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Tag - Daesh Etat islamique

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samedi 4 février 2017

Louvre : Un terroriste-touriste Egyptien attaque des militaires à la machette !

Le jeune Egyptien de 29 ans qui s'est attaqué à des militaires hier dans le Carrousel du Louvre était arrivé en France depuis une semaine en provenance de Dubaï.

Hier, la France a une nouvelle fois été confrontée à un acte terroriste sur son sol. Une attaque perpétrée par un homme seul et symbolique à bien des égards. Par le lieu choisi d'abord : même s'il ne s'agit pas du musée en tant que tel, le Carrousel du Louvre évoque l'un des sites les plus emblématiques de la capitale. Par la cible ensuite : des militaires de l'opération Sentinelle, déployés dans l'Hexagone justement pour empêcher tout nouvel acte. de terreur. Très vite, la nature de l'acte n'a d'ailleurs fait guère de doute. Une heure et demie seulement après l'agression des quatre militaires de la patrouille par un homme armé de deux machettes et criant « Allahou akbar » (« Dieu est grand »), la section antiterroriste du parquet de Paris se saisissait de la conduite des investigations.

Selon les informations fournies hier soir par le procureur de la République de Paris, François Molins, à 9 h 50, l'assaillant, vêtu d'un tee-shirt noir avec une tête de mort, s'est précipité sur les militaires en tenant dans chaque main une machette, les bras levés pliés derrière la tête. Le jeune homme s'en est d'abord pris à un premier soldat qui a pu le repousser avant de s'en prendre à un de ses collègues qui a chuté au sol. Après avoir vainement tenté de l'écarter, ce dernier a d'abord fait feu dans le bas de l'abdomen avant de tirer à nouveau à trois reprises. Hier soir, le pronostic vital du terroriste était « très engagé ». Un militaire a de son côté été légèrement blessé au cuir chevelu. François Molins a tenu à souligner le professionnalisme des soldats.

Dans la journée, les enquêteurs ont pu collecter de nombreuses informations à même de mettre un nom sur cet assaillant qui ne portait aucun papier d'identité sur lui. Dans sa veste, les policiers ont notamment mis la main sur un téléphone portable qui leur a permis de remonter jusqu'à un Egyptien de 29 ans, Abdallah El H. Installé aux Emirats arabe unis où, si l'on en croit son profil Facebook, il occupait un poste de commercial dans une entreprise de développement environnemental. Le jeune homme a fait une demande de visa touristique au consulat de France de Dubaï le 30 octobre dernier. Requête acceptée une semaine plus tard. La photo enregistrée dans le fichier des visas correspond à celle du terroriste du Carrousel du Louvre.

Abdallah El H. a atterri à Roissy le 26 janvier d'où il devait repartir le 5 février. A Paris, le touriste égyptien s'était installé dans un hôtel de la rue de Ponthieu (Paris VIIIe), à deux pas des Champs-Elysées. En perquisition, les policiers ont retrouvé dans sa chambre plusieurs effets personnels mais aucun signe d'allégeance à une organisation terroriste. Samedi dernier, ce fils de bonne famille qui se présente sur les réseaux sociaux comme marié, fan du Bayern Munich et du film « Maman j'ai raté l'avion », a fait l'acquisition des deux machettes qui ont servi à l'attaque d'hier dans une armurerie du XIe arrondissement.

Dans les heures qui ont précédé son geste, Abdallah El H. a multiplié les publications sur Twitter, toutes orientés sur le domaine de la religion. Jusqu'à cet ultime message au ton prémonitoire : « Pas de négociation possible, pas de compromis, pas de pommade à passer, et certainement pas de retour possible. Il n'y a pas de paix dans la guerre. » L'enquête doit désormais déterminer s'il a agi seul, spontanément ou sur instruction. Hier soir, aucune revendication n'avait été formulée.
 
Source : LeParisien.fr

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jeudi 26 janvier 2017

Chammal : Les frappes françaises contre l'EI, Daesch, ont presque doublé en 2016

Après les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015, la force Chammal – nom de la participation française à l’opération anti-jihadiste Inherent Resolve, dirigée par les États-Unis – a vu son activité significativement augmenter.

Ainsi, en 2016, l’aviation française (armée de l’Air et aéronavale) a effectué 684 frappes contre les positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées en Irak et en Syrie, soit 90% de plus par rapport à 2015 (362 frappes).

Cette hausse s’explique par l’intégration, à deux reprises, du porte-avions Charles de Gaulle dans le dispositif de l’opération Chammal ainsi que par l’appui fourni aux forces irakiennes lors de leurs offensives lancées à Ramadi, Falloujah et Mossoul ainsi qu’aux Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment à Manbij et dans la région de Raqqa.

Cette augmentation est liée à la volonté du président de la République d’intensifier l’effort contre Daesh ainsi qu’aux progrès tactiques et à l’accélération des gains territoriaux réalisés par les forces de sécurité irakiennes en 2016″, a commenté le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA).

Au total, les avions français ont effectué, toujours en 2016, 2.900 sorties (8 par jour), essentiellement pour des missions de frappe, de renseignement, de reconnaissance et de surveillance.

Depuis le début de l’opération Chammal, lancée le 19 septembre 2014, l’aviation française a effectué 1.091 frappes qui ont conduit à la destruction de 1.798 cibles.

Par ailleurs, depuis septembre 2016, il faut ajouter les missions d’appui effectuées par les artilleurs de la Task Force Wagram, dotée de 4 CAESAR de 155 mm (Camions équipés d’un système d’artillerie). Ce détachement, désormais scindé en deux groupements déployés au sud (à Qayyarah) et au nord de Mossoul, a tiré à plus de 250 reprises afin d’appuyer les forces irakiennes.

Actuellement, le dispositif aérien de l’opération Chammal compte 14 Rafale (8 basés en Jordanie et 6 autres aux Émirats arabes unis), un ravitailleur C-135FR et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Source: Zone Militaire

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dimanche 8 janvier 2017

Mossoul : Le dernier pont détruit par un raid aérien de la coalition anti daech

Le 21 décembre 2016, le général Matthew Isler, commandant adjoint des forces aériennes de la coalition ant-jihadiste dirigée par les États-Unis, avait indiqué que l’offensive visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) était entrée dans une phase de « programmée d’ajustement opérationnel ». Et cela, alors que les forces irakiennes, en particulier les unités de l »ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) , ont reconquis que le quart sud de la ville, après deux mois de violents combats.

« Il s’agit d’une remise à niveau opérationnelle. Cela détermine les conditions d’une progression continue des ISF [Forces irakiennes de sécurité, ndlr], leurs plans et leurs opérations pour libérer Mossoul », avait expliqué le général Isler. « Cette pause fait suite à 65 jours de d’offensive menée sur un tempo opérationnel constamment élevé. Cela va permettre la remise en état de véhicules, un réapprovisionnement en munitions et la préparation des troupes pour la prochaine phase », avait-il ajouté.

Pour autant, l’activité aérienne de la coalition anti-EI a continué, du moins dans les environs de Mossoul. Ces derniers jours, plusieurs cibles jihadistes ont été détruites, notamment des VBIED (vehicle-borne improvised explosive device), ces véhicules transformés en bombes roulantes par Daesh.

Par ailleurs, et afin de compliquer l’envoi de renforts de Daesh vers la partie orientale de Mossoul, la coalition s’attaque aux ponts qui permettent de traverser le Tigre, fleuve qui traverse la ville selon un axe nord-sud. Récemment, un général britannique expliquait qu’il s’agissait de « mettre hors d’usage » et « non de détruire » ces ouvrages.

Et c’est ainsi que le pont « al-Atiq », le dernier qui tenait encore, a été mis « hors service » par une frappe aérienne effectuée en début de semaine. Dans ses bulletins quotidiens, la coalition n’a pas précisé si elle en avait été à l’origine. Elle a seulement indiqué avoir rendu inutilisables trois ponts « près de Mossoul » lors de raids menés les 26 et 27 décembre.

Quoi qu’il en soit, et maintenant que les ponts de Mossoul sont hors service, les forces irakiennes, appuyées par des milices chiites et des combattants kurdes, ont repris leurs opérations. « Nos troupes sont en train d’avancer. Dans les premières cinq ou dix minutes ils ont pris 500 mètres. Ils commencent à l’instant à tirer », a en effet indiqué un officier à l’agence Reuters.

« La deuxième phase a été lancée pour libérer la (partie) orientale de Mossoul », a confirmé le lieutenant-général Abdelghani al-Assadi, de l’ICTS, auprès de l’AFP. « Nos forces ont commencé à 07h00 (04h00 GMT) à progresser vers le quartier Al-Qods, et affrontent à présent l’ennemi qui résiste », a-t-il ajouté. Dans le même temps, d’autres unités irakiennes avancent sur le front nord.

Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a estimé qu’il faudrait encore trois mois pour reprendre la ville.

« Les Américains sont très pessimistes. Ils ont parlé d’une période vraiment longue, mais les remarquables succès enregistrés par nos courageux et héroïques combattants ont permis de réduire l’échéance. Je prévois qu’en Irak, cela prendra trois mois », a-t-il affirmé, le 28 décembre.

Ce qui paraît, à l’inverse, très optimiste. Car, comme l’a souligné un officier français des forces spéciales affecté auprès des combattants kurdes et cité dans un reportage publié par le Figaro Magazine du 23 décembre, « il y a un côté Berlin en 1945, avec une logique très nihiliste. Les chefs de l’État islamique, acculés, jettent tout ce qu’il leur reste dans la bataille, tout en cherchant à préserver leurs meilleures troupes. Ils envoient donc se faire tuer les ‘lionceaux du califat’ qui sont un peu leurs jeunesses hitlériennes. »

Source : Zone Militaire

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dimanche 1 janvier 2017

Istanbul attentat terroriste : Au moins 39 morts dont une française !

Daech revendique l'attentat

02/01/2017 - 15:08
L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué, l’attentat qui a fait 39 morts et 65 blessés dans une discothèque d’Istanbul lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe djihadiste indique qu’« un des soldats du califat » a mené l’attaque contre l’établissement Reina.

Arrestation de 8 suspects... Mais le terroriste est toujours en fuite.

Une grande chasse à l’homme a été lancée dans le pays pour rattraper le suspect principal, qui aurait fui en changeant de vêtements après son attaque et laissé son arme sur les lieux
du massacre.


Istanbul : Attentat terroriste du Nouvel An !

01/02/2017 - 11:37

Un homme armé déguisé en père Noël qui a mitraillé la foule célébrant le Nouvel An dans une boîte de nuit huppée d'Istanbul. Le terroriste est toujours en fuite.

Au moins 39 personnes, dont une Française, ont été tuées et 65 autres blessées, dont trois Français, dans une attaque contre une célèbre discothèque d’Istanbul où plusieurs centaines de personnes fêtaient le réveillon du Nouvel an, dans la nuit de samedi à dimanche. L'assaillant est en fuite et l'attentat n'a pour l'instant pas été revendiqué.

L’attaque

À 01h15 dimanche (22h15 GMT samedi), un assaillant armé d’un fusil d’assaut surgit devant la boîte de nuit Reina, au cœur d’Istanbul, et ouvre le feu sur les personnes qui se trouvent à l’entrée, selon le gouverneur d’Istanbul Vasip Sahin. Un policier et un civil sont tués.

Après avoir pénétré dans la discothèque, l’assaillant tire au hasard sur la foule (environ 600 personnes étaient présentes), semant la panique et la mort. Selon la chaîne d’information NTV, plusieurs personnes ont plongé dans le Bosphore pour échapper aux coups de feu. Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 39 personnes, dont au moins 15 étrangers, ont été tuées et 65 blessées.

«D’une façon sauvage et impitoyable, il a mitraillé des personnes qui étaient simplement venues célébrer le Nouvel An», a déclaré M. Sahin.

Des témoins ont raconté s'être cachés sous les tables pendant que l'assaillant tirait au hasard dans l'établissement avec un fusil automatique.

« Au début, on a pensé que des hommes se battaient entre eux », a raconté une Libanaise disant s'appeler Hadil qui se trouvait dans la boîte de nuit avec son mari et un ami. « Et puis on a entendu le bruit d'une arme à feu et on a plongé sous les tables. »

« On a entendu le type crier « Allahou Akbar » (« Dieu est le plus grand »), on a tous les trois entendu ça », a-t-elle déclaré. « On est sortis par la cuisine , il y a avait du sang partout, et des corps. »
L’assaillant

Les autorités turques ont lancé une chasse à l’homme pour capturer l’assaillant qui est parvenu à s’enfuir en «profitant de l’anarchie» semée dans la discothèque, selon le Premier ministre Binali Yildirim.
Ce dernier a qualifié d'«infondées» les informations de presse selon lesquelles l’assaillant était déguisé en père Noël, ajoutant que l’agresseur avait laissé son arme sur les lieux.
Des témoins cités par l’agence de presse Dogan ont rapporté l’avoir entendu s’exprimer en arabe, d’autres encore que l’assaillant n’était pas seul, mais cela n’a pas été confirmé par les autorités.


Le lieu

Le Reina est une emblématique discothèque d’Istanbul, située à Ortaköy, un quartier du district de Besiktas, sur la rive européenne de la ville.
Selon Dogan, elle accueillait au moins 700 personnes venues célébrer le passage à la nouvelle année.

Cette discothèque huppée où les entrées sont filtrées, est située à quelques centaines de mètres de l’endroit où avaient eu lieu les célébrations officielles du Nouvel An, au bord du Bosphore.


Le contexte

L’attaque n’a pas encore été revendiquée, mais la Turquie a été la cible de nombreux attentats attribués à l’EI ou liés à la rébellion séparatiste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont notamment frappé Istanbul et Ankara.

Pourtant, après une année 2016 sanglante, les autorités turques étaient sur leurs gardes en ce jour de réveillon et 17000 policiers avaient été déployés en ville.

Membre de la coalition internationale qui combat l’EI (Daech) en Syrie et en Irak, la Turquie a déclenché en août une offensive dans le nord de la Syrie pour repousser les jihadistes vers le Sud, mais aussi les milices kurdes syriennes. Des rebelles syriens soutenus par l’armée turque assiègent depuis plusieurs semaines la ville d’Al-Bab, un fief de l’EI dans le nord de la Syrie.

En réaction à ces opérations militaires, l’EI a à plusieurs reprises menacé d’attentats la Turquie, devenue une des principales cibles des jihadistes.


Les réactions

L’attaque a suscité une vague de réactions indignées dans le monde.

D'Hawaï, où il est en vacances, le président américain Barack Obama a adressé ses condoléances à la Turquie et donné instruction à son administration de proposer à Ankara l'aide des Etats-Unis.

La Maison Blanche a par ailleurs condamné une «horrible» attaque. «De telles atrocités perpétrées sur des innocents venus pour la plupart célébrer le Nouvel An soulignent la sauvagerie des assaillants», a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

«Il est difficile d’imaginer crime plus cynique que de tuer des civils pendant la célébration du Nouvel An. Nous avons tous le devoir de combattre avec détermination les agressions terroristes», a affirmé de son côté le président russe Vladimir Poutine dans un message de condoléances à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la nouvelle», a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, dimanche. «Il est de notre responsabilité commune de lutter contre le terrorisme», a-t-il ajouté, assurant la Turquie «du soutien de l’Union européenne dans cette épreuve».

«Malheureusement, la violence a encore frappé dans cette nuit de vœux et d’espoir», a déploré pour sa part le pape François, devant quelque 50000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, à l’occasion de ses vœux pour la nouvelle année.

«Triste, j’exprime ma proximité avec le peuple turc», a assuré le pape argentin, ajoutant qu’il priait pour «les nombreux victimes et blessés».

En France, où l'attaque d'Istanbul réveille le souvenir du 13 novembre 2015 au Bataclan et aux terrasses de bars de Paris, François Hollande a dénoncé « avec force et indignation l'acte terroriste » et exprimé sa solidarité avec la Turquie.

Source : Ouest-france.fr

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mardi 27 décembre 2016

Irak : Chammal - Les artilleurs français et leurs CAESAR en soutien des forces irakiennes

Les artilleurs français de la Task Force Wagram, déployés avec 4 CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie), sur la base de Qayyarah-West (Q-West) depuis le 20 septembre 2016, ont vu leur activité augmenter significativement au moment du lancement de l’opération visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Mossoul, avec, en moyenne, une trentaine de missions par semaine.

Puis, passé cette première phase, les CAESAR français ont été nettement sollicités. « Le ralentissement de l’activité cinétique de la coalition [...] est avéré en raison de la physionomie des opérations dans les abords de la ville. Cette semaine, la TF Wagram a réalisé un tir d’illumination au profit des forces irakiennes », pouvait-on lire dans le compte-rendu hebdomadaire des opérations diffusé le 17 novembre par l’État-major des armées.

Mais ce répit, si l’on peut dire, a été de courte durée puisque, depuis le début du mois décembre, la TF Wagram a intensifié son action, avec sept fois plus de tirs par rapport à la fin novembre (6 d’interdiction et 20 d’illumination). Les CAESAR français n’ont pas appuyé les forces irakiennes aux abords de Mossoul (soit au nord de leur position) mais dans les environs de la localité de Sharqat, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Q-West et reprise en partie à l’EI le 22 septembre dernier.

Signe que les combats restent importants dans cette région : la TF Wagram y a de nouveau appuyé, entre le 7 et le 14 décembre, les forces irakiennes – en l’occurrence la 60e brigade – avec pas moins de 35 tirs, dont 9 d’interdiction et 26 d’éclairement.

« La 60e brigade irakienne, appuyée par la TF Wagram, continue d’avancer vers le Sud dans des opérations de sécurisation des villages en bordure du Tigre, une quinzaine de kilomètres au nord de Sharqat », note l’EMA.

Au total, les CAESAR ont tiré à plus de 200 reprises depuis la fin septembre et 35% de ces missions ont donc été effectuées au cours des deux dernière semaines dans le secteur de Sharqat, où, récemment, un général et un colonel irakiens ont été tués lors d’un accrochage avec les jihadistes.

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 décembre 2016

Syrie : Trois jihadistes, dont deux impliqués dans les attentats de Paris, éliminés par une frappe aérienne

L’étau se resserre sur ceux qui, de près ou de loin, ont été impliqués dans les attentats de Paris et de Saint-Denis, perpétrés le 13 novembre 2015.

Ainsi, après Abou Mohammed Al-Adnani, le chef des opérations extérieures de l’État islamique (EI ou Daesh) et Boubaker El Hakim, responsable d’une unité dont la seule vocation est de frapper la France, trois autres jihadistes ont été tués lors d’une frappe aérienne effectuée le 4 décembre dernier, à Raqqa (Syrie) par la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon un communiqué du Pentagone, ces trois jihadistes étaient « directement impliqués dans des attentats extérieurs (à la Syrie) et dans le recrutement de combattants étrangers. » Et, assure la même source, deux d’entre-eux, à savoir Salah Gourmat, dont on avait perdu la trace depuis mars 2014, et Sammy Djedou, un ressortissant belge parti en Syrie en 2013, ont « aidé la préparation des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. »

Ces deux membres de l’EI étaient proches d’Abou Mohammed Al-Adnani, tué par une frappe américaine en août dernier, précise encore le Pentagone.

Le troisième jihadiste « neutralisé », Walid Haman, originaire de Trappes (Yvelines) avait été condamné par contumace à 5 ans de prison à l’issue du procès de la cellule terroriste démantelée en janvier 2015 à Verviers (Belgique). À la même époque, il avait été arrêté en Grèce, puis relâché à cause d’une erreur d’identification. Depuis, il était introuvable.

Selon le Pentagone, ces trois hommes travaillaient ensemble « pour planifier des attentats en Occident ». Ils faisaient partie du réseau de Boubaker el-Hakim, également tué à Raqqa par une frappe de la coalition le 26 novembre

Source : Zone Militaire

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lundi 19 décembre 2016

Terrorisme : Attentat à Berlin, un camion fonce sur un marché de Noël. De nombreux tués et blessés !

21/12/2016 00:42

Daesh, l'Etat islamique, a revendiqué l'attentat par son agence de propagande Amaq

Le corps sans vie du chauffeur polonais, tué par balles, a été retrouvé dans le camion a indiqué Thomas de Maizière, le ministre allemand de l'Intérieur. L'arme qui a été utilisée n'a pas été retrouvée.
L'auteur des faits est donc toujours en fuite, certainement armé.

En Allemagne, l'attentat de Berlin relance le débat sur l'accueil des réfugiés.

20/06/2016 15:02

Le suspect interpellé ne serait pas le conducteur. Il s'agit d'un Pakistanais de 23 ans, arrivé en Allemagne fin 2015 en tant que demandeur d'asile. Il ne serait pas l'assaillant, comme il en a été suspecté lors de son interpellation peu après les faits.
Il nie toute implication. Ses alibis, selon Die Welt, auraient été jugés crédibles par les forces de l'ordre. Le terroriste supposé, toujours  «dangereux» se trouverait donc actuellement armée et «dans la nature», d'après la police.

20/06/2016  06:50

Berlin, en direct : le conducteur présumé du camion a été interpellé.
Un camion a foncé lundi soir sur un marché de Noël situé à Berlin. Selon la police allemande, au moins 12 personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées.
Un passager retrouvé mort dans le camion pourrait être le routier de la société polonaise propriétaire du camion Scania.

" Ich bin ein berliner ! "  JFK-1963

Un camion a foncé sur un marché de Noël à Berlin,
la piste terroriste est évoquée !

Un camion noir de type Scania, avec des plaques d’immatriculation polonaises, a foncé sur un marché de Noël, installé sur la Breitscheidplatz, à Berlin, ce 19 décembre 2016. Selon les premiers éléments donnés par la police locale, il y aurait au moins 9 tués et une cinquantaine de blessés. Le conducteur qui a pris la fuite a été interpellé. Son passager est mort....

« J’ai entendu un grand bruit et je suis allé vers le marché de Noël où j’ai vu des scènes de chaos, de nombreuses personnes blessées », a raconté, à CNN, Jan Hollitzer, rédacteur en chef adjoint du Berliner Morgenpost, dont la page Facebook diffuse en direct des images de la Breitscheidplatz.

Ce drame rappelle l’attaque commise à Nice, le 14-Juillet 2016, par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel (86 tués) et revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh). Aussi, d’après le quotidien « Berliner Zeitung », la police évoque une piste terroriste.

D’autant plus que le site Iraqi News a rapporté, le 11 décembre, que les médias liés à la mouvance jihadiste ont diffusé des images montrant un discours d’un des dirigeants de l’EI incidant à commettre des attentats en Europe à l’occasion des fêtes de Noël.

En juillet, l’Allemagne a été la cible de deux attaques revendiquées par Daesh. L’une commise par un migrant afghan de 17 ans à bord d’un train régional assurant une liaison entre les villes de Treuchtlingen et Wurtzbourg [Bavière] et l’autre – un attentat-suicide – a visé le festival d’Ansbach. Plus récemment, un jeune germano-irakien d’une douzaine d’année a été arrêté alors qu’il tentait d’activer une bombe artisanale près d’un marché de Noël à Ludwigshafen.

Source : Zone Militaire

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Vu d'Allemagne -  #IchBinEinBerliner

Terrorisme : Attentat à Berlin !

L’Allemagne a été de nouveau la cible d’un attentat. Un camion a foncé dans une foule dans un marché de noël  à Berlin, la capitale. Le bilan : au moins neuf morts.

Lundi soir, un camion a foncé dans une foule dans un marché de noël à Berlin, la capitale de l’Allemagne. Au moins 50 personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement, neuf personnes ont perdu la vie, selon un porte-parole de la police.

L'attentat a eu lieu au marché de noël de la Breitscheidplatz, dans le centre de la partie ouest de Berlin. Selon la police, la situation est sous contrôle, plus de danger autour de la dite place.

Toujours selon la police, un suspect a été arrêté, un autre a éte retrouvé mort. Les dessous concrets de l'incident ne sont pas encore connus. Le procureur général de la République a été chargé de l'enquête. Même si le ministre de l'intérieur, Thomas de Maizière, a parlé d' "incident" seulement, pas d' "attentat".

Il a informé la chancelière Angela Merkel. Son porte-parole à elle a annoncé sur Twitter que la chancelière était en deuil. 

Le maire de Berlin, Michael Müller, s'est montré choqué : "C’est simplement terrible de voir cela." Il précisait que "nous avions toujours espéré ne jamais avoir une telle situation ici à Berlin."

Source : DW Deutsche Welle

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jeudi 15 décembre 2016

Syrie : Alep, victoire de Poutine, démission, de l'ONU, des occidentaux !

Les troupes de Bachar al-Assad appuyé par les milices chiites libanaises, iraniennes et afghanes, mais surtout par l'aviation russe ont gagné la bataille d'Alep. Pour l'éditorialiste,

Le grand gagnant après cette victoire est Vladimir Poutine.

"Le grand bénéficiaire de la reprise d'Alep, c'est Bachard al-Assad, mais le véritable vainqueur s'appelle Vladimir Poutine", analyse Alain Duhamel. Il y a trois ans, le dirigeant syrien était sur le point de devoir quitter son pays. "Aujourd'hui au moyen de méthodes barbares et d'horribles exactions contre les civils, il retrouve le contrôle d'Alep et donc des cinq principales villes du pays", détaille l'éditorialiste. Pour autant, le vainqueur militaire est de toute évidence le dirigeant du Kremlin.

"La barbarie appliquée systématiquement avec la destruction de villes entières, ce sont les méthodes de Poutine qui avait procédé de la même façon en Tchétchénie", éclaire Alain Duhamel. Vladimir Poutine est également le maître du ciel en Syrie avec le poids de son aviation.

Sur le plan diplomatique, l'éditorialiste tient le même raisonnement. "Le grand vaincu est évidemment Barack Obama qui a refusé d'intervenir en Syrie alors qu'il était possible de contrer Bachar al-Assad", rembobine Alain Duhamel.

Source : RTL.FR - Alain Duhamel

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"Ecraser la rébellion, sans faire de détail"

Des troupes syriennes pro-gouvernementales dans le quartier Jisr al-Haj le 14 décembre 2016 pendant une opération pour reprendre Alep

afp.com/George OURFALIAN
Paris - "Une diplomatie des décombres": alors que les raids aériens ont repris à Alep, semant la panique et tuant parmi les habitants, la presse jeudi déplore l'"impuissance" de la communauté internationale.

Le champ de ruines d'Alep et les dizaines de milliers de morts en Syrie sont "la triste illustration d'une impuissance. Celle d'une Europe et d'une Organisation des Nations unies incapables de faire entendre une voix commune", constate comme beaucoup Stéphane Albouy (Le Parisien/Aujourd'hui en France).

Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller lui aussi dénonce "une diplomatie des décombres".

"Les hommes, les femmes, les enfants d'Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide", s'insurge Laurent Joffrin dans Libération, qui pointe la responsabilité de Barack Obama dans ce "recul planétaire de la sensibilité humaine".

En ne réagissant pas quand Bachar al-Assad a franchi la ligne rouge proscrivant "l'utilisation d'armements chimiques (prohibés depuis les années 20)", le président américain "a donné implicitement au régime syrien un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie", affirme le patron de Libé. "Constatant cette éclatante abstention, Vladimir Poutine est revenu en force sur le théâtre syrien pour conforter son allié massacreur", déplore-t-il.

- 'Silence, on tue' -

"Le régime Assad a refusé toute forme de dialogue avec son opposition. La Russie a considéré qu'il fallait commencer par écraser la rébellion, sans faire de détail", constate Guillaume Goubert de La Croix, qui regrette que "le système onusien" soit "inopérant lorsque de grandes puissances -les Etats-Unis hier, la Russie aujourd'hui- décident de s'asseoir dessus".

"Silence, on tue", résume Jean-Michel Servant du Midi Libre, qui juge que les civils ont été "abandonnés à leur funeste sort par l'Occident" et regrette qu'Obama reste "totalement muet sur le sujet". Regret aussi que François Fillon, le vainqueur de la primaire des Républicains, maintienne son "soutien au président russe qui prépare la construction d'un gazoduc géant à travers la Syrie."

"La faute à qui '", s'interroge Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne): "La communauté internationale dans son ensemble", juge-t-il, sans faire le tri.

"Alep, aujourd'hui, paie au prix fort la lâcheté occidentale", juge Laurent Bodin dans L'Alsace. "Alep est le théâtre d'un jeu de dupes diplomatique dont les Occidentaux, et plus globalement l'Onu, sont des spectateurs impuissants".

Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis note lui aussi que "nos gouvernants et les institutions internationales n'ont rien pu faire pour stopper le bras vengeur d'un despote et de ses alliés, que nous n'avons pas su, pas pu ou pas voulu les contraindre".

"A Alep, ce n'est pas qu'un peuple qui meurt, c'est une part de l'humanité qui s'éteint", conclut-il.

Source : Lexpress.fr

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vendredi 9 décembre 2016

Chammal : Avec les SCALP on ne coupe pas les cheveux en quatre...

Les Rafale français ont tiré 8 missiles SCALP contre les positions de l’EI à Raqqa.

L’opération Chammal, menée contre l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak et en Syrie, aura été marquée par un usage intensif des missiles de croisière SCALP (Système de croisière conventionnel autonome à longue portée).

Depuis le 15 décembre 2015, l’aviation française a effectué près de 10 raids aériens avec cette munition. Le dernier en date a été réalisé le 29 novembre par les Rafale du porte-avions Charles de Gaulle et ceux déployés par l’armée de l’Air en Jordanie contre « d’importantes installations militaires de Daesh au sud-ouest de la ville de Raqqa. »

En tout, 8 missiles SCALP, tirés par 4 Rafale de l’armée de l’Air et 2 Rafale M de l’aéronautique navale, ont détruit une installation de production et de stockage d’armes, notamment chimiques. Cette mission avait été planifiée par le commandement de la force interarmées (CJTF, Combined Joint Task Force), situé au Koweït, et conduite par le centre des opérations aériennes de la coalition (CAOC, combined air operations center) situé à Al Udeïd au Qatar.

Ce n’est pas la première fois que les aviateurs et les marins effectuent ensemble une « frappe dans la profondeur ». Un tel raid avait en effet été déjà mené dans la nuit du 15 au 16 octobre. Là aussi, 8 missiles SCALP furent tirés contre un entrepôt de l’EI, situé à une trentaine de kilomètres au sud de Mossoul.

Sur les 450 missiles SCALP livrés à l’armée de l’Air (et 50 à la Marine nationale), il était seulement prévu d’en moderniser une centaine dans le cadre de Loi de programme militaire (LPM) en cours. Aussi, autant puiser dans le stock, tant qu’ils ne sont pas encore « périmés ».

Cependant, l’État-major des armées (EMA) a donné une autre justification à cet emploi intense des missiles SCALP.

« Les raids Scalp font l’objet d’une planification précise et détaillée, afin d’optimiser les effets de cette arme aux spécificités uniques, sur des objectifs de haute valeur pour le groupe terroriste. À l’effet de surprise offert par l’arme, s’ajoute celui de la maîtrise des coups portés, limitant les dommages collatéraux, optimisant les effets contre Daesh. En choisissant précisément les points d’impact, après une phase de renseignement, ce type de frappe permet de détruire tous les endroits utilisés par le groupe terroriste quasi simultanément », explique-t-il.

Au cours de la semaine écoulée, l’aviation française a effectué 97 sorties au-dessus de l’Irak et de la Syrie, dont 5 de renseignement (ISR), 7 de commandement et de contrôle grâce aux E2C Hawkeye du porte-avions Charles de Gaulle et 85 de reconnaissance armée. En tout, elle a détruit 24 objectifs de l’EI. 

Source : Zone Militaire

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mardi 6 décembre 2016

Libye : L'Etat islamique vaincu à Syrte après 6 mois de combats

« Au combat, le premier mort, c’est le plan », rappelait récemment le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Et il est vrai que rien ne se passe jamais comme prévu quand on planifie une opération militaire.

Ainsi en a-t-il été de l’offensive lancée en mai 2016 pour chasser la branche libyenne de l’État islamique de la ville de Syrte. Au début, ce n’était l’affaire que de quelques semaines. Or, il aura finalement fallu 6 mois aux milices de Misrata, loyales au gouvernement d’union national (GNA) libyen, pour venir à bout des jihadistes.

En effet, Tripoli a annoncé, ce 5 décembre, la reprise totale de Syrte. « Nos forces ont constaté aujourd’hui un effondrement total des djihadistes, et des dizaines d’entre eux se sont déjà livrés à nos forces », a indiqué Reda Issa, un porte-parole des forces loyales au GNA.

La première phase de l’opération, qui a consisté à encercler Syrte, s’est déroulée sans trop de problèmes, ce premier objectif ayant été atteint en juin dernier. Ce qui n’a pas été le cas de la seconde, c’est à dire quand il a fallu aux forces libyennes engager le combat à l’intérieur de la ville, face un adversaire rompu aux tactiques de la guérilla urbaine.

En août, Tripoli a donc demandé un appui aérien aux États-Unis. Appui fourni par les AV-8 Harrier II et les hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra de l’US Marine Corps (USMC), engagés depuis le navire d’assaut amphibie USS Wasp. Le Pentagone pensait alors que ce ne serait l’affaire que de quelques semaines, tout au plus. En fait, cette campagne aérienne aura duré plus de trois mois, avec près de 400 frappes à la clé.

Le 1er décembre, un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, expliquait que les jihadistes encore présents à Syrte s’étaient retranchés dans « deux derniers pâtés de maison ». Ils « sont très peu nombreux mais ils sont tenaces et ils combattent jusqu’à la mort », avait-il souligné.

Finalement, les forces du GNA ont eu enfin raison de ce dernier carré. Mais leurs pertes sont lourdes : les combats auraient fait plus de 700 tués et 3.000 blessés dans leurs rangs. Aucun bilan, côté jihadiste, n’a été avancé. L’on sait seulement que les effectifs de l’EI à Syrte avaient été évalués à 3.000 combattants environ avant le début de l’offensive.

Alors que l’EI est sur la défensive à Mossoul (Irak) et à Raqqa (Syrie), la perte de Syrte est un sérieux revers pour l’organisation jihadiste. Pour autant, elle ne signifie pas la fin de sa présence en Libye.

En juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’inquiétait justement d’une possible « dissémination de l’EI » en Afrique du Nord. « À l’avenir, l’impact des combattants de l’EI éparpillés sur des groupes armés dans le sud pourrait devenir une source d’inquiétude « , avait-il estimé.

Quoi qu’il en soit, ce dénouement à Syrte peut évidemment jouer en faveur du gouvernement libyen d’union nationale, qui peine à asseoir son autorité (et sa légitimité) dans le pays. 

Source : Zone Militaire

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lundi 14 novembre 2016

Irak : 6 Rafale français armés de Scalp participent à un raid aérien massif

Chammal: 6 Rafale français armés de SCALP participent à un raid aérien massif en Irak

Le 31 octobre 2016, au cours d’un raid massif mené par sept nations de la coalition internationale contre Daech, quatre Rafale de l’armée de l’Air et deux Rafale de la marine nationale ont conduit une frappe planifiée et détruit un complexe de stockage et de fabrication d’armes de Daech dans la région d’Hadithah en Irak.

Au cours de cette mission de bombardement, les chasseurs français, ont délivré huit missiles de croisières Scalp, en étant engagés aux côtés de 14 autres avions de la coalition internationale, issus de sept nations différentes. Le dispositif aérien mobilisé pour conduire cette frappe importante a été adapté à la taille, à la nature et à la complexité des objectifs à traiter (vaste complexe de dépôts de munitions, bunkers enterrés).

La mission a donc été réalisée dans le cadre d’une COMAO (Combined Air Operation – opération aérienne interalliée coordonnée) qui exige une préparation minutieuse en amont et fait appel à une grande expertise en vol. Son succès démontre l’interopérabilité des équipages français avec leurs homologues de la coalition, fruit de nombreux exercices et d’opérations menés en commun.

En complément des Rafale français, l’Atlantique 2 de la Marine nationale a participé à cette mission afin de participer à l’évaluation des frappes sur la zone, et de récolter les informations nécessaires à la planification des actions à venir.

Cette mission à laquelle ont participé les avions français s’inscrit dans la stratégie de lutte contre Daech en frappant ses moyens et ses infrastructures militaires et logistiques. Elle souligne le haut niveau d’engagement des moyens des armées françaises dans l’opération Chammal au sein de la coalition, dans une période clef d’intensification de l’effort contre l’organisation terroriste.

Source : defense.gouv.fr

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mardi 8 novembre 2016

Syrie : Offensive des Forces Démocratiques Syriennes sur RAQQA, avec le soutien de la coalition

Alors que les jihadistes de l’État islamique opposent une forte résistance aux forces irakiennes et kurdes à Mossoul, ils vont devoir aussi s’employer à défendre leurs positions dans la ville de Raqqa, leur second bastion, situé en Syrie.

En effet, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui réunissent les milices kurdes syriennes (YPG) et des groupes rebelles arabes, viennent de lancer une opération d’ampleur visant à chasser l’EI de Raqqa.

« La grande bataille pour la libération de Raqqa et de sa province a commencé », a en effet affirmé une porte-parole des FDS, depuis la localité d’Aïn Issa, située à une cinquantaine de kilométres du fief jihadiste.

Seules les FDS sont impliquées dans cette opération, qui, appelée « Colère de l’Euphrate », mobilise 30.000 combattants, appuyés par la coalition internationale anti-EI dirigée par les États-Unis.

« Raqqa sera libérée grâce à ses fils et ses factions arabes, kurdes et turkmènes, des héros combattant sous la bannière des FDS, avec la participation active des Unités de protection du peuple kurde (YPG) (…) en coordination avec la coalition internationale », explique un communiqué des FDS.

Ce 6 novembre 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé, sur les ondes d’Europe1, qu’il fallait impérativement mener la bataille de Raqqa après celle de Mossoul.

« Donc, il faut aussi aller jusqu’à Raqqa. On passe d’abord par Mossoul, mais la bataille de Raqqa doit avoir lieu », a affirmé le ministre. « Ça sera automatiquement des forces locales qui viendront libérer Raqqa, même si les forces françaises, les forces américaines, la coalition, contribuent par des frappes à ce que l’on puisse démanteler le dispositif de Daesh », a-t-il ajouté, en rappelant que c’est de cette ville que « sont venus les ordres et les orientations qui ont amenés le drame et la barbarie » des attentats du 13 novembre 2015.

Reste à voir la réaction de la Turquie, qui, alors qu’elle a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » dans le nord de la Syrie, a fait savoir à plusieurs reprises qu’elle était prête à prendre part à la libération de Raqqa étant donné son hostilité aux milices kurdes syriennes. Fin octobre, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, avait affirmé que les forces turques seraient « bienvenues » pour participer à l’offensive contre le bastion syrien de Daesh.

Source : Zone Militaire

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mardi 1 novembre 2016

Syrie : Hommage au capitaine kurde Arin MIRKAN, volontaire à Kobané

Alors que sa ville, Kobané était assaillie par des combattants de Daesh, Arin Mirkan, capitaine des Unités populaires de défense des femmes (YPJ) et mère de deux enfants a donné sa vie pour tenter de stopper ces soldats en se faisant exploser alors qu'elle était encerclée.

Dimanche 5 octobre 2016, la ville syrienne de Kobané a été le théâtre d'un combat sans merci entre ses habitants et les militants de l'Etat Islamique (EI) qui tentent depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, déjà de l'annexer. Son emplacement au nord du pays et le long de la frontière turque en fait en effet un point stratégique de choix pour l'organisation qui pourrait aisément contrôler les routes reliant les deux territoires et s'assurer un meilleur ravitaillement, en armes particulièrement.

Déjà lourdement équipés, ces soldats auraient facilement pu s'emparer de la cité mais c'était sans compter sur la résistance de sa population qui a mené une contre-attaque féroce pour empêcher Daesh de prendre le pouvoir chez eux.

Ces affrontements ont déjà fait de nombreuses victimes, des deux côtés, et parmi elles est née une véritable héroïne que la ville pleure depuis ce jour. Une jeune femme kurde désignée par le nom d'Arin Mirkan sur les réseaux sociaux (son nom de guerre d'après plusieurs sources) et dont l'âge est incertain a fait acte de bravoure en sacrifiant sa vie pour Kobané en lançant une attaque suicide au milieu de membres de l'EI.

Décrite comme capitaine de l'Unité de protection des femmes (qui compterait près de 10 000 membres), appartenant à l'Unité populaire de défense (YPJ), la branche armée du PYD (Parti de l’unité démocratique), elle se serait portée volontaire pour ralentir les forces ennemies en se faisant exploser dans l'espoir d'emporter avec elle un maximum de djihadistes. En se faisant exploser, elle aurait tué plus d'une dizaine de ces soldats, devenant un symbole de la liberté et laissant aussi derrière elle 2 enfants.

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dimanche 2 octobre 2016

Syrie : La Turquie va-t-elle s'associer à l'offensive contre l'EI à Raqqa ?

La semaine passée, le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmées américain, a indiqué lors d’une audition au Congrès que si la coalition avait un plan pour chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de son bastion syrien de Raqqa, elle ne disposait pas encore des «ressources » nécessaires.

Pour le moment, en Syrie, la coalition ne peut que s’appuyer sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance formée par les milices kurdes des YPG et de groupes arabes sunnites et chrétiens.

Aussi, pour préparer l’offensive contre l’EI à Raqqa, le général Dunford a suggéré de livrer des armes aux YPG. Une perspective « inacceptable » pour Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères étant donné que les milices kurdes syriennes ont des liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec lequel Ankara à maille à partir depuis la fin des années 1970.

Alors que, justement, les YPG ont obtenu des succès notables contre les jihadistes, le chef de la diplomatie turque a usé d’arguments surprenants pour justifier sa position. « Les armer est très dangereux. Les armes données à ces forces (sont) ensuite vendues à Daesh et à d’autres organisations terroristes », a-t-il affirmé.

Du coup, selon les propos du président turc, Recep Tayyip Erdogan, tels qu’ils ont été rapportés par l’agence Reuters, Ankara voudrait « s’associer » à l’opération militaire qui sera menée contre l’EI à Raqqa.

« Notre ministre des Affaires étrangères et nos autorités militaires sont en discussion avec les États-Unis à propos de la question de Raqqa. Nous leur avons fait part de nos conditions », a déclaré M. Erdogan à des journalistes, le 25 septembre 2016.

« Prendre une initiative commune est important pour nous », a continué le président turc. « Si les États-Unis n’associent pas les Kurdes à leurs histoires, nous pouvons mener cette bataille avec les États-Unis », a-t-il ajouté, avant de faire valoir que la Turquie s’était « montrée la plus efficace dans la lutte contre l’État islamique, en dépit de la désinformation. »

Pour le moment, dans le cadre de l’opération Bouclier de l’Euphrate, lancée le 24 août, les forces turques, en appui de groupes rebelles soutenus par Ankara, ont chassé les jihadistes de la ville syrienne de Jarabulus. Mais leur mission vise tout autant Daesh que les miliciens kurdes syriens. Désormais, leur objectif serait d’établir une zone de sécurité de 5.000 km2, ce qui supposerait de lancer une offensive en direction d’Al-Bab, localité toujours aux mains par l’EI, en passant par Manbij, désormais sous le contrôle des FDS.

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 septembre 2016

Allemagne : Plus de 500 terroristes potentiels sur le sol allemand... Plus de 700 jihadistes Français !

Au cours de l'été 2016, l’État islamique a revendiqué, pour la première fois, deux attaques terroristes en Allemagne. Ainsi, le 18 juillet, à Würzburg, 4 passagers d’un train ont été gravement blessés à l’arme blanche par un réfugié afghan (ou pakistanais) de 17 ans. Puis, moins d’une semaine plus tard, un Syrien de 27 ans s’est fait exploser près d’un festival de musique, à Ansbach (Bavière), blessant 15 personnes, dont trois grièvement.

Aussi, les services de sécurité allemands sont, comme d’ailleurs leurs homologues occidentaux, sur les dents. D’autant plus que, d’après leur ministre de tutelle, Thomas de Maizière, il y aurait en Allemagne au moins 520 individus prêts à passer à l’acte et 360 autres personnes connues pour entretenir des liens avec ces derniers, qu’il a qualifiés, dans un entretien donné au journal Bild, «d’assaillants potententiels ».

« La menace terroriste émerge désormais de commandos étrangers ainsi que de loups solitaires fanatiques en Allemagne », a expliqué M. de Maizière, dont le pays avait par ailleurs servi de base arrière aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001.

« Les commandos s’introduisent clandestinement en Europe et préparent leurs opérations sans qu’on les repère, comme nous l’avons vu dans lors des attaques de Paris et Bruxelles », a continué le ministre allemand de l’Intérieur. « Mais il est encore plus difficile de débusquer les loups solitaires fanatiques. Malheureusement, il y a un réel danger en provenance de ces deux menaces », a-t-il ajouté avant de souligner que ses services font leur maximum pour surveiller « terroristes potentiels » et que le nombre d’enquêtes avait augmenté cette année.

En France,invité du « Grand rendez-vous » Europe 1/iTELE/Les Echos, le Premier ministre, Manuel Valls, a encore affirmé que la menace terroriste est « maximale », surtout après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Tous les jours, les services de renseignement, la police, la gendarmerie, tous les jours, déjouent des attentats, démantèlent des filières irako-syriennes », a-t-il poursuivi.

« Aujourd’hui, la menace est maximale, et nous sommes une cible – chacun l’a compris. Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués », a insisté le chef du gouvernement.

Au total, et selon les derniers chiffres donnés par M. Valls, il y aurait actuellement près de « 700 jihadistes français et résidents en France, qui combattent en Irak et en Syrie ». Et, a-t-il poursuivi, « nous avons sur notre territoire (…) 1.350 personnes visées par des enquêtes qui sont aujourd’hui en prison, 293 en lien directement avec des filières terroristes. »

« Et on peut considérer – je comprends le poids de ces chiffres – qu’il y a à peu près 15.000 personnes qui sont suivies parce qu’elles sont dans un processus de radicalisation », a encore affirmé M. Valls.

Source : Zone Militaire - Opex360.com

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