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Tag - Daesh Etat islamique

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vendredi 15 février 2019

Syrie : Artilleurs et aviateurs français dans l’assaut final contre Daesh

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées a précisé que les artilleurs de la Task Force [TF Wagram], déployés avec 3 CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] en Irak, à deux pas de la frontière avec la Syrie, n’avaient effectué qu’une seule mission de tir entre le 30 janvier et le 5 février, en soutien des Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde, ndlr]. Et qu’aucune des 20 sorties aériennes assurées par les Rafale de la force Chammal ne donna lieu à une frappe.

Cette inactivité, inhabituelle, avait une raison : une pause opérationnelle des FDS devant permettre aux civils de fuir avant de lancer l’ultime assaut contre ce qui reste du « califat physique » de l’État islamique [EI ou Daesh] sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province syrienne de Deir ez-Zor.

Or, les FDS ont annoncé, dans la soirée du 9 février, avoir lancé la « bataille finale » pour « éliminer » les jhadistes, repliés dans un secteur d’environ 4 km2, entre le village de Baghouz et la frontière irakienne. Selon Mustefa Bali, un porte-parole de l’alliance arabo-kurde cité par l’AFP, il y aurait encore « entre 500 et 600 terroristes » présents dans cette zone.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] a fait état, ce 10 février, de « combats intenses » dans les environs de Baghouz.

« La bataille est en cours. Il y avait d’intenses combats ce matin, avec des explosions de mines », a en effet indiqué Rami Abdel Rhamane, son directeur. Et d’ajouter que la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, appuie les FDS via des frappes aériennes et des tirs d’artillerie.

Pour les artilleurs français de la TF Wagram, actuellement armée par le 68e Régiment d’Artillerie d’Afrique [RAA], qui sera prochainement relevé par le 11e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa], c’est le dernier coup de boutoir contre Daesh, après plus de deux ans et demi de présence au Levant. « Achevez le combat! », leur a lancé Florence Parly, la ministre des Armées, le 9 février.

« Aujourd’hui, nous sommes parvenus à un tournant. La destruction du califat physique est presque consommée. Il y a des à-coups mais la fin est proche. Avec votre aide, les contre-attaques ont été systématiquement neutralisées. Les terroristes sont sans chefs, sans communication, dans le désordre de la déroute », avait précédemment affirmé Mme Parly, après avoir rendu un hommage appuyé aux artilleurs français.

« À Fil Fayl, à Qayarrah, à Mossoul, à Al Assad, toujours, au plus près du combat, toujours, talonnant les terroristes. Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon », a souligné la ministre. « Vous déplaçant avec les combats, vous avez porté le fer au plus profond, y compris lorsque personne d’autre ne le pouvait. Certaines semaines, quand les tempêtes de sable ou la couverture nuageuse ne permettaient pas à l’aviation d’opérer, c’était à vous, et encore à vous, qu’on faisait appel pour pilonner Daesh », a-elle encore rappelé.

Au cours  de l’opération Roundup, qui a vu la prise de Hajine et dont l’assaut contre la poche de Baghouz est la dernière phase, la TF Wagram a déjà tiré pas moins de 3.500 obus. Depuis leur engagement contre Daesh, en septembre 2016, les artilleurs français ont assuré plus de 2.400 missions de tirs, ce qui représente 18.000 obus tirés.

Reste à voir combien de temps dureront les combats pour reprendre Baghouz et ses environs. Puis se posera la question du sort qui sera fait aux FDS, à la merci d’une offensive turque après le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie.

« Sans leur soutien, rien n’aurait été possible. Nous leur devons beaucoup. Le Président de la République et moi-même n’avons eu de cesse, dans nos discussions avec les Américains, d’insister sur ce point. Leur sacrifice nous oblige ; notre départ ne doit pas les placer en situation de vulnérabilité », a assuré Mme Parly aux artilleurs de la TF Wagram.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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samedi 19 janvier 2019

Nigeria : Des revers face aux jihadistes de Boko Haram

En dépit des rapports des Nations unies qui alertaient sur une recrudescence d’actes terroristes dans la région du Lac Tchad, le président nigérian, Muhammadu Buhari, assura, en janvier 2018, que son pays en « avait fini » avec le groupe jihadiste Boko Haram. « Des attaques isolées ont encore lieu, mais même les pays les plus sûrs ne peuvent pas empêcher des criminels déterminés de commettre des actes terroristes », avait-il affirmé.

Certes, grâce à l’intervention de la Force multinationale mixte [FMM], composée de troupes fournies par le Tchad, le Nigéria, le Niger et le Cameroun, Boko Haram a subi une série de revers à partir de 2015. Qui plus est, le groupe jihadiste s’est scindé en deux factions rivales : l’une restée fidèle à son chef « historique », Abubakar Shekau, l’autre étant devenue l’ISWAP, la branche ouest-africaine de l’État islamique, sous l’autorité d’Abou Mosab al-Barnaoui.

Seulement, ces deux factions ont relevé la tête, notamment l’ISWAP, qui, durant l’année 2018, a multiplié les attaques contre les bases de l’armée nigériane, infligeant à cette dernière de lourdes pertes qu’Abuja n’a jamais reconnues officiellement. Ou, quand cela été le cas, du bout des lèvres.

Le retrait du contingent tchadien de la FMM au Niger, les difficultés à obtenir du renseignement, la fin du recours à des sociétés militaires privées [SMP] par Abuja, le défaut d’une stratégie globale pour venir à bout de cette hydre jihadiste ou encore le manque de moyens des soldats nigérians expliquent en grande partie cette situation.

En outre, en multipliant les assauts contre les bases militaires, les combattants de l’ISWAP ont fait des razzias sur les armes, les munitions et les véhicules de l’armée nigériane. De quoi compléter leur arsenal, alimenté par le trafic d’armes en provenance de la Corne de l’Afrique, voire du Moyen-Orient, via le Soudan.

Cette branche de l’EI a sans doute reçu le renfort de jihadistes venus d’Irak ou de Syrie. Du moins, c’est ce qu’a affirmé le maréchal Sadik Abubakar, le chef d’état-major de la force aérienne nigériane. « Nous avons assisté à […] l’arrivée de combattants et technologies hautement expérimentés et qualifiés lorsque des éléments de l’EI ont été chassés de Syrie et transférés dans le nord-est » du Nigeria, a-t-il récemment expliqué.

S’agissant toujours des effectifs de l’ISWAP, ces derniers auraient été renforcés après une campagne de recrutement lancée par cette faction de Boko Haram au Nigeria, au Niger et au Tchad. C’est ce que semble montrer l’attaque de la base de Kukareta, dans l’État de Yobe [nord-est du Nigeria], menée le 24 décembre [17 soldats tués]. Selon un chef local, les assaillants étaient « étaient très certainement tchadiens d’après leur physique imposant et la langue qu’ils parlaient ».

Quelques jours plus tard, l’ISWAP a une nouvelle fois mis en échec l’armée nigériane en s’emparant de la ville – stratégique – de Baga, sur les rives du Lac Tchad. Ce qui, a depuis, provoqué un exode massif de civils – plus de 30.000 selon les Nations unies – vers Maiduguri, la capitale de l’État de Borno.

« Les Nations unies sont extrêmement inquiètes des conséquences des violences sur les populations civiles, dans le nord-est du Nigeria, particulièrement dans l’État du Borno », a fait savoir Edward Kallon, le coordinateur de l’ONU pour le Nigeria, après une visite dans les camps de réfugiés, le 9 janvier. « Quelque 260 travailleurs humanitaires ont été obligés de quitter les districts de Monguno, Kala/Balge et Kukawa, zones affectées par le conflit depuis novembre, mettant en péril l’assistance humanitaires pour des centaines de milliers de personnes », a-t-il aussi déploré. D’autant plus qu’il estimé qu’environ 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur maison dans la région du Lac Tchad…

Cela étant, ce 10 janvier 2019, l’état-major nigérian a indiqué avoir repris le contrôle de Baga… Mais sans livrer le moindre combat étant donné que les jihadistes de l’ISWAP avaient abandonné la ville, après avoir incendié et détruit les maisons des chefs communautaires, l’hôpital et les écoles.

Reste que la situation du Lac Tchad est préoccupante, d’autant plus que, selon un rapport de l’ONU diffusé durant l’été 2018, l’ISWAP chercherait à étendre sa présence à d’autres pays, en particulier au Sénégal et en Libye. Lors de sa visite à la force Barkhane, au Tchad, en décembre, le président Macron avait fait part de l’inquiétude de la France face à la dégradation de la sécurité dans cette région. Le Niger est aussi concerné, alors qu’il est déjà menacé, au Nord, par d’autres formations jihadistes, dont l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Quoi qu’il en soit, un an, quasiment, après avoir affirmé que son pays en avait fini avec Boko Haram, le président Buhari a bien dû admettre que les forces nigérianes avaient subi des revers contre les jihadistes et que ces derniers affectaient son moral.

« La question du moral est juste », a reconnu M. Buhari, qui va briguer un nouveau mandat lors des prochaines élections, prévues cette année. Ayant assuré que des « efforts » allaient être faits pour « résoudre ce problème », il a admis que les troupes nigérianes étaient effectivement sous pression. « Il est difficile de faire face avec des moyens conventionnels aux raids et aux attentats-suicides de Boko Haram. Il y a vraiment ce que j’appellerais un épuisement au combat », a-t-il dit. Aussi, « un nouvel entraînement aiderait à lutter contre les tactiques employées par le groupe jihadiste », a-t-il ajouté.

Source : Zone Militaire

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lundi 14 janvier 2019

Turquie : Menace voilée, si la France protege les milices YPG kurdes de Syrie, ça « ne sera bénéfique pour personne »...

Menace voilée de la Turquie - Si Paris persiste à protéger les milices kurdes syriennes, alors ce « ne sera bénéfique pour personne »...

Si le ministère des Armées rechigne à le reconnaître officiellement en raison de la confidentialité qui entoure leurs missions [*], les forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des milices kurdes syriennes, qui sont à la pointe du combat contre l’État islamique [EI ou Daesh]. Cette présence a été attestée par un certain nombre de photographies et de vidéos diffusés via les réseaux sociaux et même confirmée par James Mattis, le chef du Pentagone, qui a démissionné de son poste après l’annonce de M. Trump visant à mettre un terme aux opérations militaires américaines en Syrie.

Cette décision est un feu vert donné à la Turquie pour mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, considérées comme « terroristes » à Ankara, à cause de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK].

D’où l’embarras des membres de la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, et dont la France fait évidemment partie. « Un allié se doit d’être fiable », a ainsi commenté le président Macron, critiquant ainsi la décision du chef de la Maison Blanche.

La France « partage l’inquiétude des forces kurdo-arabes », fit savoir, plus tôt, la présidence française. La décision de M. Trump « revient, si on la prend à la lettre, à livrer à elles-mêmes les troupes arabo-kurdes et les populations » mais elle « ne saurait être le prélude à une offensive turque », avait ajouté l’Élysée.

Déjà, en mars 2018, alors que M. Trump avait ouvertement évoqué un retrait américain de Syrie, le président Macron avait assuré les Forces démocratiques syriennes, dont les milices kurdes constituent l’épine dorsale, du « soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daesh dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien. »

En réponse, l’agence de presse semi-officielle turque Anadolu avait alors publié une carte sur laquelle étaient désignées les positions présumées des forces spéciales françaises en Syrie. Ce qui avait été vu comme une possible « mise en garde » des autorités turques à l’égard de la France.

Ce 25 décembre, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a adressé une menace voilée à Paris. « Ce n’est un secret pour personne que la France soutient les YPG [milices kurdes syriennes, ndlr]. [M.] Macron a rencontré leurs représentants », a-t-il commencé par rappeler, selon l’agence Anadolu.

« Nous n’avons pas d’information sur l’envoi de nouveaux soldats [français] mais ils maintiennent leur présence actuelle. S’ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne », a ensuite affirmé le chef de la diplomatie turque.

Une éventuelle offensive turque contre les FDS détournera inévitablement ces dernières du combat contre Daesh… Et elle risque de provoquer la libération des jihadistres faits prisonniers au cours de ces derniers mois… Avec tout ce que cela peut impliquer au niveau sécuritaire.

Pour rappel, et outre la présence de forces spéciales aux côtés des milices syriennes, le dispositif militaire français pour la Syrie s’appuie sur des moyens d’artillerie [TF Wagram], déployés à la frontière irako-syrienne, ainsi que sur des capacités aériennes, lesquelles reposent notamment sur des Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

[*] Toutefois, Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées [mai/juin 2017], avait vendu la mèche sur les ondes d’Europe1

Source : Zone Militaire


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jeudi 10 janvier 2019

Syrie : Donald Trump déclare que les alliés ne « profiteront » plus des États-Unis... Une désertion « en coordination » ?

La décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie – et donc de mettre un terme à leurs opérations contre l’État islamique [EI ou Daesh] qu’il juge vaincu alors que ce n’est pas encore le cas – a provoqué du désarroi parmi les alliés des États-Unis… Et la démission de James Mattis, le chef du Pentagone.

Dans la lettre adressée à M. Trump pour justifier son départ, l’ex-général des Marines a estimé qu’il fallait « traiter les alliés avec respect ». Chose que le chef de la Maison Blanche s’est gardé de faire depuis le début de son mandat, notamment en critiquant vertement les membres de l’Otan pour la faiblesse de leurs dépenses militaires (NDLR : ce qui n'est pas totalement inexact), ou encore en prenant des décisions sans la moindre concertation préalable.

« Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés » et « être allié, c’est combattre épaule contre épaule », a d’ailleurs fait valoir le président Macron, après avoir dit « regretter très profondément » la décision de son homologue américain au sujet de la Syrie.

L’attitude de M. Trump indispose même jusque dans les rangs du Parti républicain. « Je suis juste triste pour notre pays. Je suis triste pour les relations abîmées avec les pays qui ont été avec nous », a ainsi commenté Bob Corker, le chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Sénat. Ténor du Grand Old Party [GOP], le sénateur Lindsey Graham a parlé de « tache sur l’honneur des États-Unis ».

Pour autant, ces commentaires ne sont pas de nature à faire ciller M. Trump. « Aux quelques sénateurs qui pensent que je n’aime pas ni apprécie être allié avec d’autres pays, ils ont tort, J’AIME BIEN », a-t-il fait savoir, via Twitter, le 24 décembre. « Ce que je n’aime pas en revanche, c’est quand nombre de ces mêmes pays profitent de leur amitié avec les États-Unis, à la fois pour la Protection militaire et le Commerce », a-t-il ajouté.

« Le général Mattis ne voyait pas ça comme un problème. Moi si, et c’est en train d’être réglé », a encore affirmé M. Trump.

Lors du dernier sommet de l’Otan, à Bruxelles, en juillet dernier, le président américain avait demandé si les Alliées allaient « rembourser les États-Unis » pour la protection que ces derniers leur avait donné depuis près de 70 ans… Est-ce à dire que cette question va encore revenir sur le tapis en 2019?

Pour rappel, et jusqu’à présent, seuls les États-Unis ont fait jouer la clause de défense collective de l’Otan [article 5], après les attentats du 11 septembre 2001. Et depuis près de 30 ans, de nombreux Alliés ont été de toutes les coalitions dirigées par Washington… Enfin, M. Trump oublie aussi que l’industrie américaine de l’armement profite pleinement de ce jeu d’alliances, avec un chiffre d’affaires de 226,6 milliards de dollars en 2017, soit 57% du marché mondial.

Source : Zone Militaire

Un retrait en coordination avec nos alliés

Récemment, début janvier, un responsable du département d’État a précisé le retrait annoncé par Donald Trump fin décembre 2018.

«Nous n’avons aucun délais pour le retrait de nos troupes de Syrie. Le Président a pris la décision de retirer nos militaires, mais cela sera fait d’une manière pesée et en étroite coordination avec nos alliés et partenaires»

Les États Unis souhaitent maintenir une certaine pression sur l'EI et éviter de créer un vide pour les terroristes de Daech encore présent sur le terrain.

Ce 10 janvier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en voyage au Caire, interrogé par un journaliste l'AFP sur le retrait de Syrie, déclare que l’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie : « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant ».

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dimanche 23 décembre 2018

Syrie : Avec l’appui de la coalition, les Forces démocratiques syriennes ont chassé l’EI

Au cours de ces dernières 24 heures, l’opération Roundup, menée par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance de groupes armés arabo-kurdes, nldr] avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a connu une avancée majeure.

Une semaine après avoir brisé les lignes de défense mises en place par l’État islamique [EI ou Daesh] autour de la ville de Hajine, son dernier bastion important en Syrie, situé sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province de Deir ez-Zor, les combattants des FDS ont rapidement progressé, malgré le danger des mines disséminées par les jihadistes.

Ainsi, le 13 décembre 2018, Mustefa Bali, un porte-parole des FDS, a indiqué que le « centre-ville et la grande mosquée » d’Hajine avaient été « libérés ». « Désormais les éléments de l’EI sont présents dans des tunnels, mais aussi à l’extrémité Est de la ville », a précisé ensuite l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], qui dispose d’un réseau d’informateurs dans le pays.

Le mouvement s’est ensuite accéléré car, ce 14 décembre, l’OSDH a annoncé que, « au bout d’une semaine de combats acharnés et de raids aériens, les FDS sont parvenues à chasser l’EI de Hajine. » Et d’ajouter : « L’opération s’est achevée à l’aube. »

Pour autant, tout n’est pas terminé étant donné qu’il reste encore « quelques poches de résistance » qui devraient être « nettoyées » dans les prochaines heures et que des combattants de l’EI seraient encore « confinés » dans un réseau de tunnels et à la lisière de Hajine, localité située à une trentaine de kilomètres de la frontière irakienne. D’après l’OSDH, Daesh tiendrait encore les villages de Soussa et d’al-Chaafa.

D’après ce qu’affirmé le commandant en chef des FDS, Mazloum Kobani, à l’agence Reuters, il resterait encore 5.000 jihadistes dans la région, dont 2.000 combattants étrangers. Ce qui est impossible à confirmer (ou à infirmer), l’évaluation des effectifs réels de l’EI ayant toujours été compliquée.

L’opération Roundup a connu de nombreuses difficultés. En octobre, la menace d’une intervention militaire turque dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, avait conduit les FDS à suspendre leur offensive [et cette menace est de nouveau d’actualité, ndlr]. En outre, ces dernières ont dû faire face à des contre-attaques de l’EI, facilitées par des conditions météorologiques favorables et menées par des jihadistes à la fois expérimentés et déterminés.

La décision s’est faite après le déploiement massif de troupes des FDS aux portes de Hajine, associé avec un soutien important de la coalition, via des frappes aériennes et des tirs d’artillerie depuis la frontière irakienne.

Ces derniers jours, et alors qu’ils n’avaient jusqu’alors effectué que peu de missions d’appui au sol (une à deux par semaine), les Rafale de la force française Chammal « ont été significativement engagés dans l’appui aux FDS puisque les équipages ont conduit 7 frappes […] permettant de neutraliser 9 objectifs ennemis », a indiqué l’État-major des armées [EMA], dans son dernier compte-rendu des opérations.

Les trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] de la Task Force française Wagram, déployée à la frontière irakienne aux côtés d’une unité américaine [la batterie « bravo » du 3rd Cavalry Regiment, ndlr] ont connu une intense activité.

« En trois semaines, Wagram a fourni un effort important pour stopper les contre-attaques de Daesh puis appuyer les opérations des FDS qui reprennent l’initiative dans les derniers réduits tenus par l’organisation terroriste. Ainsi, depuis le 21 novembre, 161 missions de tir ont été réalisées et près de 1000 obus ont été tirés », a ainsi souligné l’EMA. Rien que pour la semaine passée, les artilleurs français ont assuré 38 missions de tir, dont 20 d’éclairement et 18 de destruction.

Cela étant, ayant anticipé la disparition du califat qu’il avait proclamé en juillet 2014 en renouant avec la clandestinité, l’État islamique reste encore une organisation dangereuse, d’autant plus que l’on ignore où se trouve Abu Bakr al-Baghdadi, son chef, et que les conditions d’un règlement politique de la situation, tant en Irak qu’en Syrie, n’ont pas encore été réunies.

« L’EI avait anticipé sa défaite sur le champ de bataille, la perte de son califat, et s’était préparé en conséquence. Des centaines de combattants jihadistes ont pu fuir la Syrie, ont soudoyé des garde-frontières pour entrer en Turquie et, de là, ont disparu. Sous la surface, l’EI a toujours joué le temps long », a ainsi résumé, auprès de l’AFP, Bruce Hoffman, professeur à l’université Georgetown.

Le 28 novembre, Massoud Barzani, l’ex-président du gouvernement régional du Kurdistan irakien a estimé que « Daesh n’est pas vaincu et ne le sera pas aisément ». Et d’ajouter : « Ils étaient sur terre, maintenant ils sont sous terre. […] Ils sont revenus dans de nombreux endroits bien plus forts qu’avant ».

D’après des chiffres compilés par le Center for Strategic and International Studies [CSIS], le nombre d’attaques attribuées à l’EI a quasiment doublé dans certaines provinces irakiennes, par rapport à l’an passé. Dans celle de Kirkouk, la moyenne est de 75 attaques par mois…

Les conclusions d’un rapport intitulé « La seconde résurgence de l’État islamique » et publié en octobre dernier par l’Institute for the Study of War (ISW), incitent à la prudence. Ainsi, écrivent ses auteurs, Brandon Wallace et Jennifer Cafarella, l’EI a « trouvé de nouvelles sources de revenus et a reconstruit un système de contrôle et de commandement sur ce qui lui reste de forces afin de se préparer à une future insurrection à grande échelle, à la fois en Irak et en Syrie. » En outre, il est parvenu à exfiltrer une partie de son trésor de guerre pour l’investir dans des pays de la région, via un réseau de « sociétés écran » comprendrait notamment « des vendeurs de voitures, des magasins d’électronique, des pharmacies et des bureaux de change ».

Source : Zone Militaire - Photo : TF Wagram (c) EMA


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vendredi 14 décembre 2018

Strasbourg : Cherif Chekatt abattu par la police. Terroriste de Daech ?

Fin de traque. Jeudi soir vers 21 heures, au terme de 48 heures de traque, Chérif Chekatt a été tué par des policiers, dans un entrepôt situé Plaine des bouchers.
Chérif Chekatt avait fait mardi au moins trois morts et 13 blessés à Strasbourg dans le quartier du marché de Noël de Strasbourg. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, arrivé quelques heures plus tôt dans la capitale alsacienne, a confirmé que le terroriste de 29 ans avait été "neutralisé" par des hommes de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de la ville.

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ENQUÊTE – Jeudi 13 décembre, les forces de l’ordre ont abattu Cherif Chekatt à Strasbourg, mettant fin à sa cavale.
Des raisons de sa folie meurtrière à son élimination par la police, plusieurs zones d’ombre subsistent. On fait le point.

Dès les premiers signalements en début d’après-midi, jeudi 13 décembre, la ville de Strasbourg a été bouclé par les forces de l’ordre. Lesquelles avaient été alertées qu’un suspect correspondant au signalement de Cherif Chekatt déambulait dans la ville, hagard et sanguinolent. Et après plusieurs interventions infructueuses, des policiers ont finalement identifié vers 21 heures le tireur présumé du marché de Noël. Alors qu’ils s’apprêtaient à l’interpeller, l’individu a ouvert brusquement le feu, entraînant une riposte immédiate des membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) qui l'ont abattu. Un dénouement qui laisse toutefois en suspens plusieurs questions.

Qu’est-ce qui a provoqué son passage à l’acte ?

Cherif Chekatt était fiché S pour radicalisation depuis 2016. D’après nos informations, il était notamment proche de la mouvance islamiste radicale installée dans le quartier de La Meinau à Strasbourg. Selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, il n’avait toutefois "jamais été connu pour des délits liés au terrorisme" mais plutôt pour des faits de droit commun, ayant été notamment condamné à 27 reprises. "Ce n'était pas un religieux", juge un de ses amis d'enfance, quand son avocat allemand n'avait pas repéré de signe de radicalisation chez lui.


Soupçonné d’avoir participé à un braquage ponctué d’une tentative d’homicide, Cherif Chekatt était activement recherché par les forces de l’ordre. Lesquelles ont procédé à une perquisition de son domicile mardi matin, le jour de la tuerie. Perquisition vaine puisqu’il ne se trouvait pas chez lui, probablement averti de l’arrivée des gendarmes. Voyant l’étau se resserrer, l’individu est tout de même resté à Strasbourg, attendant que la nuit tombe pour ouvrir le feu sur la foule.

La perquisition menée mardi matin a-t-elle été l'élément déclencheur de son passage à l’acte ? Avait-il fomenté son attaque depuis longtemps ? Autant de questions que l’enquête tentera de résoudre dans les jours suivants.


Etait-il un "soldat" de Daech ?

Si Daech s’est empressé de revendiquer l’attentat à la suite de l’annonce de son décès – sans en apporter toutefois la preuve formelle -, aucun signe d’allégeance au groupe Etat islamique n’a pour le moment été retrouvé par les enquêteurs. Le Parisien affirme toutefois que des "sourates guerrières" du Coran ont été identifiées dans l’un de ses cahiers. Et qu’il avait installé tout récemment Telegram, la messagerie sécurisée très prisée par les terroristes. Selon des sources policières, il avait en outre fait du prosélytisme religieux lors de ses peines de prison, ayant même accroché une affiche de Ben Laden dans sa cellule.

Comme nous l’expliquons dans cet article, la stratégie actuelle de l’organisation Etat islamique est de revendiquer les attaques qu’elle estime dignes de sa doctrine. Ainsi, même s’il s’avère que Cherif Chekatt n’avait pas formellement épousé la cause de Daech, ses actes font foi aux yeux de l’organisation terroriste. L’allégeance par le sang, en somme. 

Avait-il des complices ?

Selon nos informations, Cherif Chekatt a vécu comme un sans-abri lors de sa cavale. Déposé par un taxi dans le quartier du Neudorf, il ne l'a pas quitté pendant les plus de deux journées qu'a durée sa traque. Il était, d’après les enquêteurs, complètement reclus, errant de cages d'escalier en cages d'escalier, sans personne pour l’aider. D’autant que cinq de ses proches - dont deux fichés S - avaient été placés en garde à vue. Trois d'entre eux ont été mis en examen et écroués, ce jeudi,  soupçonnés d’avoir participé au braquage dont l’enquête avait conduit à la perquisition de l’appartement de Cherif Chekatt, le matin de son passage à l'acte. Sur ce point précis, les enquêteurs s'interrogent également sur la raison pour laquelle il n'était pas présent à son domicile.

L’enquête déterminera si l’homme de 29 ans avait des complices. Selon les premiers éléments, il semble toutefois qu’il ait agi seul, dans la précipitation. En témoigne notamment l’absence de moyens logistiques mobilisés lors de sa cavale en solitaire. A noter que sa mère, son père, deux de ses frères ainsi qu’un ami sont à cette heure toujours en garde à vue. En l'absence de complicité évidente, reste la question éventuelle du mentor. On pense alors à son frère aîné, lui aussi fiché S pour radicalisation et interpellé en Algérie, a appris Le Parisien.

Source : LCI.fr - Image C.Hartmann/REUTERS

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mardi 11 décembre 2018

Strasbourg : Fusillade en centre ville, des morts et des blessés - La "piste terroriste" évoquée !

Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg : le tireur en fuite est fiché S pour radicalisation


Une fusillade a eu lieu dans le centre-ville de Strasbourg ce mardi soir, au niveau de la rue des Grandes arcades et de la place Kleber, faisant au moins 2 morts, sept blessés graves et quatre blessés légers, selon un nouveau bilan de la préfecture. Une opération de police est en cours et le centre-ville a été évacué. Le tireur toujours en fuite est fiché S pour radicalisation.


Pour l'heure, les informations demeurent confuses. Ce que l'on sait :

  • Une fusillade a eu lieu dans le centre de Strasbourg ) proximité du marché de Noël.
  • La situation est extrêmement confuse. Néanmoins, la préfecture annonce deux morts et sept blessés graves, quatre blessés légers. Le tireur est en fuite.
  • Les policiers patrouillent et notre envoyé spécial a constaté un très large dispositif militaire. L'antenne du RAID est à la recherche du tireur, blessé.
  • L'homme a été identifié, il est toujours activement recherché.
  • Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Strasbourg.
  • Une cellule d'information du public (CIP) est ouverte : 0 811 000 667
  • La section anti-terroriste du parquet de Paris se saisit de l'affaire.
  • Christophe Castaner se rend sur place.


BILAN
La préfecture donne un bilan plus précis avec treize victimes. Deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers.

PROFIL DU TIREUR
Selon les informations de TF1/LCI, l'homme est fiché S, connu pour radicalisation. Il a été identifié et blessé avant de prendre la fuite.

NUMERO D'URGENCE
La préfecture a mis en place une cellule d'information du public, prioritairement réservée aux appels des personnes concernées par la situation en cours.
0 811 00 06 67

Il est demandé aux habitants de rester chez eux et de suivre les consignes des autorités.

COUPS DE FEU
L'AFP annonce de sources policières que "des échanges de coups de feu dans le quartier où serait retranché l'assaillant" ont actuellement lieu.

...

«La menace terroriste est toujours extrêmement présente.
Si elle a subi un affaiblissement en raison des combats contre Daech, aujourd'hui fragilisé,
nous savons que d'autres formes de manifestations terroristes
peuvent avoir lieu à tout moment dans notre pays.» *

* Christophe Castaner

VIGIPIRATE
2:30 - Fusillade à Strasbourg : le niveau d’alerte "urgence attentat" a été activé.

En marge de son intervention à Strasbourg, Christophe Castaner a justifié son recours au plus haut niveau d’alerte. "Le gouvernement vient de décider de passer en ‘urgence attentat’, avec la mise ne place de contrôles renforcés aux frontières, sur l’ensemble des marchés de Noël se déroulant en France et éviter le risque de mimétisme. Il y aura aussi un mobilisation plus forte du dispositif Sentinelle du territoire."

PARLEMENT EUROPÉEN
Le confinement au Parlement européen est levé. Des députés européens, confinés depuis le début de la soirée au Parlement européen à Strasbourg, ont commencé à évacuer le bâtiment peu après 2H00, indique l'AFP. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a annoncé le lancement d'un plan d'évacuation en coopération avec la police française à 2H00 (1H00 GMT).
A 3H00, des employés du Parlement, des hauts fonctionnaires et des parlementaires étaient escortés par la police dans des bus et des monospaces vers le centre de la ville.

...

FICHE S POUR RADICALISATION
Le Raid est sur place. Près de 500 policiers sont à la recherche de l'assaillant.
Une opération de police est en cours dans un quartier de la ville. Le tireur, toujours en fuite, est fiché S pour radicalisation.

Le suspect est un homme de 29 ans, originaire d'un quartier sensible de Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun, il est fiché S pour radicalisation par la DGSI. Le matin de la fusillade, le jeune homme devait être interpellé par la police pour une affaire de meurtre et d'extorsion. À leur arrivée à son domicile pour l'arrêter, le suspect n'était pas là.

 A son domicile, des grenades ont été découvertes, ce matin. Il avait fait l'objet de condamnations en France et en Allemagne, pour des faits de droit commun.

La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et ouvre une enquête.

...


Source : LCI.fr

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vendredi 23 novembre 2018

Cour martiale ? Un commando des Navy SEALs accusé d’avoir tué un combattant de Daesh blessé...

En 2010, un officier canadien avait été radié de l’armée pour avoir « achevé » un combattant taleb dont les blessures qui venaient de lui être infligées lors d’un accrochage sérieux ne lui laissaient pourtant aucune chance de survie. Seulement, il avait été considéré qu’il n’avait pas respecté les conventions de Genève qui « qui demandent à ce que l’on prenne soin des ennemis blessés de la même façon que si c’était l’un de nos propres soldats. »

C’est aussi pour cette raison que le Special Operations Chief Edward Gallagher, chef de groupe au sein de la Navy SEAL Team 7, risque la cour martiale. Au cours de ces 19 années passées sous l’uniforme de la marine américaine, ce sous-officier a été décoré à plusieurs reprises pour son attitude au combat, que ce soit en Afghanistan ou en Irak. Et il était même question de lui remettre la Silver Star, pour « bravoure en opération contre l’ennemi. »

Mais, actuellement, il doit faire face aux accusations de « meurtre avec préméditation » et de tentative subornation de témoins. Et il lui est également reproché d’avoir ouvert le feu « sans discernement sur des civils », lors de son huitième déploiement à l’étranger, en Irak, et d’avoir consommé du chlorhydrate de tramadol (un opioïde) ainsi que du Sustanon-250 . Ce qui a valu d’être mis en prison le 11 septembre dernier.

Les faits auxquels Edward Gallagher doit répondre se sont produits le 3 mai 2017. Ce jour-là, les forces irakiennes ont remis à la Navy Seal Team 7 un combattant de Daesh, âgé de 12 à 17 ans et blessé lors d’une frappe aérienne, près de Mossoul. Les commandos américains lui ont donné les premiers soins, en pratiquant notamment une trachéotomie pour lui permettre de respirer.

C’est alors que le chef Gallagher se serait approché du jihadiste avec un couteau à la main pour le poignarder au cou, sans dire un mot. Puis il a ensuite pris la pose pour des photos où on le voit tenir la tête du combattant de Daesh par les cheveux d’une main et son son couteau de l’autre.

Peu après, le chef Gallagher a envoyé les photos à d’autres membres des SEALs, avec le message : « Je l’ai eu avec mon couteau de chasse. » Les clichés ont d’ailleurs été retrouvés dans la mémoire de son téléphone portable, de même que des SMS demandant à ses contacts de l’aider à garder cette affaire secrète. Au moins deux autres commandos américains seraient visibles sur les images.

Un mois plus tard, le chef Gallagher aurait blessé par balle un vieux civil irakien qui marchait le long d’une route. Et il aurait récidivé au même endroit, en juillet 2017, en tuant, cette fois, une jeune fille.

« Les enquêteurs ont déclaré que certains membres du peloton étaient si désemparés par les actions de leur chef qu’ils ont altéré son fusil de précision pour le rendre moins précis et tiré des coups de semonce pour effrayer les civils avant qu’il n’ait eu l’occasion de leur tirer dessus », rapporte le New York Times, selon qui Edward Gallagher risque la prison à vie pour les faits qui lui sont reprochés.

« Ils [les hommes de Gallagher] ont dit qu’ils avaient passé plus de temps à protéger les civils qu’à lutter contre l’État islamique », a déclaré l’agent spécial Joe Warpinski du Service des enquêtes criminelles de l’US Navy, lors d’une audience préliminaire de deux jours à la base navale de San Diego.

Lors de cette dernière, l’avocat d’Edward Gallagher, Phillip Stackhouse, a déclaré que les accusations étaient sans fondement et qu’elles étaient le fait de quelques SEALs mécontents du style de commandement de leur chef. Quant au combattant de Daesh, il a fait valoir qu’il était «probablement décédé des suites des blessures graves qu’il avait subies lors de la frappe aérienne ».

Quoi qu’il en soit, le procureur de la marine, le Cmdr. Chris Czaplak, n’a pas été convaincu par ces explications. « Le public croit-il toujours que nous sommes les bons, parce que le chef Gallagher a décidé d’agir comme le monstre que les terroristes nous accusent d’être? », a-t-il demandé, avant d’estimer que, par sa conduite, le sous-officier n’avait pu que servir la propagande de Daesh.

Le chef Gallagher saura s’il sera renvoyé ou non devant une cour martiale le 30 novembre prochain.

Source : Zone Militaire

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jeudi 15 novembre 2018

Mali : Les IED, Engins Explosifs Improvisés, en forte hausse

La ministre des Armées, Florence Parly, a mis en avant les résultats obtenus au Sahel par la force française Barkhane, en indiquant que 130 jihadistes avaient été « neutralisés » depuis le début de l'année 2018 et en soulignant l’importance des saisies d’armes, de matériels et autres munitions.

Pour autant, malgré les coups qui leur sont portés, les organisations jihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et au musulmans [GSIM] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS], ont mené pas moins de 58 attaques, essentiellement contre les forces armées maliennes [FAMa] et les groupes armés signataires des accords de paix d’Alger, généralement pro-Bamako, au cours du troisième trimestre de cette année.

« Les attaques les plus nombreuses ont eu lieu à Mopti (16) et à Gao (15), et en moins grand nombre à Kidal (10), Tombouctou (10), Ménaka (5) et Ségou (2) », a ainsi relevé le dernier rapport trimestriel qu’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a remis au Conseil de sécurité.

« Au cours de la période considérée, les conditions de sécurité sont demeurées très préoccupantes. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a lancé des attaques contre la MINUSMA [Mission des Nations unies au Mali, ndlr], les Forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales dans le centre et le nord du Mali, les régions de Gao et de Mopti ayant été les plus touchées. Dans le centre du pays en particulier, les actions d’intimidation, les enlèvements et les assassinats ciblés, à la fois de civils et de membres de groupes armés signataires, ont augmenté, de même que les cas présumés de violence sexuelle et sexiste », est-il affirmé dans ce document.

En outre, il y est fait état d’une « meilleure coordination » entre le GSIM, dirigé par Ilyad ag Ghali, et le l’EIGS d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, notamment dans la zone de « la triple frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. »

Probablement que cette « meilleure coordination » entre les deux organisations se mesure sur les savoir-faire utilisés pour la confection des engins explosifs improvisés [IED]. L’on sait que la « signature » de l’EI a été retrouvée sur de tels dispositifs, en particulier pour ceux commandés à distance. Du moins, c’est ce qu’avait expliqué un officier français dans les colonnes de Libération, en février dernier.

En tout cas, les IED restent l’arme de prédilection des groupes armes terroristes [GAT] au Sahel. « Durant la période considérée, 42 explosions produites à l’aide d’engins explosifs artisanaux ont été recensées, dont 38 % dans les régions centrales du pays », note le rapport du secrétaire général de l’ONU.

Au total, depuis le début de cette année, 133 attaques commises avec des IED ont été constatées, « contre 78 au cours de la même période en 2017 ». Soit une hausse de 70%. Cependant, dans le même temps, le nombre de victimes causés par ces engins est en baisse de 5%.

Pour lutter contre les mines artisanales et les IED, la force Barkhane dispose, à Gao, d’un laboratoire d’exploitation contre les engins explosifs improvisés [CIEL, pour Counter-IED Exploitation Laboratory], dont l’une des missions est d’analyser les dispositifs non explosés. Il s’agit de relever les empreintes et les traces d’ADN ainsi que d’étudier la nature des explosifs utilisés et les techniques utilisés. Cela peut permettre de déterminer le groupe qui les a conçus et/ou de voir s’il y a eu des « transferts » de savoir-faire d’une organisation à une autre. Mais surtout, l’enjeu est de pouvoir contrer au mieux la menace qu’ils représentent.

« Lorsqu’une unité engagée en opération découvre une mine artisanale, les ‘explosive ordnance disposal’ (EOD) interviennent et la neutralisent. Une équipe ‘weapons intelligence team’ (WIT) est alors déployée sur la zone pour prélever les éléments constitutifs de l’engin explosif trouvé, réaliser des photographies et recueillir les éléments environnants utiles à l’enquête. Ces ressources sont mises sous scellés et transmises au laboratoire CIEL. Ce travail est essentiel afin de cerner le fonctionnement de l’ennemi, et ainsi adapter les modes d’actions de la force », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire


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vendredi 12 octobre 2018

Opex : Barkhane lance une OAP, les paras sautent au Mali...

Barkhane a lancé une opération aéroportée près de Menaka, avec deux Transall et un A400M.

L’État-major des armées [EMA] a annoncé, ce 27 septembre 2018, que la force Barkhane a lancé une opération aéroportée [OAP] dans la région de Ménaka, au Mali.

Il s’agit de « compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a indiqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA.

Dans le détail, 80 parachutistes ont été largués par 2 avions de transport tactique Transall C-160. Et, pour la première fois, un A400M « Atlas » a pris part à ce type d’opération sur un théâtre extérieur, en larguant 40 autres militaires.

Pour rappel, l’armée de l’Air a reçu ses deux premiers A400M ayant une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière et par les portes latérales en juin (MSN-19) et décembre 2015 (MSN-31).

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a expliqué le colonel Steiger.

Au cours de ces derniers mois, la force Barkhane a mené plusieurs opérations dans la région de Menaka, infligeant de sérieux revers à l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. Cela étant, cette semaine, au moins 12 civils de la fraction Ibogolitane des Touareg ont été tués par un groupe armé près d’Inekar (45 km à l’ouest de Menaka). Pour le moment, les motivations de cette attaque ne sont pas connue. Si la piste jihadiste n’est pas exclue, celle d’un différend intercommunautaire n’est pas à écarter.

A priori, les militaire largués dans la région de Menaka sont des légionnaires du 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP). Ce dernier a relevé, en juin dernier, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE] avec son PC et ses 1ère et 2e compagnies.

Plus tôt, ce mois-ci, le Groupement Commando Parachutiste [GCP] de la 11e Brigade Parachutiste [BP] a effectué un saut opérationnel dans la région de Gao. « Armé notamment par la Section Commando Parachutiste (SCP) du 2e REP, il est composé de chuteurs opérationnels aguerris qui sont parachutés à haute altitude pour effectuer des missions à dominante action ou de renseignement afin de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes (GAT) », a récemment expliqué le régiment basé à Calvi.

Source : Zone Militaire


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jeudi 4 octobre 2018

Chammal en Syrie : Les artilleurs du CAESAR français font parler la poudre contre Daesh

Cela fait maintenant quatre ans que l’opération Chammal a été lancée contre l’État islamique [EI ou Daesh] qui, à l’époque, occupait un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, les forces françaises ont ainsi assuré la formation 9.500 soldats irakiens (via les TF Monsabert et Narvik) et 8.477 sorties aériennes et détruit 2.249 positions et objectifs ennemis.

Désormais, l’organisation jihadiste ne contrôle plus que 1% des territoires sur lesquels elle avait mis son emprise. Depuis une dizaine de jours, la coalition et l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes [FDS] ont lancé la dernière phase de l’opération Round up, qui vise à chasser Daesh de l’un de ses derniers fiefs en Syrie, plus précisément à Hajine, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Comme l’on pouvait le supposer, les artilleurs français de la Task Force Wagram sont une nouvelle fois très sollicités. Ainsi, au cours de la semaine passée, indique l’État-major des Armées [EMA], ils ont assuré 22 missions de tirs avec leurs CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie de 155 mm].

Dans son compte-rendu, l’EMA souligne que les missions de tir de la TF Wagram se font « depuis le territoire irakien », ce qui coupe court aux rumeurs sur leur présence en Syrie. Pour rappel, Hajine se trouve à une trentaine de kilomètres de l’Irak, c’est à dire à la portée des canons français, laquelle peut être supérieure à 38 km.

Au total, depuis leur engagement en Irak, en septembre 2016, les artilleurs français ont effectué 1.911 missions de tirs (soit près de 12.000 obus tirés).

Ces missions peuvent être d' »aveuglement », de « neutralisation », de « semonce », « d’interdiction » des axes de circulation ou encore de « déception ».

« Couplés à des moyens ROEM, ROHUM et ROIM, des effets ont été proposés aux forces partenaires pour accompagner les opérations de ratissage et de sécurisation de la frontière irako syrienne lors des opérations de contre insurrection, s’adaptant, en milieu de mandat à un adversaire cherchant à reconstituer des zones sanctuaires ou à se fondre dans un terrain difficile », souligne, dans le dernier ArtiMag, le lieutenant-colonel Frédéric Jordan, chef de corps du 40e Régiment artillerie, qui a armé la TF Wagram entre octobre 2017 et février 2018.

Les CAESAr n’occupent pas toujours une position fixe, le colonel Jordan ayant par exemple évoqué un raid de près de 12 heures « en dehors de toute emprise sécurisée », avec des effets produits « très diversifiés ». En outre, ces missions de tir sont possibles grâce à un échelon logistique, qui assure un « flux de soutien remarquable ».

Cela étant, s’agissant de l’offensive en direction d’Hajine, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont, pour le moment, pas été sollicités pour des missions d’appui. Selon le compte-rendu de l’EMA, « aucune frappe n’a été réalisée » au cours de la semaine écoulée. Toutefois, les avions de la force Chammal (Rafale, Atlantique 2, avion ravitailleur, et sans doute Transall C-160 Gabriel) ont effectué 19 sorties.

Après quatre ans d’opérations au Levant, l’EI a donc perdu la quasi totalité de son emprise territoriale. Pour autant, la menace qu’il incarne est loin d’avoir disparue. Elle est maintenant probablement plus complexe.

« À mesure que l’État islamique perdait du terrain, il est passé d’une structure de commandement et de contrôle centralisée à un modèle plus diffus. Il a expérimenté et utilisé de petits systèmes aériens sans pilote et des armes chimiques rudimentaires. Le groupe a encouragé les sympathisants à utiliser toutes les armes disponibles – comme les gros véhicules – contre les cibles molles et les espaces publics. De plus en plus, la responsabilité de décider où, quand et comment attaquer est dévolue aux terroristes locaux, inspirés ou habilités par l’EI, à mener des opérations loin de la zone de guerre », a ainsi relevé Nathan Sales en introduction du rapport annuel du département d’État américain sur le terrorisme.

Source : Zone Militaire - Image Defense.gouv.fr

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lundi 24 septembre 2018

Iran : Un attentat revendiqué par l’EI, lors d’une parade militaire... Au moins 24 morts !

Ce 22 septembre 2018, une parade militaire organisée à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, à l’occasion de la « Journée nationale des forces armées », a été la cible d’un attentat qui a fait au moins 24 tués et plus d’une cinquantaine de blessés. Selon les éléments disponibles, quatre hommes en treillis ont ouvert le feu sur la foule, avant d’être neutralisés.

« Le nombre des martyrs tués dans l’attaque terroriste s’élève à 24, dont des femmes et des enfants parmi les spectateurs, et ce bilan pourrait empirer dans la mesure où les blessés sont dans un état critique », a indiqué l’agence officielle Irna.

Selon le général Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iranienne, « sur les quatre terroristes, trois ont été envoyés en enfer sur les lieux de l’attaque et le quatrième, qui avait été blessé et arrêté, a rejoint l’enfer peu à près du fait de la gravité de ses blessures. »

Plus tard, dans la matinée, Daesh [État islamique ou EI], via son agence Amaq, a revendiqué cet attentat, en affirmé que ses combattants avaient attaqué « un rassemblement des forces iraniennes dans la ville de Ahvaz. »

En 2017, l’organisation jihadiste (sunnite) avait menacé l’Iran pour des considérations religieuses mais aussi pour son soutien aux milices chiites à travers le Moyen-Orient et son implication en Syrie. En juin de cette année-là, elle avait revendiqué deux attentats commis à Téhéran, l’un contre le Parlement, l’autre contre le mausolée de l’imam Khomeiny.

Cela étant, la responsabilité de l’EI dans l’attaque d’Ahvaz doit encore être établie avec certitude dans la mesure où, ces derniers temps, il a fait plusieurs revendications opportunistes.

D’autant plus que les autorités iraniennes n’ont fait aucune référence à l’EI pour désigner les responsables de l’attaque. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, les assaillants seraient des « terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger. » Et d’ajouter : « L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. »

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement [séparatiste] al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, un porte-parole des Gardiens de la Révolution, cité par l’agence Isna. « Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il accusé.

La province du Khouzestan, dont Ahavaz est capitale, est peuplée majoritairement par des arabes [ces derniers représentent 15% de la population iranienne, ndlr]. L’État islamique s’était justement adressé à cette minorité en l’appelant à s’insurger contre le régime iranien, comptant sur le fait qu’elle se dit marginalisée par Téhéran.

Source : Zone Militaire

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jeudi 23 août 2018

Trappes: Attaque au couteau, deux morts et deux blessés ! L'Etat islamique revendique... Acte terroriste ?

Deux morts et deux blessés dans une attaque "terroriste" au couteau, l'assaillant tué par la police !

L'auteur des coups de couteau a été abattu. Il était fiché S, connu pour "apologie du terrorisme", ajoute une source policière à franceinfo. Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crié "Allah akbar" au moment des faits.
L'Etat islamique a d'ailleurs revendiqué l'attaque via son agence de presse.
Pour autant, "la piste d'un différend familial n'est pas écartée", indique une source proche du dossier à France 2. Le parquet antiterrorsite ne s'est pas saisi du dossier pour le moment.


Source : franceTVinfo.fr

NDLR : Selon nos dernières infos, l'assaillant serait semble-t-il un déséquilibré. Il aurait d'abord tué sa mère et sa sœur (piste du drame familial) avant de blesser grièvement une passante dans la rue. Puis, il s'est ensuite retranché dans un pavillon, et se serait jeté sur les policiers avec couteau à la main. avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

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Deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans une attaque au couteau, jeudi matin, à Trappes, dans les Yvelines. Le Raid a été appelé et l'auteur des coups a été tué par la police.

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées, jeudi à Trappes, dans les Yvelines, par un homme qui les a attaquées à coups de couteau, selon les informations d'Europe 1. L'assaillant a été mortellement blessé par les forces de l'ordre, a confirmé le préfet des Yvelines. L'auteur, connu des services de police pour apologie du terrorisme en 2016, aurait crié "Allah Akbar" en entrant dans un pavillon au numéro neuf de la rue Camille Claudel, son propre domicile. La piste du drame familial est privilégiée.

Piste du drame familial

D'après les informations collectées par Europe 1, des témoins ont vu l'homme, né en mai 1982 et qui serait taxi de métier, rentrer dans un pavillon de la rue Camille Claudel vers 10h avant de ressortir 20 minutes plus tard avec des couteaux en criant "Allah Akbar". Les policiers locaux lui ont alors tiré dessus, le blessant grièvement. Le Raid était également présent à l'extérieur. L'auteur des coups de couteau a succombé à ses blessures.

A ce stade, la piste du drame familial est privilégiée puisque des proches de l'assaillant font partie des victimes et que l'appel passé à la police au début de l'attaque allait dans ce sens. D'après les éléments rassemblés par Europe 1, l'attaque a eu lieu au domicile de l'assaillant. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête mais le parquet antiterroriste ne s'est pas, pour l'instant, saisi du dossier. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a salué "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre".

Le gouvernement a placé la ville de Trappes sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : Europe1.fr

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L'assaillant serait hors d'état de nuire. La police nationale annonce sur Twitter la tenue d’une « opération en cours, rue Camille Claudel à Trappes (Yvelines), merci de bien vouloir éviter le secteur et de respecter le périmètre de sécurité ».

Un mort et deux blessés

Selon Franceinfo, une personne aurait été tuée lors d’une attaque au couteau dans la commune des Yvelines. Au moins deux autres personnes auraient également été blessées.

L'assaillant tué

Le site d’information indique la présence des policiers du Raid​ sur place. Le Parisien et l'AFP annoncent que l’auteur des coups de couteau a été neutralisé. Une source assure à l'AFP que l'assaillant s'était retranché dans un pavillon, nécessitant l'intervention des forces du Raid.

Le préfet des Yvelines vient d'annoncer que l'assaillant était décédé.

Terrorisme ou pas ?

D'après Le Parisien, l'individu était connu pour apologie directe et publique d’un acte de terrorisme. Mais d’après l'AFP, les autorités tentaient de déterminer si cette attaque pourrait être considérée comme terroriste.

Un quartier en "reconquête républicaine"

Située à 30 km à l'ouest de Paris, Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines. La moitié de ses 30.000 habitants a moins de 25 ans et le taux de chômage y approche des 20%. Le gouvernement a placé la ville sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : 20minutes.fr

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mercredi 18 juillet 2018

Terrorisme : L’État islamique envisage de s’attaquer à des zones rurales françaises

« Des lionceaux du califat » dans la campagne française !

Originaire de Toulouse, Jonathan Geffroy (alias Abu Ibrahim al Faransi) avait rejoint les rangs de l’État islamique (EI ou Daesh) depuis deux ans quand il fut fait prisonnier par les rebelles syriens soutenus par la Turquie lors de la bataille d’al-Bab, dans le nord de la Syrie, en février 2017. Remis aux autorités françaises, ce jihadiste, qui se dit maintenant « repenti », a été « mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. »

En réalité, Jonathan Geffroy était un proche de deux autres jihadistes d’origine toulousaine : Jean-Michel et Fabien Clain, deux responsables de la propagande de l’EI et qui sont, à ce jour, les deux plus haut cadres français encore en vie de l’organisation terroriste. Et, par conséquent, il a beaucoup de choses à raconter.

En mars 2018, le site Mediapart avait révélé une partie du contenu de ses auditions menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Et Geffroy avait expliqué que l’EI avait le projet de commettre des attentats en Europe avec des enfants, en l’occurrence ceux appartenant au groupe appelé « les lionceaux du califat ». Ce projet aurait été proposé par les frères Clain à la haute hiérarchie de Daesh.

Dans son édition du 27 juin 2018, le quotidien Le Monde confirme cette information, en citant des extraits des procès-verbaux d’auditions de Geffroy, effectuées par la DGSI et un juge d’instruction.

« Je sais que les futures opérations extérieures seront commises par des enfants qui auront grandi sur zone et qui, passé l’adolescence, seront envoyés en Occident, en Europe et en France, pour y mener des opérations suicides. Mais surtout, ils seront méconnaissables du fait qu’on ne pourra pas les identifier au faciès […]. Mais c’est un projet au long cours, car ils veulent qu’ils grandissent pour pas qu’il y ait de reconnaissance faciale », a ainsi expliqué celui qui se faisait appeler « Abu Ibrahim al Faransi ».

Cependant, on ignore l’état d’avancement de ce « plan », qui, selon Geffroy, a été accepté par la direction de l’EI. « Ça a été validé, donc je pense que ça va se faire, quand ils disent une chose, ils le dont », a-t-il confié aux enquêteurs. Depuis 2017, la situation a énormément évolué : Daesh a perdu ses bastions de Mossoul et de Raqqa, ainsi que la majeure partie du territoire qu’il contrôlait en Irak et en Syrie. D’où la question de savoir s’il est encore en mesure de mener à bien une telle opération.

En tout cas, d’après les propos de Geffroy, ce serait l’un des fils de Fabien Clain qui aurait été nommé à la tête de « opérations extérieures ‘enfants' » pour la France. Comme le souligne Le Monde, à ce jour, une trentaine de mineurs français sont soupçonnés d’avoir participé aux activités de Daesh. Mais seulement trois ont été formellement identifiés parce qu’ils étaient apparus dans des vidéos d’exécutions.

Mais les révélations de Geffroy ne s’arrêtent pas là. Ainsi, les frères Clain seraient « très proches » de la haute direction de l’EI et l’un d’eux – Fabien – pourrait même être le responsable des opérations extérieures de l’organisation jihadiste.

Qu’a-t-il en tête? D’après Geffroy, il aurait eu l’idée de « frapper » des zones rurales en France. « Le deuxième projet, dont ils attendaient des nouvelles quand je suis parti » consistait « à faire des opérations dans des campagnes isolées où il n’y a pas de caméra », a-t-il dit. « Ce n’est pas de grosses attaques mais c’est pour mettre la terreur dans la campagne française », a-t-il précisé.

On ignore, là encore, si ce projet a été validé par la haute hiérarchie de l’EI. Toutefois, la prise d’otage d’un supermarché à Trèbes, une localité d’environ 5.600 habitants située près de Carcassonne, pourrait le suggérer. Si l’auteur de cette attaque, Radouane Lakdim, s’est réclamé de Daesh, il ne s’est jamais rendu en zone irako-syrienne et, a priori, il n’aurait même pas eu de contact avec des membres de l’organisation terroriste.

Le Schéma national d’intervention présenté par le ministère de l’Intérieur en avril 2016 prenait en considération la possibilité d’attaques en zone rurale. « La répartition des forces d’intervention spécialisée est donc cohérente sur l’ensemble du territoire national. Ces unités sont concentrées dans les zones où le risque est très élevé mais n’ignorent pas les territoires éloignés ou de moindre densité de population (outre-mer, certains territoires ruraux et péri-urbains) », y est-il en effet expliqué.

Enfin, et cela rejoint une tendance observée par Europol, le recours à des substances toxiques fait partie des plans de Daesh. Ainsi, Geoffroy a parlé de drones utilisant des « produits chimiques » et fabriqués par un jihadiste français, sans plus de précisions.

Source : Zone Militaire

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mardi 12 juin 2018

Syrie : Task Force WAGRAM - Les artilleurs français dans l’offensive contre l’EI...

Depuis le 1er mai2018, et avec l’appui de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis [Inherent Resolve, ndlr], les Forces démocratiques syriennes [FDS], une alliance formée par les milices kurdes syriennes et des groupes arabes armés, mène l’opération « Roundup » qui vise à réduire les dernières positions tenues par l’État islamique [EI ou Daesh] dans l’est de la Syrie, plus précisément dans la moyenne vallée de l’Euphrate [MERV].

En outre, cette opération se fait en coordination avec les Forces de sécurité irakiennes (FSI), positionnées en « interdiction » de l’autre côté de la frontière.

En deux semaines, les FDS ont ainsi repris 30 km2 de terrain à l’EI. Et, il y a quelques jours, elles ont chassé les jihadistes de la localité de Baghuz, située au sud-est de celle d’Abou Kamal, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram, dotée de quatre CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] sont visiblement très impliqués dans l’opération Roundup. L’État-major des armées (EMA) n’a pas précisé leur localisation précise, si ce n’est qu’ils opèrent dans les environs d’al-Qaïm, localité située en territoire irakien, à environ 40 km au sud de Baghuz.

Entre le 1er et le 22 mai, la TF Wagram a ainsi effectué 84 missions de tirs en appui des FDS, dont 34 lors des 7 derniers jours. Dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’EMA ne précise pas la nature de ces missions, qui peuvent être d’interdiction, de destruction ou d’éclairement.

Si l’on se fie au nombre moyen de tirs par mission (6,7), l’on peut avancer que les CAESAr français ont au minimum fait feu à 560 reprises depuis le début de ce mois.

Les artilleurs de la TF Wagram ne sont pas les seuls à prendre part à l’opération Roundup étant donné qu’ils opèrent aux côtés d’une unité d’artillerie de l’US Marine Corps.

Comme la bande de Baghuz a été reprise à Daesh par les FDS, l’activité des artilleurs français pourrait baisser d’intensité dans les prochains jours. En effet, le prochain objectif de l’opération Roundup est désormais la localité de d’Hajin, située à une cinquantaine de kilomètres d’al-Qaïm. Or, leur portée étant de 37 km, les CAESAr ne devraient pas être concernés, sauf à les redéployer au plus près de la frontière irako-syrienne.

A priori, de nombreux cadres de l’EI seraient présents à Hajin, ville encerclée par les FDS. Des F-16 irakiens y ont effectué un nouveau raid, ce 25 mai, contre, selon Bagdad, un « QG de dirigeants » de Daesh ainsi que sur un « dépôt d’explosifs ». Ce raid irakien est le troisième à avoir été mené en un mois.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de l’opération Chammal, les avions français (Rafale, Atlantique 2 et Transall C-160 Gabriel, dont une photographie a été diffusée par la page Twitter d’Inherent Resolve) ont assuré 12 sorties entre le 16 et le 22 mai, en appui des FDS. Aucune frappe n’a été réalisée.

Contrairement aux artilleurs, les aviateurs français semblent moins sollicités. Cependant, dans la nuit du 14 au 15 mai, deux Rafale de la base H5 [Jordanie] ont détruit un « bâtiment logistique » de Daesh dans le cadre d’une frappe « planifiée ».

Source : Zone Militaire

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