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Tag - Défense Nationale

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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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mardi 28 février 2017

Défense : Bombardiers stratégiques russes interceptés au large des côtes françaises par l'Armée de l'air

Ce n’est pas encore devenu routinier, comme cela pouvait l’être aux grandes heures de la Guerre Froide. Mais ça pourrait peut-être le devenir. Comme en février et en septembre 2016, deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 « Blackjack » ont une nouvelle fois été interceptés par l’armée de l’Air.

Dans un premier temps, le centre d’opérations de l’Otan d’Uedem (Allemagne) a détecté 6 avions russes en approche des côtes de la Norvège aux environ de 7 heures, ce 9 février 2017. Alertée, l’aviation norvégienne a fait décoller une patrouille de F-16 pour aller à leur rencontre. C’est alors que la formation russe s’est divisée: quatre appareils – dont le type n’a pas été précisé – ont rebroussé chemin tandis que les 2 Tu-160 «Blackjack» ont continué leur mission en prenant le cap vers les îles britanniques.

Pris en charge par la Royal Air Force, qui a fait décoller des Eurofighter Typhoon pour les accompagner, les bombardiers russes ont contourné l’Irlande par l’ouest et mis le cap vers la Bretagne.

La haute autorité de défense aérienne (HADA) avait anticipé ce mouvement en décidant de solliciter, dès 7h30 (soit 30 mn après l’alerte de l’Otan), un avion de surveillance aérienne E3F AWACS pour suivre les Tu-160, et de positionner, vers 11 heures, un ravitailleur C-135 FR.

C’est ainsi que, vers 12h30, deux Mirage 2000-5 du Groupe de Chasse 1/2 Cigognes, prépositionnés sur la base aéronavale de Lann-Bihoué au titre de la Permanence Opérationnelle (PO), ont décollé pour intercepter puis accompagner les deux Tu-160, qui s’approchaient à une centaine de kilomètres des côtes françaises. Un Rafale de la PO de Saint-Dizier complétera ce dispositif un peu plus tard.

Les avions français ont ensuite passé le relais à des F-18 espagnols. Mais, peu après, les bombardiers russes ont changé de cap pour, apparemment, prendre le chemin du retour. Reste à voir maintenant si, dans les prochains jours, ces deux Tu-160 n’auront pas provoqué d’incident, comme cela avait été le cas en Islande, lors de leur visite de septembre 2016…

En tout cas, cette mission russe, dont le principal objectif est de tester les défenses des pays de l’Otan, a donc fait décoller, côté français, 2 Mirage 2000-5, 1 Rafale, 1 avion ravitailleur et 1 AWACS.

Pour rappel, le Tu-160 Blackjack est un avion imposant (54,10 mètres de long pour une envergure de 55,70 mètres), capable d’emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes (dont des missiles à capacité nucléaire AS-15 Kent et AS-16 Kickback), de voler à 2.200 km/h et de parcourir une distance de 13.200 km.

Enfin, l’armée de l’Air souligne que « ces interceptions et escortes ont été dirigées par le Centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun, en étroite collaboration avec les deux centres d’opérations de l’OTAN du nord (Uedem) et du sud (Torrejón). »

Source : Zone Militaire

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samedi 31 décembre 2016

Soldes... des soldats : Prime ISSE, combien gagne-t-on en OPEX ?

Prime ISSE des militaires en Opération Extérieure

L’article sur les primes OPEX, basé sur un rapport de la Cour des comptes, a suscité de nombreuses réactions, à juste titre. Les chiffres paraissaient insensés et en tout cas contraires à ceux que j’avais précédemment donné sur ce blog. Un internaute - que je remercie vivement - me donne les chiffres moyens de l’ISSE (indemnité de sujétions pour service à l’étranger), la « prime opex » qui s’ajoute à la solde habituelle et n’est pas imposable.

  • un militaire du rang touche environ 2200 d’ISSE par mois
  • un sergent : 2242
  • un sergent-chef : 2389
  • un major : 3514
  • un lieutenant-colonel : 5282
  • un colonel: 5596
  • un général de brigade : 7790

Ce dernier est donc le seul à toucher plus de 30.000 euros pour une OPEX de 4 mois.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Defense


... Et en attendant la nouvelle année, les primes et les soldes de janvier, la FNCV vous souhaite un...

Bon réveillon à tous
et
une bonne année 2017

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dimanche 4 décembre 2016

Casernes : L'état des infrastructures préoccupe le CEMAT

Les années se suivent et se ressemblent pour ce qui concerne l’infrastructure – c’est à dire les casernes – de l’armée de Terre. Tous les ans, les chefs d’état-major ont régulièrement fait part de leurs préoccupations sur ce sujet lors de leurs auditions devant les députés et les sénateurs. Et, le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires pour la Force opérationnelle terrestre (FOT) ne fait qu’aggraver une situation déjà bien difficile.

Pour loger ces nouvelles recrues – 40 nouvelles unités élémentaires auront été créées en 2017 au sein des régiments déjà existants – un effort particulier a été fait en matière d’infrastructure. « Entre ‘rénover le vieux pour faire du neuf’ et ‘faire du totalement neuf durable’, nous avons choisi une solution intermédiaire avec la livraison, en fin d’année, grâce à l’entreprise Bouygues, de neuf bâtiments modulaires durables CATALPA sur les quinze bâtiments commandés en janvier 2016″, a ainsi expliqué le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

En outre, le plan d’urgence qui avait été décidé en 2014 par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, pour corriger « 700 points noirs » alors identifiés a été réalisé « à hauteur de 82 % pour le ministère, et de 75 % pour l’armée de Terre », a précisé le général Bosser.

Cependant, a prévenu le CEMAT, ces « actions ‘coup de poing’ ne doivent pas masquer une situation globalement préoccupante. » Ainsi, des besoins, pourtant jugés prioritaires, comme les aménagements prévus pour l’accueil des drones tactiques Patroller au sein du 61e Régiment d’Artillerie (RA) de Chaumont ou encore le renforcement des capacités des forces spéciales à Pau, ont été décalés.

Mais le plus préoccupant reste encore l’entretien du parc immobilier, notamment « celui de nos quartiers, qui constituent de plus en plus la maison de nos soldats, qui reviennent s’y installer. »

Car en effet, et c’est une tendance nouvelle et « extrêmement lourde », pour des raisons économiques et/ou de sécurité, « on assiste à un retour au quartier » des soldats qui, après la professionnalisation, choisissaient d’habiter en ville. Cela « nous impose d’imaginer une vie au régiment comme une vie à la maison : des infrastructures de qualité, avec des espaces de détente, de lavage du linge, etc », a commenté le général Bosser, pour « c’est sans doute une des évolutions majeures dont il faudra tenir compte dans les cinq années qui viennent. »

Or, les crédits alloués à l’entretien du parc immobilier de l’armée de Terre a fondu comme neige au soleil en moins de 10 ans. « Le parc se détériore au fil du temps, du fait d’un effort de maintenance qui est passé progressivement, en dix ans, de 6 euros du mètre carré en 2007 à 2 euros aujourd’hui. Les crédits accordés au titre du PLF 2017 permettront tout juste de freiner la dégradation du patrimoine », a expliqué le général Bosser.

« Tous ceux qui sont propriétaires de biens savent que si on n’entretient pas sa maison au fur et à mesure, le jour où il faut la réparer, la somme est trop élevée. En fait, je veille à ce que la dégradation ne nous amène pas à un point de non-retour. Deux euros du mètre carré, c’est insuffisant », a fait valoir le CEMAT.

Source : Zone Militaire

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lundi 28 novembre 2016

Armement : Munitions de petit calibre bientôt re-fabriquées en France ?

M. Le Drian souhaite relancer la production française de munitions de petit calibre avant mai 2017.

En 2012, répondant à une question écrite posée par un député, le ministère de la Défense estimait que doter à nouveau la France d’une capacité de production de munitions de petits calibres n’était pas pertinente étant donné que « la quantité de cartouches consommée par les armées françaises apparaissaient insuffisante pour permettre l’équilibre économique d’une telle filière, qui serait en outre confrontée à une concurrence étrangère capable de satisfaire les besoins de nos forces et extrêmement développée sur ce segment de marché. »

Quatre ans plus, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian, le même ministère a fait machine arrière. Et ce qui ne semblait pas pertinent l’est devenu! En effet, lors de son audition par les députés de la commission de la Défense à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances 2017, le ministre a indiqué qu’une filière de production de munitions de petit calibre était de nouveau à l’ordre du jour.

« Quand j’ai découvert, un peu par hasard, que la France était le leader mondial de la fabrication des munitions de chasse, je me suis demandé pourquoi, dans ces conditions, nous n’étions pas capables de produire des munitions de guerre », a raconté M. Le Drian, dans un allusion – sans doute – à sa visite, faite en avril, de la poudrerie de Pont-de-Buis (Finistère).

« Nous savons fabriquer des Rafale, mais nous n’avons pas de fabrication française de poudre militaire pour les petites munitions », avait-il en effet remarqué à cette occasion.

Aussi, M. Le Drian a indiqué aux députés qu’il avait demandé à ses équipes « d’inciter les industriels à faire en sorte que notre pays puisse reprendre sa place dans la production des munitions de guerre de petit calibre. » Et d’ajouter : « Certes, il ne s’agirait pas d’un outil d’autonomie stratégique, mais ce serait un atout important pour notre défense. »

Et « j’ai bon espoir de parvenir à un résultat avant la fin de mes fonctions », a-t-il encore précisé. En clair, ce dossier pourrait aboutir d’ici mai 2017, c’est à dire avant la fin de ce quinquennat.

En décembre 2015, deux députés plaidèrent, dans un rapport, en faveur d’une filière française de production de munitions de petit calibre, afin d’assurer, entre autres, la continuité des approvisionnements en cas de conflit majeur (et d’éviter ainsi d’être à la merci d’un changement de législation pouvant affecter un fournisseur étranger). Pour cela, ils avaient évalué le coût d’une telle entreprise à 100 millions d’euros et estimé qu’il fallait entre 3 et 4 ans pour aboutir à une usine capable de produire jusqu’à 80 millions de cartouches par an.

Et un industriel serait intéressé par cette éventualité : TDA Armements, une filiale de Thales, qui songerait à réinstaller en France une ligne de production actuellement implantée en Australie. Pour Nexter, il n’en est pas question.

« Cela impliquerait des coûts très élevés, nous empêchant d’atteindre une compétitivité suffisante par rapport à nos concurrents qui disposent déjà d’une base industrielle et de marchés. Faute de perspectives de rentabilité satisfaisante, nous n’envisageons donc pas de nous relancer dans cette activité sur nos fonds propres », avait en effet expliqué Stéphane Mayer, le PDG de Nexter.

Source : Zone Militaire


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samedi 12 novembre 2016

Défense nationale : La DPSD devient la DRSD

La direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) a remplacé par décret du 7 octobre 2016 la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD).

Entretien avec son directeur, le général de corps d’armée Jean-François HOGARD, qui explique ce changement et les nouvelles missions de la direction.

Quelle est la mission de la DRSD ?

La DRSD est le service de renseignement du ministère de la défense dédié à la contre-ingérence. Sa mission principale est de déceler puis d’entraver les menaces visant les armées et les entreprises en lien avec la défense. L’esprit de la mission est condensé dans sa devise : « Renseigner pour protéger ».

Pourquoi avoir changé le nom de ce service de renseignement ?

C’est une expression de la modernisation du service et une réponse au besoin de clarifier et de conforter notre identité. En effet, Il existait un écart entre l’appellation de la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), créée en 1981, et la réalité des missions de ce service de renseignement qui est positionné sur l’ensemble du spectre de la contre-ingérence à savoir la lutte contre le terrorisme, l’espionnage, la subversion, le sabotage et le crime organisé.

Source : Defense.gouv.fr

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vendredi 4 novembre 2016

Défense : Externalisation du gardiennage des sites militaires. Interrogations...

Menace terroriste : le général de Villiers s’interroge sur l’externalisation du gardiennage des sites militaires.

Fin septembre 2016, le ministère belge de la Défense a confirmé la diffusion, via la messagerie Telegram, de photographies de militaires désignés comme étant des cibles par Rachid Kassim, une des figures francophones de l’État islamique.

L’affaire a donc été prise très au sérieux à Bruxelles, d’autant plus que l’on retrouve le nom de ce jihadiste dans plusieurs affaires de terrorisme en France. C’est en effet Rachid Kassim qui a inspiré l’assassinat d’un couple de policiers à Magnanville ainsi que celui d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray. Sans parler des arrestations récentes de jeunes radicalisés à qui il avait demandé de passer à l’action en France.

Pour le moment, rien n’indique que Rachid Kassim ait donné une liste aussi précise de soldats français à attaquer. Mais il n’en demeure pas moins que la menace reste très élevée. D’ailleurs, des projets d’attentats contre des sites du ministère de la Défense ont déjà été déjoués en France (sémaphore du cap Béar et base navale de Toulon en 2015) et des militaires engagés dans l’opération Sentinelle ont été attaqués (comme à Nice, en février 2015 ou à Valence, le 1er janvier 2016).

Aussi, cette menace terroriste contre les militaires (ainsi que leurs familles) est l’un des points de vigilance du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA).

« La menace terroriste qui pèse sur notre pays vise aussi – et peut-être en priorité – les militaires pour ce qu’ils représentent. Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité de nos installations, de nos militaires et de leurs familles », a en effet affirmé le général de Villiers, lors de son audition à l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2017.

Le CEMA ne s’est pas trop attardé sur les pistes envisagées pour renforcer cette sécurité, si ce n’est qu’il s’agit « de se protéger sans se retrancher ». Toutefois, selon lui, la politique d’externalisation du ministère de la Défense dans certains domaines est un point à examiner de près.

« Nous devons notamment nous interroger sur la pertinence de l’externalisation de certaines fonctions, comme celle du gardiennage », a en effet estimé le CEMA.

Or, ces dernières années, la surveillance de sites militaires a été confiée à des entreprises privées. Des appels d’offres allant dans ce sens ont en effet régulièrement été lancés, comme pour la base navale de Toulon, en 2015 ou encore la base aérienne de Salon de Provence et le Centre national d’entraînement Commando (Cnec) sur les sites de Collioure et de Mont Louis (66), en 2013.

« Le personnel affecté sur chaque emprise doit rester le premier acteur d’une défense collective, cohérente et coordonnée », a estimé le général de Villiers. « Un effort doit également être produit en termes de durcissement des installations. Ce sera le cas en 2017 et 2018 grâce à la priorité définie en programmation. Il faudra poursuivre les opérations engagées au-delà de 2018. Cela passera nécessairement par des dépenses d’infrastructures et de personnel supplémentaires », a-t-il continué.

Mais tout cela ne servirait à rien dans le cas d’une attaque de l’intérieur, c’est à dire commise par un soldat « radicalisé ». Un point sur lequel le CEMA est tout aussi vigilant.

« Nous incarnons la France dans sa diversité, sa globalité et son hétérogénéité. De fait, certains jeunes Français sont radicalisés, et nous veillons à ne pas les recruter. Tel est l’objet du contrôle préalable au recrutement effectué par la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD) », a-t-il expliqué.

Cependant, a continué le général de Villiers, « un être humain peut évoluer et le processus de radicalisation est parfois très rapide. » Aussi, le « commandement se doit donc d’être très vigilant », a-t-il dit. Et pour empêcher un tel phénomène, la solution, pour le CEMA, passe par « l’humanité », le « meilleur contrepoison contre la radicalité. »

« En effet, les jeunes qui sont susceptibles de se radicaliser ou qui le sont déjà ont lâché prise humainement ; ils sont désespérés car ils ne croient plus en l’humanité. Un chef doit connaître ses hommes et doit déceler les évolutions », a fait valoir le général de Villiers.

« Face à ce phénomène, j’ai donc donné pour consigne de maintenir ce sens de l’humanité dans le commandement et d’observer quotidiennement le comportement des intéressés. Dans les armées, nous avons en effet l’avantage d’être ensemble 24 heures sur 24, et parler à un militaire de sa vie privée n’est pas considéré comme une intrusion; cela fait partie de notre culture car lorsqu’un soldat part au combat, nous avons besoin de savoir quelle est sa situation personnelle, ce qui peut le déstabiliser ou le préoccuper », a expliqué le CEMA.

Aussi, il faut « remobiliser sans cesse le commandement pour qu’il n’oublie pas de faire preuve d’humanité et qu’il ait le souci de connaître ses personnels. C’est finalement la seule mesure véritablement efficace, une fois le contrôle élémentaire effectué », a insisté le général de Villiers.

Source : Zone Militaire

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jeudi 27 octobre 2016

Malte : 5 agents français tués dans le crash d'un avion ISR loué par la DGSE pour une mission en Libye

En juillet 2016, trois sous-officiers du Service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avaient perdu la vie dans la chute d’un hélicoptère Mil Mi-35 de l’Armée nationale libyenne – commandée par le général Haftar – à Benghazi.

Et la communauté française du renseignement vient d’être une nouvelle endeuillée avec l’accident au décollage, ce 24 octobre 2016 à Malte, d’un avion ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) de type Fairchild Metroliner Mark III, loué pour les besoins de la DGSE et de la DRM [Direction du renseignement militaire, ndlr] à la société CAE Aviation.

L’appareil, un bimoteur immatriculé « N577MX » et mis service en 1983, devait effectuer une mission au-dessus de la Libye. Ses 5 occupants, tous de nationalité française, n’ont pas survécu.

Ce que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a partiellement confirmé. « Un avion de reconnaissance léger appartenant à la société CAE Aviation et effectuant des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le compte du ministère de la Défense s’est écrasé ce matin (…) sur l’aéroport de Luqa à Malte, lors du décollage », a-t-il expliqué, via un communiqué. « La chute de l’appareil a causé la mort des cinq personnels présents à bord : trois relevant du ministère de la Défense et deux salariés du contractant privé », a-t-il ajouté.

Selon l’entourage du ministre, les trois « personnels relevant du ministère de la Défense » ne sont « pas tous » des militaires, sans donner d’autres détails, les familles des victimes n’ayant pas encore été toutes prévenues. Cela étant, il est donc probable qu’ils fassent partie de la DGSE.

Une enquête interne a été ouverte au sein du ministère de la Défense, en coordination « avec les autorités locales », afin de déterminer les causes de cet accident.

D’après les autorités maltaises, « des information officielles, des images et des témoins, dont trois militaires maltais se trouvant dans les casernes alentour et deux pilotes civils ont clairement indiqué qu’il n’y avait pas eu d’explosion avant l’impact ».

Source : Zone Militaire


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dimanche 23 octobre 2016

Justice : Le général Piquemal radié des cadres de l'Armée...

«Silence dans les rangs !»

La justice a reproché à l'ancien parachutiste d'avoir organisé une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février 2016. Le port de son uniforme lui est désormais interdit.

Le général de corps d'armée Christian Piquemal, qui avait participé à une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier, est, selon nos informations, radié des cadres. Cette mesure disciplinaire très forte intervient comme une surprise, cinq mois après sa comparution devant le tribunal de Boulogne-sur-mer, d'autant que l'institution judiciaire l'avait finalement relaxé le 26 mai.

Le général de 2e section, à la retraite depuis seize ans, ancien parachutiste et commandant de la Légion étrangère (de 1994 à 1999), était poursuivi pour «organisation d'une manifestation non autorisée» et «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Depuis sa relaxe, le général Piquemal s'estimait «totalement blanchi», le Parquet n'ayant pas fait appel de ce jugement. Mais sur le plan administratif, une procédure disciplinaire, lancée en mars par le ministre de la Défense, vient d'aboutir à sa radiation des cadres, le devoir de réserve du militaire étant au cœur du dossier.

Le général, qui l'a seulement appris mi-septembre par un courrier recommandé, avait été entendu le 14 juin par le Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT), siégeant disciplinairement à l'Hôtel des Invalides à Paris. L'instance avait transmis son avis consultatif - non communiqué au général ni à ses deux avocats - au ministère de la Défense, et la radiation avait ensuite été prise par un décret du 23 août signé par le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Défense.

«Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière»

«Profondément indigné par cette décision injuste et injustifiée, excessive et disproportionnée», réagit-il. Le général quatre étoiles entreprend aujourd'hui une procédure de recours devant le Conseil d'État, confie-t-il au Figaro, «avant d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), si besoin». «Cette sanction est un hiatus, une anomalie grave, en totale contradiction avec ma relaxe, se scandalise-t-il. C'est le désaveu du pouvoir judiciaire par le pouvoir administratif, cela bouleverse la hiérarchie des normes juridictionnelles, c'est tout simplement du jamais-vu!». Pour ce «serviteur de l'État respecté», «patriote et combattant d'élite», admiré par son entourage, la sanction a des conséquences particulièrement «humiliantes» et «vexatoires», admet le général d'une voix blanche.

Si son grade ne peut lui être retiré, le port de son uniforme lui est en revanche interdit, tout comme sa carte d'identité militaire d'officier général - en principe accordée à vie. C'est l'atteinte à ces symboles forts et ce retour forcé au statut civil qui lui «font le plus mal», plus que les autres attributs, notamment financiers, liés à son statut. «Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière après avoir donné quarante années au service de la France, d'être rayé comme ça et traité comme un paria».

Le 6 février, à Calais, l'arrestation et la garde à vue d'une quarantaine d'heures de cet homme de 75 ans avait créé l'émoi. Aujourd'hui, une ligue de défense se constitue. Un comité de soutien et de réhabilitation du général Piquemal est en train de se monter, composé de civils et de militaires, selon nos informations, et présidé par le général (2e section) Antoine Martinez.

Pour beaucoup de ses soutiens, cette sanction disciplinaire n'est rien d'autre qu'«un règlement de compte politique», dit l'un d'eux. «Si l'administration estime que j'ai transgressé mon devoir de réserve (valable pour tout militaire, même à la retraite, NDLR) en usant de ma liberté d'expression, analyse le général, cela veut dire une chose: c'est que ma liberté d'expression ne peut être que celle de la pensée dominante. Et si elle n'est pas conforme à la bien-pensance politique, alors elle est sanctionnée.

La vérité, c'est que mon cas sert d'instrument pour faire taire la Grande Muette, car les officiers généraux s'expriment aujourd'hui beaucoup plus qu'avant. Ils veulent faire de moi un exemple pour imposer le silence dans les rangs».   

Source : Delphine de Mallevoüe

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jeudi 20 octobre 2016

Loi de finance 2017 : Revalorisation de la retraite du combattant

La retraite du combattant va être revalorisée.

Mercredi 5 octobre 2016, le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, a annoncé à la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale la prochaine revalorisation de la retraite du combattant.

Le Projet de loi de Finance pour 2017 prévoit une augmentation de quatre points, deux au 1er janvier et deux au 1er septembre ce qui porterait son montant annuel à 750 € fin 2017 alors qu’elle est de 674 € actuellement, ce qui représente une hausse de 11% sur un an.

« C’est une très bonne nouvelle pour nos anciens combattants qui ont mis leur vie au service de la France et une reconnaissance des services qu’ils ont rendus lors des opérations extérieures menées par les armées françaises », commente le député du Pas-de-Calais et vice-président de la commission, Nicolas Bays.


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lundi 17 octobre 2016

Suède : Retour du service militaire obligatoire...

A quand la conscription ?

La Suède a annoncé mercredi dernier le rétablissement du service militaire à partir de 2018, sa suppression en 2010 ayant compliqué le recrutement de l'armée alors que le pays veut être mieux préparé à se défendre. 

Selon les conclusions d'un rapport rédigé par une ancienne députée pour le ministère de la Défense, le service militaire obligatoire serait rétabli pour tous les Suédois nés après 1999. La mesure est assurée d'être adoptée au Parlement, puisqu'elle fait l'objet d'un consensus entre le gouvernement de gauche et l'opposition de centre droit.

Source : Agence France-Presse - STOCKHOLM

Ndlr : Sur une idée de Michel. A quand la France ?

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mercredi 12 octobre 2016

Coopération militaire : Colibri 48e Edition - Paras français et allemands à l'exercice

Depuis 1962, les parachutistes français et allemands participent, maintenant tous les deux ans, à l’exercice aéroporté « Colibri », dont la finalité est de partager les savoir-faire et de développer l’interopérabilité entre les différentes unités aéroportées des deux pays.

Mais pour sa 48e édition, et outre la 11e Brigade Parachutiste (BP) française et la 1ère LuftlandeBrigade allemande, l’exercice Colibri rassemble également des unites de la 173rd Airborne de l’US Army, 16th Air Assault Brigade de la British Army et la BRIPAC de Ejército de tierra espagnole.

La participation de ces nouvelles unités ne change évidemment pas la raison d’être de ces manœuvres, qui ont commencé depuis le 19 septembre 2016 entre Castres, Caylus et Tarbes : il s’agit pour 1.700 parachutistes engagés d’échanger sur leurs modes d’action et de démontrer ainsi leurs capacités à interagir afin de pouvoir « réussir à faire des opérations conjointes avec les alliés », comme l’a expliqué, à l’AFP, l’officier de communication de la 11e BP.

Au cours de ces manœuvres, les parachutistes auront à s’emparer, par une opération aéroportée (OAP), d’un terrain d’aviation et à contrôler puis à sécuriser des « zones et points particuliers dans la région de Caylus », comme le village « Jean Cousy », reconstitué dans le périmètre du camp militaire tarn-et-garonnais.

C’est ainsi que, le 25 septembre, après le déploiement, à Castres d’une base d’opérations aéroportées, Colibri 2016 est entré dans le vif du sujet avec le largage d’au moins 400 parachutistes à la verticale du camp de Caylus, à partir d’avions de transport tactiques français et allemands (et même, a priori, américains, avec au moins un C-130 Hercules du 153rd Airlift Wing). Cet exercice tactique doit durer pendant 4 jours et prendra fin avec la célébration, par l’ensemble des participants, de la Saint-Michel, place du Capitole, à Toulouse.

Source: Zone Militaire


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mardi 4 octobre 2016

Défense : Deux bombardiers russes TU 160 interceptés et raccompagnés par des Rafale

Deux bombardiers stratégiques russes interceptés par des Rafale

Contrairement aux fois précédentes, la communication du ministère français de la Défense aura été très rapide (est-ce la conséquence d’une question adressée par le député Jean-Français Lamour ?). Ainsi, le 22 septembre 2016, quatre Rafale de la permanence opérationnelle (PO) ont décollé pour intercepter et accompagner deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 Blackjack qui évoluaient à proximité de l’espace aérien français.

Les avions russes ont été détectés à 9h13 par la Norvège, qui a fait décoller deux de ses F-16 pour les intercepter. Puis, les deux Tu-160 ont pris la direction du nord de l’Écosse, où deux Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force les ont accompagnés.

Après avoir contourné l’Irlande par l’ouest, les bombardiers russes ont ensuite volé vers la Bretagne. À 13h57, deux Rafale en alerte sur la base aérienne de Tours ont alors décollé pour les intercepter et les accompagner alors qu’ils se trouvaient à 100 km des côtes bretonnes.

Ayant mis le cap vers l’Espagne, les deux Tu-160 russes ont été pris en charge, à 14h33, par deux autres Rafale de la PO de Mont-de-Marsan. Puis deux F-18 espagnols ont pris le relais des avions français. Arrivés au large de Bilbao, les bombardiers sont repartis vers le nord, précisément vers l’Irlande.

« Ces interceptions et escortes ont été menées en étroite collaboration entre les deux centres d’opération de l’Otan du nord et du sud et le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon-Mont Verdun », a précisé un communiqué de l’armée de l’Air, qui aura donc engagé 4 Rafale, dont 3 ont été ravitaillés en vol entre Clermont-Ferrand et Brest.

Pou rappel, le Tu-160 Blackjack peut emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes et voler à une vitesse de 2.200 km/h. Il est en mesure de tirer des missiles à capacité nucléaire -55 (AS-15 Kent) et Kh-15 (AS-16 Kickback). En clair, ce type d’appareil n’est pas fait pour collecter du renseignement d’origine électro-magnétique. Aussi, il s’agit surtout pour l’aviation russe de tester la défense aérienne des pays de l’Otan.

Commentant un épisode similaire ayant impliqué des bombardiers stratégiques Tu-95 Bear volant au-dessus de la Manche, en 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait évoqué une «présence intempestive».

Source : Zone Militaire


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samedi 17 septembre 2016

Europe : Renforcement de la Brigade franco-allemande...Vers un Eurocorps ?

À l’occasion du dernier 14 Juillet 2016, le président Hollande a annoncé que la France et l’Allemagne allaient lancer une initiative en faveur de la défense européenne. Et, cette semaine, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé qu’il y avait une « fenêtre d’opportunité entre maintenant et décembre pour prendre des mesures « fortes ».

Les propositions franco-allemandes seront présentées à l’occasion du prochain sommet européen de Bratislava, le 16 septembre 2016, et serviront de « base de réflexion sur une relance » de la défense européenne ». Et cela afin de la rendre « plus active et plus utile sans se substituer aux appareils nationaux de défense qui restent par définition la clé de la sécurité des Etats-membres de l’UE », fait-on valoir dans l’entourage de M. Le Drian, rapporte l’AFP.

Le contenu de ces propositions n’est pas encore connu. Toutefois, l’idée est de « déclencher plus facilement les opérations de l’UE », en s’appuyant sur des mesures « concrètes » et non sur des concepts irréalistes.

D’après le quotidien allemand Sueddeutsche Zeitung, il y aurait, parmi les mesures qui seront avancées, la création d’un grand quartier général européen (rendu possible après le Brexit dans la mesure où Londres n’en a jamais voulu), la mise en place d’un centre commun en matière d’observation par satellite et la mutualisation de capacités logistiques et de moyens dans le domaine de la médecine militaire. En outre, les États membres devraient pouvoir avancer sur certains dossiers sans qu’il y ait nécessairement un accord des 27.

Au ministère français de la Défense, l’on estime que l’on pourrait s’appuyer sur l’Eurocorps pour lancer plus rapidement des opérations dans le cadre européen. Cet état-major basé à Strasbourg est déjà en effet susceptible d’être engagé dans des interventions faites au profit de l’UE et de l’Otan, en mobilisant des forces mises à sa disposition par la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et l’Espagne.

Enfin, l’initiative franco-allemande pourrait aussi mettre à contribution l’UE pour financer davantage les efforts de recherche dans le domaine militaire afin de renforcer l’industrie européenne de l’armement

Source : Zone Militaire


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jeudi 25 août 2016

Armée de l'air : Commandos parachutistes de l'Air - Réorganisation, suite...

En 2015, avec la dissolution de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic, il avait été décidé de transférer le Commando Parachutiste de l’Air (CPA) 20 vers la BA 115 d’Orange-Caritat. Et une partie des effectifs de cette unité devait prendre la direction de la BA 123 d’Orléans-Bricy, où est implanté le CPA 10, rattaché au Commandement des opérations spéciales (COS).

Cette réorganisation n’est pas encore terminée car les dernières mesures de restructuration du ministère de la Défense, qui viennent d’être diffusées, font état de la « création d’un commando spécialisé issu du transfert du Commando Parachutiste de l’Air n° 30 de la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac vers la base aérienne 123 d’Orléans. »

Mais tous les personnels du CPA 30 n’ont pas vocation à rejoindre Orléans puisque certains retrouveront leurs camarades du CPA 20 sur la base aérienne d’Orange, au sein d’un « commando de force protection », et que d’autres seront affectés à la BA 120 de Cazaux, où l’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées, spécialiste des missions de recherche et de sauvetage au combat (ReSCO) a ses quartiers.

L’objectif de cette réorganisation est de doter le CPA 10 d’un « réservoir de force » constitué par les personnels des CPA 20 et CPA 30 disposant des qualifications nécessaires pour certaines missions. D’où la création d’un « commando spécialisé ».

Constitué de trois commandos (Aramis, Athos et d’Artagnan) et de cellules spécialisées, le CPA 30 assure des missions ReSCO mais aussi d’appui aérien rapproché. Il est aussi sollicité pour les mesures actives de sûreté aérienne (MASA) et la protection des bases aériennes projetées.

Le 6 juillet 2016, le CPA 30 a reçu, pour un an, la garde du drapeau du Groupement des Commandos Parachutistes de l’Air (GCPA), jusqu’alors confié au CPA 10.

« C’est le signe fort et symbolique de l’attention particulière portée à une unité lourdement engagée en opération et qui se trouve à la croisée des chemins puisqu’elle est impactée par la réorganisation des unités d’intervention de la BAFSI », a commenté, lors de la cérémonie, le général David Pincet commandant la brigade des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI) du commandement des forces aériennes.

Source : Zone Militaire

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