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Tag - Etats Unis - USA

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lundi 23 mars 2020

Forces spéciales US : Certains « aspects » culturels expliqueraient les problèmes de discipline...

De la discipline !

Ces dernières années, les forces spéciales américaines ont dû faire face à plusieurs scandales et affaires disciplinaires très médiatisés. Le cas du désormais ancien Navy Seal Edward Gallagher en est un exemple. Accusé, entre autres, d’avoir commis un crime de guerre par certains de ses camarades, il fut finalement condamné pour s’être fait photographier à côté du cadavre d’un jihadiste tué en Irak. Mais le président Trump prit fait et cause pour cet officier marinier, au point de pousser à la démission Richard Spencer, alors secrétaire à la Marine.

« On fait de nos gars des machines à tuer et après on les juge quand ils tuent », s’était indigné le chef de la Maison Blanche, alors qu’il venait d’accorder sa grâce à Ed Gallagher ainsi qu’à deux autres officiers des forces spéciales américaines.

Justement, c’est sans doute là que le bât blesse… En juillet, l’amiral Collin Green, le chef du Naval Special Warfare Command, s’était dit préoccupé par un « problème d’ordre et de discipline » au sein de ses troupes. Et d’estimer que cela devait être réglé « rapidement ». Et le général Richard Clarke, le chef de l’US Special Operations Command [USSOCOM] avait demandé un rapport pour y remédier.

La commission réunie pour élaborer cet « examen critique », composée d’officiers encore en activité ou en retraite, vient de rendre ses conclusions. Résultat : ces problèmes de discipline seraient la conséquence d’un sur-engagement des forces spéciales américaines depuis 2001 dans des opérations de contre-terrorisme et de contre-insurrection.

« Nous avons constaté que certains aspects de notre culture ont parfois fixé des conditions favorables à un comportement inapproprié », a résumé le général Clarke. Or, a-t-il ajouté, « nous avons une culture volontariste orientée vers l’action. C’est cette culture qui fait toute notre valeur » mais « près de 20 ans de conflit permanent ont déséquilibré cette culture en faveur de l’usage de la force et la réussite des missions, au détriment de la formation », a résumé le général Clarke.

« Dans certains cas, ce déséquilibre a créé des conditions pour qu’une conduite inacceptable se produise en raison d’un manque de leadership, de discipline et de responsabilité », a ajouté le général Clarke.

Qui plus est, appartenir à une unité d’élite peut « monter à la tête » des plus jeunes. « Le traitement que les candidats aux opérations spéciales reçoivent lors de leur sélection et de leur formation favorise également « un sentiment malsain », souligne le rapport, qui déplore par ailleurs la trop grande importance donnée à l’entraînement physique « au détriment de la formation professionnelle et de l’acculturation propres au service ».

Le manque de formation de l’encadrement pose aussi un problème. En effet, les unités de l’USSOCOM mettraient « trop l’accent sur l’expérience au combat pour mesurer la valeur » de leurs chefs.

« Les déploiements opérationnels, en particulier dans des endroits où le combat est possible, sont valorisés avant tout et perçus comme l’expression ultime de la compétence », note le rapport, qui déplore que d’autres qualités ne soient pas mieux prises en compte.

En outre, « la valorisation insuffisante des chefs subalternes, une approche déséquilibrée de la formation militaire professionnelle et des exigences non codifiées pour les officiers ont affaibli les pratiques en matière de leadership, de discipline et de responsabilité », est-il estimé dans le document, qui, par ailleurs, ne parle pas de l’influence éventuelles des syndromes de stress post-traumatique dans ces affaires de manquement à la discipline.

Source : ZONE MILITAIRE

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samedi 29 février 2020

Etats Unis - Afghanistan : Accord de paix entre USA et les talibans afghans... ?

L’Otan et la Russie se félicitent de l’accord que s’apprêtent à signer les USA et les talibans afghans..

Dans l’édition internationale du New York Times [datée de ce 21 février] et alors qu’un accord de paix doit être signé la semaine prochaine par les talibans et les États-Unis, on peut lire une tribune pour le moins surprenante de Sirajuddin Haqqani, présentée par le journal comme étant le « chef adjoint » du mouvement taleb, ce qui est quelque peu réducteur…

En effet, pour les autorités américaines, Sirajuddin Haqqani est aussi le chef d’un réseau qui, qualifié de « terroriste » en 2012, a été créé par son père, Jalaluddin, dont le décès a été annoncé en septembre 2018. Accusé d’avoir planifié plusieurs attentats, sa tête est encore mise à prix pour 10 millions de dollars dans le cadre du programme « Reward for Justice ».

Cela étant, rien de cela ne paraît sous la plume de Sirajuddin Haqqani. Selon les discussions entre les émissaires des États-Unis et les représentants du mouvement taleb, il serait question d’un retrait des troupes américaines d’Afghanistan en échange de garanties sécuritaires.

Pour rappel, c’est parce qu’al-Qaïda avait ses aises en Afghanistan que les États-Unis y ont lancé une opération militaire au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Dans sa tribune publiée par le New York Times, l’émir adjoint du mouvement taleb assure ainsi qu’il n’est pas dans l’intérêt des Afghans d’autoriser des groupes terroristes à s’installer de nouveau dans leur pays…. Après avoir affirmé que « les informations sur les groupes étrangers en Afghanistan sont des exagérations motivées par des considérations politiques de la part d’acteurs bellicistes. »

« Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour faire de l’Afganistan un bastion de stabilité », écrit ensuite Haqqani. En outre, il explique aussi que le soutien de la communauté internationale demeurera « crucial » pour aider à stabiliser et à développer le pays. Et d’estimer que les États-Unis pourront y jouer un rôle constructif à cet égard une fois qu’ils auront retiré leurs troupes.

Enfin, le chef du réseau Haqqani s’est dit « confiant » dans le fait que, une fois « libérés de la domination et des interférences étrangères », les Afghans trouveront le chemin pour « construire un système islamique dans lequel ils auront tous les mêmes droits ». S’agissant des femmes, les droits que leur accorde l’Islam, comme « l’accès à l’éducation et au travail » seront « garantis ». Enfin, il assure que chacun sera traité selon son mérite. 

Pour autant, il y a les mots d’un côté et les faits de l’autre. Or, si l’on en croit de récents rapports publié par le comité de l’ONU relatif aux sanctions visant la mouvance jihadiste, le réseau Haqqani est resté lié à al-Qaïda.

« Al-Qaïda continue de voir dans l’Afghanistan un refuge pour ses dirigeants, du fait de ses liens solides et de longue date avec le commandement taleb. Avec l’aide des talibans, al-Qaïda souhaite renforcer sa présence dans la province de Badakhchan, en particulier dans la zone de Chighnan, qui borde le Tadjikistan, ainsi qu’à Barmal, dans la province de Paktika. Al-Qaïda continue de coopérer étroitement avec Lashkar-e-Taïba et le réseau Haqqani. Et les membres d’al-Qaïda continuent de servir régulièrement d’instructeurs militaires et religieux pour les talibans », a ainsi rapporté un rapport publié en juillet 2019.

Celui diffusé en janvier dernier évoque à nouveau cette proximité avec le réseau terroriste fondé par Oussama ben Laden. « Al-Qaïda s’inquiète du fait que les dirigeants des talibans se concentrent actuellement sur les pourparlers de paix. Les représentants d’al-Qaïda ont entrepris une navette diplomatique destinée à persuader diverses factions des talibans et des commandants d’opérations de ne pas appuyer les négociations avec le gouvernement afghan tout en leur promettant un plus grand soutien financier », y lit-on.

« Les groupes d’Asie centrale, qui connaissent des difficultés financières, ont tendance à appuyer al-Qaïda » et « si un accord de paix est conclu, al-Qaïda entend tenir un autre discours pour justifier la poursuite du conflit armé en Afghanistan » d’autant plus que ses « relations avec les talibans continuent d’être étroites et mutuellement bénéfiques, al-Qaida leur fournissant des ressources et des formations en échange de leur protection », analyse encore l’équipe de suivi du comité des sanctions.

Enfin, quand Sirajuddin Haqqani évoque les « interférences étrangères » dans sa tribune, il semble oublier que son réseau a bénéficié des largesses de l’Inter-Services Intelligence [ISI], c’est à dire des puissants services de renseignement pakistanais. D’ailleurs, Islamabad a reconnu avoir offert le gîte et le couvert au mouvement taleb afghan quand celui-ci fut chassé de Kaboul. Pour le Pakistan, avoir des « amis » au pouvoir à Kaboul est essentiel dans sa rivalité avec l’Inde, l’Afghanistan pouvant lui donner de la profondeur stratégique.

Quoi qu’il en soit, la perspective d’un accord de paix avec le mouvement taleb afghan a été saluée par l’Otan, qui avait déployé la Force internationale d’assistance à la sécurité [ISAF] en Afghanistan, laquelle a été remplacée en 2014 par la mission « Resolute Support ».

« Je me félicite de l’annonce faite aujourd’hui qu’un accord a été conclu sur une réduction significative de la violence en Afghanistan », a en effet déclaré Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. « Il s’agit d’un test critique de la volonté et de la capacité des talibans à réduire la violence et à contribuer à la paix de bonne foi. Cela pourrait ouvrir la voie à des négociations entre les Afghans, à une paix durable et à la garantie que le pays ne sera plus jamais un refuge pour les terroristes », a-t-il ajouté.

Même la Russie, accusée par des responsables militaires américains d’avoir soutenu les talibans, se félicite de cet accord. « Ce sera un évènement important pour le processus de paix en Afghanistan », a ainsi affirmé Zamir Kaboulov, le représentant spécial du président russe pour l’Afghanistan, lequel avait déclaré, en décembre 2015, que les « intérêts de la Russie coïncidaient objectivement avec ceux des talibans afghans dans la lutte contre l’État islamique. » L’an passé, il avait plaidé en faveur d’une levée des sanctions contre le mouvement taleb afghan.

Source : ZONE MILITAIRE


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lundi 17 février 2020

Coronavirus : La propagation de l'épidémie Covid-19 ralentit en Chine... Mais le virus tue encore !

La Chine estime que ses efforts de quarantaine commencent à porter leurs fruits

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a diminué dimanche en Chine, un responsable des services de santé du pays estimant que les efforts de Pékin pour limiter la propagation du virus commençaient ainsi à porter leur fruits.

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé indique que 68.500 personnes sont infectées en Chine continentale, où le nombre de décès atteint désormais 1.665 personnes.
Le nombre de nouveaux cas est tombé à 2.009 dimanche contre 2.641 le jour précédent, et le nombre de décès à 142, un de moins que la veille.

Wuhan, ville du centre de la Chine où est apparu le nouveau coronavirus en décembre dernier, et l'ensemble de la province de Hubei, où la plupart des nouveaux cas ont été signalés ce week-end - se trouvent en confinement depuis le 23 janvier. La plupart des bureaux, écoles et usines sont fermés, et la quasi-totalité des transports suspendus.

La mission conjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Chine devait commencer ce week-end ses investigations sur l'épidémie, selon une annonce vendredi du directeur de l'OMS. 

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine devait unifier ses efforts pour contrôler l'épidémie, d'après des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Un premier décès hors d'Asie a été signalé, en France, samedi. Il s'agit d'un touriste chinois âgé de 80 ans et originaire de la province de Hubei qui était hospitalisé à Paris depuis le 25 janvier. 
A ce jour, cinq décès liés au coronavirus ont été répertoriés hors de Chine continentale - aux Philippines, à Hong Kong, au Japon, à Taiwan ce dimanche, et en France.

Environ 500 cas de contamination ont été recensés ailleurs qu'en Chine, dans plus d'une vingtaine de pays et territoires.

Le plus important foyer de contamination hors de Chine continentale se trouve sur un navire de croisière amarré au large du port japonais de Yokohama.
Soixante-dix cas supplémentaires de contamination au coronavirus ont été diagnostiqués à bord du Diamond Princess, a déclaré dimanche le ministre japonais de la Santé, ce qui porte à 355 le nombre de passagers infectés.

Une américaine de 83 ans a été testée positive en Malaisie, en provenance du Cambodge où elle avait accosté à bord d'un bateau de croisière.
Les Etats-Unis, le Canada, Hong Kong et la Corée du Sud et l'Italie ont respectivement annoncé qu'ils allaient organiser des vols spéciaux pour rapatrier leurs ressortissants présents sur le bateau, qui a été placé en quarantaine à son arrivée à Yokohama, le 3 février, avec quelque 3.700 personnes à son bord.

Source : Boursorama / Reuters
-Stella Qiu, Zhang Min à Pékin, Engen Tham, Josh Horwitz à Shanghai, Kevin Yao à Singapour
-VF Jean Terzian, Jean-Michel Bélot


Ndlr : Selon l'OMS les chiffres sont a interpréter avec raison. Un risque de pandémie internationale existe toujours.

" Nous avons toujours dit et répété qu'il faut être prudent lorsqu'il s'agit de tirer des conclusions à partir des chiffres rapportés chaque jour. [...] Nous continuons à dire aux gouvernements du monde entier que nous continuons à avoir la possibilité de nous préparer à une éventuelle propagation du virus."

Communiqué de presse de l'OMS - https://www.who.int/fr/

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samedi 25 janvier 2020

Coronavirus : 41 morts en Chine, trois cas en France, en Australie, aux Etats Unis... l’épidémie de Wuhan s’étend... Plus de 6000 cas au 29 janvier et 150 morts !

En Chine, autour de Wuhan, le nombre total d’habitants confinés est désormais de plus de 56 millions.

Les trains sont à quai, les autoroutes fermées.

Depuis un mois, le coronavirus apparu en Chine a fait 41 morts et contaminé près de 1 300 personnes. Transmissible entre humains, il inquiète les autorités du monde entier. Ces derniers jours, des cas ont été détectés dans une douzaine de pays, du Japon à la France en passant par l’Australie et les Etats-Unis. Le point sur la progression de l’épidémie.

En Chine, l’armée déploie du personnel médical à Wuhan

La grande métropole de Wuhan, épicentre de l’épidémie, est depuis jeudi coupée du reste du monde. Samedi 25 janvier, la zone de confinement a même été élargie à 56 millions de personnes, pratiquement toute la province du Hubei. Les trains sont à quai, les autoroutes fermées. En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus dans tout le pays.

Vendredi, 450 médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion pour intensifier la lutte contre le virus. Certains d’entre eux ont l’expérience du virus Ebola et du Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé près de 1 300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, selon le dernier bilan livré par les autorités chinoises. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels.

L’agence de presse Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs.

La presse chinoise rapporte aussi la mort d’un médecin de l’hôpital de la province chinoise du Hubei. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l’épidémie s’est déclarée à Wuhan, ville du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise sur Twitter la chaîne China Global Television.

En Asie, de nombreux pays touchés mais pas d’autre foyer de propagation

Deux cas ont été enregistrés en Corée du Sud, deux au Japon, un au Népal, trois à Singapour, un à Taïwan, quatre en Thaïlande, deux au Vietnam, et dans les provinces semi-autonomes chinoises, on en dénombre deux à Hongkong et deux à Macao. Dans tous les cas, il s’agit de ressortissants chinois ou de personnes ayant voyagé à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

Trois cas détectés en France, les premiers sur le continent européen

Trois cas ont été confirmés vendredi soir en France, les premiers en Europe, l’un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois patients hospitalisés, qui ont tous séjourné en Chine, ont été placés en isolement. « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Un premier cas confirmé en Australie

Un premier cas a été confirmé samedi 25 janvier en Australie. Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi « strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée ». « Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable », a-t-il relevé.

Deux cas aux Etats-Unis

Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant. Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. « Elle se porte bien cliniquement », d’après les autorités sanitaires locales.

Source : LeMonde.fr & AFP / Suggestion LP FNCV


Mise à jour du 29/01/2020

Plus de 6000 cas déclarés de Coronavirus dans le monde et plus 150 décès !

Sur la base de modèles mathématiques, des scientifiques de l'Université de Hong Kong estiment que le virus né à Wuhan, en Chine, affecte plus de 40 000 personnes.

Nous devons nous préparer au fait que cette épidémie particulière devienne une épidémie mondiale, a déclaré Gabriel Leung, le chef de cette équipe de chercheurs de la HKU. Des mesures importantes et draconiennes pour limiter les mouvements de population doivent être prises, le plus tôt possible.

Source : Ouest-france.fr


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mercredi 1 janvier 2020

Etats-Unis : Une bodybuildeuse de 82 ans se déchaîne sur son cambrioleur en attendant la police ;-)

Élue SUPER MAMIE 2019 !

« Il a choisi la mauvaise maison », a déclaré l’octogénaire qui a gagné plusieurs médailles dans des compétitions de bodybuilding et pratique encore la musculation quotidiennement.

Il aurait dû mieux se renseigner sur sa victime. Un cambrioleur a ciblé jeudi 21 novembre 2019 le domicile de Willie Murphy, une Américaine de 82 ans ancienne championne de bodybuilding. Il a vite compris à qui il avait affaire. L’octogénaire l’a en effet frappé avec une table pour défendre sa maison située à Rochester, dans l’État de New York. Quand le meuble s’est cassé, elle a continué a frappé l’intrus avec les pieds en métal, puis avec un balai, rapporte la chaîne locale Wham (ABC).

Le voleur avait d’abord tenté d’amadouer Willie Murphy en frappant à sa porte et en lui demandant d’appeler une ambulance. Mais la vieille dame avait senti le piège et avait prévenu la police. L’homme avait malgré tout réussi à pénétrer dans la maison, provoquant la colère de la multimédaillée de bodybuilding.

Du shampoing dans les yeux

« Je suis peut-être seule et vieille, mais devinez quoi ? Je suis coriace, a déclaré l’Américaine. Il a choisi la mauvaise maison ». Celle qui pratique encore la musculation​ tous les jours a aussi sauté à plusieurs reprises sur le cambrioleur et fait couler du shampoing dans ses yeux lorsqu’il était à terre. Le traitement réservé au voleur l’a immobilisé suffisamment longtemps pour laisser le temps à la police d’arriver sur les lieux.

Blessé, l’homme a été conduit à l’hôpital et Willie Murphy a connu son moment de gloire. « Les policiers qui sont intervenus m’ont demandé des selfies sur le pas de ma porte », raconte ainsi l’octogénaire, également applaudie à son retour à la salle de musculation.

Source : 20 Minutes avec agence

Qui s'y frotte s'y pique... Assurément une « coriace » qui a bien fini l'année 2019 !
Et pour bien démarrer, sur cette amusante info, toute la rédaction de
la Fédération Nationale des Combattants Volontaires
vous présente ses meilleurs vœux pour

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dimanche 29 décembre 2019

Armement : Armure légère de combat TALOS pour les forces spéciales américaines...

Les forces spéciales américaines testent une armure légère de combat.

En 2013, le commandement des opérations américaines [US SOCOM] avait présenté le programme TALOS [Tactical Assault Light Operator Suit], lequel visait à mettre au point une tenue de combat « révolutionnaire » digne d’Iron Man, le « super héros » des studios Marvel.

Il était alors question d’exosquelette [qui décuple la force physique], de systèmes informatiques et de communication dernier cri, de capteurs pour assurer une surveillance médicale constante du combattant et d’une arme composée de fluides magnéto-rhéologiques, permettant de passer à l’état solide en quelques millisecondes.

Seulement, en février 2019, l’US SOCOM fut bien forcé d’admettre qu’il s’était montré beaucoup trop ambitieux. « TALOS, ce ne sera pas Iron Man. […] La technologie est actuellement hors de portée. […] Mais nous n’allons pas arrêter de chercher une meilleure armure, une meilleure prise de conscience de la situation et une meilleure létalité. Nous allons continuer à regarder toutes ces choses », expliqua James H. Smith, le responsable des acquisitions des forces spéciales américaines.

Et cela voulait dire que des sous-systèmes du programme TALOS allaient continuer à faire l’objet d’études. Ainsi, selon les confidences recueillies par le site Task and Purpose, les forces spéciales américaines testent actuellement un armure légère de combat en polyéthylène [PE], offrant une protection contre les tirs d’armes légères sur plus de 44% du corps, contre 19% pour les gilets pare-balles « classique », comme le Modular Scalable Vest [MSV] de l’US Army. Les épaules, l’aine, les avant-bras et les obliques sont ainsi protégés.

En outre, cette armure légère de combat pèse 1,4 kg de moins qu’une protection balistique standard. Et elle est donc « en cours d’évaluation au combat par les unités des forces spéciales sur le terrain », a indiqué le capitaine de frégate Tim Hawkins, le porte-parole de l’US SOCOM.

Quant au matériau utilisé pour cette armure, il s’agit du polyéthylène de masse molaire très élevée [UHMPE ou UHMWPE pour ultra high molecular weight polyethylene], lequel a déjà fait l’objet de travaux au sein de l’Army’s Natick Soldier Research, Development and Engineering Center [NSRDEC]. En 2017, ce centre de recherche avait présenté le un casque de combat expérimental qui, réalisé avec cette matière, offrait une protection accrue de 40% par rapport aux modèles en service.

En septembre 2019, l’Army Research Office [ARO] a fait savoir qu’il avait mis au point une matière plastique 14 fois plus résistante et 8 fois plus légère que l’acier, grâce à un nouveau matériau à base de polyéthylène à haut module.

Cependant, le porte-parole du SOCOM a refusé de dire si l’armure de combat actuellement en cours d’évaluation était issue de ces recherches. « C’est un matériau qui faisait partie d’un effort pour le projet TALOS », a-t-il simplement dit.

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 29 novembre 2019

Armement : Nouveaux submersibles de combat pour les US Navy Seals ...

Les forces spéciales américaines seront bientôt dotées de nouveaux submersibles de combat.

Alors qu’il était au mouillage dans le port de Pula [Croatie], à l’aube du 1er novembre 1918, le cuirassé austro-hongrois Viribus-Unitis fut secoué par de terribles explosions, qui l’envoyèrent par le fond. Et ce n’était pas un accident… En effet, deux nageurs de combat italiens avaient réussi à franchir les filets anti-torpilles protégeant l’entrée de la rade pour fixer sur la coque du navire des mines ventouses. Et cela, grâce à la Mignatta, une « torpille automotrice » mise au point par Raffaele Rossetti.

Depuis, ce concept s’est amélioré et fait partie des capacités que maîtrisent les nageurs de combat des forces spéciales, notamment pour s’infiltrer dans les zones hostiles. Mais il ne s’agit plus de bricoler une torpille. Désormais, on parle de « propulseur sous-marin » [ou de « Swimmer delivery vehicle]. Les commandos marine français disposeront d’ailleurs d’un nouveau modèle, le PSM3G [pour propulseur sous-marin de troisième génération], qu’ils pourront mettre en oeuvre depuis le hangars de pont [Dry Deck Shelter] des sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de la classe Suffren quand ils seront en plongée.

Actuellement, aux États-Unis, les Navy Seals utilisent des Mk8 SEAL Delivery Vehicle depuis 1983. Mais le Naval Special Warfare Command a lancé un programme pour les remplacer, appelé « MK11 Shallow Water Combat Submersible » [SWCS].

Développé depuis 2011 par Teledyne Brown Engineering, ce Mk11 SWCS tient plus du submersible de poche que du propulseur sous-main. En effet, avec ses 4,5 tonnes de déplacement et ses 6,8 mètres de longueur, il sera « habité », avec deux membres d’équipage et quatre « passagers ».

Propulsé par des moteurs électriques alimentés par des batteries lithium-ion, le Mk11 SWCS sera en mesure d’évoluer à la vitesse de 6 noeuds. D’une autonomie de 12 heures et pouvant plonger jusqu’à 58 mètres de profondeur, il sera équipé d’un système de navigation inertiel, d’un sonar haute fréquence pour détecter les obstacles et les mines ainsi que d’un périscope électro-optique. En outre, il pourra être déployé depuis un sous-marin ou un navire de surface.

Pour mettre au point le Mk11 SWCS, Teledyne Brown Engineering a obtenu un contrat de 383 millions de dollars. Mais ce programme a connu des retards et des dépassements de coûts, ce qui a conduit le Congrès à trancher dans le vif lors des débats budgétaires, en 2016. Un prototype a été livré au Naval Special Warfare Command en mai 2018.

Finalement, le 27 septembre 2019, le Pentagone a annoncé qu’il venait d’attribuer un nouveau contrat de 41 millions de dollars afin de pouvoir lancer la production du MK11 SWCS. « Les travaux contractuels seront exécutés à Huntsville, en Alabama, et devraient être achevés d’ici décembre 2022 », précise l’avis.

Au total, dix exemplaires de ce MK11 SWCS doivent être livrés aux forces spéciales américaines, en particulier aux deux « SEAL Delivery Vehicle Team » [SDVT], dont l’une a été réactivée en mars dernier.

Le Special Service Boat [SBS] britannique est également intéressé par ce nouvel équipement. En septembre 2018, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des explorations américaines de matériels militaires, a émis un avis favorable à l’acquisition par le Royaume-Unis de trois MK11 SWCS pour un montant estimé à 90 millions de dollars [coûts de la logistique et de la formation inclus].

Source: ZONE MILITAIRE


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jeudi 21 novembre 2019

Etats Unis : Parachutistes de l'US Army blessés lors d’un saut d’entraînement

« Les opérations aéroportées comportent toutes un risque inhérent... »

Plus de 23 parachutistes de l’US Army blessés en atterrissant dans des arbres lors d’un saut d’entraînement

Les opérations aéroportées ne se passent pas toujours comme prévu. Et les parachutistes de la 4e Brigade relevant de la 25e Division d’Infanterie de l’US Army viennent d’en donner un nouvel exemple.

En effet, cette unité basée en Alaska a été sollicitée pour tenir le rôle de force adverse dans le cadre de manœuvres organisées à Camp Shelby [Mississippi], appelées "Operation Arctic Anvil" .

Ainsi, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2019, les parachutistes de la 4th Infantry Brigade Combat Team ont embarqué à bord de trois avions C-130 Hercules, « avec un préavis minimal, comme pour un déploiement d’urgence. »

Seulement, l’exercice, mené de nuit, a mal tourné puisque, selon CNN, au moins 23 parachutistes [sur 87] ont été blessés lors de ce saut, qui s’est terminé dans une forêt de pins, à 400 mètres environ de la zone prévue. Certains d’entre eux sont restés accrochés à des arbres tandis que d’autres se sont blessés en arrivant brutalement au sol. Tous ont été pris en charge par les équipes médicales avant d’être admis à l’hôpital le plus proche. Et quatre d’entre-eux sont encore hospitalisés pour des fractures.

Dans un premier temps, le colonel Boby Ginn, qui commande Camp Shelby, a avancé que le vent aurait sans doute perturbé le saut des parachutistes. Un hypothèse toutefois prise avec prudence par le colonel Christopher Landers, le chef de corps de la 4e Brigade. « Il n’est pas certain que la météo ait été un facteur déterminant », a-t-il dit. En revanche, « il est possible qu’une erreur humaine en soit la cause », a-t-il avancé. « Les blessures lors des sauts sont assez courantes. A voir un tel nombre [de blessés] est relativement rare », a-t-il souligné.

« Les opérations aéroportées comportent toutes un risque inhérent. Nous nous efforçons de l’atténuer autant que possible », a fait valoir la 4e Brigade, via Facebook. « Maintenant que tous les soldats ont été retrouvés, notre objectif est de poursuivre l’entraînement. Malgré les défis auxquels nous sommes actuellement confrontés, les soldats placent toujours la mission en premier », a-t-elle ajouté.

Les troupes aéroportées américaines ne sont pas les seules à avoir récemment connu des déboires. En septembre, lors manoeuvres ayant mobilisé la 98e division parachutiste russe, deux véhicules de combat d’infanterie de type BMD se sont écrasés au sol, leur parachute ne s’étant pas ouvert après leur largage par un avion Il-76MD.

Source : ZONE MILITAIRE

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mardi 5 novembre 2019

WANTED : 5 millions de dollars pour la tête du chef de l’État islamique dans le Grand Sahara

Les États-Unis offrent 5 millions de dollars pour la tête du chef de l’État islamique dans le Grand Sahara !

Le 4 octobre 2017, quatre commandos américains du 3rd Special Forces Group, partis en patrouille avec un détachement de l’armée nigérienne, furent tués lors d’une embuscade tendue par des jihadistes appartenant à l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] dans le secteur de Tongo Tongo, près de la frontière malienne.

Deux ans plus tard, dans le cadre de leur programme « Rewards for Justice », les États-Unis ont annoncé qu’ils offriraient jusqu’à 5 millions de dollars à quiconque fournirait des informations permettant de localiser Adnan Abou Walid Sahraoui, le chef de l’EIGS. Ce dernier avait déjà été inscrit sur la « liste noire » américaine l’an passé.

En outre, une autre récompense, d’un montant identique, sera également proposée pour tout renseignement permettant « l’arrestation ou la condamnation dans n’importe quel pays de toute personne qui a commis, ourdi ou favorisé l’embuscade. »

« À ce stade, je ne pense pas que nous ayons arrêté qui que ce soit en lien avec le guet-apens », mais avec les récompenses, « nous espérons obtenir des indices ou informations qui permettent au gouvernement américain ou nigérien d’enquêter et de trouver les auteurs de cette attaque », a expliqué un responsable de la diplomatie américaine, cité par l’AFP.

Cela étant, en août 2018, l’un des responsables de l’embuscade de Tongo Tongo, un certain Mohamed Ag Almouner, a été tué par une frappe aérienne menée par la force Barkhane dans la région de Menaka [Mali].

Quant à Adnan Abou Walid Sahraoui, il est parvenu à passer entre les mailles du filet lors d’une opération française conduite à Intameda [Mali], en février 2018. Le général Bruno Guibert, qui commandait la force Barkhane à l’époque, confiera plus tard que le chef de l’EIGS s’était probablement réfugié en Mauritanie.

Pour rappel, Sahraoui a fait allégeance à l’EI en 2015, après avoir rompu avec le groupe al-Mourabitoune, qu’il avait rejoint alors qu’il était le porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest [MUJAO].

À noter que le programme « Rewards for Justice » offre des récompenses pour des renseignements concernant deux autres jihadistes actifs au Sahel, à savoir Hamad el-Khairy [pour son appartenance au MUJAO], et Malik Abou Abdelkrim [membre d’al-Qaïda au Maghreb islamique]. Le chef d’al-Mourabitoune, Mokhtar Belmokhtar, ne figure plus sur cette liste, alors que sa tête avait été mise à prix pour 5 millions de dollars. Et pour cause : il aurait été tué par une frappe aérienne française menée au sud de la Libye en novembre 2016. Mais sa mort n’a cependant jamais été officiellement confirmée.

Par ailleurs, le 19 septembre, le général Stephen Townsend, le chef de l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique, a annoncé que les États-Unis allaient « renforcer » et « équiper » les forces armées nigériennes dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes et les activités criminelles. Et cela, alors que Niamey a autorisé les forces américaines à utiliser son territoire pour mettre en oeuvre des drones armés, notamment à partir d’Agadez.

« La mise en service effective de la base 201 d’Agadez apportera au Niger davantage de capacité de mission, d’agilité, de polyvalence et une gamme d’options de sécurité », a ainsi fait valoir le général Townsend. « Cela profitera également à la sécurité régionale dans son ensemble », a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

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lundi 28 octobre 2019

Syrie : Le chef de l'état islamique DAECH abattu lors d'une opération des forces spéciales américaines

M. Trump, le chef de Daesh est « mort comme un chien » !

Pour Paris et Londres, le combat n’est pas terminé.

Ce 27 octobre 2019, lors d’une allocution suivie par une conférence de presse, le président Trump a confirmé la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’État islamique [EI ou Daesn], lors d’une opération héliportée des forces spéciales américaines, menée quelques heures plus tôt à Barisha, un village situé dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Ainsi, selon les éléments donnés par le chef de la Maison Blanche, huit hélicoptères ont été utilisés pour ce raid, qu’il a qualifié d' »audacieux » et de « dangereux ».

« Nous devions survoler des zones contrôlées par la Russie. L’Irak a été excellent. Les combattants de l’EI sont détestés autant par les Russes qu’ils le sont par nous, ce qui explique, je crois, qu’ils peuvent faire le reste », a précisé M. Trump, qui a remercié la Syrie, la Turquie et un les Kurdes syriens.

Cependant, plus tôt, un responsable militaire américain avait confié à Newsweek que la Turquie n’avait pas été prévenue de cette opération contre le chef de Daesh.

« Nous savions que le bâtiment avait des tunnels. Nous avons atterri avec huit hélicoptères et avons fait exploser des murs sur le côté du bâtiment pour éviter les pièges. J’ai pu le voir depuis la Situation Room. C’était comme de regarder un film, très clair », a ensuite raconté le président américain.

Alors qu’il était pourchassé par les commandos américains et leurs chiens dans le bâtiment où il se trouvait, al-Baghdadi a « traîné trois de ses jeunes enfants avec lui » dans un tunnel sans issue, « gémissant et pleurant et criant tout du long », a poursuivi M. Trump.

« Il n’est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche [|…]Lors de l’opération de nos soldats, il a atteint le bout d’un tunnel, traqué par nos chiens. Il a déclenché son gilet d’explosifs, causant sa mort et celle de ses trois enfants. Son corps a été mutilé par les explosions et le tunnel s’est effondré sur lui », a précisé le président américain. « Le voyou qui a essayé d’intimider les autres a passé ses derniers instants dans une peur terrible, en panique et inquiétude totales, terrifié par les forces américaines qui s’abattaient sur lui », a-t-il insisté.

Par ailleurs, cette opération a permis de mettre la main sur de nombreux documents « précieux » de Daesh. Et, selon M. Trump, un « grand nombre » de jihadistes ont été tués et les forces spéciales américaines n’ont subi aucune perte.

Le chef de Daesh « est mort comme un chien, comme un lâche », a martelé M. Trump lors de son intervention. « Le monde est maintenant un lieu plus sûr », a-t-il estimé.

Cela étant, la mort d’al-Baghdadi ne signifie pas pour autant la fin de l’organisation jihadiste. C’est un « moment important dans notre combat contre la terreur mais la bataille contre le fléau de Daesh n’est pas encore terminée », a souligné Boris Johnson, le Premier ministre britannique.

« Nous travaillerons avec nos partenaires de la coalition pour mettre un terme aux activités meurtrières, barbares de Daech une bonne fois pour toute », a encore affirmé le locataire du 10 Downing Street.

« Al-Baghdadi ne manquera pas au monde », a réagi Ben Wallace, le ministre britannique de la Défense. « L’EI est l’organisation terroriste la plus meurtrière de notre génération. Leurs chefs ont tordu l’islam pour rallier des milliers de gens à leur cause maléfique », a-t-il fait valoir, en saluant le succès de l’opération américaine.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a souligné que la fin d’al-Baghdadi ne signifie pas la fin de son organisation. « Nous poursuivrons le combat sans relâche contre Daech, avec nos partenaires, en nous adaptant aux nouvelles circonstances régionales », a-t-elle assuré. Et d’ajouter : « Je félicite nos alliés américains pour cette opération. J’ai aussi aujourd’hui une pensée particulière pour toutes les victimes de la folie de Baghdadi et des criminels qui l’ont suivi. »

« La mort d’al-Baghdadi est un coup dur porté contre Daesh, mais ce n’est qu’une étape », a commenté, plus tard, le président Macron. « Le combat continue avec nos partenaires de la coalition internationale pour que l’organisation terroriste soit définitivement défaite. C’est notre priorité au Levant », a-t-il ajouté.

Quant aux Forces démocratiques syriennes [FDS], auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, elles s’attendent à des représailles.

« Les cellules dormantes vont venger Baghdadi. Donc on s’attend à tout, y compris des attaques contre les prisons » où sont détenus les combattants jihadistes, a dit le général Mazloum Abdi, le général [kurde] des FDS. Peu après l’intervention de Donald Trump, ce dernier a évoqué une « coopération de renseignement sur le terrain » et une « véritable surveillance » ayant duré cinq mois, soit jusqu’à la réussite de l’opération « commune » ayant abouti à la mort d’al-Baghdadi.

Cependant, et alors que le président Trump a remercié la Russie, lors de sa conférence de presse, le ministère russe de la Défense a exprimé des doutes sur la mort d’al-Baghdadi.

« Le ministère de la Défense russe ne dispose pas d’informations fiables sur les actions de l’armée américaine dans la zone de désescalade d’Idleb […] concernant une énième mort » d’al-Baghdadi, a en effet déclaré le général , Igor Konachenkov, son porte-parole, via un communiqué. Selon lui, il y aurait des « détails contradictoires » qui « soulèvent des questions légitimes et des doutes sur la réalité et, surtout, sur le succès de cette opération américaine ».

Source: ZONE MILITAIRE

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mercredi 16 octobre 2019

Syrie - Offensive turque : Retrait des forces spéciales américaines... Macron réunit un conseil de défense...

Malgré la résistance que leur opposent les milices kurdes syriennes [YPG], et selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], les forces turques et leurs supplétifs syriens ont conquis la ville frontalière de Tal Abyad, au cinquième jour de l’opération « Source de paix », lancée justement après le retrait des forces spéciales américaines de cette localité, sur ordre du président Trump.

Ce dernier, estimant que le combat contre l’État islamique [EI ou Daesh] était terminé alors que des opérations des Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] étaient encore en cours dans le secteur de Baghouz, avait annoncé le retrait de Syrie des forces américaines. Ce qui, à l’époque, avait donné lieu à une vive polémique et provoqué le départ de James Mattis, alors chef du Pentagone.

Pour autant, la portée de la décision de M. Trump avait été par la suite atténuée, dans la mesure où il était question, selon ses propres mots, d’un retrait devant se faire à un « rythme adapté » et de « façon prudente. »

Mais, désormais, il n’est plus question de prudence, alors même que, comme l’a souligné un récent rapport des Nations unies, l’EI « renforce les conditions propices à son éventuelle résurgence ». En outre, le Pentagone a estimé de son côté qu’un désengagement de la coalition de Syrie serait prématuré étant donné que les FDS n’ont pas encore les capacités suffisantes pour mener des opérations de contre-guérilla.

En effet, le chef du Pentagone, Mark Esper, a annoncé le retrait de jusqu’à 1.000 soldats américains actuellement présents dans le nord de la Syrie, « sur ordre » de Donald Trump.

« Nos forces peuvent se retrouver prises en étau entre deux armées opposées qui avancent et c’est une situation intenable », a justifié M. Espert, sur la chaîne de télévision CBS, ce 13 octobre.

« Dans les dernières 24 heures, nous avons appris que [les Turcs] ont probablement l’intention d’étendre leur offensive plus au sud que ce qui était prévu à l’origine et à l’ouest », a encore affirmé M. Esper. « Nous avons également appris dans les dernières 24 heures que […] les FDS cherchent à conclure un accord, si vous voulez, avec les Syriens et les Russes pour riposter contre les Turcs dans le Nord », a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient quelques heures après que le Pentagone a confirmé que des tirs d’artillerie turcs avaient eu lieu à proximité d’une base américaine située à Kobané, ville kurde qui, normalement, n’est pas concernée par l’opération « Source de paix ».

Ce retrait pose la question du maintien, sur place, des forces spéciales françaises [dont l’agence officielle turque Anadolu avait publié les emplacements qu’elles occupaient en mars 2018] et britanniques, qui appuient les Forces démocratiques syriennes face à l’État islamique.

D’après le quotidien The Times, il aurait été préalablement décidé que les commandos britanniques quitteraient le nord de la Syrie en cas de retrait américain. En revanche, on ignore ce que décidera Paris pour ses forces spéciales…

« L’offensive turque en Syrie est au cœur de nos préoccupations. […] Nous avons échangé avec les présidents Trump et Erdogan. Notre objectif est que cette offensive cesse. Cette offensive crée des situations humanitaires insoutenables et permet à Daesh de se renforcer », a fait valoir, en attendant, le président Macron, qui doit réunir, dans la soirée, un conseil restreint de défense.

Par ailleurs, et selon l’agence Sana, Damas se prépare à envoyer des troupes dans le nord de la Syrie afin de « contrer l’agression de la Turquie. » Mais elle n’a pas donné de détails sur le volume des forces qui seront mobilisées. « Toutes les options sont étudiées face à l’offensive turque, le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour affronter l’agression », a commenté un responsable kurde, sous le couvert de l’anonymat.

Source : Zone Militaire

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mardi 17 septembre 2019

Arabie Saoudite : Les USA prêts à riposter aux attaques de drones contre les installations pétrolières

En mai 2019, les rebelles Houthis, qui contestent l’autorité du président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi, soutenu par une coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, revendiquèrent une attaque commise à l’aide de sept drones contre deux stations de pompage situés dans les environs de Riyad, la capitale saoudienne.

« C’est la première fois que les Houthis ont démontré une capacité apparente à atteindre une cible à 800 km en territoire saoudien avec des drones. L’attaque contre les stations de pompage met en évidence le risque persistant de voir les Houthis prendre pour cible les infrastructures d’hydrocarbures à Jeddah, Yanbu [ouest] et éventuellement Ryad », avait alors commenté Jane’s 360.

Et cela, alors que l’Arabie Saoudite a investi des milliards de dollars pour se procurer des équipements militaires censés protéger son complexe pétrolier… On aurait pu penser que cette attaque de drones en essaim allait servir de leçon…

Seulement, en août 2019, une installation de gaz naturel liquéfié [GNL], située cette fois à Shaybah, fut également la cible d’une attaque décrite par les rebelles Houthis comme « la plus massive jamais lancé en Arabie Saoudite », avec « dix drones piégés », ayant évolué en essaim vers leur cible.

Ce même mode opératoire a été suivi, le 14 septembre, contre l’usine de traitement d’Abqaiq et le champ pétrolier de Khurais lesquels, appartenant à Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne, sont situés à plus de 1.000 kilomètres de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les Houthis.

Si les premières attaques perturbèrent la production pétrolière saoudienne, les conséquences de celles menées contre l’usine d’Abqaiq et le champ pétrolier de Khurais paraissent plus sérieuses, dans la mesure où l’exploitation de ces deux sites, qui représentent près de la moitié de la production saoudienne [et 5% du commerce journalier mondial du pétrole], a été suspendue. Ce qui a fait grimper le cours du brut de 10%. En outre, elles sont susceptibles de miner la confiance des investisseurs, à l’heure où Aramco espère lever près de 100 milliards de dollars sur les marchés, grâce à une introduction partielle en Bourse.

Le type de drones utilisés par les Houthis n’a pas été précisé. Cela étant, dans son dernier rapport, le Groupe d’experts des Nations unies sur le Yémen avait indiqué que les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, disposaient de drones appelés « UAV-X » qui, pouvant correspondre à l’appareil appelé « Samad-2/3 », furent utilisés « soit à des fins de reconnaissance, soit dans des attaques. »

« Lorsqu’ils servaient à des attaques, ces drones portaient une ogive de 18 kilogrammes d’explosifs associés à des roulements à bille, de sorte que leur létalité était supérieure à celle du Qasef-1 [ou Ababil, de conception iranienne, ndlr]. L’UAV-X se démarque des autres drones par son endurance et son rayon d’action bien plus importants. Équipé d’un moteur DLE 170, de fabrication chinoise, ou 3W110i B2, de fabrication allemande, et atteignant une vitesse de pointe de 200 à 250 km/h, ce drone a un rayon d’action de 1.200 à 1.500 kilomètres, en fonction des vents. Cela viendrait ajouter du crédit aux affirmations des houthistes qui prétendent avoir les moyens de toucher des cibles comme Riyad, Abou Dhabi et Dubaï », expliquèrent les experts des Nations unies.

A priori, ces drones UAV-X pourraient être de conception locale. Du moins, le rapport se pose la question, faute d’avoir plus d’éléments.

Quoi qu’il en soit, bien que ces attaques aient été revendiquées par les Houthis, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a accusé l’Iran d’en être responsable.

« Rien ne prouve que ces attaques venaient du Yémen. Téhéran est derrière une centaine d’attaques contre l’Arabie saoudite tandis que [le président] Rohani et [le ministre iranien des Affaires étrangère] Zarif prétendent s’engager dans la diplomatie. Au milieu de tous ces appels à une désescalade, l’Iran vient de lancer une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique de la planète », a en effet accusé M. Pompeo, via Twitter.

Et d’ajouter : « Nous appelons tous les pays à condamner publiquement et sans équivoque les attaques de l’Iran. Les Etats-Unis œuvreront avec nos partenaires et alliés pour assurer l’approvisionnement des marchés énergétiques et pour que l’Iran rende des comptes pour son agression. »

Le président américain, Donald Trump, a ensuite enchaîné. « L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume [saoudien] nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir! », a-t-il prévenu.

De son côté, via Abbas Moussavi, le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, l’Iran a répondu en affirmant que des «accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées. » Et de sous-entendre que leur but était de justifier « des actions futures » contre Téhéran.

Toujours est-il qu’il reste à savoir si les rebelles Houthis ont vraiment la capacité de mener seuls de telles attaques sur d’aussi longues distances… En outre, les soupçons qui pèsent sur l’Iran peuvent s’expliquer par les sanctions décidées par l’administration Trump après la sortie des États-Unis de l’accord sur son programme nucléaire et visant son secteur pétrolier [80% de ses exportations].

Si ces sanctions ont pris effet en novembre 2018, Washington avait accordé des exemptions à plusieurs pays importateurs de pétrole iranien. Or, ces dernières ont pris fin en avril… Et, coïncidence ou pas, c’est à partir de ce moment que plusieurs pétroliers ont été sabotés dans le détroit d’Ormuz [4 en mai et 2 en juin] et que les premiers essaims de drones houthis ont visé les installations pétrolières en Arabie Saoudite, c’est à dire le « centre de gravité » saoudien.

Source : ZONE MILITAIRE

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vendredi 6 septembre 2019

Syrie : La Russie dénonce la frappe américaine de chefs jihadistes liés à al-Qaïda

On aurait pu penser que la Russie et la Syrie allaient se féliciter – sans le dire – de la frappe qui, menée par les forces américaines le 31 août, a visé une réunion de chefs jihadistes liés à al-Qaïda près de la ville d’Idleb. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] ce raid, confirmé depuis par le Pentagone, aurait fait une quarantaine de tués parmi des membres de Tanzim Hurras ad-Din, d’Ansar al-Tawhid et d’autres formations extrémistes.

« Cette opération a visé les dirigeants d’al-Qaïda en Syrie [AQ-S] », a affirmé le lieutenant-colonel Earl Brown, un porte-parole de l’US Centcom, le commandement américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale. En outre, a-t-il ajouté, la destruction des installations visées « davantage leur capacité à mener de futures attaques et déstabilisera la région ». Et de souligner que le « le nord-ouest de la Syrie reste un refuge » où les jihadistes « coordonnent activement les activités terroristes dans la région et dans l’ouest. »

Or, la veille, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie avait annoncé l’instauration d’un cessez-le-feu concernant la province d’Idleb, où les forces pro-Damas ont lancé une offensive pour en chasser les groupes rebelles syriens, dont le Hayat Tahrir Al-Cham [ex-Front al-Nosra, qui a rompu avec al-Qaïda] et ceux affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Turquie.

Par le passé, les accords de cessez-le-feu précédemment annoncés ne concernaient pas les formations jihadistes. D’où la surprenante réaction de la Russie à cette frappe américaine, relayée par les agences de presse russes.

« Les pertes et les destructions sont nombreuses dans les zones peuplées touchées par [la frappe conduite par] les États-Unis », a commenté le Centre russe pour la réconciliation en Syrie. Cette opération a été menée « en violation de tous les accords précédents, dans la mesure où "les forces américaines n’ont pas notifié à la partie russe ou turque les actions prévues", a-t-il dénoncé.

« L’armée russe note que les États-Unis ont compromis le maintien du cessez-le-feu dans la zone de désescalade d’Idlib et l’ont « frustré » dans un certain nombre de domaines », relève l’agence Tass. En outre, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie estime que de « telles actions américaines dans le contexte des accusations américaines incessantes sur l’utilisation prétendument aveugle des moyens aériens dans la zone de désescalade d’Idleb sont déconcertantes. »

« Malgré les bombardements américains, les troupes syriennes maintiennent un moratoire sur la conduite des hostilités dans l’intérêt d’un règlement pacifique rapide de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib », a encore fait valoir la partie russe.

Source : Zone Militaire

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samedi 17 août 2019

Sports : Les tireurs d’élite de la 13e DBLE remportent l’European Best Sniper Team Competition

Contrairement à ce que son appellation suggère, l’European Best Sniper Team Competition est organisée chaque année par l’US Army Europe [USAREUR], et plus précisément par le 7th Army Training Command, à Grafenwoehr [Allemagne]. Ce challenge vise à favoriser le partage d’expérience et de tactiques entre les différentes équipes de tireurs de précision engagées, avec l’objectif de renforcer l’intéropérabilité.

Pour l’édition de 2019 de cette « European Best Sniper Team Competition », 32 équipes de tireurs d’élite, venues de 16 pays membres ou partenaires de l’Otan, se sont mesurées lors d’une trentaine d’épreuves mettant l’accent sur la précision du tir [au fusil et à l’arme de poing], la condition physique ou encore la force mentale.

Cette année, l’armée de Terre était représentée par des tireurs de précision du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] et de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère [DBLE].

Et le résultat devrait ravir le général Thierry Burkhard, le nouveau chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] et ancien chef de corps de la 13e DBLE : en effet, le 25 juillet, les légionnaires de la section de tireurs d’élite appartenant à la compagnie d’appui de la « Phalange magnifique » [*] ont terminé à la première place de cette compétition, devançant leurs homologues du 42e Bataillon mécanisé de l’armée tchèque et du centre d’entraînement d’infanterie de la Bundeswehr. L’équipe du 8e RPIMa a obtenu la 25e place.

Pour rappel, et alors qu’elle avait le statut d’unité servant de support à celles projetées aux Émirats arabes unis, la 13 DBLE a été transférée au camp du Larzac en 2016 pour intégrer la 6e Brigade légère blindée [BLB]. Actuellement, elle compte 1.300 légionnaires, répartis dans cinq compagnies de combat, une compagnie de soutien [CCL] et une compagnie d’appui [CA].

[**] Allemagne, Italie, France, Belgique, États-Unis, République tchèque, Suède, Lettonie, Turquie, Pays-Bas, Slovénie, Danemark, Espagne, Pologne, Royaume-Uni, Canada

[**] La 13e DBLE est aussi surnommée la « Phalange magnifique », ndlr

Source : Zone Militaire - Photo : 7th Army Training Command

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jeudi 15 août 2019

Armement : Futur fusil d’assaut de l’US Army - Cartouches de 6,8 mm et intelligence artificielle

À partir de 2023, l’US Army remplacera les mitrailleuses légères M249 et les carabines M4 de ses unités de mêlée par de nouvelles armes développées dans le cadre du programme NGSW [Next Generation Squad Weapons], pour lequel 30 millions de dollars devraient être consentis au titre de l’exercice budgétaire 2020 pour financer la phase de recherche et de développement actuellement en cours.

Concrètement, il s’agit de mettre au point deux armes : le NGSW-R [R pour Riffle] remplacera les carabines M4/M4A1 tandis que le NGSW-AR [AR pour « Automatic Riffle »] succédera aux mitrailleuses M249 Squad [SAW]. Au total, l’US Army compte commander 100.000 exemplaires de ces futures armes qui auront une précision, une portée et une létalité accrues tout en étant plus silencieuses.

Pour cela, le cahier des charges précise que ces armes devront être en mesure de tirer des cartouches spéciales de 6,8 mm, appelées XM1186. Par rapport à celles de 5,56x45mm actuellement utilisées, elles ont une capacité de pénétration supérieure, tout en offrant une meilleure portée et une précision améliorée.

Justement, s’agissant de la précision, ces armes seront en outre équipées d’un système de conduite de tir devant visant à augmenter « la capacité du soldat à engager rapidement des cibles de la taille d’un homme jusqu’à 600 mètres ou plus tout en lui laissant la possibilité de mener un combat au corps à corps ».

Ce système de conduite de tir devrait intégrer plusieurs fonctions, comme le suivi de cible, la reconnaissance faciale et une optique principale à vision directe intégrant la réalité augmentée, une capacité qui sera probablement fournie par Microsoft, qui développe l’IVAS [Integrated Visual Augmentation System] dans le cadre d’un contrat de 480 millions de dollars notifié par le Pentagone en novembre 2018.

Par ailleurs, et selon le Joint Service Small Arms Program, cité par Defence Blog, il aura recours à l’intelligence artificielle pour l’identification des menaces et la « hiérarchisation des priorités ».

Il s’agira également de permettre au tireur de prendre en compte la « distance par rapport à la cible, les conditions atmosphériques et la balistique des armes et des munitions. » Le tout sera alimenté par une batterie logée dans la crosse et donnant une autonomie de 72 heures.

En outre, les lentilles des caméras devant équiper ces armes seront « hydrophobes » et « anti-rayures ». Enfin, le NGSW devra également être compatible avec les systèmes d’optique et de vision nocturne actuels.

Plusieurs industriels sont sur les rangs pour fournir des prototypes à l’US Army, dont AAI Corporation [filiale de Textron Systems], General Dynamics-OTS Inc, PCP Tactical LLC, Sig Sauer et FN America LLC.

Source: Zone Militaire - Photo : Joint Service Small Arms Program

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