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Tag - Etats Unis - USA

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jeudi 1 septembre 2016

Daesh : Mort d'Al-Adnani, leader de l'EI. La "décapitation" une stratégie efficace contre l'Etat islamique ?

Abou Mohammed al-Adnani est le troisième haut responsable djihadiste liquidé en cinq mois. Abou Bakr al-Baghdadi, introuvable chef de l'EI dont la tête est mise à prix par les Etats-Unis, se trouve plus isolé que jamais.

La stratégie dite de "décapitation" est-elle efficace ?

Abou Mohammed al-Adnani, stratège et architecte des opérations extérieures de l'Etat islamique (EI) et porte-parole de l'organisation terroriste, a été tué dans une frappe dont les Etats-Unis et la Russie se disputent la paternité. Sa tête était mise à prix à 5 millions de dollars. Comme des dizaines d'autres terroristes, ils faisaient partie de la liste officielle américaine antiterroriste des personnes recherchées, Rewards for Justice, où l'on trouve également le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri (25 millions de dollars de récompense), le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi (10 millions) ou encore l'ancien chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau (7 millions).

Al-Adnani, "ministre des attentats" et porte-parole de Daech

Comme au temps d'Oussama Ben Laden, les Américains ont fait de la "stratégie de la décapitation", méthode militaire qui consiste à éliminer physiquement des "cibles à hautes valeurs" pour affaiblir une organisation terroriste, un mode opératoire de plus en plus utilisé, surtout depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Mais cette tactique militaire compte autant de détracteurs que d'adeptes. Les premiers estiment qu'elle déstabilise certes un groupe, temporairement, mais qu'elle n'anéantit jamais l'organisation d'un réseau structuré. Les seconds pensent au contraire que supprimer ces cibles accroît les chances de victoire du contre-terrorisme et diminue la violence d'un conflit. Bruno Tertrais, politologue et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, considère ce procédé "limité" mais indispensable.


La "stratégie de la décapitation", qui vise les "cibles à haute valeur", est-elle efficace pour affaiblir l'EI ?

- Rappelons d'abord que la "décapitation" n'est pas une stratégie spécifiquement américaine. Les Russes et les Israéliens ont largement utilisé cette technique, les uns contre la rébellion tchétchène, les autres contre des leaders du Hamas au début des années 2000.

Est-ce efficace ? L'historiographie des mouvements totalitaires et des Etats autoritaires a mis en exergue le rôle important des leaders.

Exemple : si Hitler avait été ciblé personnellement à la fin des années 30, il n'est pas certain qu'un autre leader aurait amené l'Europe, et l'Allemagne en particulier, à sa perte comme Hitler l'a fait. De même, plusieurs études, dont celle de l'université d'Harvard de 2012, montrent que la "stratégie de la décapitation" contre le terrorisme et la contre-insurrection est efficace, oui. 

D'autres chercheurs, au contraire, pensent que les groupes terroristes résistent à la mort de l'un de leurs leaders...

- Oui, avec deux arguments à l'appui -mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas efficace. D'une part, ils estiment que la mort d'un chef en fait un martyr qui attirera de nouvelles recrues et qu'il sera dans tous les cas remplacé. Ce qui n'est pas tout à fait exact : on a démontré que l'effet martyr n'existe pas ou en tout cas qu'il est surévalué. Et la possibilité pour un leader d'être remplacé n'est pas une raison pour ne pas l'éliminer. Second argument : le réservoir des leaders charismatiques et efficaces n'est pas nécessairement inépuisable. Et de fait, le successeur d'Oussama Ben Laden à la tête d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, n'avait pas la même aura.

Ce qui a marché pour Al-Qaïda peut-il fonctionner pour l'EI ?

- L'élimination physique des principaux leaders opérationnels est certainement de nature à troubler ou à désorganiser la planification faite d’actions locales et à l'étranger. Mais ça n'élimine évidemment pas la menace.

D'ailleurs, personne ne peut prétendre que l'élimination du chef de l'EI, Al-Baghdadi, par exemple, aurait le même effet en 2016 qu'aurait eu l'élimination d'Hitler en 1940. L'EI est une mouvance particulière, bien structurée. Tuer ses leaders aura une efficacité limitée mais ce n'est pas une raison pour ne pas le faire.

Quelles sont les limites de cette stratégie ?

- Les leaders ne sont jamais seuls. Ce ne sont pas des mécanismes dont il y aurait une pièce maîtresse, une clé de voûte, sans laquelle tout s'effondre. Les organisations terroristes ne sont pas des Etats totalitaires, elles sont souvent décentralisées et fluides et leur influence est tout autant idéologique qu'opérationnelle. Personne ne pense qu'il suffit de "décapiter" pour que les mouvements terroristes disparaissent. L'efficacité ne veut pas dire suffisance.

Pourtant les Etats-Unis ont bâti un récit autour du "wanted dead or alive" en matière de lutte contre le terrorisme.

- Dans l'élimination des leaders terroristes, il y a aussi une dimension de morale et de justice, c'est une manière de montrer que les agressions ne restent pas impunies. L’expression 'Wanted : Dead or Alive' est effectivement américaine – Bush l'avait d’ailleurs utilisée à propos de Ben Laden – mais n’oublions pas que la promesse de récompense existe dans d’autres pays.

Mais il est vrai que contrairement à d'autres – je pense par exemple aux Israéliens – les Américains se réjouissent publiquement de leurs prises car c'est ce qui est le plus visible, cela crée des effets d'annonce. Mais cela ne veut pas dire que la "décapitation" soit centrale dans leur stratégie.

Est-ce que l'élimination d'Abou Bakr al-Baghdadi est activement souhaitée, recherchée et espérée comme quelque chose qui pourrait affecter le sort de l'EI ? Je ne connais pas la réponse à cette question. Quoi qu'il en soit, on cherche toujours à se débarrasser de l'ennemi. Il ne faut pas négliger la force symbolique de ce genre d'assassinat. L'élimination Abou Moussab al-Zarqaoui, premier leader de l'EI, avait contribué à ce que le mouvement s'éteigne presque. Cela avait été un vrai succès.

Source : NOUVELOBS.COM
Interview de Bruno Tertrais -Propos recueillis par Sarah Diffalah pour l'Obs

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mercredi 31 août 2016

Détroit d'Ormuz : Incidents navals entre marine US et pasdarans iraniens

Le 25 août 2016, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient a dénoncé le comportement « dangereux » et « non professionnel » de quatre navires appartenant aux Gardiens de la Révolution iraniens (Pasdarans) dans le détroit d’Ormuz. Ces derniers s’étaient en effet approchés à moins de 300 mètres du destroyer USS Nitze, lequel a dû, selon le communiqué « changer de cap pour éviter une éventuelle collision » alors que « ses possibilités de manœuvre étaient limitées » en raison de la présence de plateformes pétrolières dans le secteur.

Le lendemain, d’autres incidents du même genre se sont produits. Ainsi, un autre navire iranien des Pasdarans a manœuvré autour de des USS Squall et USS Tempest, deux patrouilleurs de l’US Navy, dans les eaux internationales du Golfe arabo-persique (GAP).

Malgré les avertissements lancés par radio et hauts-parleurs, le bateau iranien s’est approché jusqu’à environ 200 mètres des deux patrouilleurs américains. « Cette situation présentait un risque accru de collision et le navire iranien a refusé de manœuvrer conformément aux règles maritimes reconnues au niveau international, ignorant les messages radio ainsi que les avertissements visuels et sonores des deux navires américains », a expliqué le capitaine de frégate Bill Urban, un porte-parole de la 5e Flotte de l’US Navy.

« Finalement, le Squall s’est résolu à tirer trois coups de semonce avec son canon de calibre 50, ce qui a poussé le vaisseau iranien à faire demi-tour », a-t-il affirmé.

Plus tôt, trois autres bateaux iraniens avaient traversé le sillage de l’USS Tempest à au moins trois reprises, à une distance d’environ 600 mètres.

Enfin, le troisième incident de la journée a concerné le destroyer USS Stout. Ce dernier a aussi été obligé de changer de cap alors qu’un des navires iraniens impliqués dans les deux précédentes actions tentait de s’en approcher « d’assez près ».

Reste à voir les raisons qui ont conduit les Pasdarans à mener ces actions probablement coordonnées. Pour le moment, il faudra se contenter des explications fournies par Hossein Dehghan, le ministre iranien de la Défense. « Les unités navales (iraniennes) ont le devoir d’assurer la sécurité du pays en mer et dans le Golfe Persique » et « si un navire étranger entre dans nos eaux, nous lui donnons un avertissement », a-t-il dit.

Source : Zone Militaire

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samedi 13 août 2016

Daesh : Le chef de l'EI en Afghanistan tué par un drone américain

Le chef de l'organisation Etat islamique (EI) pour l'Afghanistan et le Pakistan a été tué le 26 juillet par un tir de drone américain en territoire afghan, a déclaré un représentant du Pentagone.

L'ambassadeur afghan au Pakistan avait auparavant déclaré qu'un drone américain avait tué Hafiz Saeed Khan mais la coalition internationale stationnée à Kaboul avait refusé de confirmer l'information. La frappe a eu lieu dans le district de Kot, dans la province afghane de Nangarhar, a précisé la source américaine.

La mort d'Hafez Saïd, qui constitue un sérieux revers pour le groupe djihadiste qui tente de s'implanter au Pakistan et en Afghanistan, est intervenue pendant des opérations conjointes des forces spéciales américaines et afghanes contre l'EI dans le sud de la province en juillet, a expliqué vendredi Gordon Trowbridge, porte-parole adjoint du Pentagone.

"Les forces américaines ont mené une frappe visant Hafez Saïd (...) dans le district d'Achin, dans la province de Nangarhar le 26 juillet, entraînant sa mort", a-t-il détaillé. Ce chef de l'EI "était connu pour participer directement aux attaques contre les forces américaines et de la coalition, et les activités de son réseau terrorisaient les Afghans, particulièrement dans le Nangarhar", a estimé Gordon Trowbridge.

Hafiz Saeed Khan est le deuxième responsable d'un groupe armée islamiste tué par l'armée américaine dans la région en quelques mois: en mai, un drone américain avait en effet tué le chef de file des taliban afghans, le mollah Akhtar Mansour, au Pakistan.

Hafiz Saeed Khan, un ancien membre de la branche pakistanaise des taliban rallié à l'EI, avait déjà été donné pour mort l'an dernier mais son décès n'avait jamais été confirmé.

Source : Lefigaro.fr / Reuters

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samedi 6 août 2016

Marine nationale : Le porte-avions Charles de Gaulle à l'honneur

L’action du porte-avions Charles de Gaulle est saluée par la marine américaine.

La Meritorious Unit Commendation est une distinction américaine rarement attribuée à des unités étrangères. Et elle a été remise le 23 juin 2016 au porte-avions Charles de Gaulle par le chef des opérations de l’US Navy, l’amiral John Richardson, lors d’une cérémonie organisée à Paris, en présence du capitaine de vaisseau Eric Malbrunot, le « pacha » de ce bâtiment, et de l’amiral Bernard Rogel, le chef d’état-major de la Marine nationale.

Dans le cadre de la mission Arromanches 2, le porte-avions Charles de Gaulle, accompagné de son escorte constituée de navires français et européens, a pris, pour la première fois, la tête de la Task Force 50 alors qu’il était déployé dans le golfe arabo-persique (GAP) de décembre 2015 à février 2016.

Étant donné que l’US Navy ne disposait pas de porte-avions disponible dans cette zone à ce moment-là, le groupe aéronaval français a ainsi assuré la permanence de la capacité aéronavale de la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh) dirigée par les États-Unis.

« Atteindre ce niveau d’interopérabilité au point que le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle puisse prendre le commandement de la Task Force 50 – " c’était la toute première fois qu’un bâtiment non-américain prenait le commandement d’une de nos task-forces" – illustre notre partenariat et la capacité d’exécuter des missions du plus haut niveau », a souligné l’amiral Richardson.

La citation accompagnant cette Meritorious Unit Commendation donne des précisions sur l’activité du groupe aéronaval français pendant cette période.

Ainsi, l’on apprend que le groupe aérien embarqué (GAé) du Charles-de-Gaulle a effectué 271 sorties aériennes et 259 frappes de « précision », ce qui a « dégradé de façon importante les activités de l’EI en Irak ». À ce propos, l’amiral Richardson a précisé que les pilotes de la Marine nationale ont effectué des « missions d’attaque très difficiles, recueilli du renseignement, appuyé les forces armées et dissuadé les ennemis potentiels ».

Le texte, qui met en avant le « professionnalisme exceptionnel » des marins français, fait aussi état de rencontres, « en sécurité », avec 11 avions et 3 drones iraniens ainsi qu’avec 7 embarcations rapides des Gardiens de la Révolution. 

Source : Zone Militaire

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mardi 5 juillet 2016

Irak : Les forces gouvernementales reprennent Falloujah à l’État islamique, Daesh

La semaine dernière, après avoir repris à l’État islamique (EI ou Daesh) la mairie de Falloujah, le Premier ministre Haider al-Abadi, avait proclamé la victoire des forces irakiennes contre les jihadistes. Seulement, il était encore trop tôt étant donné que ces derniers contrôlaient encore au moins 7 quartiers de la ville. Mais ce n’était alors qu’une question de temps.

Lancée le 23 mai 2016 avec l’appui aérien de la coalition dirigée par les États-Unis, l’offensive visant à chasser l’EI de Falloujah, bastion des jihadistes depuis janvier 2014, s’annonçait difficile. Et elle l’a effectivement été… Au terme de violents combats, le commandant des opérations, le général Abdelwahab al-Saadi, a annoncé la « libération » de la ville, après la prise de contrôle par les forces d’élite du contre-terrorisme du quartier Al-Jolan ».

« Al-Jolan, qui était le dernier bastion de Daesh dans la ville, est à présent à l’abri de ce groupe terroriste », a expliqué un porte-parole de l’armée irakienne. « Il n’a pas fallu plus de 2 heures aux ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, formé en partie par les militaires français de la TF Narvik, ndlr] pour s’emparer de ce quartier et Daesh n’a pas tiré une seule balle », ce qui démontre que les jihadistes avaient été « défaits avant même l’entrée des troupes dans le quartier », a-t-il ajouté.

La veille, et sans attendre la prise du quartier d’Al-Jolan, M. al-Abadi s’était rendu à Falloujah et appelé les "Irakiens (…) à sortir et célébrer [la victoire]" .

Il s’agit d’un revers majeur pour l’EI dans la mesure où Falloujah fut sa première conquête importante en Irak. En outre, cette défaite des jihadistes permettra, sans doute, d’améliorer la sécurité à Badgad étant donné que la ville servait de plateforme logistique aux jihadistes pour commettre des attentats dans la capitale irakienne.

Par ailleurs, si l’on sait que les combats ont été intenses, on ne dispose, à l’heure actuelle, d’un bilan des pertes humaines de cette bataille. Au plus sait-on que plus d’un millier de soldats irakiens ont été blessés (donc mis hors de combat).

Reste à voir maintenant ce que sera le comportement les milices chiites irakiennes des « Unités de mobilisation populaire » (Hachd al-Chaabi), même si leurs combattants n’ont pas participé directement à la libération de Falloujah, ville majoritairement sunnite.

En effet, les Hachd al-Chaabi ont été accusées d’exactions, d’exécutions sommaires et de pillages dans les villes libérées de la tutelle de l’État islamique. Le gouvernement irakien a d’ailleurs mis en place une commission des droits humains chargée d’enquêter sur ces crimes. Crimes qui sont susceptibles de pousser les civils sunnites dans les bras des jihadistes ou de tout autre mouvement contestant l’autorité du pouvoir central irakien.

Cela étant, après la reconquête de Falloujah, les regards se tournent désormais vers Mossoul, qui est l’un des deux objectifs (avec Raqqa, le fief de l’EI en Syrie) de la coalition internationale.

 Source : Zone militaire

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jeudi 30 juin 2016

Turquie : Le triple attentat à l'aéroport d'Istanbul toujours pas revendiqué

Daech fortement soupçonné pour le triple attentat à l'aéroport Atatürk d'Istanbul

Le triple attentat suicide perpétré mardi soir à l'aéroport Atatürk d'Istanbul est l'une des pires attaques endurées par la Turquie. Le bilan terrible était hier de 41 morts et de 239 blessés dont, a priori, deux Français. Le président Erdogan pointe du doigt Daech qui n'a pas revendiqué l'attentat.

Le terrible attentat perpétré mardi soir à l'aéroport Atatürk d'Istanbul a saisi au cœur la Turquie, l'Europe et le monde. La Turquie parce que cette attaque est l'une des plus meurtrières qu'a connu le pays avec 41 morts et 239 blessés dont, a priori, deux Français. L'Europe, parce que cet aéroport international est un hub important par lequel transitent des milliers de passagers, de touristes chaque année et qu'Istanbul constitue depuis l'Antiquité un carrefour entre Orient et Occident. Le monde, enfin, parce que cette cité cosmopolite, cette Constantinople, représente tout ce que détestent les ismalistes radicaux.

Pas de revendication

Hier, l'État islamique justement était montré du doigt par la Turquie comme le commanditaire de la triple attaque-suicide. Mais Daech, souvent soupçonné dans d'autres attentats, n'en a jamais revendiqué aucun en Turquie. Et pour cause, le faire serait, en effet, assimilé à une déclaration de guerre contre un État puissant et exposerait Daech à des représailles. Cette particularité met aussi en lumières les relations mouvantes entre l'organisation terroriste et le président turc Recep Tayyip Erdogan qui, lors de l'installation de Daech en Syrie, y voyait une opportunité de contenir les revendications kurdes, en Syrie comme en Turquie. La position d'Erdogan ayant évolué avec désormais des arrestations pour démanteler les filières jihadistes liées à Daech, l'organisation terroriste a-t-elle voulu montrer sa force en organisant un attentat d'aussi grande ampleur que celui de Bruxelles le 22 mars ?

Poutine lève les sanctions contre la Turquie

En tout cas pour le pouvoir turc, le responsable est clairement identifié. Venu d'Ankara, la capitale, dans la nuit de mardi à mercredi, le Premier ministre Binali Yildirim a estimé que «les indices pointent Daech.» Le président turc a exhorté hier la communauté internationale à une «lutte commune» contre le terrorisme. «Cette attaque, qui s'est déroulée pendant le mois du ramadan, montre que le terrorisme frappe sans considération de foi ni de valeurs», a dit le chef de l'État, qui peut compter sur le soutien… de Vladimir Poutine avec lequel les relations diplomatiques étaient glaciales depuis qu'un bombardier russe avait été abattu par la Turquie au-dessus de la frontière syro-turque. Le président russe a ordonné hier la levée des sanctions contre la Turquie dans le domaine touristique et la «normalisation» des relations commerciales entre les deux pays.

Barack Obama a téléphoné à son homologue turc pour «condamner fermement les attentats d'Istanbul.» Enfin, François Hollande, tout comme le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé à un renforcement de la coopération internationale antiterroriste.

Source : LaDepechefr

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mardi 21 juin 2016

Syrie : Des commandos français conseillers militaires des combattants kurdes et syriens

On sait que les forces spéciales américaines « conseillent » les rebelles arabo-kurdes des FDS (Forces démocratiques syriennes) dans l’offensive qu’ils mènent dans le nord de la province de Raqqa, fief de l’État islamique (EI ou Daesh).

Et sans doute qu’il en est de même pour la bataille de Manbij, lancée le 31 mai 2016 par les FDS, afin de priver les jihadistes de leur dernier point de passage avec la Turquie, et donc, par extension, l’Europe.

Mais, qu’en est-il des forces spéciales françaises ?

Lors de son passage à l’émission « Bibliothèque Médicis » de la chaîne Public Sénat, le 3 juin 2016, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué que des Français (« un certain nombre ») combattaient à Manbij… mais dans les rangs de l’EI. Interrogé sur ce que faisait la France pour aider les combattants kurdes, il s’était montré évasif. «On appuie par des apports d’armes, de la présence aérienne et du conseil», avait-il déclaré.

Mais, une source de l’entourage du ministre est allée encore plus loin en confiant, rapporte l’AFP, que « l’offensive de Manbij est clairement soutenue par un certain nombre d’États, dont la France ». Et d’ajouter : « Le soutien, c’est le même que d’habitude, c’est du conseil. »

« Les militaires français n’interviennent pas eux-mêmes et ne sont donc pas susceptibles de combattre directement contre les militants de l’EI, notamment les Français présents à Manbij », a-t-on précisé au ministère de la Défense.

Cela étant, qu’il y ait des Français dans les rangs de Daesh ou pas, ça ne change pas grand chose, comme l’a rappelé M. Le Drian lors de l’émission de Public Sénat. « On ne distingue » pas les combattants, a-t-il dit. « Il y a des Français, des Tunisiens, des Saoudiens, des Allemands, des Belges… Bref, ce sont des combattants de Daesh, ce sont nos ennemis », a-t-il poursuivi.

De source militaire, avance l’AFP, « environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays, notamment au Sahel, sur un total de 2.500 hommes. » Certains de ces militaires sont aussi présents aux côtés des combattants kurdes irakiens (Peshmergas).

« L’accompagnement (…), c’est l’équipement, l’entraînement, la connaissance mutuelle et la capacité avec quelques hommes, une dizaine, d’aider à mener un combat, en conseillant, voire en apportant quelques capacités comme le guidage d’avions, la coordination et les liaisons satellites », a expliqué un officier du Commandement des opérations spéciales (COS) à l’AFP. Et cela permet aussi de faire du renseignement.

Quant à la bataille de Manbij, au 7 juin, les FDS, appuyées par 105 frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis, avaient pris le contrôle de 58 villages des environs et étaient à 5 km au nord de la ville, à 2 km au sud et à 7 km à l’est.

Cette offensive est politiquement sensible en raison de l’hostilité de la Turquie face à la présence des 500 combattants kurdes syriens mobilisés pour cette opération. Une fois Daesh que sera chassé de Manbij, il est prévu un retrait de ces derniers, la zone restant alors sous le contrôle des 3.000 combattants arabes des FDS, notamment ceux du groupe Jaysh al-Thuwar. Il s’agit également de rassurer la population, majoritairement composée d’arabes sunnites. 

Source : Zone Militaire

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dimanche 12 juin 2016

Etats Unis : L'Etat islamique revendique la fusillade terroriste d'Orlando !

Terrorisme : Plus de 50 morts dans une boite de nuit d'Orlando en Floride !


"L'attaque perpétrée dans une discothèque gay d'Orlando a été menée à bien par un combattant de l'Etat islamique", indique le groupe terroriste (ndrlr. Daesh), dans un communiqué.


Le bilan est lourd. Cinquante personnes sont mortes après une fusillade survenue dans une discothèque d'Orlando, en Floride (Etats-Unis), dimanche 12 juin. Les autorités évoquent aussi 53 blessés, tous transportés à l'hôpital. Le tireur a été annoncé mort par les policiers. De son côté, le FBI a annoncé avoir ouvert une enquête pour "acte de terrorisme".

"L'attaque perpétrée dans une discothèque gay d'Orlando a été menée à bien par lun combattant de l'Etat islamique", indique le groupe terroriste, dans un communiqué. Des tirs dans un night-club. Vers 2 heures du matin (heure locale), une fusillade a éclaté dans une discothèque, fréquentée par la communauté homosexuelle d'Orlando (Floride).

De nombreuses personnes ont réussi à s'enfuir par l'arrière de l'établissement, comme le racontent de nombreux témoins. De nombreuses victimes. Lors d'une conférence de presse, la police locale a d'abord annoncé que la fusillade avait fait "plusieurs morts", dont le tireur lui-même. Elle a ensuite communiqué un premier bilan d'au moins 20 morts et 42 blessés. Mais quelques heures plus tard, ce bilan déjà très lourd s'est donc avéré encore plus dramatique : au moins 50 morts et 53 blessés. Le suspect identifié. Il s'agirait, selon plusieurs médias américains, d'Omar Mateen, un citoyen américain d'origine afghane né en 1986. Il pourrait avoir "un penchant" pour le terrorisme islamiste. La police a ouvert une enquête pour "acte de terrorisme".

"Nous n'allons pas céder à la peur", a déclaré Barack Obama. "Aucun acte de terreur ou de haine ne peut changer qui nous sommes", a ajouté le président américain.

Source : FranceinfoTV.fr


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lundi 6 juin 2016

Syrie : Forces spéciales US appuient une offensive anti-jihadiste à Raqqa

Trois jours après la discrète visite du général Joe Votel, le chef du commandement américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient (US CENTCOM), dans le nord de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui regroupent les milices kurdes des YPG et des groupes arabes armés, ont lancé une offensive au nord de Raqqa, fief des jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh), afin de sécuriser les villes de Chaddadé (province de Hassaké, nord-est), Tall Abyad (province de Raqqa) et de Kobané (province d’Alep, plus à l’ouest).

Depuis, avec l’appui aérien fourni par la coalition anti-EI dirigée par les États-Unis, les FDS ont progressé lentement depuis le sud de la ville d’Aïn Issa, située à 60 km au nord de Raqqa. Au moins cinq villages ont pu être « libérés », dont ceux de Fatsa, Namroudiya et Wasta », ont-elles annoncé dans un communiqué diffusé le 26 mai 2016.

Et, visiblement, les forces spéciales américaines sont aussi de la partie. Du moins, c’est ce que suggèrent des photographies et des vidéos de l’AFP prises près de la localité de Fatsa, à 55 km du fief de Daesh. 

En effet, on peut y voir des commandos américains, évidemment armés à bord de pick-up, aux côtés des combattants des FDS. Un commandant kurde a expliqué que leur mission est de guider les frappes de la coalition et d’apporter leur « expertise ».

Cela étant, Peter Cook, un porte-parole du Pentagone, a démenti une participation des forces spéciales américaines, qui comptent 300 opérateurs en Syrie – aux combats menés par les FDS. Leur « mission en Syrie et en Irak reste la même », a-t-il dit. « Ils ne sont pas sur la ligne de front », a-t-il continué. Et d’ajouter : « Mais ils [les commandos] sont capables de se défendre et doivent être en mesure de fournir les conseils et l’assistance nécessaire pour aider ces forces locales à réussir. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 3 juin 2016

Libye : Forces spéciales britanniques au combat contre l'EI

L’on sait que des commandos des forces spéciales américaines se trouvent actuellement en Libye, où les effectifs État islamique (EI ou Daesh) sont désormais évalués à 6.000 combattants (estimation haute). La France ne serait pas en reste mais il est difficile d’en parler : une enquête pour compromission du secret défense a été demandée par le ministre, Jean-Yves Le Drian, suite à des révélations du quotidien Le Monde sur la présence de militaires du COS [Commandement des opérations spéciales, ndlr] dans l’est libyen.

Mais il faut compter aussi sur les forces spéciales britanniques. En effet, selon Mohammed Durat, un commandant d’une milice implantée à Misrata qui s’est confié au quotidien The Times, elles auraient empêché, le 12 mai 2016, une attaque-suicide de l’EI.

Ainsi, des commandos britanniques, dont on ignore s’ils appartiennent au Special Air Service (SAS) ou au Special Boat Service (SBS), ont tiré un missile Javelin sur un camion-suicide qui s’apprêtait à emprunter un pont pour se diriger ensuite vers une position tenue par les hommes de Mohammed Durat, à environ 80 kilomètres au sud de Misrata.

« Ils ont fait sauter le camion-suicide. Il y a eu une énorme explosion, la plus grosse que nous n’avons jamais vue. Pas un seul de nos hommes n’a été tué », a raconté le chef de la milice libyenne.

A priori, ce genre d’action n’est pas une première, à en croire les propos de Mohammed Durat, qui a parlé de la destruction de deux véhicules - suicide détruits.

« Mon unité travaille uniquement avec des Britanniques. Je les ai rencontrés personnellement, et ils ont détruit deux véhicules qui étaient envoyés contre mes hommes », a-t-il en effet affirmé

Quoi qu’il en soit, d’après The Times, l’action du 12 mai a permis d’arrêter la marche des jihadistes vers Misrata. Sollicité par la presse, le ministère britannique de la Défense (MoD) a fait valoir qu’il ne commentait pas les opérations de ses forces spéciales.

Cependant, les opérations de ce type posent question outre-Manche.

Ainsi, Crispin Blunt, le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes, a ainsi affirmé que « la convention selon laquelle nous ne commentons pas les opérations des forces spéciales sera compromise si elles sont utilisées comme des forces conventionnelles ».

Par ailleurs, et alors que l’aviation américaine a effectué au moins trois raids aériens contre des chefs jihadistes en Libye et que Paris a reconnu avoir mené des vols de reconnaissance français au-dessus du territoire libyen, la Royal Air Force a aussi pris part à des opérations visant l’EI.

Ainsi, il a été rapporté, la semaine dernière, qu’un avion de renseignement et de guerre électronique RC-135W « Airseeker » britannique avait brouillé les communications des jihadistes dans la région de Syrte.

Officiellement, il n’est pas question, pour les puissances occidentales, de lancer une nouvelle intervention militaire en Libye pour détruire la menace que représente l’EI, la priorité étant mise sur l’équipement et le soutien des forces libyennes favorables au gouvernement d’union nationale conduit par Fayez el-Sarraj.

Source : Zone Militaire


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lundi 30 mai 2016

Chammal : Intense activité des Mirage 2000D en Irak

Le fait a déjà été souligné : l’activité cumulée des équipages des 8 Mirage 2000D du détachement chasse déployés sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie (ou H5) dans le cadre de l’opération Chammal est 4 à 5 fois plus intense qu’en France.

Et cela s’est encore vérifié entre les 21 et 23 mai 2016. Alors que les forces de sécurité irakiennes (FSI) étaient engagées dans plusieurs opérations contre l’État islamique (EI ou Daesh), notamment dans la région de Kabruk, qui permet de s’assurer le contrôle d’axes menant à Mossoul, ainsi que la vallée de l’Euphrate, les Mirage 2000D de la base H5 ont multiplié les sorties aériennes.

Ainsi, le 21 mai, une patrouille de deux appareils ont effectué un raid planifié à une trentaine de kilomètres au sud de Sinjar (ville récemment reprise par les combattants kurdes irakiens) contre un site de production de véhicules blindés piégés (vehicle-borne improvised explosive device, VBIED), régulièrement utilisés par les jihadistes pour commettre des attentats suicides et percer les dispositifs de défense des forces irakiennes.

Le même jour, les Mirage 2000D ont enchaîné les missions de CAS (Close Air Support – Appui aérien rapproché) dans les régions de Mossoul et de Falloujah, où les FSI ont lancé une offensive. Les avions français ont frappé les jihadistes à 4 reprises et détruit des positions de combat, de l’armement lourd et des véhicules.

Enfin, le lendemain, 4 Mirage 2000D, armés de missiles SCALP (de croisière autonome à longue portée) ont pris part à un raid avec d’autres appareils de la coalition internationale dirigée par les États-Unis ayant pour objectif la destruction d’un site de production d’armes et d’explosifs dans la région de Falloujah.

En 48 heures, les avions de la 3e Escadre de Chasse ont détruit une bonne douzaine d’objectifs, soit près de la moitié de ceux inscrits au tableau de chasse de l’aviation française pour la semaine allant du 18 au 24 mai (27 objectifs de Daesh détruits au total, pour 46 sorties de bombardement).

Des journées de ce genre sont fréquentes pour les aviateurs de la base H5. Le 9 mai dernier, tous les appareils ont été impliqués dans diverses missions – dont une menée avec un bombardier B-52 – ayant abouti à la destruction d’une demi-douzaine d’objectifs.

L’intensité de l’activité des Mirage 2000D s’explique en partie par leur proximité avec le théâtre des opérations, qu’ils rejoignent en près de 35 minutes de vol. En outre, le taux de disponibilité des appareils est excellent : moins de 1% des missions ont dû être annulées pour des raisons techniques. Enfin, si les équipages (pilote et navigateur officier système d’armes) sont très sollicités, les techniciens (mécaniciens, armuriers, etc) le sont tout autant.

Outre ces 8 Mirage 2000D, l’opération Chammal s’appuie notamment sur 6 Rafale basés aux Émirats arabes unis, un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Un E3F Awacs et un ravitailleur C-135FR (ainsi que des moyens de renseignement) sont ponctuellement déployés.

Source : Zone Militaire


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jeudi 28 avril 2016

Armement : Le HK G-28, futur fusil de précision de l'US Army

Pour son futur fusil de précision, l’US Army fait le choix du HK G-28

Un avis d’attribution de marché diffusé la semaine passée par l’administration américaine a indiqué qu’un contrat venait d’être attribué à l’armurier allemand Heckler & Koch dans le cadre du programme « Compact Semi-Automatic Sniper System » (CSASS) de l’US Army.

Il s’agit pour cette dernière de remplacer, à terme, les fusils de précision M-110 de la société Knight’s Armament, basée en Floride, actuellement utilisés par ses tireurs d’élite.

Selon le cahier des charges, le successeur du M-110 doit être à la fois plus léger et plus précis, tout en étant plus facile à utiliser. Des exigences qu’a donc rempli le G-28 (Gewehr-28) d’Heckler & Koch.

Dans un premier temps, l’entreprise allemande devra fournir 30 fusils G-28 pour des essais opérationnels et de qualité. Puis, à l’issue, elle se verra attribuer un contrat de 44,5 millions de dollars pour en livrer 3.643 exemplaires à l’US Army.

Sur son site Internet, Heckler & Koch précise que le G-28 est une version militaire du fusil semi-automatique MR308. De calibre 7,62, cette arme a une efficacité garantie  jusqu’à 600 mètres. « Un tir de neutralisation précis est même possible jusqu’à 800 mètres », indique l’industriel.

Source : Zone Militaire


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vendredi 25 mars 2016

Syrie - Irak : Palmyre et Mossoul, bientôt libérées ?

Les troupes syriennes seraient dans Palmyre tandis que la reconquête de Mossoul a été lancée en Irak

" Daesh recule », a affirmé, ce 24 mars 2016, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Au cours de ces dernières semaines, l’organisation jihadiste a en effet perdu du terrain que ce soit en Irak et en Syrie.

Avec l’appui aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les forces irakiennes et kurdes ont ainsi repris le contrôle de Sinjar et de Ramadi tandis que l’État islamique (Daesh ou EI) a été chassé de son bastion syrien de Chadadi, où son chef militaire, Omar al-Chichani, a été mortellement touché par une frappe américaine.

Mais ce n’est qu’un début. Maintenant que, comme s’en est félicité M. Le Drian, les forces russes ciblent « systématiquement » Daesh, les forces gouvernementales syriennes ont lancé, le 7 mars 2016, une offensive visant à reprendre la ville antique de Palmyre, tombée aux mains des jihadistes en mai 2015.

D’après les dernières informations disponibles (à prendre toutefois avec précaution), l’armée syrienne serait entrée dans la ville. Du moins, c’est ce qu’affirment, d’après l’AFP, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui, bien que basée à Londres, dispose d’un large réseau d’informateurs dans le pays, ainsi qu’une source militaire syrienne.

Cette dernière a ainsi assuré que l’armée était « entrée » dans Palmyre par le « côté nord-ouest », après avoir pris « le contrôle d’une partie de la Vallée des tombeaux ». Et d’ajouter : « Les violents combats se poursuivent (contre l’EI) dans la zone ».

En Irak, les choses se précisent pour la reprise de Mossoul, ville tenue par Daesh depuis juin 2014 et dont la reconquête d’ici la fin de cette année a été promise par Haider al-Abadi, le Premier ministre irakien.

« Dans le cadre des opérations de libération de Ninive et des secteurs affiliés, les forces armées et les Unités de mobilisation populaire (coalition de milices chiites) ont débuté la première phase des opérations de conquête », a en effet annoncé, ce 24 mars, l’état-major irakien.

De leur côté, les forces kurdes irakiennes (Peshmergas) ont aussi entamé un mouvement vers al-Qayyara, localité située au sud de Mossoul, à partir de Makhmour. Selon un de leurs chefs, Araz Mirkham, leur avancée a déjà permis de libérer au moins 4 villages jusqu’alors occupés par Daesh.

Cela étant, la partie s’annonce difficile, les jihadistes ayant eu tout le temps voulu pour consolider leurs défenses à Mossoul. Des analystes craignent qu’ils aient adopté un système défensif inspiré par celui que les rebelles tchétchènes mirent en place à Grozny, en 2000, contre les forces russes.  

Source : Zone Militaire

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lundi 22 février 2016

Armement : Les exportations chinoises d'armes ont presque doublé en cinq ans

Les Etats-Unis largement en tête du marché de l’armement,
face à la concurrence de la Russie et de la Chine. L’Europe régresse !

La Chine a presque doublé ses exportations d'armes ces cinq dernières années, conséquence d'une politique d'investissement visant à moderniser son secteur de production, selon un rapport publié lundi par un cercle de réflexion militaire.

De 2011 à 2015, les importations d'armes de la Chine ont baissé de 25% par rapport aux cinq années précédentes (2006-2010), indique le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) dans un rapport sur les mouvements d'armes mondiaux. Les exportations chinoises d'armes, hors artillerie légère, ont progressé de 88% sur 2011-2015 par rapport à la période précédente.

Le pays est le troisième exportateur d'armes mondial, mais loin derrière les Etats-Unis et la Russie. La Chine n'a représenté que 5,9% des exportations mondiales d'armement sur la période 2011-2015.

Les Etats-Unis et la Russie ont vu leurs ventes à l'étranger augmenter de 27% et 28% respectivement, tandis que celles de la France et de l'Allemagne, quatrième et cinquième exportateurs, reculaient respectivement de 9,8% et de 51%.

"Il y a encore dix ans, les Chinois n'étaient en mesure de proposer que des équipements pauvres en technologie. Cela a changé", commente Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI. "Le matériel qu'ils produisent est bien plus avancé qu'il y a dix ans, et il suscite de l'intérêt sur certains des plus gros marchés."

La Chine a investi des milliards pour développer son industrie de l'armement, compte tenu notamment de ses ambitions militaires en mer de Chine méridionale et dans l'océan Indien, mais aussi pour les marchés extérieurs, où les produits chinois se démarquent par leur faible coût relatif.

Le budget militaire total du pays s'établissait à 886,9 milliards de yuans en 2015 (127 milliards d'euros).

Source : L'Obs Economie / Reuters (Pékin)

Source : Armée Nation

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dimanche 21 février 2016

France Royaume-Uni : Entente cordiale, un général français, commandant dans la British Army

Entente cordiale - Bientôt un général français commandant en second d'une division de la British Army

Les échanges d’officiers entre armées alliées sont désormais devenus monnaie courante. Mais celui qui est envisagé à partir du mois d’avril 2016 entre la France et le Royaume-Uni se fera à un niveau inédit car, pour la première fois, un général français sera affecté en tant que commandant en second de la 1st Division de la British Army. Dans le même temps, un officier britannique, le colonel Nick Nottingham, occupera les mêmes fonctions au sein d’une unité française (à priori la 1ère Division de Besançon).

D’après les explications données par une source militaire au quotidien The Telegraph, le général français prendra le relais, le cas échéant, du commandant de la 1st Division (actuellement dirigée par le major-général Giles Hill) et aura donc ainsi à commander les 8 brigades qui composent cette unité. Sauf, toutefois, dans le cas où les soldats britanniques seraient engagés sur un théâtre extérieur.

Cet échange se fera dans le cadre des accords de Lancaster House qui, signés en novembre 2010, renforcent la coopération militaire entre Paris et Londres. Actuellement, 60 officiers français ont été affectés dans des unités britanniques, dont 17 au sein de la British Army.

De pareils échanges existent aussi entre les forces britanniques et américaines. Mais, si l’on en croit les propos tenus par un officier de la British Army, les rapports sont meilleurs avec les Français.

« Chaque fois que vous faites affaire avec les Américains, en raison de la taille de leur armée, ils sont toujours l’éléphant et nous sommes toujours la souris. Même s’ils sont courtois, on comprend bien que ce sont eux qui commandent. Avec les Français, qui ont une armée de taille semblable à la nôtre et qui, comme nous, ont eu un empire, nous nous comprenons. Et la barrière de la langue n’est pas aussi importante que ce nous avions imaginé », a-t-il expliqué.

Source : Zone Militaire


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