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samedi 18 février 2017

Extrême Orient : Tension entre Chine, Etats Unis et Japon à propos de Taïwan

Durcissement en Extrême Orient : La Chine se lève à la vue des Nippons ;-)

En remettant en cause le principe d’une « Chine unique » en ayant une conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, Donald Trump a fâché Pékin, qui considère l’ancienne Formose comme l’une de ses provinces.

« La question de Taïwan touche à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine. Elle est liée aux intérêts fondamentaux de la Chine. Le respect du principe de la Chine unique est le socle du développement des relations sino-américaines », a fait en effet valoir la diplomatie chinoise.

Du coup, Pékin met la pression sur Taipeh. En envoyant d’abord des formation d’avions militaires (dont des bombardiers et des appareils de renseignement électronique) à proximité de l’espace aérien taïwanais, puis le porte-avions Liaoning (et son escorte) dans le détroit de Taïwan.

Aussi, Taipeh a, cette semaine, lancé des manoeuvres militaires simulant une attaque chinoise. « L’armée a pris des mesures pour gérer la situation dans le Détroit de Taïwan et en mer de Chine méridionale. [...] La population peut être rassurée « , a expliqué Chen Chung-chi, le porte-parole du ministère taïwanais de la Défense.

En octobre 2013, un rapport de la défense taïwanaise avait estimé que la Chine serait en mesure prendre l’île « par la force » et de dissuader toute intervention militaire américaine d’ici 2020. Pour cela, et selon Andrew Hsia, alors vice-ministre de la Défense, Pékin aurait trois options : « une opération amphibie, des tirs de missiles ou un blocus. » D’où l’élaboration d’une nouvelle doctrine militaire, afin de mettre l’accent sur la guerre asymétrique.

Est-ce à dire que Taipeh joue à se faire peur ? En tout cas, à Tokyo, le scénario d’un conflit entre Taïwan et la Chine paraît crédible. D’ailleurs, cette hypothèse sera au coeur d’un exercice que mèneront, la semaine prochaine, les forces d’autodéfense japonaises, avec la participation de l’armée américaine en qualité d’observateur.

« Aucun déploiement de troupe n’aura lieu et le scénario est celui d’une réponse des Etats-Unis et du Japon à un conflit militaire », a précisé l’agence de presse Kyodo.

Déjà que les relations entre Pékin et Tokyo ne sont pas au beau fixe, notamment en raison de contentieux territoriaux, la tenue de cet exercice a été critiquée par la diplomatie chinoise.

« Je pense que cela montre qu’un monde stable est la dernière chose que certains veulent au Japon », a commenté Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Je voudrais souligner que la question de Taïwan est une affaire interne de la Chine et nous espérons que le Japon sera très prudent dans ses paroles et ses actes (…) et ne fera rien qui compromettrait la paix régionale et la stabilité », a-t-elle ajouté.

Source : Zone Militaire 

NDLR : Tout lecteur qui trouverait une contrepèterie dans le titre de cet article serait un mal-pensant...

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mercredi 8 février 2017

Armement : Bientôt, le ravitaillement logistique par drones en opération

En décembre 2015, Amazon, a lancé son service « Amazon Prime Air » en livrant son premier colis par drone en moins de 30 minutes, dans le cadre d’un test effectué au Royaume-Uni. Mais une livraison de ce type avait déjà été effectuée quelques mois plus tôt dans le Nevada par la chaîne de magasins de proximité « 7-Eleven ».

Ce concept intéresse l’US Army Research Laboratory (ARL). C’est ainsi que, en 2014, il a lancé le programme « Joint Tactical Aerial Ressupply Vehicule » (JTARV) dont l’objectif est de pouvoir ravitailler rapidement une unité sur le champ de bataille avec un drone. Pour cela, deux entreprises ont été sollicités, à savoir Malloy Aeronautics et SURVICE

Comme l’a expliqué Tim Vong, un responsable de l’ARL, il s’agit de développer un service qui serait « l’Amazon du champ de bataille » étant donné qu’il ravitaillerait les soldats en moins de 30 minutes. Mais les capacités du JTARV seront largement supérieures à celles des drones utilisés par le géant du commerce électronique, lesquels ne peuvent emporter qu’une charge de moins de 3 kilogrammes.

Un prototype de type quadcopter et de forme rectangulaire, a effectué ses premiers essais. Pour le moment, sa propulsion est électrique. Mais il est question de le doter d’une propulsion hybride afin d’augmenter son rayon d’action jusqu’à 200 km et de porter sa capacité d’emport à 400 kilogrammes. Le tout à une vitesse approchant les 100 km/h, voire plus.

« Nous cherchons à développer une plateforme modulaire et stable pouvant être utilisée pour des missions encore plus dynamiques », explique Tim Vong.

Ce projet intéresse également l’Office of Naval Research (ONR) et l’US Marine Corps, qui, en 2011, avait déployé en Afghanistan des drones K-Max UAS pour le ravitaillement de ses bases avancées. Ces appareils effectuèrent plus de 230 sorties et livrèrent près de 500 tonnes de fret. Mais l’un d’eux s’était écrasé en juin 2013, alors qu’il s’apprêtait à ravitailler le Camp Leatherneck, dans la province du Helmand.

Source : Zone Militaire


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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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dimanche 8 janvier 2017

Mossoul : Le dernier pont détruit par un raid aérien de la coalition anti daech

Le 21 décembre 2016, le général Matthew Isler, commandant adjoint des forces aériennes de la coalition ant-jihadiste dirigée par les États-Unis, avait indiqué que l’offensive visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) était entrée dans une phase de « programmée d’ajustement opérationnel ». Et cela, alors que les forces irakiennes, en particulier les unités de l »ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) , ont reconquis que le quart sud de la ville, après deux mois de violents combats.

« Il s’agit d’une remise à niveau opérationnelle. Cela détermine les conditions d’une progression continue des ISF [Forces irakiennes de sécurité, ndlr], leurs plans et leurs opérations pour libérer Mossoul », avait expliqué le général Isler. « Cette pause fait suite à 65 jours de d’offensive menée sur un tempo opérationnel constamment élevé. Cela va permettre la remise en état de véhicules, un réapprovisionnement en munitions et la préparation des troupes pour la prochaine phase », avait-il ajouté.

Pour autant, l’activité aérienne de la coalition anti-EI a continué, du moins dans les environs de Mossoul. Ces derniers jours, plusieurs cibles jihadistes ont été détruites, notamment des VBIED (vehicle-borne improvised explosive device), ces véhicules transformés en bombes roulantes par Daesh.

Par ailleurs, et afin de compliquer l’envoi de renforts de Daesh vers la partie orientale de Mossoul, la coalition s’attaque aux ponts qui permettent de traverser le Tigre, fleuve qui traverse la ville selon un axe nord-sud. Récemment, un général britannique expliquait qu’il s’agissait de « mettre hors d’usage » et « non de détruire » ces ouvrages.

Et c’est ainsi que le pont « al-Atiq », le dernier qui tenait encore, a été mis « hors service » par une frappe aérienne effectuée en début de semaine. Dans ses bulletins quotidiens, la coalition n’a pas précisé si elle en avait été à l’origine. Elle a seulement indiqué avoir rendu inutilisables trois ponts « près de Mossoul » lors de raids menés les 26 et 27 décembre.

Quoi qu’il en soit, et maintenant que les ponts de Mossoul sont hors service, les forces irakiennes, appuyées par des milices chiites et des combattants kurdes, ont repris leurs opérations. « Nos troupes sont en train d’avancer. Dans les premières cinq ou dix minutes ils ont pris 500 mètres. Ils commencent à l’instant à tirer », a en effet indiqué un officier à l’agence Reuters.

« La deuxième phase a été lancée pour libérer la (partie) orientale de Mossoul », a confirmé le lieutenant-général Abdelghani al-Assadi, de l’ICTS, auprès de l’AFP. « Nos forces ont commencé à 07h00 (04h00 GMT) à progresser vers le quartier Al-Qods, et affrontent à présent l’ennemi qui résiste », a-t-il ajouté. Dans le même temps, d’autres unités irakiennes avancent sur le front nord.

Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a estimé qu’il faudrait encore trois mois pour reprendre la ville.

« Les Américains sont très pessimistes. Ils ont parlé d’une période vraiment longue, mais les remarquables succès enregistrés par nos courageux et héroïques combattants ont permis de réduire l’échéance. Je prévois qu’en Irak, cela prendra trois mois », a-t-il affirmé, le 28 décembre.

Ce qui paraît, à l’inverse, très optimiste. Car, comme l’a souligné un officier français des forces spéciales affecté auprès des combattants kurdes et cité dans un reportage publié par le Figaro Magazine du 23 décembre, « il y a un côté Berlin en 1945, avec une logique très nihiliste. Les chefs de l’État islamique, acculés, jettent tout ce qu’il leur reste dans la bataille, tout en cherchant à préserver leurs meilleures troupes. Ils envoient donc se faire tuer les ‘lionceaux du califat’ qui sont un peu leurs jeunesses hitlériennes. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 28 décembre 2016

Etats Unis : Général James Mattis, futur secrétaire américain de la Défense

Etats-Unis - James Mattis, futur secrétaire américain à la Défense, c’est le général Patton au Pentagone

Donald Trump s’apprête à le nommer. L’ancien général des marines est un dur, prêt à en découdre avec tous les ennemis, réels ou supposés, de l’Amérique : les islamistes, les Iraniens, les Russes.

« C’est le truc le plus proche du général Patton que l’on ait en magasin » - « the closest thing we have to General George Patton ». C’est ainsi que Donald Trump décidément fasciné par le monde militaire a annoncé, jeudi soir, son intention de nommer le général James Mattis, 66 ans, comme secrétaire à la Défense.

Trump n’a pas tort, il y a du Patton chez Mattis. Et ce n’est pas rassurant... La ressemblance est telle que leurs deux visages - longs et lisses - ne sont pas sans traits communs. Ils ont surtout le même langage fleuri et sans doute une vision du monde assez proches. « Votre devoir n’est pas de mourir comme un con pour votre pays, mais de faire en sorte que le con d’en face meure pour le sien », disait Patton à ses troupes. Dans la bouche de Mattis, cela donne : « Il y a des trous du cul dans le monde qui ont juste besoin d’être descendus » ou encore « Je viens en paix, mais si vous me baisez, je vous tuerai tous ». Des propos d’adjudant-chef qui ont toujours beaucoup de succès dans les casernes. Sans doute un peu moins dans les cercles diplomatiques...

Le général Patton (1885-1945) fut l’un des plus grands chefs militaires de la Seconde guerre mondiale et Mattis, un vieux célibataire voué au service des armes, a une très belle carrière derrière lui en Afghanistan et surtout en Irak, lors de la bataille de Falloujah en 2004. Il a occupé de nombreux postes opérationnels, notamment le plus important d’entre eux, le Central command en charge des guerres du Moyen-Orient. Si Patton était un cavalier, Mattis est un « marine », un fusilier marin. L’un et l’autre sont de grands lecteurs nourris d’histoire militaire.

Faucon. Reste que le talent militaire – incontestable – ne garantit pas le succès politique. Patton était un chien fou et si l’Amérique a gagné la guerre, c’est d’abord grâce à la sagesse de généraux comme Marshall ou Eisenhower qui ont tenu les rênes au plus haut niveau, quand Patton chevauchait avec ses blindés, réalisant des percées spectaculaires en France. Patton ne s’est jamais caché de ses convictions proches de l’extrême droite : raciste, antisémite, tellement anticommuniste . 

Source : L'Opinion

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jeudi 22 décembre 2016

Syrie : Trois jihadistes, dont deux impliqués dans les attentats de Paris, éliminés par une frappe aérienne

L’étau se resserre sur ceux qui, de près ou de loin, ont été impliqués dans les attentats de Paris et de Saint-Denis, perpétrés le 13 novembre 2015.

Ainsi, après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »

Ces deux membres de l’EI étaient proches d’Abou Mohammed Al-Adnani, tué par une frappe américaine en août dernier, précise encore le Pentagone.

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Selon le Pentagone, ces trois hommes travaillaient ensemble « pour planifier des attentats en Occident ». Ils faisaient partie du réseau de Boubaker el-Hakim, également tué à Raqqa par une frappe de la coalition le 26 novembre

Source : Zone Militaire

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jeudi 15 décembre 2016

Syrie : Alep, victoire de Poutine, démission, de l'ONU, des occidentaux !

Les troupes de Bachar al-Assad appuyé par les milices chiites libanaises, iraniennes et afghanes, mais surtout par l'aviation russe ont gagné la bataille d'Alep. Pour l'éditorialiste,

Le grand gagnant après cette victoire est Vladimir Poutine.

"Le grand bénéficiaire de la reprise d'Alep, c'est Bachard al-Assad, mais le véritable vainqueur s'appelle Vladimir Poutine", analyse Alain Duhamel. Il y a trois ans, le dirigeant syrien était sur le point de devoir quitter son pays. "Aujourd'hui au moyen de méthodes barbares et d'horribles exactions contre les civils, il retrouve le contrôle d'Alep et donc des cinq principales villes du pays", détaille l'éditorialiste. Pour autant, le vainqueur militaire est de toute évidence le dirigeant du Kremlin.

"La barbarie appliquée systématiquement avec la destruction de villes entières, ce sont les méthodes de Poutine qui avait procédé de la même façon en Tchétchénie", éclaire Alain Duhamel. Vladimir Poutine est également le maître du ciel en Syrie avec le poids de son aviation.

Sur le plan diplomatique, l'éditorialiste tient le même raisonnement. "Le grand vaincu est évidemment Barack Obama qui a refusé d'intervenir en Syrie alors qu'il était possible de contrer Bachar al-Assad", rembobine Alain Duhamel.

Source : RTL.FR - Alain Duhamel

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"Ecraser la rébellion, sans faire de détail"

Des troupes syriennes pro-gouvernementales dans le quartier Jisr al-Haj le 14 décembre 2016 pendant une opération pour reprendre Alep

afp.com/George OURFALIAN
Paris - "Une diplomatie des décombres": alors que les raids aériens ont repris à Alep, semant la panique et tuant parmi les habitants, la presse jeudi déplore l'"impuissance" de la communauté internationale.

Le champ de ruines d'Alep et les dizaines de milliers de morts en Syrie sont "la triste illustration d'une impuissance. Celle d'une Europe et d'une Organisation des Nations unies incapables de faire entendre une voix commune", constate comme beaucoup Stéphane Albouy (Le Parisien/Aujourd'hui en France).

Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller lui aussi dénonce "une diplomatie des décombres".

"Les hommes, les femmes, les enfants d'Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide", s'insurge Laurent Joffrin dans Libération, qui pointe la responsabilité de Barack Obama dans ce "recul planétaire de la sensibilité humaine".

En ne réagissant pas quand Bachar al-Assad a franchi la ligne rouge proscrivant "l'utilisation d'armements chimiques (prohibés depuis les années 20)", le président américain "a donné implicitement au régime syrien un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie", affirme le patron de Libé. "Constatant cette éclatante abstention, Vladimir Poutine est revenu en force sur le théâtre syrien pour conforter son allié massacreur", déplore-t-il.

- 'Silence, on tue' -

"Le régime Assad a refusé toute forme de dialogue avec son opposition. La Russie a considéré qu'il fallait commencer par écraser la rébellion, sans faire de détail", constate Guillaume Goubert de La Croix, qui regrette que "le système onusien" soit "inopérant lorsque de grandes puissances -les Etats-Unis hier, la Russie aujourd'hui- décident de s'asseoir dessus".

"Silence, on tue", résume Jean-Michel Servant du Midi Libre, qui juge que les civils ont été "abandonnés à leur funeste sort par l'Occident" et regrette qu'Obama reste "totalement muet sur le sujet". Regret aussi que François Fillon, le vainqueur de la primaire des Républicains, maintienne son "soutien au président russe qui prépare la construction d'un gazoduc géant à travers la Syrie."

"La faute à qui '", s'interroge Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne): "La communauté internationale dans son ensemble", juge-t-il, sans faire le tri.

"Alep, aujourd'hui, paie au prix fort la lâcheté occidentale", juge Laurent Bodin dans L'Alsace. "Alep est le théâtre d'un jeu de dupes diplomatique dont les Occidentaux, et plus globalement l'Onu, sont des spectateurs impuissants".

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis note lui aussi que "nos gouvernants et les institutions internationales n'ont rien pu faire pour stopper le bras vengeur d'un despote et de ses alliés, que nous n'avons pas su, pas pu ou pas voulu les contraindre".

"A Alep, ce n'est pas qu'un peuple qui meurt, c'est une part de l'humanité qui s'éteint", conclut-il.

Source : Lexpress.fr

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mardi 13 décembre 2016

Etats Unis : Général Michael Flynn futur conseiller à la sécurité de Trump

Le général Michael Flynn, futur conseiller à la sécurité de Trump: « un dingue...». Entré dans l’US Army en 1981, l’homme est bien connu des militaires français

La nomination du général Michael Flynn au poste de conseiller à la sécurité nationale (NSC) de Donald Trump suscite quelques réserves dans les milieux militaires français. « C’est un dingue », tranche un officier général qui l’a côtoyé ces dernières années. « Il a fait toute sa carrière dans le renseignement et en a développé une vision complotiste », ajoute-t-il.

Cette opinion est également partagée dans les milieux américains. Un bon connaisseur de cet univers nous explique que cette nomination est « une catastrophe ». « Flynn est excellent au niveau tactique et opératif, mais manque totalement de jugement au niveau stratégique » (« theater-stategic and grand-strategic levels »).

Michael Flynn, 58 ans, appartient à la catégorie des militaires « chimiquement purs » dont le sens politique n’est sans doute pas la qualité première. Michael Flynn est entré dans l’US Army en 1981 et a effectivement mené toute sa carrière dans la spécialité du renseignement. Il a notamment servi à la 82e Airborne et au JSOC (Joint Special Operations Command) avant de prendre la tête de la DIA, l’agence du renseignement militaire. Il a participé aux opérations à la Grenade, en Haïti et surtout en Irak et en Afghanistan.

Flynn a quitté le service actif en 2014. Longtemps démocrate, il a rejoint l’équipe Trump au cours de la dernière campagne.

Source : Secret Défense

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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vendredi 18 novembre 2016

Etats unis : Problèmes de recrutement dans l'armée américaine. Les critères de sélection vont être assouplis...

Le Pentagone a invité les différentes branches des forces armées américaines à «revoir leurs normes de recrutement pour s’assurer qu’elles ne sont pas trop restrictives», en particulier celles concernant le surpoids, la forme physique, les tests de natation, l’usage passé de marijuana ou encore les tatouages. En outre, il serait aussi question d’ouvrir le recrutement aux parents célibataires.

Pour le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, cet assouplissement des critères de recrutement se justifie par "le risque de voir les forces armées s’isoler du reste de la population."

« Géographiquement, le recrutement se concentre de plus en plus sur ses viviers traditionnels : le monde rural, les Etats du Sud et il devient de plus en plus difficile dans les Etats du Nord-Est » a fait valoir M. Carter, à l’occasion d’un discours prononcé devant les étudiants d’une université new-yorkaise.

Qui plus est, a ajouté M. Carter, l’armée « commence à ressembler à une entreprise familiale » étant donné que les enfants de militaires ont « deux fois plus de chance » de s’engager que les autres. D’où la nécessité, selon lui, que l’armée soit « moins décourageante vis-à-vis de certaines catégories de personnes dont le nombre croît rapidement. »

Selon un responsable américain de la Défense, cité par l’AFP, il n’est guère pertinent de refuser un jeune en surpoids dans la mesure où il « aura toute sa formation pour atteindre les critères physiques nécessaires » une fois qu’il sera sous les drapeaux.

Théoriquement, l’argument est recevable. Sauf que, comme l’indiquait il y a quelques mois le général Daniel B. Allyn, le chef d’état-major adjoint de l’US Army, le nombre de soldats considérés comme « non déployables » pour des raisons médicales atteint déjà un niveau inquiétant. Qu’en sera-t-il si les normes sont assouplies?

En réalité, les forces américaines se heurtent à de gros problèmes de recrutement, l’US Air Force, par exemple, étant à la peine pour trouver des pilotes. En juin 2014, un article du Wall Street Journal indiquait que 71% des jeunes américains âgés de 17 à 24 ans n’étaient pas aptes à servir dans l’armée, à cause de leur état de santé, (obésité, hyperactivité, etc…), de leur consommation de drogues (8%), de leur passé judiciaire ou encore de leur niveau scolaire insuffisant.

Source : Zone Militaire


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mardi 8 novembre 2016

Syrie : Offensive des Forces Démocratiques Syriennes sur RAQQA, avec le soutien de la coalition

Alors que les jihadistes de l’État islamique opposent une forte résistance aux forces irakiennes et kurdes à Mossoul, ils vont devoir aussi s’employer à défendre leurs positions dans la ville de Raqqa, leur second bastion, situé en Syrie.

En effet, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui réunissent les milices kurdes syriennes (YPG) et des groupes rebelles arabes, viennent de lancer une opération d’ampleur visant à chasser l’EI de Raqqa.

« La grande bataille pour la libération de Raqqa et de sa province a commencé », a en effet affirmé une porte-parole des FDS, depuis la localité d’Aïn Issa, située à une cinquantaine de kilométres du fief jihadiste.

Seules les FDS sont impliquées dans cette opération, qui, appelée « Colère de l’Euphrate », mobilise 30.000 combattants, appuyés par la coalition internationale anti-EI dirigée par les États-Unis.

« Raqqa sera libérée grâce à ses fils et ses factions arabes, kurdes et turkmènes, des héros combattant sous la bannière des FDS, avec la participation active des Unités de protection du peuple kurde (YPG) (…) en coordination avec la coalition internationale », explique un communiqué des FDS.

Ce 6 novembre 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé, sur les ondes d’Europe1, qu’il fallait impérativement mener la bataille de Raqqa après celle de Mossoul.

« Donc, il faut aussi aller jusqu’à Raqqa. On passe d’abord par Mossoul, mais la bataille de Raqqa doit avoir lieu », a affirmé le ministre. « Ça sera automatiquement des forces locales qui viendront libérer Raqqa, même si les forces françaises, les forces américaines, la coalition, contribuent par des frappes à ce que l’on puisse démanteler le dispositif de Daesh », a-t-il ajouté, en rappelant que c’est de cette ville que « sont venus les ordres et les orientations qui ont amenés le drame et la barbarie » des attentats du 13 novembre 2015.

Reste à voir la réaction de la Turquie, qui, alors qu’elle a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » dans le nord de la Syrie, a fait savoir à plusieurs reprises qu’elle était prête à prendre part à la libération de Raqqa étant donné son hostilité aux milices kurdes syriennes. Fin octobre, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, avait affirmé que les forces turques seraient « bienvenues » pour participer à l’offensive contre le bastion syrien de Daesh.

Source : Zone Militaire

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dimanche 2 octobre 2016

Syrie : La Turquie va-t-elle s'associer à l'offensive contre l'EI à Raqqa ?

La semaine passée, le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmées américain, a indiqué lors d’une audition au Congrès que si la coalition avait un plan pour chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de son bastion syrien de Raqqa, elle ne disposait pas encore des «ressources » nécessaires.

Pour le moment, en Syrie, la coalition ne peut que s’appuyer sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance formée par les milices kurdes des YPG et de groupes arabes sunnites et chrétiens.

Aussi, pour préparer l’offensive contre l’EI à Raqqa, le général Dunford a suggéré de livrer des armes aux YPG. Une perspective « inacceptable » pour Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères étant donné que les milices kurdes syriennes ont des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec lequel Ankara à maille à partir depuis la fin des années 1970.

Alors que, justement, les YPG ont obtenu des succès notables contre les jihadistes, le chef de la diplomatie turque a usé d’arguments surprenants pour justifier sa position. « Les armer est très dangereux. Les armes données à ces forces (sont) ensuite vendues à Daesh et à d’autres organisations terroristes », a-t-il affirmé.

Du coup, selon les propos du président turc, Recep Tayyip Erdogan, tels qu’ils ont été rapportés par l’agence Reuters, Ankara voudrait « s’associer » à l’opération militaire qui sera menée contre l’EI à Raqqa.

« Notre ministre des Affaires étrangères et nos autorités militaires sont en discussion avec les États-Unis à propos de la question de Raqqa. Nous leur avons fait part de nos conditions », a déclaré M. Erdogan à des journalistes, le 25 septembre 2016.

« Prendre une initiative commune est important pour nous », a continué le président turc. « Si les États-Unis n’associent pas les Kurdes à leurs histoires, nous pouvons mener cette bataille avec les États-Unis », a-t-il ajouté, avant de faire valoir que la Turquie s’était « montrée la plus efficace dans la lutte contre l’État islamique, en dépit de la désinformation. »

Pour le moment, dans le cadre de l’opération Bouclier de l’Euphrate, lancée le 24 août, les forces turques, en appui de groupes rebelles soutenus par Ankara, ont chassé les jihadistes de la ville syrienne de Jarabulus. Mais leur mission vise tout autant Daesh que les miliciens kurdes syriens. Désormais, leur objectif serait d’établir une zone de sécurité de 5.000 km2, ce qui supposerait de lancer une offensive en direction d’Al-Bab, localité toujours aux mains par l’EI, en passant par Manbij, désormais sous le contrôle des FDS.

Source : Zone Militaire

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lundi 19 septembre 2016

Equipement militaire : Casques défectueux vendus à l'armée US

La vie de soldats américains mise en danger à cause de casques défectueux.

En 2006, la société ArmorSource reçut une commande du Pentagone portant sur 102.000 casques en kevlar de type ACH (Advanced Combat Helmet) pour un montant de 30 millions de dollars. Le contrat fut honoré en 2009.

Seulement, un an plus tard, il s’avéra que ces équipements présentaient des défauts de conception, au point que 44.000 d’entre eux furent retirés de la circulation par l’US Army, ce qui coûta 19 millions de dollars…

Il aura fallu attendre la publication d’un rapport du bureau d’inspection du département américain de la Justice pour connaître les dessous de cette affaire.

Ainsi, le rapport confirme que les casques présentaient de « graves défaillances balistiques » et qu’ils avaient été fabriqués avec des « matériaux dégradés ou non autorisés ».

En outre, l’on y apprend qu’ArmorSource avait confié leur fabrication à la centrale pénitentiaire de Beaumont, au Texas, sans s’assurer un contrôle strict de la qualité.

Par ailleurs, continue le rapport, les détenus qui fabriquaient ces casques ont eu entre leurs mains des outils « susceptibles d’être utilisés comme armes dans la prison et par conséquent mettaient en danger la sécurité du personnel ».

Depuis, la ligne de production a été fermée et ArmorSource a accepté de payer 3 millions de dollars en vertu du « False Claims Act », qui est une loi censée protéger l’État fédéral contre la fraude d’entreprises ayant obtenu des contrats publics.

« Le gouvernement des États-Unis s’appuie sur des entreprises pour fabriquer des équipements essentiels pour la protection de nos hommes et femmes en uniforme. Si ces équipements ne respectent pas les normes de qualité, c’est une tromperie à l’égard du contribuable qui peut aussi mettre des vies en danger », a fait valoir Benjamin Mizer, un responsable du département de la Justice.

Cependant, l’enquête n’a reçu aucun indication sur des cas de militaires américains tués en Afghanistan ou en Irak à cause de ces casques défectueux. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas eu. Des recherches sont en cours pour le déterminer, d’après le Washington Post.

Visiblement, le Pentagone ne tient pas rigueur à ArmorSource pour cette affaire. L’entreprise, implantée à Hebron (Ohio), a en effet obtenu de nouveaux contrats de sa part, dont un d’un montant de 93 millions de dollars en 2013. Et, cette année, elle a reçu deux nouvelles commandes, dont une concernant 10.000 casques pour l’US Marine Corps (Lightweight Helmets).

« Inutile de dire que nous sommes fiers et enthousiastes à ce sujet et nous voyons dans ces commandes un signe clair de la confiance du gouvernement en ArmorSource, ses employés, et sa technologie de pointe », avait commenté Yoav Kapah, le Pdg de cette entreprise, en soulignant que les prochains casques seront fabriqués à Hebron.

Source : Zone Militaire


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jeudi 1 septembre 2016

Daesh : Mort d'Al-Adnani, leader de l'EI. La "décapitation" une stratégie efficace contre l'Etat islamique ?

Abou Mohammed al-Adnani est le troisième haut responsable djihadiste liquidé en cinq mois. Abou Bakr al-Baghdadi, introuvable chef de l'EI dont la tête est mise à prix par les Etats-Unis, se trouve plus isolé que jamais.

La stratégie dite de "décapitation" est-elle efficace ?

Abou Mohammed al-Adnani, stratège et architecte des opérations extérieures de l'Etat islamique (EI) et porte-parole de l'organisation terroriste, a été tué dans une frappe dont les Etats-Unis et la Russie se disputent la paternité. Sa tête était mise à prix à 5 millions de dollars. Comme des dizaines d'autres terroristes, ils faisaient partie de la liste officielle américaine antiterroriste des personnes recherchées, Rewards for Justice, où l'on trouve également le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri (25 millions de dollars de récompense), le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi (10 millions) ou encore l'ancien chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau (7 millions).

Al-Adnani, "ministre des attentats" et porte-parole de Daech

Comme au temps d'Oussama Ben Laden, les Américains ont fait de la "stratégie de la décapitation", méthode militaire qui consiste à éliminer physiquement des "cibles à hautes valeurs" pour affaiblir une organisation terroriste, un mode opératoire de plus en plus utilisé, surtout depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Mais cette tactique militaire compte autant de détracteurs que d'adeptes. Les premiers estiment qu'elle déstabilise certes un groupe, temporairement, mais qu'elle n'anéantit jamais l'organisation d'un réseau structuré. Les seconds pensent au contraire que supprimer ces cibles accroît les chances de victoire du contre-terrorisme et diminue la violence d'un conflit. Bruno Tertrais, politologue et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, considère ce procédé "limité" mais indispensable.


La "stratégie de la décapitation", qui vise les "cibles à haute valeur", est-elle efficace pour affaiblir l'EI ?

- Rappelons d'abord que la "décapitation" n'est pas une stratégie spécifiquement américaine. Les Russes et les Israéliens ont largement utilisé cette technique, les uns contre la rébellion tchétchène, les autres contre des leaders du Hamas au début des années 2000.

Est-ce efficace ? L'historiographie des mouvements totalitaires et des Etats autoritaires a mis en exergue le rôle important des leaders.

Exemple : si Hitler avait été ciblé personnellement à la fin des années 30, il n'est pas certain qu'un autre leader aurait amené l'Europe, et l'Allemagne en particulier, à sa perte comme Hitler l'a fait. De même, plusieurs études, dont celle de l'université d'Harvard de 2012, montrent que la "stratégie de la décapitation" contre le terrorisme et la contre-insurrection est efficace, oui. 

D'autres chercheurs, au contraire, pensent que les groupes terroristes résistent à la mort de l'un de leurs leaders...

- Oui, avec deux arguments à l'appui -mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas efficace. D'une part, ils estiment que la mort d'un chef en fait un martyr qui attirera de nouvelles recrues et qu'il sera dans tous les cas remplacé. Ce qui n'est pas tout à fait exact : on a démontré que l'effet martyr n'existe pas ou en tout cas qu'il est surévalué. Et la possibilité pour un leader d'être remplacé n'est pas une raison pour ne pas l'éliminer. Second argument : le réservoir des leaders charismatiques et efficaces n'est pas nécessairement inépuisable. Et de fait, le successeur d'Oussama Ben Laden à la tête d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, n'avait pas la même aura.

Ce qui a marché pour Al-Qaïda peut-il fonctionner pour l'EI ?

- L'élimination physique des principaux leaders opérationnels est certainement de nature à troubler ou à désorganiser la planification faite d’actions locales et à l'étranger. Mais ça n'élimine évidemment pas la menace.

D'ailleurs, personne ne peut prétendre que l'élimination du chef de l'EI, Al-Baghdadi, par exemple, aurait le même effet en 2016 qu'aurait eu l'élimination d'Hitler en 1940. L'EI est une mouvance particulière, bien structurée. Tuer ses leaders aura une efficacité limitée mais ce n'est pas une raison pour ne pas le faire.

Quelles sont les limites de cette stratégie ?

- Les leaders ne sont jamais seuls. Ce ne sont pas des mécanismes dont il y aurait une pièce maîtresse, une clé de voûte, sans laquelle tout s'effondre. Les organisations terroristes ne sont pas des Etats totalitaires, elles sont souvent décentralisées et fluides et leur influence est tout autant idéologique qu'opérationnelle. Personne ne pense qu'il suffit de "décapiter" pour que les mouvements terroristes disparaissent. L'efficacité ne veut pas dire suffisance.

Pourtant les Etats-Unis ont bâti un récit autour du "wanted dead or alive" en matière de lutte contre le terrorisme.

- Dans l'élimination des leaders terroristes, il y a aussi une dimension de morale et de justice, c'est une manière de montrer que les agressions ne restent pas impunies. L’expression 'Wanted : Dead or Alive' est effectivement américaine – Bush l'avait d’ailleurs utilisée à propos de Ben Laden – mais n’oublions pas que la promesse de récompense existe dans d’autres pays.

Mais il est vrai que contrairement à d'autres – je pense par exemple aux Israéliens – les Américains se réjouissent publiquement de leurs prises car c'est ce qui est le plus visible, cela crée des effets d'annonce. Mais cela ne veut pas dire que la "décapitation" soit centrale dans leur stratégie.

Est-ce que l'élimination d'Abou Bakr al-Baghdadi est activement souhaitée, recherchée et espérée comme quelque chose qui pourrait affecter le sort de l'EI ? Je ne connais pas la réponse à cette question. Quoi qu'il en soit, on cherche toujours à se débarrasser de l'ennemi. Il ne faut pas négliger la force symbolique de ce genre d'assassinat. L'élimination Abou Moussab al-Zarqaoui, premier leader de l'EI, avait contribué à ce que le mouvement s'éteigne presque. Cela avait été un vrai succès.

Source : NOUVELOBS.COM
Interview de Bruno Tertrais -Propos recueillis par Sarah Diffalah pour l'Obs

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mercredi 31 août 2016

Détroit d'Ormuz : Incidents navals entre marine US et pasdarans iraniens

Le 25 août 2016, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient a dénoncé le comportement « dangereux » et « non professionnel » de quatre navires appartenant aux Gardiens de la Révolution iraniens (Pasdarans) dans le détroit d’Ormuz. Ces derniers s’étaient en effet approchés à moins de 300 mètres du destroyer USS Nitze, lequel a dû, selon le communiqué « changer de cap pour éviter une éventuelle collision » alors que « ses possibilités de manœuvre étaient limitées » en raison de la présence de plateformes pétrolières dans le secteur.

Le lendemain, d’autres incidents du même genre se sont produits. Ainsi, un autre navire iranien des Pasdarans a manœuvré autour de des USS Squall et USS Tempest, deux patrouilleurs de l’US Navy, dans les eaux internationales du Golfe arabo-persique (GAP).

Malgré les avertissements lancés par radio et hauts-parleurs, le bateau iranien s’est approché jusqu’à environ 200 mètres des deux patrouilleurs américains. « Cette situation présentait un risque accru de collision et le navire iranien a refusé de manœuvrer conformément aux règles maritimes reconnues au niveau international, ignorant les messages radio ainsi que les avertissements visuels et sonores des deux navires américains », a expliqué le capitaine de frégate Bill Urban, un porte-parole de la 5e Flotte de l’US Navy.

« Finalement, le Squall s’est résolu à tirer trois coups de semonce avec son canon de calibre 50, ce qui a poussé le vaisseau iranien à faire demi-tour », a-t-il affirmé.

Plus tôt, trois autres bateaux iraniens avaient traversé le sillage de l’USS Tempest à au moins trois reprises, à une distance d’environ 600 mètres.

Enfin, le troisième incident de la journée a concerné le destroyer USS Stout. Ce dernier a aussi été obligé de changer de cap alors qu’un des navires iraniens impliqués dans les deux précédentes actions tentait de s’en approcher « d’assez près ».

Reste à voir les raisons qui ont conduit les Pasdarans à mener ces actions probablement coordonnées. Pour le moment, il faudra se contenter des explications fournies par Hossein Dehghan, le ministre iranien de la Défense. « Les unités navales (iraniennes) ont le devoir d’assurer la sécurité du pays en mer et dans le Golfe Persique » et « si un navire étranger entre dans nos eaux, nous lui donnons un avertissement », a-t-il dit.

Source : Zone Militaire

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