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Tag - DOM-TOM DROM-COM

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samedi 25 août 2018

Guyane : Un accident fait un tué et treize blessés parmi les légionnaires du 3e REI

Le 10 août 2018, vers 13h50 (heure locale), un camion de type GBC 180 du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] a fait une sortie de route avant de tomber dans un petit ravin, à la hauteur de la commune de Régina, dans l’est de la Guyane.

Le camion transportait 14 légionnaires, partis de Kourou pour un exercice de tir. Malheureusement, l’un d’entre-eux, le caporal-chef Ibrahima Camara, y a laissé la vie. Cinq de ses camarades ont été gravement blessés. Les huit autres ont reçu des blessures plus légères.

En liaison avec la préfecture, les Forces armées en Guyane ont rapidement envoyé un hélicoptère Puma sur le lieu de l’accident. L’appareil a pu ainsi évacuer les blessés. Le 11 août au matin, le pronostic vital de l’un d’entre eux était encore engagé.

Comme il se doit, une enquête a été ouverte et confiée la brigade de gendarmerie de Regina pour déterminer les causes de ce dramatique accident.

Originaire de Conakry [Guinée], le caporal-chef Ibrahima Camara était au service de la France depuis 9 ans. Il était marié et père de quatre enfants.

Par ailleurs, au lendemain de cet accident qui a coûté la vie au caporal-chef Camara, une voiture transportant quatre militaires du 31e Régiment du Génie, alors en sortie privée, est allée s’encastrer dans un panneau de signalisation aux abords d’un rond-point, à Bruniquel [Tarn-et-Garonne] avant de prendre feu. L’intervention de témoins a permis d’extraire trois sapeurs du véhicule. Malheureusement, le conducteur, âgé de 27 ans, est mort des suites de l’incendie.

Source : Zone Militaire

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samedi 16 juin 2018

MINERVE : Sécurité du territoire national, synergie entre Armée de Terre et Gendarmerie

En avril 2016, une compagnie du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) fut sollicitée pour participer à une expérimentation qui, appelée «Minerve», visait à voir comment un groupe de combat d’infanterie pouvait appuyer les gendarmes pour des missions de contrôle du territoire, dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle.

À l’époque, le directeur général de la Gendarmerie nationale, qui était le général Denis Favier, avait expliqué que les armées, « avec leur savoir-faire et leurs moyens » pouvaient « apporter une plus-value » pour le contrôle des flux et des frontières.

Au-delà de l’opération Sentinelle, l’armée de Terre et la gendarmerie coopèrent étroitement en Guyane, dans le cadre de la mission Harpie, menée contre l’orpaillage clandestin.

Mais il est question d’aller plus loin. Ainsi, le 22 mai 2018, un accord de coopération a été signé pour renforcer « les synergies » entre l’armée de Terre et la Gendarmerie nationale.

En discussion depuis l’été 2017, cet accord comprend quatre axes, dont la « connaissance mutuelle, la formation, l’entraînement et le binômage d’unités ». En outre, il s’agit de « renforcer l’interopérabilité et l’efficacité opérationnelle dans le cadre des opérations conjointes sur le territoire national. »

Par ailleurs, l’armée de Terre et la Gendarmerie ont terminé la rédaction d’un mémento de procédures tactiques d’actions conjointes. Ce document doit notamment « stimuler » les initiatives en matière de « réflexion opérationnelle, de formation et d’entraînement » au niveau des échelons tactiques. 

Source : Zone Militaire

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mercredi 25 avril 2018

Marine nationale : La France, pour l'amiral PRAZUCK, seconde puissance maritime du monde...

La France, est-elle la deuxième puissance maritime du monde ?

Incontestablement, lors que l’on considère les moyens de l’US Navy et de l’US Coast Guard ainsi que l’étendue de leur zone économique exclusive (ZEE), les États-Unis constituent la première puissance maritime du monde. Mais qui est la seconde ?

Pour l’amiral Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), la France occuperait la seconde position. Devant la Chine, qui étoffe chaque jour davantage ses forces navales (ces dernières ont mis en service, rien qu’en 2016, 25 nouveaux navires).

Certes, avec une zone économique exclusive (ZEE) de près de 11 millions de kilomètres carrés (la seconde du monde, derrière celle des États-Unis), la France est incontestablement un pays à vocation maritime. Cela étant, cela suffit-il pour dire qu’elle est la « seconde puissance maritime » à l’échelle mondiale, sachant que la souveraineté sur un domaine maritime ne vaut que si on est en mesure de la faire respecter?

En tout cas, l’on prendrait moins de risque à dire que la Marine nationale est la « première » d’Europe. Encore que, cela fait aussi débat.

« De nombreuses personnes se sont demandé si j’avais eu raison de dire que la marine française était la première marine européenne », a ainsi admis l’amiral Prazuck, lors de sa dernière audition devant les députés de la commission de la Défense nationale.

Qu’en sera-t-il en 2025, c’est à dire à la fin de la Loi de programmation militaire, actuellement discutée au Parlement ? « Cela dépendra aussi des autres marines, en particulier de celle qui occupe la troisième place. Si elle donne un coup de reins… », a répondu le CEMM. Toutefois, a-t-il fait observer, il y a « de nombreuses façons d’établir un classement : par le nombre de bateaux, par le nombre de marins, par le tonnage… »

Aussi, l’amiral Prazuck se place sur le terrain des capacités et non du tonnage pour justifier son affirmation.

« Je retiens surtout l’extrême variété de compétences de notre marine nationale, du porte-avions à catapulte aux sous-marins, en passant par les forces spéciales et la chasse embarquée ou les hélicoptères de lutte anti-sous-marine. Cette variété de compétences ne se retrouve que dans la marine américaine, mais elle est dix fois supérieure en nombre à la marine française. Je me demande parfois comment nous arrivons à accomplir un tel exploit. Cela signifie, en tout cas, que nous avons des marins hors du commun », a-t-il fait valoir auprès des députés.

En outre, a continué l’amiral Prazuck, « nous sommes aussi présents sur tous les océans du monde, notamment grâce à nos départements, régions et collectivités d’outre-mer, et à nos partenaires brésiliens, indiens, australiens… ». Ce qui lui fait dire qu’une « telle présence dans le monde n’a pas d’équivalent ». Et d’insister : « Nous sommes une marine d’emploi, nous sommes à la mer, et nous sommes sur toutes les mers du monde. »

« D’autres marines disposeront-elles de cette variété de compétences et de déploiement en 2025 ? Ce pourrait être le cas de la marine chinoise qui lance son deuxième porte-avions et en annonce un troisième, équipé de catapultes électromagnétiques. Elle est présente dans l’océan Indien, en Méditerranée, dans l’océan Atlantique et dans le Pacifique », a toutefois reconnu le CEMM.

Cela étant, l’on pourrait ajouter à « cette variété des compétences et de déploiement » la capacité à innover, laquelle est une priorité de la prochaine LPM.

Sur ce point, a expliqué l’amiral Prazuck, « nous allons, grâce aux drones embarqués, accroître significativement les capacités de surveillance de nos bâtiments de surface. Grâce à l’intelligence artificielle, nous pourrons demain analyser la masse considérable d’informations maritimes pour mieux distinguer les trafiquants en tous genres et les bateaux au comportement suspect. Enfin, dans le domaine sous-marin, grâce aux véhicules autonomes, nous pourrons demain continuer à entrer dans les zones non permissives, par exemple des champs de mines qui pourraient sembler à première vue impossibles d’accès. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 11 octobre 2017

Harpie en Guyane : Les Forces armées ont détruit 24 puits illégaux d’orpaillage

Outre la pêche illégale, la Guyane doit faire face à l’orpaillage illégal, qui est un fléau par les dommages que cette pratique inflige à l’environnement et par la criminalité qu’elle induit, les « garimpeiros » n’étant pas des enfants de chœur.

Si, grâce aux moyens déployés par la Marine nationale (embarcation remonte-filets, patrouilleurs légers guyanais), des succès ont été remportés sur le front de la pêche illégale, il en va autrement avec la lutte contre l’orpaillage clandestin, qui relève du mythe de Sisyphe.

Ainsi, entre le 23 et le 27 août 2017, dans le cadre de l’opération Willau XVII/3, un détachement fort d’une trentaine de sapeurs et de fantassins du 9e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a été héliporté sur la vaste commune de Maripasoula afin de mettre un terme aux activités repérées dans une zone d’exploitation primaire illégale, située sur la crique Eau Claire.

Au total, 24 puits d’orpaillage ont été détruits à l’explosif par les hommes du 9e RIMa, de même que, a précisé la préfecture de Guyane, trois galeries qui « rongeaient les flancs de la montagne Bellevue de l’Inini. » Dans le même temps, les gendarmes qui les accompagnaient ont mis la main sur 500 kg de matériel ainsi que sur « plusieurs téléphones satellitaires ».

« Cette opération mettant en œuvre les capacités spécifiques des forces armées est la troisième menée cette année, elle porte à 47 le nombre de puits détruits dont 37 sur la crique Eau Claire », a souligné la préfecture de Guyane, avant de rappeler que, en 2016, la force Harpie avait détruit « 113 puits d’orpaillage illégal de cette façon. »

Malheureusement, ces opérations sont comme un coup d’épée dans l’eau… En effet, les autorités ont à peine le temps de se réjouir des résultats obtenus contre l’orpaillage illégal que les garimpeiros reviennent déjà pour exploiter d’autres sites.

En effet, alors que l’annonce de la destruction de ces 24 puits d’orpaillage venait d’être faite, le Parc amazonien de Guyane (PAG) a indiqué que le nombre de chantiers aurifères illicites s’était élevé à 177 en août. Un record. Et de déplorer une « une dégradation sans précédent de l’orpaillage illégal sur le territoire du Parc amazonien » et une « situation dramatique qui s’aggrave (et qui) est indigne de notre pays. »

Lors de la précédente campagne d’observation, menée en mars 2017, il avait été constaté la présence de 99 sites illégaux d’orpaillage sur les 34.000 km² du PAG. En clair, leur augmentation en l’espace d’à peine 6 mois aura été de près de 79%.

La commune de Maripasoula est particulièrement touchée par ce phénomène puisque le nombre de sites actifs y a plus que doublé entre mars et août (114 contre 53). Et celle de Camopi a retrouvé le niveau de 2013, avec 35 chantiers repérés.

Pourtant, l’activité des FAG est constante. Ainsi, en juillet, la 2e compagnie du 9e RIMa a détruit de « nombreuses zones de vie » et saisi un quad ainsi que trois pirogues et plusieurs barges dans la zone de la Tampok. 

Quelques jours plus tard, la 1ère compagnie a fait de même lors d’une patrouille sur le lac de Petit Saut (6 kg de mercure, plusieurs propulseurs de pirogues et moyens de transmission satellitaires saisis, une motopompe, deux pirogues et plus de 1600 litres de carburant détruits). Idem pour la compagnie d’appui du 3e REI, qui, armée par le 54e Régiment d’Artillerie (RA), a en plus saisi des documents et permis l’interpellation de plusieurs orpailleurs illégaux.

Source : Zone Militaire

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