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Tag - Daesh Etat islamique

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mardi 1 novembre 2016

Syrie : Hommage au capitaine kurde Arin MIRKAN, volontaire à Kobané

Alors que sa ville, Kobané était assaillie par des combattants de Daesh, Arin Mirkan, capitaine des Unités populaires de défense des femmes (YPJ) et mère de deux enfants a donné sa vie pour tenter de stopper ces soldats en se faisant exploser alors qu'elle était encerclée.

Dimanche 5 octobre 2016, la ville syrienne de Kobané a été le théâtre d'un combat sans merci entre ses habitants et les militants de l'Etat Islamique (EI) qui tentent depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, déjà de l'annexer. Son emplacement au nord du pays et le long de la frontière turque en fait en effet un point stratégique de choix pour l'organisation qui pourrait aisément contrôler les routes reliant les deux territoires et s'assurer un meilleur ravitaillement, en armes particulièrement.

Déjà lourdement équipés, ces soldats auraient facilement pu s'emparer de la cité mais c'était sans compter sur la résistance de sa population qui a mené une contre-attaque féroce pour empêcher Daesh de prendre le pouvoir chez eux.

Ces affrontements ont déjà fait de nombreuses victimes, des deux côtés, et parmi elles est née une véritable héroïne que la ville pleure depuis ce jour. Une jeune femme kurde désignée par le nom d'Arin Mirkan sur les réseaux sociaux (son nom de guerre d'après plusieurs sources) et dont l'âge est incertain a fait acte de bravoure en sacrifiant sa vie pour Kobané en lançant une attaque suicide au milieu de membres de l'EI.

Décrite comme capitaine de l'Unité de protection des femmes (qui compterait près de 10 000 membres), appartenant à l'Unité populaire de défense (YPJ), la branche armée du PYD (Parti de l’unité démocratique), elle se serait portée volontaire pour ralentir les forces ennemies en se faisant exploser dans l'espoir d'emporter avec elle un maximum de djihadistes. En se faisant exploser, elle aurait tué plus d'une dizaine de ces soldats, devenant un symbole de la liberté et laissant aussi derrière elle 2 enfants.

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dimanche 2 octobre 2016

Syrie : La Turquie va-t-elle s'associer à l'offensive contre l'EI à Raqqa ?

La semaine passée, le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmées américain, a indiqué lors d’une audition au Congrès que si la coalition avait un plan pour chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de son bastion syrien de Raqqa, elle ne disposait pas encore des «ressources » nécessaires.

Pour le moment, en Syrie, la coalition ne peut que s’appuyer sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance formée par les milices kurdes des YPG et de groupes arabes sunnites et chrétiens.

Aussi, pour préparer l’offensive contre l’EI à Raqqa, le général Dunford a suggéré de livrer des armes aux YPG. Une perspective « inacceptable » pour Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères étant donné que les milices kurdes syriennes ont des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec lequel Ankara à maille à partir depuis la fin des années 1970.

Alors que, justement, les YPG ont obtenu des succès notables contre les jihadistes, le chef de la diplomatie turque a usé d’arguments surprenants pour justifier sa position. « Les armer est très dangereux. Les armes données à ces forces (sont) ensuite vendues à Daesh et à d’autres organisations terroristes », a-t-il affirmé.

Du coup, selon les propos du président turc, Recep Tayyip Erdogan, tels qu’ils ont été rapportés par l’agence Reuters, Ankara voudrait « s’associer » à l’opération militaire qui sera menée contre l’EI à Raqqa.

« Notre ministre des Affaires étrangères et nos autorités militaires sont en discussion avec les États-Unis à propos de la question de Raqqa. Nous leur avons fait part de nos conditions », a déclaré M. Erdogan à des journalistes, le 25 septembre 2016.

« Prendre une initiative commune est important pour nous », a continué le président turc. « Si les États-Unis n’associent pas les Kurdes à leurs histoires, nous pouvons mener cette bataille avec les États-Unis », a-t-il ajouté, avant de faire valoir que la Turquie s’était « montrée la plus efficace dans la lutte contre l’État islamique, en dépit de la désinformation. »

Pour le moment, dans le cadre de l’opération Bouclier de l’Euphrate, lancée le 24 août, les forces turques, en appui de groupes rebelles soutenus par Ankara, ont chassé les jihadistes de la ville syrienne de Jarabulus. Mais leur mission vise tout autant Daesh que les miliciens kurdes syriens. Désormais, leur objectif serait d’établir une zone de sécurité de 5.000 km2, ce qui supposerait de lancer une offensive en direction d’Al-Bab, localité toujours aux mains par l’EI, en passant par Manbij, désormais sous le contrôle des FDS.

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 septembre 2016

Allemagne : Plus de 500 terroristes potentiels sur le sol allemand... Plus de 700 jihadistes Français !

Au cours de l'été 2016, l’État islamique a revendiqué, pour la première fois, deux attaques terroristes en Allemagne. Ainsi, le 18 juillet, à Würzburg, 4 passagers d’un train ont été gravement blessés à l’arme blanche par un réfugié afghan (ou pakistanais) de 17 ans. Puis, moins d’une semaine plus tard, un Syrien de 27 ans s’est fait exploser près d’un festival de musique, à Ansbach (Bavière), blessant 15 personnes, dont trois grièvement.

Aussi, les services de sécurité allemands sont, comme d’ailleurs leurs homologues occidentaux, sur les dents. D’autant plus que, d’après leur ministre de tutelle, Thomas de Maizière, il y aurait en Allemagne au moins 520 individus prêts à passer à l’acte et 360 autres personnes connues pour entretenir des liens avec ces derniers, qu’il a qualifiés, dans un entretien donné au journal Bild, «d’assaillants potententiels ».

« La menace terroriste émerge désormais de commandos étrangers ainsi que de loups solitaires fanatiques en Allemagne », a expliqué M. de Maizière, dont le pays avait par ailleurs servi de base arrière aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001.

« Les commandos s’introduisent clandestinement en Europe et préparent leurs opérations sans qu’on les repère, comme nous l’avons vu dans lors des attaques de Paris et Bruxelles », a continué le ministre allemand de l’Intérieur. « Mais il est encore plus difficile de débusquer les loups solitaires fanatiques. Malheureusement, il y a un réel danger en provenance de ces deux menaces », a-t-il ajouté avant de souligner que ses services font leur maximum pour surveiller « terroristes potentiels » et que le nombre d’enquêtes avait augmenté cette année.

En France,invité du « Grand rendez-vous » Europe 1/iTELE/Les Echos, le Premier ministre, Manuel Valls, a encore affirmé que la menace terroriste est « maximale », surtout après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Tous les jours, les services de renseignement, la police, la gendarmerie, tous les jours, déjouent des attentats, démantèlent des filières irako-syriennes », a-t-il poursuivi.

« Aujourd’hui, la menace est maximale, et nous sommes une cible – chacun l’a compris. Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués », a insisté le chef du gouvernement.

Au total, et selon les derniers chiffres donnés par M. Valls, il y aurait actuellement près de « 700 jihadistes français et résidents en France, qui combattent en Irak et en Syrie ». Et, a-t-il poursuivi, « nous avons sur notre territoire (…) 1.350 personnes visées par des enquêtes qui sont aujourd’hui en prison, 293 en lien directement avec des filières terroristes. »

« Et on peut considérer – je comprends le poids de ces chiffres – qu’il y a à peu près 15.000 personnes qui sont suivies parce qu’elles sont dans un processus de radicalisation », a encore affirmé M. Valls.

Source : Zone Militaire - Opex360.com

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mercredi 14 septembre 2016

Terrorisme : Arrestation à Paris d'un adolescent volontaire «pour une action terroriste» au nom de Daech

Âgé de 15 ans, le jeune était en lien via une messagerie cryptée avec Rachid Kassim, un Français du groupe État islamique.

Un adolescent soupçonné de vouloir commettre un attentat a été arrêté mercredi à Paris, une nouvelle interpellation qui témoigne de la mobilisation pour identifier les personnes en contact, via la messagerie cryptée Telegram, avec le jihadiste français du groupe État islamique (EI) Rachid Kassim.

Né en septembre 2001, le jeune homme a été arrêté au petit matin par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), appuyés par ceux du Raid. Le lycéen a été placé en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), près de Paris.

Selon des sources proches de l’enquête, il «s’était proposé pour une action terroriste» et «était en lien via la messagerie cryptée Telegram avec le jihadiste de l’EI Rachid Kassim», soupçonné de téléguider des attentats en France depuis la zone irako-syrienne.

Une perquisition au domicile de l’adolescent a été menée mercredi matin. En fin de matinée, aucune trace d’une opération de police n’était visible dans cette rue résidentielle calme du XXe arrondissement, dans le nord-est de Paris.

Les policiers «ont barré la rue tôt ce matin, il n’y a pas eu de bruit», raconte laconiquement le gardien de l’école voisine.

Hélène, une habitante de la rue, a découvert l’opération peu avant 8h30 en sortant de chez elle pour accompagner ses enfants à l’école. «Il y avait une camionnette noire siglée du Raid et plusieurs autres voitures noires garées en bas de l’immeuble, et au moins une dizaine de policiers masqués et armés. C’était impressionnant», explique cette mère de famille de 37 ans.

Cette arrestation intervient cinq jours après l’arrestation samedi d’un adolescent de 15 ans dans le XIIe arrondissement de Paris, qui projetait de commettre un attentat avec une arme blanche sur les conseils de Rachid Kassim.

Action «plus intense» que jamais

Ce dernier, considéré actuellement comme l’un des propagandistes francophones les plus dangereux de l’EI, envoie via la messagerie cryptée Telegram des listes de cibles à frapper mais aussi des scénarios d’attentats à mettre en œuvre en France.

Interrogé à l’issue du conseil des ministres, Bernard Cazeneuve a souligné le travail «extrêmement dense» des services de renseignement destiné «à identifier ceux qui sont susceptibles de passer à l’acte». «Un travail continu qui nous mobilise nuit et jour», a affirmé le ministre de l’Intérieur.

«L’action des services de renseignement est plus intense qu’elle ne l’a jamais été pour des raisons qui tiennent au niveau de la menace et pour des raisons qui tiennent aux appels au meurtre lancés par un certain nombre d’acteurs en Syrie qui utilisent des moyens cryptés pour appeler des Français de plus en plus jeunes à passer à l’acte», a-t-il déclaré.

Selon les enquêteurs, Kassim a inspiré, de manière plus ou moins directe, les attaques de Magnanville (Yvelines), où Larossi Abballa a tué un policier et sa compagne le 13 juin, et de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean ont tué un prêtre dans une église le 26 juillet.

Il aurait également piloté les projets d’attentats du commando de femmes arrêté la semaine dernière après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz en plein cœur de Paris.

Lundi, trois femmes du commando et l’adolescent de 15 ans arrêté samedi avaient été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écroués.

Ces arrestations interviennent alors que la menace terroriste est «maximale» en France, touchée depuis 2015 par une série d’attentats qui ont fait 238 morts, selon les déclarations de Manuel Valls dimanche. Le Premier ministre a également porté à environ 15 000 — contre plus de 10 000 jusqu’à présent — l’estimation du nombre de personnes radicalisées en France.

Source : l'Est éclair

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lundi 5 septembre 2016

Libye : La force Barkhane sera-t-elle bientôt en première ligne contre l'Etat Islamique ?

Pour le moment, l’opération Barkhane se focalise sur les groupes jihadistes qui, après avoir occupé le nord du Mali, ont trouvé refuge dans le sud de la Libye, devenu, pour reprendre l’expression de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, un « hub terroriste ». En outre, elle garde un oeil sur l’organisation Boko Haram, qui, liée à l’État islamique (EI ou Daesh), est active dans la région du lac Tchad.

À cette liste, il faudra probablement ajouter la branche libyenne de l’EI, qui compterait, selon les estimations, entre 4.000 et 6.000 combattants, dont de nombreux ressortissants étrangers originaires du Maghreb.

Actuellement, les milices de Misrata, loyales au gouvernement libyen d’union nationale (GNA), tentent de déloger l’EI de son fief de Syrte, avec un appui aérien fourni par les États-Unis et le concours de forces spéciales occidentales. Après de durs combats, les jihadistes ont été contraints de céder du terrain et d’abandonner leur quartier général où, par ailleurs, des documents évoquant l’existence d’une cellule terroriste près de Milan ont été découverts.

Cela étant, une défaite à Syrte ne signifiera pas pour autant la fin de l’EI en Libye. Ainsi, selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables occidentaux, des centaines de jihadistes auraient quitté la ville en direction du sud libyen avant son encerclement par les forces du GNA.

Certains chercheraient ainsi à passer les frontières pour se replier dans des États voisins, comme l’Algérie, mais aussi et surtout le Niger, voire le Tchad.

Or, ces deux derniers pays, membres du G5 Sahel, accueillent une partie importante du dispositif de la Force Barkhane (état-major à N’Djamena, base aérienne à Niamey et base avancée à Madama).

Mais le plus probable est que la branche libyenne de l’EI cherche à se regrouper pour lancer éventuellement une contre-attaque. Pour cela, elle peut compter sur des relais dans l’est de la Libye, en particulier à Derna et à Benghazi, ainsi que sur le soutien de tribus, comme celle des Warfalla, présente à la fois à Syrte et à Bani Walid, ville située à un carrefour entre Tripoli et Misrata.

Source : Zone Militaire

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samedi 3 septembre 2016

Terrorisme : François Molins alerte sur un «risque d'attentat renforcé» par le retour de djihadistes français !

Le procureur de Paris estime que l'affaiblissement de l'État islamique en Syrie et en Irak renforce le risque de nouveaux attentats en France. Il met en garde contre la menace du retour des combattants djihadistes français.

La France doit faire face à un risque terroriste renforcé, avertit le procureur de Paris François Molins dans une interview donnée vendredi au Monde. «Paradoxalement, l'affaiblissement de l'État islamique en zone irako-syrienne constitue un facteur qui renforce le risque d'attentat», juge-t-il. «On voit bien dans l'histoire du terrorisme que quand les organisations terroristes sont en difficulté sur zone, elles recherchent l'occasion de commettre des attaques à l'extérieur.»

Il met particulièrement en garde contre la menace représentée par les combattants djihadistes français. «Le deuxième facteur inquiétant tient à ce qu'on pourrait appeler la menace du retour : on sera à un moment ou à un autre confronté au retour d'un grand nombre de combattants français et de leurs familles», ajoute-t-il. Actuellement, autour de 2000 Français sont partis, en transit ou souhaitent se rendre en Syrie, dont 700 sont sur zone, selon les services de renseignements.

Sur le plan judiciaire, le parquet suit aujourd'hui 324 dossiers, contre 136 en 2015 et 26 en 2013, explique François Molins. Dans le détail, le procureur compte 183 enquêtes préliminaires et 141 informations judiciaires. «Seuls 25 dossiers ont été jugés ou sont en attente de jugement, ce qui donne une idée du travail qui nous attend», précise-t-il. «Au total, 982 individus font ou ont fait l'objet d'enquêtes judiciaires pour du terrorisme islamiste : 280 sont aujourd'hui mis en examen, dont 167 sont en détention, et 577 font l'objet d'un mandat de recherche ou d'un mandat d'arrêt.»

Durcissement «considérable» de la politique pénale

Le procureur de Paris revient sur le durcissement «considérable» de la politique pénale en France décidée fin avril, «en criminalisant les dossiers correctionnels». Depuis la loi du 21 juillet 2016, la peine pour association de malfaiteurs terroriste criminelle est passée de 20 ans à 30 ans de réclusion. Quant à la direction de groupe terroriste, elle est désormais passible de la réclusion criminelle à perpétuité, contre 30 ans de prison avant la loi de juillet 2016.

«Nous considérons désormais comme participant à une association de malfaiteurs criminelle toutes les personnes parties sur zone depuis janvier 2015 ayant participé à des combats, des patrouilles ou à la police islamique avec l'EI ou le Front Al-Nosra, devenu Fatah Al-Sham», précise le procureur. Cela concerne non seulement les individus reconnus coupables d'exactions, mais aussi depuis juillet 2016 les combattants, candidats au départ, femmes ou soutiens logistiques qui relevaient jusqu'ici de la justice correctionnelle.

Le parquet de Paris demande par ailleurs aux juges d'instruction la «requalification au criminel des procédures déjà ouvertes pour des personnes présentes après janvier 2015 en Syrie. À compter de cette date, plus personne ne peut en effet ignorer que ces organisations ont pour but de perpétrer des crimes», assène François Molins.

Emprisonner les fichés S, "c'est absolument impossible"

Enfin, il juge «absolument impossible» le placement en rétention des personnes fichées «S» comme le préconisent plusieurs candidats à la primaire des Républicains dont l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. «Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d'une procédure pénale», souligne le procureur. «C'est le socle de l'état de droit. On ne peut pas détenir quelqu'un avant qu'il ait commis une infraction.»

Source : LeFigaro.fr

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jeudi 1 septembre 2016

Daesh : Mort d'Al-Adnani, leader de l'EI. La "décapitation" une stratégie efficace contre l'Etat islamique ?

Abou Mohammed al-Adnani est le troisième haut responsable djihadiste liquidé en cinq mois. Abou Bakr al-Baghdadi, introuvable chef de l'EI dont la tête est mise à prix par les Etats-Unis, se trouve plus isolé que jamais.

La stratégie dite de "décapitation" est-elle efficace ?

Abou Mohammed al-Adnani, stratège et architecte des opérations extérieures de l'Etat islamique (EI) et porte-parole de l'organisation terroriste, a été tué dans une frappe dont les Etats-Unis et la Russie se disputent la paternité. Sa tête était mise à prix à 5 millions de dollars. Comme des dizaines d'autres terroristes, ils faisaient partie de la liste officielle américaine antiterroriste des personnes recherchées, Rewards for Justice, où l'on trouve également le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri (25 millions de dollars de récompense), le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi (10 millions) ou encore l'ancien chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau (7 millions).

Al-Adnani, "ministre des attentats" et porte-parole de Daech

Comme au temps d'Oussama Ben Laden, les Américains ont fait de la "stratégie de la décapitation", méthode militaire qui consiste à éliminer physiquement des "cibles à hautes valeurs" pour affaiblir une organisation terroriste, un mode opératoire de plus en plus utilisé, surtout depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Mais cette tactique militaire compte autant de détracteurs que d'adeptes. Les premiers estiment qu'elle déstabilise certes un groupe, temporairement, mais qu'elle n'anéantit jamais l'organisation d'un réseau structuré. Les seconds pensent au contraire que supprimer ces cibles accroît les chances de victoire du contre-terrorisme et diminue la violence d'un conflit. Bruno Tertrais, politologue et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, considère ce procédé "limité" mais indispensable.


La "stratégie de la décapitation", qui vise les "cibles à haute valeur", est-elle efficace pour affaiblir l'EI ?

- Rappelons d'abord que la "décapitation" n'est pas une stratégie spécifiquement américaine. Les Russes et les Israéliens ont largement utilisé cette technique, les uns contre la rébellion tchétchène, les autres contre des leaders du Hamas au début des années 2000.

Est-ce efficace ? L'historiographie des mouvements totalitaires et des Etats autoritaires a mis en exergue le rôle important des leaders.

Exemple : si Hitler avait été ciblé personnellement à la fin des années 30, il n'est pas certain qu'un autre leader aurait amené l'Europe, et l'Allemagne en particulier, à sa perte comme Hitler l'a fait. De même, plusieurs études, dont celle de l'université d'Harvard de 2012, montrent que la "stratégie de la décapitation" contre le terrorisme et la contre-insurrection est efficace, oui. 

D'autres chercheurs, au contraire, pensent que les groupes terroristes résistent à la mort de l'un de leurs leaders...

- Oui, avec deux arguments à l'appui -mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas efficace. D'une part, ils estiment que la mort d'un chef en fait un martyr qui attirera de nouvelles recrues et qu'il sera dans tous les cas remplacé. Ce qui n'est pas tout à fait exact : on a démontré que l'effet martyr n'existe pas ou en tout cas qu'il est surévalué. Et la possibilité pour un leader d'être remplacé n'est pas une raison pour ne pas l'éliminer. Second argument : le réservoir des leaders charismatiques et efficaces n'est pas nécessairement inépuisable. Et de fait, le successeur d'Oussama Ben Laden à la tête d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, n'avait pas la même aura.

Ce qui a marché pour Al-Qaïda peut-il fonctionner pour l'EI ?

- L'élimination physique des principaux leaders opérationnels est certainement de nature à troubler ou à désorganiser la planification faite d’actions locales et à l'étranger. Mais ça n'élimine évidemment pas la menace.

D'ailleurs, personne ne peut prétendre que l'élimination du chef de l'EI, Al-Baghdadi, par exemple, aurait le même effet en 2016 qu'aurait eu l'élimination d'Hitler en 1940. L'EI est une mouvance particulière, bien structurée. Tuer ses leaders aura une efficacité limitée mais ce n'est pas une raison pour ne pas le faire.

Quelles sont les limites de cette stratégie ?

- Les leaders ne sont jamais seuls. Ce ne sont pas des mécanismes dont il y aurait une pièce maîtresse, une clé de voûte, sans laquelle tout s'effondre. Les organisations terroristes ne sont pas des Etats totalitaires, elles sont souvent décentralisées et fluides et leur influence est tout autant idéologique qu'opérationnelle. Personne ne pense qu'il suffit de "décapiter" pour que les mouvements terroristes disparaissent. L'efficacité ne veut pas dire suffisance.

Pourtant les Etats-Unis ont bâti un récit autour du "wanted dead or alive" en matière de lutte contre le terrorisme.

- Dans l'élimination des leaders terroristes, il y a aussi une dimension de morale et de justice, c'est une manière de montrer que les agressions ne restent pas impunies. L’expression 'Wanted : Dead or Alive' est effectivement américaine – Bush l'avait d’ailleurs utilisée à propos de Ben Laden – mais n’oublions pas que la promesse de récompense existe dans d’autres pays.

Mais il est vrai que contrairement à d'autres – je pense par exemple aux Israéliens – les Américains se réjouissent publiquement de leurs prises car c'est ce qui est le plus visible, cela crée des effets d'annonce. Mais cela ne veut pas dire que la "décapitation" soit centrale dans leur stratégie.

Est-ce que l'élimination d'Abou Bakr al-Baghdadi est activement souhaitée, recherchée et espérée comme quelque chose qui pourrait affecter le sort de l'EI ? Je ne connais pas la réponse à cette question. Quoi qu'il en soit, on cherche toujours à se débarrasser de l'ennemi. Il ne faut pas négliger la force symbolique de ce genre d'assassinat. L'élimination Abou Moussab al-Zarqaoui, premier leader de l'EI, avait contribué à ce que le mouvement s'éteigne presque. Cela avait été un vrai succès.

Source : NOUVELOBS.COM
Interview de Bruno Tertrais -Propos recueillis par Sarah Diffalah pour l'Obs

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dimanche 28 août 2016

Syrie - Irak : Bientôt 40 Rafale pour des frappes aériennes contre Daech

Même si cela ne durera que le temps du déploiement du Charles-de-Gaulle, qui doit démarrer en septembre, la France va déployer, pendant plusieurs semaines, pas moins d'une petite quarantaine de Rafale contre Daech.

Plus des deux tiers seront amenés par le groupe aérien embarqué (GAé), désormais en mode 100% Rafale Marine, et le reste, par l'armée de l'air, depuis deux bases : aux Etats Arabes Unis et en Jordanie. C'est la première fois qu'un tel nombre de Rafale sera simultanément déployé en opérations. Conséquence : aucun exercice majeur n'est prévu à l'extérieur des frontières en septembre et octobre 2016.

Car incidemment, cette dispersion des plots opérationnels amène quelques soucis logistiques : il faut trois stocks différents de rechanges, de pods Damoclès et Reco-NG. Et aussi trois dépôts de munitions puisant désormais dans un stock unique (Scalp-EG, AASM, GBU-12/24) tandis que d'autres munitions ne peuvent être utilisées (GBU-16/49/58).

En y ajoutant les quatre Mirage 2000 qui commencent bientôt leur permanence opérationnelle au profit de l'OTAN, les quatre Mirage 2000-5 à Djibouti, les quatre Mirage 2000 (NK3 et 2000C) au Niger, on arrive donc à une cinquantaine de jets en opérations, soit plus de 20% du parc chasse air/marine. On n'en mesure que mieux les efforts des forces aériennes au profit des opérations extérieures.

Si on y ajoute les 8 chasseurs de la permanence opérationnelle, et un nombre classifié de chasseurs tenant la posture de dissuasion nucléaire, on visualise l'effort actuel sur la flotte de chasseurs... disponibles. Tandis qu'il faut, aussi avec ces mêmes types d'appareils, former les pilotes en transformation (on crée actuellement un deuxième escadron Rafale Nuc et une troisième flottille) et assurer l'entraînement courant des pilotes affectés, ainsi que la préparation opérationnelle de ceux qui vont partir en opérations.

Source : Jean Marc Tanguy

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lundi 15 août 2016

Corse : Un groupe clandestin du FLNC donne un avertissement aux terroristes jihadistes...

« Cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements inter-communautaires », affirmait Patrick Calvar, le Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, en mai 2016.

Depuis, il y a eu l’attentat de Nice et l’assassinat d’un prêtre dans son église. Deux actions revendiquées par l’État islamique (EI ou Daesh).

Un sondage, réalisé par l’IFOP et publié au lendemain de l’attaque de Nice par Atlantico, a confirmé les craintes de M. Calvar. En effet, 73% des personnes interrogées ont dit penser « qu’il y aurait des actes de représailles contre la communauté musulmane en cas de nouvel attentat islamiste. »

Et c’est en Corse que des signes précurseurs de cette confrontation redoutée par le DGSI ont pu être contrastés. Ainsi, en avril dernier, la mosquée de Mezzavia a été incendiée. Plus tôt, en décembre 2015, à Ajaccio, un guet-apens tendu à des pompiers donna lieu à des manifestations au cours desquelles une salle de prière musulmane, située à proximité des Jardins de l’Empereur, où les soldats du feu avaient été agressés, fut saccagée.

Dans un message envoyé à la rédaction de Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste du FLNC du « 22 octobre » a évoqué les incidents d’Ajaccio en affirmant qu’il s’agissait d’une «stratégie mise en place plusieurs jours, voire plusieurs semaines, auparavant pour tester la réaction du peuple corse » et d’une opération « orchestrée par quelques pseudo-penseurs malfaisants aidés de petites crapules sans envergure. »

Mais ce message du FLNC du 22 octobre vise surtout à adresser une mise en garde aux « islamistes radicaux de Corse ». Toute attaque de leur part donnera lieu à « une réponde déterminée, sans aucun état d’âme », prévient en effet le mouvement clandestin.

« La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daesh et nous nous y sommes préparés », ajouté le groupe. « Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L’amalgame n’existe que dans l’esprit des faibles et le peuple corse est fort (…) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie », insiste-t-il, avant d’affirmer qu’un attentat a été déjoué en juin, « dans un lieu fréquenté par le public » sur l’Île de Beauté.

S’adressant aux « musulmans de Corse », le groupe clandestin les appelle à « prendre position » en dénonçant l’islamisme radical, en signalant les « dérives chez des jeunes désœuvrés tentés par la radicalisation » et n »affichant pas de signes religieux ostentatoires. « Si l’Etat islamique revendiquait des actions sur notre sol, nous ne pourrons vaincre qu' ensemble », estime le FLNC du 22 octobre.

À ce propos, le 20 juillet 2016, 6 prédicateurs du courant salafiste piétiste ont été refoulés d’une plage, à Bodri, en Haute-Corse, après avoir tenté de faire une prière sur le sable. Ces prêcheurs, qui ne font pas l’unanimité parmi les imams locaux, « font toujours l’objet d’un contrôle discret des services de sécurité » et « se signalent d’ailleurs au commissariat de Bastia à chaque arrivée » avant de faire le tour des principaux lieux de culte insulaires pour porter leur vision de l’islam », a précisé France3 Corse.

Enfin, le groupe clandestin, qui avait annoncé récemment sa démilitarisation, s’est adressé aux autorités françaises. « Si un drame devait se produire chez nous », l’État aurait une responsabilité importante « car il connaît les salafistes en Corse », prétend-il. Et d’ajouter : « Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol. »

Source : Zone Militaire

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samedi 13 août 2016

Daesh : Le chef de l'EI en Afghanistan tué par un drone américain

Le chef de l'organisation Etat islamique (EI) pour l'Afghanistan et le Pakistan a été tué le 26 juillet par un tir de drone américain en territoire afghan, a déclaré un représentant du Pentagone.

L'ambassadeur afghan au Pakistan avait auparavant déclaré qu'un drone américain avait tué Hafiz Saeed Khan mais la coalition internationale stationnée à Kaboul avait refusé de confirmer l'information. La frappe a eu lieu dans le district de Kot, dans la province afghane de Nangarhar, a précisé la source américaine.

La mort d'Hafez Saïd, qui constitue un sérieux revers pour le groupe djihadiste qui tente de s'implanter au Pakistan et en Afghanistan, est intervenue pendant des opérations conjointes des forces spéciales américaines et afghanes contre l'EI dans le sud de la province en juillet, a expliqué vendredi Gordon Trowbridge, porte-parole adjoint du Pentagone.

"Les forces américaines ont mené une frappe visant Hafez Saïd (...) dans le district d'Achin, dans la province de Nangarhar le 26 juillet, entraînant sa mort", a-t-il détaillé. Ce chef de l'EI "était connu pour participer directement aux attaques contre les forces américaines et de la coalition, et les activités de son réseau terrorisaient les Afghans, particulièrement dans le Nangarhar", a estimé Gordon Trowbridge.

Hafiz Saeed Khan est le deuxième responsable d'un groupe armée islamiste tué par l'armée américaine dans la région en quelques mois: en mai, un drone américain avait en effet tué le chef de file des taliban afghans, le mollah Akhtar Mansour, au Pakistan.

Hafiz Saeed Khan, un ancien membre de la branche pakistanaise des taliban rallié à l'EI, avait déjà été donné pour mort l'an dernier mais son décès n'avait jamais été confirmé.

Source : Lefigaro.fr / Reuters

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lundi 1 août 2016

Turquie : Ravitaillement de Daesh à pertir des ports turcs, selon les informations de la DRM

Voilà maintenant plus d’un mois que les forces soutenant le gouvernement d’union national libyen (GNA) encerclent Syrte, bastion de la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh). L’on pouvait penser, au vu des premiers éléments, que la reprise de la ville allait être relativement rapide. Sauf que les jihadistes y opposent une forte résistance.

Ainsi, d’après une source médicale de la ville Misrata, 241 combattants des forces libyennes ont été tués et l’on compterait plus de 1.400 blessés, dont certains ont été transférés à l’étranger pour y être soignés.

Bastion de la rébellion contre le colonel Kadhafi, il y a 5 ans, Misrata abrite désormais le centre de commandement de l’opération militaire menée à Syrte. Mais pas seulement.

En mai dernier, juste avant le début de cette offensive contre la branche libyenne de Daesh, le général Christophe Gomart, le Directeur du renseignement militaire, était entendu, à huis clos, par la commission d’enquête parlementaire « relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme. »

Le compte-rendu de cette audition, qui ne devait initialement pas être diffusé, figure dans le tome 2 du rapport de cette commission, lequel vient d’être rendu public le 12 juillet.

Lors de son intervention devant les députés, le général Gomart a évoqué les pays où les jihadistes du Levant pourraient aller si « Daesh est entièrement défait en Irak et en Syrie ». Et de citer le Yémen, le Pakistan, l’Afghanistan et, bien évidemment, la Libye.

« Nous n’avons pas mesuré les flux de combattants de Daesh, mais nous savons par exemple que des combattants tchétchènes se trouvent à Abou Grein, en Libye », a dit le général Gomart.

Pour rappel, la localité d’Abou Grein, située à 130 km à l’ouest de Syrte, a été reprise à l’EI par les forces libyennes 10 jours avant l’audition du DRM.

Cela étant, si le nombre de combattants de Daesh partis vers le théâtre libyen n’a pas été « mesuré », le général Gomart a affirmé qu’il existait, au moment de son audition, un « véritable flux maritime entre les ports turcs et la Libye, en particulier Misrata. »

« Outre son port de commerce, cette ville abrite un port métallurgique qui ravitaille Daesh en Libye, ainsi que la ville de Benghazi. Des bâtiments mouillent au large de Misrata, déchargent leur cargaison sur des caboteurs qui rejoignent Misrata, d’où des caboteurs plus petits encore gagnent Benghazi », a expliqué le général Gomart.

Or, a-t-il continué, Daesh « est très présent dans le sud de la ville de Benghazi, précisément, où se battent les troupes nationales libyennes du général Haftar », lesquelles ne sont pas soumises au GNA. À Derna, foyer jihadiste historique en Libye, Daesh a « quitté les lieux, mais al-Qaida, en particulier le groupe Ansar al-Charia, demeure très présent », a confirmé le DRM. Et tout ce monde se retrouve « dans la ville de Syrte » où l’on compte « d’ex-kadhafistes et des combattants de Daesh qui, de là, rayonnent dans une zone assez large. »

D’où l’intérêt du nouveau mandat de l’opération européenne Sophia. Initialement lancée pour casser le modèle économique des passeurs de migrants opérant depuis la Libye, cette dernière a maintenant aussi la mission de contrôler l’embargo sur les armes imposés aux groupes armés libyens en Méditerranée centrale.

Source : Zone Militaire

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mardi 26 juillet 2016

Rouen - Prise d'otage : Un mort après une attaque dans une église ! Saisie de la section antiterroriste...

Un mort après une prise d’otages dans une église près de Rouen

La section antiterroriste est saisie

Au moins une personne a été tuée mardi 26 juillet au matin lors d’une prise d’otages dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans l’agglomération de Rouen, a appris Le Monde de source policière. L’otage tué est le prêtre de l’église, a indiqué une source policière à l’AFP, précisant qu’« un bilan complet est à suivre ». Selon le ministère de l’intérieur, un autre otage se trouve entre la vie et la mort.

Les deux preneurs d’otages ont été abattus lors d’une opération de la Brigade de recherche et intervention (BRI) de Rouen. Leurs motivations ne sont pas encore connues. La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit d’une enquête en flagrance confiée à la sous-direction anti terroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Hollande et Cazeneuve attendus sur place

Le président François Hollande, natif de Rouen, et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve sont attendus sur place.

Le vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, s’est rendu sur place, en l’absence de l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, actuellement aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à en Pologne, a fait savoir la Conférence des évêques de France.

Source : LeMonde.fr

NDLR : Le deux assaillants ont pris en otage le curé, deux sœurs et plusieurs fidèles. Les deux assaillants ont été abattus. Le curé a été tué "égorgé à l'arme blanche", il y a plusieurs blessés graves. Les attaquants seraient entrés par l'arrière de l'église, pendant la messe, selon "Le Parisien". Les meurtriers auraient été en rapport avec contact en Syrie.

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lundi 25 juillet 2016

Allemagne - Attentat terroriste : Le Syrien qui s'est fait exploser avait prêté allégeance à Daech !

Dans une vidéo retrouvée dans son portable, le terroriste explique vouloir se venger "des Allemands qui se mettent en travers de la voie de l'islam".

Le Syrien qui s'est fait exploser dimanche soir près d'un festival de musique à Ansbach en Allemagne (Sud) avait « fait allégeance » au groupe djihadiste État islamique (EI), d'après une vidéo retrouvée sur son téléphone portable, a annoncé lundi le ministre bavarois de l'Intérieur. « Il a explicitement annoncé [agir] au nom d'Allah, a fait allégeance [au chef du groupe EI], Abou Bakr al-Baghdadi [...] et annoncé expressément une vengeance contre les Allemands qui se mettent en travers de la voie de l'islam », a déclaré Joachim Hermann, s'appuyant sur une première traduction de cette vidéo en arabe, au lendemain de cet attentat à la bombe qui a fait 15 blessés et tué son auteur.

Le demandeur d'asile est mort dans l'explosion de sa bombe. Les secours ont tenté en vain de le ranimer. Le directeur adjoint de la police d'Ansbach, Roman Fertinger, a parlé d'« indices » selon lesquels des pièces de métal ont été ajoutées à l'explosif.

L'auteur de l'attentat, dont la demande d'asile avait été rejetée il y a un an, avait l'intention d'« empêcher » la tenue du festival de musique pop en plein air auquel participaient plus de 2 500 personnes dans la ville, selon le ministre Joachim Hermann. Il a essayé d'entrer sur les lieux mais a dû faire demi-tour dans la soirée faute de ticket d'entrée. La bombe a détonné peu après, vers 22 heures (20 heures GMT), devant un restaurant du centre-ville, à proximité immédiate du festival. Le Syrien, qui résidait à Ansbach, avait tenté par deux fois dans le passé de mettre fin à ses jours et séjourné dans une clinique psychiatrique, selon le ministre, qui a précisé ne pas savoir si l'homme était aussi animé d'intentions suicidaires.

Troisième attentat en Bavière

Cet attentat survient à un moment où le pays est sous haute tension après une série de tragédies, dont celle de Munich (Sud) qui a fait neuf morts et onze blessés vendredi soir. Par ailleurs, il touche l'Allemagne, qui, comme le reste de l'Europe, connaît actuellement un contexte de crainte d'attentats djihadistes. L'Europe a été frappée à plusieurs reprises cette année (à Nice en France le 14 juillet, à Bruxelles en Belgique le 22 mars) par des attaques meurtrières revendiquées par le groupe État islamique.

C'est aussi la troisième fois en une semaine que l'État régional de Bavière est frappé par un drame. Vendredi soir, un jeune homme de 18 ans souffrant également de troubles psychiatriques, obsédé par les tueries de masse mais a priori sans lien avec le djihadisme, avait tué neuf personnes à Munich et en avait blessé grièvement onze autres lors d'une fusillade. Le 18 juillet, un demandeur d'asile se disant de nationalité afghane avait déjà blessé à la hache cinq personnes dans un train à Wurtzbourg, lors d'une attaque revendiquée par le groupe djihadiste EI.

Éviter tout amalgame

Enfin, non loin de la Bavière, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué dimanche à la machette une femme avec qui il venait de se disputer et a blessé trois autres personnes, dans une crise de rage a priori passionnelle, à Reutlingen, localité de 100 000 habitants proche de Stuttgart (sud-ouest).

Même si le gouvernement insiste pour éviter tout amalgame, cette accumulation est de nature à redonner de l'ardeur aux opposants à la politique d'ouverture généreuse de la chancelière Angela Merkel à l'égard des réfugiés en 2015. Le ministre bavarois Joachim Hermann s'est dit inquiet que le droit d'asile soit « discrédité » par les événements d'Ansbach. La Bavière, où se sont déroulées les tragédies de Wurtzbourg et Ansbach, est à la fois la porte d'entrée en Allemagne des migrants et une région dirigée par les plus farouches détracteurs de l'ouverture aux réfugiés, le parti conservateur » CSU. Ce dernier a de nouveau réclamé la semaine dernière un plafonnement de leur nombre en Allemagne.

Source : AFP.FR

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vendredi 22 juillet 2016

Allemagne : Fusillade dans un centre commercial à Munich, près de 10 morts, de nombreux blessés graves !

Des coups de feu ont été tirés dans le centre commercial Munich Olympia, situé près du stade olympique de Munich ce vendredi vers 18 heures. Le bilan de cette attaque, un temps flou, serait finalement d'au moins trois (ndlr: près de 10 morts à 23h) morts, selon une déclaration du ministère de l'Intérieur bavarois. Il y aurait également plusieurs blessés. Le contexte et le mobile de cette attaque sont pour l'instant inconnus.

Sur Facebook, la police de Munich a annoncé que "des témoins ont fait état de trois individus armés". Dans plusieurs messages postés sur Twitter, elle indique que "les suspects sont toujours en fuite" et qu'une possible attaque est cours dans le centre de Munich. "La situation n'est pas claire", estime la police, qui appelle la population à éviter les lieux publics et le métro et à rester chez soi.

    The suspects are still on the run. Please avoid public places. #munich #oez #gunfire
    — Polizei München (@PolizeiMuenchen) 22 juillet 2016

    Unconfirmed reports of more violence and possible #gunfire in the City Center. Situation is unclear. Please avoid public Areas. #munich #oez
    — Polizei München (@PolizeiMuenchen) 22 juillet 2016

La gare centrale de Munich a été évacuée. Les transports en commun de la ville ont été suspendus.

Un lieu familial

La correspondante de BFMTV en Allemagne, Adeline Percept, a indiqué que les tirs ont peut-être démarré dans un restaurant. Un homme, considéré comme tireur, aurait été vu en train de quitter les lieux en prenant la fuite.

L'intervention de la police est toujours en cours. Sur place, des véhicules de police ont été déployés en nombre, accompagnés de plusieurs hélicoptères. Un vaste secteur autour du centre commercial a été bouclé.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos et photos circulent où l'on voit des gens courir pour quitter les lieux.

L'Olympia park est un centre commercial qui comporte également des attractions pour les enfants. C'est donc un lieu familial de Munich, a indiqué Adeline Percept.

Ces tirs interviennent quatre jours après une attaque à la hache et au couteau dans un train dans cette même région de Bavière. L'auteur était un réfugié afghan de 17 ans, abattu par la police. Daesh a revendiqué l'attaque et un drapeau de l'organisation terroriste a été retrouvé au domicile de l'agresseur. Mais l'enquête est toujours en cours et aucune connexion entre le mineur et Daesh n'a encore été établie.

Source : BFMTV.COM

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Attentat de Nice : Le terroriste a préparé son projet durant des mois avec plusieurs complices !

Un attentat terroriste  « mûri depuis plusieurs mois » avec plusieurs complices !

Loin d’être un tueur compulsif isolé, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui a tué 84 personnes à Nice le soir du 14 juillet, semble avoir « mûri » son projet depuis plusieurs mois et bénéficié de « complicités », a déclaré lors d’un point presse, jeudi 21 juillet, le procureur de la République de Paris, François Molins.

Cinq personnes soupçonnées d’avoir aidé le criminel dans l’élaboration de la tuerie – toutes inconnues des services de renseignement – ont été mises en examen, jeudi soir, pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Trois d’entre eux – Ramzi A., un Franco-Tunisien de 21 ans né à Nice ; Chokri C., un Tunisien de 37 ans né à Sousse ; et Mohamed Walid G., un Franco-Tunisien de 40 ans, également né en Tunisie – ont été en outre mis en examen pour complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste. Des échanges de SMS semblent indiquer que ces trois hommes connaissaient le projet de Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Selon les informations du Monde, le tueur a enregistré un message audio le 14 juillet vers 17 heures sur son téléphone : « Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain, maintenant ils sont chez Walid. »

A 22 h 27, soit un quart d’heure avant l’attaque, il envoie un dernier SMS à Ramzi A. : « Je voulais te dire que le pistolet que tu m’as ramené hier, c’était très bien, alors on ramène 5 de chez ton copain. C’est pour Chokri et ses amis. » Demandait-il la fourniture d’autres « pistolets » pour une attaque prévue « le mois prochain » ? Les enquêteurs ne l’excluent pas.

Le destinataire de ce dernier message, Ramzi A., a en outre été mis en examen pour infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste, de même qu’un couple d’Albanais – Artan H., 38 ans, et Enkeledgia Z., 42 ans – soupçonné d’avoir fourni le pistolet dont le tueur a fait usage contre les policiers.

Durant sa garde à vue, Ramzi A. a par ailleurs indiqué aux enquêteurs la cache d’une kalachnikov, évoquée dans plusieurs messages. A ce stade, « on ne sait pas à quoi elle était destinée », précise M. Molins.

« Je ne suis pas Charlie »

L’analyse du téléphone du tueur de Nice a permis d’établir qu’il était en contact intense avec Mohamed Walid G., qu’il connaît depuis quinze ans, dans les mois qui ont précédé son crime.

Tous deux semblaient partager une certaine sympathie pour la cause djihadiste. Le 10 janvier 2015, trois jours après l’attentat contre Charlie Hebdo, Mohamed Walid G. avait ainsi envoyé au futur tueur de Nice, le SMS suivant : « Je ne suis pas Charlie… Je suis content, ils ont ramené des soldats d’Allah pour finir le travail. »

Dans le téléphone de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les policiers ont aussi découvert plusieurs photos datant des 11 et 13 juillet 2016, représentant les deux hommes à bord du camion qui servira à commettre l’attaque. Le lendemain du massacre, Mohamed Walid G. retournera d’ailleurs sur la promenade des Anglais pour filmer, à l’aide de son portable, « la scène de crime », a relaté le procureur de Paris.

« Charge le camion »

Début 2016, les modalités du passage à l’acte du tueur de Nice semblent s’être précisées. Le 4 avril, Chokri C. lui envoie un message sur Facebook : « Charge le camion, met dedans 2 000 tonnes de fer, et nique, coupe lui les freins mon ami, et moi je regarde. » Selon les caméras de vidéosurveillance, l’auteur de ce message s’est promené aux côtés du tueur à bord du poids lourd sur la promenade des Anglais, le 12 juillet à 20 h 30, soit deux jours avant l’attaque.

A en croire différents clichés retrouvés dans son téléphone, Mohamed Lahouaiej Bouhlel semblait s’intéresser d’assez près aux festivités populaires : l’un a été pris lors du feu d’artifice de Nice du 14 juillet 2015, un autre pendant un concert sur la promenade des Anglais, le 17 juillet 2015, et un troisième pendant un feu d’artifice, le 15 août 2015.

Trois photos d’articles semblent indiquer que le tueur mûrissait son projet de longue date. La première, en date du 1er janvier 2016, s’intitule : « Il fonce volontairement sur la terrasse d’un restaurant ». Une deuxième, datée du 9 janvier – « L’homme tué devant le commissariat de Barbès est un Tunisien » – raconte comment un homme armé d’un couteau s’est présenté devant le commissariat du 18e arrondissement de Paris avant d’être abattu par les policiers.


« ADA »

Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne semble pas avoir pris beaucoup de précautions pour protéger ses complices. D’innombrables photos et SMS ont été retrouvés dans son téléphone. Un texto envoyé à ses trois complices tunisiens, le 5 juillet, mentionne ainsi « ADA », le nom de la société de location dans laquelle il avait réservé un camion le jour même.

L’enquête devra désormais s’attacher à déterminer si Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les mis en examen ou d’autres complices en lien avec eux « entendaient acquérir d’autres armes, et si oui, dans quel but », a précisé François Molins. Elle devra également vérifier si des liens – « non établis à ce jour » – existent entre certains de ces suspects et l’organisation Etat islamique (Daech), qui a revendiqué l’attaque.

Source : Liberation.fr

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