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Tag - Etats Unis - USA

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samedi 17 août 2019

Sports : Les tireurs d’élite de la 13e DBLE remportent l’European Best Sniper Team Competition

Contrairement à ce que son appellation suggère, l’European Best Sniper Team Competition est organisée chaque année par l’US Army Europe [USAREUR], et plus précisément par le 7th Army Training Command, à Grafenwoehr [Allemagne]. Ce challenge vise à favoriser le partage d’expérience et de tactiques entre les différentes équipes de tireurs de précision engagées, avec l’objectif de renforcer l’intéropérabilité.

Pour l’édition de 2019 de cette « European Best Sniper Team Competition », 32 équipes de tireurs d’élite, venues de 16 pays membres ou partenaires de l’Otan, se sont mesurées lors d’une trentaine d’épreuves mettant l’accent sur la précision du tir [au fusil et à l’arme de poing], la condition physique ou encore la force mentale.

Cette année, l’armée de Terre était représentée par des tireurs de précision du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] et de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère [DBLE].

Et le résultat devrait ravir le général Thierry Burkhard, le nouveau chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] et ancien chef de corps de la 13e DBLE : en effet, le 25 juillet, les légionnaires de la section de tireurs d’élite appartenant à la compagnie d’appui de la « Phalange magnifique » [*] ont terminé à la première place de cette compétition, devançant leurs homologues du 42e Bataillon mécanisé de l’armée tchèque et du centre d’entraînement d’infanterie de la Bundeswehr. L’équipe du 8e RPIMa a obtenu la 25e place.

Pour rappel, et alors qu’elle avait le statut d’unité servant de support à celles projetées aux Émirats arabes unis, la 13 DBLE a été transférée au camp du Larzac en 2016 pour intégrer la 6e Brigade légère blindée [BLB]. Actuellement, elle compte 1.300 légionnaires, répartis dans cinq compagnies de combat, une compagnie de soutien [CCL] et une compagnie d’appui [CA].

[**] Allemagne, Italie, France, Belgique, États-Unis, République tchèque, Suède, Lettonie, Turquie, Pays-Bas, Slovénie, Danemark, Espagne, Pologne, Royaume-Uni, Canada

[**] La 13e DBLE est aussi surnommée la « Phalange magnifique », ndlr

Source : Zone Militaire - Photo : 7th Army Training Command

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jeudi 15 août 2019

Armement : Futur fusil d’assaut de l’US Army - Cartouches de 6,8 mm et intelligence artificielle

À partir de 2023, l’US Army remplacera les mitrailleuses légères M249 et les carabines M4 de ses unités de mêlée par de nouvelles armes développées dans le cadre du programme NGSW [Next Generation Squad Weapons], pour lequel 30 millions de dollars devraient être consentis au titre de l’exercice budgétaire 2020 pour financer la phase de recherche et de développement actuellement en cours.

Concrètement, il s’agit de mettre au point deux armes : le NGSW-R [R pour Riffle] remplacera les carabines M4/M4A1 tandis que le NGSW-AR [AR pour « Automatic Riffle »] succédera aux mitrailleuses M249 Squad [SAW]. Au total, l’US Army compte commander 100.000 exemplaires de ces futures armes qui auront une précision, une portée et une létalité accrues tout en étant plus silencieuses.

Pour cela, le cahier des charges précise que ces armes devront être en mesure de tirer des cartouches spéciales de 6,8 mm, appelées XM1186. Par rapport à celles de 5,56x45mm actuellement utilisées, elles ont une capacité de pénétration supérieure, tout en offrant une meilleure portée et une précision améliorée.

Justement, s’agissant de la précision, ces armes seront en outre équipées d’un système de conduite de tir devant visant à augmenter « la capacité du soldat à engager rapidement des cibles de la taille d’un homme jusqu’à 600 mètres ou plus tout en lui laissant la possibilité de mener un combat au corps à corps ».

Ce système de conduite de tir devrait intégrer plusieurs fonctions, comme le suivi de cible, la reconnaissance faciale et une optique principale à vision directe intégrant la réalité augmentée, une capacité qui sera probablement fournie par Microsoft, qui développe l’IVAS [Integrated Visual Augmentation System] dans le cadre d’un contrat de 480 millions de dollars notifié par le Pentagone en novembre 2018.

Par ailleurs, et selon le Joint Service Small Arms Program, cité par Defence Blog, il aura recours à l’intelligence artificielle pour l’identification des menaces et la « hiérarchisation des priorités ».

Il s’agira également de permettre au tireur de prendre en compte la « distance par rapport à la cible, les conditions atmosphériques et la balistique des armes et des munitions. » Le tout sera alimenté par une batterie logée dans la crosse et donnant une autonomie de 72 heures.

En outre, les lentilles des caméras devant équiper ces armes seront « hydrophobes » et « anti-rayures ». Enfin, le NGSW devra également être compatible avec les systèmes d’optique et de vision nocturne actuels.

Plusieurs industriels sont sur les rangs pour fournir des prototypes à l’US Army, dont AAI Corporation [filiale de Textron Systems], General Dynamics-OTS Inc, PCP Tactical LLC, Sig Sauer et FN America LLC.

Source: Zone Militaire - Photo : Joint Service Small Arms Program

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jeudi 8 août 2019

Armement : L'US Navy va enfin tester son canon électromagnétique

Il y a quelque temps, l’Office of Naval Research [ONR] avait annoncé que le canon électromagnétique sur lequel il travaillait depuis 2005, allait être prêt pour des essais opérationnels. En outre, il était même prévu de mobiliser l’USNS Millinocket ou l’USNS Trenton, deux navires de type JHSV [Joint High Speed Vessel] à cette fin. Seulement, ces tests n’eurent jamais lieu.

En février 2019, l’amiral John Richardson, le chef d’état-major de la marine américaine, a sévèrement critiqué la conduite de ce projet, pour lequel plus de 500 millions de dollars ont été investis. « C’est une leçon sur la façon de ne pas développer d’armes », avait-il dit, critiquant la lenteur de ce programme alors que, dans le même temps, à Pékin, les médias rapportaient qu’une telle arme avait déjà fait l’objet d’essais préliminaires en mer, à bord du navire d’assaut amphibie Haiyang Shan.

Quoi qu’il en soit, et d’après un document [.pdf] détaillant l’impact sur l’environnement des exercices qu’elle entend prochainement mener, l’US Navy serait sur le point de tester enfin son canon électro-magnétique.

Ce dernier sera « testé à bord de navires de surface, tirant des projectiles explosifs et non explosifs sur des cibles aériennes ou navales », est-il indiqué dans ce document de 1.800 pages, évoqué par le quotidien The Seattle Times.

Jusqu’à présent, l’ONR a testé son canon électromagnétique sur le polygone de tir du Naval Surface Warfare Center de Dahlgren, en Virginie.

Pour rappel, le principe d’une telle arme consiste à faire circuler un courant électrique très intense couplé à un champ magnétique entre deux rails parallèles conducteurs d’électricité. Grâce à la force de Laplace, résultante de celle de Lorenz, un projectile subit une forte accélération avant d’être éjecté à une vitesse d’au moins cinq fois la vitesse du son. Ce qui peut le projeter à une distance de 200 km.

Un canon électro-magnétique présente plusieurs avantages : il permet de frapper une cible à une distance de sécurité, il n’est plus besoin de stocker des explosifs à bord d’un navire et un tir est peu coûteux [de l’ordre de 50.000 dollars].

En revanche, sa mise au point suppose de relever plusieurs défis. Le premier porte évidemment sur l’énergie nécessaire pour tirer un projectile. Et le besoin sera d’autant plus important que cette énergie doit être disponible instantanément et de façon répétée s’il s’agit de tirer des salves.

Ainsi, la Direction générale de l’armement [DGA], qui soutient le développement d’une telle arme [mais pour le combat terrestre, ndlr] par l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [ISL], explique que pour envoyer un obus à 200 km, il faut une « quantité d’énergie pas considérable, mais délivrée en un instant tellement court que la puissance électrique nécessaire est comparable à celle nécessaire pour une ville de 500.000 d’habitants. »

Un autre défi concerne l’usure prématurée des composants, soumis à de fortes contraintes physiques. Enfin, se pose la question du guidage des projectiles tirés. Sur ce point, l’US Navy peut compter sur le « High-velocity projectile », développé par BAE Systems.

Source : Zone Militaire - Photo : US Navy

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lundi 24 juin 2019

OTAN : Exercice Swift Response 2019 - Mort d’un parachutiste canadien...

Organisé par le commandement de l’US Army en Europe et se déroulant depuis le 8 juin 2019 en Bulgarie, en Croatie et en Roumanie, l’exercice Swift Response vise à améliorer l’interopérabilité dans le domaine des opérations aéroportées [OAP] parmi les alliés de l’Otan. Et il mobilise 5.600 militaires [dont près de 1.500 parachutistes] venus notamment de France, d’Italie, d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Espagne.

Dans la nuit du 17 au 18 juin, le caporal [bombardier] Patrick Labrie, du 2e Régiment de la Royal Canadian Horse Artillery, s’est gravement blessé lors d’une « opération de saut aérien des forces d’intervention rapide dans le cadre de l’exercice Swift Response », au niveau de de l’aérodrome de Tchechniguirovo, près de Plovdiv, dans le sud de la Bulgarie. Malheureusement, le soldat canadien a succombé à ses blessures.

Selon des informations de la presse bulgare, l’accident s’est produit lors d’un saut de nuit à basse altitude. Trois autres parachutistes, dont un autre Canadien et deux Américains, se seraient également blessés après « avoir sauté trop près les uns des autres ». Mais leur état ne susciterait pas d’inquiétude.

« Je suis profondément attristé par la perte du bombardier Patrick Labrie. Non seulement sa mort est une douloureuse perte pour sa famille et ses amis, mais sa disparition est ressentie dans toute l’Armée canadienne et la communauté militaire. En notre nom et au nom des militaires de tous grades de l’Armée canadienne, l’adjudant-chef Stu Hartnell [le sergent-major] et moi offrons nos sincères condoléances à la famille et aux amis du Bombardier Labrie », a commenté le lieutenant-général Jean-Marc Lanthier, le commandant de l’Armée canadienne.

Le ministère canadien de la Défense a indiqué qu’une enquête a été confié à la police militaire. « Aucune autre information n’est disponible à l’heure actuelle », a-t-il conclu.

Source : Zone Militaire

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samedi 1 juin 2019

France Etats-Unis : Échange inédit de généraux entre l’armée de Terre et l’US Army...

Un général américain prendra bientôt les fonctions de commandant en second de la 3e Division dont l’état-major est installé à Marseille. Telle est l’annonce faite par l’US Army le 19 avril 2019. Dans le même temps, un général français rejoindra la 3e Division d’Infanterie basée à Fort Stewart, pour occuper les fonctions de « commandant adjoint chargé de l’état de préparation. »

Cette 3e Division d’infanterie américaine a été surnommée le « Rocher de la Marne » [Rock of the Marne] pour sa participation à la Seconde bataille de la Marne, en 1918.

Cet échange se fera dans le cadre du Military Personnel Exchange Program [MPEP], qui vise à « renforcer les liens d’amitié, de compréhension et d’interopérabilité entre les pays et leurs organisations militaires respectives. »

Actuellement chef de l’état-major de la Force de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], le général Hubert Couttereau a été désigné pour être affecté à Fort Stewart. Et c’est le général Todd R. Wasmund, commandant adjoint chargé du soutien de la 1ère Division d’Infanterie de Fort Riley que l’US Army a choisi pour rejoindre la 3e Division de l’armée de Terre.

Cet échange sera le deuxième consenti à un tel niveau par l’US Army, un premier ayant déjà été établi par cette dernière avec la British Army en septembre 2015. En clair, ce partenariat annoncé avec l’armée de Terre est inédit.

Selon l’US Army, les affectations au titre du MPEP durent de deux à trois ans. Le général Wasmund prendra ses fonctions à Marseille en 2020 tandis que le général Couttereau est attendu à Fort Stewart à partir de l’été prochain.

Cela étant, pour l’armée de Terre, ce genre de pratique n’est pas nouveau. En 2016, le général Nicholas Nottingham fut affecté à la 1ère Division, dont l’état-major est implanté à Besançon tandis qu’un général français devait traverser la Manche pour rejoindre la 1st Division de la British Army.

Source : Zone Militaire / Photo : US Africa Command

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lundi 13 mai 2019

PASSEX en Mer Rouge : Exercice d'interaction entre les porte-avions Charles de Gaulle et SS John Stennis...

Après avoir renforcé la force Chammal au Levant au titre de la mission Clemenceau, le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulles [Task Force 473] a quitté les eaux de la Méditerranée orientale pour celles de la mer Rouge. Et, une fois le Canal de Suez passé, il a retrouvé le porte-avions américain USS John Stennis et son escorte, pour un « PASSEX », c’est à dire un « exercice d’interaction » d’autant plus aisé à mener que la Marine nationale et l’US Navy cultivent une forte proximité dans le domaine des opérations aéronavales.

« Nous avons effectué un échange d’officiers, leur commandant des opérations [COMOPS] et leur amiral [le contre-amiral Olivier Lebas, le commandant de la TF 473, nldr] ont passé du temps à bord du John C. Stennis et notre amiral s’est rendu à bord du Charles de Gaulle. […] Nous avons également échangé des officiers d’appontage [comme] les deux porte-avions ont un équipement similaire [catapultes et brins d’arrêt, ndlr] », a expliqué le capitaine de frégate Desobry Bowens, le « CAG-Ops » du porte-avions américain.

Outre ces échanges, ce PASSEX a surtout consisté en une série d’exercices conjoints. Ainsi, les Rafale M et les F/A-18 Super Hornet ont « mené un entraînement au combat et au ravitaillement en vol ». Et les avions français ont également effectué des touch and go sur le pont de l’USS John C. Stennis. Des exercices de nuit ont aussi été au programme.

« Ce PASSEX avec le groupe du John C. Stennis, quelques jours seulement après son entrée en mer Rouge, souligne le retour du Charles de Gaulle à son plus haut niveau », a déclaré le capitaine de vaisseau de Saint Germain, le « pacha » du porte-avions français. « Ce type d’interaction est le meilleur moyen d’accroître notre interopérabilité avec nos allié américain », a-t-il dit, selon le site de l’US Navy.

« Nous ne sommes pas juste deux porte-avions qui se croisent en mer, nous travaillons ensemble », a-t-on fait valoir côté américain.

Ce PASSEX n’est pas le premier de la mission Clemenceau. Début mars, soit peu après avoir appareillé de Toulon, la TF 473 avait en effet rencontré le groupe aéronaval formé autour du porte-avions italien ITS Garibaldi. Pendant deux jours, les deux forces navales « ont réalisé des manœuvres opérationnelles dans de nombreux domaines de lutte ».

Un sous-marin de la Marina Militara tenta de prendre en défaut les capacités anti-sous-marines du groupe aéronaval français tandis que des avions AV-8B Harrier se mesurèrent aux Rafale M dans les airs. Enfin, des exercices impliquèrent la frégate Carabiniere.

« Cette coopération d’opportunité, menée alors que le GAN français poursuit son déploiement, permet de renforcer encore la connaissance mutuelle et l’interopérabilité avec l’Italie, partenaire essentiel de la France et acteur majeur en Méditerranée. Avec les frégates danoise Niels Juel et portugaise Corte Real intégrées au groupe aéronaval français, cette rencontre met en exergue la capacité de partenaires européens à œuvrer ensemble en mer », avait alors souligné la Marine nationale.

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 mai 2019

Burkina Faso : Deux commandos marine français tués pour libérer les otages !

"Morts pour la France au Burkina Faso"

Les 4 otages sont libres, 2 commandos français des forces spéciales sont morts !

Deux marins sont morts au cours de l’opération menée pour libérer ces otages, parmi lesquels figurent les deux ressortissants enlevés le 1er mai, a annoncé l’Elysée.

Quatre otages retenus au Sahel, dont les deux Français enlevés le 1er mai 2019 au Bénin, ont été libérés, a annoncé vendredi 10 mai l’Elysée dans un communiqué. Outre les ressortissants français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérées lors d’une opération militaire, menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux officiers mariniers français, membres du commandement des opérations spéciales, ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. Le président de la République « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », précise le communiqué.

« Je félicite l’ensemble des forces ayant mené cette opération complexe, ainsi que tous ceux qui y ont contribué : quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. « C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », y déclare-t-elle également. Des hommages réitérés dans un communiqué par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui a souligné le « concours direct de l’opération “Barkhane”, des forces armées burkinabées et le soutien en renseignement américain. 

Communiqué de Madame Florence PARLY, ministre des Armées

"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage".

Source : Ministère des Armées


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jeudi 9 mai 2019

Venezuela : Vers le déploiement d’un groupe aéronaval américain au large des côtes ?

Le 30 avril 2019, le chef de file de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président en janvier, avec la bénédiction – ou du moins la bienveillance – des États-Unis et d’autres puissances occidentales, a appelé à une insurrection militaire – appelée « opération liberté » – afin de renverser le régime de Nicolas Maduro, l’héritier du colonel Hugo Chavez.

Au Venezuela, pays économiquement exsangue malgré d’immenses réserves de pétrole, la haute hiérarchie militaire a la mainmise sur une grande partie des postes clés, que ce soit au sein du gouvernement ou des entreprises publiques. En outre, comme cela ne suffisait pas, l’armée contrôle aussi l’économie illégale [au point qu’elle est appelée le « cartel des soleils », en référence aux soleils brodés sur les uniformes de ses soldats]. Aussi, fallait-il à M. Guaido négocier avec les personnalités les plus en vue du régime. Ce qui a été fait, avec le soutien discret des États-Unis.

En effet, selon John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, « des figures politiques clé du régime négociaient depuis ces trois derniers mois avec l’opposition » avaient pris l’engagement d' »œuvrer pour transférer le pouvoir vers le président par intérim Juan Guaido ». Une version confirmée par le général Manuel Ricardo Cristopher Figueras, désormais ex-chef du SEBIN, le service de renseignement vénézuélien. « J’ai découvert que plusieurs personnes de confiance autour du président négociaient avec l’opposition dans son dos », a-t-il en effet écrit dans une lettre publiée peu avant sa destitution, le 2 mai.

Le secret de ces discussions entre des membres du premier cercle de Maduro et l’opposition a-t-il été éventé au point de précipiter les événements? Ou bien ont-ils fait marche arrière au dernier moment ? Toujours est-il que l’opération « Liberté » a échoué. Et tandis que de violents heurts éclataient à Caracas entre manifestants pro-Guaido et les forces de l’ordre, le successeur de Hugo Chavez a dénoncé une « escarmouche putschiste. »

Le 2 mai, lors d’une visite de Fort Tiuna, la principale caserne du pays, et fort du soutien de la Russie, de la Chine, de l’Iran et de la Turquie, M. Maduro est passé à l’offensive. « Oui, nous sommes en plein combat, le moral doit être au maximum dans cette lutte pour désarmer tous les traîtres, tous les putschistes », a-t-il asséné devant 4.500 soldats.

« La répression brutale du peuple vénézuélien doit s’achever et doit s’achever rapidement. […] Les gens ont faim. Ils n’ont pas de nourriture, ils n’ont pas d’eau dans ce qui fut l’un des pays les plus riches du monde », a répondu le président Trump, qui a déjà mis sur la table, et à plusieurs reprises, l’idée d’une intervention militaire au Venezuela. Une option rappelée par Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine. « Une intervention militaire est possible. Si c’est nécessaire, c’est que ce feront les États-Unis », a-t-il assuré.

La crise politique et économique au Venezuela suscite des tensions migratoires qui risquent de déstabiliser les pays voisins. En outre, pour Washington, et au-delà des aspects énergétiques et économiques, la proximité qu’affiche le régime de M. Maduro, notamment sur plan militaire, avec la Russie, l’Iran voire la Chine pose un problème…

Quoi qu’il en soit, en juillet 2018, M. Maduro avait demandé aux forces armées vénézuéliennes de se « préparer à une invasion américaine ». Un appel qu’il a renouvelé le 4 mai, en évoquant l’éventualité d’une attaque de « l’empire nord-américain », lors de l’inspection d’une base dans l’État de Cojedes.

En tout cas, de son côté, le Pentagone se prépare à toutes les éventualités. Son chef, Patrick Shanahan, a même annulé un déplacement en Europe à cause de la situation au Venezuela. Le 4 mai, il a tenu une réunion pour évoquer cette dernière avec Mike Pompeo, John Bolton et l’amiral Craig Faller, qui tient les rênes pour l’Amérique du Sud [Southcom].

« Nous avons une série complète d’options adaptées à certaines circonstances », a déclaré M. Shanahan, à l’issue de cette réunion. « Au fur et à mesure que les conditions changent [sur le terrain], nous faisons des modifications et des ajustements », a-t-il ajouté, sans vouloir en dire davantage.

Ayant rappelé les propos de M. Trump, selon lequel « toutes les options » sont sur la table », M. Shanahan a dit que « Toutes, ça veut dire toutes ». Et de continuer : « Je veux éviter d’entrer dans les détails de ce que nous pourrions faire ou pas, mais il faut comprendre que nos plans […] ont de la profondeur. »

L’une de ces options pourrait être un déploiement de forces navales au large du Venezuela, laquelle a été suggérée par Lindsey Graham, l’influent sénateur république qui préside le comité des Forces armées. En effet, il a plaidé pour l’envoi d’un groupe aéronaval dans la région. « Cuba, la Russie envoient des troupes pour soutenir Maduro au Venezuela … pendant que nous parlons/sanctionnons. Où est notre porte-avions? », a-t-il demandé.

Interrogé sur une telle éventualité, M. Shanahan a seulement fait remarquer qu’il « y a beaucoup d’eau par là-bas », c’est à dire au Venezuela.

En tout cas, il n’est pas question – a priori, du moins – pour Washington d’avoir recours à des sociétés militaires privées [SMP], comme la Russie a été accusée de l’avoir fait en janvier. Pourtant, un tel plan a été mis sur la table par Erik Prince, le fondateur de la SMP Blackwater [devenue Academi]. Selon Reuters, qui a eu vent de son projet, ce dernier comptait déployer 4.000 à 5.000 mercenaires recrutés en Amérique latine pour mener des actions clandestines au Venezuela, en soutien à Juan Guaido. Pour cela, il demandait une enveloppe de 40 millions de dollars. Mais, malgré sa proximité avec le chef de la Maison Blanche, il n’a pas obtenu le feu vert pour une telle opération.

Source : Zone Militaire

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dimanche 24 février 2019

Syrie : Retour de jihadistes français par l’entremise des forces américaines ?

Apparu, un fusil d’assaut dans les mains, dans une vidéo de propagande diffusée par Daesh en novembre 2014, Quentin L. alias « Abou Ossama Al-Faranci », avait brûlé son passeport après avoir appelé ses co-religionnaires à rejoindre le « califat » autoproclamé. Moins de cinq ans plus tard, il pourrait faire partie des jihadistes français susceptibles d’être rapatriés de Syrie…

La question du retour de ces ressortissants français ayant pris les armes contre leur pays est devenue plus épineuse qu’elle l’était auparavant, notamment à cause de la perspective du retrait militaire américain – et donc de celui de la coalition anti-jihadiste – de Syrie.

Jusqu’à présent, la position des autorités françaises était simple, même si elle pouvait prêter le flanc à un recours en justice, comme celui déposé en janvier 2018 par les avocats d’Émilie König, une militante de Daesh, capturée par les Forces démocratiques syriennes [FDS].

« Si nous agissons dans le cadre de la légalité internationale, nous prenons en charge toute personne sur le territoire français, pour autant nous n’irons pas les chercher où ils sont », avait ainsi expliqué Nicole Belloubet, la ministre de la Justice.

« Beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d’affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé », avait ajouté Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien donné à Libération.

Seulement, le désengagement américain de Syrie, qui devrait être terminé d’ici avril prochain, change la donne, en ce sens que les FDS, auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, pourraient faire l’objet d’une offensive lancée par la Turquie dans le nord de la Syrie. Se pose le dilemme : rapatrier les jihadistes français et leurs familles, les laisser à eux-mêmes, quitte à ce qu’ils puissent échapper à tout contrôle et constituer ainsi une menace, ou bien encore les laisser aux mains d’un régime [syrien en l’occurrence] qui pourraient les utiliser comme moyen de pression?

Aussi, la première option est-elle privilégiée. Ce qui donne lieu à beaucoup de commentaires [et à des débordements, dont l’ex-journaliste Nicolas Hénin, ancien otage de Daesh, a fait les frais…]. Or, d’après une information donnée par BFMTV et confirmée par l’AFP, l’un des scénarios envisagés serait de rapatrier les jihadistes français avec le concours des forces armées américaines.

« Les forces spéciales américaines, qui ont déjà rapatrié une dizaine de ressortissants américains sur leur territoire, vont donc extraire ces Français des camps détenus par les Kurdes, les regrouper et les mettre dans des avions. Les Américains les raccompagneront également jusqu’en France. A bord des appareils, aucune escorte française, mais des gendarmes du GIGN sur le tarmac pour les réceptionner », a en effet avancé BFMTV.

Ce plan prévoit le rapatriement de 150 individus, dont une cinquantaine de majeurs [hommes et femmes] et une centaine d’enfants, dont certains en bas âge. Et il pourrait se dérouler en deux temps. Ainsi, un premier avion transportant des figures « sensibles » de Daesh actuellement détenues par les Kurdes, ainsi que des combattants, devrait atterrir en France [sur la base aérienne de Villacoublay?] d’ici quelques semaines. Et il sera suivi par un second vol, qui, cette fois, concernerait les mineurs.

« Un fois sur le sol français, les majeurs qui font l’objet d’un mandat d’arrêt international seront directement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme afin d’être mis en examen. Les autres seront d’abord placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI] à Levallois-Perret. La justice aura à charge d’évaluer, au cas par cas, les suites à donner dans chaque dossier », explique BFMTV.

Une source gouvernementale a confirmé l’existence d’un tel scénario auprès de l’AFP. Du moins a-t-elle indiqué qu’il est « fortement envisagée », même si aucune décision définitive n’a encore été prise. « Parmi les options possibles, il y a aussi le maintien [des jihadistes français] sur le territoire syrien », a-t-elle ajouté.

Quoi qu’il en soit, et sans revenir sur les options en cours d’examen, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a une nouvelle fois assuré, depuis Dreux, ce 8 février, que tout jihadiste de retour en France « fera l’objet d’une interpellation, sera présenté à la justice, sera sanctionné. »

Source: Zone Militaire - Photo : Site Intelligence

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lundi 14 janvier 2019

Turquie : Menace voilée, si la France protege les milices YPG kurdes de Syrie, ça « ne sera bénéfique pour personne »...

Menace voilée de la Turquie - Si Paris persiste à protéger les milices kurdes syriennes, alors ce « ne sera bénéfique pour personne »...

Si le ministère des Armées rechigne à le reconnaître officiellement en raison de la confidentialité qui entoure leurs missions [*], les forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des milices kurdes syriennes, qui sont à la pointe du combat contre l’État islamique [EI ou Daesh]. Cette présence a été attestée par un certain nombre de photographies et de vidéos diffusés via les réseaux sociaux et même confirmée par James Mattis, le chef du Pentagone, qui a démissionné de son poste après l’annonce de M. Trump visant à mettre un terme aux opérations militaires américaines en Syrie.

Cette décision est un feu vert donné à la Turquie pour mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, considérées comme « terroristes » à Ankara, à cause de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK].

D’où l’embarras des membres de la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, et dont la France fait évidemment partie. « Un allié se doit d’être fiable », a ainsi commenté le président Macron, critiquant ainsi la décision du chef de la Maison Blanche.

La France « partage l’inquiétude des forces kurdo-arabes », fit savoir, plus tôt, la présidence française. La décision de M. Trump « revient, si on la prend à la lettre, à livrer à elles-mêmes les troupes arabo-kurdes et les populations » mais elle « ne saurait être le prélude à une offensive turque », avait ajouté l’Élysée.

Déjà, en mars 2018, alors que M. Trump avait ouvertement évoqué un retrait américain de Syrie, le président Macron avait assuré les Forces démocratiques syriennes, dont les milices kurdes constituent l’épine dorsale, du « soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daesh dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien. »

En réponse, l’agence de presse semi-officielle turque Anadolu avait alors publié une carte sur laquelle étaient désignées les positions présumées des forces spéciales françaises en Syrie. Ce qui avait été vu comme une possible « mise en garde » des autorités turques à l’égard de la France.

Ce 25 décembre, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a adressé une menace voilée à Paris. « Ce n’est un secret pour personne que la France soutient les YPG [milices kurdes syriennes, ndlr]. [M.] Macron a rencontré leurs représentants », a-t-il commencé par rappeler, selon l’agence Anadolu.

« Nous n’avons pas d’information sur l’envoi de nouveaux soldats [français] mais ils maintiennent leur présence actuelle. S’ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne », a ensuite affirmé le chef de la diplomatie turque.

Une éventuelle offensive turque contre les FDS détournera inévitablement ces dernières du combat contre Daesh… Et elle risque de provoquer la libération des jihadistres faits prisonniers au cours de ces derniers mois… Avec tout ce que cela peut impliquer au niveau sécuritaire.

Pour rappel, et outre la présence de forces spéciales aux côtés des milices syriennes, le dispositif militaire français pour la Syrie s’appuie sur des moyens d’artillerie [TF Wagram], déployés à la frontière irako-syrienne, ainsi que sur des capacités aériennes, lesquelles reposent notamment sur des Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

[*] Toutefois, Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées [mai/juin 2017], avait vendu la mèche sur les ondes d’Europe1

Source : Zone Militaire


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jeudi 10 janvier 2019

Syrie : Donald Trump déclare que les alliés ne « profiteront » plus des États-Unis... Une désertion « en coordination » ?

La décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie – et donc de mettre un terme à leurs opérations contre l’État islamique [EI ou Daesh] qu’il juge vaincu alors que ce n’est pas encore le cas – a provoqué du désarroi parmi les alliés des États-Unis… Et la démission de James Mattis, le chef du Pentagone.

Dans la lettre adressée à M. Trump pour justifier son départ, l’ex-général des Marines a estimé qu’il fallait « traiter les alliés avec respect ». Chose que le chef de la Maison Blanche s’est gardé de faire depuis le début de son mandat, notamment en critiquant vertement les membres de l’Otan pour la faiblesse de leurs dépenses militaires (NDLR : ce qui n'est pas totalement inexact), ou encore en prenant des décisions sans la moindre concertation préalable.

« Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés » et « être allié, c’est combattre épaule contre épaule », a d’ailleurs fait valoir le président Macron, après avoir dit « regretter très profondément » la décision de son homologue américain au sujet de la Syrie.

L’attitude de M. Trump indispose même jusque dans les rangs du Parti républicain. « Je suis juste triste pour notre pays. Je suis triste pour les relations abîmées avec les pays qui ont été avec nous », a ainsi commenté Bob Corker, le chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Sénat. Ténor du Grand Old Party [GOP], le sénateur Lindsey Graham a parlé de « tache sur l’honneur des États-Unis ».

Pour autant, ces commentaires ne sont pas de nature à faire ciller M. Trump. « Aux quelques sénateurs qui pensent que je n’aime pas ni apprécie être allié avec d’autres pays, ils ont tort, J’AIME BIEN », a-t-il fait savoir, via Twitter, le 24 décembre. « Ce que je n’aime pas en revanche, c’est quand nombre de ces mêmes pays profitent de leur amitié avec les États-Unis, à la fois pour la Protection militaire et le Commerce », a-t-il ajouté.

« Le général Mattis ne voyait pas ça comme un problème. Moi si, et c’est en train d’être réglé », a encore affirmé M. Trump.

Lors du dernier sommet de l’Otan, à Bruxelles, en juillet dernier, le président américain avait demandé si les Alliées allaient « rembourser les États-Unis » pour la protection que ces derniers leur avait donné depuis près de 70 ans… Est-ce à dire que cette question va encore revenir sur le tapis en 2019?

Pour rappel, et jusqu’à présent, seuls les États-Unis ont fait jouer la clause de défense collective de l’Otan [article 5], après les attentats du 11 septembre 2001. Et depuis près de 30 ans, de nombreux Alliés ont été de toutes les coalitions dirigées par Washington… Enfin, M. Trump oublie aussi que l’industrie américaine de l’armement profite pleinement de ce jeu d’alliances, avec un chiffre d’affaires de 226,6 milliards de dollars en 2017, soit 57% du marché mondial.

Source : Zone Militaire

Un retrait en coordination avec nos alliés

Récemment, début janvier, un responsable du département d’État a précisé le retrait annoncé par Donald Trump fin décembre 2018.

«Nous n’avons aucun délais pour le retrait de nos troupes de Syrie. Le Président a pris la décision de retirer nos militaires, mais cela sera fait d’une manière pesée et en étroite coordination avec nos alliés et partenaires»

Les États Unis souhaitent maintenir une certaine pression sur l'EI et éviter de créer un vide pour les terroristes de Daech encore présent sur le terrain.

Ce 10 janvier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en voyage au Caire, interrogé par un journaliste l'AFP sur le retrait de Syrie, déclare que l’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie : « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant ».

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dimanche 30 décembre 2018

États-Unis : Réduction de 10% de leurs effectifs militaires en Afrique

Le principe avait été adopté. Restait à en connaître l’ampleur. Ce qui est désormais chose faite. Ainsi, le 15 novembre, les États-Unis ont annoncé leur intention de réduire leurs effectifs militaires déployés dans différents pays africains d’environ 10% « au cours des prochaines années ». Actuellement, 7.200 soldats américains sont présents en Afrique, en particulier au Niger, à Djibouti et en Somalie.

« Nous allons réaligner nos ressources en contre-terrorisme et nos forces opérant en Afrique au cours des prochaines années pour garder une position compétitive à travers le monde », a en effet expliqué Candice Tresch, une porte-parole du Pentagone.

Cette mesure entre dans le cadre de la nouvelle stratégie américaine qui, publié au début de cette année, donne la priorité à la réponse à apporter aux « défis » posés par la Russie et la Chine, qualifiées de « puissances révisionnistes ». La lutte contre le terrorisme passera ainsi au second plan.

« En changeant la posture de nos forces, nous allons donner la priorité à la préparation au combat dans des conflits majeurs, ce qui nous rendra stratégiquement prévisibles pour nos alliés mais opérationnellement imprévisibles pour tous nos adversaire », avait expliqué James Mattis, le chef du Pentagone.

Pour autant, il n’est pas question pour Washington de ne plus s’intéresser au contre-terrorisme, dans la mesure où cette réduction d’effectifs ne devrait pas concerner des pays tels que la Somalie et Djibouti [qui occupe, par ailleurs, une place stratégique].

« Nous allons préserver une majorité de notre coopération sécuritaire, des partenariats et programmes en Afrique qui renforcent nos réseaux de partenaires et améliorent les capacités et les programmes en cours des partenaires », a expliqué Candice Tresch.

A priori, il s’agirait donc de revenir à la posture qu’avaient les forces américaines il y a une petite dizaine d’années, laquelle consistait à apporter un soutien aux armées africaines dans le domaine du contre-terrorisme via des formations et des entraînements conjoints [initiative Pan Sahel en 2002, puis partenariat trans-Sahara pour l’anti-terrorisme, TSCP, à partir de 2005, ndlr]. Ce qui n’a pas toujours été couronné de succès, notamment au Mali.

Selon toute vraisemblance, les forces spéciales présentes sur le continent africain seraient les principales concernées par cette réduction d’effectifs annoncée par le Pentagone. Un tel mouvement a été annoncé en août dernier par le général Thomas Waldhauser, le chef de l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique. À l’époque, il était question d’une réduction de 50% du nombre d’opérateurs engagés d’ici trois ans.

Source : Zone Militaire

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jeudi 25 octobre 2018

Etat islamique : Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

Tentative d'implantation de l’État islamique : au Sahel-Sahara
Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

À l’origine, la France souhaitait placer la Force conjointe du G5 Sahel sous un mandat des Nations unies afin de faciliter son financement et, donc, son déploiement. Seulement, les États-Unis s’y opposèrent et les diplomates durent revoir leur copie. Au plus obtinrent-ils, en décembre 2017, un soutien logistique de la part de la Mission de l’ONU au Mali [MINUSMA].

Cela étant, quelques semaines plus tôt, et alors qu’il manquait 423 millions d’euros pour lancer cette force anti-jihadiste commune au Mali, au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et à la Mauritanie, les États-Unis annoncèrent leur intention d’accorder à cette dernière une enveloppe de 60 millions de dollars. À l’époque, quatre membres des forces spéciales américaines venaient d’être tués lors d’une embuscade tendue au Niger par une katiba de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Depuis, les fonds promis à cette force conjointe lors de deux conférences de donateurs ont toujours du mal à être débloqués… Ce qui fait qu’elle n’a toujours pas été déclarée opérationnelle et que la situation se dégrade dans certains secteur, comme dans le nord du Burkina Faso.

Mais, visiblement, la ministre française des Armées, Florence Parly, a obtenu des assurances de la part de son homologue américain, James Mattis, avec lequel elle s’est entretenu ce 2 octobre, à Paris.

Ainsi, selon Mme Parly, le chef du Pentagone lui aurait donné l’assurance que « l’aide que les États-Unis ont l’intention d’apporter à la force conjointe G5 Sahel serait très significativement augmentée par rapport à ce qui avait été initialement prévu ».

« Nous sommes persuadés que l’amélioration des conditions de sécurité dans la région passe d’abord par la capacité de ces États à restaurer eux-mêmes cette sécurité […] ce qui suppose aussi que la force conjointe du G5 Sahel puisse devenir opérationnelle, qu’elle soit équipée » et « c’est à cet effet que les États-Unis ont, je le crois monsieur le ministre, décidé de renforcer leur soutien et leur aide financière », a-t-elle ajouté sans plus de précision sur la nature et le niveau de cette aide.

Quoi qu’il en soit, M. Mattis a confirmé que la force française Barkhane continuerait à bénéficier d’un soutien américain [notamment dans les domaines du ravitaillement en vol et du renseignement, ndlr]. Un soutien « précieux », a souligné Mme Parly. « Ce sont grâce à ces gestes, grâce à cette cohésion, aussi, que le terrorisme sait qu’il n’aura aucun répit et que nous sommes déterminés à le terrasser », a-t-elle insisté.

« Nous soutenons les efforts conduits par la France auprès des troupes africaines et nous n’avons aucune intention de réduire ce soutien », a ainsi affirmé le secrétaire américain à la Défense.

Pour rappel, les forces américaines disposent de bases dans la bande sahélo-saharienne, en particulier au Niger, d’où elles mettent en œuvre des drones Reaper potentiellement armés. En outre, d’après le New York Times, la CIA serait également présente sur la base nigérienne de Dirkou, d’où elle mènerait des missions de surveillance et de renseignement en Libye.

Par ailleurs, M. Mattis a également affirmé que les États-Unis « ont démontré qu’ils continuaient à faire preuve d’une détermination inébranlable dans leur engagement dans l’Alliance atlantique », alors que le président Trump ne ménage pas ses critiques à l’endroit de cette dernière. En cause : les dépenses militaires de certains des pays membres, qu’il juge trop faibles.

Mais, ajouté le chef du Pentagone, à l’issue d’un entretien avec le président Macron, « les actes parlent plus fort que les mots. »

« L’Otan est le fondement de notre défense collective. Les État-Unis font du partage du fardeau une priorité, c’est aussi une priorité française. Il en va d’un meilleur fonctionnement pour toute l’Alliance atlantique », a rappelé Mme Parly, pour qui « l’Europe n’est pas une partie du problème, l’Europe est une partie de la solution ».

Source : Zone Militaire


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samedi 8 septembre 2018

Technologie : De la soie artificielle d’araignée pour les parachutes et les gilets pare-balles de l'US Air Force

En 2016, l’unité de recherche de l’US Army a confié un contrat – confirmée l’année suivante – à la société Kraig Biocraft Laboratories, afin de mener des recherches sur la soie d’araignée, un matériau aux propriétés étonnantes.

En effet, trois fois plus résistantes que le Kevlar, utilisé pour confectionner les gilets pare-balles, la soie d’araignée peut supporter une masse de plus de 45 tonnes par cm² tout en conservant son extrême légèreté et sa flexibilité.

Seulement, disposer de suffisamment de ce matériau pour fabriquer des effets protecteurs à grande échelle n’est pas une chose aisée. Entretenir un élevage d’araignée n’est pas la solution : son rendement serait beaucoup trop faible.

D’où l’appel à Kraig Biocraft Laboratories, qui utilise des vers à soie génétiquement modifiés avec de l’ADN d’araignée. Cependant, d’autres moyens ont été étudiés pour obtenir de la soie d’araignée en grande quantité.

Comme celui imaginé par Thomas Scheibel, un biochimiste allemand qui a cofondé l’entreprise AMSilk, adossée à l’Université technique de Munich (TUM). Sans entrer dans les détails, son concept repose sur la modification génétique de bactéries E. coli avec des gènes de l’épeire diadème (araignée de jardin). La soie d’araignée peut ensuite être obtenue en grande quantité via un processus mécanique complexe qui lui a demandé plusieurs années de recherche.

Mais l’Air Force Research Laboratory [AFRL], en association avec l’Université de Purdue, compte aller plus loin en étudiant « les propriétés de refroidissement et de régulation de la température de la soie naturelle afin de l’appliquer aux fibres synthétiques telles que la soie d’araignée artificielle. »

Pour cela, les chercheurs entendent exploiter un processus appelé « refroidissement radiatif passif » qui serait propre à la soie. En clair, ce matériau permettrait à un objet de perdre naturellement de sa chaleur par rayonnement infrarouge. « Pendant les chaudes journées d’été, la (température de la) soie chute de 10 à 15 degrés Fahrenheit par rapport aux matériaux réfléchissants », explique le communiqué de l’US Air Force.

« Comprendre la soie naturelle nous permettra de concevoir des fibres multifonctionnelles avec des possibilités exponentielles. Les fibres ultra-résistantes surpassent les caractéristiques mécaniques de nombreux matériaux synthétiques ainsi que celles de l’acier », a fait valoir le Dr Augustine Urbas, en charge de cette étude.

Les applications sont nombreuses. La première est, évidemment, la conception de gilets pare-balles à la fois plus résistants, plus légers et donc plus confortables. Les tentes utilisées en opération pourraient également être fabriquées avec un tel matériau, ce qui offrirait un environnement « plus frais » aux aviateurs américains.

En outre, la soie d’araignée artificielle permettrait à l’US Air Force de disposer de parachutes plus solides, donc capables de porter des charges plus lourdes qu’actuellement.

« Les estimations indiquent que, bien que la soie d’araignée artificielle peut coûter initialement deux fois plus que le Kevlar, sa légèreté, sa force incroyable, son élasticité et sa capacité d’ adaptation potentielle pour d’autres besoins sont les caractéristiques qui améliorent son attrait commercial », fait valoir l’AFRL.

Source : Zone Militaire

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mercredi 22 août 2018

Venezuela : Pays de millionnaires, mais ...

Les États-Unis vont envoyer un navire hôpital au large de la Colombie pour soigner les réfugiés vénézuéliens.

Les États-Unis vont envoyer un navire hôpital au large des côtes de la Colombie pour soigner les nombreux réfugiés Vénézuéliens.

Et pour cause, au regard de l’inflation galopante [1.000.000 % d’ici la fin de l’année, selon les estimations] qui caractérise l’économie du pays. Ainsi, le salaire minimum est de 5,9 millions de bolivars, soit de quoi acheter un kilo de viande. Avec 90% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, cette débâcle économique a déjà fait fuir, selon les chiffres de l’ONU, 2,3 million de Vénézuéliens depuis 2016, notamment vers la Colombie et le Brésil.

Et cela donne lieu à des tensions, comme le 18 août 2018, dans l’État brésilien de Roraima, où des camps de réfugiés vénézuéliens ont été attaqués par les locaux après l’agression présumée d’un commerçant. En réponse, Brasilia a annoncé l’envoi de renforts militaires à la frontière avec le Venezuela.

Avec les troubles au Nicaragua et le désastre économique au Venezuela, l’Amérique du Sud est confrontée à des tensions migratoires de plus en plus marquées. Certains pays ont pris des mesures fermes, comme l’Équateur et le Pérou, où 20.000 Vénézuéliens sont entrés au cours de ces derniers jours.

Mais c’est la Colombie qui est l’un des pays les plus concernés, avec la présence de plus de 800.000 Vénézuéliens bénéficiant d’un droit de séjour temporaire. Et Bogota a du mal à faire face à cet afflux de réfugiés, en particulier dans le domaine sanitaire.

D’où l’annonce faite par le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lors de sa tournée en Amérique du Sud, cette semaine, selon laquelle les États-Unis envisageaient d’envoyer, au large de la Colombie, le navire hopital USNS Comfort, dans le cadre d’une « mission humanitaire ».

Pouvant accueillir des hélicoptères d’évacuation sanitaire et de transport lourd lui donnant la capacité d’installer des hôpitaux de campagne, cet ancien pétrolier civil converti en navire-hôpital en 1987 a une capacité totale de 1.000 lits. Il dispose de 12 salles d’opérations, d’une unité de soins intensifs et d’une pharmacie.

Toutefois, ce déploiement de l’USNS Comfort n’a pas manqué d’être critiqué… Ainsi, Evo Morales, le président de la Bolivie, a dit y voir le début d’une opération militaire américaine contre le Venezuela.

« Nous condamnons l’opération secrète des États-Unis qui vise à envahir l’Amérique latine avec l’excuse d’une ‘aide humanitaire’ pour nos frères vénézuéliens et l’envoi d’un navire du Pentagone en Colombie. L’USNS Comfort, capable de transporter des hélicoptères de guerre, est une menace contre le Venezuela », a en effet affirmé, sans rire, M. Morales, via Twitter.

Le 17 août, M. Mattis a indiqué que le nouveau président colombien, Ivan Duque, avait accepté le déploiement de l’USNS Comfort, lors d’une discussion ayant eu lieu dans la matinée.

« Non seulement ils [les Colombiens] en ont accepté le principe mais ils ont aussi donné des détails sur la meilleure façon de concevoir la mission dans la région », a indiqué M. Mattis. « Nous n’envoyons pas de soldats, nous envoyons des médecins », a-t-il par ailleurs insisté.

« Nous allons aller là où le besoin est le plus grand », a précisé le chef du Pentagone, en excluant, évidemment, tout déploiement de l’USNS Comfort dans les eaux vénézuéliennes. Ce navire pourrait toutefois se rendre dans d’autres pays sud-américains, également confrontés au problème des réfugiés.

Source : Zone Militaire

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Ndrlr : Déjà en proie à une crise économique et financière sans précédent le Venezuela, vient de subir  mardi après-midi, un fort séisme de magnitude 7,3, heureusement, semble-t-il sans faire de victime...

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