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Tag - Défense Nationale

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jeudi 30 juin 2011

Anciens combattants : Rétablissement d'un secrétaire d'Etat - Marc Laffineur

Rétablissement du secrétariat d'Etat aux anciens combattants - Nomination de Monsieur Marc Laffineur

La nomination d'un nouveau secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Marc Laffineur, sept mois seulement après la suppression de la fonction, répond aux demandes pressantes des associations et à un calcul de l'Elysée avant l'élection présidentielle de 2012.

Avec plus de 1.500.000 titulaires de la carte du combattant, auxquels s'ajoutent les veuves et orphelins, trois à quatre millions de personnes, très attachées à leur représentation ministérielle, sont en effet concernées.

Nommé mercredi 29 juin 2011 secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Marc Laffineur, 65 ans, est secrétaire national de l'UMP chargé des élus locaux.

Symbole de la reconnaissance de la Nation, l'ancien "ministère des pensions", créé au lendemain de la Première Guerre mondiale, avait survécu pendant 90 ans sous différentes appellations, avant de disparaître discrètement mi-novembre 2010 lors d'un précédent remaniement ministériel.

C'était un engagement de Nicolas Sarkozy en 2007

Le rétablissement d'un secrétaire d'Etat a été salué mercredi par les associations. "C'est une mesure qui devrait atténuer le profond malaise qui s'était installé dans le monde combattant", estime Jacques Goujat, président de l'Union Française des Associations de Combattants (UFAC), qui rassemble 43 organisations nationales.

Rappelant que Nicolas Sarkozy s'était engagé en 2007 à maintenir la représentation des anciens combattants "au niveau du gouvernement avec un interlocuteur privilégié", les associations menaçaient "de s'en souvenir en 2012", à l'heure de la présidentielle.

"C'était valorisant d'avoir un ministre de la Défense et des Anciens combattants, mais nous savions bien qu'il n'était pas en mesure d'accomplir les deux missions", souligne Jacques Goujat.

Alain Juppé, nommé ministre de la Défense en novembre, comme son successeur Gérard Longuet, était d'ailleurs favorable à la nomination d'un secrétaire d'Etat, dont l'activité est très prenante en raison des nombreuses commémorations.

Revalorisation de la retraite et modalités d'attribution de la carte du combattant

Marc Laffineur devra s'attaquer à deux grands sujets qui mobilisent les associations : la revalorisation de la retraite du combattant et les modalités d'attribution de la carte, avant la préparation de la loi de finances 2012.

Outre les anciens combattants, les veuves, orphelins et victimes de guerre dépendent de l'ONAC (Office national des Anciens combattants et victimes de guerre) pour les pensions et prestations.

Mais le dossier recouvre aussi la prise en charge des soldats blessés en opérations extérieures (Opex), notamment en Afghanistan. Des voix se sont d'ailleurs élevées ces derniers mois dans le monde militaire pour regretter une certaine indifférence de la société et des pouvoirs publics à l'égard des soldats tués ou blessés, et le manque d'accompagnement de leurs familles.

La suppression du secrétariat d'Etat, que les associations elles-mêmes jugent qu'elle sera un jour inéluctable, n'est plus d'actualité.

Source : AFP.FR

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NDLR : La FNCV se réjouit de la nomination de Monsieur Marc Laffineur,député du Maine et Loire, vice- président de l'Assemblée nationale, aux fonctions de secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et lui exprime ses vives félicitations.

Elle souhaite que les préoccupations des Anciens combattants recueillent toute son attention, en particulier  par la présentation d'un budget conforme à leurs intérêts, en veillant à la préservation du droit à réparation, en mettant en oeuvre une politique de mémoire ambitieuse et qu'enfin  tous les volontaires, sans oublier ceux des OPEX,  qui, non astreints aux obligations de la conscription ont choisi  de combattre, soit au sein des Armées, soit dans la réserve opérationnelle, puissent être éligibles à la Croix du combattant volontaire.
Alain Clerc, président de la FNCV

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mercredi 29 juin 2011

Le CEMA dénonce la fragilité du lien Armée-Nation

Le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Guillaud, a prononcé, le 20 mai 2011, une allocation riche et dense à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

En premier lieu, l’amiral Edouard Guillaud a identifié cinq tendances qui caractérisent les évolutions géo-stratégiques en cours : « la pertinence de l’idée de surprise stratégique », illustrée par les révolutions arabes, la confirmation de l’arc de crise allant du Maghreb au sous-continent indien, défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBSDN), le « piétinement d’une Europe cacophonique ou aphone (…) incapable de se concevoir en puissance globale sur la scène internationale », l’intention des Etats-Unis de laisser aux Européens le soin de répondre aux crises dans leur zone d’influence régionale en s’appuyant sur la structure de l’OTAN, et l’affirmation des pays émergents (les BRIC).

Les guerres sont devenues des guerres d'usure

Face à cette situation, le CEMA a tiré plusieurs leçons pour l’armée française, qui a été très sollicitée au cours de ces derniers mois, avec les interventions en Libye et en Côte d’Ivoire, sa présence en Afghanistan et au Liban, sans oublier son engagement au Sahel où des otages français sont retenus par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Ainsi, l’amiral Guillaud a mis en avant que l’outil militaire français est à la fois « complet et cohérent », ce qui est indispensable pour « porter une volonté politique » dans le monde. Seconde leçon : la qualité et la crédibilité des forces françaises, qui a permis à ces dernières de « répondre à toutes les sollicitations de notre pouvoir politique, dans l’urgence et avec succès ». Enfin partant du constat que « les guerres d’aujourd’hui sont des guerres lentes et longues, des guerres d’usure, des guerres qui durent », il est nécessaire, selon lui, de « savoir durer ».

Cet outil militaire est favorisé, d’après le CEMA, par trois facteurs : la pertinence d’une chaîne décisionnelle courte, qui serait une « caractéristique française », un format d’armée « presque en cohérence » avec ses contrats opérationnels, et la qualité de ses personnels, « professionnels, formés, entraînés » et « animée par des forces morales qui font toute sa résilience », faites de loyauté, d’honneur, de générosité, de sens du service et du bien commun ». Sur ce dernier point, l’amiral Guillaud estime que ces valeurs sont un « savoir-être, un savoir donner et un savoir servir dans nos armées », ce qui ne va pas toujours forcément de soi à notre époque.

Les réformes actuelles fragilisent nos armées

Cela étant, ce constat favorable repose sur un équilibre précaire. Sans langue de bois, le CEMA a ainsi estimé que les armées françaises sont « fragilisées » par les réformes en cours (RGPP, conclusions du LBDSN) alors que les conséquences de la crise économique et financière de 2008 continuent à peser et rendent le contexte budgétaire compliqué.

L’amiral Guillaud a souligné l’importance de ces réformes, qu’il a même qualifiées de "transformations", qui remettent en cause les « structures », les « organisations », les «procédures » et les « modes traditionnels de fonctionnement ».

Quant à l’équation budgétaire, le CEMA a affirmé que « les contraintes financières » actuelles, qui « grèvent notre endurance opérationnelle » sont susceptibles de « remettre en cause notre régénération, c’est à dire notre aptitude à assumer les missions qui nous sont confiées ».

Toujours selon l’amiral Guillaud, il y aurait même urgence. « Aujourd’hui, en tirant sur les cordes de la préparation opérationnelle et de la formation, nous touchons aux équilibres de notre outil » a-t-il expliqué.

L'ignorance de la chose militaire augmente...

Ces propos ne sont pas innocents alors que se profilent les prochaines échéances électorales. Et il est à craindre que les questions de défense, qui font partie des prérogatives régaliennes de l’Etat, ne soient pas abordées lors des débats qui opposeront les différents camps politiques.

Aussi, le CEMA a indiqué souhaité « que la Défense soit un sujet ». « Notre avenir et notre sécurité l’exigent » a-t-il lancé. Mais pour qu’il le devienne, encore faudrait-il que les électeurs lambda soient intéressés par ces questions. Et c’est une autre fragilité soulignée par l’amiral Guillaud, qui estime que la distance entre l’armée et le monde civil «semble s’accroître». Et l’officier de déplorer « l’ignorance grandissante de la chose militaire, notamment chez les élites de notre pays ».

Source : Zone Militaire

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mardi 28 juin 2011

Appel aux soldats français volontaires des OPEX

Appel aux Volontaires des OPEX

Vous étiez appelés, volontaire service long (VSL ou AVEA) et avez servi : 

  • Au LIBAN, au 420e détachement de soutien logistique (à partir de 1982)
        
  • A la FINUL (1982-1986) dans le Bataillon Français aux 92e, 99e, 126e RI  et au 5e Chasseurs de décembre 1984 à juin 1985, au 1er RCP de décembre 1985 à juin 1986, aux 9eme RCP et 6eme RPIMa de juin à décembre 1986
        
  • A la FORCE MULTINATIONALE DE SECURITE à Beyrouth  (1983-1984) au 6eme RIP (1er RCP, 6eme RPIMa, 9 eme RCP)
        
  • Pendant la GUERRE DU GOLFE(1991) dans la Division DAGUET, dans les services communs, dans la Marine, dans l’Armée de l’Air et la Gendarmerie
           
  • En SOMALIE et au CAMBODGE  de 1992 à 1993 au 6eme RCS et au 68eme RA
      
  • En EX-YOUGOSLAVIE de1992 à 1998 aux 126e RI, 92e RI, 99e RI et autres
       

Grâce à notre action vous pouvez prétendre à la CROIX du COMBATTANT VOLONTAIRE - CCV (décret n°2007-741 du 9 mai 2007).

La Fédération Nationale des Combattants Volontaire est votre association. Rejoignez nous !

Alain Clerc, président national de la FNCV

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samedi 18 juin 2011

Soldats de France : Paidoyer pour les combattants volontaires de France

Plaidoyer pour vos soldats     

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, commandant des forces terrestres, réclame davantage de reconnaissance de la part des Français à l’égard des volontaires qui s’engagent sur le terrain.

"En Afghanistan, en Afrique, partout où je rencontre nos soldats en opération, je croise de jeunes héros. Ils sont bien de notre temps, mais vous les côtoyez souvent sans les voir, car ils ressemblent banalement à tous ces jeunes de France, qui vivent dans nos villes et nos campagnes. Ni lansquenets, ni bêtes de guerre, ils sont vos enfants, vos voisins, et aussi des jeunes filles et de jeunes mamans que l’on reconnaît mal sous le casque et le gilet pare-balles. Beaucoup ont une famille, qui partage ce métier sans l’avoir choisi, au gré des mutations et des absences, sans espérer grand-chose en retour, sinon la considération et le soutien de leurs concitoyens, quand un drame survient.

Ils portent les armes de la cité en votre nom, et chaque jour s’en servent, où vous les envoyez. Car leur métier est bien la guerre, même si pour bien en mesurer le coût, ils chérissent plus que tout la paix

Ils acceptent de payer le prix du sang, l’épreuve de la blessure. Mais, disent-ils, s’ils deviennent invalides, alors que ce soit « de guerre ». Leur plus grande crainte est d’être un jour regardés comme des victimes, maladroites ou incompétentes, qu’on aurait bernées dans une mauvaise aventure… Car même au fond d’un lit d’hôpital, leur silence et celui de leurs proches ne doivent pas faire oublier qu’ils sont fiers et soucieux de leur honneur.

Ils croient que la mission est sacrée, et qu’une vie peut lui être consacrée. Ils savent confusément qu’il n’est pas inique que l’individu se donne, corps et âme, à la collectivité. Ils y verraient même une certaine noblesse, ou un trait qui les distingue et les grandit, et c’est pour cela qu’ils ne sont pas des mercenaires. Mais ils le deviendront quand la cité ne les reconnaîtra plus pour cette singularité ! 

Les soldats ont le tort d’être pudiques, quand il faut se vendre. Celui de ne pas être compris, parce qu’ils s’expliquent trop peu, se réfugiant dans un silence qui préserve les familles et évite les malentendus. Il est si difficile de témoigner de nos épreuves sans le recul du temps ! Mais quand bien même ils parleraient, pourquoi écouterait-on, quand rien n’y oblige, ceux qui finalement incarnent le tragique de la vie ? La mort leur colle à la peau alors que la société l’a rayée de son quotidien.

Pourtant, il n’est de héros sans légende. Et il suffirait ici de dire les faits, dans leur brutale simplicité. De considérer qu’en dehors de toute option politique le sacrifice d’un jeune Français pour les siens est une valeur en soi digne d’intérêt. Qui pourrait le faire, sinon les médias ? À de rares exceptions près – quelques émissions tardives, et d’excellents articles, si l’on cherche bien – c’est plutôt le silence qui règne, toujours moins cruel cependant que les quelques mots qui expédient nos pertes – chaque semaine – entre page judiciaire et météo du lendemain.

Alors quoi, finalement ?
Notre société, si évoluée, avide de libertés et de loisirs, a-t-elle encore besoin de héros, et de légendes ? Chacun connaît la réponse. Les jeunes Français sont capables de donner vingt noms de footballeurs et chanteurs en tout genre devenus icônes de leur quotidien en délivrant le message de la célébrité et de l’enrichissement. Combien d’individus qui – quel que soit leur métier – ont choisi de consacrer leur vie aux autres ? 

Ces gamins de 20 ans qui offrent leur vie quand la République le demande mériteraient cette reconnaissance ! Mais ils ne font pas fortune. J’ai la faiblesse de croire qu’ils constituent cependant la plus précieuse de nos richesses, toute d’humanité, de chair et de sang.

Nous aurons toujours besoin de ces jeunes hommes et femmes pour ce métier de soldat, qu’aucune machine ne fera à leur place. Qui peut croire que la guerre devienne un jour l’affaire de robots commandés à distance par les « riches », contre des « pauvres » à la poitrine nue ? Aucune démocratie ne le supporterait. Les hommes sont condamnés à rester l’instrument premier du combat. Mais en trouvera-t-on encore longtemps pour porter nos armes ?

Rien n’est moins sûr, si nous continuons à ignorer l’histoire de nos héros, qui est aussi celle de notre pays s’écrivant sous nos yeux. Rien n’est moins sûr, si la nation n’y reconnaît pas ses fils et persiste à refuser une considération qu’ils n’osent même plus solliciter, dans la cacophonie de ceux qui exigent tout et n’importe quoi. Une société «fabrique» ses défenseurs en leur offrant une place et une reconnaissance particulières. Elle génère, au sens propre, les volontaires qui feront le choix des armes malgré des contraintes exorbitantes. Un choix rationnel, qui n’est pas seulement la réponse à l’irrésistible appel d’une vocation.

Prenons garde que ces volontaires ne deviennent les victimes silencieuses d’un pays qui ne se rappellerait plus ni leur mérite, ni leur utilité, ni même d’avoir un jour exigé leur sacrifice. Nous ne les trouverions simplement plus."

Source : Le Figaro.fr

NDLR FNCV : Merci, mon général ! Nous espérons que votre message sera entendu. La FNCV tout entière est avec vous.

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Précédentes chroniques

dimanche 5 juin 2011

Armée française : Les réservistes du 13e Régiment de Dragons Parachutistes

Unité de la Brigade des forces spéciales Terre (BFST), le 13ème Régiment de Dragons Parachutistes (13e RDP) va définitivement quitter Dieuze, en juillet 2011, pour prendre ses quartiers au camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle, où il va prendre la place du 503ème Régiment du Train, attendu à Nîmes.

Cela ne se sait pas forcément, étant donné les domaines de compétence de cette unité, mais le 13ème RDP dispose d’un escadron de réservistes, en l’occurrence le 7ème. Sa mission est de renforcer et de compléter les capacités opérationnelles du régiment.

Aussi, du 16 au 23 avril 2011, 40 réservistes du 503ème RT ont tenté leur chance pour intégrer ce 7ème escadron en passant des épreuves particulièrement sélectives, allant de la marche commando à la course d’orientation, en passant par le tir Famas, ou  l’évacuation de blessés. Les candidats retenus lors de cette première phase de sélection iront ensuite à Pau pour y effectuer leurs 6 sauts réglementaires.

Les réservistes du 13ème RDP effectuent, en moyenne, 48 jours de présence au lieu de 22 pour les autres unités. Ce temps est utilisé pour l’entraînement et la formation ainsi que pour assurer le soutien opérationnel au régiment.

Le recrutement se fait en fonction des capacités des candidats ainsi que de leurs compétences civiles et militaires, que ce soit dans les domaines du tir, de l’informatique, du secourisme, de la plongée, des langues étrangères ou encore de la géopolitique.

Le 7ème escadron du régiment est organisé en 5 pelotons qui ont chacun une tâche bien définie : commandement et soutien, instructions spécialisées, contre-renseignement, traitement du renseignement et spécialistes.

Source : zone Militaire

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lundi 16 mai 2011

France - Armée : Respect de l'anonymat des militaires, De nouvelles dispositions réglementaires

Armée Française
Du respect de l'anonymat pour les soldats et personnels de la "Grande Muette"

= Arrêté du 7 avril 2011 relatif au respect de l’anonymat de militaires et de personnels civils du ministère de la défense =

La liste des services ou unités dont les missions exigent, pour des raisons de sécurité et dans les conditions définies à l’article 39 sexies de la loi du 29 juillet 1881 susvisée, le respect de l’anonymat des militaires et des personnels civils qui y sont affectés, à l’exception des directeurs, des chefs de services ou d’unités, de leurs adjoints et des personnels militaires ou civils dont la nomination fait l’objet d’une publication au Journal officiel de la République française, s’établit comme suit :
 

― la direction générale de la sécurité extérieure ;
― la direction de la protection et de la sécurité de la défense ;
― la direction du renseignement militaire ;
― l’état-major du commandement des opérations spéciales ;
― l’état-major de la brigade des forces spéciales terre ;

― le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine ;
― le 13e régiment de dragons parachutistes ;
― le centre d’instruction des réserves parachutistes ;
― le centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes ;
― le centre parachutiste d’entraînement spécialisé ;
― le centre parachutiste d’instruction spécialisée ;
― le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales ;
― le groupe interarmées d’hélicoptères de Villacoublay ;
― l’état-major du commandement de la force des fusiliers marins et commandos ;

― le commando Hubert ;
― le commando Jaubert ;
― le commando Trepel ;
― le commando de Penfentenyo ;
― le commando de Monfort ;
― le commando Kieffer ;
 
― les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins Triomphant, Téméraire, Vigilant et Terrible ;
― le bâtiment de soutien à la plongée Alizé
 
― le commando parachutiste de l’air n° 10 10.566 ;
― l’escadron de transport Poitou 03.061 ;
― l’escadrille spéciale de l’escadron d’hélicoptères 01.067 ;
― le bureau des forces spéciales du commandement des forces aériennes 00.350 ;
― le groupe aérien mixte 00.056 ;
― le centre d’opérations des forces aériennes stratégiques 02.532 ;
― l’escadron de chasse 01.091 ;
― l’escadron de chasse 02.004 ;
― le groupement de ravitaillement en vol 02.091 ;
― l’escadron de transport de matériels spécialisés 91.532 ;
― l’escadron SyDeRec 92.532 ;
― l’escadron de transport d’entraînement de calibration 00.065 ;
― le centre de renseignement air 14.542 ;
― l’escadron électronique aéroporté 00.054 ;
― l’escadron électronique sol 21.054 ;
― l’élément géographique air-marine 90.532 ;
― le centre national de ciblage 34.664.
 

Fait le 7 avril 2011.   Gérard Longuet - Ministre de la Défense

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mardi 26 avril 2011

Armée de terre : Le général Antoine Lecerf nous a quittés...

Le général Antoine Lecerf, qui était à la tête du Commandement des forces terrestres avant ses adieux aux armes en juillet 2010, est décédé des suites du longue maladie, le 22 avril 2011.

Admis à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1972, Antoine Lecerf choisit de servir dans l’arme de l’infanterie. En 1975, il est affecté au 2ème Régiment Etranger d’Infanterie (REI) en qualité de chef de section.

Après un passage au 3ème REI, en Guyane, l’officier retrouve le 2ème REI et participe aux opérations au Liban en 1983 avant de devenir l’aide de camp du général commandant la 2ème Région Militaire puis le 3ème Corps d’Armée.

En 1985, Antoine Lecerf part aux Etats-Unis pour suivre les cours du Command and General Staff College de Fort Leavenworth. Il est par la suite admis à l’Ecole supérieure de guerre.

A l’issue de ces années de formation, l’officier retrouve le 2ème REI, avec lequel il participe aux opérations Epervier (Tchad), Requin (Gabon) et Daguet (Arabie Saoudite). Il devient alors le commandant en second du régiment.

Après un passage au cabinet du ministre de la Défense, à Paris, Antoine Lecerf devient le chef de corps du 2ème REI en 1994. A partir d’août de cette année, il prend le commandement du détachement français d’assistance opérationnelle en République centrafricaine puis, de juin à novembre 1995, celui du bataillon interarmes français de la brigade internationale déployée en Bosnie-Herzégovine.

En 1995, il est affecté en tant que professeur au Collège intarmées de défense (CID, aujourd’hui, Ecole de Guerre) puis il devient auditeur de la 50ème session de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

Les années suivantes, l’officier occupe différentes fonctions à l’Etat-major des armées avant de prendre le commandement de l’Etat-major des Forces n°4 (EMF) de Limoges. De juin 2006 à juillet 2007, il est à la tête de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. A l’issue, il est nommé commandant de la Force d’action terrestre, dont l’état-major est à Lille.

Le général Antoine Lecerf était un personnage au caractère bien trempé et entier. Alors qu’il était encore en activité, il n’avait pas hésité à pousser un coup de gueule remarqué lorsque la FNAC de Nice avait primé une photographie sur laquelle le drapeau tricolore était outragé.

« Je ne peux, comme Français, comme officier et comme commandant des forces terrestres, accepter que la FNAC prime une photo abjecte », s’était-il alors indigné, dans un courrier adressé au chef d’état-major de l’armée de Terre. « J’ose espérer qu’une réaction aux plus hauts niveaux de notre institution (président, ministre, chef d’état-major des armées) a été initiée, tant sur un plan judiciaire que par le biais d’une déclaration formelle aux médias. Si tel n’était pas le cas, je n’exclus pas l’hypothèse d’une action personnelle »avait-il poursuivi.

Le général Lecerf était Grand officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre national du mérite, Croix de guerre des TOE avec étoile de vermeil et Croix de la Valeur militaire, avec deux étoile de bronze.

Source : Zone Militaire

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mercredi 2 mars 2011

Gérard Longuet, nouveau ministre de la Défense

Nommé en novembre 2011, Alain Juppé n’aura effectué qu’une centaine de jours, à peine, à la tête du ministère de la Défense.

Gérard Longuet, nouveau ministre de la Défense

Après les déboires tunisiens de Michèle Alliot-Marie, le maire de Bordeaux a été désigné pour lui succéder au Quai d’Orsay. Ce scénario était dans l’air depuis quelques jours et ne constitue donc pas une réelle surprise et l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac retrouve ainsi des fonctions qu’il avait occupées entre 1993 et 1995.

Alain Juppé parti au ministère des Affaires étrangères, restait à lui trouver un successeur à l’Hôtel de Brienne. Deux noms ont circulé : ceux de Brice Hortefeux et de Gérard Longuet.

Et finalement, c’est le président du groupe UMP au Sénat qui sera le prochain ministre de la Défense. Par ailleurs, les gendarmes changeront aussi de « patron » puisque Brice Hortefeux va laisser la place à Claude Guéant au ministère de l’Intérieur pour occuper un poste de conseiller à l’Elysée.

Né le 24 février 1946, Gérard Longuet a commencé ses activités politiques en participant à la création de l’organisation Occident, proche de l’extrême droite, dans les années 1960. Il y côtoie alors Alain Madelin et Patrick Devedjan. Cet activisme lui vaudra d’être condamné à une peine de prison et à 1.000 francs d’amende pour « complicité de violence et voies de fait avec armes et préméditation ».

Admis à l’Ecole nationale d’administration (ENA) en 1971, il devient directeur des cabinets préfets de l’Eure, puis de la Somme avant d’entamer une carrière ministérielle auprès de Jacques Dominati, alors secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, qui était à l’époque Raymond Barre.

Député et Vice-président du Conseil général de la Meuse en 1982, il est nommé secrétaire d’Etat en charge des Télécommunications, puis ministre délégué du gouvernement Chirac en 1986.

Président du Parti républicain de 1990 à 1995, Gérard Longuet devient président du Conseil général de Lorraine en 1992, puis retrouve un portefeuille de ministre à la faveur de la seconde cohabitation, trois ans plus tard.

Mis en cause pour une affaire de financement illicite du Parti républicain et celui de la construction de sa villa, il démissionne du gouvernement Balladur en octobre 1994. Plus tard, il sera également mis en cause dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France. Il sera finalement relaxé de toutes les accusations qui ont été portées contre lui.

Elu sénateur en 2001, Gérard Longuet revient sur le devant de la scène politique en obtenant la présidence de l’Association des régions de France (ARF). Cependant, en mars 2004, il est battu lors des élections régionales et perd ainsi la direction de la région Lorraine.

Quant à son passé militaire, et d’après son site Internet, l’on sait seulement qu’il est lieutenant de réserve après avoir effectué son service national dans un régiment d’artillerie en 1970-1971.

Source : Zone Militaire

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jeudi 3 février 2011

Armement : Le ministère de la Défense opte pour la mitrailleuse à gaz (MAG) FN Herstal

La mitrailleuse à gaz MAG FN Herstal équipera l'Armée de terre

Le ministère français de la Défense a commandé 10.881 Mitrailleuses à gaz (MAG) auprès de la fabrique belge d’armes FN Herstal, pour un montant de 100 millions d’euros. Cette arme est destinée à remplacer les modèles ANF-1 actuellement en dotation au sein de l’armée de Terre. Deux autres candidats étaient sur les rangs, à savoir HK France et le sud-africain Denel.

Les 500 premières FN MAG seront livrées dès 2011, le reste de cette commande étant étalée sur 7 ans. Cette mitrailleuse a connu un énorme succès à l’exportation puisque plus de 80 armées de par le monde l’ont adoptée et elle a été fabriquée sous licence aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Inde, ou encore en Egypte.

Conçue en 1958, la FN MAG passe pour être très fiable. Son fonctionnement est basé sur un système de récupération des gaz. Utilisant des munitions d’un calibre de 7,62×51 mm OTAN, elle a une portée de 800 à 1.500 mètres selon sa configuration (mode bipied ou trépied), ce qui est nettement supérieur à celle affichée par la mitrailleuse ANF-1, qui est de 600 mètres. Sa cadence de tir est de 650 à 1.000 coups par minute.

Ce n’est pas la première fois que l’armée française choisit FN Herstal puisqu’elle a déjà en dotation les mitrailleuses légères 5,56 mm Minimi, un autre produit phare de la fabrique belge.

Source : Zone Militaire

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dimanche 30 janvier 2011

Mariage ou PACS ? Délégation de solde des militaires pacsés, égalité avec les mariés

Mariage ou PACS ? Déléfation de solde des militaires pacsés, égalité avec les mariés

Délégation de solde des militaires pacsés depuis au moins deux ans : égalité avec les mariés

Décret n° 2011-38 du 10 janvier 2011 relatif à la prise en compte du pacte civil de solidarité dans le régime indemnitaire des militaires et modifiant diverses dispositions relatives à la délégation de solde des militaires.

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants, et du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement,

Vu le code civil, notamment son article 515-3-1;
Vu le code de la défense, notamment son article L. 4123-1;
Vu le décret du 3 juillet 1897 modifié portant règlement sur les indemnités de route et de séjour, les concessions de passage et les frais de voyage à l'étranger des officiers, fonctionnaires, employés et agents civils et militaires des services coloniaux ou locaux;
Vu le décret n° 49-90 du 20 janvier 1949 modifié fixant l'indemnité de départ outre-mer allouée aux personnels militaires et assimilés à solde mensuelle;
Vu le décret n° 50-93 du 20 janvier 1950 modifié fixant le régime des frais de déplacement à attribuer aux personnels militaires et civils en service à l'étranger et aux personnels militaires et civils envoyés en mission à l'étranger;
Vu le décret n° 50-1258 du 6 octobre 1950 modifié fixant à compter du 1er janvier 1950 le régime de solde et d'indemnités des militaires entretenus au compte du budget de la France d'outre-mer dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique et de la Réunion;
Vu le décret n° 51-1185 du 11 octobre 1951 modifiant les régimes de rémunération et des prestations familiales des militaires à solde mensuelle et à solde spéciale progressive entretenus au compte du budget du ministère de la France d'outre-mer dans les territoires relevant dudit ministère;
Vu le décret n° 59-1193 du 13 octobre 1959 modifié fixant le régime de l'indemnité pour charges militaires;
Vu le décret n° 75-142 du 3 mars 1975 modifié portant création d'une indemnité pour services en campagne allouée à certains militaires de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air;
Vu le décret n° 97-900 du 1er octobre 1997 modifié fixant les modalités de calcul de la rémunération des militaires affectés à l'étranger;
Vu le décret n° 2006-1642 du 20 décembre 2006 relatif à l'indemnité forfaitaire de congé des militaires;
Vu le décret n° 2007-640 du 30 avril 2007 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les changements de résidence des militaires sur le territoire métropolitain de la France;
Vu le décret n° 2008-280 du 21 mars 2008 fixant le régime de délégation de solde aux ayants cause des militaires participant à des opérations extérieures,
Décrète :

Article 1

Après l'article 51 du décret du 3 juillet 1897 susvisé, il est inséré un article 51 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Article 2

Au dernier alinéa de l'article 1er du décret du 20 janvier 1949 susvisé, les mots : « pour l'épouse » sont remplacés par les mots : « pour le conjoint ou le partenaire d'un pacte civil de solidarité, conclu depuis au moins deux ans ».

Article 3

Après l'article 15 du décret du 20 janvier 1950 susvisé, il est inséré un article 15 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Article 4

Après l'article 12 du décret du 6 octobre 1950 susvisé, il est inséré un article 12 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Article 5

Après l'article 14 du décret du 11 octobre 1951 susvisé, il est inséré un article 14 bis ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent décret sont applicables aux militaires partenaires d'un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans dans les mêmes conditions qu'aux militaires mariés. »

Source: Journal Officiel

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dimanche 23 janvier 2011

Pensions militaires d'invalidité : Revalorisation du point d'indice

Pension d'invalidité militaire

Revalorisation du point d'indice

La valeur du point d'indice de pension militaire d'invalidité au 1er juillet 2010 est, compte tenu de la variation de l'indice d'ensemble des traitements bruts de la fonction publique de l'Etat constatée, fixée à 13,81 €

Article 2

Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 23 décembre 2010.

Alain Jupé
Ministre d'Etat, ministre de la défense et des anciens combattants.

Source : Journal Officiel

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jeudi 20 janvier 2011

Coup de gueule d'un général : Effort et rigueur budgétaire de la Défense

ÇA SUFFIT !
Certes, il y a la crise économique et financière. Certes, la Défense nationale doit participer à l'effort de rigueur budgétaire.

Mais nos Armées ne vont pas bien

De lois de programmation non respectées en réformes successives trop rapides et décidées en fonction de considérations exclusivement budgétaires, les difficultés s'accumulent tant sur le plan humain que sur celui des matériels. Les crédits alloués sont juste suffisants pour équiper et entraîner les seules unités partant en opérations extérieures (OPEX), pendant que le reste des armées vit une paupérisation accélérée et peine à maintenir la motivation de ses hommes avec des matériels trop comptés et souvent à bout de souffle.

Pourtant l'esprit de sacrifice de nos soldats est encore bien présent, au nom de valeurs qui se font elles bien rares dans notre société. Il suffit de parler avec ceux qui ont été marqués dans leur chair ces dernières années en opérations extérieures. Leur courage force l'admiration.

Pourrons nous encore longtemps maintenir intacte cette flamme ?

Devant la constante dégradation de notre outil de défense, que font nos responsables politiques et militaires ?

Le haut commandement ne peut que faire au mieux, avec ce qu'on lui donne. Il a été réduit à un rôle de gestionnaire et se réfugie dans un devoir de réserve, interprété abusivement, mais somme toute bien confortable pour lui comme pour les politiques. Cette attitude de soumission "perinde ac cadaver" inhibe malheureusement toute capacité à voir loin, ce qui est catastrophique sur les plans politico-stratégique et sociétal.

Les politiques, qui ont la lourde responsabilité de définir les moyens de défense correspondant aux impératifs de sécurité et aux ambitions internationales de notre pays, ne paraissent absolument pas préoccupés de cette situation critique. Ils restent dans une ambiguïté coupable. Ils font au demeurant bien souvent preuve d'une ignorance sidérante des problèmes de défense, même lorsqu'ils appartiennent à la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale, dans laquelle certains paraissent plus enclins à toucher leurs indemnités de présence, qu'à réfléchir aux solutions des problèmes affectant nos Armées. Cependant, ce sont bien eux qui façonnent aujourd'hui l'avenir de la France en lui donnant ou non les moyens de la défendre.

Face à cette carence du politique et du commandement, nombre d'anciens responsables militaires se murent dans un silence coupable, au nom du même fallacieux devoir de réserve. Dans une démocratie du XXI°siècle, où chaque citoyen a le droit et le devoir de s'exprimer sur les questions fondamentales pour l'avenir de la nation, il est des plus regrettables que ceux qui en ont une certaine compétence n'entrent pas dans le nécessaire débat sur les objectifs et moyens de notre défense, en particulier dans le cadre du grand rendez-vous que constituera la prochaine élection présidentielle. Car l'esprit de discipline, qui fait toujours la force principale des armées, ne doit pas être le prétexte à une démission de leur responsabilité de citoyen averti.

Alors que Jacques Attali, comparait récemment, la situation de la France à celle du Titanic naviguant au milieu des icebergs et dont le Commandant s’occupait assidûment à préparer le plan de table de son dîner du soir, il convient de paraphraser Georges Clémenceau :

"La politique de Défense de la France est une chose trop sérieuse pour n'être confiée qu'aux seuls politiques."

Général de corps d'armée (2S) Marc ALLAMAND, membre des Sentinelles de l'Agora

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Précédentes chroniques


dimanche 21 novembre 2010

France : Alain Juppé, ministre de la Défense du nouveau gouvernement Fillon

Alain Juppé, premier ministre de la Défense... Tradition gaulliste...

Avec la nomination d'Alain Juppé au poste de ministre de la Défense, le président de la république, Nicolas Sarkozy retrouve une tradition gaullienne : celle consistant à nommer à ce poste exposé et prestigieux des hommes politiques de premier plan.

Ceux qui furent, sous la Ve république, ministre de la Défense et Premier ministre n'étaient que deux jusque-là ; deux piliers du gaullisme : Pierre Messmer qui, de 1960 à 1969, occupa ce poste avant de s'installer à Matignon de 1972 à 1974, et Michel Debré, son successeur à l'hôtel de Brienne de 1969 à 1973, après avoir été Premier ministre.

Ministre de la défense... du budget ! 

Avec ce remaniement, Alain Juppé, locataire de Matignon de 1995 à 1997, occupe le second rang protocolaire du gouvernement, et avec cela, le nouveau ministre de la Défense gagne neuf places, devient ministre d'État et guérira le petit complexe qu'avaient nourri les militaires avec son prédécesseur Hervé Morin sur ce point. Ministre poids lourd, le maire de Bordeaux devra surtout faire comme tous les autres : montrer qu'il est capable de défendre... son budget !
C'est à ce tournant-là qu'il est attendu, tout comme il devra asseoir son autorité - dans les jours et les semaines qui viennent - sur des chefs militaires qui n'aiment rien tant que faire comprendre à leurs ministres qu'ils ne prennent leurs ordres qu'à l'Élysée. Le nouveau titulaire de la Défense devra également gérer des dossiers industriels complexes, la situation afghane, les questions relatives à l'Europe de la défense et à l'Otan. Tout en sachant que c'est à l'Élysée que les décisions sont prises par le chef des armées. Qui a choisi son nouveau ministre en toute connaissance de cause...

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lundi 15 novembre 2010

Croix du Combattant : Le décret ministériel est paru au Journal Officiel !

Décret du Premier Ministre François Fillon
14 novembre 2010 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 37 sur 88

Aux Anciens Combattants des OPEX
Le Décret est paru au JO !


Décrets, arrêtés, circulaires
TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
Décret no 2010-1377 du 12 novembre 2010 relatif aux modalités d’attribution de la carte du combattant
NOR : DEFD1015685D

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de la défense et du ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat,
Vu le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, notamment ses articles L. 253 ter et R. 224 ;
Le Conseil d’Etat (section sociale) entendu,
Décrète :

Art. 1er. − L’article R. 224 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre est ainsi modifié :
1- Le paragraphe III du E devient le paragraphe IV ;
2- Après le paragraphe II du E, il est inséré un nouveau paragraphe III ainsi rédigé :
« III. – Constituent les actions de feu ou de combat mentionnées aux articles I et II ci-dessus les actions de combat et les actions qui se sont déroulées en situation de danger caractérisé au cours d’opérations militaires dont la liste est fixée par un arrêté du ministre de la défense.« Lorsque l’action comporte l’exposition au feu ou l’utilisation de la force à titre offensif ou défensif, il est compté une action par jour. Dans les autres cas, il est attribué une seule action, quelle qu’en soit la durée. »

Art. 2. − Les dispositions de l’article 1er du présent décret s’appliquent aux opérations militaires qui sont qualifiées d’actions de feu ou de combat à compter de la date d’entrée en vigueur du présent décret.

Art. 3. − Le ministre de la défense, le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat et le secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 12 novembre 2010
Par le Premier ministre, chef du gouvernement, FRANÇOIS FILLON
Le ministre de la défense, HERVÉ MORIN
Le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat, FRANÇOIS BAROIN
Le secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, HUBERT FALCO

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samedi 13 novembre 2010

France : Au secours, la chienlit revient ! Coup de gueule d'un vénérable Ancien

La France en grève...

 Grèves, revendications partisanes, faillite, crise...
Sortir la France de l'ornière du déclin économique et moral

Chers camarades,

Je viens d’assister à l’ultime réunion des survivants de ma promotion de Saint Cyr-Coëtquidan (Indochine 1946). Nous n’étions que 16 encore présentables sur plus de 800 à la sortie. Les guerres et le temps ayant accompli leur œuvre, nous étions les derniers des Mohicans d’un empire éclaté. Pour présenter le concours, il fallait attester soit de titres de résistance soit de titres de guerre, soit les deux, ce qui fut mon cas.

Pour expliquer que ma génération, concernant la guerre avait beaucoup donné, mais que concernant les "politichiens", chers au général De Gaulle, nous appréhendions l’avenir, car très tôt après 1945 ils avaient refait surface et remis en route une république du style des années 30 qui nous avait valu la plus redoutable défaite de notre histoire de France. En fait, depuis 1812, la France n’avait plus gagné de guerre, car celle de 1914-1918, sans l’intervention des USA la victoire n’aurait pas été assurée. Parmi nous, notre ancien président, le général d’Armée Wilfried Boon, l’ex général CMAT Jean Delaunay, d’autres généraux et colonels titrés sur le terrain durant plus de 12 ans… Tous ces braves gars, comme aurait dit notre vieux Général Marcel Bigeard, étaient lucides donc pas  spécialement optimistes sur l’avenir  de notre pays et même sur celui de l’Europe en général…

Notre premier ministre, François Fillon, avait courageusement déclaré dès 2007 que la France était en faillite après avoir gaspillé sans compter l’argent de notre bon peuple depuis plus de trente ans. Dans l’indifférence générale, mes camarades généraux ayant occupé de hautes fonctions au titre de l’armée de terre avaient eu l’occasion de manifester à plusieurs reprises leur opposition aux réductions du budget de la Défense. Certains avaient même claqué la porte, voire démissionné. On ne peut donc pas attribuer ce gaspillage aux Forces Armées qui sont les plus faibles dont nous ayons disposé depuis des décennies, de plus sans réserves, sauf peut être dans la Gendarmerie. Habitués à fermer nos gueules et à exécuter les ordres des politiciens, nous nous sommes résignés, le petit doigt sur la couture. Or voici que dans un article remarquable de la revue DSI, un officier supérieur en stage à l’Ecole Supérieure de Guerre (du moins son équivalent actuel) a écrit sans être contredit : (Les officiers  ne sont plus classés parmi l’élite de la nation.) Quant aux sous-officiers, d’un niveau plus élevé qu’ils ne le furent jamais, ils ne croient plus au père Noël.

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mercredi 3 novembre 2010

75.000 soldats, vétérans des OPEX vont bénéficier de la carte du combattant !

Aux Anciens Combattants des OPEX

Hubert Falco, secrétaire d'État à la Défense, a accordé une interview à Jean Guisnel - Le Point.fr.

Question : La France va reconnaître prochainement la qualité d'anciens combattants à tous les soldats ayant servi en opérations extérieures (Opex). Pourquoi cette mesure ?

Hubert Falco : Elle était réclamée depuis vingt ans ! Jusqu'à présent, les critères permettant d'obtenir la qualification de combattant exigeaient que le soldat concerné ait été directement confronté à un ennemi, les armes à la main. C'était sûrement valable pour celle que nous appelons la "première génération du feu" qui a combattu durant la Première Guerre mondiale, pour la seconde qui a connu la Deuxième Guerre mondiale et pour la troisième qui a vécu les conflits indochinois et algérien. Aujourd'hui, on est entré dans une nouvelle définition de la génération du feu : nos soldats sont des soldats de la paix. Ils combattent, mais sur les territoires sur lesquels ils sont engagés, ils ont aussi à conduire des missions de surveillance ou de maintien de la paix. Nous avons aujourd'hui 10.000 militaires en Opex. Ils ne se battent pas en permanence contre l'ennemi. En Afghanistan, au Liban ou ailleurs, ils maintiennent la vigilance, ils luttent contre le terrorisme. À terre ou en mer, ces soldats sont des combattants au même titre que ceux des guerres mondiales.

Qu'est-ce qui a motivé votre décision ?

Nous devions réparer des injustices. Par exemple, tous nos militaires ayant participé à la guerre du Golfe lors de l'opération Daguet (1990-1991) n'étaient pas reconnus comme des combattants. Dorénavant, ils pourront tous bénéficier de la carte du combattant, à la condition qu'ils en fassent la demande. Ils recevront donc la retraite du combattant à partir de 65 ans. Ce n'est pas une somme extraordinaire puisqu'il s'agit de 589,95 euros par an. Mais elle n'est pas symbolique, et 50 euros par mois, ce n'est pas rien. Avec la carte de combattant, ils peuvent bénéficier des maisons de retraite et de toute l'action sociale de l'Onac (Office national des anciens combattants). Mais ils attendaient surtout la reconnaissance de leur statut, et c'est bien normal. Ces hommes et femmes valeureux se sont battus pour le drapeau, se sont engagés pour des valeurs. Ils sont susceptibles de mourir pour elles, il est juste de les reconnaître pour ce qu'ils sont : des anciens combattants. Ils sont 75.000 dans cette situation, et disposeront de la carte d'ancien combattant s'ils ont participé à une Opex pendant quatre-vingt-dix jours.

Quel est le calendrier de mise en place ?

Le décret est déjà passé par le Conseil d'État. Le ministre de la Défense Hervé Morin et moi-même l'avons paraphé et il se trouve aujourd'hui à la signature du ministre du Budget François Baroin. Je dois souligner qu'il m'a vivement soutenu et que la publication au Journal Officiel interviendra dans les jours qui viennent. Les services historiques de la Défense seront ensuite garants de l'objectivité des attributions.

Source : Défense Ouverte

NDLR: La grande nouvelle tant attendue arrive. Nous ne nous sommes donc pas battus en vain aux côtés d'autres grandes associations pour obtenir un tel résultat, et nous ne pouvons que nous en féliciter. C'est une reconnaissance bien méritée pour nos camarades combattants des OPEX. C'est aussi, pour ceux d'entre eux qui ont été volontaires, une étape indispensable qui vient d'être franchie. En leur nom à tous, la FNCV exprime au gouvernement sa gratitude pour ce geste fort, qui l'honore, et pour avoir réparé cette injustice. Notre combat continue...

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jeudi 26 août 2010

Lieutenant-colonel Isabelle Guyader, première femme à commander un escadron opérationnel

En prenant, en 2010, la tête de la Patrouille de France, le commandant Virginie Guyot a ouvert la voie. En effet, le 25 juillet, le lieutenant-colonel Isabelle Guyader a officiellement pris le commandement de l’escadron de transport outre-mer (ETOM) 00/88 Larzac, basé à Djibouti.

C’est la première fois qu’une femme va commander une unité navigante opérationnelle de l’armée de l’Air. Brevetée pilote en 1989, soit trois ans après son engagement, le lieutenant-colonel Guyader a obtenu la qualification de chef de patrouille en 1995.

Au cours de sa carrière, le lieutenant-colonel Guyader a participé à de nombreuses missions à l’étranger, que ce soit en ex-Yougoslavie, au Gabon ou encore au Kosovo. Affectée en état-major en 2003, l’officier s’est notamment occupé des programmes de formation des pilotes d’hélicoptère et a contribué au programme Caracal.

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mardi 24 août 2010

Marine : Le Sous-marin nucléaire "Le Terrible" qualifié pour lancer le missile balistique M51

Sous-marin SNLE Le Triomphant - Photo idé FranceInfos

Le Terrible, quatrième SNLE de la classe « Triomphant »

Le SNLE Le Terrible est qualifié pour tirer le M51 en conditions opérationnelles.

Un nouveau tir d’essai du missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) M51 a été réalisé avec succès le 10 juillet 2010 à 9H32 par le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) de dernière génération Le Terrible, depuis la baie d’Audierne, au large du Finistère.

L’objectif était de valider la capacité du Terrible à tirer un M51 sans charge nucléaire en conditions opérationnelles.

Les moyens habituellement sollicités pour ce genre d’essai – les centres de la DGA de Biscarrosse et de Quimper, ainsi que le bâtiment d’essais et de mesures Monge, ont été déployés pour suivre le vol du missile. Ce dernier est retombé an centre de l’Atlantique Nord, à plusieurs centaines de kilomètres des côtes.

Le SNLE Le Terrible a été lancé à Cherbourg en mars 2008. Il sera le premier submersible de la Force océanique stratégique (FOST) à mettre en oeuvre 16 missiles M51, lesquels sont, par rapport aux M45 actuellement en service, plus précis et ont une portée plus longue (8.000 km contre 6.000).

Le Terrible est le quatrième SNLE de la classe « Triomphant », dont le premier de la série a été lancé en 1997. Il intègre toutes les innovations technologiques mises au point depuis, c’est à dire qu’il dispose, entre autres, du système de combat SYCOBS qui équipera également les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) Barracuda.

Source : Zone Militaire

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lundi 3 mai 2010

Coopération militaire entre la France et l'Algérie

Sécurité et surveillance maritime franco-algérienne en Méditerranée

Les forces navales algérienne et française ont achevé mercredi 17 mars 2010 à Alger trois semaines de manœuvres conjointes de surveillance et de sécurité maritime en mer Méditerranée, baptisées "Rais Hamidou-10".

Cet exercice permet le développement de l’interopérabilité et l’échange d’expériences entre les deux marines afin de tester leurs capacités à répondre conjointement à des situations telles que les accidents majeurs en mer ou les trafics illicites.

L’exercice, dirigé conjointement depuis Sidi Fredj par un état-major franco-algérien, s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération dans le domaine de la Défense signé par les deux pays le 21 juin 2008.

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vendredi 16 avril 2010

Retraite : A quel âge les militaires quittent-ils l'armée ?

Retraite : A quel âge les militaires quitent-ils l'armée ? Les militaires partent à la retraite à 43 ans.

Débat sur la retraite - Age légal - France ....

 Les militaires prennent en moyenne leur retraite à 43,8 ans, indique le dernier rapport du Haut comité d'évaluation de la condition militaire. Cet âge varie selon le grade :

  • 51,3 ans pour les officiers,
  • 45,8 pour les sous-officiers,
  • 32,2 pour les militaires du rang.

En moyenne, les personnels militaires partent après une durée de service de 23,8 ans et bénéficient, toujours en moyenne d'une bonification de 8,4 ans (opex, services aériens, sous-marins...). Soit un total (durée moyenne d'assurance) de 32,2 ans.

A titre de comparaison, les fonctionnaires civils de l'État prennent leur retraite à 58,8 ans après 33,6 années (+1,6 de bonifications) de service.

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