FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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lundi 24 novembre 2014

Cuisine - Loisirs : Recette de la soupe à la grimace

Un petit moment de détente, afin de retrouver calme et bonne humeur, pour bien préparer les fêtes de fin d'année, et se mettre en appétit...

Recette de la soupe à la grimace

Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 30 minutes

Ingrédients (pour 6 personnes) :

  • 150 g de semoule fine
  • 30 g de beurre
  • 1 litre d'eau
  • 1 bouillon de volaille
  • 1 œuf
  • Gruyère rappé

Préparation de la recette :

Faire fondre le beurre et rajouter la semoule. Faire griller la semoule sans la faire brûler.
Rajouter l'eau et le bouillon et laisser cuire 30 min à feu doux.
Avant de servir, ajouter l’œuf battu.
A manger avec du gruyère rappé.

Remarques : Très facile, vite préparée et baptisée ainsi par mes enfants qui l'adorent !

Source : Marmiton.org

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lundi 11 août 2014

Économie : Il faut sauver le cornichon français !

Appel solennel. Il ne reste plus qu'un bastion debout sur notre sol. Le cornichon français est en voie de disparition...

80% des cornichons sont indiens ;-)

Saviez-vous que plus de  80% des cornichons que nous consommons en Europe dans nos salades et « jambons beurre » viennent …de l’Inde, où ils sont produits à un coût inférieur et des contraintes de production moindres, donc plus intéressant pour les industriels comme le groupe Amora-Maille par exemple. Ils font ensuite plus de 7000 km avant de parvenir dans nos assiettes.

En moins de 25 ans, le département de l’Yonne qui se situait en tête de la production du cornichon français, avec quelque 130 hectares de culture, ne peut plus en aligner qu’une petite vingtaine. Faut-il donc donc dire adieu à notre noble cornichon français ? Non !

Florent Jeannequin résiste encore et toujours…et continue la production. Il fournit notamment une société autrichienne, spécialisée dans la commercialisation de gros cornichons aigre doux, appréciés des Allemands et des Autrichiens. Mais il a dû adapter sa production,  évoluant du cornichon extra fin (130 à 160 fruits au kilo) au gros (35 à 45 fruits/kg).

Néanmoins, il continue sa quête du marché français et produit toujours nos « petits » cornichons. Depuis cette saison il s’est rapproché d’une société de sa région, qui les conditionne comme nous les aimons, au vinaigre. Ah ! qu’il est croquant ce petit cornichon français. Et il est sollicité par la télé, Monsieur Jeannequin !! Capital sur M6 (juin 2012) et France 3 (Octobre 2012). Assistons nous à la résurrection de notre cornichon ?

Oui ! Florent Jeannequin a accepté de fournir la boutique ENFIN GOURMET ! pour charmer vos papilles et retrouver la saveur du vrai cornichon  bien de chez nous. Quatre variétés sont disponibles, extra-fin, fin, aigre-doux et « à la Russe ».

Mangez du cornichon français et soutenons les efforts de nos agriculteurs !

Source : enfingourmet.fr

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mercredi 18 janvier 2012

Culture et cuisine fine : La galette des rois

La galette des rois, une tradition qui remonte à l'époque romaine

Perdurant à travers les siècles, la galette des rois est devenue une sorte de tourte de feuilletage fourrée de frangipane, de compote, de chocolat. Il existe encore quelques pâtissiers qui font la galette à l'ancienne, un très bon feuilletage cuit et glacé au sucre.

L'important, c'est de trouver la bonne recette, celle qui fera briller les yeux du petit (ou du grand) qui tirera la fève...

Il y a 271 recettes pour préparer une galette des rois. En Provence, on prépare la Couronne des Rois, une délicieuse brioche garnie de fruits confits.

Malicieux, nous avons caché une petite fève dans cet article...
A vous de la découvrir, et régalez-vous !

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~ Recette de la Galette des Rois à la frangipane ~

Préparation : 10 min
Cuisson : 20 à 30 min

Ingrédients (pour 6 personnes) :

  • 2 pâtes feuilletées
  • 140 g de poudre d'amandes
  • 100 g de sucre fin
  • 2 œufs
  • 75 g de beurre mou
  • 1 jaune d’œuf
  • 1 fève

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Préparation :

Placer une pâte feuilletée dans un moule à tarte, piquer la pâte avec une fourchette.
Dans un saladier, mélanger la poudre d'amandes, le sucre, les 2 œufs et le beurre mou.
Placer la pâte obtenue dans le moule à tarte et y cacher une petite fève.
Recouvrir avec la 2ème pâte feuilletée, en collant bien les bords.
Faire des dessins sur le couvercle et badigeonner avec le jaune d’œuf.
Enfourner pendant 20 à 30 min à 200°C (thermostat 6-7) ; vérifier régulièrement la cuisson !

source : Le Marmiton


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Quelques sujets apaisants, pour débattre sereinement...

jeudi 1 septembre 2011

Culture et cuisine fine : Recette du cassoulet de Castelnaudary

Le cassoulet de Castelnaudary a une origine très ancienne, familiale paysanne et populaire. Sa recette s'est stabilisée au fil du temps pour devenir ce grand mets qui fait la gloire de Castelnaudary et dont la réputation s'étend tous les jours davantage.

Bien sûr, il existe de nombreuses variantes de cette recette légendaire, mais celle que nous allons vous faire découvrir est celle préconisée et approuvée par la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary.

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Cassole, Cassolo, Cassoulet ...

Recette du Cassoulet pour 4 personnes

Ingrédients :

350 à 400 g de haricots secs de type lingot (du lauragais de préférence)
2 cuisses de canard ou d'oie confites, coupées en deux.
4 morceaux de 80g de saucisse pur porc dite "de Toulouse".
4 morceaux de 50g de viande de porc pris dans le jarret, l'épaule ou la poitrine
250 g de couenne de porc dont la moitié sera utilisée après cuisson pour le 
"montage" du cassoulet.
Un peu de lard salé
1 carcasse de volaille ou quelques os de porc des oignons et des carottes

La Recette :

La veille - Faire tremper les haricots secs une nuit dans l'eau froide.

Le lendemain - Vider cette eau, mettre les haricots dans une casserole avec trois litres d'eau froide et porter à ébullition pendant 5 minutes. Éteindre le feu, vider l’eau et réserver les haricots.

Procéder à la préparation du bouillon avec à nouveau 3 litres d'eau (non calcaire et de Castelnaudary si possible), les couennes coupées en larges lanières, une carcasse de volaille si on les a quelques os de porc et, selon votre goût, un peu d'oignons et de carottes. Saler et poivrer (généreusement). Cuire ce bouillon pendant une heure puis filtrer le bouillon et récupérer les couennes.
Dans ce bouillon filtré mettre les haricots à cuire jusqu'à ce que ceux ci soient souples mais restent bien entiers. Pour cela il faut environ une heure d'ébullition.

Pendant la cuisson des haricots :
Préparation des viandes : dans une grande poêle sauteuse faire dégraisser les morceaux de confit à feu doux puis les réserver.
Dans la graisse restante faire rissoler les saucisses de Toulouse puis les réserver. Faire rissoler les morceaux de porc qui doivent être bien dorés et les réserver avec les autres viandes.
Égoutter les haricots et conserver le bouillon au chaud. Ajouter aux haricots quelques gousses d'ail et le double en poids de lard salé broyés ensemble.


Montage du Cassoulet :

Pour cela on utilisera le plat creux en terre cuite qui s'appelait "cassolo" (aujourd'hui "la cassole") et qui a donné son nom au cassoulet, ou à défaut un plat assez creux en terre cuite allant au four.

Tapisser le fond de la cassole avec des morceaux de couenne, ajouter environ un tiers des haricots; disposer les viandes et par dessus verser le reste des haricots. Disposer les saucisses en les enfonçant dans les haricots le dessus des saucisses devant rester apparent. Compléter la cassole en versant le bouillon chaud qui doit juste couvrir les haricots. Poivrer au moulin en surface et ajouter une cuillère à soupe de la graisse de canard ayant servi à rissoler les viandes.

Cuisson :

Mettre au four à 150°/160° (Thermostat 5 ou 6) et laisser cuire deux à trois heures. Pendant la cuisson il se formera sur le dessus de la cassole une croûte marron dorée qu'il faudra enfoncer à plusieurs reprises (les anciens disaient 7 fois).

Quand le dessus des haricots commence à sécher on ajoutera quelques cuillères de bouillon.

Si vous préparez ce cassoulet la veille, il devra être réchauffé au four à 150° pendant une heure et demie avant de servir. Ne pas oublier de rajouter un peu de bouillon ou, à défaut, quelques cuillerées d'eau.

Très important !

Le cassoulet se sert bouillonnant dans sa cassole.
servez-le délicatement sans le remuer,
il n’en sera que meilleur et n’hésitez pas à en reprendre,
c’est un plat qui vous emportera au paradis de la gastronomie populaire !

Source : Ville de Castelnaudary

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Quelques sujets apaisants, pour débattre sereinement...

jeudi 9 juin 2011

Crise du concombre tueur : Réhabilitons cette cucurbitacée, si injustement calomniée !

Le concombre d'Espagne a été, trop vite et injustement, accusé d'être pollué par la bactérie Echerichia Coli par les autorités allemandes.

Non ! Le concombre espagnol n'est pas un tueur farci à l' E.Coli !

Le concombre (Cucumis sativus) est une plante potagère rampante, de la famille des Cucurbitacées, comme le melon, la courge ou le cornichon. Le concombre est un légume originellement cultivé en altitude, mais cultivé maintenant un peu partout, et toute l'année. Il a l'aspect d'une courgette ou d'un grand cornichon, mesurant en moyenne une trentaine de centimètres.

Généralement le concombre se consomme cru, râpé et en salade. Contrairement aux usages, le concombre ne doit pas être pelé. C'est en effet sa peau qui regorge de toutes les vitamines. Cependant, certaines personnes la digèrent mal, car elle contient également des substances laxatives. Le concombre peut aussi s'apprécier cuit à l'étuvée, en gratin, ou farci. Dans les pays méditerranées, il est consommé en soupe, glacé, avec de la menthe. C'est un plat très rafraichissant en été. Le concombre peut aussi s'apprécier en bâtonnets lors d'un apéritif avec du fromage blanc.

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Recette des concombres farcis :

  1. On épluche les concombres, on les découpe en deux dans la longueur et on les évide.
     
  2. On confectionne la farce américaine. (toute ressemblance avec un concombre français égaré dans les couloirs d'hôtel à New York est formellement exclue)

  3. On détaille les carottes et l'oignon en cubes après les avoir pelés, et on hache bien le persil. (quand je dis oignon, il s'agit d'un oignon et de rien d'autre!)
     
  4. On préchauffe le four à 225°C.
     
  5. On dépose les carottes et l'oignon dans un plat beurré, et on saupoudre de persil, on assaisonne, et on dépose la farce dans les concombres, que l'on place dans le plat.
    Puis on ajoute le bouillon pour qu'il arrive aux 2/3 du plat, on fait bouillir sur le feu puis on enfourne 35 minutes.
      
  6. Après quelques minutes de cuisson, quand la farce sèche un peu, on couvre avec de l'aluminium.
      
  7. On retire les concombres, on passe le jus de cuisson (pas de contrepèterie SVP) que l'on fait réduire ensuite d'1/3.
      
  8. On y ajoute du beurre manié, et on nappe les concombres avec cette sauce.
      
Bon appétit à tous ;-)

Source : Recettesdecuisine.com

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Quelques sujets apaisants, pour débattre sereinement...

lundi 25 avril 2011

Culture et cuisine fine : Recette "Pieds de porc de Sainte Menehould"

Cuisine et culture : Les bonnes recettes de l'Oncle Pierre

Dans le cochon tout est bon !

En toute période, mangez du cochon...

Compte tenu de sa richesse calorique, le pied de porc de Sainte Ménéhould est à déguster plutôt en hiver, quand il fait bien froid et que l'on a besoin de "prendre des forces" !

Comme toujours, l'excellence de cette recette est le résultat d'un erreur, en l'occurrence un oubli sur le feu ; celui de la cuisinière du Soleil d'Or qui en 1730 oublia sa marmite au coin du feu...

Plat tellement apprécié qu'il aurait été servi à Louis XVI lors de sa fuite vers Varennes !

Cuits dans un court-bouillon, les pieds de porc sont ficelés, certaines recettes indiquent de les envelopper dans une mousseline...

Sur le temps de cuisson, il y a aussi des divergences, mais l'important est de savoir que tout se mange et doit donc fondre sous la dent...

Après cette longue cuisson variant de 2h à 40h, les pieds de porc sont roulés dans la chapelure puis passés au four très chaud pour les rendre croustillant... et le nec plus ultra, les servir avec une purée de pois cassés... et de la moutarde... Là, pour les inconditionnels, c'est un véritable festin !                                             

Source : jedecouvrelafrance.com

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Une spécialité champenoise, déjà appréciée en 1435, par le bon Roy Charles VII de passage à Sainte-Menehould - située sur l'Aisne au pied de l'Argonne dans la Marne.  

Recette pour 6 personnes : Ingrédients
6 pieds de porc
50 centilitres de vin blanc de sec
150 grammes de beurre
3 oeufs
400 grammes de mie de chapelure
500 grammes de gros sel
Sel
Poivre
Pour le bouillon :
1 oignon piqué d'1 clou de girofle
1 oignon haché
3 carottes
3 gousses d'ail hachées
3 échalotes hachées
1 bouquet garni
1 bouquet de persil plat

Préparation
Deux heures avant : passez les pieds de porc à la flamme, puis nettoyez-les bien. Coupez-les en deux, déposez-les dans une grande bassine, recouvrez-les de gros sel et faites-les dégorger deux heures environ.
Pendant ce temps, préparez le bouillon : épluchez les carottes et coupez-les en rondelles. Pelez les oignons, les échalotes et l'ail. Piquez l'un des oignons du clou de girofle. Hachez l'autre oignon, les échalotes et l'ail. Ciselez le persil.

Rincez les pieds de porc sous l'eau froide rassemblez les moitiés deux par deux pour les reconstituer. Ficelez-les à l'aide de ficelle à rôti.

Dans une grande cocotte, rassemblez les pieds de cochon, l'oignon piqué du clou de girofle, l'oignon haché, l'ail et les échalotes hachés, les carottes en rondelles, le persil ciselé et le bouquet garni.
Versez le vin blanc, mouillez d'eau largement, salez et poivrez et portez à ébullition. Réduisez le feu et laissez mijoter à couvert pendant 2 heures environ.

Retirez les pieds de cochon, laissez-les refroidir et retirez la ficelle à rôti. Cassez les œufs et battez-les en omelette dans une assiette creuse. Versez la chapelure dans une deuxième assiette. Passez les pieds dans l’œuf battu, puis dans la chapelure. Disposez-les sur la grille du four disposez au dessus de la lèchefrite et faites passez-les quelques minutes sous le gril du four en arrosant de beurre fondu. Disposez-les sur un plat de service, quand ils sont bien dorés.

Dégustez avec de la moutarde à l'ancienne.

Source: recettespourtous.com

NDLR : C'est presque aussi bon que la dinde au whisky

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mercredi 7 juillet 2010

Culture et cuisine fine : Recette "Comment accommoder les escargots petit gris..."

Recette : Tomates farcies aux escargots petit gris Les bonnes recettes FNCV : Afin de calmer certains esprits qui s'échauffent un peu trop sur ce blog en cette période estivale, nous vous proposons une recette de cuisine sur les gastéropodes de nos jardins.

Tomates farcies aux petits-gris

Le petit-gris est un des noms européens de l'escargot Helix aspersa aspersa. Parmi les différentes façons de l'accommoder, nous vous proposons:

Pour 4 personnes
Difficulté : Facile
Coût :Assez cher
Préparation : 20min
Cuisson : 40min

INGRÉDIENTS
500 g d'escargots petits-gris
6 belles tomates
1 bouquet de persil
2 cuillère à soupe d'huile d'olive
2 gousses d'ail
20 g de beurre
5 cuillère à soupe de chapelure
5 cl de pastis (important!)
5 cuillères à soupe de pastis
sel, poivre

RECETTE
D'abord, il faut attraper les petits gris : attention, ils se déplacent à la vitesse de 6 centimètres à la minute, soit 3,60m à l'heure, soit 86,4m par jour. Ça nous fait quand même plus de 30 kilomètres dans l'année s'ils ne s'arrêtent pas, alors ne perdez pas de temps !

Ensuite, égouttez les escargots. Hachez l'ail et le persil. Lavez, essuyez et retirez le pédoncule des tomates. Coupez à chacune un chapeau. A l'aide d'une cuillère, videz les tomates. Retournez-les sur du papier absorbant. Préchauffez le four à 180° (thermostat 6).

Poêlez les escargots égouttés dans le beurre fondu. Salez, poivrez. Arrosez de pastis. Puis, ajoutez l'ail et le persil hachés. Laissez refroidir.
Garnissez les tomates de la farce. Saupoudrez-les de chapelure. Couvrez-les chacune d'un chapeau.

Mettez les tomates dans un plat à gratin. Arrosez-les d'huile d'olive. Enfournez pendant 20 à 30 mn environ.

Astuce : Cette entrée peut être servie en plat avec des pâtes fraîches.

Source : Les bonnes recettes d'Oncle Pierre - FNCV

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Quelques sujets apaisants, pour débattre sereinement...

mardi 26 janvier 2010

Provence : Transhumance ovine dans le Mercantour

Etant donné les querelles auxquelles donnent lieu certains thèmes sulfureux, l'équipe de la rédaction a décidé de vous offrir désormais des sujets plus paisibles. Pour nous changer des chèvres, voici un témoignage apaisant sur la vie édifiante d'un berger sur les drailles du Mercantour durant la transhumance.

Que vivent les fifres et les tambourins !

Du latin trans au-delà et humus la terre, la transhumance se poursuit depuis des millénaires ; elle en est devenue presque sacrée. Les transhumants ne marchent pas pour la coutume ou le folklore, mais pour leur travail. Une marche lente et irrégulière, exigeant une attention de tous les instants. 
 
Il dit que c’était son destin, qu’il l’a su très tôt et qu’il n’a jamais douté. Berger, ce serait sa vie. Au grand désespoir de ses parents, salariés de l’éducation nationale, qui le voyaient plutôt vétérinaire. « A 9 ans, j’ai passé des vacances dans un petit village de la Vallée du Var, non loin de Nice, où j’habitais.

Là haut je me sentais chez moi, avec la montagne, la nature et les bêtes. Un berger m’a pris sous son aile. Au milieu des moutons, j’avais trouvé ma place. J’ai passé plusieurs été avec ce berger et après la 4ème, j’ai décidé d’entrer au collège agricole. A 16 ans, je gardais mon premier troupeau, seul. » Depuis, Thierry Giourdan, 48 ans, solide gaillard à la peau tannée, barbe noire et chapeau de feutre vissé sur la tête, n’a plus quitté la montagne, ni les brebis. D’abord berger pour des « patrons », il est devenu éleveur à La Baume, près de Castellane dans les Alpes de Haute Provence. Aujourd’hui, il est propriétaire d’un troupeau de 400 brebis, des Mourre Rousse (nez rouge en provençal). Mais en cette semaine de transhumance, c’est plus de 1200 bêtes qu’il escorte.

En chemin vers les alpages du Mercantour, où il a « sa » montagne, louée chaque été à la commune de Roubion, il emmène aussi le troupeau de Stéphanie Peulet et celui de Jean-Yves Trigance, deux autres éleveurs de la région. Thierry gardera leurs bêtes tout l’été. 
  
 " La transhumance est un moment très spécial de l’année, explique-t-il de sa voix de ténor.
Nous parcourons une centaine de kilomètres en sept jours, tantôt sur la route, tantôt sur des drailles (du provençal drayo, sentier). Chaque jour il faut faire manger les brebis, mais aussi les chiens et les hommes. Chaque soir il faut trouver un endroit avec de l’herbe, un point d’eau et une configuration de terrain qui permette le pacage des bêtes, mais aussi un parking pour les voitures accompagnantes.
Ça demande une logistique sans faille "

Voilà. Comptez les moutons et dormez bien.

PC FNCV

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Quelques bonnes recettes provençales