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Tag - Défense Nationale

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jeudi 8 février 2018

France : Le SMV, Service Militaire Volontaire, maintenu, voire développé dans les années à venir...

On ignore encore quelle forme prendra le « service national universel » auquel est attaché le président Macron, comme il l’a rappelé lors de ses vœux aux armées, le 19 janvier. L’on sait juste que son coût n’aura – du moins en théorie – aucun impact sur la prochaine Loi de programmation militaire (LPM).

En théorie car, même si plusieurs ministères seront concernés par l’instauration de ce nouveau service national, on ignore quelle sera l’implication des armées. En juin 2017, un rapport du Sénat avait donné une évaluation haute en avançant que 16.000 à 18.000 militaires pourraient être sollicités pour encadrer 600.000 jeunes. « Il s’agirait d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées », avaient mis en garde les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner.

D’autant plus que les armées sont déjà à la manœuvre pour le Service militaire volontaire (SMV), né d’une suggestion faite peu avant les attentats de janvier 2015 par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Inspiré par le Service militaire adapté (SMA) en vigueur dans les départements et territoires d’outre-Mer, le SMV vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Actuellement, il existe six centres : Brétigny-sur-Orge, Montigny-lès-Metz, La Rochelle, Châlons-en-Champagne pour l’armée de Terre, Brest pour la Marine et Ambérieu-en-Bugey pour l’armée de l’Air.

Le SMV a été lancé à titre expérimental, avec une enveloppe de 35 millions d’euros financée par le ministère des Armées.

« Le problème est que nous sommes victimes de notre succès : ce système donne tellement satisfaction que, d’une certaine manière, il est devenu la référence alors que c’est en quelque sorte de l’artisanat et qu’il est censé déboucher sur l’emploi. Aujourd’hui, plus de 75 % des jeunes accèdent à l’emploi à l’issue de leur service militaire volontaire, c’est vraiment une réussite pour nous, et d’autant plus que ce SMV est une sorte de dernier recours : si ces jeunes échouaient au service militaire volontaire, il n’y aurait plus rien pour eux, et j’ignore vraiment de quelle manière ils se comporteraient dans la société de demain », avait expliqué, en juillet dernier, le général Bosser.

Que deviendra ce SMV dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire ? Lors de ses vœux pour l’année 2018, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de Florence Parly, la ministre des Armées, a indiqué qu’il serait maintenu dans les années à venir.

« Devant ce succès, l’expérimentation du Service Militaire Volontaire a été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2018. Nous avons décidé qu’elle sera maintenue dans son format actuel dans la prochaine loi de programmation militaire », a en effet affirmé Mme Darrieussecq.

Enfin, s’agissant du Service national universel voulu par le président Macron, la secrétaire d’État a précisé que, en relation avec Mme Parly, elle travaille « à identifier le rôle des armées dans ce projet de société. »

« Ce futur Service National Universel s’annonce comme un élément essentiel du lien armées-nation et de l’esprit de défense », a-t-elle dit. «Tout le monde semble impatient de connaitre ce projet en cours de réflexion et d’élaboration. L’essentiel n’est pas la rapidité mais plutôt le sens qu’on veut lui donner, la structuration solide. L’année 2018 sera l’occasion de développer tout cela », a-t-elle ajouté.

Source: Zone Militaire

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lundi 5 février 2018

LPM - Loi de programmation militaire : Renouvellement des blindés de l'armée de Terre accéléré

Selon le général Bosser, la Loi de programmation militaire prévoit d’accélérer le renouvellement des blindés de l’armée de Terre.

Après avoir gagné la « bataille des effectifs », le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) vient d’en gagner une autre, également très importante : l’accélération du programme SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation] dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire [LPM].

Pour rappel, selon les plans actuels, le programme SCORPION prévoit la livraison de 1.668 Véhicules blindés multi-rôles de type « Griffon » et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) de type « Jaguar » afin de remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) qui ont largement fait leur temps ainsi que les chars AMX-10RC et ERC-90 Sagaie.

En outre, le premier Groupement tactique interarmes (GTIA) « SCORPION » est prévu pour être projetable à partir de 2021, et la première brigade « SCORPION » en 2023. Accélérer le ce programme permettrait à l’armée de Terre de disposer, d’ici 2025, de 1.310 Griffon au lieu de 800 et de 143 Jaguar au lieu de 110.

Lors de ses vœux au personnel de l’armée de Terre, diffusé via Twitter (où, a-t-il dit, il a l’intention d’intervenir très régulièrement à l’avenir), le général Bosser a estimé que cette future LPM serait « exceptionnelle », en étant à la fois à « hauteur d’homme et de haute technologie. »

« Nous devrions moderniser nos équipements, accélérer les livraisons de SCORPION et du [fusil d’assaut] HK-416F, par exemple, et donc favoriser la modernisation notamment du segment médian », a annoncé le général Bosser.

L’accélération du programme SCORPION était l’un des chevaux de bataille du CEMAT. Et c’est une mesure de bon sens. En effet, maintenir en service des véhicules très éprouvés par le rythme opérationnel auquel ils ont été soumis pendant des années ne peut faire qu’augmenter les dépenses pour leur maintien en condition opérationnelle (MCO), sans pour autant régler les problèmes d’obsolescence et d’usure.

Dans ces conditions « retaper » un VAB selon les exigences de SCORPION coûterait ainsi 1,4 million d’euros alors que l’accélération des livraisons des Griffon, même si elle est plus coûteuse dans l’immédiat (188 millions d’euros de plus), est cependant plus avantageuse sur le long terme.

En effet, comme l’a expliqué le député Thomas Gassiloud dans un récent rapport, « au regard des coûts d’entretien et des durées d’amortissement de chacun de ces matériels, la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé ».

Qui plus est, et comme l’a souvent souligné le général Bosser lors de ses auditions au Parlement, accélérer la livraison des Griffon permettrait d’améliorer grandement la protection et l’efficacité de ses troupes.

Par ailleurs, le CEMAT a également indiqué que « l’amélioration des conditions de vie du soldat et des familles » est prévue par la prochaine LPM. De même qu’un effort sur les « petits équipements », dits de « cohérence ». Ces derniers (lunettes de vision nocturne, protection, etc) ont souvent été négligés par le passé étant donné qu’ils n’ont pas la même visibilité que les grands programmes d’armement. Seulement, ils restent nécessaires pour « surclasser » l’adversaire.

Enfin, le général Bosser a également évoqué un « effort dans le domaine nouveau de l’innovation », pour lequel « l’armée de Terre a énormément de projets ». Il ne les a évidemment pas cités… Mais il pourrait être question de lancer des études sur un nouveau char de combat appelé à succéder au Leclerc, du « Système commun de feux indirects » (CIFS, pour Common Indirect Fire System) qui permetrait de remplacer à la fois le CAESAr et le Lance-roquettes unitaire (LRU) ou encore du programme système futur sol-air en basse couche (SABC).

Source : Zone Militaire

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mercredi 3 janvier 2018

Soldes des militaires : Les ratés de Louvois ont atteint des surcoûts de plus de 145 millions d’euros...

Peu après avoir été mis en service pour le paiement des soldes des militaires de l’armée de Terre et de la Marine nationale, le Logiciel unique à vocation interarmées de la solde (Louvois) fit rapidement parler de lui par ses multiples dysfonctionnements de deux types.

Ainsi, soit le militaire ne touchait que partiellement sa solde (quand elle lui était effectivement versée), ce qui le plongeait dans de lourdes difficultés financières, soit il percevait une somme plus élevée que prévue, ce qui le mettait en porte-à-faux avec l’administration fiscale et les organismes sociaux, avec à la clé des impôts plus lourds et des prestations sociales retirées.

Alors que un nouveau logiciel – Source Solde – est en cours de développement sous l’égide de la Direction générale de l’armement (DGA), le secrétaire général pour l’administration, Jean-Paul Bodin, avait estimé, lors de son passage devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, en octobre, que la crise de Louvois était désormais « sous contrôle ».

« Aujourd’hui, 97% des soldes calculées (sur 180.000) et versées chaque mois l’ont été en utilisant Louvois, sans avoir à effectuer des corrections », avait indiqué le SGA avant de préciser que « les difficultés potentiellement dommageables ne concernaient plus que « seulement 0,2% des soldes. »

Reste que ces dysfonctionnements de Louvois ont généré des surcoûts, ne serait-ce que pour renforcer les équipes du Commissariat des armées et des Centres d’expertise des ressources humaines et de la solde (CERHS) de Nancy pour l’armée de Terre et de Toulon pour la Marine nationale.

Il est assez compliqué d’avoir une idée précise du niveau de la perte financière subie par le ministère des Armées à cause de ce logiciel… Toutefois, les sénateurs Joël Guerriau et Gilbert Roger, rapporteurs pour avis pour le « Soutien de la politique de la défense », ont avancé quelques chiffres.

« Le montant total des surcoûts induits par les dysfonctionnements du logiciel est d’environ 145 M€ depuis 2013. Ce surcoût est lié à des renforts en personnel et à de l’assistance à maîtrise d’ouvrage dans divers organismes, afin de fiabiliser le paiement de la solde », indiquent-ils dans leur rapport. Et de préciser que cela n’inclut « ni le montant des indus non recouvrés, ni le coût du programme Source Solde. »

À cette somme, il faut ajouter le coût initial Louvois (études, acquisition, assistance), lequel est « estimé à environ 80 M€, y compris les charges de personnel. » Ce qui fait grimper la note à 225 millions d’euros.

En outre, 15% des indus ont été abandonnés parce qu’ils n’avaient pas été « justifiés clairement ». Et ce sont 80 millions d’euros de plus qui viennent ainsi alourdir la note.

Cela étant, ces chiffres ne prennent pas en compte le coût moral qu’ont eu à supporter les militaires et leurs familles…

Source : Zone Militaire

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La FNCV vous souhaite une très bonne année 2018 ;-)


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vendredi 29 décembre 2017

Finances publiques : Coup de gel sur le budget des Armées 2018-2022

Il y a des sujets autrement plus importants qu’un séjour présidentiel au château de Chambord qui mériteraient de faire l’objet d’une polémique…

Ainsi en est-il, par exemple, des 700 millions d’euros du budget des armées encore gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics, ou encore de l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022, examiné par les députés le 15 décembre 2017 au soir.

L’un des premiers à avoir mis en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices de ce texte pour les Armées est le député (LR) François Cornut-Gentille. Lors de son intervention en commission élargie, lors de l’examen des crédits de la mission « Défense » pour 2018, le parlementaire avait interpellé Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce point.

« L’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr]. Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet » de ce texte, avait prévenu M. Cornut-Gentille.

« La stricte mise en œuvre de l’article 14 ne risque-t-elle pas d’entraîner le retour des fameuses sociétés de projet ou d’autres types d’achat en leasing, au final plus coûteux que l’acquisition patrimoniale ? », s’était en outre inquiété le député de la Haute-Marne.

Interrogée, plus tard, sur cet article 14 par les sénateurs, Mme Parly avait admis que « s’il devait devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements. » Et d’assurer qu’elle serait «extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée. »

Seulement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ne l’entend pas de cette oreille. Si les sénateurs ont exclu le ministère des Armées de cet article 14, le gouvernement a en effet soumis au vote l’amendement n°45 pour rétablir ce texte dans sa version initiale.

« Cet article vise avant tout à assurer une meilleure transparence et information du Parlement. Il concerne l’ensemble du budget général de l’État et ne cible aucune mission en particulier. Exclure les investissements du ministère des armées (sauf la mission ‘Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation’) aurait par conséquent peu de sens », est-il avancé dans cet amendement. Peu de sens, vraiment?

Poids lourd de la majorité et président de la commission de la Défense, le député Jean-Jacques Bridey a croisé le fer quand cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, le 15 décembre.

Sans remettre en cause l’objectif de contenir la hausse des « restes à payer », M. Bridey a toutefois fait remarquer que le mécanisme imaginé pour les limiter « fait cependant peser plusieurs risques sur la prochaine loi de programmation militaire. »

Parmi ces risques, le président de la commission de la Défense a cité une gestion plus difficile « des aléas inhérents aux programmes d’armement », un « effet de ciseaux » et un « plafonnement des restes à payer, qui pourrait inciter à recourir à des stratégies de contournement », avec le retour possible des « sociétés de projets envisagées dès 2015 pour s’exonérer des contraintes budgétaires ».

S’agissant plus particulièrement de « l’effet de ciseaux », M. Bridey a rappelé que, selon la volonté du gouvernement, il « suffirait que les autorisations d’engagement d’autres ministères soient couvertes par des crédits de paiement pour redonner des marges de manœuvre au ministère des armées. » Or, a-t-il demandé, « est-il bien raisonnable de soumettre la programmation de la défense nationale à la rigueur d’autres ministères, ou de prendre par exemple le risque d’une remise en cause très rapide de ce plafond s’il se révélait intenable? »

Enfin, le député a souligné un risque « plus paradoxal ». Alors que cet article 14 est « vendu » comme étant un élément de bonne gestion, « le plafonnement trop rigide des restes à payer pourrait empêcher la réalisation d’économies d’échelle dans le cadre de commandes globales », a-t-il dit.

« L’amendement du gouvernement présente donc un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu’elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire prochainement lors de nos débats sur la programmation militaire », a ensuite conclu Jean-Jacques Bridey.

Mais ses arguments n’ont pas été entendus… et l’article 14 a été rétabli dans sa version initiale. Ce qui a fait réagir le député Cornut-Gentille. «Cinglant camouflet infligé cette nuit par Bercy au ministère des Armées via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire », a-t-il dénoncé via Twitter.

« En intégrant la Défense dans le plafonnement des restes à payer, Bercy prive Florence Parly de la capacité à lancer de nouveaux programmes pour moderniser les équipements de la Marine nationale, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air. On comprend mieux la priorité donnée au MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr] », a encore ironisé le député de la Haute-Marne.

Avec la coupe de 850 millions d’euros faite cet été dans le programme 146 « Équipements des Forces », les 700 millions d’euros encore gelés (et qui concernent le même programme) et l’adoption de cet article 14 de la LPFP, cela fait beaucoup en si peu de temps pour le ministère des Armées, que l’on croyait pourtant prioritaire.

Source : Zone Militaire

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samedi 9 décembre 2017

Marine d'Outre Mer : Etat des moyens... Un 3ème PLG pour les Antilles...

Voici l’état de la situation en matière navale, selon l’état-major de la Marine.

Comme l’expliquait l’amiral Christophe Prazuck aux députés, le 26 juillet 2017, depuis 1982, « le format minimum pour chaque département ou territoire d’outre-mer » était composé de quatre bateaux par théâtre, soit « deux patrouilleurs, d’un bâtiment logistique – ce que l’on appelait auparavant bâtiment de transport léger (BATRAL) et que l’on appelle maintenant B2M – et d’une frégate de surveillance ».

Aujourd’hui, la situation se présente ainsi :

  • Nouvelle Calédonie : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 2 vieux patrouilleurs P400
  • La Réunion : 2 frégates de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Antilles : 2 frégates de surveillance, le Batral a désarmé en juin dernier - après avoir été déjà prolongé de trois ans - et ne sera remplacé par un B2M qu’ à l’été 2019. Il y a bien un « trou capacitaire ».
  • Tahiti : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Guyane : 2 nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) à faible tirant d’eau, qui ont remplacé les 2 P400. Avec ces conditions spécifiques (faible fonds, port en eaux peu profondes), la Guyane a des besoins spécifique et le retour d’expérience de ces nouveaux patrouilleurs est jugé «bon » par la Marine.

La ministre des armées a récemment annoncé la commande d’un troisième PLG pour les Antilles, où il arrivera en 2019.

A noter que, selon la Marine, « les B2M sont des bâtiments multi-missions avec une forte capacité logistique, très adaptés à des missions de ravitaillement. Ils remplacent les batral mais n’ont pas de capacité de plageage. C’est une série de quatre dont trois sont en service ».

La Marine rencontre des « difficultés » avec ses patrouilleurs : ils sont vieux et seront prochainement désarmés, alors que leurs successeurs, les Batsimar, se font attendre. « L’une de mes priorités est donc d’accélérer le programme « Bâtiment de surveillance et d’intervention », indiquait l’amiral Prazuck aux députés.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Défense


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dimanche 3 décembre 2017

ALAT : Amélioration progressive de la disponibilité des hélicoptères

Il y a un an, la faible disponibilité des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) était au centre des débats. Alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian ne cachait pas sa colère face à cette situation, laquelle qui fit l’objet d’un rapport bien documenté, rédigé par l’ex-député François Lamy.

Devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, avait livré quelques chiffres. Avec « 70% des voilures tournantes du ministère [des Armées] », l’ALAT est « la plus grande entreprise d’hélicoptères lourds d’Europe » et « 100 seulement décollent au quotidien pour un contrat opérationnel de 149 machines », avait-il indiqué.

Plusieurs raisons furent avancées pour expliquer cette situation : des crédits pour le Maintien en condition opérationnelle (MCO) insuffisants, la cohabitation entre des appareils de différentes générations, le surengagement de l’ALAT, dans des conditions souvent difficiles, l’accentuation du poids des normes et des réglementations, les relations avec les industriels ou encore le manque de personnels qualifiés pour assurer l’entretien des hélicoptères.

Source: Zone Militaire

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mardi 28 novembre 2017

Bundeswehr : Seulement 95 chars de combat opérationnels !

L’armée allemande ne dispose que de 95 chars de combat opérationnels !

Actuellement, l’armée allemande dispose officiellement de 244 chars lourds de type Leopard 2 en service. Mais si la situation internationale se dégrade subitement et qu’elle doit faire manœuvrer ses unités blindés, la Bundeswehr ne pourrait en aligner que 95 aptes au combat, soit l’équivalent de deux bataillons (et un taux de disponibilité de 38%).

Cette information, communiquée au comité de la Défense du Bundestag (Chambre basse du Parlement allemand), a fait les choux gras de la presse d’outre-Rhin, il y a quelques jours. Mais aussi provoqué des réactions indignées parmi les députés, dont Wolfgang Hellmich, pour qui cette « situation est catastrophique ».

« Comment nos troupes pourraient-elles s’entraîner, être prêtes à être déployées, alors qu’un tiers de la flotte [de Leopard 2 ne peut pas être réparé? », a demandé M. Hellmich.

Dans le détail, 53 chars sont indisponibles car ils sont en train d’être modernisés, 7 servent à des essais ou à des représentations commerciales et 89 sont inutilisables en l’état.

Le problème se situe au niveau du maintien en condition opérationnelle (MCO) des Leopard 2. Plus précisément, la cause est dû à une défaillance dans l’approvisionnement en pièces détachées. Une lacune « bien connue », qui fait que la plupart des chars se trouvent à l’atelier, dans l’attente d’être réparés, résume l’hebdomadaire Stern.

Cette situation a été aggravée par la multiplication des manœuvres depuis 2014, dans le cadre des mesures de réassurance prises par l’Otan au bénéfice des pays baltes de la Pologne, après l’annexion de la Crimée par la Russie. « Apparemment, on a oublié que le mouvement des chars entraîne également un besoin accru d’entretien », ironise Stern.

Pour rappel, la Bundeswehr va voir ses capacités augmenter au cours des prochaines années puisqu’il est prévu de la doter de 328 Leorpard 2 portés au standard 2A7V (V pour « Verbessert »).

La situation en France est meilleure pour les chars Leclerc, leur taux de disponibilité variant, selon le ministère des Armées, de 65 à 74% pour les années 2015 et 2016.

Source : Zone Militaire


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jeudi 16 novembre 2017

CEMAT: Mise au point « On ne peut avoir d’ambition sans effectif » ...

« Dans cet environnement qui remet en cause les certitudes et les repères de trois décennies, seule une France forte, maîtresse de son destin, peut apporter des réponses aux grandes crises contemporaines, promouvoir ses valeurs et faire valoir ses intérêts . Cette ambition ne peut se passer d’une diplomatie et d’une défense de premier plan, soutenues par une grande armée, forte et crédible, capable d’agir face à toutes les menaces et dans tous les espaces », a écrit le président Macron, dans la préface de la Revue stratégique.

Tel est donc l’objectif affiché. Quant aux moyens pour l’atteindre, ils feront l’objet de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), qui sera soumise au Parlement l’an prochain. Mais avant cette étape, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a demandé à ses états-majors de mener une réflexion pour définir les critères pour que l’armée qu’il commande puisse être la première d’Europe. A priori, c’est un exercice inédit. « On ne l’a jamais fait », a-t-il en effet affirmé lors d’une audition au Sénat.

Le premier critère donné par le CEMAT aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées va de soi : il s’agit de «pouvoir bénéficier d’un modèle d’armée complet ou presque complet » afin d’être capable « d’entrer en premier, de durer et d’affronter tout type d’ennemi. »

Le second, tout aussi évident que le premier, porte sur les effectifs (le général Bosser parle de « disposer d’une masse »). Depuis 2015, ceux de la Force opérationnelle terrestre (FOT) ont été revus à la hausse, passant de 66.000 à 70.000 soldats. Mais, visiblement, c’est encore insuffisant aux yeux du CEMAT s’il faut mener de front des opérations intérieures comme Sentinelle et intervenir sur trois, voire quatre théâtres extérieurs. « Il faut du monde. On ne peut avoir d’ambitions sans effectif », a-il souligné. D’autant que cette masse est aussi « une nécessité pour avoir un effet d’entraînement vis-à-vis de nos partenaires », a-t-il ajouté.

« On peut aussi comprendre ce critère de masse comme le fait d’être capable de créer des volumes de forces à un moment et en un lieu donnés grâce à une agilité accrue », a expliqué le général Bosser. Cela étant, selon lui, cette « masse, c’est une armée de Terre d’au moins 100.000 militaires, soit un petit peu plus que les 97 000 dont on dispose aujourd’hui. » Voilà ce qui tord le cou à l’idée selon laquelle la technologie permet de réduire les effectifs tout en garantissant l’efficacité des troupes.

« L’inflation technologique […] se traduit in fine par la contraction des formats et déflation des effectifs, une logique perverse… La technologie est utile. Cependant, l’hyper-sophistication produit des armées excellentes dans la bataille, au niveau technique, mais médiocres dans la guerre, au niveau stratégique » et elle « ne confère pas hélas le don d’ubiquité qui serait fort utile vu la multiplicité de nos théâtres d’opération », avait ainsi expliqué le général (2S) Vincent Desportes.

Disposer d’effectifs importants ne suffit évidemment pas. Une armée de 100.000 ou 200.000 hommes mal entraînés et dont les règles d’engagement lui imposent de rester l’arme au pied la plupart du temps est aussi utile qu’une valise sans poignée. Aussi, le troisième critère défini par le général Bosser est celui de l’aguerrissement. Un thème dont il a été beaucoup question dans ses récentes interventions.

« Il s’agit de pouvoir disposer de soldats capables de gagner des combats de plus en plus difficiles, dans des milieux de plus en plus complexes », a précisé le CEMAT. Mais pas seulement puisqu’il s’agit aussi, a-t-il continué, d’avoir la capacité « à durer, à supporter des pertes et à payer le prix du sang. »

Or, cela ne va pas toujours de soi avec les autres armées européennes. « Il n’est pas toujours facile d’évoquer ce sujet avec nos alliés : on peut partager beaucoup de choses dans le domaine de la formation initiale, ou de celle des démineurs » mais « quand il s’agit d’engager des soldats et de prendre le risque de perdre des vies, le dialogue est souvent plus délicat », a relevé le général Bosser.

Voilà de quoi donner du grain à moudre pour arriver à la « culture stratégique commune » que le président Macron souhaite donner à l’Union européenne… Et qui peut compliquer un autre critère donné, sans plus de précision, par le général Bosser : celui concernant la « capacité à générer ou à soutenir des coopérations ».

Là, on devine que son propos ne portait pas uniquement sur les coopérations européennes, mais plus sur la capacité à encourager et à soutenir les initiatives de pays africains, comme par exemple la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Enfin, et ce n’est pas non plus une surprise, un dernier critère porte sur le matériel. Il s’agit de « posséder des équipements de quatrième génération », a insisté le CEMAT, c’est à dire d’engins « dotés d’un niveau de protection de haute qualité », d’être capable de pratiquer un combat interarmes info-valorisé » et de garder un temps d’avance dans la course à l’innovation. » Et « c’est tout l’enjeu du programme Scorpion», a-t-il souligné.

« Tous ces critères n’ont de sens que si le cadre général de notre action est robuste. Selon moi, pour ce faire, il est nécessaire d’assumer notre spécificité militaire et que la condition des personnels soit à la hauteur de ce qu’on en attend », a estimé, pour conclure, le général Bosser.

Source : Zone Militaire

 
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mardi 7 novembre 2017

Régiment du Train : Deux militaires gravement blessés dans un accident de VAB au camp de La Courtine

Des manœuvres menées par le 511e Régiment du Train (RT) ont mal tourné, le 26 octobre 2017, au camp militaire de La Courtine. Alors qu’un exercice visant à simuler l’évacuation de blessés touchait à sa fin, un Véhicule de l’Avant Blindé (VAB) a fait une sortie de route, avant de se retourner.

Parmi les cinq militaires qui se trouvaient à bord, deux ont été gravement blessés. Ils ont été transportés par des hélicoptères de la Gendarmerie et de la Sécurité civile vers les hôpitaux de Limoges et de Clermont-Ferrand.

Les blessés ont rapidement été pris en charge par les équipes sanitaires qui étaient déjà sur place pour les besoins de l’exercice. Une enquête a été confié, comme il est d’usage en pareil cas, à la gendarmerie.  

Source : Zone Militaire

 
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mercredi 25 octobre 2017

Armée : 60% des militaires de carrière envisagent de quitter les rangs...

Entre la vocation, le désir de servir et de s’engager pour les autres, la recherche de valeurs, les envies d’ailleurs, la soif d’aventures, l’opportunité d’avoir une première expérience professionnelle, la tradition familiale ou encore le prestige de l’uniforme, les raisons qui poussent un jeune homme (ou une jeune femme) à se rendre dans un centre de recrutement (CIRFA) sont à la fois nombreuses et variées.

Cela étant, une fois que le contrat d’engagement signé, il faut veiller à éviter les désillusions, qui surviennent quand la réalité n’est pas conforme à ce qu’avait imaginé la recrue. Ainsi, dans son rapport sur la Fonction militaire, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) constate un niveau élevé du taux de dénonciation des contrats, en particulier chez les militaires du rang, au cours de la période probatoire de 6 mois (renouvelable une fois, sous certaines conditions).

Ce taux de dénonciation de contrat concerne davantage l’armée de Terre (entre 20 et 28% depuis 2005) que la Marine nationale et l’armée de l’Air (entre 10 et 20%).

« Cette réalité est préoccupante pour les gestionnaires. Une part n’en demeure pas moins naturelle. Rejoindre une unité militaire revient à découvrir un monde en soi, dont les modes de fonctionnement et de rapport aux autres sont marqués par de fortes particularités qui peuvent désorienter une jeune recrue », explique le HCECM.

L’armée de Terre s’est donné pour objectif de réduire ce taux de dénonciation de contrat à 15%. Ce qui est « très souhaitable mais sans doute difficile à atteindre », note le rapport, qui appelle à prendre des mesures pour prendre en compte l’évolution de la société française afin de «prévenir tout creusement d’écart rédhibitoire entre la fonction militaire et les jeunes qui pourraient être appelés à la rejoindre. »

Quant à ceux qui n’ont pas dénoncé leur contrat au terme de la période probatoire, ils sont nombreux à envisager de quitter l’armée, même si le statut militaire, la participation active à la défense du pays, l’impression d’être utile, les valeurs, les rapports humains et l’esprit de cohésion sont de « puissants leviers » pour y rester.

Source : Zone Militaire

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samedi 14 octobre 2017

Marine nationale : Projet d'alliance avec l'Italie pour la construction des navires de surface

En juillet 2017, peu après l’annonce de la nationalisation « temporaire » du chantier naval STX France, faute d’avoir pu trouver un accord sur sa reprise par le groupe italien Fincantieri, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait annoncé son intention d’étendre les discussions avec Rome à la construction navale militaire.

« Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil : la réalisation de paquebots de plaisance, pour résumer. Eh bien, nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », avait en effet déclaré M. Le Maire, dans les colonnes du Journal du Dimanche.

En quelque sorte, mettre sur la table la perspective d’une telle coopération dans la construction navale militaire devait permettre à Paris d’arrondir les angles avec les autorités italiennes, froissées par la nationalisation temporaire de STX France.

Le 1er août 2017, ayant exprimé « leur intention de dépasser leurs différences sur l’équilibre de la structure du capital de STX » dans une déclaration conjointe, les ministres français et italiens en chargé de ce dossier ont « exprimé leur souhait de faciliter la création d’une industrie navale européenne plus efficace et plus compétitive. Ils partagent l’objectif d’avancer vers une alliance forte entre les deux pays, à la fois dans le domaine civil et militaire. »

Et d’ajouter : « Rapprocher les forces de Fincantieri, de STX et de Naval Group permettrait de créer un leader européen global qui aura pour objectif d’être le plus grand exportateur sur les marchés civils et militaires, avec une activité significative dans les systèmes et les services. »

L’alliance entre Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri, qui ont déjà travaillé ensemble par le passé (FREMM, frégates Horizon) refaisait ainsi surface, après avoir été évoquée à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Seulement, comme le dossier de la reprise de STX est lié, l’affaire s’annonce compliquée, d’autant plus que Rome n’a pas changé d’idée et réclame toujours la majorité du capital du chantier naval de Saint-Nazaire.

Quoi qu’il en soit, le 5 septembre, à l’occasion de l’Université d’été de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, a fait part de sa détermination à nouer une alliance avec l’Italie dans le domaine de la construction navale militaire.

« Nous travaillons avec nos collègues italiens à la constitution d’une alliance entre les industries navales militaires française et italienne, dans le domaine des bâtiments de surface, avec l’ambition de constituer à terme un leader mondial », a déclaré la ministre, depuis la base navale de Toulon. « Ce projet ambitieux avance, en concertation étroite avec les industriels concernés », a-t-elle ajouté, sans donner de détails.

Reste à connaître les modalités qui seront retenues pour ce rapprochement. Sera-t-il question de participations croisées ? De former une co-entreprise sur le modèle de l’alliance de Nexter et de Krauss Maffei Wegmann dans le secteur de l’armement terrestre ?
Quid de l’activité civile de Fincantieri, alors que Naval Group est absent du marché des paquebots mais détient une compétence reconnue dans le domaine des sous-marins (qui ne fera pas partie de l’accord) ?

Quelle valeur, dans ces conditions, aura l’ex-DCNS, dont le carnet de commandes est bien rempli grâce, notamment, au contrat visant livrer 12 submersibles Shortfin Barracuda ? Enfin, que deviendra Kership, l’entreprise que le groupe a créée avec le chantier naval Piriou ? Les réponses à ces questions (ainsi qu’à d’autres) devraient sans doute être données lors du sommet annuel franco-italien, le 27 septembre 2017.

Source : Zone Militaire

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samedi 12 août 2017

Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense

Que n’a-t-on pas lu et entendu après le « recadrage » du général de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA) par le président Macron !

On a vu des éditorialistes, prendre l’air docte en rappelant que, dans notre République, les « armes cèdent à la toge » (sans pour autant le dire en latin – Cedant arma togae – ce qui aurait eu plus de classe), faire des parallèles plus que douteux avec le putsch des généraux à Alger, assimiler les militaires à de la chair à canon pour mieux affirmer que, après tout, le budget des Armées était déjà bien suffisant, si pas trop élevé, etc… Même un ministre y est allé de son couplet en parlant de « poète revendicatif ».

Bref, tout ce beau monde, dont ignorait qu’il s’intéressait d’aussi près à la chose militaire, aurait mieux fait d’attendre (faute de réfléchir) le compte-rendu de l’audition du général de Villiers par les députés de la commission de la Défense plutôt que de commenter un phrase sortie de son contexte et rapportée à la presse au mépris des règles. Audition, tenue à huis-clos, à l’origine de son « recadrage » et de sa démission.

Ainsi, alors qu’il venait d’apprendre, par voie de presse, que le budget des Armées allait être amputé de 850 millions d’euros, le général de Villiers a rappelé aux députés les quatre principales responsabilités d’un CEMA lesquelles sont, « sous l’autorité du président de la République », le commandement de toutes les opérations militaires, la définition du format d’ensemble des armées et de leur cohérence capacitaire et les relations avec les armées étrangères et les structures militaires de l’Otan ainsi que de l’Union européenne.

Après avoir fait l’état des menaces et de leurs caractéristiques, le général de Villiers a fait part de ses préoccupations, en rappelant les efforts fournis par les Armées depuis 10 ans. « Le ministère de la Défense a été le plus important contributeur de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Le modèle s’est alors contracté autour d’un cœur de métier minimaliste, fragilisant du même coup sa cohérence d’ensemble, au moment même où il était davantage sollicité. Lorsque les engagements sont en hausse et le budget, en baisse, j’appelle cela un grand écart. À ceux qui en douteraient, je le dis et je le répète : on a déjà donné, on a déjà tout donné », a-t-il dit, comme il avait d’ailleurs déjà fait lors d’une audition précédente.

« Il faut maintenant revivifier notre modèle, ce qui, d’ailleurs, n’exclut pas de poursuivre notre transformation permanente et nos réformes de structure pour être toujours plus efficients. Je souscris à la feuille de route qui a été envoyée par la ministre des Armées au Premier ministre en ce sens », a continué le général de Villiers.

Puis, l’ancien CEMA a abordé les questions budgétaires, sous l’angle de la condition des militaires. « En ce domaine, nous ne pouvons différer les mesures concrètes. Nos armées sont composées à 63 % de contractuels. À l’horizon 2025 – date à laquelle le budget de la défense devrait atteindre la cible de 2 % du PIB –, une majorité d’entre eux aura déjà quitté l’institution. C’est donc dès 2017-2018 que l’effort doit être fourni! », a-t-il dit.

Et d’insister : « Les familles, elles aussi, attendent un geste. Elles souffrent de l’absence accrue de leur conjoint et de l’imprévu. À cela s’ajoutent des difficultés d’accès à l’emploi ou au logement, notamment en région parisienne, où de jeunes officiers et sous-officiers n’ont pas les moyens de se loger! […] on ne va pas continuer comme cela et attendre 2025! »

Ensuite, le général de Villiers a fait valoir que la fin de gestion 2017 devait « absolument être préservée ». « En opérations extérieures comme sur le territoire national, nos armées assurent la sécurité des Français au quotidien, dans des conditions souvent très difficiles. Comment imaginer ne pas leur donner les moyens nécessaires pour remplir leurs missions? Les exécutions budgétaires ont été préservées en 2015 et 2016. Cela doit être le cas également en 2017, car les armées ne sont pas moins sollicitées, loin s’en faut », a-t-il dit.

Ensuite, l’ancien CEMA a souligné que, pour tenir l’objectif des 50 milliards d’euros pour 2025 (hors pensions et hors surcoûts des opérations extérieures), il était essentiel de ne pas rater la première marche, c’est à dire la loi de finances 2018. « Je ne suis pas un lapin de six semaines : je sais bien que, si l’objectif de 50 milliards est fixé à 2025 et que la courbe d’évolution du budget démarre très bas, l’élévation de cette courbe ne se produira qu’en fin de période. Nous connaissons la ficelle de cette ‘remontée tardive’ et l’avons déjà expérimentée sous les deux quinquennats précédents », a-t-il affirmé.

L’équation pour la loi de finances 2018 est « simple », a enchaîné le général de Villiers. « Après mise sous contrainte, le socle budgétaire ressort à 34,8 milliards d’euros, dont 32,8 milliards ouverts en loi de finances initiale auxquels il faut ajouter, d’une part, le milliard d’euros décidé par le président Hollande lors du conseil de défense du 6 avril 2016 et correspondant aux besoins supplémentaires indispensables pour faire face à la menace terroriste […]; plus 200 millions d’euros décidés ces derniers mois pour financer le service militaire volontaire, la garde nationale avec l’augmentation du nombre de réservistes et les mesures de condition du personnel », a-t-il énuméré.

En outre, il faudra également ajouter « 600 millions d’euros pour soutenir le surcroît d’engagement de nos forces et atténuer le sous-dimensionnement chronique de certains soutiens, dont l’infrastructure et enfin, 200 millions d’euros pour renforcer à très court terme la protection de nos hommes, à titre individuel et pour les équipements. »

Puis, le général de Villiers a été interpellé par plusieurs députés sur le coup de rabot de 850 millions annoncé la veille de son audition par le ministre de l’Action et des Comptes publics.

« Je ne peux guère vous en dire davantage sur les conséquences qu’aurait l’annulation de 850 millions d’euros de crédits, non pas parce que je cherche à éviter le sujet, mais parce que la décision n’a pas encore été officiellement prise par le président de la République. Attendons qu’elle le soit; en attendant, j’ignore si nous appliquerons la batterie de mesures possibles, car cela dépendra, encore une fois, du niveau de report de charges et de crédits, de la manière dont cette annulation s’articulera avec d’autres annulations et gages dans le cadre de la gestion budgétaire globale et du niveau des opérations extérieures », a répondu l’ancien CEMA.

« À l’évidence, le budget ne correspond pas à ce que j’avais demandé […] ni à ce qu’a demandé la ministre des Armées. Cela étant dit, je ne peux guère vous apporter davantage de précisions tant que la décision n’est pas officiellement prise; lorsqu’elle le sera, si elle devait l’être, votre président [Jean-Jacques Bridey] sera informé des mesures concrètes de décalage qui seront prises – puisqu’il faudrait procéder à des décalages, étant donné que je ne vois pas d’autre solution que de faire porter de telles demandes d’économies sur l’équipement des forces », a toutefois lâché le général de Villiers.

Et si une phrase devait être retenue contre lui dans le procès que quelques éditorialistes lui ont fait, c’est celle-ci : « La souveraineté économique ne s’oppose pas à la souveraineté de défense, bien au contraire. Reste qu’il faut trouver entre les deux une voie juste et équilibrée»

Mais le général de Villiers s’en est expliqué : « Le coût du renoncement serait potentiellement très élevé. Comme chef d’état-major des armées, je ne vois pas d’autre alternative que celle du désengagement opérationnel inéluctable, par manque de moyens. Se résoudre à l’option du désengagement ne se résume pas à la seule décision de quitter un théâtre d’opération. Se désengager, c’est choisir en réalité quel dispositif, intérieur ou extérieur, alléger. C’est décider quel théâtre quitter alors que les opérations qui y sont conduites contribuent à notre sécurité. C’est accepter de peser de façon moins déterminante sur la protection des Français. C’est laisser à d’autres le soin d’influer sur les grands équilibres internationaux. »

Bref, « ce serait revoir nos ambitions à la baisse, au moment même où de très nombreux États, déraisonnables pour certains, aspirent à faire entendre leur voix dans le concert des nations. Une telle décision serait respectable, mais il faut que, politiquement, les choses soient claires », a-t-il fait valoir.  

Source : Zone Militaire
 
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mercredi 9 août 2017

Sentinelle : Militaires renversés par une voiture... Un homme blessé par balle arrêté ! Attaque terroriste ?

Militaires renversés à Levallois: un homme interpellé

Le ministre de l'Intérieur a évoqué un «acte délibéré». Ce mercredi matin, des militaires de l'opération Sentinelle ont été renversés par une voiture à Levallois-Perret. Alors que le conducteur du véhicule a pris la fuite, un important dispositif a été mis en place pour le retrouver. Après plusieurs heures de traque, un individu a été interpellé en début d'après-midi par les Brigades de recherche et d'intervention (BRI) de Lille et de Rouen sur l'autoroute A16, entre Boulogne et Calais. Cet homme, né en 1980, est «susceptible d'être l'auteur» de l'attaque «car il était à bord du véhicule recherché et a tenté de prendre la fuite», a affirmé une source judiciaire à l'AFP. Selon plusieurs sources concordantes, il s'agit d'Hamou B., un individu fiché ILE (infraction à la législation sur les étrangers) qui serait entré illégalement en France.

Pour échapper à son arrestation, le conducteur a percuté un ou plusieurs véhicules, et les policiers ont fait feu à plusieurs reprises. Touché par plusieurs balles, celui qui est considéré comme le principal suspect de cette attaque a été hospitalisé à Lille, selon une source policière. Si les enquêteurs sont certains que le véhicule qu'il conduisait est bien celui qui a percuté les militaires ce matin, ils ne confirmaient pas, à ce stade, que le conducteur arrêté était bien celui qui a renversé les soldats.

L'attaque a eu lieu à 8 heures ce matin, au moment de la relève, a indiqué au Figaro la Préfecture de police de Paris. Selon nos informations, les soldats étaient à pied et rejoignaient leurs véhicules stationnés place de Verdun, non loin de la mairie. Ils se trouvaient près d'une base de cantonnement, où ils sont hébergés dans le cadre de l'opération Sentinelle, lorsqu'une voiture les a violemment percutés. Six soldats du 35e régiment d'infanterie de Belfort «ont été blessés, quatre légèrement et deux plus grièvement», toujours d'après la Préfecture de police. Leur pronostic vital n'était toutefois pas engagé et leurs blessures n'inspiraient plus d'inquiétude dans l'après-midi, selon le premier ministre Edouard Philippe, les blessures subies étant «fort heureusement légères».

«Un acte lâche»

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et la ministre des Armées Florence Parly se sont rendus, à la mi-journée, au chevet des militaires blessés à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne. Le locataire de la place Beauvau a dénoncé «un acte délibéré» et donné quelques détails quant au déroulé de la scène: «Une voiture qui était dans le quartier est arrivée vers le dispositif, elle roulait doucement, à 5 mètres à peu près des militaires, elle a accéléré de manière à pouvoir les percuter. (...) Nous savons que c'est un acte délibéré, ce n'est pas un acte accidentel», a-t-il affirmé.

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, et Florence Parly, ministre des Armées, se sont rendus au chevet des militaires blessés à la mi-journée.

Plus tôt, la préfecture des Hauts-de-Seine avait également évoqué un «acte a priori volontaire». «C'est sans aucun doute délibéré», a déclaré, pour sa part, Patrick Balkany, sur BFMTV. Le maire de Levallois-Perret a précisé que les forces de l'ordre étaient à la recherche d'une voiture de marque BMW. Selon lui, le véhicule était positionné dans une impasse, ce qui laisse penser que le conducteur avait bien l'intention de foncer sur les soldats.

Des secouristes s'occupent des militaires blessés ce mercredi matin.

Dans un communiqué publié dans la matinée, la ministre des Armées a condamné «avec la plus grande fermeté cet acte lâche qui n'entame en rien la détermination des militaires à oeuvrer pour la sécurité des Français». «L'enquête en cours déterminera ses motivations et les circonstances dans lesquelles (l'auteur) a agi», a ajouté Florence Parly. Devant l'Assemblée nationale, le premier ministre Edouard Philippe a rendu hommage aux militaires et félicité «l'ensemble des forces de sécurité qui dans un délai très court ont permis d'appréhender le suspect, principal à ce stade, de cette attaque».

En fin de matinée, le parquet antiterroriste a ouvert une enquête de flagrance pour les chefs de tentatives d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes et criminelle. Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, à la sous-direction antiterroriste et à la Direction générale de la sécurité intérieure.

Un très important dispositif de police a été déployé. Des vérifications dans plusieurs endroits précis et un travail de recherche sur le véhicule - une berline de couleur sombre - et son propriétaire ont été effectués, d'après une autre source policière. Les enquêteurs ont également ont par ailleurs exploité les bandes de caméras de vidéosurveillance. Avec la ville de Nice, Levallois-Perret est une des villes les plus équipées.

Rapidement, plusieurs élus ont manifesté leur soutien aux militaires blessés, à l'image d'Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes.

Source : LeFigaro.fr

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jeudi 27 juillet 2017

Economie : Les industriels de l’armement dans le collimateur du président MACRON

Le budget alloué aux Armées pour l’année 2017 prévoyait une enveloppe de 17,3 milliards d’euros au titre de l’équipement des forces (programme 146). De quoi commander la rénovation de 45 Mirage 2000D, 15 pods de désignation laser de nouvelle génération, 20 engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar, 319 blindés Griffon, un premier lot de véhicules blindés légers (VBL) régénérés, 12.000 fusils HK-416, 23 véhicules lourds pour les forces spéciales et un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de type Barracuda.

Seulement, les 850 millions d’euros d’économies demandés au ministère des Armées, dans le cadre des mesures prises pour la maîtrise des finances publiques (qui représentent 56% du PIB, faut-il le rappeler) seront prélevés sur le budget des équipements, ce qui se traduira par une baisse de 5% de ce dernier.

Pour autant, le président Macron assume pleinement cette décision. Et il l’a encore répété au Journal du Dimanche, ce 16 juillet, avant de revenir sur son « recadrage », deux jours plus tôt, du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), qui a vivement protesté contre cette nouvelle ponction lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

« La République ne marche pas comme ça. Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change », a-t-il lancé.

Seulement, le général de Villiers n’a fait que son travail et son devoir, qui est de dire la vérité aux parlementaires. Pour rappel, selon ses attributions, il est le responsable de « l’expression du besoin en matière de ressources humaines civiles et militaires des armées », de la « définition du format d’ensemble des armées et de leur cohérence capacitaire » et de la « préparation et de la mise en condition d’emploi des armées. »

Aussi, au vu des engagements des forces actuellement (et ce n’est pas lui qui décide des opérations), le CEMA est parfaitement dans son rôle quand il défend le budget des armées afin de pouvoir exécuter au mieux les missions que lui confie l’exécutif.

« Il a donc toute ma confiance », a assuré M. Macron en parlant du général de Villiers. Mais à la condition de « savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la République comme dans l’Armée », a-t-il ajouté.

Mais, selon le JDD, le président Macron a aussi visé les industriels de l’armement. Réfutant « l’idée selon laquelle la meilleure armée serait forcément la plus riche » [qu’il se rassure, il y a encore de la marge pour arriver à la hauteur de l’armée américaine, ndlr], M. Macron s’en est pris aux industriels de l’armement.

« Moi, j’ai des soldats sur des théâtres d’opération, des gens qui attendent beaucoup, je les respecte, je leur dois la protection : l’intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels », a en effet lancé le chef de l’État. Voilà un point qui aurait mérité quelques développements supplémentaires…

Cela étant, il est vrai que les industriels de l’armement s’inquiétent des coupes budgétaires annoncées. Le 12 juillet, Éric Trappier, le Pdg de Dassault Aviation, dont l’activité dépend en grande partie du secteur de l’aviation d’affaire, a appelé à ne pas relâcher « notre effort de défense».

« Si les investissements dans la préparation de l’avenir devaient encore être victimes d’arbitrages budgétaires, ce sont les capacités de notre filière industrielle de continuer à fournir les matériels les plus performants qui pourraient être hypothéquées à terme. De grandes ruptures technologiques sont devant nous (intelligence artificielle, numérique, connectivité, furtivité…). Si nous les ratons, le décrochage technologique et industriel sera inévitable, et notre liberté de décision et d’action, sans laquelle il n’y a pas de souveraineté, sera remise en cause. Comme seront également remises en cause nos capacités de nous adresser au marché export face à une concurrence qui aura, elle, relevé ces défis technologiques », a ainsi prévenu M. Trappier?

Pour rappel, au cours de ces deux dernières années, l’industrie la base industrielle et technologique de défense (BITD) française, qui compte 4.000 PME et une dizaine de grands groupes, a reçu plus de 30 milliards d’euros commandes à l’exportation. En France, elle représente 4% de l’emploi industriel, soit 165.000 emplois directs non délocalisables et de haute technicité. Ses bonnes performances à l’exportation laissent présager la création de 30.000 à 40.000 emplois supplémentaires dans les années à venir.

Source : Zone Militaire


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lundi 24 juillet 2017

Budget des armées : Augmentation de 1,2 milliard... Va-t-on vers un apaisement de la polémique ?

La ministre des Armées dit avoir obtenu le dégel de 1,2 milliard d’euros de crédits. 

Se pencher sur le budget des armées n’est pas simple pour le néophyte, surtout en ce moment, avec l’avalanche de chiffres donnés par l’exécutif. Résumons : pour 2017, le Parlement a alloué 32,7 milliards d’euros (dont 300 millions de recettes exceptionnelles) de à la mission « Défense ».

Sur ce montant, il a été annoncé, puis confirmé, que 2,7 milliards avaient été gelés par la précédente équipe gouvernementale. Cette pratique n’a rien d’inhabituelle : on y a droit chaque année. Il revient au ministre des Armées d’obtenir qu’ils soient débloqués au plus vite alors que Bercy souhaite au contraire les « garder au chaud » le plus longtemps possible, voire carrément les annuler.

Déjà, la ministre des Armées, Florence Parly, a perdu une première manche : 850 millions d’euros ont été annulés par le ministère de l’Action et des Comptes publics. Cette somme correspond à celle qui manquera pour financer les opérations extérieures, pour lesquelles 450 millions d’euros avaient été initialement provisionnés dans le budget des Armées.

Normalement, si la Loi de programmation militaire avait été respectée à la lettre, ces 850 millions d’euros aurait dû faire l’objet d’un financement interministériel, comme le veut la pratique depuis une dizaine d’années. Mais ce ne sera donc pas le cas : ils seront donc prélevés sur le programme 146 « Équipement des Forces ». Cette annonce a été à l’origine de la première crise du quinquennat de M. Macron, marquée par la démission du général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA).

Avec 850 millions annulés, restait donc à Mme Parly d’obtenir le dégel de 1,85 milliard. Et visiblement, d’après ce qu’elle a affirmé dans les colonnes du Journal du Dimanche, elle pu en arracher 1,2 milliard à Bercy.

« Je suis en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2 milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci », a expliqué la ministre. Le 20 juillet, Mme Parly a rencontré, tôt le matin, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, avant de s’envoler vers Istres avec le président Macron.

Si ce dégel devrait permettre à la Direction générale de l’armement (DGA) d’éviter une cessation de paiement, la coupe de 850 millions d’euros pourrait accroître le report de charges de cette dernière. Report qui a déjà atteint le niveau, préoccupant, de 3,1 milliards d’euros fin 2016.

Cela étant, cette annonce, qui vient fort à-propos après les tensions de ces derniers jours, peut donner le sentiment à l’observateur peu au fait des questions budgétaires que le budget des Armées a été augmenté. Or, il n’en est évidemment rien. Comme le rappelle le député (LR) François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense à la commission des Finances, ce dégel « ne constitue pas un cadeau fait aux armées mais le strict respect de la loi de finances initiale. »

« Je me suis engagée à ce que les annulations de crédits n’aient pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération. C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage », a par ailleurs souligné Mme Parly, sans donner de précision sur les programmes affectés par les coupes.

« Pour 2018, le budget de la défense augmentera de 1,8 milliard, ce qui fait une croissance de 5 % par rapport à 2017. Et, dans cette augmentation confirmée par le Président à Istres pour 2018, il est prévu 200 millions d’euros qui seront affectés à de l’équipement de base pour les militaires », a également dit la ministre, qui s’est vantée d’avoir obtenu le « meilleur budget de la Défense depuis 10 ans. » Sur ce point, on jugera au moment de son exécution.

 Source : Zone Militaire


 
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