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Tag - Etats Unis - USA

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lundi 31 juillet 2017

Syrie : Une agence turque a révélé les positions des forces spéciales françaises et américaines

Pour le moment, le ministère des Armées n’a pas réagi officiellement, contrairement au Pentagone. Et pourtant, l’affaire n’est pas anodine. En effet, l’agence de presse pro-gouvernementale turque Anadolu a dévoilé, le 17 juillet 2017, les positions occupées par les forces spéciales françaises et américaines dans le nord de la Syrie, ce qui compromet évidemment la sécurité de ces dernières.

Au total, Anadolu a donné l’emplacement de 2 aérodromes et surtout de 8 avant-postes, dont un où se trouveraient 200 militaires américains et 75 commandos français. Ce dernier serait située à une trentaine de kilomètres au nord de la ville de Raqqa, le fief syrien de l’État islamique (EI ou Daesh), actuellement visé par une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Un autre, situé près de Kobané, servirait à intercepter ou à brouiller les communications des jihadistes.

Selon Anadolu, ces installations militaires seraient notamment utilisées pour apporter un soutien aux Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui constituent l’épine dorsale des FDS. Seulement, Ankara les considère comme des éléments terroristes, en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Pour les États-Unis, que de telles informations sensibles puissent être diffusées par une agence officielle d’un allié de l’Otan est inacceptable.

« Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’Otan mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles », a fait valoir Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. « Nous avons fait part de nos inquiétudes au gouvernement turc », a-t-il ajouté, en refusant, évidemment, de confirmer l’exactitude des informations données par Anadolu.

Mais plus encore, pour le Pentagone, cette attitude « expose les forces de la coalition à des risques inutiles et pourrait mettre en péril des opérations visant à vaincre l’EI. » Et d’insister : « Si nous ne sommes pas en mesure d’identifier les sources qui sont à l’origine de cette dépêche, nous serions très préoccupés si elles provenaient d’un allié de l’Otan qui mettrait nos forces en danger en toute connaissance de cause. »

Source : Zone Militaire

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samedi 22 juillet 2017

Afghanistant EI-K : Espérance de vie raccourcie pour les chefs jihadistes de Daesh-Khorasan

L’espérance de vie des chefs de l’EI-Khorasan, la branche afghano-pakistanaise de l’État islamique, n’est pas longue. À peine trois jours après avoir été désigné pour diriger les opérations de l’organisation jihadiste, Abou Sayed a été tué lors d’un bombardement américain effectué dans la province de Kunar, dans l’est de l’Afghanistan.

« Les forces américaines ont tué Abou Sayed », chef de l’EI-K, lors d’une « frappe sur le quartier général du groupe » jihadiste le 11 juillet 2017, a ainsi annoncé Dana White, une porte-parole du Pentagone. Ce raid aérien « a également tué d’autres membres de l’EI-K et va considérablement perturber les objectifs du groupe terroriste d’intensifier sa présence en Afghanistan », a-t-elle ajouté.

« C’est évidemment une victoire de notre côté pour ce qui est de les repousser. C’est la bonne direction », a, de son côté, réagi l’ex-général James Mattis, le chef du Pentagone. « Nous allons continuer jusqu’à ce qu’ils soient anéantis », a commenté le général américain John Nicholson, qui commande la mission de l’Otan Resolute Support et le contingent américain déployé en Afghanistan, en référence aux membres de l’EI-K, dont le nombre est estimé à moins d’un millier.

En un peu plus d’un an, Abou Sayed est le troisième chef de l’EI-K à avoir été éliminé par les forces américaines et afghanes. En juin 2016, le premier « émir » de l’organisation jihadiste, Hafiz Saeed Khan, un ancien membre du mouvement taleb pakistanais [ndlr, Tehrik-e Taliban, TTP], ayant fait allégeance au chef de l’EI, Abu Bakr al-Baghdadi, deux ans plus tôt, a été tué par une frappe américaine menée dans le district d’Achin, situé dans la province de Nangarhar.

Son successeur, Abdul Hasib, a ensuite été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines et afghanes conduite le 27 avril dernier, également dans la province de Nangarhar. « C’est le second émir de l’EI que nous tuons en neuf mois avec des dizaines d’autres chefs et des centaines de leurs combattants. Depuis plus de deux ans, l’EI-K mène une campagne barbare d’assassinats, de tortures et de violences contre la population afghane », avait commenté, à l’époque, le général Nicholson.

Seulement, l’élimination des cadres de l’EI-K n’empêche pas l’organisation jihadiste de progresser. En juin, elle a ainsi chassé le mouvement taleb afghan des montagnes de Tora Bora, dans le sud-est de la province de Nangarhar. La frappe qui a permis d’éliminer Abou Sayed montre qu’elle s’est donc implantée dans celle de Kunar, plus au nord.

Source : Zone Militaire

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dimanche 9 juillet 2017

Mossoul : Libération imminente du joug de Daech !

Mossoul : Deach perd la capitale historique de l'Etat islamique !

Après presque un an de combats, la reprise de Mossoul à l’organisation Etat islamique (EI) par l’armée irakienne laisse entrevoir un Etat ébranlé, un paysage politique divisé, qui pourrait faire rapidement basculer, de nouveau, le pays dans le chaos, explique Hosham Dawod, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Irak.

Qu’est-ce que la reprise de Mossoul signifie pour l’organisation Etat islamique et son avenir ?

C’est une défaite majeure, elle a perdu sa capitale historique et symbolique. On ne peut pas pour autant dire que le jihadisme est terminé. Il se métamorphosera, s’adaptera. Il faudra encore beaucoup de temps pour en venir à bout, à condition d’apporter de bonnes solutions politiques, en Irak et dans la région. C’est ce qui fait défaut aujourd’hui.

L’EI a-t-il été militairement défait dans l’ensemble de l’Irak ?

Il reste certains bastions importants dans le désert, des vallées, des lieux reculés, des bases arrières. Mais l’EI n’a plus de grandes villes en Irak. Ses ressources économiques ont été largement réduites. L’organisation, traquée un peu partout, n’a pas perdu pour autant sa capacité de nuisance et reste redoutable, avec énormément de savoir-faire et des réseaux qui fonctionnent encore, des ressources financières, des armes, et des hommes dévoués, prêts à se donner la mort en tuant le maximum de personnes. Mais après les défaites sur le terrain, l’EI va sûrement être obligé de changer. Jusqu’alors, il était une organisation territoriale, avec la visée de devenir un Etat, doté d’institutions et d’une forme primaire d’administration. Les jihadistes sont de nouveau réduits à une armée de l’ombre. Beaucoup de combattants vont rentrer chez eux, aux Philippines, en Tchétchénie, en Libye, où ils travailleront à développer le terrorisme régional, en projetant le mode opératoire de l’EI, qui n’est pas un réseau avec des branches et un centre de décision international.

La reprise de Mossoul va-t-elle renforcer l’autorité du gouvernement irakien actuel ?

Certainement, mais le pouvoir reste très divisé. Le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, avoue que les trois ans de reconquête des 35 % de territoires conquis par l’EI ont été très difficiles, dans un contexte économique dramatique, tandis que la communauté internationale reprochait à Bagdad de mal gérer ses dossiers internes. Malgré tout, l’Irak, qui n’avait plus d’armée, avec des militaires mal formés et corrompus, s’est relevé de ses cendres. Le pays a réussi, avec l’aide de ses alliés, surtout les Etats-Unis, non seulement à regagner la quasi-totalité de son territoire, mais aussi à former une armée très bien entraînée, devenue une des meilleures de la région. Mais les effectifs ne sont pas suffisants.

Que va devenir Mossoul, en grande partie détruite ?

Il y a peu de moyens pour la reconstruction. L’argent n’arrivera pas demain. Et quand bien même, comment l’employer dans cette situation hostile ? Aujourd’hui, Mossoul est libérée, c’est vrai, meurtrie, et gérée par diverses forces, quelquefois en concurrence. Il y a des corps de l’armée irakienne qui ne sont pas toujours bien coordonnés entre eux. La force sunnite sur place essaye parfois de jouer solo, parfois de se rapprocher du gouvernement irakien, ou encore de l’armée turque, ou bien ils n’obéissent qu’aux Américains. Quant au gouvernorat, il est largement discrédité auprès de la population de Mossoul, dont plus de 60 % se trouve à l’extérieur de la ville.

Mais le grand défi aujourd’hui, ce sont les règlements de comptes, dont certains datent d’avant l’EI. Pas un jour sans que l’on ne trouve dans la rue un corps avec les mains ligotées, deux balles dans la tête : des gens soupçonnés d’être des membres de l’EI, ou d’en avoir été complices. Il y a aujourd’hui entre 45 et 50 groupes armés parmi les sunnites, uniquement de Mossoul, soit près de 20 000 à 30 000 personnes lourdement armées. L’après-EI ne sera pas forcément plus simple.

Comment imaginez-vous l’évolution des rapports de force entre Iran et Etats-Unis en Irak ?

Ce sont les deux forces les plus puissantes dans le pays. Sous l’administration Obama, il y a eu un retrait réel des forces américaines, presque une acceptation tacite du rôle iranien dans le pays. Avec Trump, la situation change brutalement et substantiellement. La plupart des généraux dans son administration ont servi en Irak et considèrent avoir beaucoup investi pour constituer une armée irakienne, aujourd’hui malmenée par l’Iran. Ils arrivent donc avec beaucoup de rancœur et vont vouloir jouer un rôle plus important. Mais les Américains ont peu d’alliés politiques sur place, à part les Kurdes, et une relation de «je t’aime moi non plus» avec les sunnites. Haïdar al-Abadi pourrait réussir à concilier les différentes parties impliquées au niveau national. Il cherche encore une formule magique à l’irakienne, ce ne sera pas facile, et très certainement pas pour demain.

Source : Liberation.fr

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dimanche 14 mai 2017

Ration de combat : De nouvelles rasquettes pour les Forces Spéciales ?

Actuellement, la ration de combat individuelle réchauffable (RCIR, ou « rasquette ») se présente sous la forme d’une boîte rectangulaire pesant 1,5 à 1,8 kg, étanche grâce à un film de suremballage, rigide afin d’éviter qu’elle soit écrasée pendant le transport et « adaptée » au paquetage du combattant. Une autre contrainte est que les produits qu’elle contient puissent se conserver à des températures allant jusqu’à 55°c.

Au total, d’une valeur énergétique de 3.200 kcal (norme OTAN, ces rasquettes se déclinent selon 14 menus dont 7 sans porc et 4 pouvant être consommés froids. Un boîte doit en effet contenir un petit-déjeuner, un hors-d’oeuvre, une soupe et deux plats cuisinés. À cela, il faut ajouter des biscuits de campagne (salés et sucrés) des confiseries (chocolat, nougat ou pâte de fruit, caramels, chewing-gum) ainsi que des boissons (thé, café). 

Si ces rations de combat sont adaptées aux troupes dites « conventionnelles », elles ne le sont pas forcément pour les forces spéciales, qui ont des besoins particuliers. D’où l’étude actuellement menée par le Commissariat des Armées.

« Ces recherches visent à proposer un produit complémentaire aux rations actuellement distribuées, mieux adapté et plus modulable aux troupes en actions, en s’inspirant du concept américain des ‘First Strike Rations’ (haut pouvoir énergétique et consommation en situation de mobilité) », explique en effet le Commissariat des armées.

L’idée est donc de développer des « rasquettes » à la fois plus légères et plus rapides à préparer, tout en veillant à préserver ce qui en fait une singularité française (à en croire les armées étrangères), c’est à dire leurs qualités gustatives.

Un prototype est actuellement testé par des détachements de forces spéciales actuellement déployés sur un théâtre extérieur. D’une valeur énergétique de 3.900 kcal, il contient des barres énergétiques, des sachets de produits riches en protéines, des jus de fruits enrichis en vitamine C et des sandwiches longue conservation à base de pain complet. « Les premiers retours sont extrêmement positifs », assure le Commissariat des Armées.

Source : Zone Militaire


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mercredi 26 avril 2017

Moyen-Orient : Un général américain veut contrer l’Iran par des moyens militaires

Joseph Votel, général américain, veut perturber les activités déstabilisatrices de l’Iran par des moyens militaires

En juillet 2015, suite à l’accord sur le programme nucléaire iranien trouvé à Vienne, certains se montrèrent optimistes en disant espérer une normalisation des relations avec Téhéran. D’autres furent plus sceptiques, estimant au contraire que la levée des sanctions économiques allait donner plus de moyens à l’Iran pour se livrer à des activités déstabilisatrices au Moyen-Orient, via le financement et l’approvisionnement en armes de mouvements chiites, comme par exemple le Hezbollah libanais, perçu en Israël comme étant une menace prioritaire.

Deux ans après l’accord de Vienne, qui fit l’objet de la résolution 2231 du Conseil de sécurité, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, François Delattre, dénonça les « nombreuses activités déstabilisatrices » de l’Iran, dont le tir de missiles balistiques, les livraisons d’armes [destinées aux rebelles Houthis au Yémen] et les déplacements à l’étranger du général Qasem Suleimani [chef de l’unité al-Qods], alors qu’il est toujours sujet à une interdiction de voyager. »

« Nous pensons qu’il est essentiel, pour la sécurité internationale et la stabilité de la région, que l’Iran s’abstienne de toute activité déstabilisatrice et dangereuse », fit alors valoir M. Delattre.

Alors que l’administration Obama cherchait à arrondir les angles avec Téhéran, c’est loin d’être le cas de celle du président Trump, d’autant que ce dernier avait promis de « déchirer » l’accord de Vienne. Le secrétaire à la Défense, le général James Mattis, est partisan de suivre une ligne dure à l’égard de l’Iran.

« Je considère que l’État islamique n’est rien de plus qu’un prétexte pour l’Iran de poursuivre ses méfaits. L’Iran n’est pas un ennemi de l’EI et il a beaucoup à gagner avec l’agitation que l’EI crée dans la région », avait avancé le général Mattis, dans un entretien donné en avril 2016 au Washington Examiner.

Lors d’une audition devant le comité des Forces armées de la Chambre des représentants, le général Joseph Votel, le chef de l’US Centcom, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

Selon lui, les activités de Téhéran et de ses alliés sont au coeur des problèmes du Moyen-Orient. « Et mon point de vue est que l’Iran constitue la plus grande menace de long terme pour la stabilité de cette partie du monde », a estimé le général Votel.

« Je crois que l’Iran opère dans ce que j’appelle une zone grise », a-t-il continué, en citant la fourniture d’une aide logistique aux groupes armés chiites, le recours à des « forces supplétives » et les cyberattaques.

Ainsi, a précisé le général Votel, les rebelles Houthis ont pu déployer des missiles de défense côtière, des radars, des embarcations piégées et des mines dans les environs du très stratégique détroit de Bab el-Mandeb (mer Rouge) grâce au soutien de Téhéran. Ces derniers mois, deux navires engagés dans les opérations menées au Yémen par la coalition commandée par l’Arabie Saoudite ont été attaqués dans ce secteur, dont le HSV-2 Swift et une frégate saoudienne. Le destroyer USS Mason et le navire logistique USS Ponce ont également été visés, ce qui a valu une riposte américaine.

En outre, l’Iran peut toujours entraver le trafic maritime à proximité du détroit d’Ormuz, ce qui ne manquerait pas d’avoir de lourdes conséquences sur le commerce mondial, à commencer par celui des hydrocarbures. Plusieurs incidents ont eu lieu dans cette région au cours des 12 derniers mois.

Aussi, le chef du Centcom estime qu’il faut « trouver les opportunités de perturber, par des moyens militaires ou d’autres moyens » ces activités iraniennes. Et cela laisse présager de nouvelles tensions dans la région…

Par ailleurs, s’agissant de l’Afghanistan, où les autorités s’inquiètent du soutien fourni par l’Iran au mouvement taleb, le général Votel a pointé le rôle de la Russie.

« Je pense qu’il est juste de supposer qu’ils [les Russes] fournissent une sorte de soutien aux talibans, en termes d’armes ou d’autres choses. Je crois que la Russie essaie d’être un parti influent dans cette partie du monde », a-t-il dit, reprenant ainsi à son compte les propos tenus quelques jours plus tôt par le général Curtis Scaparrotti, le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR).

Source : Zone Militaire

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samedi 22 avril 2017

Armement Etats Unis versus Russie : MOAB et FOAB, la Mère et le Père de toutes les Bombes ...

Les forces américaines en Afghanistan ont largué la plus puissante arme américaine non-nucléaire sur les positions de Daesh à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan.
Qu’a-t-elle de particulier ?

Ce que nous apprend son nom

L’appellation officielle de l'arme est : «Bombe à effet de souffle d'artillerie lourde». L'acronyme MOAB a également été interprété comme "Mother off all Bombs", la «Mère de toutes les bombes». Ce surnom fait peut-être aussi référence à une menace du président irakien Saddam Hussein qui évoquait la «mère de toutes les batailles» au sujet du Koweït en 1991.

4 ans et descendante de la Daisy Cutter du Vietnam

L'arme a d'abord été testée en mars 2003, précisément avant l'invasion américaine de l'Irak. La MOAB est la descendante du BLU-82B «Daisy Cutter», une bombe de l'ère du Vietnam qui pesait 6 800 kg et était utilisée pour détruire jungles et champs de mines. Elle avait été utilisée avec un effet dévastateur contre les troupes irakiennes en 1991. Les derniers exemplaires des 225 BLU-82 ont été utilisés vers 2008 puis officiellement remplacés par la MOAB.

C'est énorme !

La MOB de GBU-43/B est le «monster truck d'artillerie américaine», a écrit en 2003 Gary Brecher, chroniqueur qui se qualifie de «nerf de guerre». La MOAB pèse un peu plus de 10 tonnes et est l’arme non-nucléaire la plus puissante dans l'arsenal des Etats-Unis.

Il est rempli d'explosif H6, environ 1,35 fois plus puissant que le TNT pur pour un rendement de 11 tonnes sur un rayon de 1,6 kilomètre. La bombe elle-même mesure près de dix mètres de long, fait plus d'un mètre de diamètre et peut être uniquement larguée depuis des avions de transport C-130 spécialement modifiés.

L'effroi

La fonction de la MOAB est principalement de provoquer «choc et stupeur» : il s'agit d'une arme explosive, créant une pression destinée à faire s'effondrer tunnels et bunkers et effacer tout membre du personnel ennemi se trouvant dans le rayon de l'explosion.

6 millions de dollars par pièce

La MOAB a été construite par la société Dynetics, basée en Alabama. Le Pentagone n'a commandé que 20 bombes, coûtant 16 millions de dollars chacune. L'ensemble du programme coûte quelque 314 millions de dollars.

... Et il y a un papa russe !

Après les tests de la MOAB par les Etats-Unis en 2003, la Russie a développé sa propre arme thermobarique, surnommée FOAB «Le père de toutes les bombes» et l'a testé en 2007. 

La bombe thermobarique, «Père de toutes les bombes» (FOAB), a été développée en Russie en 2007 et dépasse son adversaire américain, la bombe à effet de souffle d'artillerie lourde GBU-43/B («Mère de toutes les bombes»), en puissance et en efficacité.

L'explosion de la MOAB - «mère de toutes les bombes» - lors d'un essai L'usage limité de la «mère des bombes» américaine : quelle est la vraie force de la MOAB ? 

La puissance développée par l'explosion de la bombe russe est de 44 tonnes de TNT, en comparaison aux 11 tonnes de la bombe américaine. L'engin russe est en outre moins lourd que son rival américain, il pèse en effet 1 tonne de moins (7,1 contre 8,2).

Les plus importants dégâts que cette bombe génère sont causés par son onde expansive et des températures extrêmement hautes, qui brûlent tout ce qu’elles rencontrent. Les bombes thermobariques diffèrent des armes conventionnelles en utilisant l’oxygène présent dans l’air. Cela en fait des engins plus puissants mais aussi plus difficiles à contrôler.

Suite à son essai en 2007, dont l'endroit n’a pas été révélé, la zone de l'impact a été entièrement brûlée, la faisant ressembler à «la surface de la lune». L'adjoint au chef d'état-major général des forces armées russes, Alexandre Roukchine, avait déclaré à l’époque : «Son efficacité et sa capacité sont comparables à celles des armes nucléaires. En même temps, l’utilisation de cet arme n’endommage pas et ne pollue pas l’environnement comme le fait une arme nucléaire.»

Sources : REUTERS et AFP


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mercredi 19 avril 2017

Corée du Nord : Nouveau tir de missile balistique raté...

Un missile nord-coréen a explosé peu après son lancement Corée du Nord

L’on s’attendait à un sixième essai nucléaire nord-coréen à l’occasion du « Jour du Soleil », qui marque, chaque 15 avril, l’anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, le fondateur du régime. En effet, selon les analystes de l’US-Korea Institute [université américaine John Hopkins], des préparatifs observés sur le site de Punggye-ri, où ont été effectués les précédents tests, étaient achevés.

S’attendant à une nouvelle provocation de Pyongyang, les États-Unis avaient annoncé, le départ d’un groupe aéronaval constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson vers la péninsule coréenne. Puis, alors que le président Trump assurait que le « problème nord-coréen » allait être « traité », un conseiller diplomatique de la Maison Blanche affirmait que des « options militaires » étaient « déjà en train d’être étudiées ».

Cette fermeté affichée par Washington avait probablement deux objectifs : dissuader Kim Jong-un , le maître Pyongyang, de donner son feu vert à un nouvel essai nucléaire, sachant que, pour lui, le plus important est la survie de son régime, et encourager la Chine à faire pression sur son turbulent allié.

« Un conflit pourrait éclater à tout moment », s’était alors alarmé Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères. « Le dialogue est la seule issue », avait-il ajouté. Puis, plus tard, le chef de la diplomatie chinoise annonça que « la Chine était prête à se coordonner étroitement avec la Russie afin de contribuer à apaiser la situation sur la péninsule et encourager les parties concernées à reprendre le dialogue » car « empêcher la guerre et le chaos sur la péninsule est conforme aux intérêts communs » de Pékin et de Moscou. »

Finalement, et au-delà de la promesse de « riposte nucléaire » régulièrement avancée par le régime nord-coréen, aucun essai nucléaire n’a été réalisé, le 15 avril 2017, à Punggye-ri.

Mais lors de la grande parade militaire organisée à Pyongyang, l’armée nord-coréenne a présenté pour la première fois le missile balistique mer-sol balistique stratégique « Pukkuksong-1 » ainsi que, d’après l’agence sud-coréenne Yonhap, un engin « semblant être un nouveau missile balistique intercontinental » (ICBM). À l’état-major sud-coréen, on estime qu’il s’agit « d’un nouveau ICBM », qui paraît « plus long que les KN-08 ou KN-14 existants. »

Cela étant, au lendemain de cette parade militaire, la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile depuis le site de Sinpo, sur la côte Est. Ce qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel : le 5 avril, un engin semblant être un missile balistique de portée intermédiaire KN-15 (Pukguksong-2), lancé depuis cette base, avait parcouru 60 km avant de s’abîmer en mer.

Ce dernier tir, effectué dans la nuit du 15 au 16 avril et signalé par Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) sud-coréen, s’est soldé par un échec cuisant.

« Le commandement des forces américaines dans le Pacifique a détecté et suivi ce que nous estimons être un tir de missile nord-coréen a 11h21 heure de Hawaï (21h21 GMT), le 15 avril, depuis le site de Sinpo », a confirmé Dave Benham, un porte-parole du Pentagone. Mais « le missile a presque immédiatement explosé », a-t-il ajouté.

Pour le moment, la nature de l’engin en question demeure inconnue. « Nous sommes en train d’analyser le type du missile et d’autres détails », a confié une source du JCS à l’agence Yonhap. Cependant, Séoul pencherait pour le tir d’un missile Pukguksong-2, comme celui lancé dix jours plus tôt.

Dans un communiqué, le chef du Pentagone, le général James Mattis, a indiqué que « le président (Donald Trump) et son équipe de conseillers militaires sont au courant de ce dernier tir de missile raté par la Corée du Nord. » Et d’ajouter : « Le président n’a pas plus de commentaire à faire. »

Après des progrès continus dans le domaine des missiles balistiques, la Corée du Nord vient donc de subir deux revers consécutifs. Cela peut s’expliquer par des erreurs de conception dans le développement d’un nouveau type d’engin, des défauts de fabrication ou bien encore par des cyberattaques lancées par les États-Unis. L’existence d’une telle campagne d’attaques informatiques visant le programme nord-coréen, aux résultats alors jugés peu probants, fut en effet révélée en mars dernier par le New York Times.

Source : Zone Militaire

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mardi 11 avril 2017

Corée du Nord : Le président américain Trump envoi le porte avion USS Carl Vinson

Un groupe aéronaval américain se dirige vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution »

Fin mars 2017, les analystes de l’US-Korea Institute de l’université américaine John Hopkins, ont affirmé qu’il fallait probablement s’attendre à un sixième essai nucléaire nord-coréen, au vu de l’activité constatée sur le site de Punggye-Ri.

Ainsi, sur des images prises par satellite, on peut y voir la présence de véhicules et d’équipements spécifiques pouvant laisser penser à la préparation d’un nouvel essai. « La combinaison de ces facteurs suggère fortement des préparatifs bien avancés pour un test », ont estimé les analystes de l’institut.

Seulement, le président américain, Donald Trump, se veut ferme sur le dossier nord-coréen. Et depuis qu’il est à la Maison Blanche, Washington affirme que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire et des vecteurs nécessaires pour la mettre en œuvre. D’autant plus que, jusqu’à présent, les sanctions internationales, sans cesse renforcées, n’ont eu aucun effet sur l’attitude du régime nord-coréen. Bien au contraire.

Alors que le président Trump recevait son homologue chinois, Xi Jingping, en Floride, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a prévenu : « Nous sommes prêts à agir seuls si la Chine n’est pas capable de se coordonner avec nous afin de contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international ». Après la frappe contre la base syrienne d’Al-Shayrat, en représailles d’une attaque chimique attribuée à Damas, cette déclaration sonne comme un avertissement clair et surtout crédible.

C’est dans ce contexte que le porte-avions USS Carl Vinson a appareillé de Singapour pour prendre la direction de la péninsule coréenne, où, par ailleurs, les forces américaines, sud-coréennes et japonaises ont récemment lancé des manœuvres.

« Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval autour du porte-avions USS Carl Vinson d’être à disposition et présent dans l’ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution », a expliqué le commandant Dave Benham, le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique (US PACOM). Et d’ajouter que « la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires. »

Cela étant, ce déploiement de l’USS Carl Vinson vise probablement à dissuader Pyongyang de mener un nouvel essai nucléaire, ce qui serait perçu comme une provocation à Washington.

Source : Zone Militaire

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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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mercredi 8 mars 2017

Armement : Bientôt un pick-up furtif en service dans l'US Army ?

À l’heure où l’armée française a commandé 3.700 Ford Ranger militarisés par ACMAT [Renault Trucks Défense] pour remplacer les P4, l’US Army va tester prochainement un nouveau type de véhicule de patrouille bénéficiant des toutes dernières innovations technologiques.

Présenté cette semaine à l’occasion du Washington Auto Show, le ZH-2 promet d’être un véhicule très discret. Développé par General Motors, avec l’appui du Tank Automotive Research, Development and Engineering Center (TARDEC) de l’US Army, ce pick-up est en réalité une version modifiée du Chevrolet Colorado.

Sa particularité est qu’il roule grâce à une pile à combustible utilisant le dihydrogène et le dioxygène. En clair, il sera équipé de trois réservoirs à hydrogène qui alimenteront une batterie de 16 kWh (ce qui lui donnera une autonomie pouvant aller jusqu’à 300 km) ainsi qu’un générateur de 25 kW qui, pouvant être détaché du véhicule, fournira de l’électricité pour d’autres activités (alimenter un ordinateur, par exemple).

En outre, en plus de fournir de l’énergie, la pile à combustible devrait permettre de produire jusqu’à deux gallons par heure d’eau potable (1 gallon = 3,8 litres).

Mais l’avantage principal d’utiliser un moteur électrique alimenté par une pile à hydrogène est avant tout tactique. En effet, le véhicule est beaucoup moins bruyant, il ne produit pas de gaz d’échappement et sa signature thermique est réduite. En un mot, il est d’une discrétion quasi absolue.

Seulement, disposer de réservoirs remplis d’hydrogène n’est pas forcément une bonne idée pour un véhicule militaire étant donné que ce gaz est hautement inflammable. Aussi, ceux du ZH-2, conçus en fibre de carbone, ont été renforcés afin de leur permettre de résister à l’impact de tirs ennemis.

Source : Zone Militaire


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dimanche 26 février 2017

Armée de l'air : La PAF prochainement en tournée aux Etats Unis

Sauf décision contraire de l’administration Trump, la Patrouille de France se rendra pour une tournée d’un mois aux Etats-Unis, courant avril 2017.

L’invitation avait été lancée par l’ancien secrétaire à la Défense Ashton Carter, dans le cadre du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917. Une grande cérémonie doit se tenir le 6 avril à Kansas City et les Alpha Jets de la PAF devraient être la fête.

La dernière visite de la PAF aux Etats-Unis date de 2012.

La PAF devrait également participer à d’autres meetings aériens et survols de lieux prestigieux, par exemple en Floride ou à New York, au cours d’un périple nord-américain. Elle se rendra également au Canada pour célèbrer, là encore, le centenaire de la bataille de Vimy.

En retour, des avions américains pourraient participer au défilé aérien du 14 juillet prochain. L’escadrille La Fayette, formée à l’époque par des pilotes américaines, sera elle aussi à l’honneur de ces commémorations.

Source : JD Merchet - l'Opinion.fr Secret Défense

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samedi 18 février 2017

Extrême Orient : Tension entre Chine, Etats Unis et Japon à propos de Taïwan

Durcissement en Extrême Orient : La Chine se lève à la vue des Nippons ;-)

En remettant en cause le principe d’une « Chine unique » en ayant une conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, Donald Trump a fâché Pékin, qui considère l’ancienne Formose comme l’une de ses provinces.

« La question de Taïwan touche à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine. Elle est liée aux intérêts fondamentaux de la Chine. Le respect du principe de la Chine unique est le socle du développement des relations sino-américaines », a fait en effet valoir la diplomatie chinoise.

Du coup, Pékin met la pression sur Taipeh. En envoyant d’abord des formation d’avions militaires (dont des bombardiers et des appareils de renseignement électronique) à proximité de l’espace aérien taïwanais, puis le porte-avions Liaoning (et son escorte) dans le détroit de Taïwan.

Aussi, Taipeh a, cette semaine, lancé des manoeuvres militaires simulant une attaque chinoise. « L’armée a pris des mesures pour gérer la situation dans le Détroit de Taïwan et en mer de Chine méridionale. [...] La population peut être rassurée « , a expliqué Chen Chung-chi, le porte-parole du ministère taïwanais de la Défense.

En octobre 2013, un rapport de la défense taïwanaise avait estimé que la Chine serait en mesure prendre l’île « par la force » et de dissuader toute intervention militaire américaine d’ici 2020. Pour cela, et selon Andrew Hsia, alors vice-ministre de la Défense, Pékin aurait trois options : « une opération amphibie, des tirs de missiles ou un blocus. » D’où l’élaboration d’une nouvelle doctrine militaire, afin de mettre l’accent sur la guerre asymétrique.

Est-ce à dire que Taipeh joue à se faire peur ? En tout cas, à Tokyo, le scénario d’un conflit entre Taïwan et la Chine paraît crédible. D’ailleurs, cette hypothèse sera au coeur d’un exercice que mèneront, la semaine prochaine, les forces d’autodéfense japonaises, avec la participation de l’armée américaine en qualité d’observateur.

« Aucun déploiement de troupe n’aura lieu et le scénario est celui d’une réponse des Etats-Unis et du Japon à un conflit militaire », a précisé l’agence de presse Kyodo.

Déjà que les relations entre Pékin et Tokyo ne sont pas au beau fixe, notamment en raison de contentieux territoriaux, la tenue de cet exercice a été critiquée par la diplomatie chinoise.

« Je pense que cela montre qu’un monde stable est la dernière chose que certains veulent au Japon », a commenté Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Je voudrais souligner que la question de Taïwan est une affaire interne de la Chine et nous espérons que le Japon sera très prudent dans ses paroles et ses actes (…) et ne fera rien qui compromettrait la paix régionale et la stabilité », a-t-elle ajouté.

Source : Zone Militaire 

NDLR : Tout lecteur qui trouverait une contrepèterie dans le titre de cet article serait un mal-pensant...

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mercredi 8 février 2017

Armement : Bientôt, le ravitaillement logistique par drones en opération

En décembre 2015, Amazon, a lancé son service « Amazon Prime Air » en livrant son premier colis par drone en moins de 30 minutes, dans le cadre d’un test effectué au Royaume-Uni. Mais une livraison de ce type avait déjà été effectuée quelques mois plus tôt dans le Nevada par la chaîne de magasins de proximité « 7-Eleven ».

Ce concept intéresse l’US Army Research Laboratory (ARL). C’est ainsi que, en 2014, il a lancé le programme « Joint Tactical Aerial Ressupply Vehicule » (JTARV) dont l’objectif est de pouvoir ravitailler rapidement une unité sur le champ de bataille avec un drone. Pour cela, deux entreprises ont été sollicités, à savoir Malloy Aeronautics et SURVICE

Comme l’a expliqué Tim Vong, un responsable de l’ARL, il s’agit de développer un service qui serait « l’Amazon du champ de bataille » étant donné qu’il ravitaillerait les soldats en moins de 30 minutes. Mais les capacités du JTARV seront largement supérieures à celles des drones utilisés par le géant du commerce électronique, lesquels ne peuvent emporter qu’une charge de moins de 3 kilogrammes.

Un prototype de type quadcopter et de forme rectangulaire, a effectué ses premiers essais. Pour le moment, sa propulsion est électrique. Mais il est question de le doter d’une propulsion hybride afin d’augmenter son rayon d’action jusqu’à 200 km et de porter sa capacité d’emport à 400 kilogrammes. Le tout à une vitesse approchant les 100 km/h, voire plus.

« Nous cherchons à développer une plateforme modulaire et stable pouvant être utilisée pour des missions encore plus dynamiques », explique Tim Vong.

Ce projet intéresse également l’Office of Naval Research (ONR) et l’US Marine Corps, qui, en 2011, avait déployé en Afghanistan des drones K-Max UAS pour le ravitaillement de ses bases avancées. Ces appareils effectuèrent plus de 230 sorties et livrèrent près de 500 tonnes de fret. Mais l’un d’eux s’était écrasé en juin 2013, alors qu’il s’apprêtait à ravitailler le Camp Leatherneck, dans la province du Helmand.

Source : Zone Militaire


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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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dimanche 8 janvier 2017

Mossoul : Le dernier pont détruit par un raid aérien de la coalition anti daech

Le 21 décembre 2016, le général Matthew Isler, commandant adjoint des forces aériennes de la coalition ant-jihadiste dirigée par les États-Unis, avait indiqué que l’offensive visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) était entrée dans une phase de « programmée d’ajustement opérationnel ». Et cela, alors que les forces irakiennes, en particulier les unités de l »ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) , ont reconquis que le quart sud de la ville, après deux mois de violents combats.

« Il s’agit d’une remise à niveau opérationnelle. Cela détermine les conditions d’une progression continue des ISF [Forces irakiennes de sécurité, ndlr], leurs plans et leurs opérations pour libérer Mossoul », avait expliqué le général Isler. « Cette pause fait suite à 65 jours de d’offensive menée sur un tempo opérationnel constamment élevé. Cela va permettre la remise en état de véhicules, un réapprovisionnement en munitions et la préparation des troupes pour la prochaine phase », avait-il ajouté.

Pour autant, l’activité aérienne de la coalition anti-EI a continué, du moins dans les environs de Mossoul. Ces derniers jours, plusieurs cibles jihadistes ont été détruites, notamment des VBIED (vehicle-borne improvised explosive device), ces véhicules transformés en bombes roulantes par Daesh.

Par ailleurs, et afin de compliquer l’envoi de renforts de Daesh vers la partie orientale de Mossoul, la coalition s’attaque aux ponts qui permettent de traverser le Tigre, fleuve qui traverse la ville selon un axe nord-sud. Récemment, un général britannique expliquait qu’il s’agissait de « mettre hors d’usage » et « non de détruire » ces ouvrages.

Et c’est ainsi que le pont « al-Atiq », le dernier qui tenait encore, a été mis « hors service » par une frappe aérienne effectuée en début de semaine. Dans ses bulletins quotidiens, la coalition n’a pas précisé si elle en avait été à l’origine. Elle a seulement indiqué avoir rendu inutilisables trois ponts « près de Mossoul » lors de raids menés les 26 et 27 décembre.

Quoi qu’il en soit, et maintenant que les ponts de Mossoul sont hors service, les forces irakiennes, appuyées par des milices chiites et des combattants kurdes, ont repris leurs opérations. « Nos troupes sont en train d’avancer. Dans les premières cinq ou dix minutes ils ont pris 500 mètres. Ils commencent à l’instant à tirer », a en effet indiqué un officier à l’agence Reuters.

« La deuxième phase a été lancée pour libérer la (partie) orientale de Mossoul », a confirmé le lieutenant-général Abdelghani al-Assadi, de l’ICTS, auprès de l’AFP. « Nos forces ont commencé à 07h00 (04h00 GMT) à progresser vers le quartier Al-Qods, et affrontent à présent l’ennemi qui résiste », a-t-il ajouté. Dans le même temps, d’autres unités irakiennes avancent sur le front nord.

Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a estimé qu’il faudrait encore trois mois pour reprendre la ville.

« Les Américains sont très pessimistes. Ils ont parlé d’une période vraiment longue, mais les remarquables succès enregistrés par nos courageux et héroïques combattants ont permis de réduire l’échéance. Je prévois qu’en Irak, cela prendra trois mois », a-t-il affirmé, le 28 décembre.

Ce qui paraît, à l’inverse, très optimiste. Car, comme l’a souligné un officier français des forces spéciales affecté auprès des combattants kurdes et cité dans un reportage publié par le Figaro Magazine du 23 décembre, « il y a un côté Berlin en 1945, avec une logique très nihiliste. Les chefs de l’État islamique, acculés, jettent tout ce qu’il leur reste dans la bataille, tout en cherchant à préserver leurs meilleures troupes. Ils envoient donc se faire tuer les ‘lionceaux du califat’ qui sont un peu leurs jeunesses hitlériennes. »

Source : Zone Militaire

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