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Tag - Etats Unis - USA

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samedi 23 mai 2020

Turquie : Tension avec l'Union européenne sur fond de gisement gazier offshore

L’Union européenne accuse la Turquie d’aggraver les tensions en Méditerranée orientale

Étant donné la découverte, ces dernières années, d’importants gisements de gaz naturel en Méditerranée orientale, la République de Chypre a autorisé plusieurs groupes pétroliers et gaziers, comme Total, ENI et ExxonMobil, à explorer sa zone économique exclusive [ZEE], divisée en 13 blocs, en vue d’une éventuelle exploitation.

Seulement, la Turquie entend s’inviter dans ces activités, prétextant défendre les intérêts de la République turque de Chypre-Nord [RTCN], une entité créée après son intervention militaire de 1974 [opération Attila], lancée à la suite d’une tentative de coup d’État ayant cherché à rattacher Chypre à la Grèce [Énosis].

L’appétit d’Ankara explique son soutien au gouvernement d’union nationale libyen [GNA], avec lequel elle a signé un mémorandum d’accord sur ses frontières maritimes. Ainsi, ce texte lui permettrait d’étendre la superficie de son plateau de continental de plus de 30% et de « torpiller » le projet gazoduc EastMed qui, orienté vers l’Europe, est porté par la Grèce, la République de Chypre et Israël.

En attendant, la Turquie envoie régulièrement des navires dans la ZEE de la République de Chypre afin d’y mener des forages, malgré les avertissements de l’Union européenne [UE] et des États-Unis.

En juillet 2019, l’UE a sanctionné la Turquie en réduisant de 145,8 millions d’euros les fonds européens qui lui étaient destinés en 2020. Cette décision a été sans effet… Comme celle ayant consisté à geler les avoirs et interdire l’entrée à deux ressortissants turcs impliqués dans les opérations de forage dans la ZEE de la République de Chypre. Pour calmer les ardeurs européennes, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se plaît à rappeler que son pays accueille plusieurs millions de migrants prêts à se rendre sur le Vieux Continent…

Et, depuis la fin du mois d’avril, le navire turc Yavuz croise de nouveau au large de Chypre. « La Turquie poursuit ses activités de forage et sismiques […] dans l’est de la Méditerranée sans aucune interruption », a fait valoir Fatih Donmez, expliqué le ministre turc de l’Energie, auprès de l’agence Anadulu.

D’où la déclaration faite par les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 15 mai.

« Conformément aux conclusions précédentes du Conseil, l’UE est pleinement solidaire de Chypre et rappelle que des mesures concrètes doivent être prises pour créer un environnement propice au dialogue. Les questions liées à la délimitation des zones économiques exclusives et du plateau continental devraient être traitées par le dialogue et la négociation de bonne foi, dans le plein respect du droit international et du principe des relations de bon voisinage », ont d’abord rappelé les ministres des 27.

« À cet égard, nous nous félicitons une fois de plus de l’invitation du gouvernement chypriote adressée à la Turquie pour négocier de bonne foi la délimitation maritime entre leurs côtes concernées », ont-il ajouté.

« Malheureusement, les actions les plus récentes de la Turquie vont dans la direction opposée. Nous déplorons que la Turquie n’ait pas encore répondu aux appels répétés de l’Union européenne à cesser ces activités et réitérons notre appel à la Turquie de faire preuve de retenue, de s’abstenir de telles actions et de respecter la souveraineté et les droits souverains de Chypre, conformément au droit international », ont ensuite fait valoir les ministres, qui ont également condamné les « violations par la Turquie de l’espace aérien national grec, y compris les survols de zones habitées et de la mer territoriale, en violation du droit international. »

Comme on pouvait s’y attendre, Ankara a rejeté l’appel de l’Union européenne.

« La déclaration des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur la situation en Méditerranée orientale constitue le dernier exemple d’un discours répétitif et stérile qui ne sert à rien. Cette attitude, qui reste indifférente aux initiatives sincères de la Turquie, est un sous-produit des revendications injustes et illégales de la Grèce et de l’administration chypriote grecque [ACG] et n’a aucune chance de contribuer à la paix et à la stabilité régionales », a répondu Hami Aksoy, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.

Quoi qu’il en soit, parmi les membres de l’Union européenne, la France est sans doute l’un des pays les plus actifs dans cette affaire [hormis, évidemment, les principaux intéressés]. Ainsi, en janvier, le président Macron a annoncé la mise en place d’un « partenariat stratégique de sécurité » entre Paris et Athènes. Partenariat qui se traduira notamment par une présence accrue de navires de la Marine nationale en Méditerranée orientale.

Le 11 mai, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, a évoqué la situation en Méditerranée orientale.

« En ce qui concerne la Grèce, […] je suis en contact permanent avec mon homologue grec. Nous avons des moyens de la Marine nationale […] mobilisés en Méditarranée orientale qui peuvent contribuer à sécuriser, si l’en était besoin, la zone économique exclusive de Chypre, qui est une zone dans laquelle il y a des contestations régulières de la part de la Turquie », a en effet assuré la ministre.

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau

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vendredi 8 mai 2020

8 Mai : Des commémorations confinées en France et dans toute l'Europe au temps du coronavirus...

Pour que la mémoire ne s'éteigne pas !

Malgré l'épidémie de coronavirus, ce 8 Mai sera historique, car pour la première fois, l'Allemagne se joint à la célébration de la fin de la guerre.

Des commémorations du 8 mai sans grandes pompes mais, pour la première fois, avec l'Allemagne. L'Europe commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 75 ans. D'ordinaire, l'Allemagne ne célèbre pas les anniversaires du 8 mai 1945, date de la capitulation du régime nazi face aux Alliés. Cette fois, la ville de Berlin a décidé de déclarer férié ce jour synonyme de défaite, mais aussi de libération du national-socialisme et des camps de concentration. Du jamais-vu.

À l'origine, le chef de l'État Frank-Walter Steinmeier avait prévu d'organiser une grande cérémonie officielle allemande, avec 1 600 invités, mais avait dû l'annuler en raison de la pandémie. Une telle célébration pour le 8 Mai n'avait eu lieu qu'une fois en Allemagne, en 1995. À la place, il déposera avec la chancelière Angela Merkel une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de la guerre et de l'Holocauste, qui a coûté la vie à 6 millions de Juifs, et prononcera un discours en milieu de journée. Un geste symbolique en forme de rappel à l'ordre dans un pays qui connaît une résurgence de l'antisémitisme et où le devoir de mémoire est régulièrement remis en cause par le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), entré il y a trois ans au Parlement.

Son chef de file Alexander Gauland, qui a déjà fait scandale en qualifiant la période hitlérienne entre 1933 et 1945 de « pipi de chat » dans la « grande histoire » allemande, a déclenché de nouveau une controverse autour du 8 Mai. Il a critiqué la célébration selon lui d'une « défaite absolue » pour le pays, caractérisée par la perte pour l'Allemagne d'autonomie pour « façonner son avenir ». Pour l'Afd, le jour est « ambivalent », car il signifie aussi la perte de territoires en Europe orientale et la mort de centaines de milliers de civils allemands lors des bombardements alliés.
Cérémonies perturbées à travers l'Europe

Ailleurs en Europe, la pandémie du coronavirus a aussi contrarié les projets initiaux de célébrations de l'anniversaire. À Moscou, où le « jour de la victoire » est fêté le 9 mai, le grand défilé militaire sur la place Rouge auquel étaient invités des dizaines de dignitaires étrangers, dont le président français Emmanuel Macron, a été reporté au nom de la sécurité sanitaire, seule la partie aérienne étant maintenue. Le président Vladimir Poutine doit s'adresser aux Russes qui attendent surtout des décisions pour l'après-11 mai, quand s'achève le confinement décrété depuis plus d'un mois pour empêcher la propagation du coronavirus.

À Londres, la reine Elizabeth II s'exprimera ce vendredi aux Britanniques dans un message aux Britanniques diffusé sur BBC One à 20 heures, soit « l'heure exacte où son père, le roi George VI, s'était exprimé à la radio en 1945 », a indiqué un communiqué du gouvernement. En raison de la pandémie, les fêtes de rue et autres processions de vétérans ont dû être annulées. À la place, le gouvernement encourage la population à célébrer à la maison, en leur proposant des idées de jeux ou de recettes de cuisine.

Cérémonies restreintes en France aussi, où Emmanuel Macron doit déposer une gerbe devant la statue du général de Gaulle à Paris, puis devant la tombe du Soldat inconnu. À Prague, les responsables politiques iront eux aussi déposer une couronne sur la tombe du Soldat inconnu, un par un, à dix minutes d'intervalle.

Source : LePoint.fr / AFP


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samedi 25 avril 2020

Coronavirus : Trump et Pompeo, de sérieux doutes sur la transparence chinoise !

Coronavirus : Mike Pompeo s'en prend de nouveau à la Chine

Les Etats-Unis multiplient les critiques envers Pékin. Cette fois-ci, le chef de la diplomatie américaine l’accuse d’avoir détruit des échantillons et d’avoir faire de la rétention d’informations
 
Le gouvernement des Etats-Unis est en colère contre la Chine et tient à le faire savoir. Mercredi 22 avril, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo s’en est de nouveau pris à Pékin pour sa gestion du coronavirus. S’exprimant lors d’un point de presse, il a déclaré que les États-Unis avaient la ferme conviction que la Chine n’avait pas fait état dès que possible de l’apparition de l’épidémie, en violation des règlements de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et s’était gardée de rapporter la transmission d’humain à humain du virus « pendant un mois, jusqu’à ce qu’il soit dans toutes les provinces » de Chine continentale.

Le chef de la diplomatie américaine a aussi accusé Pékin d’avoir suspendu les tests de nouveaux échantillons du virus, « détruit des échantillons existants » et de n’avoir pas partagé les échantillons avec le reste du monde, « rendant impossible le suivi de l’évolution de la maladie ».

« Désinformation » chinoise ?

L’administration Trump a multiplié les critiques sur la gestion par Pékin de l’épidémie apparue en fin d’année dernière dans le centre de la Chine, à Wuhan, avant de se propager dans le monde. Même après que les autorités chinoises ont notifié l’OMS du nouveau virus, Pompeo a déclaré que la Chine « n’a pas partagé toutes les informations qu’elle avait ». Au lieu de cela, a poursuivi le représentant américain, « elle a caché à quel point la maladie était dangereuse ».

Donald Trump a annoncé la semaine dernière la suspension du financement américain de l’OMS, accusant l’agence onusienne d’avoir encouragé la « désinformation » chinoise au sujet de l’épidémie. Des représentants de l’OMS ont rejeté ces accusations et fait savoir que la Chine avait fait preuve de transparence. Le président américain a mis en doute le bilan de l’épidémie rapporté de Chine et prévenu que celle-ci ferait face à des « conséquences » s’il était avéré qu’elle était « sciemment responsable » du nouveau virus.

Source : Lopinion.fr  avec Reuters - 23 Avril 2020 à 07h17


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Coronavirus : Quel déconfinement géostratégique ?

Quelles réalités révélées par cette pandémie ?
De quoi s’agit-il : urgence sanitaire, crise, catastrophe ou fin du monde ?
Si l'objectif  principal est de sauver des vie, il faut  pour autant raison se garder...

Quels scénarios envisageables sur le plan géostratégique ?
Aux faiblesses et fragilités de notre monde globalisé, quelles évolutions possibles ?
Une radicalisation ou une renonciation des États-Unis, un rééquilibrage en zone d’influence...

Quelles conséquences sur nos modèles de vie et de gouvernance ?
Devenir des organisions internationales, de l'OMS, parole des États, souveraineté, frontières, traçage des populations...
Ce sont autant de questions !

Xavier Guilhou,
Président de la Section du Finistère de la FNCV

Spécialiste international reconnu dans les domaines de la prévention des risques, du pilotage de crises, et l’aide à la décision stratégique, actuel,Xavier Guilhou apporte des réponses adossées à son expérience  de plus de 40 ans.

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mardi 14 avril 2020

Corée du Nord : tir de missiles de croisière vers la mer du Japon

Pyongyang a procédé ces derniers mois à de nombreux tests d'engins qu'elle décrit comme des lanceurs de roquettes multiples de très gros calibre.

La Corée du Nord a tiré ce mardi des missiles de croisière présumés en direction de la mer du Japon ou mer de l'Est. "Plusieurs projectiles" qui seraient "des missiles de croisière à courte portée" ont été tirés depuis la ville de Munchon, dans l'Est du pays, a déclaré l'état-major de l'armée sud-coréenne dans un communiqué. Ces essais interviennent à la veille du 108e anniversaire du fondateur du régime, Kim Il Sung, le grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong Un, ainsi que d'élections législatives en Corée du Sud.

Ils ont été effectués alors que l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre la pandémie de nouveau coronavirus.
Pyongyang affirme être exempt de tout cas de Covid-19. 

Ces dernières années, la Corée du Nord, pays doté de la bombe atomique, a procédé à de nombreux tirs de missiles balistiques, des engins propulsés très haut dans les airs et qui retombent à une vitesse très rapide vers leur cible en raison de la gravité.

Le pays possède également des ICBM (missile balistique intercontinental) capables d'atteindre l'intégralité du territoire continental des États-Unis. Pour leur part, les missiles de croisière demeurent à basse altitude, parfois à quelques mètres seulement de la surface, ce qui les rend plus difficiles à détecter. Ils nécessitent des systèmes de guidage très sophistiqués afin d'atteindre leur cible. 
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Des tirs analysés

"La Corée du Sud et les services de renseignement américains analysent de près les questions relatives" à ces tirs qui se sont abîmés en mer, a indiqué l'état-major interarmes sud-coréen. Pyongyang est sous le coup de multiples sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour l'obliger à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique interdits. Les essais de missiles de croisière ne violent pas les résolutions de l'ONU qui concernent la technologie des missiles balistiques, soulignent les experts.

La Corée du Nord a procédé ces derniers mois à de nombreux tests d'engins qu'elle décrit comme des lanceurs de roquettes multiples de très gros calibre alors que d'autres les appellent des missiles balistiques. Par le passé, elle a déjà tiré des missiles de croisière. En juin 2017, Pyongyang s'était félicité d'avoir réussi l'essai d'un nouveau missile de croisière sol-mer destiné à frapper tout bâtiment "ennemi" qui menacerait la Corée du Nord.

Pyongyang avait alors affirmé que "les missiles de croisière lancés ont détecté avec exactitude des cibles flottantes en mer orientale de Corée". Ce tir était intervenu alors que des manoeuvres navales auxquelles avaient participé deux porte-avions américains s'étaient déroulées dans cette zone la semaine précédente. 

Ces engins avaient parcouru environ 200 kilomètres avant de s'abîmer en mer. Des experts avaient alors estimé qu'il s'agissait d'un progrès par rapport à un essai de 2015, lors duquel un missile sol-mer avait parcouru une centaine de kilomètres seulement.
Source : Lexpress.fr / AFP


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mardi 7 avril 2020

Économie : La France troisième exportateur mondial d’armement

Selon une étude publiée par le Stockholm International Peace Research Institute [SIPRI] en avril 2019, les dépenses militaires à l’échelle de la planète avaient de nouveau augmenté en 2018, avec une hausse de de +2,3%, pour atteindre 1.822 milliards de dollars, soit 2,1% du produit intérieur brut [PIB] mondial.

Le Sipri n’a pas encore évalué le niveau de ces dépenses militaires mondiales pour l’année 2019. En revanche, ce 9 mars 2020, il a publié une étude sur les « transferts internationaux d’armes majeurs au cours de la période 2015-19 » [.pdf]. Et il apparaît que ces derniers ont progressé de 5,5% par rapport à 2010-14.

Pour l’institut suédois, comparer deux périodes de cinq ans permet d’établir de grandes tendances, sachant que les exportations de matériels militaires peuvent fluctuer d’une année sur l’autre. Et l’étude qu’il vient donc de diffuser montre que deux pays ont su, mieux que d’autres, répondre à la demande liée à la hausse des dépenses militaires mondiales constatée depuis quelque temps.

En effet, les États-Unis ont encore augmenté leurs parts de marché durant ces cinq dernières années, en les portant à 36%. Et de manière significative puisque leurs exportations d’armes majeures ont augmenté 23% entre 2010-14 et 2015-19.

« Sur la période 2015-19, les exportations d’armes des États-Unis sont supérieures de 76 % à celles du deuxième exportateur d’armes au monde, la Russie. Les États-Unis ont transféré des armes majeures à un total de 96 pays », note le SIPRI.

L’Arabie Saoudite, premier importateur mondial d’armes sur la période 2015-19, durant laquelle ses importations ont augmenté de 130%, est pour beaucoup dans ce résultat. « Au cours des cinq dernières années, la moitié des exportations d’armes américaines est destinée au Moyen-Orient, et la moitié de celles-ci à l’Arabie saoudite », souligne en effet Pieter D. Wezeman, chercheur principal au SIPRI. De même que les ventes de F-35 [voire de F-16] car, ajoute-t-il, « la demande en avions militaires avancés américains a augmenté, en particulier en Europe, en Australie, au Japon et à Taïwan. »

La France, et ce n’est pas une surprise au regard des contrats remportés par ses industriels de l’armement au cours de ces cinq dernières années, a vu ses exportations progresser de 72% par rapport à la période 2010-2014. Jamais elles n’avaient atteint un tel niveau depuis 1990, selon le SIPRI.

Les commandes passées par l’Égypte, le Qatar et l’Inde expliquent en partie cette évolution, qui permet à la France de rester le troisième exportateur mondial d’armement devant… l’Allemagne qui, pourtant, assure appliquer une politique très restrictive en la matière… au point de susciter des tensions avec ses partenaires européens. Avec 5,8% de parts de marché, l’industrie allemande de l’armement a vu ses ventes progresser de 17% sur la période 2015- 2019.

Si les exportations d’armes françaises ont fortement augmenté durant ces cinq dernières années, ce n’est rien comparé à celles de la Corée du Sud, qui a vu les siennes bondir de 143% [soit 2,1% de parts de marché]. Enfin, grâce en particulier à l’Inde, les exportations d’armes israéliennes ont aussi progressé significativement [+77%] pour atteindre, selon le SIPRI. « leur niveau le plus élevé jamais enregistré. »

En revanche, d’autres pays ont vu leurs exportations diminuer, parfois fortement sur la période 2015-2019. Tel est le cas de la Russie, qui, si elle reste le second exportateur mondial d’armes, avec 21% de parts de marché, a vu ses ventes diminuer de 18% par rapport à 2010-2014.

« La Russie a perdu de son influence en Inde – principal destinataire de longue date d’armes majeures russes – ce qui a entraîné une forte diminution des exportations d’armes. Cette baisse n’a pas été compensée par l’augmentation des exportations d’armes russes vers l’Égypte et l’Irak en 2015-19 », explique Alexandra Kuimova, chercheuse au SIPRI. Sans doute que les sanctions décidées à son endroit après l’annexion de la Crimée ont également eu une influence sur ce résultat.

À noter que, dans le même temps, les exportations ukrainiennes d’armes ont lourdement chuté [-63%], au point de reléguer l’Ukraine à la 12e place du classement établi par le Sipri, avec 1% de parts de marché [contre 2,8% sur la période 2010-2014]. L’industrie britannique de l’armement a aussi connu un passage à vide, ses ventes ayant baissé de 15%. Aussi, le Royaume-Uni se fait-il désormais distancer par la… Chine qui, au cours de ces cinq dernières années, a eu pour principaux clients le Pakistan, le Bangladesh et l’Algérie.

Pour rappel, selon une précédente étude du SIPRI, la Chine serait devenue le second producteur mondial d’armement. Mais sa production est prioritairement destinées à ses propres forces armées.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Dassault Aviation - Une sélection PC

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lundi 23 mars 2020

Forces spéciales US : Certains « aspects » culturels expliqueraient les problèmes de discipline...

De la discipline !

Ces dernières années, les forces spéciales américaines ont dû faire face à plusieurs scandales et affaires disciplinaires très médiatisés. Le cas du désormais ancien Navy Seal Edward Gallagher en est un exemple. Accusé, entre autres, d’avoir commis un crime de guerre par certains de ses camarades, il fut finalement condamné pour s’être fait photographier à côté du cadavre d’un jihadiste tué en Irak. Mais le président Trump prit fait et cause pour cet officier marinier, au point de pousser à la démission Richard Spencer, alors secrétaire à la Marine.

« On fait de nos gars des machines à tuer et après on les juge quand ils tuent », s’était indigné le chef de la Maison Blanche, alors qu’il venait d’accorder sa grâce à Ed Gallagher ainsi qu’à deux autres officiers des forces spéciales américaines.

Justement, c’est sans doute là que le bât blesse… En juillet, l’amiral Collin Green, le chef du Naval Special Warfare Command, s’était dit préoccupé par un « problème d’ordre et de discipline » au sein de ses troupes. Et d’estimer que cela devait être réglé « rapidement ». Et le général Richard Clarke, le chef de l’US Special Operations Command [USSOCOM] avait demandé un rapport pour y remédier.

La commission réunie pour élaborer cet « examen critique », composée d’officiers encore en activité ou en retraite, vient de rendre ses conclusions. Résultat : ces problèmes de discipline seraient la conséquence d’un sur-engagement des forces spéciales américaines depuis 2001 dans des opérations de contre-terrorisme et de contre-insurrection.

« Nous avons constaté que certains aspects de notre culture ont parfois fixé des conditions favorables à un comportement inapproprié », a résumé le général Clarke. Or, a-t-il ajouté, « nous avons une culture volontariste orientée vers l’action. C’est cette culture qui fait toute notre valeur » mais « près de 20 ans de conflit permanent ont déséquilibré cette culture en faveur de l’usage de la force et la réussite des missions, au détriment de la formation », a résumé le général Clarke.

« Dans certains cas, ce déséquilibre a créé des conditions pour qu’une conduite inacceptable se produise en raison d’un manque de leadership, de discipline et de responsabilité », a ajouté le général Clarke.

Qui plus est, appartenir à une unité d’élite peut « monter à la tête » des plus jeunes. « Le traitement que les candidats aux opérations spéciales reçoivent lors de leur sélection et de leur formation favorise également « un sentiment malsain », souligne le rapport, qui déplore par ailleurs la trop grande importance donnée à l’entraînement physique « au détriment de la formation professionnelle et de l’acculturation propres au service ».

Le manque de formation de l’encadrement pose aussi un problème. En effet, les unités de l’USSOCOM mettraient « trop l’accent sur l’expérience au combat pour mesurer la valeur » de leurs chefs.

« Les déploiements opérationnels, en particulier dans des endroits où le combat est possible, sont valorisés avant tout et perçus comme l’expression ultime de la compétence », note le rapport, qui déplore que d’autres qualités ne soient pas mieux prises en compte.

En outre, « la valorisation insuffisante des chefs subalternes, une approche déséquilibrée de la formation militaire professionnelle et des exigences non codifiées pour les officiers ont affaibli les pratiques en matière de leadership, de discipline et de responsabilité », est-il estimé dans le document, qui, par ailleurs, ne parle pas de l’influence éventuelles des syndromes de stress post-traumatique dans ces affaires de manquement à la discipline.

Source : ZONE MILITAIRE

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samedi 29 février 2020

Etats Unis - Afghanistan : Accord de paix entre USA et les talibans afghans... ?

L’Otan et la Russie se félicitent de l’accord que s’apprêtent à signer les USA et les talibans afghans..

Dans l’édition internationale du New York Times [datée de ce 21 février] et alors qu’un accord de paix doit être signé la semaine prochaine par les talibans et les États-Unis, on peut lire une tribune pour le moins surprenante de Sirajuddin Haqqani, présentée par le journal comme étant le « chef adjoint » du mouvement taleb, ce qui est quelque peu réducteur…

En effet, pour les autorités américaines, Sirajuddin Haqqani est aussi le chef d’un réseau qui, qualifié de « terroriste » en 2012, a été créé par son père, Jalaluddin, dont le décès a été annoncé en septembre 2018. Accusé d’avoir planifié plusieurs attentats, sa tête est encore mise à prix pour 10 millions de dollars dans le cadre du programme « Reward for Justice ».

Cela étant, rien de cela ne paraît sous la plume de Sirajuddin Haqqani. Selon les discussions entre les émissaires des États-Unis et les représentants du mouvement taleb, il serait question d’un retrait des troupes américaines d’Afghanistan en échange de garanties sécuritaires.

Pour rappel, c’est parce qu’al-Qaïda avait ses aises en Afghanistan que les États-Unis y ont lancé une opération militaire au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Dans sa tribune publiée par le New York Times, l’émir adjoint du mouvement taleb assure ainsi qu’il n’est pas dans l’intérêt des Afghans d’autoriser des groupes terroristes à s’installer de nouveau dans leur pays…. Après avoir affirmé que « les informations sur les groupes étrangers en Afghanistan sont des exagérations motivées par des considérations politiques de la part d’acteurs bellicistes. »

« Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour faire de l’Afganistan un bastion de stabilité », écrit ensuite Haqqani. En outre, il explique aussi que le soutien de la communauté internationale demeurera « crucial » pour aider à stabiliser et à développer le pays. Et d’estimer que les États-Unis pourront y jouer un rôle constructif à cet égard une fois qu’ils auront retiré leurs troupes.

Enfin, le chef du réseau Haqqani s’est dit « confiant » dans le fait que, une fois « libérés de la domination et des interférences étrangères », les Afghans trouveront le chemin pour « construire un système islamique dans lequel ils auront tous les mêmes droits ». S’agissant des femmes, les droits que leur accorde l’Islam, comme « l’accès à l’éducation et au travail » seront « garantis ». Enfin, il assure que chacun sera traité selon son mérite. 

Pour autant, il y a les mots d’un côté et les faits de l’autre. Or, si l’on en croit de récents rapports publié par le comité de l’ONU relatif aux sanctions visant la mouvance jihadiste, le réseau Haqqani est resté lié à al-Qaïda.

« Al-Qaïda continue de voir dans l’Afghanistan un refuge pour ses dirigeants, du fait de ses liens solides et de longue date avec le commandement taleb. Avec l’aide des talibans, al-Qaïda souhaite renforcer sa présence dans la province de Badakhchan, en particulier dans la zone de Chighnan, qui borde le Tadjikistan, ainsi qu’à Barmal, dans la province de Paktika. Al-Qaïda continue de coopérer étroitement avec Lashkar-e-Taïba et le réseau Haqqani. Et les membres d’al-Qaïda continuent de servir régulièrement d’instructeurs militaires et religieux pour les talibans », a ainsi rapporté un rapport publié en juillet 2019.

Celui diffusé en janvier dernier évoque à nouveau cette proximité avec le réseau terroriste fondé par Oussama ben Laden. « Al-Qaïda s’inquiète du fait que les dirigeants des talibans se concentrent actuellement sur les pourparlers de paix. Les représentants d’al-Qaïda ont entrepris une navette diplomatique destinée à persuader diverses factions des talibans et des commandants d’opérations de ne pas appuyer les négociations avec le gouvernement afghan tout en leur promettant un plus grand soutien financier », y lit-on.

« Les groupes d’Asie centrale, qui connaissent des difficultés financières, ont tendance à appuyer al-Qaïda » et « si un accord de paix est conclu, al-Qaïda entend tenir un autre discours pour justifier la poursuite du conflit armé en Afghanistan » d’autant plus que ses « relations avec les talibans continuent d’être étroites et mutuellement bénéfiques, al-Qaida leur fournissant des ressources et des formations en échange de leur protection », analyse encore l’équipe de suivi du comité des sanctions.

Enfin, quand Sirajuddin Haqqani évoque les « interférences étrangères » dans sa tribune, il semble oublier que son réseau a bénéficié des largesses de l’Inter-Services Intelligence [ISI], c’est à dire des puissants services de renseignement pakistanais. D’ailleurs, Islamabad a reconnu avoir offert le gîte et le couvert au mouvement taleb afghan quand celui-ci fut chassé de Kaboul. Pour le Pakistan, avoir des « amis » au pouvoir à Kaboul est essentiel dans sa rivalité avec l’Inde, l’Afghanistan pouvant lui donner de la profondeur stratégique.

Quoi qu’il en soit, la perspective d’un accord de paix avec le mouvement taleb afghan a été saluée par l’Otan, qui avait déployé la Force internationale d’assistance à la sécurité [ISAF] en Afghanistan, laquelle a été remplacée en 2014 par la mission « Resolute Support ».

« Je me félicite de l’annonce faite aujourd’hui qu’un accord a été conclu sur une réduction significative de la violence en Afghanistan », a en effet déclaré Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. « Il s’agit d’un test critique de la volonté et de la capacité des talibans à réduire la violence et à contribuer à la paix de bonne foi. Cela pourrait ouvrir la voie à des négociations entre les Afghans, à une paix durable et à la garantie que le pays ne sera plus jamais un refuge pour les terroristes », a-t-il ajouté.

Même la Russie, accusée par des responsables militaires américains d’avoir soutenu les talibans, se félicite de cet accord. « Ce sera un évènement important pour le processus de paix en Afghanistan », a ainsi affirmé Zamir Kaboulov, le représentant spécial du président russe pour l’Afghanistan, lequel avait déclaré, en décembre 2015, que les « intérêts de la Russie coïncidaient objectivement avec ceux des talibans afghans dans la lutte contre l’État islamique. » L’an passé, il avait plaidé en faveur d’une levée des sanctions contre le mouvement taleb afghan.

Source : ZONE MILITAIRE


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lundi 17 février 2020

Coronavirus : La propagation de l'épidémie Covid-19 ralentit en Chine... Mais le virus tue encore !

La Chine estime que ses efforts de quarantaine commencent à porter leurs fruits

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a diminué dimanche en Chine, un responsable des services de santé du pays estimant que les efforts de Pékin pour limiter la propagation du virus commençaient ainsi à porter leur fruits.

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé indique que 68.500 personnes sont infectées en Chine continentale, où le nombre de décès atteint désormais 1.665 personnes.
Le nombre de nouveaux cas est tombé à 2.009 dimanche contre 2.641 le jour précédent, et le nombre de décès à 142, un de moins que la veille.

Wuhan, ville du centre de la Chine où est apparu le nouveau coronavirus en décembre dernier, et l'ensemble de la province de Hubei, où la plupart des nouveaux cas ont été signalés ce week-end - se trouvent en confinement depuis le 23 janvier. La plupart des bureaux, écoles et usines sont fermés, et la quasi-totalité des transports suspendus.

La mission conjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Chine devait commencer ce week-end ses investigations sur l'épidémie, selon une annonce vendredi du directeur de l'OMS. 

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine devait unifier ses efforts pour contrôler l'épidémie, d'après des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Un premier décès hors d'Asie a été signalé, en France, samedi. Il s'agit d'un touriste chinois âgé de 80 ans et originaire de la province de Hubei qui était hospitalisé à Paris depuis le 25 janvier. 
A ce jour, cinq décès liés au coronavirus ont été répertoriés hors de Chine continentale - aux Philippines, à Hong Kong, au Japon, à Taiwan ce dimanche, et en France.

Environ 500 cas de contamination ont été recensés ailleurs qu'en Chine, dans plus d'une vingtaine de pays et territoires.

Le plus important foyer de contamination hors de Chine continentale se trouve sur un navire de croisière amarré au large du port japonais de Yokohama.
Soixante-dix cas supplémentaires de contamination au coronavirus ont été diagnostiqués à bord du Diamond Princess, a déclaré dimanche le ministre japonais de la Santé, ce qui porte à 355 le nombre de passagers infectés.

Une américaine de 83 ans a été testée positive en Malaisie, en provenance du Cambodge où elle avait accosté à bord d'un bateau de croisière.
Les Etats-Unis, le Canada, Hong Kong et la Corée du Sud et l'Italie ont respectivement annoncé qu'ils allaient organiser des vols spéciaux pour rapatrier leurs ressortissants présents sur le bateau, qui a été placé en quarantaine à son arrivée à Yokohama, le 3 février, avec quelque 3.700 personnes à son bord.

Source : Boursorama / Reuters
-Stella Qiu, Zhang Min à Pékin, Engen Tham, Josh Horwitz à Shanghai, Kevin Yao à Singapour
-VF Jean Terzian, Jean-Michel Bélot


Ndlr : Selon l'OMS les chiffres sont a interpréter avec raison. Un risque de pandémie internationale existe toujours.

" Nous avons toujours dit et répété qu'il faut être prudent lorsqu'il s'agit de tirer des conclusions à partir des chiffres rapportés chaque jour. [...] Nous continuons à dire aux gouvernements du monde entier que nous continuons à avoir la possibilité de nous préparer à une éventuelle propagation du virus."

Communiqué de presse de l'OMS - https://www.who.int/fr/

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samedi 25 janvier 2020

Coronavirus : 41 morts en Chine, trois cas en France, en Australie, aux Etats Unis... l’épidémie de Wuhan s’étend... Plus de 6000 cas au 29 janvier et 150 morts !

En Chine, autour de Wuhan, le nombre total d’habitants confinés est désormais de plus de 56 millions.

Les trains sont à quai, les autoroutes fermées.

Depuis un mois, le coronavirus apparu en Chine a fait 41 morts et contaminé près de 1 300 personnes. Transmissible entre humains, il inquiète les autorités du monde entier. Ces derniers jours, des cas ont été détectés dans une douzaine de pays, du Japon à la France en passant par l’Australie et les Etats-Unis. Le point sur la progression de l’épidémie.

En Chine, l’armée déploie du personnel médical à Wuhan

La grande métropole de Wuhan, épicentre de l’épidémie, est depuis jeudi coupée du reste du monde. Samedi 25 janvier, la zone de confinement a même été élargie à 56 millions de personnes, pratiquement toute la province du Hubei. Les trains sont à quai, les autoroutes fermées. En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus dans tout le pays.

Vendredi, 450 médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion pour intensifier la lutte contre le virus. Certains d’entre eux ont l’expérience du virus Ebola et du Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé près de 1 300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, selon le dernier bilan livré par les autorités chinoises. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels.

L’agence de presse Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs.

La presse chinoise rapporte aussi la mort d’un médecin de l’hôpital de la province chinoise du Hubei. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l’épidémie s’est déclarée à Wuhan, ville du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise sur Twitter la chaîne China Global Television.

En Asie, de nombreux pays touchés mais pas d’autre foyer de propagation

Deux cas ont été enregistrés en Corée du Sud, deux au Japon, un au Népal, trois à Singapour, un à Taïwan, quatre en Thaïlande, deux au Vietnam, et dans les provinces semi-autonomes chinoises, on en dénombre deux à Hongkong et deux à Macao. Dans tous les cas, il s’agit de ressortissants chinois ou de personnes ayant voyagé à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

Trois cas détectés en France, les premiers sur le continent européen

Trois cas ont été confirmés vendredi soir en France, les premiers en Europe, l’un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois patients hospitalisés, qui ont tous séjourné en Chine, ont été placés en isolement. « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Un premier cas confirmé en Australie

Un premier cas a été confirmé samedi 25 janvier en Australie. Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi « strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée ». « Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable », a-t-il relevé.

Deux cas aux Etats-Unis

Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant. Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. « Elle se porte bien cliniquement », d’après les autorités sanitaires locales.

Source : LeMonde.fr & AFP / Suggestion LP FNCV


Mise à jour du 29/01/2020

Plus de 6000 cas déclarés de Coronavirus dans le monde et plus 150 décès !

Sur la base de modèles mathématiques, des scientifiques de l'Université de Hong Kong estiment que le virus né à Wuhan, en Chine, affecte plus de 40 000 personnes.

Nous devons nous préparer au fait que cette épidémie particulière devienne une épidémie mondiale, a déclaré Gabriel Leung, le chef de cette équipe de chercheurs de la HKU. Des mesures importantes et draconiennes pour limiter les mouvements de population doivent être prises, le plus tôt possible.

Source : Ouest-france.fr


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mercredi 1 janvier 2020

Etats-Unis : Une bodybuildeuse de 82 ans se déchaîne sur son cambrioleur en attendant la police ;-)

Élue SUPER MAMIE 2019 !

« Il a choisi la mauvaise maison », a déclaré l’octogénaire qui a gagné plusieurs médailles dans des compétitions de bodybuilding et pratique encore la musculation quotidiennement.

Il aurait dû mieux se renseigner sur sa victime. Un cambrioleur a ciblé jeudi 21 novembre 2019 le domicile de Willie Murphy, une Américaine de 82 ans ancienne championne de bodybuilding. Il a vite compris à qui il avait affaire. L’octogénaire l’a en effet frappé avec une table pour défendre sa maison située à Rochester, dans l’État de New York. Quand le meuble s’est cassé, elle a continué a frappé l’intrus avec les pieds en métal, puis avec un balai, rapporte la chaîne locale Wham (ABC).

Le voleur avait d’abord tenté d’amadouer Willie Murphy en frappant à sa porte et en lui demandant d’appeler une ambulance. Mais la vieille dame avait senti le piège et avait prévenu la police. L’homme avait malgré tout réussi à pénétrer dans la maison, provoquant la colère de la multimédaillée de bodybuilding.

Du shampoing dans les yeux

« Je suis peut-être seule et vieille, mais devinez quoi ? Je suis coriace, a déclaré l’Américaine. Il a choisi la mauvaise maison ». Celle qui pratique encore la musculation​ tous les jours a aussi sauté à plusieurs reprises sur le cambrioleur et fait couler du shampoing dans ses yeux lorsqu’il était à terre. Le traitement réservé au voleur l’a immobilisé suffisamment longtemps pour laisser le temps à la police d’arriver sur les lieux.

Blessé, l’homme a été conduit à l’hôpital et Willie Murphy a connu son moment de gloire. « Les policiers qui sont intervenus m’ont demandé des selfies sur le pas de ma porte », raconte ainsi l’octogénaire, également applaudie à son retour à la salle de musculation.

Source : 20 Minutes avec agence

Qui s'y frotte s'y pique... Assurément une « coriace » qui a bien fini l'année 2019 !
Et pour bien démarrer, sur cette amusante info, toute la rédaction de
la Fédération Nationale des Combattants Volontaires
vous présente ses meilleurs vœux pour

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dimanche 29 décembre 2019

Armement : Armure légère de combat TALOS pour les forces spéciales américaines...

Les forces spéciales américaines testent une armure légère de combat.

En 2013, le commandement des opérations américaines [US SOCOM] avait présenté le programme TALOS [Tactical Assault Light Operator Suit], lequel visait à mettre au point une tenue de combat « révolutionnaire » digne d’Iron Man, le « super héros » des studios Marvel.

Il était alors question d’exosquelette [qui décuple la force physique], de systèmes informatiques et de communication dernier cri, de capteurs pour assurer une surveillance médicale constante du combattant et d’une arme composée de fluides magnéto-rhéologiques, permettant de passer à l’état solide en quelques millisecondes.

Seulement, en février 2019, l’US SOCOM fut bien forcé d’admettre qu’il s’était montré beaucoup trop ambitieux. « TALOS, ce ne sera pas Iron Man. […] La technologie est actuellement hors de portée. […] Mais nous n’allons pas arrêter de chercher une meilleure armure, une meilleure prise de conscience de la situation et une meilleure létalité. Nous allons continuer à regarder toutes ces choses », expliqua James H. Smith, le responsable des acquisitions des forces spéciales américaines.

Et cela voulait dire que des sous-systèmes du programme TALOS allaient continuer à faire l’objet d’études. Ainsi, selon les confidences recueillies par le site Task and Purpose, les forces spéciales américaines testent actuellement un armure légère de combat en polyéthylène [PE], offrant une protection contre les tirs d’armes légères sur plus de 44% du corps, contre 19% pour les gilets pare-balles « classique », comme le Modular Scalable Vest [MSV] de l’US Army. Les épaules, l’aine, les avant-bras et les obliques sont ainsi protégés.

En outre, cette armure légère de combat pèse 1,4 kg de moins qu’une protection balistique standard. Et elle est donc « en cours d’évaluation au combat par les unités des forces spéciales sur le terrain », a indiqué le capitaine de frégate Tim Hawkins, le porte-parole de l’US SOCOM.

Quant au matériau utilisé pour cette armure, il s’agit du polyéthylène de masse molaire très élevée [UHMPE ou UHMWPE pour ultra high molecular weight polyethylene], lequel a déjà fait l’objet de travaux au sein de l’Army’s Natick Soldier Research, Development and Engineering Center [NSRDEC]. En 2017, ce centre de recherche avait présenté le un casque de combat expérimental qui, réalisé avec cette matière, offrait une protection accrue de 40% par rapport aux modèles en service.

En septembre 2019, l’Army Research Office [ARO] a fait savoir qu’il avait mis au point une matière plastique 14 fois plus résistante et 8 fois plus légère que l’acier, grâce à un nouveau matériau à base de polyéthylène à haut module.

Cependant, le porte-parole du SOCOM a refusé de dire si l’armure de combat actuellement en cours d’évaluation était issue de ces recherches. « C’est un matériau qui faisait partie d’un effort pour le projet TALOS », a-t-il simplement dit.

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 29 novembre 2019

Armement : Nouveaux submersibles de combat pour les US Navy Seals ...

Les forces spéciales américaines seront bientôt dotées de nouveaux submersibles de combat.

Alors qu’il était au mouillage dans le port de Pula [Croatie], à l’aube du 1er novembre 1918, le cuirassé austro-hongrois Viribus-Unitis fut secoué par de terribles explosions, qui l’envoyèrent par le fond. Et ce n’était pas un accident… En effet, deux nageurs de combat italiens avaient réussi à franchir les filets anti-torpilles protégeant l’entrée de la rade pour fixer sur la coque du navire des mines ventouses. Et cela, grâce à la Mignatta, une « torpille automotrice » mise au point par Raffaele Rossetti.

Depuis, ce concept s’est amélioré et fait partie des capacités que maîtrisent les nageurs de combat des forces spéciales, notamment pour s’infiltrer dans les zones hostiles. Mais il ne s’agit plus de bricoler une torpille. Désormais, on parle de « propulseur sous-marin » [ou de « Swimmer delivery vehicle]. Les commandos marine français disposeront d’ailleurs d’un nouveau modèle, le PSM3G [pour propulseur sous-marin de troisième génération], qu’ils pourront mettre en oeuvre depuis le hangars de pont [Dry Deck Shelter] des sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de la classe Suffren quand ils seront en plongée.

Actuellement, aux États-Unis, les Navy Seals utilisent des Mk8 SEAL Delivery Vehicle depuis 1983. Mais le Naval Special Warfare Command a lancé un programme pour les remplacer, appelé « MK11 Shallow Water Combat Submersible » [SWCS].

Développé depuis 2011 par Teledyne Brown Engineering, ce Mk11 SWCS tient plus du submersible de poche que du propulseur sous-main. En effet, avec ses 4,5 tonnes de déplacement et ses 6,8 mètres de longueur, il sera « habité », avec deux membres d’équipage et quatre « passagers ».

Propulsé par des moteurs électriques alimentés par des batteries lithium-ion, le Mk11 SWCS sera en mesure d’évoluer à la vitesse de 6 noeuds. D’une autonomie de 12 heures et pouvant plonger jusqu’à 58 mètres de profondeur, il sera équipé d’un système de navigation inertiel, d’un sonar haute fréquence pour détecter les obstacles et les mines ainsi que d’un périscope électro-optique. En outre, il pourra être déployé depuis un sous-marin ou un navire de surface.

Pour mettre au point le Mk11 SWCS, Teledyne Brown Engineering a obtenu un contrat de 383 millions de dollars. Mais ce programme a connu des retards et des dépassements de coûts, ce qui a conduit le Congrès à trancher dans le vif lors des débats budgétaires, en 2016. Un prototype a été livré au Naval Special Warfare Command en mai 2018.

Finalement, le 27 septembre 2019, le Pentagone a annoncé qu’il venait d’attribuer un nouveau contrat de 41 millions de dollars afin de pouvoir lancer la production du MK11 SWCS. « Les travaux contractuels seront exécutés à Huntsville, en Alabama, et devraient être achevés d’ici décembre 2022 », précise l’avis.

Au total, dix exemplaires de ce MK11 SWCS doivent être livrés aux forces spéciales américaines, en particulier aux deux « SEAL Delivery Vehicle Team » [SDVT], dont l’une a été réactivée en mars dernier.

Le Special Service Boat [SBS] britannique est également intéressé par ce nouvel équipement. En septembre 2018, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des explorations américaines de matériels militaires, a émis un avis favorable à l’acquisition par le Royaume-Unis de trois MK11 SWCS pour un montant estimé à 90 millions de dollars [coûts de la logistique et de la formation inclus].

Source: ZONE MILITAIRE


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jeudi 21 novembre 2019

Etats Unis : Parachutistes de l'US Army blessés lors d’un saut d’entraînement

« Les opérations aéroportées comportent toutes un risque inhérent... »

Plus de 23 parachutistes de l’US Army blessés en atterrissant dans des arbres lors d’un saut d’entraînement

Les opérations aéroportées ne se passent pas toujours comme prévu. Et les parachutistes de la 4e Brigade relevant de la 25e Division d’Infanterie de l’US Army viennent d’en donner un nouvel exemple.

En effet, cette unité basée en Alaska a été sollicitée pour tenir le rôle de force adverse dans le cadre de manœuvres organisées à Camp Shelby [Mississippi], appelées "Operation Arctic Anvil" .

Ainsi, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2019, les parachutistes de la 4th Infantry Brigade Combat Team ont embarqué à bord de trois avions C-130 Hercules, « avec un préavis minimal, comme pour un déploiement d’urgence. »

Seulement, l’exercice, mené de nuit, a mal tourné puisque, selon CNN, au moins 23 parachutistes [sur 87] ont été blessés lors de ce saut, qui s’est terminé dans une forêt de pins, à 400 mètres environ de la zone prévue. Certains d’entre eux sont restés accrochés à des arbres tandis que d’autres se sont blessés en arrivant brutalement au sol. Tous ont été pris en charge par les équipes médicales avant d’être admis à l’hôpital le plus proche. Et quatre d’entre-eux sont encore hospitalisés pour des fractures.

Dans un premier temps, le colonel Boby Ginn, qui commande Camp Shelby, a avancé que le vent aurait sans doute perturbé le saut des parachutistes. Un hypothèse toutefois prise avec prudence par le colonel Christopher Landers, le chef de corps de la 4e Brigade. « Il n’est pas certain que la météo ait été un facteur déterminant », a-t-il dit. En revanche, « il est possible qu’une erreur humaine en soit la cause », a-t-il avancé. « Les blessures lors des sauts sont assez courantes. A voir un tel nombre [de blessés] est relativement rare », a-t-il souligné.

« Les opérations aéroportées comportent toutes un risque inhérent. Nous nous efforçons de l’atténuer autant que possible », a fait valoir la 4e Brigade, via Facebook. « Maintenant que tous les soldats ont été retrouvés, notre objectif est de poursuivre l’entraînement. Malgré les défis auxquels nous sommes actuellement confrontés, les soldats placent toujours la mission en premier », a-t-elle ajouté.

Les troupes aéroportées américaines ne sont pas les seules à avoir récemment connu des déboires. En septembre, lors manoeuvres ayant mobilisé la 98e division parachutiste russe, deux véhicules de combat d’infanterie de type BMD se sont écrasés au sol, leur parachute ne s’étant pas ouvert après leur largage par un avion Il-76MD.

Source : ZONE MILITAIRE

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mardi 5 novembre 2019

WANTED : 5 millions de dollars pour la tête du chef de l’État islamique dans le Grand Sahara

Les États-Unis offrent 5 millions de dollars pour la tête du chef de l’État islamique dans le Grand Sahara !

Le 4 octobre 2017, quatre commandos américains du 3rd Special Forces Group, partis en patrouille avec un détachement de l’armée nigérienne, furent tués lors d’une embuscade tendue par des jihadistes appartenant à l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] dans le secteur de Tongo Tongo, près de la frontière malienne.

Deux ans plus tard, dans le cadre de leur programme « Rewards for Justice », les États-Unis ont annoncé qu’ils offriraient jusqu’à 5 millions de dollars à quiconque fournirait des informations permettant de localiser Adnan Abou Walid Sahraoui, le chef de l’EIGS. Ce dernier avait déjà été inscrit sur la « liste noire » américaine l’an passé.

En outre, une autre récompense, d’un montant identique, sera également proposée pour tout renseignement permettant « l’arrestation ou la condamnation dans n’importe quel pays de toute personne qui a commis, ourdi ou favorisé l’embuscade. »

« À ce stade, je ne pense pas que nous ayons arrêté qui que ce soit en lien avec le guet-apens », mais avec les récompenses, « nous espérons obtenir des indices ou informations qui permettent au gouvernement américain ou nigérien d’enquêter et de trouver les auteurs de cette attaque », a expliqué un responsable de la diplomatie américaine, cité par l’AFP.

Cela étant, en août 2018, l’un des responsables de l’embuscade de Tongo Tongo, un certain Mohamed Ag Almouner, a été tué par une frappe aérienne menée par la force Barkhane dans la région de Menaka [Mali].

Quant à Adnan Abou Walid Sahraoui, il est parvenu à passer entre les mailles du filet lors d’une opération française conduite à Intameda [Mali], en février 2018. Le général Bruno Guibert, qui commandait la force Barkhane à l’époque, confiera plus tard que le chef de l’EIGS s’était probablement réfugié en Mauritanie.

Pour rappel, Sahraoui a fait allégeance à l’EI en 2015, après avoir rompu avec le groupe al-Mourabitoune, qu’il avait rejoint alors qu’il était le porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest [MUJAO].

À noter que le programme « Rewards for Justice » offre des récompenses pour des renseignements concernant deux autres jihadistes actifs au Sahel, à savoir Hamad el-Khairy [pour son appartenance au MUJAO], et Malik Abou Abdelkrim [membre d’al-Qaïda au Maghreb islamique]. Le chef d’al-Mourabitoune, Mokhtar Belmokhtar, ne figure plus sur cette liste, alors que sa tête avait été mise à prix pour 5 millions de dollars. Et pour cause : il aurait été tué par une frappe aérienne française menée au sud de la Libye en novembre 2016. Mais sa mort n’a cependant jamais été officiellement confirmée.

Par ailleurs, le 19 septembre, le général Stephen Townsend, le chef de l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique, a annoncé que les États-Unis allaient « renforcer » et « équiper » les forces armées nigériennes dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes et les activités criminelles. Et cela, alors que Niamey a autorisé les forces américaines à utiliser son territoire pour mettre en oeuvre des drones armés, notamment à partir d’Agadez.

« La mise en service effective de la base 201 d’Agadez apportera au Niger davantage de capacité de mission, d’agilité, de polyvalence et une gamme d’options de sécurité », a ainsi fait valoir le général Townsend. « Cela profitera également à la sécurité régionale dans son ensemble », a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

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lundi 28 octobre 2019

Syrie : Le chef de l'état islamique DAECH abattu lors d'une opération des forces spéciales américaines

M. Trump, le chef de Daesh est « mort comme un chien » !

Pour Paris et Londres, le combat n’est pas terminé.

Ce 27 octobre 2019, lors d’une allocution suivie par une conférence de presse, le président Trump a confirmé la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’État islamique [EI ou Daesn], lors d’une opération héliportée des forces spéciales américaines, menée quelques heures plus tôt à Barisha, un village situé dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Ainsi, selon les éléments donnés par le chef de la Maison Blanche, huit hélicoptères ont été utilisés pour ce raid, qu’il a qualifié d' »audacieux » et de « dangereux ».

« Nous devions survoler des zones contrôlées par la Russie. L’Irak a été excellent. Les combattants de l’EI sont détestés autant par les Russes qu’ils le sont par nous, ce qui explique, je crois, qu’ils peuvent faire le reste », a précisé M. Trump, qui a remercié la Syrie, la Turquie et un les Kurdes syriens.

Cependant, plus tôt, un responsable militaire américain avait confié à Newsweek que la Turquie n’avait pas été prévenue de cette opération contre le chef de Daesh.

« Nous savions que le bâtiment avait des tunnels. Nous avons atterri avec huit hélicoptères et avons fait exploser des murs sur le côté du bâtiment pour éviter les pièges. J’ai pu le voir depuis la Situation Room. C’était comme de regarder un film, très clair », a ensuite raconté le président américain.

Alors qu’il était pourchassé par les commandos américains et leurs chiens dans le bâtiment où il se trouvait, al-Baghdadi a « traîné trois de ses jeunes enfants avec lui » dans un tunnel sans issue, « gémissant et pleurant et criant tout du long », a poursuivi M. Trump.

« Il n’est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche [|…]Lors de l’opération de nos soldats, il a atteint le bout d’un tunnel, traqué par nos chiens. Il a déclenché son gilet d’explosifs, causant sa mort et celle de ses trois enfants. Son corps a été mutilé par les explosions et le tunnel s’est effondré sur lui », a précisé le président américain. « Le voyou qui a essayé d’intimider les autres a passé ses derniers instants dans une peur terrible, en panique et inquiétude totales, terrifié par les forces américaines qui s’abattaient sur lui », a-t-il insisté.

Par ailleurs, cette opération a permis de mettre la main sur de nombreux documents « précieux » de Daesh. Et, selon M. Trump, un « grand nombre » de jihadistes ont été tués et les forces spéciales américaines n’ont subi aucune perte.

Le chef de Daesh « est mort comme un chien, comme un lâche », a martelé M. Trump lors de son intervention. « Le monde est maintenant un lieu plus sûr », a-t-il estimé.

Cela étant, la mort d’al-Baghdadi ne signifie pas pour autant la fin de l’organisation jihadiste. C’est un « moment important dans notre combat contre la terreur mais la bataille contre le fléau de Daesh n’est pas encore terminée », a souligné Boris Johnson, le Premier ministre britannique.

« Nous travaillerons avec nos partenaires de la coalition pour mettre un terme aux activités meurtrières, barbares de Daech une bonne fois pour toute », a encore affirmé le locataire du 10 Downing Street.

« Al-Baghdadi ne manquera pas au monde », a réagi Ben Wallace, le ministre britannique de la Défense. « L’EI est l’organisation terroriste la plus meurtrière de notre génération. Leurs chefs ont tordu l’islam pour rallier des milliers de gens à leur cause maléfique », a-t-il fait valoir, en saluant le succès de l’opération américaine.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a souligné que la fin d’al-Baghdadi ne signifie pas la fin de son organisation. « Nous poursuivrons le combat sans relâche contre Daech, avec nos partenaires, en nous adaptant aux nouvelles circonstances régionales », a-t-elle assuré. Et d’ajouter : « Je félicite nos alliés américains pour cette opération. J’ai aussi aujourd’hui une pensée particulière pour toutes les victimes de la folie de Baghdadi et des criminels qui l’ont suivi. »

« La mort d’al-Baghdadi est un coup dur porté contre Daesh, mais ce n’est qu’une étape », a commenté, plus tard, le président Macron. « Le combat continue avec nos partenaires de la coalition internationale pour que l’organisation terroriste soit définitivement défaite. C’est notre priorité au Levant », a-t-il ajouté.

Quant aux Forces démocratiques syriennes [FDS], auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, elles s’attendent à des représailles.

« Les cellules dormantes vont venger Baghdadi. Donc on s’attend à tout, y compris des attaques contre les prisons » où sont détenus les combattants jihadistes, a dit le général Mazloum Abdi, le général [kurde] des FDS. Peu après l’intervention de Donald Trump, ce dernier a évoqué une « coopération de renseignement sur le terrain » et une « véritable surveillance » ayant duré cinq mois, soit jusqu’à la réussite de l’opération « commune » ayant abouti à la mort d’al-Baghdadi.

Cependant, et alors que le président Trump a remercié la Russie, lors de sa conférence de presse, le ministère russe de la Défense a exprimé des doutes sur la mort d’al-Baghdadi.

« Le ministère de la Défense russe ne dispose pas d’informations fiables sur les actions de l’armée américaine dans la zone de désescalade d’Idleb […] concernant une énième mort » d’al-Baghdadi, a en effet déclaré le général , Igor Konachenkov, son porte-parole, via un communiqué. Selon lui, il y aurait des « détails contradictoires » qui « soulèvent des questions légitimes et des doutes sur la réalité et, surtout, sur le succès de cette opération américaine ».

Source: ZONE MILITAIRE

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