FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Etats Unis - USA

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 6 octobre 2017

Sahel : Mort de soldats américains au cours d'une opération anti-terroriste au Niger...

La morts de ces soldats révèle la présence de forces spéciales américaines dans la région

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique a confirmé jeudi matin que trois de ses hommes avaient été tués "au cours d'une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger".

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Un quatrième militaire "d'une nation partenaire" a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: Nigérien ou d'une autre nationalité.

Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé "est stable".

L'embuscade, a assuré à l'AFP une source sécuritaire régionale, est l'oeuvre "d'hommes lourdement armés venus du Mali" et "a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs".
Nombreuses victimes

Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l'armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas.

D'après Radio France Internationale (RFI), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s'être lancés à la poursuite d'assaillants qui venaient d'attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri.

Le lourd bilan témoigne de la violence de l'accrochage. L'opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions.

Il a aussi indiqué que lors de l'embuscade, une patrouille de Mirage 2000 français a permis de faire une démonstration de force mais n'a pas pu apporter d'appui direct au sol - tir ou bombardement - en raison de "l'imbrication (de forces) au sol".

L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey.

A Niamey, le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que le Niger a été frappé par une attaque "terroriste" ayant fait un "nombre important de victimes".

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York, que cette attaque soulignait l'urgente nécessité de mettre à pied d'oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).
Base américaine

Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l'aéroport d'Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu'extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l'AFP a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire engageant les deux pays "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme". L'armée américaine doit aussi "former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme", selon cet accord.

"Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays", souligne une source militaire occidentale.

Mi-septembre, Niamey a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis mars dans la zone "devant la persistance de la menace" des "groupes terroristes", notamment venus du nord du Mali voisin. Mi-juin, l'armée nigérienne a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri pour mieux combattre les jihadistes.

Outre les Américains, la France, ancienne puissance coloniale et partenaire privilégié du Niger, compte une base sur l'aéroport de Niamey à partir duquel opèrent des avions de chasse Rafale et des drones. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces spéciales françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.

Source : LePoint.fr / Niamey (AFP) - © 2017 AFP

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 27 septembre 2017

Irak : L'EI a attaqué une base de la coalition anti-daesch au nord du pays

La semaine passée, l’on apprenait que le détachement des artilleurs français engagés dans l’opération Chammal (Task Force Wagram) avaient été redéployés du secteur de Tal Afar vers la base de Qayyarah (ou Q-West) et dans la région d’Erbil. Et cela, en vue des opérations à venir visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Hawijah.

L’une de ces deux bases a-t-elle été attaquée par des jihadistes, le 17 septembre? Le porte-parole de la coalition anti-EI, le colonel Ryan Dillon, ne l’a pas précisé. Il a seulement indiqué qu’une base « située au nord de Hawijah » a été la cible de kamikazes (ou « Inghimasi ») envoyés par Daesh.

Cette attaque jihadiste n’a causé aucune perte parmi les forces internationales et irakienne, a assuré le colonel Dillon. En revanche, les trois assaillants ont été tués, dont un par la détonation prématurée de la veste d’explosifs qu’il portait. Allah est grand.

De son côté, via Amaq, son agence de propagande, l’EI a revendiqué cette attaque, menée par quatre de ses combattants contre une base « américaine » récemment établie près d’Erbil. Et il en a même diffusé une photographie aérienne, prise au moyen d’un drone. Sur ce cliché, l’on y distingue 3 obusiers (probablement de M777 américains) et l’on y devine également la présence d’au moins deux autres systèmes d’artillerie.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 10 septembre 2017

Corée du Nord : Quelles options face à l’arme nucléaire et aux provocations ?

Dans le film « Le Crabe Tambour », de Pierre Schoendoerffer, le commandant (interprété par Jean Rochefort) estime que « le choix de l’homme n’est pas entre ce qu’il croit le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien ». Que dirait-il dans le cas de la Corée du Nord, pour lequel aucune option ne paraît satisfaisante ?

Ainsi, au mépris des résolutions des Nations unies (dont l’objectif est d’obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne) et des sanctions internationales, malgré les remontrances (feintes ou réelles) de la Chine, sa plus proche alliée, la Corée du Nord a réalisé des progrès aussi rapides qu’étonnants dans la mise au point d’un missile balistique intercontinental et le développement d’une arme nucléaire. Le dernier essai qu’elle a réalisé, le 3 septembre 2017, montre a l’évidence qu’elle a franchi un nouveau palier dans ce domaine, la puissance dégagée par une bombe thermonucléaire présumée (ou à fission dopée) ayant été estimée à 50/120 kilotonnes.

Du coup, c’est l’équilibre stratégique de la région qui s’en trouve renversé, avec une Corée du Sud directement menacée (l’armistice de 1953 ayant été dénoncé par Pyongyang). Et l’on ne parle pas du Japon, régulièrement brocardé par la Corée du Nord (comme, d’ailleurs, par la Chine). Face à cette situation « explosive », susceptible de conduire à une « catastrophe planétaire » (dixit Vladimir Poutine, le président russe), que faire ?

1- L’option militaire

Quand l’on avance que « toutes les options sont sur la table », cela veut généralement dire que l’intervention militaire n’est pas exclue. Ces derniers temps, les États-Unis n’ont cessé de le sous-entendre, voire de le dire clairement, comme l’a fait le président Trump, en promettant «le feu et la colère » à la Corée du Nord en réponse à ses menaces de s’en prendre aux bases américaines de l’île de Guam. Et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, a même évoqué une « guerre préventive ».

Seulement, ce serait mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Si, sur le papier, l’avantage militaire est évidemment du côté des forces américaines et sud-coréennes, il ne faut pas croire que la partie sera facile dans la mesure où l’armée nord-coréenne opposera la force de la quantité (2 millions de soldats endoctrinés et des moyens en artillerie conséquents). Et Pyongyang ne manquerait pas de riposter, y compris avec des moyens non-conventionnels (avec, par exemple, des armes chimiques).

Dans un tel scénario, il faudra rechercher un effet de sidération. Et encore, ce ne sera pas un gage de succès. Si les rampes de missiles et les canons nord-coréens ne sont pas neutralisés rapidement, alors Séoul, située à 50 km de la zone démilitarisée, sera sous le feu, avec probablement à la clé des milliers de morts côté sud-coréen. En clair, une telle intervention militaire ne pourra pas se limiter aux seuls infrastructures nucléaires nord-coréennes.

En outre, il y aura immanquablement des réactions internationales, à commencer par celle de la Chine, liée à la Corée du Nord par un accord de défense. Que ferait Pékin dans ce cas?

Un autre scénario consisterait à éliminer Kim Jong-un et ses lieutenants. Mais rien ne dit que cela conduirait à l’écroulement du régime nord-coréen. Et comme on sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne, cette solution radicale pourrait ne pas en être une.

Qui plus est, il faudra anticiper la suite. Si le régime nord-coréen s’effondre, que se passera-t-il? Ira-t-on vers une réunification des deux Corée, dont le coût serait de 2.000 milliards de dollars au minimun (en incluant les dépenses liées à l’option militaire)? La Chine refuse une telle perspective. Et puis il n’est pas exclu de voir l’armée nord-coréenne vaincue se livrer à des actions de guérilla (avec une discret appui chinois). Bref, ce serait remettre une pièce dans la machine en revenant à une situation d’avant 1953.

2- Renforcer le régime des sanctions

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, la Corée du Sud et le Japon ont été parmi les premiers pays à réclamer un renforcement des sanctions prises par les Nations unis à l’égard de Pyongyang. Sanctions par ailleurs déjà renforcées en août 2017… Et cela pour la septième fois depuis 2006. L’idée serait d’aller encore plus loin en interdisant à la Corée du Nord d’importer des hydrocarbures. Mais la Chine y est hostile, de même que la Russie. Pour le président Poutine, ce serait même « inutile et inefficace ».

Il est vrai que les sanctions, renforcées de résolution en résolution, n’ont nullement empêché la Corée du Nord de réaliser des progrès considérables dans les domaines du nucléaires et des missiles balistiques. Mais voter de telles mesures est une chose… Les faire appliquer en est une autre. Là est toute la difficulté… Certains pays (ou acteurs non-étatiques) ayant à coeur de voir d’abord leurs intérêts.

3- Le dialogue

Dialoguer avec Pyongyang, telle est la solution prônée par la Chine et la Russie (ainsi que l’Iran). Seulement, encore faut-il savoir sur quoi on peut négocier. D’autant que Kim Jong-un ne paraît pas très partant pour discuter avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourtant favorable à une issue (du moins était-ce le cas avant son élection).

L’objectif d’un tel dialogue serait d’arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions à cette fin ont eu lieu dès 1994, déjà, quand la nature militaire du programme nucléaire nord-coréen a été mise au grand jour.

À l’époque, le président américain, Bill Clinton, qui avait déjà évoqué l’option militaire contre Pyongyang, avait négocié l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une aide économique et de la fourniture de centrales à eau légère ne pouvant être utilisées qu’à des fins civiles. Seulement, la Corée du Nord ne mit pas pour autant un terme à ses activités, ce qui déboucha, en décembre 2002, sur sa décision d’expulser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

En 2007, après le premier essai nucléaire nord-coréen (et une séquence où Pyongyang lança plusieurs missiles, des pourparlers à six (États-Unis, la Russie, la Chine, Japon et les deux Corées) aboutirent à l’accord de Pékin, avec l’engagement de la Corée du Nord à suspendre «temporairement» ses activités nucléaires en échange de la livraison de pétrole, de la promesse de discussions bilatérales et de la levée de sanctions financières. On connaît la suite…

En effet, estimant que les négociations n’allaient pas assez vite, Pyongyang se livra à de nouvelles provocations militaires (comme avec le bombardement de l’île sud-coréenne de Yeon Pyeong, en novembre 2010, sans parler du naufrage de la corvette Cheonan), après avoir procédé à son second essai nucléaire (le 25 mai 2009).

Alors, dialoguer. Mais pour quel but ? D’après le président russe, l’attitude de la Corée du Nord s’explique par le fait qu’elle se sent menacée. Les Nord-Coréens « sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité », a-t-il dit, lors du sommet du groupe des BRICS, le 5 septembre 2017. Dans ces conditions, on voit mal comment Pyongyang pourrait renoncer à son arsenal nucléaire, même si les États-Unis décidaient de retirer leurs troupes de Corée du Sud. (Car après, il faudrait qu’ils en fassent de même au Japon, voire à Guam).

Pourtant, dans la déclaration commune publiée le 19 septembre 2005 par le groupe des six, les États-Unis avaient confirmé qu’ils n’avaient pas « d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne [la dernière avait été retirée en 1991] et qu’ils n’avaient « pas l’intention d’attaquer ou d’envahir » la Corée du Nord « avec des armes nucléaires ou conventionnelles. »

4- Accepter le fait accompli

Maintenant que l’on sait que la Corée du Nord a testé une arme nucléaire d’une puissance inégalée et qu’elle est susceptible d’être en mesure de menacer le territoire américain (voire d’autres) avec des missiles intercontinentaux, l’on pourrait être tenté par le statu quo…

Dans ce cas, il faudrait miser sur la logique de la dissuasion, étant donné que, comme la survie de son régime est son objectif principal, Kim Jong-un ne se risquerait pas à lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon s’il sait qu’il expose son pays à la destruction. C’est d’ailleurs tout le sens des discussions entre Washington et Séoul, au cours desquels il a été décidé de lever les restrictions concernant la charge militaire et la portée des missiles balistiques sud-coréens.

Mais cette logique n’aurait aucun effet sur ce sentiment d’insécurité des Nord-Coréens qu’a décrit M. Poutine. Les troupes américaines seraient toujours présentes dans la péninsule, avec des moyens de défense antimissile (ce qui, au passage, n’arrangerait ni les affaires de la Russie, ni celles de la Chine). Et puis la Corée du Sud pourrait, à son tour, vouloir disposer de telles armes. Des voix se sont déjà élevées, à Séoul, pour le demander.

En outre, en tolérant que la Corée du Nord puisse se doter de l’arme nucléaire, l’on enverrait un mauvais signal à d’autres pays qui ont cette tentation. Pourquoi, en effet, l’Iran, voire la Syrie (pays avec lesquels Pyongyang a des liens étroits) accepteraient de se voir priver d’un tel arsenal ? L’Arabie Saoudite pourrait avoir la même réflexion. Pour le coup, ce serait donner le signal à une course aux armements et aller vers un monde encore plus dangereux qu’il ne l’est déjà...

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 7 septembre 2017

Yémen : Des forces spéciales US engagées contre Al Qaïda dans la péninsule arabique

Depuis le début de cette année, les forces spéciales américaines ont mené au moins deux raids contre al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP), la filiale sans doute la plus dangereuse de l’organisation terroriste, dont un qui, conduit le 29 janvier 2017, a prêté le flanc à la polémique en raison de victimes civiles supposées et de la mort d’un Navy Seal.

En outre, depuis le 28 février, l’aviation américaine a effectué pas moins de 80 frappes aériennes dans ce pays, essentiellement contre des cadres d’AQAP mais aussi en soutien des forces émiraties de la coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite afin de soutenir les troupes du président Abdrabbo Mansour Hadi face aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Mais l’engagement des États-Unis au Yémen ne s’arrête pas là. En effet, le 4 août, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, a indiqué que des membres des forces spéciales américaines avait été déployés auprès des forces émiraties et yéménites, alors engagées, depuis la ville de Moukalla, dans une opération visant à chasser AQAP de la province stratégique de Chabwa [sud-est du pays].

Ainsi, selon le capitaine de vaisseau Davis a précisé que l’objectif de cette opération, lancée le 1er août, visait à « détruire » les capacités de l’organisation jihadiste à préparer des attaques. « Cela implique un très petit nombre de soldats américains sur le terrain qui sont avant tout là pour faciliter le flux des informations », a-t-il souligné, tout en admettant qu’ils pouvaient être toujours être pris dans des combats.

Par ailleurs, le porte-parole a pris soin de préciser que le navire d’assaut amphibie Bataan, qui compte, à son bord, plusieurs centaines de soldats du corps des Marines, n’était pas impliqué dans l’offensive.

Finalement, cette opération n’aura duré que quelques jours. Hormis un attentat suicide commis lors de son premier jour contre les soldats yéménites (lesquels ont eu 7 tués), les combattants d’AQAP ont été fidèles à leur habitude, c’est à dire qu’ils ont esquivé le combat pour se réfugier dans la province voisine d’Abyane, située plus à l’ouest. Des témoins ont en effet dit avoir vu une colonne jihadiste de 45 véhicules se diriger vers cette région.

« Les combattants d’Al-Qaïda évoluaient en toute liberté en l’absence de l’armée et des forces de l’ordre », a raconté un civil à l’AFP. « Mais ils sont partis, certains dans des zones désertiques environnantes et d’autres dans la province proche d’Abyane », a-t-il ajouté.

Le contrôle de la province de Chabwa était un objectif prioritaire pour le gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi dans la mesure où elle abrite plusieurs gisements d’hydrocarbures et le terminal gazier de Belhaf, qui est la plus importante installation énergétique du Yémen. Jusqu’en 2015, il était géré par le groupe français Total.  

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 25 août 2017

Irak : Deux soldats américains de la coalition anti-jihadiste tués au Nord

Le commandement de l’opération Inherent Resolve (OIR) – nom de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a indiqué, le 13 août 2017, que deux militaires américains venaient de perdre la vie dans le nord de l’Irak et que cinq autres avaient été blessés. Et de préciser, sans donner plus de détails, qu’une enquête était en cours pour en déterminer les raisons.

« Selon les premières informations, l’incident n’est pas dû à un contact avec l’ennemi », a toutefois précisé la coalition dans son communiqué.

Cela étant, le même jour, l’État islamique (EI ou Daesh) a revendiqué une attaque contre les forces américaines à l’ouest de Mossoul. Via un communiqué, l’organisation jihadiste a affirmé avoir tiré des roquettes Grad à l’est de Tal Afar, une localité restée encore sous son contrôle.

« Toute la coalition anti-EI adresse ses plus sincères condoléances aux familles, amis et coéquipiers de ces héros », a affirmé le général américain Stephen J. Townsend, le commandant de l’opération Inherent Resolve.

« Il n’y a pas de mots pour décrire le respect que j’ai pour vous et le chagrin que j’ai pour votre perte. J’espère que l’on trouvera un peu de réconfort en pensant que leur perte a un sens pour notre pays et pour toutes les nations de la coalition alors que ces personnels se battaient pour vaincre un ennemi vraiment maléfique pour protéger nos patries. » a ajouté le général Townsend.

Selon un bilan mis à jour le 11 août 2017, 42 militaires américains ont été tués en Irak et en Syrie, dont 11 « en action » (KIA), les autres morts ayant été accidentelles.

Environ 450 militaires américains ont été affectés auprès des troupes irakiennes à titre de conseillers. En outre, des unités d’artillerie ont été déployées par l’US Marine Corps dans la région de Mossoul, afin d’y appuyer les opérations menées contre les jihadistes.

Si, officiellement, les conseillers militaires américains ne sont pas censés combattre en première ligne, il arrive qu’ils soient pris pour cible, comme l’a indiqué, en février, le porte-parole de la coalition. « Ils ont essuyé des tirs en différentes occasions. Ils ont riposté en différentes occasions, dans et autour de Mossoul », avait-il expliqué à l’époque.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 31 juillet 2017

Syrie : Une agence turque a révélé les positions des forces spéciales françaises et américaines

Pour le moment, le ministère des Armées n’a pas réagi officiellement, contrairement au Pentagone. Et pourtant, l’affaire n’est pas anodine. En effet, l’agence de presse pro-gouvernementale turque Anadolu a dévoilé, le 17 juillet 2017, les positions occupées par les forces spéciales françaises et américaines dans le nord de la Syrie, ce qui compromet évidemment la sécurité de ces dernières.

Au total, Anadolu a donné l’emplacement de 2 aérodromes et surtout de 8 avant-postes, dont un où se trouveraient 200 militaires américains et 75 commandos français. Ce dernier serait située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Raqqa, le fief syrien de l’État islamique (EI ou Daesh), actuellement visé par une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Un autre, situé près de Kobané, servirait à intercepter ou à brouiller les communications des jihadistes.

Selon Anadolu, ces installations militaires seraient notamment utilisées pour apporter un soutien aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS. Seulement, Ankara les considère comme des éléments terroristes, en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Pour les États-Unis, que de telles informations sensibles puissent être diffusées par une agence officielle d’un allié de l’Otan est inacceptable.

« Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles », a fait valoir Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc », a-t-il ajouté, en refusant, évidemment, de confirmer l’exactitude des informations données par Anadolu.

Mais plus encore, pour le Pentagone, cette attitude « expose les forces de la coalition à des risques inutiles et pourrait mettre en péril des opérations visant à vaincre l’EI. » Et d’insister : « Si nous ne sommes pas en mesure d’identifier les sources qui sont à l’origine de cette dépêche, nous serions très préoccupés si elles provenaient d’un allié de l’Otan qui mettrait nos forces en danger en toute connaissance de cause. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 22 juillet 2017

Afghanistant EI-K : Espérance de vie raccourcie pour les chefs jihadistes de Daesh-Khorasan

L’espérance de vie des chefs de l’EI-Khorasan, la branche afghano-pakistanaise de l’État islamique, n’est pas longue. À peine trois jours après avoir été désigné pour diriger les opérations de l’organisation jihadiste, Abou Sayed a été tué lors d’un bombardement américain effectué dans la province de Kunar, dans l’est de l’Afghanistan.

« Les forces américaines ont tué Abou Sayed », chef de l’EI-K, lors d’une « frappe sur le quartier général du groupe » jihadiste le 11 juillet 2017, a ainsi annoncé Dana White, une porte-parole du Pentagone. Ce raid aérien « a également tué d’autres membres de l’EI-K et va considérablement perturber les objectifs du groupe terroriste d’intensifier sa présence en Afghanistan », a-t-elle ajouté.

« C’est évidemment une victoire de notre côté pour ce qui est de les repousser. C’est la bonne direction », a, de son côté, réagi l’ex-général James Mattis, le chef du Pentagone. « Nous allons continuer jusqu’à ce qu’ils soient anéantis », a commenté le général américain John Nicholson, qui commande la mission de l’Otan Resolute Support et le contingent américain déployé en Afghanistan, en référence aux membres de l’EI-K, dont le nombre est estimé à moins d’un millier.

En un peu plus d’un an, Abou Sayed est le troisième chef de l’EI-K à avoir été éliminé par les forces américaines et afghanes. En juin 2016, le premier « émir » de l’organisation jihadiste, Hafiz Saeed Khan, un ancien membre du mouvement taleb pakistanais [ndlr, Tehrik-e Taliban, TTP], ayant fait allégeance au chef de l’EI, Abu Bakr al-Baghdadi, deux ans plus tôt, a été tué par une frappe américaine menée dans le district d’Achin, situé dans la province de Nangarhar.

Son successeur, Abdul Hasib, a ensuite été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines et afghanes conduite le 27 avril dernier, également dans la province de Nangarhar. « C’est le second émir de l’EI que nous tuons en neuf mois avec des dizaines d’autres chefs et des centaines de leurs combattants. Depuis plus de deux ans, l’EI-K mène une campagne barbare d’assassinats, de tortures et de violences contre la population afghane », avait commenté, à l’époque, le général Nicholson.

Seulement, l’élimination des cadres de l’EI-K n’empêche pas l’organisation jihadiste de progresser. En juin, elle a ainsi chassé le mouvement taleb afghan des montagnes de Tora Bora, dans le sud-est de la province de Nangarhar. La frappe qui a permis d’éliminer Abou Sayed montre qu’elle s’est donc implantée dans celle de Kunar, plus au nord.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *


dimanche 9 juillet 2017

Mossoul : Libération imminente du joug de Daech !

Mossoul : Deach perd la capitale historique de l'Etat islamique !

Après presque un an de combats, la reprise de Mossoul à l’organisation Etat islamique (EI) par l’armée irakienne laisse entrevoir un Etat ébranlé, un paysage politique divisé, qui pourrait faire rapidement basculer, de nouveau, le pays dans le chaos, explique Hosham Dawod, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Irak.

Qu’est-ce que la reprise de Mossoul signifie pour l’organisation Etat islamique et son avenir ?

C’est une défaite majeure, elle a perdu sa capitale historique et symbolique. On ne peut pas pour autant dire que le jihadisme est terminé. Il se métamorphosera, s’adaptera. Il faudra encore beaucoup de temps pour en venir à bout, à condition d’apporter de bonnes solutions politiques, en Irak et dans la région. C’est ce qui fait défaut aujourd’hui.

L’EI a-t-il été militairement défait dans l’ensemble de l’Irak ?

Il reste certains bastions importants dans le désert, des vallées, des lieux reculés, des bases arrières. Mais l’EI n’a plus de grandes villes en Irak. Ses ressources économiques ont été largement réduites. L’organisation, traquée un peu partout, n’a pas perdu pour autant sa capacité de nuisance et reste redoutable, avec énormément de savoir-faire et des réseaux qui fonctionnent encore, des ressources financières, des armes, et des hommes dévoués, prêts à se donner la mort en tuant le maximum de personnes. Mais après les défaites sur le terrain, l’EI va sûrement être obligé de changer. Jusqu’alors, il était une organisation territoriale, avec la visée de devenir un Etat, doté d’institutions et d’une forme primaire d’administration. Les jihadistes sont de nouveau réduits à une armée de l’ombre. Beaucoup de combattants vont rentrer chez eux, aux Philippines, en Tchétchénie, en Libye, où ils travailleront à développer le terrorisme régional, en projetant le mode opératoire de l’EI, qui n’est pas un réseau avec des branches et un centre de décision international.

La reprise de Mossoul va-t-elle renforcer l’autorité du gouvernement irakien actuel ?

Certainement, mais le pouvoir reste très divisé. Le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, avoue que les trois ans de reconquête des 35 % de territoires conquis par l’EI ont été très difficiles, dans un contexte économique dramatique, tandis que la communauté internationale reprochait à Bagdad de mal gérer ses dossiers internes. Malgré tout, l’Irak, qui n’avait plus d’armée, avec des militaires mal formés et corrompus, s’est relevé de ses cendres. Le pays a réussi, avec l’aide de ses alliés, surtout les Etats-Unis, non seulement à regagner la quasi-totalité de son territoire, mais aussi à former une armée très bien entraînée, devenue une des meilleures de la région. Mais les effectifs ne sont pas suffisants.

Que va devenir Mossoul, en grande partie détruite ?

Il y a peu de moyens pour la reconstruction. L’argent n’arrivera pas demain. Et quand bien même, comment l’employer dans cette situation hostile ? Aujourd’hui, Mossoul est libérée, c’est vrai, meurtrie, et gérée par diverses forces, quelquefois en concurrence. Il y a des corps de l’armée irakienne qui ne sont pas toujours bien coordonnés entre eux. La force sunnite sur place essaye parfois de jouer solo, parfois de se rapprocher du gouvernement irakien, ou encore de l’armée turque, ou bien ils n’obéissent qu’aux Américains. Quant au gouvernorat, il est largement discrédité auprès de la population de Mossoul, dont plus de 60 % se trouve à l’extérieur de la ville.

Mais le grand défi aujourd’hui, ce sont les règlements de comptes, dont certains datent d’avant l’EI. Pas un jour sans que l’on ne trouve dans la rue un corps avec les mains ligotées, deux balles dans la tête : des gens soupçonnés d’être des membres de l’EI, ou d’en avoir été complices. Il y a aujourd’hui entre 45 et 50 groupes armés parmi les sunnites, uniquement de Mossoul, soit près de 20 000 à 30 000 personnes lourdement armées. L’après-EI ne sera pas forcément plus simple.

Comment imaginez-vous l’évolution des rapports de force entre Iran et Etats-Unis en Irak ?

Ce sont les deux forces les plus puissantes dans le pays. Sous l’administration Obama, il y a eu un retrait réel des forces américaines, presque une acceptation tacite du rôle iranien dans le pays. Avec Trump, la situation change brutalement et substantiellement. La plupart des généraux dans son administration ont servi en Irak et considèrent avoir beaucoup investi pour constituer une armée irakienne, aujourd’hui malmenée par l’Iran. Ils arrivent donc avec beaucoup de rancœur et vont vouloir jouer un rôle plus important. Mais les Américains ont peu d’alliés politiques sur place, à part les Kurdes, et une relation de «je t’aime moi non plus» avec les sunnites. Haïdar al-Abadi pourrait réussir à concilier les différentes parties impliquées au niveau national. Il cherche encore une formule magique à l’irakienne, ce ne sera pas facile, et très certainement pas pour demain.

Source : Liberation.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 14 mai 2017

Ration de combat : De nouvelles rasquettes pour les Forces Spéciales ?

Actuellement, la ration de combat individuelle réchauffable (RCIR, ou « rasquette ») se présente sous la forme d’une boîte rectangulaire pesant 1,5 à 1,8 kg, étanche grâce à un film de suremballage, rigide afin d’éviter qu’elle soit écrasée pendant le transport et « adaptée » au paquetage du combattant. Une autre contrainte est que les produits qu’elle contient puissent se conserver à des températures allant jusqu’à 55°c.

Au total, d’une valeur énergétique de 3.200 kcal (norme OTAN, ces rasquettes se déclinent selon 14 menus dont 7 sans porc et 4 pouvant être consommés froids. Un boîte doit en effet contenir un petit-déjeuner, un hors-d’oeuvre, une soupe et deux plats cuisinés. À cela, il faut ajouter des biscuits de campagne (salés et sucrés) des confiseries (chocolat, nougat ou pâte de fruit, caramels, chewing-gum) ainsi que des boissons (thé, café). 

Si ces rations de combat sont adaptées aux troupes dites « conventionnelles », elles ne le sont pas forcément pour les forces spéciales, qui ont des besoins particuliers. D’où l’étude actuellement menée par le Commissariat des Armées.

« Ces recherches visent à proposer un produit complémentaire aux rations actuellement distribuées, mieux adapté et plus modulable aux troupes en actions, en s’inspirant du concept américain des ‘First Strike Rations’ (haut pouvoir énergétique et consommation en situation de mobilité) », explique en effet le Commissariat des armées.

L’idée est donc de développer des « rasquettes » à la fois plus légères et plus rapides à préparer, tout en veillant à préserver ce qui en fait une singularité française (à en croire les armées étrangères), c’est à dire leurs qualités gustatives.

Un prototype est actuellement testé par des détachements de forces spéciales actuellement déployés sur un théâtre extérieur. D’une valeur énergétique de 3.900 kcal, il contient des barres énergétiques, des sachets de produits riches en protéines, des jus de fruits enrichis en vitamine C et des sandwiches longue conservation à base de pain complet. « Les premiers retours sont extrêmement positifs », assure le Commissariat des Armées.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 26 avril 2017

Moyen-Orient : Un général américain veut contrer l’Iran par des moyens militaires

Joseph Votel, général américain, veut perturber les activités déstabilisatrices de l’Iran par des moyens militaires

En juillet 2015, suite à l’accord sur le programme nucléaire iranien trouvé à Vienne, certains se montrèrent optimistes en disant espérer une normalisation des relations avec Téhéran. D’autres furent plus sceptiques, estimant au contraire que la levée des sanctions économiques allait donner plus de moyens à l’Iran pour se livrer à des activités déstabilisatrices au Moyen-Orient, via le financement et l’approvisionnement en armes de mouvements chiites, comme par exemple le Hezbollah libanais, perçu en Israël comme étant une menace prioritaire.

Deux ans après l’accord de Vienne, qui fit l’objet de la résolution 2231 du Conseil de sécurité, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, François Delattre, dénonça les « nombreuses activités déstabilisatrices » de l’Iran, dont le tir de missiles balistiques, les livraisons d’armes [destinées aux rebelles Houthis au Yémen] et les déplacements à l’étranger du général Qasem Suleimani [chef de l’unité al-Qods], alors qu’il est toujours sujet à une interdiction de voyager. »

« Nous pensons qu’il est essentiel, pour la sécurité internationale et la stabilité de la région, que l’Iran s’abstienne de toute activité déstabilisatrice et dangereuse », fit alors valoir M. Delattre.

Alors que l’administration Obama cherchait à arrondir les angles avec Téhéran, c’est loin d’être le cas de celle du président Trump, d’autant que ce dernier avait promis de « déchirer » l’accord de Vienne. Le secrétaire à la Défense, le général James Mattis, est partisan de suivre une ligne dure à l’égard de l’Iran.

« Je considère que l’État islamique n’est rien de plus qu’un prétexte pour l’Iran de poursuivre ses méfaits. L’Iran n’est pas un ennemi de l’EI et il a beaucoup à gagner avec l’agitation que l’EI crée dans la région », avait avancé le général Mattis, dans un entretien donné en avril 2016 au Washington Examiner.

Lors d’une audition devant le comité des Forces armées de la Chambre des représentants, le général Joseph Votel, le chef de l’US Centcom, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

Selon lui, les activités de Téhéran et de ses alliés sont au coeur des problèmes du Moyen-Orient. « Et mon point de vue est que l’Iran constitue la plus grande menace de long terme pour la stabilité de cette partie du monde », a estimé le général Votel.

« Je crois que l’Iran opère dans ce que j’appelle une zone grise », a-t-il continué, en citant la fourniture d’une aide logistique aux groupes armés chiites, le recours à des « forces supplétives » et les cyberattaques.

Ainsi, a précisé le général Votel, les rebelles Houthis ont pu déployer des missiles de défense côtière, des radars, des embarcations piégées et des mines dans les environs du très stratégique détroit de Bab el-Mandeb (mer Rouge) grâce au soutien de Téhéran. Ces derniers mois, deux navires engagés dans les opérations menées au Yémen par la coalition commandée par l’Arabie Saoudite ont été attaqués dans ce secteur, dont le HSV-2 Swift et une frégate saoudienne. Le destroyer USS Mason et le navire logistique USS Ponce ont également été visés, ce qui a valu une riposte américaine.

En outre, l’Iran peut toujours entraver le trafic maritime à proximité du détroit d’Ormuz, ce qui ne manquerait pas d’avoir de lourdes conséquences sur le commerce mondial, à commencer par celui des hydrocarbures. Plusieurs incidents ont eu lieu dans cette région au cours des 12 derniers mois.

Aussi, le chef du Centcom estime qu’il faut « trouver les opportunités de perturber, par des moyens militaires ou d’autres moyens » ces activités iraniennes. Et cela laisse présager de nouvelles tensions dans la région…

Par ailleurs, s’agissant de l’Afghanistan, où les autorités s’inquiètent du soutien fourni par l’Iran au mouvement taleb, le général Votel a pointé le rôle de la Russie.

« Je pense qu’il est juste de supposer qu’ils [les Russes] fournissent une sorte de soutien aux talibans, en termes d’armes ou d’autres choses. Je crois que la Russie essaie d’être un parti influent dans cette partie du monde », a-t-il dit, reprenant ainsi à son compte les propos tenus quelques jours plus tôt par le général Curtis Scaparrotti, le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR).

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 22 avril 2017

Armement Etats Unis versus Russie : MOAB et FOAB, la Mère et le Père de toutes les Bombes ...

Les forces américaines en Afghanistan ont largué la plus puissante arme américaine non-nucléaire sur les positions de Daesh à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan.
Qu’a-t-elle de particulier ?

Ce que nous apprend son nom

L’appellation officielle de l'arme est : «Bombe à effet de souffle d'artillerie lourde». L'acronyme MOAB a également été interprété comme "Mother off all Bombs", la «Mère de toutes les bombes». Ce surnom fait peut-être aussi référence à une menace du président irakien Saddam Hussein qui évoquait la «mère de toutes les batailles» au sujet du Koweït en 1991.

4 ans et descendante de la Daisy Cutter du Vietnam

L'arme a d'abord été testée en mars 2003, précisément avant l'invasion américaine de l'Irak. La MOAB est la descendante du BLU-82B «Daisy Cutter», une bombe de l'ère du Vietnam qui pesait 6 800 kg et était utilisée pour détruire jungles et champs de mines. Elle avait été utilisée avec un effet dévastateur contre les troupes irakiennes en 1991. Les derniers exemplaires des 225 BLU-82 ont été utilisés vers 2008 puis officiellement remplacés par la MOAB.

C'est énorme !

La MOB de GBU-43/B est le «monster truck d'artillerie américaine», a écrit en 2003 Gary Brecher, chroniqueur qui se qualifie de «nerf de guerre». La MOAB pèse un peu plus de 10 tonnes et est l’arme non-nucléaire la plus puissante dans l'arsenal des Etats-Unis.

Il est rempli d'explosif H6, environ 1,35 fois plus puissant que le TNT pur pour un rendement de 11 tonnes sur un rayon de 1,6 kilomètre. La bombe elle-même mesure près de dix mètres de long, fait plus d'un mètre de diamètre et peut être uniquement larguée depuis des avions de transport C-130 spécialement modifiés.

L'effroi

La fonction de la MOAB est principalement de provoquer «choc et stupeur» : il s'agit d'une arme explosive, créant une pression destinée à faire s'effondrer tunnels et bunkers et effacer tout membre du personnel ennemi se trouvant dans le rayon de l'explosion.

6 millions de dollars par pièce

La MOAB a été construite par la société Dynetics, basée en Alabama. Le Pentagone n'a commandé que 20 bombes, coûtant 16 millions de dollars chacune. L'ensemble du programme coûte quelque 314 millions de dollars.

... Et il y a un papa russe !

Après les tests de la MOAB par les Etats-Unis en 2003, la Russie a développé sa propre arme thermobarique, surnommée FOAB «Le père de toutes les bombes» et l'a testé en 2007. 

La bombe thermobarique, «Père de toutes les bombes» (FOAB), a été développée en Russie en 2007 et dépasse son adversaire américain, la bombe à effet de souffle d'artillerie lourde GBU-43/B («Mère de toutes les bombes»), en puissance et en efficacité.

L'explosion de la MOAB - «mère de toutes les bombes» - lors d'un essai L'usage limité de la «mère des bombes» américaine : quelle est la vraie force de la MOAB ? 

La puissance développée par l'explosion de la bombe russe est de 44 tonnes de TNT, en comparaison aux 11 tonnes de la bombe américaine. L'engin russe est en outre moins lourd que son rival américain, il pèse en effet 1 tonne de moins (7,1 contre 8,2).

Les plus importants dégâts que cette bombe génère sont causés par son onde expansive et des températures extrêmement hautes, qui brûlent tout ce qu’elles rencontrent. Les bombes thermobariques diffèrent des armes conventionnelles en utilisant l’oxygène présent dans l’air. Cela en fait des engins plus puissants mais aussi plus difficiles à contrôler.

Suite à son essai en 2007, dont l'endroit n’a pas été révélé, la zone de l'impact a été entièrement brûlée, la faisant ressembler à «la surface de la lune». L'adjoint au chef d'état-major général des forces armées russes, Alexandre Roukchine, avait déclaré à l’époque : «Son efficacité et sa capacité sont comparables à celles des armes nucléaires. En même temps, l’utilisation de cet arme n’endommage pas et ne pollue pas l’environnement comme le fait une arme nucléaire.»

Sources : REUTERS et AFP


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 19 avril 2017

Corée du Nord : Nouveau tir de missile balistique raté...

Un missile nord-coréen a explosé peu après son lancement Corée du Nord

L’on s’attendait à un sixième essai nucléaire nord-coréen à l’occasion du « Jour du Soleil », qui marque, chaque 15 avril, l’anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, le fondateur du régime. En effet, selon les analystes de l’US-Korea Institute [université américaine John Hopkins], des préparatifs observés sur le site de Punggye-ri, où ont été effectués les précédents tests, étaient achevés.

S’attendant à une nouvelle provocation de Pyongyang, les États-Unis avaient annoncé, le départ d’un groupe aéronaval constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson vers la péninsule coréenne. Puis, alors que le président Trump assurait que le « problème nord-coréen » allait être « traité », un conseiller diplomatique de la Maison Blanche affirmait que des « options militaires » étaient « déjà en train d’être étudiées ».

Cette fermeté affichée par Washington avait probablement deux objectifs : dissuader Kim Jong-un , le maître Pyongyang, de donner son feu vert à un nouvel essai nucléaire, sachant que, pour lui, le plus important est la survie de son régime, et encourager la Chine à faire pression sur son turbulent allié.

« Un conflit pourrait éclater à tout moment », s’était alors alarmé Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères. « Le dialogue est la seule issue », avait-il ajouté. Puis, plus tard, le chef de la diplomatie chinoise annonça que « la Chine était prête à se coordonner étroitement avec la Russie afin de contribuer à apaiser la situation sur la péninsule et encourager les parties concernées à reprendre le dialogue » car « empêcher la guerre et le chaos sur la péninsule est conforme aux intérêts communs » de Pékin et de Moscou. »

Finalement, et au-delà de la promesse de « riposte nucléaire » régulièrement avancée par le régime nord-coréen, aucun essai nucléaire n’a été réalisé, le 15 avril 2017, à Punggye-ri.

Mais lors de la grande parade militaire organisée à Pyongyang, l’armée nord-coréenne a présenté pour la première fois le missile balistique mer-sol balistique stratégique « Pukkuksong-1 » ainsi que, d’après l’agence sud-coréenne Yonhap, un engin « semblant être un nouveau missile balistique intercontinental » (ICBM). À l’état-major sud-coréen, on estime qu’il s’agit « d’un nouveau ICBM », qui paraît « plus long que les KN-08 ou KN-14 existants. »

Cela étant, au lendemain de cette parade militaire, la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile depuis le site de Sinpo, sur la côte Est. Ce qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel : le 5 avril, un engin semblant être un missile balistique de portée intermédiaire KN-15 (Pukguksong-2), lancé depuis cette base, avait parcouru 60 km avant de s’abîmer en mer.

Ce dernier tir, effectué dans la nuit du 15 au 16 avril et signalé par Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) sud-coréen, s’est soldé par un échec cuisant.

« Le commandement des forces américaines dans le Pacifique a détecté et suivi ce que nous estimons être un tir de missile nord-coréen a 11h21 heure de Hawaï (21h21 GMT), le 15 avril, depuis le site de Sinpo », a confirmé Dave Benham, un porte-parole du Pentagone. Mais « le missile a presque immédiatement explosé », a-t-il ajouté.

Pour le moment, la nature de l’engin en question demeure inconnue. « Nous sommes en train d’analyser le type du missile et d’autres détails », a confié une source du JCS à l’agence Yonhap. Cependant, Séoul pencherait pour le tir d’un missile Pukguksong-2, comme celui lancé dix jours plus tôt.

Dans un communiqué, le chef du Pentagone, le général James Mattis, a indiqué que « le président (Donald Trump) et son équipe de conseillers militaires sont au courant de ce dernier tir de missile raté par la Corée du Nord. » Et d’ajouter : « Le président n’a pas plus de commentaire à faire. »

Après des progrès continus dans le domaine des missiles balistiques, la Corée du Nord vient donc de subir deux revers consécutifs. Cela peut s’expliquer par des erreurs de conception dans le développement d’un nouveau type d’engin, des défauts de fabrication ou bien encore par des cyberattaques lancées par les États-Unis. L’existence d’une telle campagne d’attaques informatiques visant le programme nord-coréen, aux résultats alors jugés peu probants, fut en effet révélée en mars dernier par le New York Times.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 11 avril 2017

Corée du Nord : Le président américain Trump envoi le porte avion USS Carl Vinson

Un groupe aéronaval américain se dirige vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution »

Fin mars 2017, les analystes de l’US-Korea Institute de l’université américaine John Hopkins, ont affirmé qu’il fallait probablement s’attendre à un sixième essai nucléaire nord-coréen, au vu de l’activité constatée sur le site de Punggye-Ri.

Ainsi, sur des images prises par satellite, on peut y voir la présence de véhicules et d’équipements spécifiques pouvant laisser penser à la préparation d’un nouvel essai. « La combinaison de ces facteurs suggère fortement des préparatifs bien avancés pour un test », ont estimé les analystes de l’institut.

Seulement, le président américain, Donald Trump, se veut ferme sur le dossier nord-coréen. Et depuis qu’il est à la Maison Blanche, Washington affirme que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire et des vecteurs nécessaires pour la mettre en œuvre. D’autant plus que, jusqu’à présent, les sanctions internationales, sans cesse renforcées, n’ont eu aucun effet sur l’attitude du régime nord-coréen. Bien au contraire.

Alors que le président Trump recevait son homologue chinois, Xi Jingping, en Floride, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a prévenu : « Nous sommes prêts à agir seuls si la Chine n’est pas capable de se coordonner avec nous afin de contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international ». Après la frappe contre la base syrienne d’Al-Shayrat, en représailles d’une attaque chimique attribuée à Damas, cette déclaration sonne comme un avertissement clair et surtout crédible.

C’est dans ce contexte que le porte-avions USS Carl Vinson a appareillé de Singapour pour prendre la direction de la péninsule coréenne, où, par ailleurs, les forces américaines, sud-coréennes et japonaises ont récemment lancé des manœuvres.

« Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval autour du porte-avions USS Carl Vinson d’être à disposition et présent dans l’ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution », a expliqué le commandant Dave Benham, le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique (US PACOM). Et d’ajouter que « la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires. »

Cela étant, ce déploiement de l’USS Carl Vinson vise probablement à dissuader Pyongyang de mener un nouvel essai nucléaire, ce qui serait perçu comme une provocation à Washington.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 8 mars 2017

Armement : Bientôt un pick-up furtif en service dans l'US Army ?

À l’heure où l’armée française a commandé 3.700 Ford Ranger militarisés par ACMAT [Renault Trucks Défense] pour remplacer les P4, l’US Army va tester prochainement un nouveau type de véhicule de patrouille bénéficiant des toutes dernières innovations technologiques.

Présenté cette semaine à l’occasion du Washington Auto Show, le ZH-2 promet d’être un véhicule très discret. Développé par General Motors, avec l’appui du Tank Automotive Research, Development and Engineering Center (TARDEC) de l’US Army, ce pick-up est en réalité une version modifiée du Chevrolet Colorado.

Sa particularité est qu’il roule grâce à une pile à combustible utilisant le dihydrogène et le dioxygène. En clair, il sera équipé de trois réservoirs à hydrogène qui alimenteront une batterie de 16 kWh (ce qui lui donnera une autonomie pouvant aller jusqu’à 300 km) ainsi qu’un générateur de 25 kW qui, pouvant être détaché du véhicule, fournira de l’électricité pour d’autres activités (alimenter un ordinateur, par exemple).

En outre, en plus de fournir de l’énergie, la pile à combustible devrait permettre de produire jusqu’à deux gallons par heure d’eau potable (1 gallon = 3,8 litres).

Mais l’avantage principal d’utiliser un moteur électrique alimenté par une pile à hydrogène est avant tout tactique. En effet, le véhicule est beaucoup moins bruyant, il ne produit pas de gaz d’échappement et sa signature thermique est réduite. En un mot, il est d’une discrétion quasi absolue.

Seulement, disposer de réservoirs remplis d’hydrogène n’est pas forcément une bonne idée pour un véhicule militaire étant donné que ce gaz est hautement inflammable. Aussi, ceux du ZH-2, conçus en fibre de carbone, ont été renforcés afin de leur permettre de résister à l’impact de tirs ennemis.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 1 de 16