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Tag - Etats Unis - USA

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samedi 14 avril 2018

Syrie : Etats-Unis, France et Royaume-Uni - Frappes aériennes contre des cibles militaires...

Washington, Paris et Londres mènent une série de frappes ciblées en Syrie

L’opération a visé des sites militaires et un centre de recherche soupçonnés d’héberger le programme chimique du régime, à Damas et près de Homs.

Après plusieurs jours de tergiversations, les Etats-Unis et leurs alliés sont entrés en action. Lors d’une allocution très solennelle, depuis la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé, vendredi 13 avril, que Washington lançait des frappes contre la Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni.

    « Il y a peu de temps, j’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités chimiques militaires du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux. »

Il s’agit d’une réponse directe à l’attaque chimique présumée récemment menée à Douma, ville de Ghouta orientale, un territoire situé sur les marges orientales de la capitale syrienne Damas. Ces dernières heures, la France et les Etats-Unis avaient affirmé avoir les preuves que le régime de Bachar Al-Assad était responsable de cette attaque, qui a fait des dizaines de morts.

L’opération durera « aussi longtemps qu’il le faudra », a assuré M. Trump lors de son intervention, alors que les premières explosions résonnaient à Damas. Mais, un peu plus d’une heure plus tard, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, a annoncé, lors d’une conférence de presse, que les tirs étaient déjà terminés. A son côté, le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a souligné qu’il s’agissait de « frappes ponctuelles », d’autres actions militaires n’étant pas prévues pour l’instant.

Le régime de Damas a dénoncé « l’agression tripartite contre la Syrie », « une violation flagrante du droit international », « vouée à l’échec », a rapporté l’agence officielle Sana.

Des cibles liées aux armes chimiques

Au moment même où le président américain s’exprimait, plusieurs journalistes présents à Damas ont fait état d’explosions dans la capitale syrienne. Le quartier de Barzeh a été touché, selon un témoin.

D’après le chef d’état-major des forces armées américaines, la première cible était un centre de recherches à Damas. Les frappes ont aussi visé un arsenal d’armes chimiques. Il n’y a pas eu de pertes américaines lors des opérations menées au lever du jour, et rapidement achevées. Les Etats-Unis et leurs alliés ont toutefois frappé plus lourdement la Syrie que lors des tirs de missiles d’avril 2017.

Londres a annoncé de son côté avoir visé un « complexe militaire » près de Homs, importante ville située au nord de Damas. Cette cible, « où le régime est supposé conserver des armes chimiques », a été sélectionnée suite à une « analyse scientifique très méticuleuse », visant à maximiser la destruction de l’arsenal chimique syrien, selon le ministère britannique de la défense.

Le ministère russe de la Défense a lui précisé qu’aucune des frappes occidentales en Syrie n’avait atteint les abords des bases aérienne et navale russes sur le territoire syrien.

Pour Trump, la Russie « a trahi ses promesses »

Au cours de son allocution, le président américain s’en est aussi pris directement à la Russie, puissance alliée du régime de Damas. M. Trump a exhorté Moscou « à quitter la voie sinistre du soutien à Assad », il a affirmé que la Russie « a trahi ses promesses » sur l’élimination des armes chimiques.

« Un coup a été porté contre la capitale d’un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d’une agression terroriste », a répliqué sur Facebook la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova. Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent « au moment où elle avait une chance d’avoir un avenir pacifique », a-t-elle déclaré.

Les Occidentaux assurent avoir épuisé « tous les recours »

Quelques minutes après le président américain, Emmanuel Macron, qui s’est régulièrement entretenu par téléphone avec Donald Trump ces derniers jours, a confirmé la participation française à ces opérations dans un communiqué :

« Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques, qui est un danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective. »

Le président de la République a aussi annoncé la poursuite des efforts diplomatiques dans le cadre des Nations unies (ONU), où la Russie a pourtant sans cesse utilisé son droit de veto, pour s’opposer à des résolutions visant le régime syrien :

« La France et ses partenaires reprendront, dès aujourd’hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d’un mécanisme international d’établissement des responsabilités, prévenir l’impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien. »

Le chef de l’Etat a précisé que, « conformément à l’article 35, alinéa 2, de la Constitution, le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ».

De son côté, la première ministre britannique Theresa May a affirmé depuis Londres qu’il n’y avait « pas d’alternative à l’usage de la force » :

« Nous avons cherché tous les recours diplomatiques, a-t-elle ajouté, mais nos efforts ont été constamment déjoués. »

Des frappes en représailles à l’attaque de Douma

L’attaque chimique supposée, attribuée au régime syrien, qui a provoqué les représailles occidentales, a eu lieu à Douma, dans la Ghouta orientale, alors encore aux mains des rebelles. La ville a été reprise par l’armée syrienne, soutenue par la Russie, le jeudi 12 avril. Si les « casques blancs » avancent le chiffre de 43 morts, le comptage des corps sur des vidéos permet de confirmer la présence de 34 cadavres sur le site de l’attaque.

Bien que se disant convaincus de la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad, les Occidentaux ont temporisé face aux craintes d’une escalade.

Lors d’une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, vendredi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est inquiété « des tensions de plus en plus vives ». « L’incapacité à trouver un compromis pour établir un mécanisme d’enquête menace de conduire à une escalade militaire totale », a-t-il averti, appelant les membres du Conseil de sécurité « à agir de manière responsable dans ces circonstances dangereuses ».

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui doit se réunir lundi, a annoncé que ses experts étaient en route pour la Syrie et commenceraient leur travail samedi.

Source : LeMonde.fr / Photo AFP

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samedi 7 avril 2018

Etats-Unis : Donald Trump, les forces américaines défileront le 11 novembre à Washington...

« Un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus.... quels grands guerriers il y a en France »

Lors de sa visite en France, le 14Juillet 2017, le président américain, Donald Trump, avait été impressionné par le défilé militaire sur les Champs-Élysées.

« Je dois dire que c’était un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. C’était deux heures de puissance militaire. […] Les gens ne savent pas quels grands guerriers il y a en France », avait même affirmé le locataire de la Maison Blanche, qui, en conséquence, a demandé au Pentagone d’en faire de même à Washington, pour le Jour de l’Indépendance [le 4 juillet, ndlr].

« Le président Trump est complètement solidaire des militaires qui risquent leur vie chaque jour pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d’étudier la création d’une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance », a ainsi annoncé, en février, une porte-parole de la Maison Blanche.

Et cela n’a pas manqué de susciter des commentaires acides, voire parfois virulent, comme ceux de cet élu du Massachussets, Jim McGovern, pour qui le président Trump, avec cette initiative, se conduit « plus comme un dictateur que comme un président » parce que, selon lui, seules les armées des pays autoritaires se livrent à un tel exercice (pourtant, la France, l’Espagne, la Grèce et la Belgique ne sont pas classés comme tels…).

Quoi qu’il en soit, et malgré les critiques, un défilé militaire aura bien lieu à Washington, précisément entre la Maison Blanche et le Capitole. Mais pas à l’occasion du Jour de l’Indépendance, comme le voulait initialement M. Trump.

En effet, a annoncé le Pentagone, dans un mémo diffusé le 10 mars 2018, ce défilé sera organisé le 11 novembre prochain, à l’occasion du Veterans Day. Il « se concentrera sur les contributions de nos anciens combattants à travers l’histoire de l’armée américaine, depuis la guerre d’indépendance et la guerre de 1812 jusqu’aujourd’hui, en mettant l’accent sur le prix de la liberté », a-t-il précisé. Aussi, il intégrera des représentants d’associations d’anciens combattants.

Quant au contenu de ce défilé, il ne sera pas question d’y faire participer les blindés lourds, afin d’éviter « d’endommager les infrastructures ». En revanche, « d’importants moyens aériens », dont d’anciens avions, seront de la partie. Des vétérans défileront « en formations et en uniformes d’époque », précise le document.

Enfin, ce défilé se déroulera en mesure, avec le Old Guard Fife and Drum, c’est à dire la fanfare de l’US Army, dont les membres portent l’uniforme de la guerre d’Indépendance.

Cela étant, reste à voir si le président Trump sera présent pour assister à ce défilé étant donné que son homologue français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’il inviterait à Paris, pour commémorer le centenaire de l’armistice du 11-Novembre, « près de 80 chefs d’Etat et de gouvernement des pays belligérants. » Sans doute que le vice-président américain, Mike Pence, représentera le chef de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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jeudi 5 avril 2018

Etats-Unis : Syrie du Nord et Kurdistan, des renforts américains à Manbij

Libérée du joug de l’État islamique (EI ou Daesh) en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, la région de Manbij, située dans le nord de la Syrie, cristallise toutes les tensions.

Dès que cette ville a été conquise par les FDS, dont font partie les milices kurdes syriennes, considérées comme terroristes à Ankara, la Turquie a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » en direction de Jarabulus et d’al-Bab, situées au nord de Manbij.

S’il était question de chasser l’EI de ces deux localités, l’objectif d’Ankara était aussi d’empêcher les Kurdes syriens de consolider leurs positions près de la frontière et de prendre Manbij aux FDS. Mais l’opération turque n’alla pas plus loin, les forces spéciales américaines s’étant déployées dans la ville.

Alors qu’il restait encore à chasser les jihadistes de Raqqa, il était hors de question pour la coalition de compliquer davantage la situation, d’autant plus que les milices kurdes syriennes devaient jouer encore un rôle déterminant dans la bataille qui se dessinait.

Seulement, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a de la suite dans les idées. Après avoir lancé une nouvelle offensive contre les Kurdes syriens à Afrin [opération « Rameau d’olivier »], Ankara ne fait pas mystère de son intention de marcher en direction de Manbij.

Le problème est que l’offensive turque détourne les FDS du combat contre Daesh, qui tient encore quelques positions sur la rive orientale de l’Euphrate. En un mot, les données du problème n’ont pas changé par rapport à l’an passé.

Mais cette fois, le président Erdoğan semble déterminé à aller jusqu’au bout. D’où les menaces et les vitupérations à l’endroit de son homologue français, Emmanuel Macron, coupable à ses yeux d’avoir proposé une médiation entre les FDS et Ankara et ne pas exclure de « reproportionner » le dispositif militaire de l’opération Chammal dans le nord de la Syrie « pour atteindre » les « objectifs contre Daesh », dans le cadre de la coalition internationale.

Pour le moment, on ignore si des militaires français doivent être redéployés à Manbij où, par ailleurs, deux sous-officiers de la coalition – un britannique du 3rd Battalion, Parachute Regiment et un américain de la Delta Force – ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED), le 30 mars.

En tout cas, des militaires américains sont présents à Manbij. Le chiffre d’environ 300/350 hommes circule. Et cette présence aurait été même récemment renforcée, comme l’a confirmé un reponsable du Pentagone auprès du site spécialisé Military.com.

L’agence turque Anadolu avait parlé, il y a deux jours, de l’arrivée de 300 soldats et d’un « grand nombre de blindés et bulldozers sur la ligne de front de l’opération Bouclier de l’Euphrate, à l’ouest de la sous-préfecture Manbij. » Et d’ajouter : « Les unités de renfort ont entamé leurs patrouilles ces 3 derniers jours dans la région de Rassoulayn, juste en face du poste-frontière turc Ceylanpinar. »

En réalité, d’après le responsable du Pentagone, les « estimations turques sont exagérées ». Pour autant, il n’a pas donné de détails sur les renforts envoyés à Manbij. Si ce n’est que des blindés Stryker des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected vehicles)y ont effectué des patrouilles, avec la bannière étoilée bien visible, comme en 2017.

« La coalition internationale a augmenté le nombre de ses forces à Manbij », a également affirmé Mohammed Abu Adel, le chef du Conseil militaire de Manbij, selon l’AFP. « Nous prenons les menaces turques au sérieux », a-t-il dit. « Les forces de la coalition ont récemment augmenté leurs patrouilles », a déclaré Khalil Mustafa, un commandant des FDS.   

Source : Zone Militaire

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vendredi 16 février 2018

Etats Unis : Le président Trump veut un défilé militaire pour la fête nationale américaine

« Un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. »

Invité par son homologue français, Emmanuel Macron, à assister au défilé militaire du 14 Juillet 2017, le président américain Donald Trump, a été impressionné par ce qu’il a vu. « Je dois dire que c’était un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. C’était deux heures de puissance militaire. […] Les gens ne savent pas quels grands guerriers il y a en France », ira-t-il jusqu’à affirmer, en septembre.

Aussi, M. Trump voudrait que les forces américaines puissent également défiler sur Pennsylvania Avenue, à Washington, lors du Jour de l’Indépendance (Independance Day), le 4 juillet. Ce que la Maison Blanche a confirmé, le 7 février, après la publication d’un article sur ce sujet par le Washington Post.

« Le président Trump est complètement solidaire des militaires qui risquent leur vie chaque jour pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d’étudier la création d’une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance », a en effet affirmé Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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mardi 13 février 2018

US Navy : Des Rafale M prochainement embarqués à bord du PA George H. Bush

Le porte-avions Charles de Gaulle étant immobilisé à Toulon pour son second arrêt technique majeur jusqu’à l’été 2018, les pilotes de l’aéronautique navale ont à préparer la remontée en puissance du groupe aéronaval. D’où l’idée, avancée dès mars 2016, d’une coopération avec l’US Navy à cette fin.

« Apponter n’est pas un sport de masse (…) Il faut maintenir ce savoir-faire », avait souligné, à l’époque, le contre-amiral René-Jean Crignola, alors commandant du groupe aéronaval français lors du déploiement Arromanches 2.

Depuis l’immobilisation du Charles-de-Gaulle, des Rafale M ont été déployés en Jordanie afin de prendre part aux opérations aériennes de la force Chammal au Levant. Leur mission a pris fin en décembre dernier. En outre, ils ont également participé à la posture permanente de sûreté aérienne à Lann-Bihoué.

Mais, comme l’avait dit l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM) en octobre 2017, les pilotes de la chasse embarquée doivent faire « leurs gammes d’appontage ». « Les États-Unis ont mis à leur disposition à cet effet un de leurs porte-avions pendant plusieurs jours », avait-il ajouté.

L’attaché naval français en poste à Washington, le capitaine de vaisseau Jean Emmanuel Roux de Luze, a donné quelques détails, rapportés par le site spécialisé USNI News.

Ainsi, dans le cadre d’un accord conclu en décembre par l’amiral Prazuck et le chef des opérations navales de l’US Navy, l’amiral John Richardson, 350 marins français, des Rafale M et un avion de guet aérien E-2C Hawkeye de la flottille 4F prendront la direction de la base aéronavale d’Oceana, à Virginia Beach, en avril 2018.

Puis, après une phase d’exercices à terre avec leurs homologues américains, les équipages de Rafale M et de l’E-2C Hawkeye ainsi que le personnel technique embarqueront à bord du porte-avions USS George H.W Bush, vraisemblablement en mai. Ils seront intégrés à une escadre aérienne embarquée américaine.

Selon le capitaine de vaisseau Roux de Luze, il s’agit de démontrer la capacité de l’aéronautique navale française à opérer au sein d’un environnement opérationnel américain. « Nous voulons montrer que nous faisons l’entretien, démontrer que nous pouvons charger des armes », a-t-il dit. « Aujourd’hui, nous sommes interopérables à 95% » mais « notre préoccupation est de savoir si nos marines seront capables de travailler ainsi dans 10 ans, dans 15 ans », a-t-il ajouté.

La coopération entre la Marine nationale et l’US Navy dans le domaine aéronaval est ancienne, d’autant plus que les porte-avions français et américains fonctionnent de la même manière (ce sont les seuls à être en configuration dite CATOBAR, c’est à dire qu’ils sont dotés de catapultes et de brins d’arrêt).

La recherche d’une interopérabilité étroite est une constante. Ainsi, en 2010, pour la première fois, une équipe technique de la Flottille 12F avait changé un des deux moteurs d’un Rafale M F3 à bord de l’USS Harry S. Truman tandis que des F/A-18 effectuaient une série de « touch and go » sur le pont du Charles-de-Gaulle.

Cette coopération a même atteint un niveau inédit lors de la mission Arromanches 2. Alors que l’US Navy n’était pas en mesure de disposer d’un porte-avions dans la zone des opérations, le groupe aéronaval français avait pris la tête d’une « task force » américaine afin d’assurer la permanence de la capacité aéronavale de la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh).

« Atteindre ce niveau d’interopérabilité au point que le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle puisse prendre le commandement de la Task Force 50 – c’était la toute première fois qu’un bâtiment non-américain prenait le commandement d’une de nos task-forces – illustre notre partenariat et la capacité d’exécuter des missions du plus haut niveau », avait commenté, en juin 2016, l’amiral John Richardson.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 24 janvier 2018

Suggestion d'un responsable du Pentagone : "Tuer les jihadistes à coups de pelle s’ils ne se rendent pas..."

Une suggestion extrême, à la question : Que faire des jihadistes ?

Le « Senior Enlisted Advisor to the Chairman » (SEAC) occupe une place particulière au sein du Pentagone. 

Ayant le grade de « Command Sergeant Major » (ce qui correspond à celui de major en France), ce sous-officier a pour mission de conseiller le chef d’état-major interarmées ainsi que le secrétaire à la Défense. Actuellement, ce poste est occupé par le Command Sergeant Major John Wayne Troxell.

Ce dernier a-t-il lu cet article du Daily Star Sunday, qui raconte l’histoire (impossible à vérifier, d’où quelques réserves sur sa véracité) de ce SAS britannique qui, faute de munitions, aurait décapité un jihadiste de la branche afghane de l’État islamique (EI) avec une pelle?

Toujours est-il que, via les réseaux sociaux, le SEAC a publié un message dans lequel il a prévenu les jihadistes de l’EI qu’ils pourraient être «achevés à coups de pelle» s’ils ne se rendaient pas aux forces de la coalition en Irak et en Syrie.

Les combattants de l’EI « doivent comprendre qu’ils n’ont que deux options quand ils se retrouvent face à nous : se rendre ou mourir! », a lancé le command sergeant major Troxell, via Twitter. « S’ils choisissent de ne pas se rendre, nous les tuerons avec une grande violence », a-t-il ajouté, alors que son message était illustré par une pelle articulée utilisée par les militaires américains.

Source : Zone Militaire

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dimanche 19 novembre 2017

Somalie : Les drones américains attaquent les milices Shebab liées à Daesh

Depuis juin 2017, les États-Unis ont effectué une quinzaine de frappes aériennes en Somalie, exclusivement contre les milices Shebab, affiliées à al-Qaïda. Jusqu’à présent, la branche somalienne de l’État islamique, dont les effectifs sont peu étoffés, avait échappé aux drones américains. Ce n’est plus le cas désormais.

En effet, le 3 novembre 2017, le Pentagone a dit avoir réalisé deux frappes contre l’État islamique dans le nord-est de la Somalie.

« En coordination avec le gouvernement fédéral de Somalie, les forces armées américaines ont mené deux frappes aériennes contre l’EI dans le nord-est de la Somalie, tuant plusieurs terroristes », a précisé, via un communiqué, l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique.

« Les forces américaines continueront à utiliser toutes les mesures autorisées et appropriées pour protéger les Américains et pour neutraliser les menaces terroristes », a continué l’US AFRICOM « Cela inclut un partenariat avec l’AMISOM [Force de l’Union africaine en Somalie, ndlr] et les Forces de sécurité nationales somaliennes (FNS) » afin de « cibler les terroristes, leurs camps d’entraînement et leurs refuges partout en Somalie, dans la région et dans le monde entier », a-t-il souligné.

Un drone a effectué une première frappe vers minuit (heure locale) tandis que la seconde a eu lieu en fin de matinée, le 3 novembre. A priori, la cible était une « base » de l’EI implantée près du village de Buqa, situé au sud de Qandala, ville de la région semi-autonome du Puntland, brièvement occupée par l’organisation jihadiste en 2016.

La présence de l’EI en Somalie se concentre essentiellement dans la région montagneuse de Qandala. Le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies relatif à la Somalie ne s’y est pas attardé, se bornant seulement à souligner que le groupe jhadiste avait poursuivi « ses actions » au cours des semaines ayant précédé sa publication. Parmi ces dernières, il y aurait au moins un attentat suicide et l’attaque d’un hôtel.

La branche somalienne de l’EI est commandée par un certain Abdulqadir Mumin, un cadre dissident du mouvement Shebab. Le niveau de ses effectifs n’est pas connu. Selon les sources, il varie entre 70 et 300 combattants. En outre, elle disposerait d’un camp d’entraînement, lequel a très probablement été visé par les frappes américaines.

Source : Zone Militaire

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mercredi 1 novembre 2017

Etats-Unis : Attaque terroriste à la camionnette, huit morts à New York !

" Un acte terroriste au nom de l'organisation Etat islamique "

Le chauffeur a fauché des cyclistes mardi dans le sud de l'île de Manhattan, faisant huit morts et au moins 11 blessés dans un acte qualifié de terroriste par les autorités.

Après l'attaque de Manhattan, Trump ordonne le renforcement du contrôle des étrangers

C'est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu'un attentat fait des morts à New York. Un homme, au volant de son véhicule, a fauché des cyclistes dans le sud de l'île de Manhattan, mardi 31 octobre. Le dernier bilan fait état de huit morts et d'une douzaine de blessés. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque qualifiée "d'acte de terrorisme" par le maire de New York, Bill de Blasio.

Que s'est-il passé ?

Les faits se sont déroulés vers 15h15 (20h15 à Paris) sur la grande artère de West Houston Street, où se pressaient beaucoup de passants en cette journée ensoleillée et où beaucoup s'apprêtaient à fêter Halloween. La camionnette, qui avait été louée auprès du loueur Home Depot, a d'abord emprunté la piste cyclable sur près d'un kilomètre, renversant plusieurs cyclistes, avant d'entrer dans un bus de ramassage scolaire et d'être obligée de s'arrêter, a expliqué le chef de la police, James O'Neill.

Le chauffeur est alors sorti de son véhicule de location, armé d'un fusil à air comprimé et d'un fusil de paint-ball. C'est à ce moment-là que les policiers lui ont tiré dessus et l'ont appréhendé. L'homme a été touché à l'abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu'on sache la gravité de son état.

Qui sont les victimes ?

Au total, huit passants ont été tués par le conducteur du véhicule, et selon les pompiers, 11 personnes ont été blessées et hospitalisées, dans un état "grave" mais sans que le pronostic vital soit engagé. Cinq touristes argentins et une femme  belge ont été tués. Les Argentins, originaires de Rosario, "fêtaient le 30e anniversaire de la fin de leurs études", selon un communiqué officiel venant de Buenos Aires. Un sixième Argentin, membre de ce groupe, figure parmi les blessés. La femme belge tuée, originaire de Roulers, visitait New York en compagnie de sa sœur et de sa mère.

Comme le véhicule a emprunté une piste cyclable, il semble que bon nombre des victimes circulaient à vélo. De nombreuses photos et vidéos montrent des cadres de vélos tordus et écrasés. 

Que sait-on de l'auteur de cette attaque ?

Il s'agit d'un homme de 29 ans, dont l'identité n'a pas été révélée. La police l'a blessé par balle, au niveau de l'estomac, avant de l'interpeller. Selon plusieurs médias, dont le New York Post et le Daily News, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en sortant de la camionnette. La chaîne NBC s'est procuré une vidéo filmée par un témoin, dans laquelle on aperçoit un homme tenant à la main ce qui semble être une arme.

"Sur la base des informations immédiatement disponibles, c'était un acte de terrorisme", a déclaré le maire démocrate Bill de Blasio. Une attaque qui ressemble à celles de Nice et de Barcelone.

Selon la chaîne de télévision CNN et le quotidien New York Times, les enquêteurs ont découvert une note laissée par le suspect dans laquelle il dit avoir agi au nom de l'organisation Etat islamique (EI).

Comment réagissent les autorités ?

La sécurité va être renforcée dans les villes durant les prochaines heures, ont annoncé le maire de la ville, le gouverneur et chef de la police de New York lors de leur conférence de presse. Mais pas question d'annuler le défilé d'Halloween dont l'arrivée est prévue à moins deux kilomètres du lieu de l'attaque. Le correspondant à New York de BFMTV précise sur Twitter que la sécurité autour du marathon de New York, qui aura lieu le 5 novembre, sera également renforcée.

Source : FranceTVinfo.fr

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dimanche 29 octobre 2017

Armement USA : La moto furtive hybride tout terrain SilentHawk

Le Pentagone commande deux autres prototypes de la moto « furtive » SilentHawk.

Le 14 septembre 2017, l’entreprise Logos Technologies a annoncé avoir obtenu, auprès de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), l’agence de recherche et de développement du Pentagone, un second contrat visant à développer deux nouveaux prototypes de la motocyclette tout terrain SilentHawk.

Pour ce projet, Logos Technologies s’est associé avec Alta Motors, le constructeur californien de la moto tout-terrain électrique RedShift MX.

La SilentHawk dispose d’une batterie lithium-ion d’une capacité de 5,8 kWh, ce qui lui donne une autonomie de 2 heures en mode silencieux.

Sa particularité est qu’elle est dotée d’un « range-extension genset », c’est à dire d’une sorte de groupe électrogène embarqué pouvant fonctionner avec tous les types de carburant (essence, gazole et même kérozène), afin de pouvoir recharger ses batteries et ainsi porter son autonomie à plus de 270 km.

D’une masse inférieure à 160 kg, la SilentHawk pourrait atteindre la vitesse de 130 km/h en pointe, tout en présentant d’excellentes capacités tout terrain. En outre, le bruit qu’elle émet en mode silencieux (donc électrique) serait de 55 décibels, soit le niveau qu’atteint une conversation de bureau. Quand son « range-extension genset » est en marche, elle produit autant de bruit qu’un aspirateur.

Le nouveau contrat attribué par la Darpa prévoit la mise au point d’un prototype avec un « range-extension genset » détachable. Quant au second, qui ne sera pas équipé du groupe électrogène auxiliaire, il doit permettre d’optimiser le système de traction avant de la moto.

« Notre objectif est de réaliser un prototype opérationnel avec une architecture modulaire, qui permettra à l’utilisateur de le configurer, avec ou sans le « range-extension genset », afin de répondre aux exigences spécifiques de chaque mission », a expliqué Dale Turner, le responsable du programme SilentHawk.

Outre cette moto silencieuse, l’armée américaine cherche également à mettre au point un pick-up « furtif », en transformant un Chevrolet Colorado en véhicule électrique.

Source : Zone Militaire


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vendredi 6 octobre 2017

Sahel : Mort de soldats américains au cours d'une opération anti-terroriste au Niger...

La morts de ces soldats révèle la présence de forces spéciales américaines dans la région

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique a confirmé jeudi matin que trois de ses hommes avaient été tués "au cours d'une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger".

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Un quatrième militaire "d'une nation partenaire" a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: Nigérien ou d'une autre nationalité.

Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé "est stable".

L'embuscade, a assuré à l'AFP une source sécuritaire régionale, est l'oeuvre "d'hommes lourdement armés venus du Mali" et "a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs".
Nombreuses victimes

Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l'armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas.

D'après Radio France Internationale (RFI), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s'être lancés à la poursuite d'assaillants qui venaient d'attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri.

Le lourd bilan témoigne de la violence de l'accrochage. L'opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions.

Il a aussi indiqué que lors de l'embuscade, une patrouille de Mirage 2000 français a permis de faire une démonstration de force mais n'a pas pu apporter d'appui direct au sol - tir ou bombardement - en raison de "l'imbrication (de forces) au sol".

L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey.

A Niamey, le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que le Niger a été frappé par une attaque "terroriste" ayant fait un "nombre important de victimes".

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York, que cette attaque soulignait l'urgente nécessité de mettre à pied d'oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).
Base américaine

Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l'aéroport d'Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu'extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l'AFP a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire engageant les deux pays "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme". L'armée américaine doit aussi "former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme", selon cet accord.

"Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays", souligne une source militaire occidentale.

Mi-septembre, Niamey a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis mars dans la zone "devant la persistance de la menace" des "groupes terroristes", notamment venus du nord du Mali voisin. Mi-juin, l'armée nigérienne a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri pour mieux combattre les jihadistes.

Outre les Américains, la France, ancienne puissance coloniale et partenaire privilégié du Niger, compte une base sur l'aéroport de Niamey à partir duquel opèrent des avions de chasse Rafale et des drones. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces spéciales françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.

Source : LePoint.fr / Niamey (AFP) - © 2017 AFP

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mercredi 27 septembre 2017

Irak : L'EI a attaqué une base de la coalition anti-daesch au nord du pays

La semaine passée, l’on apprenait que le détachement des artilleurs français engagés dans l’opération Chammal (Task Force Wagram) avaient été redéployés du secteur de Tal Afar vers la base de Qayyarah (ou Q-West) et dans la région d’Erbil. Et cela, en vue des opérations à venir visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Hawijah.

L’une de ces deux bases a-t-elle été attaquée par des jihadistes, le 17 septembre? Le porte-parole de la coalition anti-EI, le colonel Ryan Dillon, ne l’a pas précisé. Il a seulement indiqué qu’une base « située au nord de Hawijah » a été la cible de kamikazes (ou « Inghimasi ») envoyés par Daesh.

Cette attaque jihadiste n’a causé aucune perte parmi les forces internationales et irakienne, a assuré le colonel Dillon. En revanche, les trois assaillants ont été tués, dont un par la détonation prématurée de la veste d’explosifs qu’il portait. Allah est grand.

De son côté, via Amaq, son agence de propagande, l’EI a revendiqué cette attaque, menée par quatre de ses combattants contre une base « américaine » récemment établie près d’Erbil. Et il en a même diffusé une photographie aérienne, prise au moyen d’un drone. Sur ce cliché, l’on y distingue 3 obusiers (probablement de M777 américains) et l’on y devine également la présence d’au moins deux autres systèmes d’artillerie.

Source : Zone Militaire

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dimanche 10 septembre 2017

Corée du Nord : Quelles options face à l’arme nucléaire et aux provocations ?

Dans le film « Le Crabe Tambour », de Pierre Schoendoerffer, le commandant (interprété par Jean Rochefort) estime que « le choix de l’homme n’est pas entre ce qu’il croit le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien ». Que dirait-il dans le cas de la Corée du Nord, pour lequel aucune option ne paraît satisfaisante ?

Ainsi, au mépris des résolutions des Nations unies (dont l’objectif est d’obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne) et des sanctions internationales, malgré les remontrances (feintes ou réelles) de la Chine, sa plus proche alliée, la Corée du Nord a réalisé des progrès aussi rapides qu’étonnants dans la mise au point d’un missile balistique intercontinental et le développement d’une arme nucléaire. Le dernier essai qu’elle a réalisé, le 3 septembre 2017, montre a l’évidence qu’elle a franchi un nouveau palier dans ce domaine, la puissance dégagée par une bombe thermonucléaire présumée (ou à fission dopée) ayant été estimée à 50/120 kilotonnes.

Du coup, c’est l’équilibre stratégique de la région qui s’en trouve renversé, avec une Corée du Sud directement menacée (l’armistice de 1953 ayant été dénoncé par Pyongyang). Et l’on ne parle pas du Japon, régulièrement brocardé par la Corée du Nord (comme, d’ailleurs, par la Chine). Face à cette situation « explosive », susceptible de conduire à une « catastrophe planétaire » (dixit Vladimir Poutine, le président russe), que faire ?

1- L’option militaire

Quand l’on avance que « toutes les options sont sur la table », cela veut généralement dire que l’intervention militaire n’est pas exclue. Ces derniers temps, les États-Unis n’ont cessé de le sous-entendre, voire de le dire clairement, comme l’a fait le président Trump, en promettant «le feu et la colère » à la Corée du Nord en réponse à ses menaces de s’en prendre aux bases américaines de l’île de Guam. Et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, a même évoqué une « guerre préventive ».

Seulement, ce serait mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Si, sur le papier, l’avantage militaire est évidemment du côté des forces américaines et sud-coréennes, il ne faut pas croire que la partie sera facile dans la mesure où l’armée nord-coréenne opposera la force de la quantité (2 millions de soldats endoctrinés et des moyens en artillerie conséquents). Et Pyongyang ne manquerait pas de riposter, y compris avec des moyens non-conventionnels (avec, par exemple, des armes chimiques).

Dans un tel scénario, il faudra rechercher un effet de sidération. Et encore, ce ne sera pas un gage de succès. Si les rampes de missiles et les canons nord-coréens ne sont pas neutralisés rapidement, alors Séoul, située à 50 km de la zone démilitarisée, sera sous le feu, avec probablement à la clé des milliers de morts côté sud-coréen. En clair, une telle intervention militaire ne pourra pas se limiter aux seuls infrastructures nucléaires nord-coréennes.

En outre, il y aura immanquablement des réactions internationales, à commencer par celle de la Chine, liée à la Corée du Nord par un accord de défense. Que ferait Pékin dans ce cas?

Un autre scénario consisterait à éliminer Kim Jong-un et ses lieutenants. Mais rien ne dit que cela conduirait à l’écroulement du régime nord-coréen. Et comme on sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne, cette solution radicale pourrait ne pas en être une.

Qui plus est, il faudra anticiper la suite. Si le régime nord-coréen s’effondre, que se passera-t-il? Ira-t-on vers une réunification des deux Corée, dont le coût serait de 2.000 milliards de dollars au minimun (en incluant les dépenses liées à l’option militaire)? La Chine refuse une telle perspective. Et puis il n’est pas exclu de voir l’armée nord-coréenne vaincue se livrer à des actions de guérilla (avec une discret appui chinois). Bref, ce serait remettre une pièce dans la machine en revenant à une situation d’avant 1953.

2- Renforcer le régime des sanctions

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, la Corée du Sud et le Japon ont été parmi les premiers pays à réclamer un renforcement des sanctions prises par les Nations unis à l’égard de Pyongyang. Sanctions par ailleurs déjà renforcées en août 2017… Et cela pour la septième fois depuis 2006. L’idée serait d’aller encore plus loin en interdisant à la Corée du Nord d’importer des hydrocarbures. Mais la Chine y est hostile, de même que la Russie. Pour le président Poutine, ce serait même « inutile et inefficace ».

Il est vrai que les sanctions, renforcées de résolution en résolution, n’ont nullement empêché la Corée du Nord de réaliser des progrès considérables dans les domaines du nucléaires et des missiles balistiques. Mais voter de telles mesures est une chose… Les faire appliquer en est une autre. Là est toute la difficulté… Certains pays (ou acteurs non-étatiques) ayant à coeur de voir d’abord leurs intérêts.

3- Le dialogue

Dialoguer avec Pyongyang, telle est la solution prônée par la Chine et la Russie (ainsi que l’Iran). Seulement, encore faut-il savoir sur quoi on peut négocier. D’autant que Kim Jong-un ne paraît pas très partant pour discuter avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourtant favorable à une issue (du moins était-ce le cas avant son élection).

L’objectif d’un tel dialogue serait d’arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions à cette fin ont eu lieu dès 1994, déjà, quand la nature militaire du programme nucléaire nord-coréen a été mise au grand jour.

À l’époque, le président américain, Bill Clinton, qui avait déjà évoqué l’option militaire contre Pyongyang, avait négocié l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une aide économique et de la fourniture de centrales à eau légère ne pouvant être utilisées qu’à des fins civiles. Seulement, la Corée du Nord ne mit pas pour autant un terme à ses activités, ce qui déboucha, en décembre 2002, sur sa décision d’expulser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

En 2007, après le premier essai nucléaire nord-coréen (et une séquence où Pyongyang lança plusieurs missiles, des pourparlers à six (États-Unis, la Russie, la Chine, Japon et les deux Corées) aboutirent à l’accord de Pékin, avec l’engagement de la Corée du Nord à suspendre «temporairement» ses activités nucléaires en échange de la livraison de pétrole, de la promesse de discussions bilatérales et de la levée de sanctions financières. On connaît la suite…

En effet, estimant que les négociations n’allaient pas assez vite, Pyongyang se livra à de nouvelles provocations militaires (comme avec le bombardement de l’île sud-coréenne de Yeon Pyeong, en novembre 2010, sans parler du naufrage de la corvette Cheonan), après avoir procédé à son second essai nucléaire (le 25 mai 2009).

Alors, dialoguer. Mais pour quel but ? D’après le président russe, l’attitude de la Corée du Nord s’explique par le fait qu’elle se sent menacée. Les Nord-Coréens « sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité », a-t-il dit, lors du sommet du groupe des BRICS, le 5 septembre 2017. Dans ces conditions, on voit mal comment Pyongyang pourrait renoncer à son arsenal nucléaire, même si les États-Unis décidaient de retirer leurs troupes de Corée du Sud. (Car après, il faudrait qu’ils en fassent de même au Japon, voire à Guam).

Pourtant, dans la déclaration commune publiée le 19 septembre 2005 par le groupe des six, les États-Unis avaient confirmé qu’ils n’avaient pas « d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne [la dernière avait été retirée en 1991] et qu’ils n’avaient « pas l’intention d’attaquer ou d’envahir » la Corée du Nord « avec des armes nucléaires ou conventionnelles. »

4- Accepter le fait accompli

Maintenant que l’on sait que la Corée du Nord a testé une arme nucléaire d’une puissance inégalée et qu’elle est susceptible d’être en mesure de menacer le territoire américain (voire d’autres) avec des missiles intercontinentaux, l’on pourrait être tenté par le statu quo…

Dans ce cas, il faudrait miser sur la logique de la dissuasion, étant donné que, comme la survie de son régime est son objectif principal, Kim Jong-un ne se risquerait pas à lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon s’il sait qu’il expose son pays à la destruction. C’est d’ailleurs tout le sens des discussions entre Washington et Séoul, au cours desquels il a été décidé de lever les restrictions concernant la charge militaire et la portée des missiles balistiques sud-coréens.

Mais cette logique n’aurait aucun effet sur ce sentiment d’insécurité des Nord-Coréens qu’a décrit M. Poutine. Les troupes américaines seraient toujours présentes dans la péninsule, avec des moyens de défense antimissile (ce qui, au passage, n’arrangerait ni les affaires de la Russie, ni celles de la Chine). Et puis la Corée du Sud pourrait, à son tour, vouloir disposer de telles armes. Des voix se sont déjà élevées, à Séoul, pour le demander.

En outre, en tolérant que la Corée du Nord puisse se doter de l’arme nucléaire, l’on enverrait un mauvais signal à d’autres pays qui ont cette tentation. Pourquoi, en effet, l’Iran, voire la Syrie (pays avec lesquels Pyongyang a des liens étroits) accepteraient de se voir priver d’un tel arsenal ? L’Arabie Saoudite pourrait avoir la même réflexion. Pour le coup, ce serait donner le signal à une course aux armements et aller vers un monde encore plus dangereux qu’il ne l’est déjà...

Source : Zone Militaire

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jeudi 7 septembre 2017

Yémen : Des forces spéciales US engagées contre Al Qaïda dans la péninsule arabique

Depuis le début de cette année, les forces spéciales américaines ont mené au moins deux raids contre al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP), la filiale sans doute la plus dangereuse de l’organisation terroriste, dont un qui, conduit le 29 janvier 2017, a prêté le flanc à la polémique en raison de victimes civiles supposées et de la mort d’un Navy Seal.

En outre, depuis le 28 février, l’aviation américaine a effectué pas moins de 80 frappes aériennes dans ce pays, essentiellement contre des cadres d’AQAP mais aussi en soutien des forces émiraties de la coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite afin de soutenir les troupes du président Abdrabbo Mansour Hadi face aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Mais l’engagement des États-Unis au Yémen ne s’arrête pas là. En effet, le 4 août, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, a indiqué que des membres des forces spéciales américaines avait été déployés auprès des forces émiraties et yéménites, alors engagées, depuis la ville de Moukalla, dans une opération visant à chasser AQAP de la province stratégique de Chabwa [sud-est du pays].

Ainsi, selon le capitaine de vaisseau Davis a précisé que l’objectif de cette opération, lancée le 1er août, visait à « détruire » les capacités de l’organisation jihadiste à préparer des attaques. « Cela implique un très petit nombre de soldats américains sur le terrain qui sont avant tout là pour faciliter le flux des informations », a-t-il souligné, tout en admettant qu’ils pouvaient être toujours être pris dans des combats.

Par ailleurs, le porte-parole a pris soin de préciser que le navire d’assaut amphibie Bataan, qui compte, à son bord, plusieurs centaines de soldats du corps des Marines, n’était pas impliqué dans l’offensive.

Finalement, cette opération n’aura duré que quelques jours. Hormis un attentat suicide commis lors de son premier jour contre les soldats yéménites (lesquels ont eu 7 tués), les combattants d’AQAP ont été fidèles à leur habitude, c’est à dire qu’ils ont esquivé le combat pour se réfugier dans la province voisine d’Abyane, située plus à l’ouest. Des témoins ont en effet dit avoir vu une colonne jihadiste de 45 véhicules se diriger vers cette région.

« Les combattants d’Al-Qaïda évoluaient en toute liberté en l’absence de l’armée et des forces de l’ordre », a raconté un civil à l’AFP. « Mais ils sont partis, certains dans des zones désertiques environnantes et d’autres dans la province proche d’Abyane », a-t-il ajouté.

Le contrôle de la province de Chabwa était un objectif prioritaire pour le gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi dans la mesure où elle abrite plusieurs gisements d’hydrocarbures et le terminal gazier de Belhaf, qui est la plus importante installation énergétique du Yémen. Jusqu’en 2015, il était géré par le groupe français Total.  

Source : Zone Militaire

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vendredi 25 août 2017

Irak : Deux soldats américains de la coalition anti-jihadiste tués au Nord

Le commandement de l’opération Inherent Resolve (OIR) – nom de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a indiqué, le 13 août 2017, que deux militaires américains venaient de perdre la vie dans le nord de l’Irak et que cinq autres avaient été blessés. Et de préciser, sans donner plus de détails, qu’une enquête était en cours pour en déterminer les raisons.

« Selon les premières informations, l’incident n’est pas dû à un contact avec l’ennemi », a toutefois précisé la coalition dans son communiqué.

Cela étant, le même jour, l’État islamique (EI ou Daesh) a revendiqué une attaque contre les forces américaines à l’ouest de Mossoul. Via un communiqué, l’organisation jihadiste a affirmé avoir tiré des roquettes Grad à l’est de Tal Afar, une localité restée encore sous son contrôle.

« Toute la coalition anti-EI adresse ses plus sincères condoléances aux familles, amis et coéquipiers de ces héros », a affirmé le général américain Stephen J. Townsend, le commandant de l’opération Inherent Resolve.

« Il n’y a pas de mots pour décrire le respect que j’ai pour vous et le chagrin que j’ai pour votre perte. J’espère que l’on trouvera un peu de réconfort en pensant que leur perte a un sens pour notre pays et pour toutes les nations de la coalition alors que ces personnels se battaient pour vaincre un ennemi vraiment maléfique pour protéger nos patries. » a ajouté le général Townsend.

Selon un bilan mis à jour le 11 août 2017, 42 militaires américains ont été tués en Irak et en Syrie, dont 11 « en action » (KIA), les autres morts ayant été accidentelles.

Environ 450 militaires américains ont été affectés auprès des troupes irakiennes à titre de conseillers. En outre, des unités d’artillerie ont été déployées par l’US Marine Corps dans la région de Mossoul, afin d’y appuyer les opérations menées contre les jihadistes.

Si, officiellement, les conseillers militaires américains ne sont pas censés combattre en première ligne, il arrive qu’ils soient pris pour cible, comme l’a indiqué, en février, le porte-parole de la coalition. « Ils ont essuyé des tirs en différentes occasions. Ils ont riposté en différentes occasions, dans et autour de Mossoul », avait-il expliqué à l’époque.

Source : Zone Militaire

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lundi 31 juillet 2017

Syrie : Une agence turque a révélé les positions des forces spéciales françaises et américaines

Pour le moment, le ministère des Armées n’a pas réagi officiellement, contrairement au Pentagone. Et pourtant, l’affaire n’est pas anodine. En effet, l’agence de presse pro-gouvernementale turque Anadolu a dévoilé, le 17 juillet 2017, les positions occupées par les forces spéciales françaises et américaines dans le nord de la Syrie, ce qui compromet évidemment la sécurité de ces dernières.

Au total, Anadolu a donné l’emplacement de 2 aérodromes et surtout de 8 avant-postes, dont un où se trouveraient 200 militaires américains et 75 commandos français. Ce dernier serait située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Raqqa, le fief syrien de l’État islamique (EI ou Daesh), actuellement visé par une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Un autre, situé près de Kobané, servirait à intercepter ou à brouiller les communications des jihadistes.

Selon Anadolu, ces installations militaires seraient notamment utilisées pour apporter un soutien aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS. Seulement, Ankara les considère comme des éléments terroristes, en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Pour les États-Unis, que de telles informations sensibles puissent être diffusées par une agence officielle d’un allié de l’Otan est inacceptable.

« Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles », a fait valoir Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc », a-t-il ajouté, en refusant, évidemment, de confirmer l’exactitude des informations données par Anadolu.

Mais plus encore, pour le Pentagone, cette attitude « expose les forces de la coalition à des risques inutiles et pourrait mettre en péril des opérations visant à vaincre l’EI. » Et d’insister : « Si nous ne sommes pas en mesure d’identifier les sources qui sont à l’origine de cette dépêche, nous serions très préoccupés si elles provenaient d’un allié de l’Otan qui mettrait nos forces en danger en toute connaissance de cause. »

Source : Zone Militaire

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