout le monde devra faire preuve de bon sens, d’intelligence et de frugalité pour remettre les comptes en ordre et le pays en état de marche. Cela va supposer de prendre des mesures drastiques, courageuses et douloureuses, comme l’ont fait les Canadiens en leur temps, et d’arrêter cet effet de ciseau pervers, et désormais catastrophique pour le pays, qui est celui de l’emballement de la dette et de l’addiction au déficit public.
Tous les autres discours sur la transition sont cosmétiques et idéologiques. La véritable révolution ne consiste pas à destituer violemment à la Ceausescu notre monarque républicain, à rêver de 1791, à piller les magasins et à discourir sur les plateaux de télévision sur une VIème République. La véritable révolution, puisqu’il faudra bien la faire, nous n’avons plus le choix face à la pression des évènements, devra être celle d’un nouveau pacte fiscal et d’un véritable contrat social. Pour cela il faut retrouver à tous les niveaux le langage du bon sens et de la responsabilité afin de ne pas tomber dans l’insoutenable et le drame avec des insurrections qui déboucheraient sur une guerre civile…

Ceux qui ont vécu Beyrouth et Sarajevo savent ce que cela signifie. Nous ne sommes plus comme en 68 : le monde de cette époque révolue revendiquait le partage de la cagnotte et ne risquait rien.
Aujourd’hui il n’y a plus de cagnotte et nous risquons tout !

Source : Xavier Guilhou - « Quand la France réagira… » Eyrolles – 2007

Voir à ce sujet les excellentes analyses de l‘économiste Claude Sicard, dont son dernier article du 5 décembre : « La France en révolte : faut-il compatir à la jacquerie des gilets jaunes ? »


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jeudi 25 octobre 2018

Etat islamique : Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

Tentative d'implantation de l’État islamique : au Sahel-Sahara
Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

À l’origine, la France souhaitait placer la Force conjointe du G5 Sahel sous un mandat des Nations unies afin de faciliter son financement et, donc, son déploiement. Seulement, les États-Unis s’y opposèrent et les diplomates durent revoir leur copie. Au plus obtinrent-ils, en décembre 2017, un soutien logistique de la part de la Mission de l’ONU au Mali [MINUSMA].

Cela étant, quelques semaines plus tôt, et alors qu’il manquait 423 millions d’euros pour lancer cette force anti-jihadiste commune au Mali, au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et à la Mauritanie, les États-Unis annoncèrent leur intention d’accorder à cette dernière une enveloppe de 60 millions de dollars. À l’époque, quatre membres des forces spéciales américaines venaient d’être tués lors d’une embuscade tendue au Niger par une katiba de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Depuis, les fonds promis à cette force conjointe lors de deux conférences de donateurs ont toujours du mal à être débloqués… Ce qui fait qu’elle n’a toujours pas été déclarée opérationnelle et que la situation se dégrade dans certains secteur, comme dans le nord du Burkina Faso.

Mais, visiblement, la ministre française des Armées, Florence Parly, a obtenu des assurances de la part de son homologue américain, James Mattis, avec lequel elle s’est entretenu ce 2 octobre, à Paris.

Ainsi, selon Mme Parly, le chef du Pentagone lui aurait donné l’assurance que « l’aide que les États-Unis ont l’intention d’apporter à la force conjointe G5 Sahel serait très significativement augmentée par rapport à ce qui avait été initialement prévu ».

« Nous sommes persuadés que l’amélioration des conditions de sécurité dans la région passe d’abord par la capacité de ces États à restaurer eux-mêmes cette sécurité […] ce qui suppose aussi que la force conjointe du G5 Sahel puisse devenir opérationnelle, qu’elle soit équipée » et « c’est à cet effet que les États-Unis ont, je le crois monsieur le ministre, décidé de renforcer leur soutien et leur aide financière », a-t-elle ajouté sans plus de précision sur la nature et le niveau de cette aide.

Quoi qu’il en soit, M. Mattis a confirmé que la force française Barkhane continuerait à bénéficier d’un soutien américain [notamment dans les domaines du ravitaillement en vol et du renseignement, ndlr]. Un soutien « précieux », a souligné Mme Parly. « Ce sont grâce à ces gestes, grâce à cette cohésion, aussi, que le terrorisme sait qu’il n’aura aucun répit et que nous sommes déterminés à le terrasser », a-t-elle insisté.

« Nous soutenons les efforts conduits par la France auprès des troupes africaines et nous n’avons aucune intention de réduire ce soutien », a ainsi affirmé le secrétaire américain à la Défense.

Pour rappel, les forces américaines disposent de bases dans la bande sahélo-saharienne, en particulier au Niger, d’où elles mettent en œuvre des drones Reaper potentiellement armés. En outre, d’après le New York Times, la CIA serait également présente sur la base nigérienne de Dirkou, d’où elle mènerait des missions de surveillance et de renseignement en Libye.

Par ailleurs, M. Mattis a également affirmé que les États-Unis « ont démontré qu’ils continuaient à faire preuve d’une détermination inébranlable dans leur engagement dans l’Alliance atlantique », alors que le président Trump ne ménage pas ses critiques à l’endroit de cette dernière. En cause : les dépenses militaires de certains des pays membres, qu’il juge trop faibles.

Mais, ajouté le chef du Pentagone, à l’issue d’un entretien avec le président Macron, « les actes parlent plus fort que les mots. »

« L’Otan est le fondement de notre défense collective. Les État-Unis font du partage du fardeau une priorité, c’est aussi une priorité française. Il en va d’un meilleur fonctionnement pour toute l’Alliance atlantique », a rappelé Mme Parly, pour qui « l’Europe n’est pas une partie du problème, l’Europe est une partie de la solution ».

Source : Zone Militaire


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mercredi 17 octobre 2018

La marine marocaine tire sur des migrants en pleine mer : un mort et trois blessés

La marine royale marocaine a ouvert le feu ce mardi [ndlr: 25/09/2018] sur une embarcation de migrants en Méditerranée qui refusait de répondre à ses sommations. Les tirs ont fait un mort, une Marocaine de 22 ans, et au moins trois blessés. L’un d’entre eux est dans un état critique. Le pilote espagnol n'a pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.  

Selon les autorités locales, les soldats ont été « contraints » d'ouvrir le feu sur ce « go fast » - un terme généralement utilisé dans le vocabulaire du trafic de drogue désignant une puissante embarcation à moteur. Toujours selon le pouvoir, le navire était piloté par un Espagnol qui «refusait d'obtempérer » dans les eaux marocaines au large M'diq-Fnideq (nord). Quant aux passagers, ils « voyageaient couchés et n'étaient pas visibles», ont insisté les autorités. 

Une enquête est ouverte

Selon le président de l'Observatoire du nord pour les droits de l'Homme basé à Fnideq, Mohamed Benaïssa, quelque « 25 personnes naviguaient à bord du bateau, dont les passeurs qui sont espagnols ». La personne décédée avait 22 ans et était originaire de Tétouan (nord). Des deux blessés sont originaires de la même ville tandis que le troisième vient d'Al-Hoceïma, la capitale régionale du Rif (nord). C’est lui qui se trouve dans un « état critique, le bras amputé ». Il a été transféré à Rabat.

Le pilote espagnol n'a lui pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.

Une route de plus en plus utilisée

Depuis début 2018, l'Espagne a enregistré plus de 38 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les autorités marocaines ont pour leur part indiqué avoir fait avorter 54 000 tentatives de passage vers l'Union européenne, depuis janvier. Ces tentatives ont concerné 7 100 Marocains à fin août 2018, selon des chiffres présentés jeudi dernier par le porte-parole du gouvernement marocain. 

Depuis début septembre, les réseaux sociaux marocains sont inondés de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l'Espagne à bord de bateaux pneumatiques. Et dans la nuit de samedi à dimanche, la marine royale avait déjà « procédé à la poursuite d’une embarcation de très grande vitesse, qui tentait de rejoindre la plage de Martil pour récupérer des candidats à l’émigration clandestine », indiquaient alors les Forces armées royales (FAR) dans un communiqué.

Selon des statistiques officielles, le Maroc est marqué par de grandes inégalités sociales et territoriales, sur fond de chômage élevé chez les jeunes. Ceux-ci, qui représentent le tiers de la population, sont particulièrement touchés par l'exclusion sociale, avec 27,5% des 15-24 ans - soit près de 1,7 million de personnes - hors du système scolaire et sans emploi.  

Source : AFP

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jeudi 30 août 2018

Mali : 50 militaires estoniens sont arrivés à Gao pour renforcer la force française Barkhane

Après les quatre hélicoptères de transport CH-47 Chinook de la Royal Air Force, un détachement de 50 militaires estoniens est arrivé à Gao, au Mali, le 6 août 2018, afin de renforcer la force française Barkhane.

« Concrétisation de la volonté de l’État balte d’assister la France dans sa lutte contre les groupes armés terroristes, les soldats ont été accueillis par le colonel Jean de Monicault, commandant le groupement tactique désert infanterie [GTD-I] ‘Altor’ auquel ils seront rattachés », a précisé l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu des opérations en cours.

Le détachement estonien est issu du bataillon d’infanterie légère « Scoutspataljon » de Paldiski. Dans un premier temps, ces soldats vont s’acclimater aux conditions maliennes (avec la saison des pluies et les fortes températures). Puis il entameront leur mission qui vise à protéger les installations de la force Barkhane à Gao. Pour cela, ils sont dotés de quatre véhicules blindés Patria Pasi XA-188.

Le déploiement, pour un mandat d’un an, de ce détachement du « Scoutspataljon » a été décidé « à l’invitation du Mali, en liaison avec la France.

Même si ses moyens militaires sont restreints par rapport à d’autres membres de l’Union européenne et de l’Otan, Tallin s’affirme comme un allié sur lequel il est possible de compter. En 2014, alors que l’opération Sangaris battait son plein en Centrafrique, l’Estonie avait été l’un des rares pays européens à fournir un détachement à l’opération européenne EUFOR RCA, alors que la génération de forces n’avait pu être bouclée que grâce à une importante contribution de la Géorgie [non membre de l’UE, ndlr].

Par ailleurs, en 2017, la France a envoyé un sous-groupement tactique interarmes en Estonie, dans le cadre de la mission Lynx et de la présence avancée renforcée de l’Otan sur le flanc oriental. Actuellement, quatre Mirage 2000-5 de l’EC 1/2 Cigognes assurent la surveillance de l’espace aérien estonien depuis la base d’Amari.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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