FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Daesh Etat islamique

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 12 juin 2018

Syrie : Task Force WAGRAM - Les artilleurs français dans l’offensive contre l’EI...

Depuis le 1er mai2018, et avec l’appui de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis [Inherent Resolve, ndlr], les Forces démocratiques syriennes [FDS], une alliance formée par les milices kurdes syriennes et des groupes arabes armés, mène l’opération « Roundup » qui vise à réduire les dernières positions tenues par l’État islamique [EI ou Daesh] dans l’est de la Syrie, plus précisément dans la moyenne vallée de l’Euphrate [MERV].

En outre, cette opération se fait en coordination avec les Forces de sécurité irakiennes (FSI), positionnées en « interdiction » de l’autre côté de la frontière.

En deux semaines, les FDS ont ainsi repris 30 km2 de terrain à l’EI. Et, il y a quelques jours, elles ont chassé les jihadistes de la localité de Baghuz, située au sud-est de celle d’Abou Kamal, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram, dotée de quatre CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] sont visiblement très impliqués dans l’opération Roundup. L’État-major des armées (EMA) n’a pas précisé leur localisation précise, si ce n’est qu’ils opèrent dans les environs d’al-Qaïm, localité située en territoire irakien, à environ 40 km au sud de Baghuz.

Entre le 1er et le 22 mai, la TF Wagram a ainsi effectué 84 missions de tirs en appui des FDS, dont 34 lors des 7 derniers jours. Dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’EMA ne précise pas la nature de ces missions, qui peuvent être d’interdiction, de destruction ou d’éclairement.

Si l’on se fie au nombre moyen de tirs par mission (6,7), l’on peut avancer que les CAESAr français ont au minimum fait feu à 560 reprises depuis le début de ce mois.

Les artilleurs de la TF Wagram ne sont pas les seuls à prendre part à l’opération Roundup étant donné qu’ils opèrent aux côtés d’une unité d’artillerie de l’US Marine Corps.

Comme la bande de Baghuz a été reprise à Daesh par les FDS, l’activité des artilleurs français pourrait baisser d’intensité dans les prochains jours. En effet, le prochain objectif de l’opération Roundup est désormais la localité de d’Hajin, située à une cinquantaine de kilomètres d’al-Qaïm. Or, leur portée étant de 37 km, les CAESAr ne devraient pas être concernés, sauf à les redéployer au plus près de la frontière irako-syrienne.

A priori, de nombreux cadres de l’EI seraient présents à Hajin, ville encerclée par les FDS. Des F-16 irakiens y ont effectué un nouveau raid, ce 25 mai, contre, selon Bagdad, un « QG de dirigeants » de Daesh ainsi que sur un « dépôt d’explosifs ». Ce raid irakien est le troisième à avoir été mené en un mois.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de l’opération Chammal, les avions français (Rafale, Atlantique 2 et Transall C-160 Gabriel, dont une photographie a été diffusée par la page Twitter d’Inherent Resolve) ont assuré 12 sorties entre le 16 et le 22 mai, en appui des FDS. Aucune frappe n’a été réalisée.

Contrairement aux artilleurs, les aviateurs français semblent moins sollicités. Cependant, dans la nuit du 14 au 15 mai, deux Rafale de la base H5 [Jordanie] ont détruit un « bâtiment logistique » de Daesh dans le cadre d’une frappe « planifiée ».

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 1 juin 2018

Niger : Mort de quatre commandos américains par manque de préparation !

Manque de préparation et  négligences expliquent la mort de quatre commandos américains dans une embuscade au Niger...

Le 4 octobre 2017, une patrouille conjointe composée d’une dizaine de commandos des forces spéciales de l’US Army et soldats nigériens tombait dans une embuscade tendue par une centaine de combattants de l’État islamique au grand Sahara (EIGS) dans les environs immédiats du village de Tongo Tongo, près de la frontière séparant le Niger du Mali. Le bilan de cette attaque sera de 8 tués, dont 4 militaires américains.

Plus de six mois après les faits, le Pentagone a publié un résumé de 8 pages sur les 3.600 que compte le rapport d’enquête rédigé par le général Roger L. Cloutier Jr., le chef de l’état-major de l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique.

Tout d’abord, l’officier a souligné que « de nombreux actes de bravoure se sont produits ce jour-là », comme ceux du sergent La David Johnson, tué « en engageant activement l’ennemi » et en se « battant jusqu’à la fin ». Son corps ne sera retrouvé que 48 heures après l’attaque.

Aucun des quatre commandos américains du 3rd Special Forces Group n’a été capturé : ils ont été «tués au combat », après avoir « subi des blessures immédiatement mortelles ou rapidement mortelles», indique le rapport.

En mars, l’EIGS avait diffusé une vidéo de l’embuscade de Tongo Tongo. Selon le résumé qui en fut fait, elle montrait trois militaires américains, isolés, tomber un à un sous les balles des terroristes. L’un d’eux, a priori sérieusement touché, fut « achevé » par un terroriste. À l’époque, le Pentagone s’était insurgé contre la diffusion de ce film qui mêlait les images des caméras installées sur les casques des soldats américains à des séquences filmées par les jihadistes.

Quoi qu’il en soit, les commandos américains n’auraient jamais dû se trouver dans une telle situation, étant donné qu’ils n’avaient pas été suffisamment préparés pour la mission qui leur fut assignée, qui plus est conduite dans une région où 46 attaques avaient été signalées par les Nations unies.

Cette mission consistait à « trouver/surveiller et, si possible, capturer » un responsable de l’EIGS, en l’occurrence un certain Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans le rapt de Jeffrey Woodke, un travailleur humanitaire américain enlevé dans la région de Tahoua, en octobre 2016.

Or, les Bérets verts avaient été envoyés à Ouallam pour former des soldats nigériens et leur fournir une assistance en matière de contre-terrorisme. Mais seulement la moitié d’entre-eux avaient reçu « un entraînement collectif », affirme le rapport du Pentagone. En outre, aucun exercice n’avait été préalablement conduit avec les forces nigériennes.

Qui plus est, une telle mission n’aurait jamais dû être approuvée dans la mesure où sa description [concept des opérations, ou CONOPS] n’était qu’un copier-coller d’une autre menée précédemment. Ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas permis de détecter, souligne le rapport. En outre, le niveau de commandement à qui elle a été adressée n’était pas approprié.

Aussi, insiste l’enquête du général Cloutier Jr, tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons. » Il s’agit d’une combinaison « d’erreurs et de faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles », conclut le rapport.

Le bilan de l’embuscade de Tongo Tongo aurait pu être bien plus lourd sans l’intervention des forces françaises. Ces dernières ont reçu une demande d’appui aérien 53 minutes après le début des combats. Une patrouille de Mirage 2000 est arrivée 47 minutes plus tard. Ne pouvant pas intervenir directement étant donné la confusion sur le terrain, les pilotes français ont fait un « show of force » [démonstration de force], consistant à réaliser des passages à très basse altitude (au niveau de la cîme des arbres), lesquels ont contraint les jihadistes à prendre la fuite.

Source: Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 19 mai 2018

Guerre contre Daesch : L'aviation française a effectué plus de 8000 sorties aériennes contre l'Etat islamique

Le porte-parole de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, le colonel Ryan Dillon, a fait état d’une hausse du nombre de frappes aériennes contre des positions occupées par l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie au cours quinze derniers jours. Ainsi, lors de la dernière semaine, 14 raids ont été effectués, a priori par des avions américains étant donné que les aviateurs français de l’opération Chammal n’ont délivré aucune munition entre le 18 et le 24 avril.

Cependant, les appareils de l’armée de l’Air (et l’Atlantique 2 de la Marine nationale) ont assuré 21 sorties aériennes « en appui des forces locales engagées au sol » au cours de la période considérée. Et c’est ainsi que le seuil des 8.000 sorties a été franchi le 23 avril dernier, à l’occasion d’une mission conduite en appui des Forces démocratiques syriennes (FDS) par une patrouille de Rafale ayant décollé la base aérienne projetée H5 en Jordanie.

« Ce chiffre rappelle l’ampleur et l’intensité de l’engagement français dans la lutte contre Daesh depuis septembre 2014, un engagement notamment marqué par la création d’une base aérienne projetée en Jordanie dès les premiers mois de l’opération […] ainsi que par 3 engagements du groupe aéronaval », a souligné le ministère des Armées.

L’aviation française (armée de l’Air et aéronautique navale) réalise quatre types de missions, qui vont du « renseignement dans la profondeur », pour « cartographier » l’adversaire et élaborer des dossiers d’objectifs, aux frappes planifiées et d’opportunité, en passant par le ravitaillement en vol, la coordination et le contrôle (C2) ou encore le transport (8.500 tonnes de fret acheminées depuis la France et entre les différents « spots » Chammal).

Et cela, dans un environnement particulièrement compliqué, notamment dans ciel syrien. «L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daesh en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au coeur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », avait expliqué, en octobre dernier, le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air.

Encore récemment, l’État-major des armées (EMA) donnait le détail précis du nombre d’avions engagés dans l’opération Chammal. Ce n’est désormais plus le cas puisqu’il parle maintenant d’une « dizaine d’appareils, essentiellement des Rafale. »

Or, à la fin de l’année 2017, il était question de réduire le format de la force Chammal, le président Macron ayant assuré que la guerre contre l’EI serait terminée d’ici la fin février 2018. Mais comme rien ne se passe jamais comme prévu, les opérations continuent dans la mesure où l’organisation jihadiste a maintenu ses positions à la frontière irako-syrienne, profitant de l’offensive turque à Afrin, laquelle a détourné les Forces démocratiques syriennes (FDS).

« La France restera engagée aussi longtemps que nécessaire auprès de la coalition internationale, des autorités irakiennes et des Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance arabo-kurde) », a affirmé, le 26 avril, le président Macron, à la fin d’une conférence internationale contre le financement du terrorisme. « Cette bataille militaire contre Daesh se poursuivra jusqu’à son terme et sous toutes les formes nécessaires pour empêcher de reconstituer quelque marge de manoeuvre que ce soit », a-t-il insisté.

« Ne nous trompons pas, Daesh fera tout ce qui est en son pouvoir pour miner les efforts de l’Irak dans son travail de reconstruction d’un Etat viable et d’une société apaisée, et ces groupements terroristes feront tout dans la durée pour que la Syrie ne soit pas un Etat stable », a encore averti M. Macron.

Source : Zone Militaire - Photo : EMA/ Ministère des Armées

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 16 mai 2018

Syrie : Renforcement des Forces spéciales françaises

Le chef du Pentagone révèle que les forces spéciales françaises ont été renforcées en Syrie

Fin mars 2018, à l’issue d’une rencontre entre le président Macron, des représentants d’une délégation des Forces démocratiques syriennes, composées de milices kurdes et de groupes arabes armés, annoncèrent que la France allait renforcer sa présence militaire à Manbij, localité alors menacée par l’opération turque « Rameau d’olivier ». Et cela supposait le renfort des forces spéciales françaises déjà déployées en Syrie.

Plus tard, une source, à l’Élysée, précisa que « si le président [Macron] estimait que, pour atteindre nos objectifs contre Daesh, on avait besoin un moment donné de re-proportionner notre intervention militaire, il faudrait le faire, mais ce serait dans le cadre existant » de la coalition.

Et puis on en resta là, le ministère des Armées étant toujours très discret dès qu’il est question des missions assignées au Commandement des opérations spéciales (COS).

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée aux côtés du président Trump lors de sa visite officielle à Washington, M. Macron a indiqué que la France avait « décidé d’augmenter sa contribution à la coalition » anti-jihadiste, avant de souligner qu’elle restait « totalement impliquée dans la lutte contre Daesh [EI ou État islamique] ».

Comme, les moyens aériens de l’opération Chammal n’avaient pas été renforcés et qu’il n’était pas question d’envoyer en Irak plus d’artilleurs [TF Wagram] et d’instructeurs [TF Monsabert et TF Narvik], l’on pouvait penser que cette « augmentation » de la contribution française à la coalition concernait le COS.

Ce que le chef du Pentagone, James Mattis, a confirmé, ce 26 avril. « Les Français nous ont renforcés en Syrie avec des forces spéciales au cours des deux dernières semaines », a-t-il en effet indiqué, lors d’une audition au Congrès.

Par ailleurs, et s’agissant du désir de M. Trump de retirer les troupes américaines de Syrie « très bientôt», M. Mattis a mis les choses au clair. « À l’heure actuelle, nous ne nous retirons pas », a-t-il dit. « Vous allez assister à un nouvel effort dans la vallée de l’Euphrate dans les jours qui viennent contre ce qui reste du califat » de l’EI, a-t-il même assuré.

Le combat contre l’EI « est en cours », a insisté le chef du Pentagone, avant de souligner que les opérations de la coalition seraient prochainement plus « nombreuses du côté irakien de la frontière. »

Source: Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 13 mai 2018

Paris : Attentat terroriste au couteau revendiqué par Daesch l'Etat islamique !

Attentat au couteau à Paris : un mort, des blessés graves !

Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi

L’homme qui a tué un passant et blessé quatre personnes samedi soir dans le centre de Paris avant d’être abattu par les forces de l’ordre était né en 1997 en Tchétchénie.

L’attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie, samedi 12 mai, à un passant, a été perpétrée par un Français né en 1997 en Tchétchénie, dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Comment s’est déroulée l’attaque ?

Peu avant 21 heures samedi soir, un homme a commencé à attaquer des passants avec un couteau. L’attaque s’est déroulée rue Monsigny, dans le 2e arrondissement de Paris, près de l’Opéra Garnier. Il s’agit d’un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir.

Quelques minutes plus tard, une patrouille de policiers a intercepté l’assaillant. Un policier a fait usage d’un pistolet à impulsions électriques pour le maîtriser. Puis un deuxième fonctionnaire de police lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

Qui sont les victimes ?

Un passant, âgé de 29 ans, a été tué. Un homme de 34 ans a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », a déclaré dans la nuit le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui s’est rendu à l’hôpital Georges Pompidou. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.

Qui est l’assaillant ?

Le jeune homme « est un Français né en Tchétchénie en 1997. Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. « Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a-t-elle ajouté.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau », et « compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris », a déclaré le procureur de la République François Molins samedi soir. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, présidera une réunion d’état-major, dimanche 13 mai, à 10 heures.

Quelle revendication ?

L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat, rapporte le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes.

« L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique et l’opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’agence de propagande de l’EI.

Le contexte

Cette attaque intervient sept semaines après celles du 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), qui avaient porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017. La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l’EI.

Source : LeMonde.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 2 mai 2018

Mali : Attaques jihadistes à Menaka. Une quarantaine de civils tués...

Le Mouvement pour le salut de l’Azawad, un groupe armé pro-Bamako, associé au GATIA (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés), a annoncé avoir appris « avec consternation l’assassinat de 43 personnes de la communauté Idaksahak lors de deux raids menés par des hordes de malfrats armés sur les campements d’Aklaz le 26 avril et Awakassa le 27 avril », dans la région de Menaka.

« Il y a eu 43 morts en deux jours, tous des civils, d’une même communauté », a confirmé un responsable tribal joint à Menaka par l’AFP. « Nos combattants sont en train de détruire leurs bases et les anéantir. Ils viennent s’en prendre gratuitement aux civils innocents », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga, a donné plus de précisions. « Les 26 et 27 nous avons eu deux attaques. Une au sud-est d’Andéramboukane, dans un endroit appelé Akliz, et le 27, une au nord-est d’Infoukaretane, dans un site appelé Wakasa. Pour la première attaque du côté d’Andéramboukane, on parle d’entre 6 et 9 tués. Et pour la seconde, les sources s’accordent à 31 tués, sur le site même, par des éléments supposés de l’État islamique, que tout le monde caractérise de ‘Peuls à moto' », a-t-il expliqué, selon des propos rapportés par RFI.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 18 avril 2018

OPEX : 22.500 heures de vol pour l'Armée de l'Air sur les théâtres d'opérations extérieures en 2017...

Comme en 2016, l’année 2017 aura été intense pour l’armée de l’Air. Ainsi, que ce soit au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane) et l’Europe de l’Est (mesures de « réassurance » de l’Otan), cette dernière a affectué au moins 22.500 heures de vol, ce qui correspond à plus de 3.800 missions. Et encore, ces chiffres de prennent pas en compte les sorties effectuées par les avions de transport, leur activité se mesurant en nombre de tonnes acheminées sur les théâtres d'opération Chammal, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie (base H5) et aux Émirats arabes unies (BA 104 d’al-Dhafra) ont assuré 1.581 missions contre l’État islamique (EI ou Daesh), soit 8.000 heures de vol. Au total, 424 munitions ont été tirées.

Pour rappel, l’année 2017 a notamment été marquée par les batailles de Mossoul, de Tal Afar, de Hawijah, de Tabqah et de Raqqa. Maintenant que l’organisation jihadiste a été considérablement affaiblie, du fait de la perte de la majeure partie des territoires qu’elle contrôlait l’activité « chasse » s’est réduite. Ainsi, selon le dernier compte-rendu des opérations, 26 sorties aériennes ont été assurées entre le 14 et le 20 mars et une seule frappe a été réalisé dans la région d’Abou Kamal, en Syrie.

Outre les Rafale, l’E3-F AWACS (commandement et contrôle) et le C-135FR (ravitaillement en vol), ponctuellement engagés dans l’opération Chammal, ont respectivement effectué 285 et 473 heures de vol au total.

Comme l’année précédente, le Sahel demeure le théâtre où l’armée de l’Air est la plus active, avec 2.140 missions, ce qui a représenté 13.500 heures de vol. Dans le détail, les 8 Mirage 2000 déployés sur ce théâtre sont intervenus à 189 reprises contre des groupes armés terroristes (GAT), pour des missions d’appui aérien rapproché, de démonstration de force et de frappes planifiées. Le document [.pdf] du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) qui donne ce bilan ne précise pas le nombre de munitions tirées.

Environ la moitié de ces 13.500 heures de vol ont été effectués par les 5 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper de l’escadron 1/33 Belfort, mis en oeuvre depuis Niamey, au Niger. Ces appareils sont restés en l’air pendant 5.700 heures (ou 237 jours) pour surveiller 5.260 objectifs au cours de 390 missions. De quoi alimenter la base de données « Fusion Opérationnelle de Renseignement Géospatial » (à ce sujet, le nombre de données traitées a bondi de 350% par rapport à 2016).

Quant aux avions ravitailleurs C-135FR, ils ont fourni 5.400 tonnes de carburant aux Mirage 2000 au cours de 350 missions (soit 1.900 heures de vol). Pour rappel, dans ce domaine, l’armée de l’Air bénéficie d’un soutien permanent fourni par les États-Unis et, dans une moindre mesure, l’Espagne.

Le bilan du CDAOA ne donne pas le détail de l’activité de l’aviation de transport. Si ce n’est qu’il y est précisé que 6.260 tonnes de fret ont été acheminés et que 40.000 militaires ont été transportés (soit 10.000 de plus qu’en 2016). L’activité des hélicoptères de l’armée de l’Air n’est pas non plus précisée, ni celle des C-160 Transal Gabriel, utilisés pour la collecte du renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) et image (ROIM), si ce n’est qu’ils ont effectué 490 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne.

Visiblement, les Transal Gabriel n’ont pas chômé en 2017 puisque l’un des deux appareils de ce type en service dans l’armée de l’Air a assuré deux campagnes de recueil de renseignement en Europe de l’Est, l’une à partir de la Roumanie (mer Noire), l’autre depuis la Lituanie (mer Baltique).

À noter qu’un E-3F Awacs a effectué 14 missions en Pologne et en Roumanie et que deux Mirage 2000D ont assuré trois sorties en mer Noire et en mer Baltique.

Le document du CDAOA, s’il précise évidemment le nombre de missions liées à la sûreté aérienne ou au service public (30 vies sauvées par les moyens SAR – Search & Rescue), ne donne pas le nombre d’heures de vol effectués au titre du soutien aux exportations (Soutex).

Source : Zone Militaire / Photo : Armée de l’air

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 5 avril 2018

Etats-Unis : Syrie du Nord et Kurdistan, des renforts américains à Manbij

Libérée du joug de l’État islamique (EI ou Daesh) en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, la région de Manbij, située dans le nord de la Syrie, cristallise toutes les tensions.

Dès que cette ville a été conquise par les FDS, dont font partie les milices kurdes syriennes, considérées comme terroristes à Ankara, la Turquie a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » en direction de Jarabulus et d’al-Bab, situées au nord de Manbij.

S’il était question de chasser l’EI de ces deux localités, l’objectif d’Ankara était aussi d’empêcher les Kurdes syriens de consolider leurs positions près de la frontière et de prendre Manbij aux FDS. Mais l’opération turque n’alla pas plus loin, les forces spéciales américaines s’étant déployées dans la ville.

Alors qu’il restait encore à chasser les jihadistes de Raqqa, il était hors de question pour la coalition de compliquer davantage la situation, d’autant plus que les milices kurdes syriennes devaient jouer encore un rôle déterminant dans la bataille qui se dessinait.

Seulement, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a de la suite dans les idées. Après avoir lancé une nouvelle offensive contre les Kurdes syriens à Afrin [opération « Rameau d’olivier »], Ankara ne fait pas mystère de son intention de marcher en direction de Manbij.

Le problème est que l’offensive turque détourne les FDS du combat contre Daesh, qui tient encore quelques positions sur la rive orientale de l’Euphrate. En un mot, les données du problème n’ont pas changé par rapport à l’an passé.

Mais cette fois, le président Erdoğan semble déterminé à aller jusqu’au bout. D’où les menaces et les vitupérations à l’endroit de son homologue français, Emmanuel Macron, coupable à ses yeux d’avoir proposé une médiation entre les FDS et Ankara et ne pas exclure de « reproportionner » le dispositif militaire de l’opération Chammal dans le nord de la Syrie « pour atteindre » les « objectifs contre Daesh », dans le cadre de la coalition internationale.

Pour le moment, on ignore si des militaires français doivent être redéployés à Manbij où, par ailleurs, deux sous-officiers de la coalition – un britannique du 3rd Battalion, Parachute Regiment et un américain de la Delta Force – ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED), le 30 mars.

En tout cas, des militaires américains sont présents à Manbij. Le chiffre d’environ 300/350 hommes circule. Et cette présence aurait été même récemment renforcée, comme l’a confirmé un reponsable du Pentagone auprès du site spécialisé Military.com.

L’agence turque Anadolu avait parlé, il y a deux jours, de l’arrivée de 300 soldats et d’un « grand nombre de blindés et bulldozers sur la ligne de front de l’opération Bouclier de l’Euphrate, à l’ouest de la sous-préfecture Manbij. » Et d’ajouter : « Les unités de renfort ont entamé leurs patrouilles ces 3 derniers jours dans la région de Rassoulayn, juste en face du poste-frontière turc Ceylanpinar. »

En réalité, d’après le responsable du Pentagone, les « estimations turques sont exagérées ». Pour autant, il n’a pas donné de détails sur les renforts envoyés à Manbij. Si ce n’est que des blindés Stryker des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected vehicles)y ont effectué des patrouilles, avec la bannière étoilée bien visible, comme en 2017.

« La coalition internationale a augmenté le nombre de ses forces à Manbij », a également affirmé Mohammed Abu Adel, le chef du Conseil militaire de Manbij, selon l’AFP. « Nous prenons les menaces turques au sérieux », a-t-il dit. « Les forces de la coalition ont récemment augmenté leurs patrouilles », a déclaré Khalil Mustafa, un commandant des FDS.   

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 24 mars 2018

Attaques terroristes dans l'Aude : Hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tombé en héros.

Tombé en héros, le gendarme Arnaud Beltrame est mort des suites de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort, annonce Gérard Collomb à 6 H30 ce matin.

Ce gendarme de 45 ans s'était proposé comme otage à la place des personnes retenues par Redouane Lakdim lors de l'attaque de Trèbes, est mort des suites de ses blessures, a annoncé ce samedi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La police nationale a fait part de son émotion à l’annonce de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lançant le hashtag #tousgendarmes sur Twitter.  

Les drapeaux et étendards de la gendarmerie en berne ce samedi.

Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN),  Richard Lizurey, a rendu «solennellement hommage à l'héroïsme» d'Arnaud Beltrame, s'inclinant «devant le courage, le sens du sacrifice et l'exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages».
Richard Lizurey a par ailleurs annoncé que tous les drapeaux et étendards de la gendarmerie seront mis en berne ce samedi.

Le président Emanuel Macron salue Arnaud Beltrame, « tombé en héros »

Le chef de l'Etat a rendu hommage au lieutenant-colonel décédé ce samedi matin, en déclarant que l’officier était tombé en héros et méritait respect et admiration de la nation tout entière.

Arnaud Beltrame, qui s’était proposé comme otage auprès du jihadiste auteur des attaques de Trèbes et Carcassonne, a fait preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels, a ajouté le chef de l’Etat dans un communiqué.

Le bilan des attaques terroriste dans l'Aude, s'élève désormais à quatre morts.

Source : 20minutes.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 23 mars 2018

Prise d'otages dans l'Aude : Le preneur d'otage se revendique de l'Etat islamique. Au moins un mort !

Un terroriste armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes en criant "Allah Akbar" !

La préfecture de l'Aude évoque sur Twitter "une opération en cours" et demande d'éviter le secteur. Le ministre de l'Intérieur ne donne pas de bilan, et révèle seulement que "l'opération est toujours en cours".

Un individu armé s'est retranché dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne dans l'Aude, vers 11 heures vendredi 23 mars, a appris FranceInfo de source proche de l'enquête. Il se revendique du groupe Etat islamique, selon le parquet. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de la fusillade et de la prise d'otages dans l'Aude. Il y a au moins un mort, a appris FranceInfo de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête du chef d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, séquestrations sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle. L'enquête est confiée a la SDAT, la DGSI et DIPJ Montpellier.

 Il se revendique de l'Etat islamique. Le preneur d'otages du supermarché s'est revendiqué du groupe Etat islamique, a indiqué le parquet de Carcassonne. De sources concordantes à franceinfo, il a crié "Allah Akbar".

"Situation sérieuse" selon le Premier ministre. Edouard Philippe était en déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin). Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se rend sur place.

Le secteur interdit. La préfecture de l'Aude a annoncé sur Twitter qu'une opération était en cours dans le secteur du Super U. "Merci de faciliter l'accès aux forces de l'ordre", ajoute la préfecture. "Il y a des gendarmes devant le supermarché. Nous sommes confinés dans le garage, avec une cinquantaine de personnes, on attend", a décrit à France Info l'employé d'un garage situé à proximité. Trois hélicoptères des forces de l'ordre survolent la zone.

Des CRS attaqués

Plus tôt dans la matinée, quatre CRS qui faisaient leur footing en civil se sont fait tirer dessus par un homme près de la caserne de Carcassonne (Aude). Un policier a été blessé à l'épaule et transporté à l'hôpital. L'homme a tenté de les écraser, d'après une source policière, a freiné brutalement puis ouvert le feu avec une arme de poing. Le lien entre cet incident et la prise d'otages n'est pas établi pour l'instant.

Source : FranceTVinfo.fr

=18:46 23/03/2018=

Au moins 3 morts... Daech revendique la prise d'otages terroriste du Super U de Trèbes !

L'assaillant a été abattu par les forces de l'ordre. De son coté, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Retranché depuis vendredi matin dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, un homme a été abattu dans l'après-midi par les forces de police. Identifié comme étant Redouane Lakdim, l'homme se revendiquait du groupe Etat islamique et a tué au moins trois personnes et en a blessé seize autres, dont trois gravement. L'un de ces trois blessés en "état d'urgence absolue" est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage", indique Gérard Collomb. De son coté Emmanuel Macron loue son "courage" :  "Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille".

L'assaillant abattu, l'EI revendique les attaques

Un individu armé, se revendiquant du groupe Etat islamique a été abattu ce vendredi après-midi après s'être retranché vers 11 heures dans le Super U de Trèbes, à 10 kilomètres de Carcassonne. Le groupe Etat islamique a revendiqué les attaques, dans l'après-midi.

Plus tôt, Redouane Lakdim avait tiré sur des CRS  de la CRS 53 de Marseille effectuant un jogging dans la cité médiévale. L'un d'entre eux a été blessé à l'épaule mais son pronostic vital n'est pas engagé selon le ministère de l'Intérieur, joint par "l'Obs". Dans un tweet, le syndicat de police UNSA précise que ses côtes sont cassées et son poumon perforé : "la balle est passée à 3 cm du cœur".

 
Un gendarme s'est substitué à un otage

Seize blessés sont à déplorer parmi lesquels trois en "état d'urgence absolue". L'un d'eux est un gendarme qui "s’est volontairement substitué à un otage" dans le Super U :
""Le lieutenant-colonel de gendarmerie qui était avec ses hommes s'est volontairement substitué à un otage que le terroriste tenait et il est resté avec lui [...] Le terroriste a tiré, le GIGN est intervenu et a abattu le terroriste", a décrit le ministre lors d'une déclaration à la presse à Trèbes."

Ce gendarme "a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays. Il lutte actuellement contre la mort et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille", a ajouté Emmanuel Macron.

Attaque à Trèbes : un gendarme s'est proposé comme otage, Collomb salue son "héroïsme"

Parmi les clients et les employés du supermarché, une témoin, joint par Franceinfo décrit : "Un homme a crié et a tiré des coups de feu à plusieurs reprises. J'ai vu une porte de frigo, j'ai demandé aux gens de venir se mettre à l'abri. Nous étions dix et nous sommes restés une heure".
""Il y a eu encore des coups de feu et on est sorti par la porte de secours derrière. [...] Il a crié Allah je ne sais pas quoi, je ne l'ai pas vu.""

Au moins 3 morts, 16 blessés

Pour l'heure, au moins trois personnes sont mortes et seize autres blessés, selon un bilan donné par Emmanuel Macron vers 18h30.

Les trois victimes décédées ont ainsi été identifiés : le premier se trouvait dans la voiture à Carcassonne, sur laquelle a tiré Redouane Lakdim en début de matinée. "La Dépêche" avance que les deux autres victimes sont le boucher du supermarché, ainsi qu'un client du magasin.

 Pour ce qui concerne les seize blessés, deux d'entre eux se trouvent actuellement en urgence absolue parmi lesquels l'officier de gendarmerie qui s'est substitué à un otage. Le président a également loué l'"engagement", le "professionnalisme mais aussi (le) courage" des forces de l'ordre qui "sont intervenues avec une rapidité remarquable à la fois pour contenir l'individu qui s'était retranché avec des otages, pour localiser l'une de ses victimes encore vivante qu'il avait laissée dans les alentours, et pour donner l'assaut mené par le GIGN dès qu'il est apparu qu'il n'y avait pas d'autre solution".

Le preneur d'otages a agi seul

Identifié comme étant Redouane Lakdim, l’assaillant a agi seul, affirme le ministère de l’Intérieur. Avant d'être abattu, l'homme réclamait la libération de Salah Abdeslam, avance France 2. Sa voiture a été retrouvée sur le parking du supermarché de Trèbes.

Attaque à Trèbes : ce que l'on sait de Redouane Lakdim, l'assaillant du Super U

Selon "le Parisien", cet homme d’origine marocaine a 25 ans et est très actif sur les sites salafistes. Né en 1992, il avait conduit sa petite sœur à l’école avant l’attaque, selon une voisine de la famille interrogée par "le Parisien".  Gérard Collomb a précisé dans l'après-midi qu'il était connu des services de police pour des actes de petite délinquance mais les services ne le pensaient pas en voie de "radicalisation".
""Il est passé à l'acte brusquement", a déclaré le ministre de l'Intérieur."

La prise d'otages est une stratégie utilisée par les djihadistes: le 9 janvier 2015, deux jours après la tuerie de "Charlie Hebdo", Amédy Coulibaly avait retenu les clients et le personnel de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes. La prise d'otages avait fait quatre morts. Amédy Coulibaly avait été abattu par les forces de l'ordre.

La dernière attaque meurtrière en France date du 1er octobre 2017 lorsque, sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, un Tunisien de 29 ans avait tué au couteau deux cousines, avant d'être abattu par la police. L'EI a revendiqué ces assassinats, mais les enquêteurs français n'ont pas, pour l'heure, trouvé d'élément reliant l'assaillant à l'organisation djihadiste.

Enquête et perquisition en cours

 Des hommes du RAID sont descendus dans la cité Ozanam, à Carcassonne, vendredi en fin d'après-midi, où une perquisition était en cours dans le quartier de l'assaillant d'un supermarché à Trèbes, Radouane Lakdim.

De nombreux camions banalisés noirs, ainsi que nombre de policiers du RAID et de la BRI (brigade de recherche et d'intervention), encagoulés, fortement armés et portant des gilets pare-balle, avaient investi la petite cité populaire, située à quelques centaines de mètres de la Cité de Carcassonne.

Source : nouvelobs.com

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 22 mars 2018

IRAK : Décès d'un légionnaire du 2ème REI de Nîmes au service de la France

Caporal Bogusz Pochylski mort au service de la France

Mercredi soir, le Caporal Bogusz Pochylski, du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie de Nîmes, est décédé dans le cadre d’une opération d’entraînement au profit des forces de sécurité Irakiennes.

La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé mercredi soir à l'Assemblée le décès d'un soldat français à Bagdad dans le cadre de l'opération Chammal.

"Nous avons appris qu'un légionnaire du 2ème régiment étranger d'infanterie a perdu la vie à Bagdad. Il était âgé de 31 ans et célibataire", a annoncé Mme Parly aux députés lors des débats sur la loi de programmation militaire.

L'armée de terre a annoncé en même temps sur twitter le décès du caporal Bogusz Pochylski, "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les députés ont observé une minute de silence.

Source : FranceTVinfo.fr / © SIRPA TERRE / AFP

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 3 mars 2018

Burkina Faso : Attaques contre l’ambassade de France et le QG du Burkina à Ouagadougou

Pour la quatrième fois depuis janvier 2016, la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, est le théâtre d’une attaque d’hommes armés. Il était environ 10h30, le 2 mars 2018, quand une explosion et des tirs ont été entendus par des témoins dans les quartiers où se trouvent l’ambassade de France et l’état-major des forces armées burkinabé.

Dans un premier temps, et étant donné la proximité des bâtiments officiels implantés à Ouagadougou, il était difficile de savoir quelles étaient les cibles des assaillants. En effet, l’ambassade de France est située à quelques encablures de la primature et de l’Assemblée nationale burkinabè tandis que le camp Guillaume Ouédraogo, qui abrite l’état-major, fait face à l’Institut français.

Cela étant, c’est bel et bien l’ambassade française qui a été visée par les assaillants. L’information a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, qui a parlé « d’attaque à la kalachnikov ». A priori, cinq hommes armés auraient été empêchés de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte diplomatique grâce au dispositif de sécurité. Plus tard, une fois la situation sous contrôle, les autorités burkinabè ont fait état de 4 tués parmi ces derniers. Aucune victime française ne serait à déplorer.

Au moment de l’attaque contre l’ambassade, un véhicule a explosé devant le quartier général des forces burkinabè. Là, il est question d’une « dizaine d’assaillants ». Il n’est pas clair si la voiture piégée (VBIED) était conduite par un kamikaze, ce qui serait « conforme » au mode opératoire traditionnellement suivi par les jihadistes.

Les unités d’intervention burkinabè ont rapidement été déployées pour contrer ces attaques. De même que les forces spéciales françaises de la TF Sabre, un de leurs hélicoptères (un Puma) ayant été photographié dans le ciel de Ouagadougou avant de se poser dans la cour de la Primature, à une centaine de mètres de l’ambassade.

Pour les autorités burkinabè, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’attaques terroristes, d’autant plus que des groupes armés actifs dans la bande sahélo-saharienne (BSS), en particulier l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), ont défié la force conjointe du G5 Sahel, dont le Burkina Faso est l’un des cinq contributeurs. Cela étant, il n’est pas totalement exclu qu’elles aient été menées par des mutins, en soutien aux soldats du du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), lesquels sont actuellement jugés pour avoir tenté de renverser le gouvernement provisoire mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, en octobre 2014.  Source: Zone Militaire

Communiqué AFP : Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars 2018. La situation est désormais sous contrôle. Selon plusieurs sources sécuritaires françaises et ouest-africaine, au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major des armées. L'explosion qui l'a frappé provenait d'une voiture piégée, et visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

Source : Opex360.com

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 24 janvier 2018

Suggestion d'un responsable du Pentagone : "Tuer les jihadistes à coups de pelle s’ils ne se rendent pas..."

Une suggestion extrême, à la question : Que faire des jihadistes ?

Le « Senior Enlisted Advisor to the Chairman » (SEAC) occupe une place particulière au sein du Pentagone. 

Ayant le grade de « Command Sergeant Major » (ce qui correspond à celui de major en France), ce sous-officier a pour mission de conseiller le chef d’état-major interarmées ainsi que le secrétaire à la Défense. Actuellement, ce poste est occupé par le Command Sergeant Major John Wayne Troxell.

Ce dernier a-t-il lu cet article du Daily Star Sunday, qui raconte l’histoire (impossible à vérifier, d’où quelques réserves sur sa véracité) de ce SAS britannique qui, faute de munitions, aurait décapité un jihadiste de la branche afghane de l’État islamique (EI) avec une pelle?

Toujours est-il que, via les réseaux sociaux, le SEAC a publié un message dans lequel il a prévenu les jihadistes de l’EI qu’ils pourraient être «achevés à coups de pelle» s’ils ne se rendaient pas aux forces de la coalition en Irak et en Syrie.

Les combattants de l’EI « doivent comprendre qu’ils n’ont que deux options quand ils se retrouvent face à nous : se rendre ou mourir! », a lancé le command sergeant major Troxell, via Twitter. « S’ils choisissent de ne pas se rendre, nous les tuerons avec une grande violence », a-t-il ajouté, alors que son message était illustré par une pelle articulée utilisée par les militaires américains.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 18 janvier 2018

Barkhane : Attaque par véhicule piégé, trois militaires français blessés

La date de cette attaque ne doit rien au hasard. Le 11 janvier 2018, cinq ans après le début de l’opération Serval, au Mali, un véhicule de l’avant blindé (VAB) français a été la cible d’un VBIED (Vehicle Borne Improvised Explosive Devices) alors qu’il faisait partie d’un convoi circulant entre Ménaka et Indélimane, près de Gao.

L’explosion a fait trois blessés parmi les occupants du VAB, dont un sérieusement touché. Ce dernier a été rapatrié dans la nuit pour être admis dans un hôpital d’instruction des armées (HIA). Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Le mode opératoire de cette attaque, vraisemblablement commise soit par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM), qui réunit plusieurs groupes jihadistes sous l’autorité de Ilyad ag Ghaly, soit par l’État islamique pour le grand Sahara (EIGS), est plutôt rare au Mali.

Selon les données disponibles, et avant celle contre Barkhane, la dernière attaque ayant utilisé un VBIED remonte au 18 janvier 2017. Ce jour-là, un véhicule rempli d’explosif avait visé, à Gao, le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), c’est à dire l’organisme chargé d’organiser les patrouilles conjointes entre les ex-rebelles touareg et les miliciens pro-gouvernementaux prévues par l’accord de paix d’Alger. Cet attentat, qui fit plus de 60 tués, avait été revendiqué par le groupe al-Mourabitoune, intégré désormais au GSIM.

Quoi qu’il en soit, cette attaque contre la force Barkhane est survenue au lendemain de l’arrestation, à Menaka, de plusieurs « membres de groupes armés terroristes sévissant dans cette région frontalière du Niger » par les militaires français.

« Dans le strict respect du droit international, les commandos ont procédé à des fouilles permettant de saisir de l’armement, du matériel et des documents. Des personnes ont également été capturées afin de lever le doute sur leur contribution aux actions des groupes armés terroristes de cette région », a expliqué l’État-major des armées.

Source : Zone Militaire

Finalement, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) a envoyé, le 12 janvier 2018, un communiqué à l’agence de presse mauritanienne ANI pour « proclamer sa responsabilité » de l’attaque ayant visé les militaires français ainsi que de celle menée en octobre dans la région de Tongo Tongo (Niger), au cours de laquelle 4 commandos des forces spéciales américaines avaient été tués. Cette dernière n’avait jusqu’à présent pas été revendiquée.

« Les soldats du califat ont attaqué hier jeudi 11 janvier au petit matin une colonne de l’armée française avec un véhicule piégé », a ainsi affirmé l’EIGS, qui a, par la même occasion, revendiqué plusieurs autres attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger.


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 15 janvier 2018

Chammal : La France allège son dispositif militaire au Levant contre Daesh

Avec le recul de l’État islamique en Syrie et en Irak et la fin des grandes offensives pour chasser les jihadistes de leurs bastions urbains, le nombre des opérations aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis tend à se réduire. D’où le retrait annoncé récemment des F/A-18 Super Hornet australiens.

La France elle aussi, va alléger sa participation à la coalition, avec le retrait de deux avions Rafale sur les 14 jusqu’alors engagés au Levant au titre de l’opération Chammal (8 en Jordanie et 6 aux Émirats arabes unis). Cette annonce a été faite par Florence Parly, la ministre des Armées, via Twitter, le 29 décembre 2017.

« Au Levant, l’opération Chammal s’adapte à la situation sur le terrain : Daesh est à terre mais n’a pas disparu. En conséquence, deux Rafale viennent de rentrer en France; le reste du dispositif est pour l’instant maintenu et la formation des unités irakiennes se poursuit », a ainsi déclaré Mme Parly.   

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 1 de 12