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Tag - Défense Nationale

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mardi 12 février 2019

Armée de terre : La Légion étrangère veut recruter 1.245 volontaires en 2019

Entre 2015 et 2018, la Légion étrangère a recruté massivement, au point de retrouver, en terme d’effectifs, le format qui était le sien il y a 30 ans, soit 8.900 légionnaires. Soit 11% des effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre, qui compte 77.000 militaires.

L’an passé, dans un dossier de presse publié à l’occasion du 14-Juillet, le commandement de la Légion étrangère [COM.LE] expliquait que cette « montée en puissance des effectifs » était « quasiment achevée », alors que la 5e compagnie de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère s’apprêtait à devenir pleinement opérationnelle.

« Pour autant, cette montée en puissance, réalisée pour les effectifs, ne sera pleinement achevée que lorsque tous les spécialistes et gradés nécessaires à ce nouveau format seront formés », fit valoir le COM.LE.

En 2014, la Légion étrangère avait recruté 949 nouveaux légionnaires. Avec la décision d’augmenter les effectifs de la FOT, après les attentats de janvier 2015 et le lancement de l’opération intérieure Sentinelle, ses bureaux de recrutement n’ont pas chômé : la même année, 1.809 recrues ont rejoint ses rangs, puis 1.701 autres ont fait de même en 2016.

Puis, pour les deux années suivantes, l’objectif en matière de recrutement a été revu à la baisse [1.377 recrues en 2017 et « seulement » 1.100 en 2018]. Pour 2019, la tendance est de nouveau à la hausse car, d’après une annonce postée sur les réseaux sociaux, la Légion étrangère a fait savoir qu’elle doit recruter 1.245 nouveaux légionnaires en 2019.

« La Légion Étrangère est chargée du recrutement des volontaires désirant servir la France à titre étranger (Décret 2008-956 du 12/09/2008). En 2019, elle recrutera près de 1.250 candidats, français ou étrangers, pour des postes de combattants au sein des régiments Légion de la Force Opérationnelle Terrestre », a-t-elle en effet fait savoir. Ce qui veut dire que, cette année, 5,7% des recrues du ministère des Armées devraient être des légionnaires.

Pour rappel, pour espérer rejoindre la Légion étrangère et porter le képi blanc, il faut être âgé de plus de 17 ans et demi et de moins de 39 ans et demi. Après une visite médicale, les candidats doivent passer des épreuves sportives pour mesure leur condition physique [7 tractions complètes en pronation, test Luc Léger]. Le taux de sélection est important [20%] étant donné que, chaque année, plus de 8.000 candidats poussent, en moyenne, la porte d’un bureau de recrutement.

« Seuls ceux qui semblent capables et désireux de s’adapter aux règles de la vie en collectivité peuvent prétendre à être incorporés. Le principe du recrutement à titre étranger autorise également un candidat français à postuler pour la Légion, même s’il sert sous statut ‘à titre étranger’, comme ses camarades étrangers », précise la Légion étrangère.

Les francophones, essentiellement des Français, représentent ainsi environ 11% du recrutement. « La présence d’un minimum de francophones dans la troupe participe à l’enseignement du français, indispensable pour comprendre les ordres », fait valoir le COM.LE.

Le légionnaire-type est âgé de 23 ans en moyenne et « a déjà une certaine maturité et une certaine expérience, souvent militaire. » En outre, il « a un bon niveau général » et, évidemment, une « excellente condition physique ».

Source : Zone Militaire

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jeudi 31 janvier 2019

Budget des Armées : Aucune économie ne sera faite sur la défense pour financer les mesures sociales et fiscales

« Il n’y aura aucune économie faite sur la défense... » Emmanuel Macron

Baisse de la CSG pour les retraités dont la pension mensuelle est inférieure à 2.000 euros, revalorisation de la prime d’activité pouvant aller jusqu’à 100 euros, heures supplémentaires défiscalisées… Les mesures annoncées par le président Macron (et votées au Parlement) afin de répondre au mouvement des « gilets jaunes », lequel a exprimé, depuis, d’autres revendications, auront un coût de 8 à 10 milliards d’euros selon les estimations.

À cela, il faut ajouter les conséquences économiques des blocages, lesquels devraient peser sur la croissance. Et donc sur les rentrées fiscales.

Étant donné le niveau de la dette publique, qui frôle déjà le seuil des 100% du PIB, la question de savoir comment ces mesures allaient être financées s’est rapidement posée. Avant même les annonces présidentielles, la ministre des Armées, Florence Parly, avait même dit ne pas exclure une contribution de son ministère. De quoi menacer la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 avant même son entrée en application.

« La recrudescence des menaces est aujourd’hui peu contestée. En revanche, il n’est pas certain que le soutien que l’opinion publique apporte au redressement de l’effort de défense, se maintiendra toujours à un niveau si élevé », avaient, par ailleurs, alerté les sénateurs Cédric Perrin et Hélène Conway-Mouret, dans un rapport pour avis sur l’Équipement des forces [programme 146], dans le cadre du projet de loi de finances initiale 2019.

Lors de son déplacement au Tchad, où il a rencontré les militaires de la force Barkhane, M. Macron a rappelé que le coût des mesures relatives au pouvoir d’achat sera compensé par « des économies en matière de dépenses publiques ». Cependant, le budget du ministère des Armées devrait être préservé.

« Il n’y aura aucune économie faite sur la défense, nos armées et la loi de programmation militaire », a en effet assuré M Macron, alors qu’il était interrogé par l’AFP.

« Nous avons pris la peine en début de quinquennat d’avoir une analyse de notre situation stratégique, d’autre part […] de préparer cette loi de programmation, [qui] a été longuement débattue et votée », a ensuite souligné le président Macron. Et cette LPM est « ce que nous devons à nos soldats, à leur quotidien. C’est ce que nous devons à nos concitoyens parce que c’est leur défense et leur sécurité, aujourd’hui et demain, parce que la menace est constamment en train de changer », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire - Photo : AFP


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mardi 29 janvier 2019

Armée de l'air : L’Agence de l’innovation de Défense lance un défi pour améliorer la sécurité des bases aériennes

Dans un rapport pour avis sur le « soutien et la politique de défense », publié en novembre 2016, et alors que le Plan Cuirasse avait été activé depuis les attentats de janvier 2015, il avait été fait état de 31 tentatives d’intrusion dans des enceintes militaires, soit cinq fois plus par rapport à l’année précédente.

Les tentatives d’intrusion dans une base aérienne font partie des menaces auxquelles les aviateurs doivent se préparer dans le cadre des exercices BASEX, organisés deux fois par an. Ainsi, à Luxeuil, en avril 2018, un scénario prévoyait une prise d’otage de personnels de la base aérienne 116, avec l’intervention du PSIG Sabre de la Gendarmerie nationale, avec coordination avec l’escadron de protection et avec la brigade de gendarmerie de l’Air.

La menace terroriste n’est pas la seule. Des intrusions peuvent aussi avoir pour objet le vol d’équipement, l’espionnage ou encore le sabotage. Aussi, afin d’améliorer la sécurité et la protection des bases aériennes, l’Agence de l’innovation de Défense [AID] vient de lancer un défi aux industriels, chercheurs, start-up et autres PME, avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA) et de l’armée de l’Air.

Ce défi s’adresse à ceux qui disposent [ou sont susceptibles de disposer] de solutions technologiques dans les domaines de la « surveillance par drone, des applications mobiles, de la biométrie, des systèmes de communication [phonie, transmission de données…], du traitement de l’image et de la vidéo, du Big Data, de l’intelligence artificielle, du design d’interfaces numériques centrées sur les usages, etc… ».

D’autres « briques technologiques » intéressent l’AID, notamment dans les domaines de « l’hypervision, de la fusion, du traitement, de l’analyse, d’aide à la prise de décision, de moyens de conduite d’opération de sécurisation, de la diffusion et du partage de données complexes structurées et non structurées [images, textes, données chiffrées, géolocalisées…].

L’objectif, est-il expliqué dans le dossier de présentation de ce défi appelé « Systèmes de Protection des bases aériennes » [ProDef], est de faire « émerger des solutions technologiques innovantes, pour les forces dans le cadre d’une démarche d’innovation ouverte, permettant d’améliorer l’efficacité et l’agilité du système de sécurisation d’une base aérienne, en utilisant des moyens mobiles déployables facilement. » Nul doute que cela intéressera également l’armée de Terre et la Marine nationale…

Visiblement, ceux qui auront relevé ce défi ne devront pas perdre de temps. Après la clôture des inscriptions [le 3 février], une journée de présentation sera organisée cinq jours plus tard, l’objectif étant de faire découvrir aux candidats la problématique de la protection des bases aériennes (environnement, géographie, contraintes, etc).

Puis les candidats auront jusqu’au 11 mars pour élaborer une proposition et la soumettre à l’AID. Enfin, deux semaines plus tard, un jury se réunira pour sélectionner les projets les plus pertinents.

> Pour s’inscrire : PRODEF: Défi de Protection Défense des bases aériennes

Source : Zone Militaire

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mardi 22 janvier 2019

Le président Macron aux militaires : « Soyez fiers! »

Cette année, le président Macron a réservé aux seuls militaires et personnels civils de la Défense son unique cérémonie des vœux pour la nouvelle année. Et, ce 17 janvier, il s’est donc rendu au Pôle national des opérations aéroportées de Toulouse-Francazal à cette fin.

Fier de servir la France, fier de votre engagement, fier de protéger...

À cette occasion, le chef de l’État a pris la parole pendant près d’une heure, abordant les opérations, les questions budgétaires ou encore la condition militaire.

Sans trop entrer dans les détails, M. Macron a ainsi défendu la nécessité de poursuivre la transformation du ministère des Armées en insistant sur l’innovation et l’amélioration des processus d’acquisition des matériels. Non pas pour dégager des marges de manoeuvres budgétaires ou pour « faire plus avec moins » mais pour pour porter une ambition plus élevée. Il faut « voir haut, voir grand », a-t-il lancé, assurant que la période des « réformes subies » était désormais révolue au profit de celle des « transformations choisies ».

Par ailleurs, le président Macron a également évoqué la réforme des retraites à venir, en donnant une nouvelle fois l’assurance qu’elle préservera le modèle d’armée et qu’elle tiendra compte des sujétions propres au métier des armes.

Mais c’est à la fin de son discours que le président a semblé sortir de son fil conducteur en livrant un plaidoyer en faveur de la notion de l’engagement et de l’honneur de « servir ».

« Il y a une chose qui nous rend plus forts que tous les autres. Les jeunes s’engagent comme nulle part ailleurs. Ils sont fiers de servir le pays. Et d’autres sont fiers de les commander. Et ça, ça n’a pas de prix. Ce ne sont pas des décrets , des lois. C’est l’histoire de la Nation française et la force de ses armées », a lancé M. Macron.

« Je veux simplement vous redire : soyez fiers. Fiers de servir la France. Soyez fiers comme le chef des Armées est fier de vous. Soyez fiers comme le peuple français et fier de ses militaires », a enchaîné le président Macron. Et cela, a-t-il continué, « parce que votre engagement épargne des vie, protège des populations entières, fait progresser chaque jour la justice, la liberté, la paix ».

« Soyez fiers parce que vous êtes des exemples pour notre jeunesse », a encore insisté le président. « Soyez fiers comme je suis fier de vous, parce qu’il n’y a rien de plus noble que de servir son pays, son avenir et qu’il n’y a rien de plus fort, de plus noble que de se battre pour les valeurs universelles de la France, ces valeurs universelles qu’elle défend depuis si longtemps », a-t-il conclu, sous les applaudissements.

Source : Zone Militaire

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vendredi 4 janvier 2019

Emmanuel Macron : La construction d’un nouveau porte-avions n’est pas forcément garantie

Lors du dernier salon Euronaval, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé le lancement des études relatives au futur porte-avions destiné à la Marine nationale, en précisant qu’elles devaient répondre à au moins trois questions à savoir les menaces que ce navire aura à affronter, les choix technologiques qu’il suppose et l’innovation qui devra l’accompagner tout au long de sa vie opérationnelle.

« Faisons de ce porte-avions, une véritable base avancée de notre marine. […] Nous devrons être réalistes mais ambitieux. Et grâce à ces études approfondies, imaginatives et rigoureuses, nous pourrons établir l’architecture de ce futur porte-avions et poser les bases de l’organisation industrielle nécessaire pour le bâtir en respectant les délais et les coûts », avait affirmé Mme Parly.

Ses propos ne laissaient guère de place au doute : la construction d’un nouveau porte-avions semblaient alors inscrite dans le marbre. Ou presque.

Seulement, lors de son intervention télévisée du 14 novembre, faite justement depuis le porte-avions Charles de Gaulle, le président Macron a laissé entendre que ce n’était pas forcément le cas.

« Dans ce lieu inouï [le Charles-de-Gaulle], le seul porte-avions européen à propulsion nucléaire, nous sommes les seuls au monde avec les Américains à disposer d’une telle technologie. […] C’est un joyau de notre armée, de notre technologie, de notre industrie de défense et de l’excellence des hommes et des femmes de notre armée », a déclaré M. Macron.

Après avoir abordé la question de l’autonomie stratégique européenne dans le domaine militaire, il a été demandé à M. Macron si la France allait « bâtir un ou deux autres porte-avions nucléaires » dans les années à venir.

« Il est trop tôt pour le dire », a répondu le président Macron. Évoquant les études en cours, dont les conclusions seront connues en 2020 (une «année charnière », a-t-il dit), il a ajouté que cela dépendra de l’évolution de la menace.

« Est-ce que c’est cet équipement qui est la meilleure réponse ou est-ce qu’il faut d’autres types de réponses?, a demandé le chef de l’Élysée. En outre, il faudra regarder l’évolution des technologies et voir aussi « comment évoluent nos partenaires ». Et donc, a-t-il continué, « c’est tout ce que nous sommes en train d’étudier ». Et d’ajouter : « Ce sont des tas de sujets stratégiques, techniques et opérationnels. »

Mais, a fait observer le président Macron, il y aura également un aspect budgétaire. « Un autre porte-avions comme celui-ci [le Charles-de-Gaulle], c’est 4 à 5 milliards d’euros. C’est aussi un coût. Donc, ce choix, on le fera en 2020 mais rien n’est exclu aujourd’hui. Ce choix sera conduit par un objectif : protéger la France et les Français » en permettant « à nos soldats d’avoir les meilleurs outils pour cela ». En un mot : «Être en capacité de répondre aux menaces du monde d’aujourd’hui et de demain ».

Si le porte-avions est un marqueur incontestable de la puissance d’une marine (et, par extension, de celle d’un État), il n’en reste pas moins que sa pertinence, telle qu’on la connaît actuellement, a été remise en cause par plusieurs rapports publiés récemment aux États-Unis par des centres de réflexion.

« Alors que la marine américaine jouit depuis longtemps d’une liberté d’action sur les océans du monde, son règne sans précédent est sur le point de s’achever. Au cours des dernières années, un certain nombre de pays, dont la Chine, la Russie et l’Iran, ont accéléré leurs investissements dans les capacités de déni et d’interdiction d’accès [A2/AD] avec des systèmes de défense anti-aérienne avancés, des missiles balistiques et de croisière anti-navires, des sous-marins et des porte-avions. Ces capacités vont probablement se multiplier dans les années à venir, imposant des contraintes plus grandes que jamais aux opérations des porte-avions américains », estimait ainsi, en 2016, le Center for a New American Security.

Ces capacités A2/AD vont ainsi obliger les porte-avions américains à opérer loin de leurs objectifs afin d’éviter de s’exposer à une telle menace. D’où d’ailleurs le développement du drone MQ-25 Stingray, destiné à ravitailler en vol les chasseurs-bombardiers embarqués.

Quant à la menace des missiles balistiques anti-navires, que la Chine est en train de développer avec le DF-21, elle suscite un certain scepticisme chez les spécialistes.

« Je n’ai pas d’éléments précis sur les missiles anti-navire chinois. J’en entends parler mais il me paraît difficile – je suis missilier balistique de formation – d’atteindre un bâtiment en mouvement avec un missile balistique. Mais pourquoi pas ? Les Chinois ont montré qu’ils étaient capables d’aveugler des satellites avec des lasers. Cependant, je me méfie », avait ainsi expliqué l’amiral Bernard Rogel, ex-chef d’état-major de la Marine nationale et actuellement chef d’état-major particulier du président Macron.

Et pour cause : un fois lancé, un missile balistique suit une trajectoire suborbitale pour ensuite se diriger vers une cible statique. Et, a priori, le DF-21 chinois, présenté comme étant un « tueur de porte-avions », n’a encore jamais touché un objectif en mouvement, ce qui relative beaucoup de chose. En revanche, tel n’est pas le cas des missiles hypervéloce (ou hypersonique), qui seront plus difficiles à repérer et à intercepter. La Russie en développerait un, à savoir le 3M22 Tsirkon.

Source : Zone Militaire

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mercredi 2 janvier 2019

Armée de Terre : La 1e Division mène un exercice de rappel de ses anciens militaires...

Il existe deux types de réserve opérationnelle : celle de niveau 1 [RO 1] qui concerne ceux qui ont souscrit un contrat d’engagement à servir dans la réserve et celle du niveau 2 [RO 2], dont font partie les anciens militaires qui, ayant quitté l’uniforme depuis moins de cinq ans restent mobilisables étant donné qu’ils sont soumis à une obligation de disponibilité.

Seulement, il y a les effectifs théoriques et ceux que l’on peut effectivement mobiliser dans la mesure où, une fois qu’il a quitté l’armée, un ancien militaire peut avoir quitté la région où il était affecté… D’où l’exercice Vortex, que l’armée de Terre a pris l’habitude de conduire tous les ans depuis 2016. L’objectif est de vérifier la disponibilité de ses anciens militaires qui appartiennent encore à la RO2, afin de pouvoir les solliciter en cas de crise majeure.

Cette année, c’est la 1e Division qui a procédé au rappel des réservistes de la RO2, notamment ceux ayant donc servi au sein de son état-major, de la 7e Brigade Blindée, du 1er Régiment d’Artillerie, du 19e Régiment du Génie et du 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (*). Au total, 6.800 anciens militaires ayant quitté les drapeaux depuis 2013 étaient concernés.

Le communiqué de l’armée de Terre ne précise pas combien ont répondu à l’appel. Mais lors des exercices précédents, conduits par la 11e Brigade Parachustiste et la 1e Brigade Logistique en 2016 ainsi que par la 3e Division en 2017, le taux de réponse s’était élevé aux alentours de 42-44%.

Ceux ayant pu répondre à la convocation qui leur avait été adressée ont donc passé une journée dans leur ancienne unité pour suivre plusieurs «ateliers», dont un contrôle administratif, une visite médicale, la perception d’habillement et des séances d’information sur les changements opérés au sein de l’armée de Terre et les nouveaux matériels ainsi que sur la réserve opérationnelle, l’un des objectifs étant d’en voir une partie « basculer » vers la RO1. Ce que, en 2017, 14% des convoqués avaient dit souhaiter faire.

De tels exercices de convocation n’avaient plus été menés depuis 1996 et la fin annoncée de la conscription. L’armée de Terre peut théoriquement compter sur 38.000 anciens militaires si elle doit répondre à une crise majeure sur le territoire national.

(*) La 1e Division regroupe la 27e brigade d’infanterie de montagne, la 9e brigade d’infanterie de marine, la 7e brigade blindée et la brigade franco-allemande (BFA).

Source : Zone Militaire - Photo : armée de Terre

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jeudi 27 décembre 2018

France : Inquiétudes du chef d'état-major des armées sur nos capacités militaires

Malgré la hausse des moyens prévue par la loi de programmation militaire, les forces françaises seraient incapable de se lancer dans un conflit majeur, a assuré le général Lecointre lors d’une audition à l’Assemblée nationale.  

C'est tout le charme des auditions parlementaires à huis clos : on sait quand elles se déroulent, jamais quand le compte-rendu est rendu public. Le compte-rendu de l'audition du chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, pourtant effectuée le 18 octobre 2018 devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, n'a ainsi été publié que ces derniers jours. Le contenu valait heureusement l'attente. Le général Lecointre est revenu sur ses propos de la précédente audition, en juillet dernier, qui avaient fait jaser le microcosme militaire. "A l'issue de la période de programmation militaire qui s'ouvre, assurait alors le CEMA, notre armée ne sera plus éreintée, sous-équipée, sous-dotée et sous-entraînée comme aujourd'hui. Mais elle restera une armée des "dividendes de la paix", une armée de temps de paix".

Trois mois après, le chef d'état-major des armées assure qu'il ne réemploierait pas le terme d'"armée de temps de paix". Mais si les termes évoluent un peu, le constat est le même : "Nous sommes une armée de temps de crise, mais pas de temps de grande conflictualité, résume le général Lecointre. Nous ne sommes pas en mesure, et nous n'avons pas de scénario prévoyant d'être engagés dans une guerre inter-étatique massive." Quelques lignes plus loin, le CEMA enfonce le clou. "Nous sommes attentifs à la brutalisation du monde, à ce qui peut se passer demain, mais aujourd'hui je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse."

Le redressement prendra du temps

Certes, la loi de programmation militaire, présentée comme une "LPM de reconquête" par le ministère des armées, est très positive, salue le général Lecointre. La LPM prévoit une hausse du budget de défense de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'à 2022, et de 3 milliards d'euros par an de 2023 à 2025, pour atteindre 50 milliards d'euros en 2025, soit environ 2% du PIB. Mais le CEMA souligne que cette remontée en puissance financière mettra du temps pour donner ses pleins effets. "L'avantage que nous aurons, à la fin de l'exécution de la loi de programmation, sera d'être une armée reconstituée, ayant préservé une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau et capable, si nécessaire – si des signes nous laissaient à penser que nous allions vers un conflit majeur –, d'effectuer un effort de montée en puissance majeure, indique le général Lecointre.  Mais, je le répète, nous n'en sommes pas là, nous n'imaginons pas aujourd'hui que cela puisse arriver."

Quelles forces doit pouvoir déployer la France en cas de conflit ? La loi de programmation militaire 2019-2025, votée en juillet dernier, définit, dans son rapport annexé, un "contrat opérationnel" pour les armées, qu'elles doivent être capables d'honorer à l'horizon 2030. Dans le cas d'une opération de "coercition majeure", l'armée devra pouvoir déployer "jusqu'à 2 brigades interarmes représentant environ 15 000 hommes des forces terrestres", qui doivent pouvoir mettre en œuvre 140 chars Leclerc, 130 blindés de reconnaissance et de combat Jaguar, 800 véhicules de combat d'infanterie, 64 hélicoptères et 48 canons Caesar.

Force de réaction immédiate

L'armée de l'air doit être en mesure de déployer 45 avions de chasse, 9 avions de transport stratégique et de ravitaillement, 16 avions de transport tactique, 4 systèmes de drones armés, jusqu'à 4 avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR), avec deux à trois bases aériennes projetées comme la base H5 de Jordanie utilisée actuellement pour l'opération Chammal au Levant. La marine, elle, doit pouvoir déployer une force navale composée du porte-avions avec son groupe aérien, ainsi que 2 bâtiments de projection et de commandement, jusqu'à 8 frégates, 2 sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda, 5 avions de patrouille maritime et des moyens de guerre des mines et de ravitaillement à la mer.

Parallèlement, pour faire face à une opération urgente, la LPM prévoit une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2 300 hommes projetables sur très court préavis. Cette force, dotée de blindés, hélicoptères, d'une dizaine d'avions de chasse et de tous les moyens de soutien nécessaires, doit être projetable à 3 000 km dans un délai de 7 jours. Avant ce délai, la France doit être capable d'effectuer des frappes en profondeur par des moyens aériens et navals. La FIRI doit pouvoir être renforcée à hauteur de 5 000 hommes sous 30 jours, équipés de moyens complémentaires,  dont des systèmes de missiles sol-air SAMP/T et des drones de surveillance.

Dépendance américaine

Si ces moyens peuvent paraître impressionnants sur le papier, ils ne suffiraient pas pour un conflit majeur, un scénario qu'il serait bien imprudent d'exclure totalement. En juillet dernier, le général Lecointre soulignait ainsi que la "LPM ne nous permettra pas d'être une armée susceptible d'être engagée seule dans un conflit majeur en Europe centrale, par exemple". Une telle intervention, soulignait-il, ne serait possible que "dans le cadre de l'Otan et avec un soutien massif des États-Unis."

Source : Vincent Lamigeon

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dimanche 16 décembre 2018

Dispositions statutaires : Du nouveau pour les militaires en activité et leurs soldes

= INFORMATION =

Au journal officiel du 9 décembre 2018 est paru le décret n° 2018-1099 du 7 décembre 2018 qui fixe les modalités de reclassement consécutives à la transposition du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations applicables aux sous-officiers et officiers mariniers de carrière des armées et du soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et à certains sous-officiers et personnel militaire de rang équivalent. 

Ce décret ainsi que les dispositions réglementaires qu'il modifie peuvent être consultés sur le site Légifrance :

La FNCV vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année ;-)

Source : Infos FNCV

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vendredi 30 novembre 2018

1914-1918 : Monument aux morts de la Grande Guerre de la Ville de Paris au Père Lachaise

Le dimanche 11 novembre 2018, à l’occasion du centenaire de l’Armistice, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a inauguré le premier monument aux parisiens de la Première guerre mondiale sur le mur d’enceinte du Père-Lachaise.

Aucune plaque, stèle ou sculpture? que ce soit au sein des mairies d’arrondissement ou dans les établissements scolaires, entreprises et édifices religieux, ne rassemblait, jusqu’à présent, l’intégralité des noms des victimes parisiennes de la « Grande Guerre », 

Cette absence est désormais comblée avec la création du Monument aux 94 415 parisiens tombés dans les combats de la Première Guerre mondiale. Apposé sur le  mur d’enceinte du cimetière du Père Lachaise, le long du boulevard de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement, cette ligne « bleu horizon » de 280 mètres de long, incarne le trait d’union entre les Parisiens, l’histoire de Paris et la mémoire collective des Français.

En complément essentiel de ce Monument, un mémorial virtuel rappelle les parcours de ces Parisiens Morts pour la défense de leur pays.

Le site « 14-18 Monument aux Morts de la Grande Guerre - Ville de Paris », dont Le lien figure ci-après, est destiné à diffuser auprès du public les noms des soldats « Morts pour la France » inscrits sur les livres d'or conservés dans les mairies d'arrondissement de Paris :

Site : 14-18 Monument aux Morts de la Grande Guerre - Ville de Paris

Christian BENAMOR - FNCV


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dimanche 18 novembre 2018

Armistice du 11 novembre 1918 : L’hommage de la jeunesse à Quimper...

Hommage des jeunes à un poète oublié
A tous les poilus Morts pour la France

Voici un moment d’une rare force et émotion vécu par nos membres de la section du Finistère de la FNCV.

Cette opération a représenté une année de travail avec l’ONACVG, l’académie, les écoles, le souvenir français ainsi que toutes nos associations du monde combattant avec la DMD du Finistère pour un résultat époustouflant.

Plusieurs de nos membres étaient sur les rangs avec nos porte-drapeaux qui ont accompagnés les élèves dans les rues de Quimper. Ils ont pu aussi apporter leurs témoignages sur leurs vécus et leurs engagements en OPEX sur l’ex Yougoslavie et le Liban à la fin de l’après-midi lors de Forum qui ont réunis des centaines de lycéens avec leurs professeurs. XAG

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Près de 1 500 élèves étaient réunis, vendredi 16 novembre 2018, dans le centre-ville de Quimper, pour célébrer la fin de la Première Guerre mondiale. Une cérémonie qui a fait la part belle aux plus jeunes, désormais messagers de la mémoire. 

C’était une cérémonie attendue. Initialement prévue le 9 novembre, la célébration du centenaire de l’Armistice avait dû être reportée à cause du mauvais temps. Mais, vendredi, écoliers, collégiens et lycéens, du public comme du privé, étaient bien présents place Saint-Corentin, sous un ciel chargé de lourds nuages gris. Un temps de circonstance pour rendre hommage aux Poilus, morts dans les affrontements durant la Grande Guerre.

Placée sous le signe de la jeunesse, la commémoration était en partie organisée par un groupe de seize lycéens. « Une cérémonie faite par nous et pour nous », a rappelé un lycéen au micro de la tribune, vendredi. Elle était avant tout à l’initiative du Trinôme académique du Finistère, soit le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Armées et l’Institut des hautes études de la Défense nationale, avec la participation de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et du Souvenir français.

Cet hommage à une génération perdue s’est traduit par le dévoilement d’une stèle érigée en l’honneur de Jean Le Roy, poète né à Quimper et mort au front le 26 avril 1918, à seulement 23 ans.

Dans son allocution, le maire Ludovic Jolivet a dit son souhait de réhabiliter cet artiste « oublié ». « Un éternel jeune homme qui mérite sa place au cœur de notre cité ». Ami d’Apollinaire et de Jean Cocteau, ce dernier dira de lui à sa mort qu’il « était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime.

Le monument exposé pour la première fois aux yeux de tous, place Saint-Corentin, sera déplacé dans les prochains jours, place Alexandre-Massé. « Un oubli aujourd’hui réparé, a alors signifié Ludovic Jolivet. Nous démontrons une nouvelle fois que nous possédons une mémoire qui n’exclut personne et surtout pas ce jeune homme qui aurait pu profiter de la vie tout à son aise mais qui a choisi de sacrifier la sienne pour ce qu’il croyait juste et bon ».

Différents élèves se sont ensuite succédé sur l’estrade pour lire, devant leurs camarades, quelques poèmes de l’artiste disparu. Tous ses vers sont désormais réunis dans le recueil « Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées », grâce à l’association Les Amis de Louis Le Guennec.

« Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation... »

Devant les élèves de la vingtaine d’établissements scolaires du premier et du second degrés, Martin Lesage, directeur de cabinet du préfet du Finistère, a ensuite insisté sur la passation de mémoire entre les générations d’hier et d’aujourd’hui. « Un siècle, c’est une éternité. Pour nos souvenirs, il reste désormais les livres d’histoire, a-t-il déclaré. Ce souvenir est notre salut pour nous protéger des guerres fratricides. Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation (…). Je suis heureux de voir toute cette jeunesse réunie. Ce sera à vous de faire vivre cet héritage et de le protéger ».

Au son du bagad Ar Re Goz, un cortège s’est alors formé pour rejoindre l’esplanade François-Mitterrand et déposer des fleurs au pied du monument aux morts en l’honneur du 118e régiment d’infanterie…/…

L’hommage s’est conclu par la remise des prix du concours du soldat méconnu, remporté par l’école élémentaire Léonard-de Vinci de Saint-Evarzec. Les élèves devaient faire des recherches et réaliser un carnet de bord sur un Poilu et, ainsi, s’approprier l’histoire de la Grande Guerre.

Source : Information transmise par Xavier Guilhou, président de la section du Finistère de la FNCV

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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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lundi 18 juin 2018

Secret-défense ! Les échecs de missiles français tirés en Syrie... Bug ou piratage ?

Syrie : enquête sur les ratés des missiles français

Des missiles français ont été tirés dans le cadre d'une opération menée dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, opération qui a pour but de "punir" Bachar al-Assad.

Dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis bombardent la Syrie. Mais plusieurs missiles français ne partent pas à cause de défaillances. L’État se retranche derrière le secret-défense pour ne pas fournir d’explications.

"Tous les missiles français sont parvenus à leur objectif". Le 14 avril 2018, Florence Parly, la ministre des Armées, annonce que les frappes visant la Syrie qui viennent d’être conduites par la France et ses deux alliés, sont un succès. Une affirmation pourtant partielle, qui cache une réalité moins "glorieuse" pour la Défense française : quatre missiles sur les seize prévus n'ont finalement pas été tirés. Que s’est-il donc passé ce jour-là ?

Une opération coordonnée

Ces missiles français ont été tirés dans le cadre d'une opération menée dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, opération qui a pour but de "punir" Bachar al-Assad, après l'attaque chimique commise une semaine plus tôt, le 7 avril, à Douma, que la France et ses alliés attribuent au régime de Damas. Paris, Washington et Londres décident de frapper militairement des sites de fabrication et de stockage d’armes chimiques en Syrie. Plusieurs cibles sont prévues : l’une en banlieue de Damas, visée par les britanniques et les américains, et deux autres dans le centre du pays, près de Homs, sur lesquelles vont intervenir les Français. Le 14 avril, à 3h du matin, le président américain Donald Trump annonce les frappes.

Un scénario simple qui s'enraye

Dans ce dispositif commun, l'action de la France se décompose en deux volets : l’un aérien et l’autre maritime. Côté air, onze avions de combat dont cinq Rafales sont prévus, ces derniers transportant chacun deux missiles Scalp. Côté mer, trois frégates multi-missions (FREMM) sont déployées en Méditerranée, toutes équipées pour la première fois de missiles de croisière navale (MdCN, d'une portée de 1 000 km).

Mais lors de l'opération, tout ne se passe pas comme prévu. Le 17 avril, le site La lettre A révèle que les frégates ont connu plusieurs aléas techniques. "La première frégate a fait face à un bug informatique et n'a pas pu tirer, confirme Jean-Marc Tanguy, grand reporter au magazine RAIDS. Sur la deuxième, les missiles font long feu et ne partent pas." Les commandants décident alors de recourir à la troisième frégate de secours. "C'est elle qui se charge de tirer les trois missiles MdCN, les seuls qu'elle détient à bord", poursuit le journaliste.

Cette opération militaire se déroule dans un laps de temps très court, avec un créneau de tir de seulement quelques minutes. Impossible donc pour les deux premières frégates de retenter leur chance. Résultat : au lieu des huit missiles prévus, seuls trois sont effectivement tirés.

Un des avions Rafale a lui aussi a connu des ratés. Un des dix missiles Scalp n'a pas donné toutes les garanties nécessaires à son lancement. "Quand l'ordre est donné de frapper, le missile fait lui-même ses vérifications grâce à son intelligence artificielle intégrée, explique un militaire qui préfère rester anonyme. Si tout va bien, les feux sont au vert, mais là ça n'a pas été le cas. En raison du temps très court pour mener à bien la mission, les pilotes ont préféré désactiver la charge et larguer le missile en pleine mer."

Bug ou piratage ?

Comment les autorités expliquent-elles ces bugs à répétition ? La ministre des Armées Florence Parly invoque le secret-défense sur cette opération militaire. "Nous n'avons pas l'habitude de commenter ce que nous faisons, se défend la ministre. Ce sont des informations classifiées." Pas question pour l'armée de donner des informations à l’adversaire. Malgré nos sollicitations, ni la Marine nationale, ni Naval group (l’industriel français qui construit les frégates), ni MBDA (leader européen de la fabrication de missiles) n'ont donné suite à nos demandes d'interviews.

Difficile dans ce contexte de pouvoir apporter une réponse précise sur ce qui s'est réellement passé cette nuit-là. Mais plusieurs sont évoquées pour tenter de d'expliquer ces ratés.

Les nouveaux missiles MdCN ont-ils suffisamment été testés ?

"Il n'y a eu qu'un seul test officiel effectué pour ces missiles, relève Vincent Groizeleau rédacteur en chef du magazine Mer et Marine. Ce n'est peut-être pas assez, mais cet essai a très bien fonctionné". Généralement, plusieurs essais sont réalisés avant la mise en service opérationnelle. "On a considéré que ce système était valide, constate le journaliste. L'armée a décidé qu'il n'y avait pas besoin de faire d'autres tests."

Ces bugs à répétition ont-ils été causés par un piratage russe ? "Dans la zone où sont positionnées les frégates françaises, la présence de sous-marins russes a été relevée, affirme un parlementaire membre de la commission de la Défense nationale. Les russes semblent avoir retrouvé d'importantes capacités militaires." De là à penser qu'il y a pu avoir piratage ? "C'est une question pour l'heure sans réponse."

D’autres experts considèrent que cette hypothèse ne tient pas la route. "Cela me parait peu probable, explique le chercheur Corentin Brustlein, responsable du Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales. Les systèmes de tirs de ces frégates ne communiquent pas avec l'extérieur. Un sous-marin peut faire des écoutes, ou tenter de gêner le déploiement des bateaux, mais en l'occurrence les russes préfèrent rester discrets plutôt que dévoiler leurs positions et risquer de ne plus pouvoir remplir leurs missions."

Conséquences commerciales et industrielles

L’hypothèse la plus probable reste donc un problème technique. Mais en continuant d'invoquer le secret-défense, le ministère des Armées ne protègerait-t-il pas les intérêts des industriels qui fabriquent ces missiles ?

Dans cette histoire, l’enjeu est de taille pour ces derniers. Un missile MdCN coûte environ un million d’euros pièce. La France en a commandé 150 à l'entreprise MBDA, et compte potentiellement en vendre à l’étranger, mais ce type d’incident technique peut avoir des conséquences commerciales sérieuses. "La crédibilité technique et opérationnelle d'un système est importante pour convaincre des acheteurs potentiels, estime le chercheur Corentin Brustlein. On l'a vu au moment de la mise en service du Rafale, les nombreux tests effectués à l'époque ayant permis de démontrer sa valeur stratégique." Une raison qui pourrait expliquer la réticence de l'État français à communiquer autour des résultats des tirs de missiles en Syrie.

Est-ce pour autant un bon calcul de taire ces éventuels dysfonctionnements ? "Il va falloir donner une réponse, sinon l'arme risque de ne pas être déployée, prévient Jean-Marc Tanguy, du magazine Raid. Une arme qui n'est pas fiable ne peut pas être utilisée, ce qui serait une mauvaise affaire pour la défense française." Un sujet d'autant plus sensible qu'il n'y a déjà que peu de clients susceptibles d'investir dans l'achat de ces missiles.

Le secret-défense est-il pour autant nécessaire dans cette affaire ?

"Il y a des opérations qui doivent rester secrètes, comme lorsque les soldats risquent leur vie, affirme Jacques Gautier, ancien vice-président Les Républicains de la commission de Défense du Sénat. Mais lorsqu'une opération est achevée et que des dysfonctionnements sont constatés, il vaut mieux être les premiers à réagir, plutôt que d'attendre que les journalistes fassent des hypothèses. Le ministère doit réfléchir en amont à sa communication."

La ministre des Armées Florence Parly est attendue le 27 juin 2018 pour s'expliquer devant la commission à l’Assemblée nationale. Et selon nos informations, les industriels et militaires doivent quant à eux rendre un rapport exhaustif cet été sur ce qu’il s’est vraiment passé. Un rapport qui sera sans doute lui aussi classé secret-défense.

Source : francetvinfo.fr - Cellule investigation de franceinfo, Nathalie Hernandez - Radio France

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mercredi 6 juin 2018

Armée de Terre : Recrutement des sous-officiers récemment rendus à la vie civile...

Au cours de ces trois dernières années, l’armée de Terre a recruté près de 46.000 soldats afin de pouvoir porter les effectifs de sa Force opérationnelle terrestre (FOT) à 77.000 hommes. Et, en 2018 encore, elle devra trouver 13.000 recrues supplémentaires.

Cet effort en matière de recrutement concerne également les cadres de l’armée de Terre. Ainsi, l’École nationale des sous-officiers d’active [ENSOA] de Saint-Maixent, qui recrute par voie directe et semi-directe, a vu son activité augmenter significativement, au point qu’il lui a fallu réactiver son cinquième bataillon d’élèves, dissous en 2005.

Cela étant, l’armée de Terre fait face à deux problèmes. Le premier porte sur la qualité des dossiers de recrutement, laquelle « s’érode », selon le général Jean-Pierre Bosser, son chef d’état-major. « Pendant vingt ans, l’armée de terre n’était jamais descendue en dessous du ratio d’un dossier utile sur deux ; aujourd’hui, le ratio se situe à un dossier utile sur 1,8. Cela met en exergue la question de l’attractivité du métier des armes et de nos parcours professionnels », avait-il expliqué lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre 2017.

Un second problème est que l’armée de Terre est confrontée à des « seuils critiques en matière de compétences ». Si ses effectifs sont suffisants, il n’en reste pas moins qu’il faut du temps pour former des cadres expérimentés. Le général Bosser avait ainsi estimé qu’il lui manquait « environ 3.000 sous-officiers supérieurs ».

« La remontée en puissance prend du temps, et nécessite un schéma d’anticipation dans le domaine des ressources humaines. Rien ne sert d’avoir de nouveaux chars, si nous n’avons pas de militaires pour les piloter et les diriger », avait souligné le CEMAT, lors de la même audition parlementaire.

D’où la politique de « réengagement » que vient de mettre en place l’armée de Terre, afin de «contribuer à la satisfaction globale de ses besoins en ressources humaines en volume et en qualité. »

En clair, il s’agit de permettre à des sous-officiers récemment rendus à la vie civile et disposant de «compétences recherchées » de « rempiler ».

« La conquête des qualifications est désormais un enjeu majeur des ressources humaines. Par cette campagne de recrutement, l’armée de Terre répond à cette problématique et participe à la réduction des déficits en sous-officiers supérieurs constatés dans certaines spécialités », explique le Sirpa Terre.

Cette « politique de réengagement » concerne exclusivement les sous-officiers qui ont quitté l’armée de Terre après la fin de leur contrat ou qui en ont démissionné « pour se reconvertir », à la condition qu’ils n’aient pas perdu leur aptitude et qu’ils ne cumulent pas 27 ans de service.

« Après réengagement, les sous-officiers récupèrent le grade qu’ils détenaient au moment de quitter le service et peuvent postuler à l’ensemble des examens ou concours ouverts à ses pairs », précise l’armée de Terre, qui ne dit cependant pas si une prime de « ‘réengagement » (comme il existe une prime d’engagement) est prévue.

Source : Zone Militaire

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lundi 7 mai 2018

Renseignement Militaire : Difficultés de recrutement pour la DRM...

La Direction du renseignement militaire peine à recruter au sein des armées...

Renseignement géo-localisé et géo-référencé, traitement de volumes de données toujours plus importants, cyber, intelligence artificielleLe métier du renseignement évolue et cela n’est pas sans conséquence sur la gestion des ressources humaines des services concernés.

Tel est le cas de la Direction du renseignement militaire (DRM), qui se devant être à la pointe dans ces nouveaux domaines, éprouve quelques difficultés en matière de recrutement. Même si, comme son chef, le général Jean-François Ferlet l’a dit aux députés de la commission de la Défense, elle n’a jamais assez d’effectifs, ce n’est pas un souci de création de postes, dans la mesure où les politique menées ces dernières années ont fait la part belle à la fonction « connaissance et anticipation » [la DRM compte 1.800 personnes et 300 doivent venir la renforcer d’ici 2019, ndlr].

Le problème de la DRM est de trouver les compétences dont elle a besoin tout en veillant à maintenir un certain équilibre entre le personnel civil et militaire.

« Certaines spécialités vont disparaître dans nos rangs. Par exemple, nous employons aujourd’hui des spécialistes très pointus dans le domaine de l’interception HF, avec des expertises particulières » car « demain les traitements seront automatisés et nous n’[en] aurons plus besoin. En revanche, nous aurons besoin d’autres spécialistes, notamment les data scientists », a expliqué le général Ferlet.

S’agissant plus particulièrement des spécialités liées au big data, la DRM a « procédé à d’importants recrutements de personnels civils » parce qu’elle n’avait « procédé à d’importants recrutements de personnels civils », a dit le général Ferlet. « Et ce recrutement va continuer sa montée en puissance, avec de nouveaux experts dans de nouveaux domaines », a-t-il ajouté.

Seulement, a constaté le DRM, « j’ai un vrai déficit en militaires ». Il s’agit « de spécialistes qui n’existaient pas avant dans les armées, qu’il nous faut recruter, former et dont il nous faut accroître le nombre », a-t-il continué. Pour le moment, ce déficit est donc « partiellement compensé par le recrutement de civils ». Mais il n’est pas possible d’aller au-delà des 30% de civils qui font partie du personnel de la DRM.

« Il m’est très difficile d’aller au-delà, car je suis par ailleurs soumis à des contraintes de projection de personnels du renseignement sur les théâtres d’opérations, et que je ne peux pas y projeter de civils », a fait valoir le général Ferlet. Pour le moment, l’une des solutions consiste à faire signer des contrats de réserviste aux civils ainsi recrutés afin de leur permettre de « partir en opération ». Mais cet expédient a ses limites. « Aujourd’hui, certains postes en opération ne sont pas honorés, faute de militaires disposant des bonnes compétences », a-t-il déploré.

En outre, le recrutement de civils n’est pas tout. Encore faut-il pouvoir les fidéliser. Et c’est d’ailleurs l’un des 9 axes du projet « DRM 2020 », qui parle de « recruter des experts et des profils atypiques » et « d’assurer des carrières épanouissantes. »

« Compte tenu du contexte sécuritaire dans lequel nous vivons, nous n’avons pas trop de mal à recruter, du moins des spécialistes de haut niveau. Mais il est plus difficile de recruter des experts de catégorie B, et surtout de les fidéliser car ces experts sont très demandés dans le monde civil », a dit le général Ferlet. « Souvent, ils viennent chez nous pour une première expérience, pour se faire un CV, puis ils vont chercher un autre emploi à l’extérieur. C’est un problème », a-t-il ajouté.

Si le métier du renseignement évolue avec l’avènement de technologies nouvelles, il n’est pas non plus encore bouleversé. Et il a encore besoin d’analystes et surtout de linguistes. D’autant plus que les outils d’intelligence artificielle censés faire de la traduction automatique sont loin d’être au point. « Ces dispositifs ne sont pas très fiables dans des langues courantes comme l’anglais, nous n’attendons pas de bons résultats pour demain avec une langue rare aux dialectes multiples », a souligné le général Ferlet.

Le tamasheq, la langue parlée par les Touareg, « dont est issu le noyau dur des groupes terroristes que nous rencontrons dans le Sahel » (dixit le général Ferlet) est un exemple (comme l’ont été le dari et le pachto à une autre période).

« Le tamasheq n’est pas une langue unique : il comporte de nombreux dialectes un peu différents selon les régions, car nous trouvons des Touaregs en Mauritanie, au Mali, en Algérie, au Niger ou en Libye. Les locuteurs du tamasheq sont difficiles à recruter », a expliqué le DRM. « En général, il s’agit de Touaregs qui ont encore des attaches familiales au Sahel. Ces candidatures sont, comme tous les personnels civils et militaires du ministère, transmis à la direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) pour les habiliter au niveau de sécurité idoine », a-t-il continué.

Pour les missions ponctuelles, le général Ferlet voudrait pouvoir « pré-identifier et pré-habiliter » des contractuels dans « le cadre de missions d’intérim ». C’est « une des pistes pour compléter notre boîte à outils. J’ai lancé en interne un chantier relatif aux ressources humaines et je souhaite que l’on fasse preuve d’audace et d’innovation », a-t-il avancé.

Source : Zone Militaire

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mercredi 25 avril 2018

Marine nationale : La France, pour l'amiral PRAZUCK, seconde puissance maritime du monde...

La France, est-elle la deuxième puissance maritime du monde ?

Incontestablement, lors que l’on considère les moyens de l’US Navy et de l’US Coast Guard ainsi que l’étendue de leur zone économique exclusive (ZEE), les États-Unis constituent la première puissance maritime du monde. Mais qui est la seconde ?

Pour l’amiral Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), la France occuperait la seconde position. Devant la Chine, qui étoffe chaque jour davantage ses forces navales (ces dernières ont mis en service, rien qu’en 2016, 25 nouveaux navires).

Certes, avec une zone économique exclusive (ZEE) de près de 11 millions de kilomètres carrés (la seconde du monde, derrière celle des États-Unis), la France est incontestablement un pays à vocation maritime. Cela étant, cela suffit-il pour dire qu’elle est la « seconde puissance maritime » à l’échelle mondiale, sachant que la souveraineté sur un domaine maritime ne vaut que si on est en mesure de la faire respecter?

En tout cas, l’on prendrait moins de risque à dire que la Marine nationale est la « première » d’Europe. Encore que, cela fait aussi débat.

« De nombreuses personnes se sont demandé si j’avais eu raison de dire que la marine française était la première marine européenne », a ainsi admis l’amiral Prazuck, lors de sa dernière audition devant les députés de la commission de la Défense nationale.

Qu’en sera-t-il en 2025, c’est à dire à la fin de la Loi de programmation militaire, actuellement discutée au Parlement ? « Cela dépendra aussi des autres marines, en particulier de celle qui occupe la troisième place. Si elle donne un coup de reins… », a répondu le CEMM. Toutefois, a-t-il fait observer, il y a « de nombreuses façons d’établir un classement : par le nombre de bateaux, par le nombre de marins, par le tonnage… »

Aussi, l’amiral Prazuck se place sur le terrain des capacités et non du tonnage pour justifier son affirmation.

« Je retiens surtout l’extrême variété de compétences de notre marine nationale, du porte-avions à catapulte aux sous-marins, en passant par les forces spéciales et la chasse embarquée ou les hélicoptères de lutte anti-sous-marine. Cette variété de compétences ne se retrouve que dans la marine américaine, mais elle est dix fois supérieure en nombre à la marine française. Je me demande parfois comment nous arrivons à accomplir un tel exploit. Cela signifie, en tout cas, que nous avons des marins hors du commun », a-t-il fait valoir auprès des députés.

En outre, a continué l’amiral Prazuck, « nous sommes aussi présents sur tous les océans du monde, notamment grâce à nos départements, régions et collectivités d’outre-mer, et à nos partenaires brésiliens, indiens, australiens… ». Ce qui lui fait dire qu’une « telle présence dans le monde n’a pas d’équivalent ». Et d’insister : « Nous sommes une marine d’emploi, nous sommes à la mer, et nous sommes sur toutes les mers du monde. »

« D’autres marines disposeront-elles de cette variété de compétences et de déploiement en 2025 ? Ce pourrait être le cas de la marine chinoise qui lance son deuxième porte-avions et en annonce un troisième, équipé de catapultes électromagnétiques. Elle est présente dans l’océan Indien, en Méditerranée, dans l’océan Atlantique et dans le Pacifique », a toutefois reconnu le CEMM.

Cela étant, l’on pourrait ajouter à « cette variété des compétences et de déploiement » la capacité à innover, laquelle est une priorité de la prochaine LPM.

Sur ce point, a expliqué l’amiral Prazuck, « nous allons, grâce aux drones embarqués, accroître significativement les capacités de surveillance de nos bâtiments de surface. Grâce à l’intelligence artificielle, nous pourrons demain analyser la masse considérable d’informations maritimes pour mieux distinguer les trafiquants en tous genres et les bateaux au comportement suspect. Enfin, dans le domaine sous-marin, grâce aux véhicules autonomes, nous pourrons demain continuer à entrer dans les zones non permissives, par exemple des champs de mines qui pourraient sembler à première vue impossibles d’accès. »

Source : Zone Militaire

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