FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mardi 18 avril 2017

France : Billet spécial élections présidentielle...

Sans nommer personne, pour détendre l'atmosphère, laissons la parole à Gérard LENORMAN, qui s'y connaît...

Si j’étais Président...


Gérard Lenorman...

Il était une fois à l'entrée des artistes
Un petit garçon blond au regard un peu triste
Il attendait de moi une phrase magique
Je lui dis simplement : Si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
Jamais plus un enfant n'aurait de pensée triste
Je nommerais bien sur Mickey premier ministre
De mon gouvernement, si j'étais président

Simplet à la culture me semble une évidence
Tintin à la police et Picsou aux finances
Zorro à la justice et Minnie à la danse
Est c'que tu serais content si j'étais Président ?

Tarzan serait ministre de l'écologie
Bécassine au commerce, Maya à l'industrie,
Je déclarerais publiques toutes les pâtisseries
Opposition néant, si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
J'écrirais mes discours en vers et en musique
Et les jours de conseil on irait en pique-nique
On f'rait des trucs marrants si j'étais Président

Je recevrais la nuit le corps diplomatique
Dans une super disco à l'ambiance atomique
On se ferait la guerre à grands coups de rythmique
Rien ne serait comme avant, si j'étais Président

Au bord des fontaines coulerait de l'orangeade
Coluche notre ministre de la rigolade
Imposerait des manèges sur toutes les esplanades
On s'éclaterait vraiment, si j'étais président !

Chœur des enfants...

Si t'étais Président de la République
Pour nous, tes p'tits copains, ça s'rait super pratique
On pourrait rigoler et chahuter sans risques
On serait bien contents si t'étais Président

Gérard Lenorman...

Je s'rai jamais Président de la République
Vous les petits malins vous êtes bien sympathiques
Mais ne comptez pas sur moi pour faire de la politique
Pas besoin d'être Président, pour aimer les enfants.

Source : Musique et interprétation : Gérard LENORMAN  /  Paroles : Pierre DELANOE

Écoutez en direct la chanson "Si j’étais Président" sur FNCV.COM


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mercredi 5 avril 2017

Armement : La France va à nouveau produire des munitions de petit calibre

Au tournant des années 2000, la France perdit deux capacités industrielles, avec la fermeture du site de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, qui fabriquait le fusil d’assaut « FAMAS », et celle de l’établissement de GIAT Industries implanté au Mans, qui produisait des munitions de petit calibre.

La France, leader mondial de la fabrication des munitions de chasse

Du coup, pour s’approvisionner en cartouches 5,56 mm OTAN, les forces françaises durent alors se tourner vers l’étranger, avec des fortunes diverses, la qualité n’ayant pas été toujours au rendez-vous… Aussi, des parlementaires firent part de leurs inquiétudes.

Mais à chaque fois, le ministère de la Défense se montra rassurant. Quant à l’idée de réinstaller, en France, une filière de munitions de petit calibre, il n’en était pas question. Et d’expliquer : « La quantité de cartouches consommée par les armées françaises apparaît insuffisante pour permettre l’équilibre économique d’une telle filière, qui serait en outre confrontée à une concurrence étrangère capable de satisfaire les besoins de nos forces et extrêmement développée sur ce segment de marché. »

Seulement, il en fallait plus pour convaincre. Certes, les cartouches produites par GIAT Industries étaient chères par rapport à celles disponibles sur le marché international. Mais comme l’ont soutenu les députés Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq dans un rapport sur la filière française des munitions, une telle production installée en France permettrait de sauvegarder « l’indépendance et de la souveraineté de nos approvisionnements. »

« La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas? », avaient demandé les deux députés.

Et puis, lors de la visite de la poudrerie de Pont-de-Buis [Finistère], le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, apprit que la France était le leader mondial de la fabrication des munitions de chasse. Un paradoxe ! Aussi, au cours d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre dernier, il annonça son intention de relancer la production française de munitions de petit calibre. « Certes, il ne s’agirait pas d’un outil d’autonomie stratégique, mais ce serait un atout important pour notre défense », fit-il valoir, avant de préciser qu’il entendait faire aboutir ce dossier d’ici mai 2017.

La voie était alors étroite : Nexter avait déjà savoir qu’il n’était pas intéressé pour réintroduire une telle filière en France, estimant que les coûts afférents n’en valaient pas la peine. En revanche, TDA Armements, filiale de Thales, s’était montré intéressé.

Finalement, le ministre a largement tenu les délais. À l’occasion d’une nouvelle visite à Pont-de-Buis, ce 17 mars 2017, M. Le Drian a annoncé la création d’une filière française de munitions de petit calibre, avec trois acteurs : Thales, Manurhin pour les machines outils et NobelSport pour la poudre.

« C’est une question de souveraineté nationale », a lancé M. Le Drian aux salariés de NobelSport. « On fait du made in France en action, et pas en paroles », a-t-il ajouté. L’objectif est de produire jusqu’à 100 millions de cartouches par an, principalement destinées aux forces françaises. Cela supposera la création de plusieurs dizaines d’emplois à Pont-de-Buis. 

Source : Zone Militaire


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samedi 25 mars 2017

Armement Export : Nouveau succès du CAESAR avec le Danemark

Le Danemark choisit la dernière version du CAESAR pour moderniser son artillerie 

En 2015, le Français Nexter avait perdu un gros marché au Danemark, son Véhicule Blindé de CombaT d’Infanterie (VBCI) ayant été écarté au profit du Piranha 5 8×8 de Mowag/General Dynamics pour remplacer les blindés de transport de troupes M-113, entrés en service dans les années 1960.

Moins de deux ans plus tard, Nexter, qui fait désormais cause commune avec l’allemand Krauss-Maffei Wegmann au sein du groupe KNDS, a finalement réussi à s’imposer au Danemark avec la dernière version de son Camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR). En effet, le ministère danois de la Défense a annoncé, cette semaine, son intention d’en commander 15 exemplaires (et 6 en option), qui remplaceront les systèmes M-109, en service depuis 1965.

Le K9 Thunder de Samsung Techwin et l’ATMOS (Autonomous Truck Mounted howitzer System) du tandem Elbit/Soltam Systems étaient notamment en lice pour remporter ce marché, dont l’attribution avait été retardée pour des raisons budgétaires.

L’armée danoise disposera donc du CAESAR 8×8, une version plus « robuste » que celle mise en oeuvre par son homologue française. D’une masse d’environ 30 tonnes, il a une capacité accrue d’emport de munitions (30 obus au lieu de 18) pour alimenter son canon de 155 mm et offre une meilleure protection à son équipage, grâce à une cabine blindée de niveau 2A ou 2B.

Cependant, avec ses 30 tonnes, le CAESAR 8×8 est difficilement aérotransportable. Mais, au moment de sa présentation, en septembre 2015, Nexter fit valoir que « beaucoup de clients n’étaient pas intéressés par le transport via C-130 ». Ce qui s’est donc révélé exact.

Il s’agit du second contrat remporté par le CAESAR cette année. Outre les 15 exemplaires destinés au Danemark, l’Indonésie a annoncé, en février 2017, son intention de disposer de 18 unités de plus, lesquelles viendront s’ajouter aux 37 déjà commandées en 2012.

Source : Zone Militaire


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jeudi 23 février 2017

Export Armement : France - Record historique de vente d'armes en 2016

Record historique : 20 milliards de ventes d’armes françaises en 2016

Lors de ses voeux, jeudi 19 janvier 2017 au Musée de la Marine, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian n’a pas caché sa satisfaction en matière d’exportations d’armement. 

Après un record à 17 milliards en 2015, 2016 devrait faire mieux, même si tous les comptes ne sont pas consolidés : les prises de commandes s’élèvent à 20 milliards, grâce notamment au Rafale indien et à la vente de douze sous-marins à l’Australie, le plus gros contrat jamais signé par l’industrie d’armement française. Avant 2013, le montant de ces ventes d’armes se situait autour de 5 milliards par an.

Source : Secret Défense - Jean Luc Merchet


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samedi 14 janvier 2017

Armement exportation : L'armée de l'Air indienne aurait besoin de 200 avions RAFALE supplémentaires....

En septembre 2016, l’Inde signait le contrat portant sur l’acquisition de 36 avions Rafale pour 7,8 milliards d’euros, à l’issue de négociations qui durèrent près d’un an et demi. Pour les observateurs, cette commande était alors suceptible d’en annoncer d’autres, l’Indian Air Force (IAF) ayant en effet exprimé le souhait d’équiper au moins 5 escadrons avec l’appareil de Dassault Aviation (soit 80 unités).

« On a toutes les raisons de penser que les Indiens ont intérêt à acquérir davantage d’avions mais pas à démultiplier les flottes s’ils veulent contenir les coûts de maintien en condition opérationnelle », avait-on d’ailleurs souligné du côté du ministère français de la Défense au moment de la signature du contrat indien.

Pour atteindre les objectifs définis par son contrat opérationnelle, la force aérienne indienne doit disposer de 42 escadrons de chasse. Or, elle n’en compte actuellement que 33. Mais ce « n’est qu’une valeur numérique. Ce qui compte, c’est d’avoir un mélange de capacités », a fait valoir l’Air Chief Marshal Arup Raha, le chef d’état-major de l’IAF, qui partira en retraite le 31 décembre [Il sera remplacé par l'Air Marshal Birender Singh Dhanoa, ndlr].

Selon lui, l’IAF dipose suffisamment de chasseurs lourds Su-30 MKI de facture russe, ces appareils devant rester en service pendant 30 ou 40 ans. Même chose pour les avions « légers » HAL Tejas, commandés 123 exemplaires.

En revanche, pour la catégorie des avions « poids moyens », comme le Rafale, c’est loin d’être le cas. « Nous avons besoin de plus d’avions de cette catégorie », a-t-il dit, le 28 décembre, avant d’estimer à 200 le nombre idéal d’appareils que New Delhi devrait acquérir.

Cela étant, l’Air Chief Marshal Raha aurait pu évoquer l’achat d’un autre avion appartenant à la même catégorie que celle de l’avion français. Mais il a été très clair : le Rafale « est un avion multi-rôle qui peut être utilisé de façon très efficace. Il peut prouver sa valeur en toute situation », a-t-il avancé. « Mais nous venons d’en commander 36 et nous avons besoin de plus d’avions dans cette catégorie ‘poids moyen’ pour disposer de tout le spectre de la capacité », a-t-il insisté.

Un autre dossier avancé par le chef de l’IAF est celui des avions ravitailleurs. Et la question est sensible car les Iliouchine Il-78 qui assurent les missions de ravitaillement en vol accumulent les problèmes techniques et leur maintenance est compliquée. Pour remédier à ce déficit capacitaire, New Delhi a lancé deux appels d’offres pour 6 appareils, chaque fois remportés par l’A330 MRTT d’Airbus. Mais la dernière procédure a été annulée en septembre.

« Malheureusement, il y a eu certains problèmes dans le [processus] d’acquisition. Un nouvel appel d’offres sera bientôt lancé », a assuré l’Air Chief Marshal Raha.

Source : Zone Militaire


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jeudi 20 octobre 2016

Loi de finance 2017 : Revalorisation de la retraite du combattant

La retraite du combattant va être revalorisée.

Mercredi 5 octobre 2016, le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, a annoncé à la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale la prochaine revalorisation de la retraite du combattant.

Le Projet de loi de Finance pour 2017 prévoit une augmentation de quatre points, deux au 1er janvier et deux au 1er septembre ce qui porterait son montant annuel à 750 € fin 2017 alors qu’elle est de 674 € actuellement, ce qui représente une hausse de 11% sur un an.

« C’est une très bonne nouvelle pour nos anciens combattants qui ont mis leur vie au service de la France et une reconnaissance des services qu’ils ont rendus lors des opérations extérieures menées par les armées françaises », commente le député du Pas-de-Calais et vice-président de la commission, Nicolas Bays.


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vendredi 23 septembre 2016

France : Dassault Aviation vend 36 avions de combat Rafale en Inde...

Dassault signe pour 36 Rafale en Inde... et rêve de 90 de plus

Après neuf ans de négociations, Delhi a enfin signé un contrat pour 36 Rafale, contre 126 prévus dans l'appel d'offres initial. Mais Dassault compte bien surfer sur ce contrat pour placer 90 chasseurs supplémentaires.

C'était l'Arlésienne de l'aviation de combat. Le contrat qu'on n'osait plus évoquer, de peur d'une énième désillusion, d'un report supplémentaire, d'une annulation de dernière minute. Mais neuf ans après le lancement par Delhi de l'appel d'offres initial pour 126 chasseurs, le signe indien a bel et bien été brisé ce vendredi 23 septembre. Dassault a enfin signé, en présence du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, de son homologue indien Manohar Parrikar et des industriels du "Team Rafale" (Dassault, Thales, Safran), un contrat pour 36 Rafale estimé à 8 milliards d'euros, armement compris. "Une décision historique qui ouvre un nouveau chapitre de nos relations", s'est réjoui Jean-Yves Le Drian. Dans son entourage, on souligne que l'accord est le plus gros contrat, en valeur, de l'histoire de l'aéronautique militaire française.

Après des années d'atermoiements, de psychodrames et de négociations tendues, le contrat est donc, cette fois, ferme et définitif. Les livraisons doivent débuter en 2019 et s'étaler sur une trentaine de mois. Les industriels français se sont aussi engagés à réinvestir en Inde 50% du montant du contrat à travers des "offsets" (achat de matériels, investissements dans l'industrie indienne, partenariats, transferts de technologies). Après les 24 appareils commandés par l'Egypte et les 24 autres par le Qatar, le Rafale cumule ainsi 84 commandes export en moins de deux ans. Une passe de trois impensable il y a quelques années.

L'appel d'offres initial aux oubliettes

"36 Rafale en Inde, c'est bien, mais c'est bien moins que les 126 prévus à l'origine", rétorqueront les statisticiens les plus affutés. De fait, l'appel d'offres pour 126 avions, lancé en 2007 et remporté début 2012 par Dassault, s'est révélé impossible à mettre en œuvre. Trop ambitieux, trop complexe, cet accord, qui prévoyait l'assemblage en Inde de 108 des 126 Rafale commandés, avait été jeté aux oubliettes en avril 2015, lors de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi à Paris. Et remplacé par une négociation, plus modeste, sur 36 Rafale fabriqués en France à livrer le plus vite possible, dans le cadre d'un accord inter-gouvernemental (AIG). Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier assure n'avoir aucun regret: "Je préfère une commande réelle de 36 Rafale à un contrat virtuel de 126, indique-t-il. Avec ce contrat, c'est à la fois une histoire qui continue depuis la commande de chasseurs Ouragan par l'Inde en 1953, et l'amorce d'une collaboration avec l'Inde qui va monter en puissance."

Dassault se verrait bien surfer sur le contrat signé pour vendre 90 avions supplémentaires à l'Inde. Le besoin est là, et il est urgent: de l'aveu même de l'armée de l'air indienne, Delhi ne peut compter que sur 32 escadrons de 18 appareils, quand il en faudrait 42 pour faire face aux menaces chinoise et pakistanaise aux frontières. Les Sukhoi Su-30 et MiG-29 russes ainsi que le petit chasseur indien Tejas, en cours de développement, ne suffiront pas à répondre à cet énorme besoin d'avions. D'autant qu'ils ne sont pas aussi multirôle que le Rafale, qui peut aussi bien mener à bien des missions de frappes au sol et de police de l'air que de reconnaissance.

La concurrence sera rude

Encore faudra-t-il devancer les concurrents américains (F-18, F-16), européen (Eurofighter Typhoon) ou suédois (Gripen), qui se sont déjà positionnés sur les fameux 90 avions. Le camp français s'estime bien armé: "Nous avons toutes les raisons de croire que les Indiens ont intérêt à prendre plus de Rafale, assure-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. D'abord, l'Inde a déjà une flotte très éparse d'avions de combat: introduire un nouvel avion américain ou suédois n'aurait pas beaucoup de sens. L'autre raison, c'est que l'Inde finance, dans le cadre du contrat actuel, son propre standard du Rafale. Des commandes supplémentaires permettraient d'amortir ces coûts fixes".

Le Rafale dispose d'un autre atout de poids: à l'inverse du Typhoon, du Gripen, ou du F-16, il est doté d'une version navale, embarquable sur porte-avions, qui a fait ses preuves sur le théâtre irako-syrien. Un argument-clé sur le long terme, l'Inde désirant se doter d'un nouveau porte-avions pour répondre à la montée en puissance de la marine chinoise. Des discussions préliminaires ont déjà eu lieu avec Dassault et la Marine française. "Si les Indiens veulent un chasseur pour leur marine, ça sera un duel France-Etats-Unis", assure Eric Trappier.

Chez Dassault, on se dit en tout cas prêt à jouer le jeu du "Make In India" à 100%. "Nous amorçons une implantations industrielle en Inde, assure Eric Trappier. On va ouvrir une filiale avec un partenaire local. S'il y a d'autres tranches de commandes Rafale, ça aidera, évidemment." L'installation d'une usine d'assemblage sur place n'est pas non plus exclue, en fonction, là encore, des commandes indiennes.

Source : Challenge.fr

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mardi 2 février 2016

Ventes d'armes françaises : Jean Yves le Drian a mouillé sa chemise...

Du jamais vu  ! En 2015, les exportations françaises d’armement ont enregistré un record, à hauteur de 16 milliards d’euros de prises de commandes. Grâce aux succès du Rafale en Égypte et au Qatar, les ventes d’armes ont doublé en un an, alors que 2014 avait déjà un très bon cru. Au niveau international, la France devrait se classer à la deuxième ou troisième place, derrière les États-Unis, à quasi-égalité avec la Russie.

Dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui mouille sérieusement sa chemise dans ce domaine, on ne cache pas sa satisfaction. D’autant que ces contrats vont se traduire par des créations d’emplois, de l’ordre de 40 000 d’ici à 2018. « On estime que l’industrie de défense représente aujourd’hui 165 000 emplois et on devrait donc dépasser les 200 000 », indique-t-on au ministère, où l’on insiste sur le fait que ces activités sont « très peu délocalisables ». Ainsi, 90 % du Rafale est made in France. Dans le domaine de l’armement, la balance commerciale est fortement bénéficiaire avec 1,5 milliard d’importations pour dix fois plus d’exportations.

Les chiffres de 2015 ne concernent que les « prises de commandes » fermes. Ainsi certains contrats annoncés l’an dernier, comme le Rafale en Inde ou les hélicoptères Caracal en Pologne, n’ont pas encore été pris en compte, faute d’avoir été signés en bonne et due forme.

Le secteur aéronautique domine largement ces contrats, loin devant le naval (1,5 milliard) et surtout le terrestre (0,4 milliard). La bonne santé de l’industrie aérospatiale française se confirme. Géographiquement, l’essentiel des ventes est concentré au Proche-Orient, avec 13 milliards sur 16, surtout en Égypte et au Qatar, même si Airbus a également signé un important contrat d’hélicoptères avec la Corée du Sud. Au classement des entreprises, le quatuor de tête 2015 est formé par Dassault-Aviation, MBDA (missiles), DCNS (naval) et Airbus.

2016 pourrait encore être une bonne année, surtout si le contrat des 36 Rafale avec l’Inde est conclu. Il devrait en être question la semaine prochaine lors de la visite que François Hollande effectue en Inde. D’autres « prospects » importants existent aux Émirats arabes unis. Avec de dernier pays, outre une soixantaine de Rafale, la France discute d’un contrat qui pourrait porter sur le développement d’un drone de combat. De son côté, la Turquie qui a renoncé à acquérir des missiles sol-air chinois pourrait se tourner vers le système franco-italien Aster, en concurrence avec le Patriot américain.

Enfin, le ministère de la Défense assure que l’Arabie saoudite pourrait acquérir « assez rapidement » des patrouilleurs légers pour sa marine auprès d’un chantier français. Quant au contrat tripartite Donas (l’Arabie saoudite achète à la France pour 2,2 milliards d’équipements livrés au Liban), qui a pris un sérieux retard, une deuxième livraison de matériels devrait avoir lieu au printemps : elle portera sur des équipements individuels de fantassins, après des missiles antichars Milan l’an dernier.

En matière navale, la grande affaire à venir est un méga-contrat de plus de dix milliards d’euros pour la vente de sous-marins à l’Australie. Trois pays sont en compétition : la France avec DCNS, l’Allemagne et le Japon. Canberra souhaite acquérir huit, et peut-être douze, sous-marins océaniques. Il s’agit uniquement des « plates-formes » puisque le système de combat de ces bateaux sera vendu par les États-Unis. DCNS propose une version à propulsion classique de son futur sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda. « La France n’a jamais accepté d’aller aussi loin dans la performance technologique », indique Hervé Guillou, PDG de DCNS, qui évoque un «partenariat stratégique durable avec l’Australie».

Toujours pour l’export, DCNS développe un nouveau type de bateau - que la Marine nationale doit également acquérir : la FTI (frégate de taille intermédiaire) de 4 000 tonnes. Plusieurs pays semblent intéressés comme le Canada, le Chili, la Colombie, le Qatar, l’Arabie saoudite ou des États d’Europe du Nord.

L’année 2016 devrait enfin être marquée par la livraison à l’Égypte des deux Mistral initialement destinés à la Russie. Les équipages arriveront à Saint-Nazaire dans les prochaines semaines et appareilleront au terme d’une formation de quatre mois. Les conséquences financières de l’annulation de la vente à la Russie ne sont pas toutes apurées, indique-t-on chez DCNS où l’on attend toujours de « se faire rembourser jusqu’au dernier euro », comme l’a promis le président de la République. Les sommes en jeu seraient de l’ordre de 200 millions d’euros et Bercy semble faire un peu de résistance…  

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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vendredi 6 novembre 2015

Fonction publique : Armée française... Les militaires du rang sont tous en CDD

Parents pauvres de la fonction publique, les militaires du rang sont tous en CDD

Alors que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a relancé le débat sur le statut de la fonction publique, et notamment sur la garantie de l'emploi à vie pour les fonctionnaires, il n'est pas inutile de rappeler la situation des militaires.

Selon le dernier rapport du Haut comité d'évaluation de la condition militaire (chiffres 2013), «hors gendarmerie, les militaires sous contrat représentent 63% des effectifs». «Les militaires sont, parmi les agents de l'Etat, ceux qui présentent proportionnellement le plus fort taux de personnel sous contrat», lit-on dans le rapport.  Soit 51% des effectifs globaux. La gendarmerie présente un profil particulier puisque 77% de son personnel y sert sous le statut de militaire de carrière. Dans l'armée de terre, les personnels sous contrat représentent 72% des effectifs, 63% dans la marine et 54% dans l'armée de l'air.

Cette spécificité militaire au sein de la fonction publique d'Etat s'explique par la nécessité opérationnelle de maintenir une pyramide d'âge particulière, avec plus de jeunes que d'anciens. Le régime spécifique des retraites est également lié à ce besoin.

Pour les personnels civils de la Défense (selon le bilan social du ministère de la Défense),  seuls 13,7% des effectifs sont non-titulaires de leur poste (donc sans garantie d'emploi) pour 56,6% de titulaires et 29,7% d'ouvriers d'Etat, un statut particulier mais très protecteur. Chez les civils, c'est dans la catégorie A (cadres) que les non-titulaires sont les plus nombreux (38%). 

Dans les armées, en revanche, les militaires du rang servent tous sous contrat à durée déterminée.

Source : Secret Defense - Jean Dominique Merchet

NDLR FNCV : Ces militaires sous contrat précaire méritent lorsqu'ils ont combattu, que l'Etat français leur reconnaisse la qualité de combattants volontaires. Cette justice doit leur être rendue, conformément au principe constitutionnel d'égalité avec les précédentes générations du feu.

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mercredi 23 septembre 2015

Armement - Export : L'Egypte rachète les deux BPC Mistral non livrés à la Russie

L'Egypte et la France viennent d'officialiser le rachat des deux Mistral dont la livraison à la Russie avait été annulée ;-)

François Hollande et Abdel Fattah al-Sissi se sont mis d'accord. Alors qu'une délégation égyptienne était à Paris depuis le début de la semaine pour négocier, la France est parvenue à revendre les deux Mistral initialement destinés à la Russie.

L'Egypte s'est portée acquéreuse des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la Marine nationale.

Dans un communiqué, la présidence de la République donne quelques détails sur les coulisses de l'accord : «Le Président de la République s'est entretenu avec le Président Sissi. Ils se sont accordés sur le principe et les modalités de l'acquisition par l'Egypte des deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral.»

Une bonne nouvelle qui intervient alors que l'accord entre la France et la Russie est encore en cours d'annulation. On ne connaît pas encore le montant de la transaction, mais Stéphane Le Foll a déjà précisé, à l'issue du conseil des ministres, «qu'il n'y avait aucune perte financière». Selon des informations de presse, les négociations avec l'Egypte pour l'acquisition des deux bâtiments bloquaient jusqu'ici sur le prix fixé par Bercy et que les Égyptiens auraient trouvé trop élevé.

L'Assemblée nationale avait approuvé le 17 septembre, malgré des incertitudes sur le coût final pour la France, l'accord avec la Russie traduisant l'annulation de la vente des deux navires à Moscou, en raison de son implication dans la crise ukrainienne.

En vertu de l'accord conclu le 5 août entre Paris et Moscou après huit mois d'intenses négociations, le gouvernement français avait annoncé le versement aux autorités russes d'une somme légèrement inférieure à un milliard d'euros, correspondant aux avances qui avaient été versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires, dont le prix d'achat devait s'élever à 1,2 milliard d'euros. Quelque 949,7 millions d'euros ont été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe. 

Source : LeParisien.fr


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lundi 7 septembre 2015

Politique : Conférence de presse de François Hollande, Syrie, réfugiés, islamisme, impôts...

Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi.
Il a annoncé l'accueil de 24.000 réfugiés en France ainsi que des vols de reconnaissance en Syrie.


Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre. Un rendez-vous de rentrée très attendu et qui lui a permis de faire des annonces sur les sujets chauds du moment : les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance... Voici les 7 principaux points à retenir.

  • 24.000 réfugiés accueillis dans les deux prochaines années
François Hollande était très attendu sur la question de l'afflux des migrants en Europe après avoir à l'origine refusé le système de quotas prévus par l'Europe avant de s'y résoudre la semaine dernière.

    "Face à ces drames j'ai proposé un mécanisme permanent et obligatoire d'accueil des réfugiés avec une répartition entre les pays" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a refusé d'employer le terme "quota" préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" au sein de l'Union européenne.

Il a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour identifier les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".

    #Réfugiés : "Il faut des centres d’enregistrements pour permettre l’inscription et l’identification des arrivants" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuité quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Comme pressenti, la France va participer aux frappes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter à l'Irak.

    "J'ai demandé au ministre de la défense que dès demain des vols de reconnaissance soient organisés au-dessus de la Syrie" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

François Hollande a réitéré sa volonté de départ de Bachar el-Assad.

    #Syrie : "Bachar el-Assad a tiré sur son peuple, a utilisé des armes chimiques. La transition politique passe par son départ" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose Bruno Le Maire (Les Républicains).

    #Syrie : "Il n'est pas question d'intervention au sol, ce qui serait irréaliste et inconséquent" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
François Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.

    #Ukraine "Je proposerai qu'une réunion soit organisée à Paris avant l'Assemblée générale des Nations Unies pour en faire le bilan" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Si la Russie tient ses engagements, le président a annoncé une possible levée des sanctions.

  • 2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers
La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. François Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires.

    "Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Pas de remise en cause des 35 heures
François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" afin de rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il allait débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

  • Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015
La croissance atteindra selon le chef de l'Etat "sûrement plus de 1%" en 2015. Il ne pense pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.

  • La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession
Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, François Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.

Source : Challenges.fr

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mercredi 5 août 2015

Armement : Fusion des fabricants de blindés, Nexter Systems et KMW

KANT : Fusion du Français Nexter et de l'Allemand KMW

Deux chars, un français le Leclerc, un allemand le Leopard descendant côte à côte les Champs-Elysées, le 14 juillet. Ce grondement de chenilles sur les pavés aurait symbolisé le rapprochement des deux fabricants de blindés, Nexter Systems et KMW s’il avait abouti avant la fête nationale. Il s’en est fallu de peu pour entendre ce son métallique, car c’est finalement mercredi 29 juillet que le mariage franco-allemand a été scellé.

Cette fusion des numéros quatre et cinq mondiaux donne naissance au numéro deux européen de l’armement terrestre. L’ensemble pèse 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires et emploie 6 500 personnes. S’il précède l’allemand Rheinmetall, ce nouvel acteur reste loin derrière les deux géants, l’américain General Dynamics et le britannique BAE Systems, quatre fois plus gros.

« Historique ».

Ainsi fut qualifiée cette opération au nom de code KANT (KMW and Nexter together) quand elle fut présentée officiellement en juillet 2014 à Paris. Elle concrétisait un rapprochement sans cesse évoqué pendant des années de part et d’autre du Rhin sans aller au-delà. Et surtout, il s’agit des premières grandes manœuvres européennes dans la défense depuis la création d’EADS en 1999, aujourd’hui Airbus Group, et dans la foulée de MBDA pour les missiles en 2001.

Une longue période de fiançailles d’un an a permis de définir la structure du nouveau groupe. Le principe retenu est une alliance à parité, l’Etat français, propriétaire de Nexter, et la famille Bode-Wegmann, propriétaire de KMW, détenant chacun 50 % du nouvel ensemble, avec pour les Français une action spécifique afin de protéger les activités stratégiques, comme les systèmes d’armes et les munitions. Les discussions ont porté sur la valorisation de chaque ensemble qui ont abouti à un niveau quasi équivalent.

La nouvelle entité appelée provisoirement « Newco » sera basée à Amsterdam, aux Pays-Bas. Cette société de droit néerlandais sera la holding de tête des deux structures opérationnelles, basées chacune dans un pays. En France, le siège sera à Satory, en Allemagne, à Munich. Les deux entités restent juridiquement indépendantes et conserveront leurs propres marques.

Cette dualité se retrouvera dans la gouvernance. En dessous d’un chairman (président), pas encore désigné, devraient être nommés deux directeurs généraux, Philippe Burtin, actuel PDG de Nexter, et Frank Haun, le dirigeant de KMW.

« Verrous administratifs »

Plusieurs « verrous administratifs » devront cependant être levés avant que cette holding puisse être créée, à commencer par la publication de la loi Macron, qui autorise la privatisation de Nexter, l’Etat ramenant sa part de 100 % à 50 % dans le groupe d’armement. L’opération devra aussi obtenir le feu vert des autorités de la concurrence des deux pays et de Bruxelles. Cela ne devrait pas poser de problèmes, car l’industrie de l’armement terrestre reste très morcelée en Europe et le nouvel acteur franco-allemand ne sera pas en position dominante. Ces « conditions suspensives indépendantes des entreprises » devraient être levées d’ici à la fin de l’année estime un proche du dossier précisant que ce rapprochement n’aura « pas de conséquences sur l’emploi ».

Cette future entité permettra aux deux constructeurs de « mutualiser leurs forces commerciales » et d’« avoir rapidement un catalogue commun », précise t-il, en attendant de développer ensemble de nouveaux armements dans quelques années. D’ici là, Nexter et KMW devront harmoniser la concurrence que se font à l’exportation le VBCI français et le Boxer allemand sur le marché des blindés à roues.

De part et d’autre du Rhin, chacun poursuivra ses programmes nationaux, comme Scorpion pour Nexter, qui consiste à moderniser les chars Leclerc et à les équiper des technologies les plus récentes. Le contrat porte sur la rénovation d’un parc de deux cents chars, ainsi que sur celle de dix-huit dépanneurs de char (DCL rénové) pour 330 millions d’euros. Les premières livraisons sont prévues à partir de 2018.
Vigilance allemande

Le nouveau groupe se donne cinq ans pour préparer sa fusion, avec une mise en commun progressive de certains services. « MBDA a mis quinze ans avant de commencer à unifier ses activités et Airbus vingt ans pour ses hélicoptères », souligne un expert du secteur. En matière d’armement, l’une des difficultés consiste à spécialiser des sites dans l’un ou l’autre pays, chaque Etat veillant jalousement sur ses technologies sensibles, étant réticent aux transferts de certains composants.

Autre frein, la différence de conception d’exportation des armements entre les deux pays. Si Paris soutient et encourage de telles ventes, Berlin est plus vigilant, provoquant parfois des tensions. Cette question est particulièrement sensible en Allemagne : « Le régime d’exportation ne bougera pas », a confirmé à l’AFP le ministère de l’économie allemand, précisant que « tout ce qui est développé et fabriqué dans des usines allemandes avec de la technologie allemande devra être soumis à autorisation » de Berlin.

Source : lemonde.fr / AFP

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dimanche 21 juin 2015

Santé : Il n'y a plus d'urgence au Val de Grâce !

L’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce n’assure plus les urgences depuis le 1er juin 2015. 

Même si des moyens financiers supplémentaires vont être alloués aux armées d’ici 2019 à hauteur de 3,8 milliards d’euros, les restructurations annoncées en octobre 2014 sont maintenues. Par conséquent, et comme attendu, le site de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce devrait accueillir, à terme, les activités de formation et de recherche du Service de santé des armées (SSA).

Prise dans le cadre du « modèle 2020″ du SSA, cette décision a été motivée par des raisons économiques : il aurait fallu consentir un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros pour moderniser l’HIA du Val-de-Grâce, symbole de la médecine militaire française, où chefs d’États étrangers et personnalités venaient se faire soigner.

La fermeture de l’hôpital est programmée pour 2017 et ses activités médicales seront progressivement transférées vers les deux autres hôpitaux militaires implantés en région parisienne, à savoir les HIA Percy et Bégin afin de créer une « Plateforme militaire hospitalière d’Île-de-France (PFMH IDF) ».

Ce transfert a déjà commencé. Ainsi, dès le 1er juin 2015, le service d’urgence n’y sera plus assuré et les patients seront donc accueillis par les deux autres HIA franciliens. Puis, un mois plus tard, la radiothérapie et le caisson hyperbare cesseront leurs activités. En outre, les services de neurochirurgie, de chirurgie vasculaire et ORL seront assurés par l’HIA de Percy tandis que ceux de chirurgie viscérale, d’urologie et d’oncologie seront transférés à l’HIA Bégin.

« L’HIA Val-de-Grâce continuera à assurer, pour ses patients, une activité de consultations chirurgicales programmées dans le domaine des spécialités transférées. Les services de médecine interne, neurologie, ophtalmologie et psychiatrie continueront à accueillir les patients jusqu’à leurs transferts prévus en 2016″, précise le Bureau communication et information du SSA.

« Durant cette phase de transfert, une attention particulière est portée aux patients du Val-de-Grâce afin de leur garantir la qualité et la disponibilité des soins qui font la réputation des hôpitaux militaires », a-t-il encore fait valoir.  

Source : Zone Militaire

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vendredi 8 mai 2015

Armement : 15 chars Leclerc et d'autres blindés français déployés en Pologne

Le ministre de la Défense l'avait promis en septembre 2015 :

Des blindés français vont participer à des manœuvres en Pologne, dans le cadre des mesures dites de "réassurance", visant comme leur nom l'indique à rassurer notre allié polonais face à son grand voisin russe. La France avait déjà déployé des avions de chasse en Pologne, en 2014.

Un sous-groupement blindé sera présent en Pologne pendant sept semaines, à partir du 20 avril. Il participera notamment à un exercice, baptisé Puma 2015, dans le camp de Drawsko Pomorskie (nord-ouest). Des Américains et des Canadiens seront également présents.

Au total, 23 blindés sont engagés dans cette affaire, dont 15 Leclerc du 12ème Cuirassiers, 4 VBCI du 6ème Chasseurs, 3 VAB et 1 EBG du 13ème Génie.

La Pologne est un client potentiel important pour la France dans plusieurs domaines : hélicoptères, défense sol-air et sous-marins. Elle est aussi un allié qui s'engage à nos côtés en Afrique. Elle l'avait fait au Tchad, au Mali (logistique) et vient de participer à la mission européenne à Bangui.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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vendredi 10 avril 2015

Armement : Vente de 36 avions Rafale à l'Inde

Au terme d'un long suspense, la première visite du Premier ministre indien Narendra Modi vendredi à Paris s'est soldée par un accord sans précédent sur la vente de 36 avions de combat Rafale à l'Inde.

Il s'agit du deuxième contrat en quelques semaines pour le constructeur français Dassault après la vente de 24 Rafale à l'Egypte en février, qui avait mis fin à une série d'échecs à l'export.

"J'ai demandé au président (François) Hollande de nous fournir 36 Rafale, clé en mains", a déclaré M. Modi devant la presse au côté du président français, à l'issue d'entretiens entre les deux dirigeants et leurs équipes respectives. Ce contrat est estimé à près de 4 milliards d'euros.

"Ces 36 Rafale seront construits en France", a précisé à l'AFP le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, tout en soulignant que "les négociations sur l'accord initial (entre la France et l'Inde) continuent".

Ce contrat initial, en discussion depuis 2012 et qui porte sur la vente de 126 avions dont 108 fabriqués en Inde, achoppe sur le coût global des appareils dans le cadre d'un transfert de technologie inédit.

Intialement évalué à 12 milliards d'euros, il serait plus proche des 20 milliards d'euros, le coût de fabrication des 108 Rafale "made in India" s'avérant plus élevé que celui des avions assemblés en France.

M. Modi, arrivé au pouvoir en 2014, a voulu sortir de cette impasse en commandant directement des appareils en France afin de moderniser au plus vite l'armée de l'air indienne (IAF), équipée en partie d'antiques Mig-21 et 27 russes.

Le gouvernement indien souhaite acquérir "dès que possible" ces 36 Rafale en raison d'un "besoin opérationnel crucial" des forces aériennes indiennes, a-t-il souligné dans une déclaration conjointe franco-indienne.

"Les termes et conditions (de l'achat) doivent (maintenant) être négociés et nos services vont discuter de ces questions en profondeur afin de faire avancer les négociations", a souligné M. Modi.

M. Le Drian se rendra "prochainement à New Delhi pour mettre en oeuvre cet accord", a-t-on précisé dans son entourage.

Sur fond de relations tendues avec le Pakistan et la Chine, l'Inde, l'un des plus gros importateurs d'armes au monde, s'est lancée dans un vaste programme de modernisation de sa défense - avions, bâtiments de surface, sous-marins, missiles - d'un coût total de 100 milliards de dollars.

Une telle annonce sur l'acquisition de 36 Rafale représente une aubaine pour le constructeur Dassault.

Après l'Egypte et l'Inde, trois autres acquéreurs potentiels au moins sont sur les rangs : le Qatar - avec lequel des discussions se poursuivent pour 36 appareils - les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.

Deux accords, portant notamment sur des études techniques, ont également été signés entre le groupe nucléaire français Areva et des groupes indiens, dans le cadre du projet de construction d'un réacteur nucléaire EPR en Inde, alors que la France espérait progresser sur la vente de six réacteurs EPR au total.

D'autres accords ont été signés dans le domaines des transports, de l'éducation, du tourisme et de l'aérospatiale.

Saluant un partenariat stratégique entre les deux pays qui a atteint "son plus haut niveau", M. Hollande a aussi apporté son soutien à M. Modi après la libération par le Pakistan de Zakiur Rehman Lakhvidu, cerveau présumé des attentats de Bombay, qui avaient fait 166 morts en 2008.

"J'exprime auprès de vous mon indignation chaque fois qu'un terroriste peut être libéré alors même qu'il a une responsabilité dans un acte abominable", a déclaré le président français. M. Modi n'a fait de son côté aucun commentaire sur ce sujet qui a provoqué la fureur des autorités indiennes.

Le dirigeant nationaliste hindou, banni d'Europe après des émeutes antimusulmanes dans son Etat du Gujarat en 2002, effectue à Paris puis Berlin son premier déplacement en Europe, où il peut s'attendre à un accueil fastueux, fort des performances économiques de l'Inde qui affiche une croissance supérieure à la Chine.

Vendredi, il a fait la promotion, auprès de chefs d'entreprise français, de l'Inde comme base industrielle, notamment à l'export, et comme pôle d'investissement. Il visitera aussi samedi le site d'Airbus à Toulouse (sud-ouest).

Source : Lobs.fr - AFP


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