FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 9 décembre 2018

Saccage de Paris : Ambiance Gilets Jaunes - Témoignage et analyse...

8 décembre 2018 - Je rentre de six heures de crapahut sur le terrain parisien

J’aime bien parler de ce que je connais et de ce que j’ai pu voir de visu; c'est pourquoi je suis allé au contact de toutes les zones dites de «combat»…

Ce que j’ai pu constater c’est une situation extrêmement hétérogène et confuse avec des gilets jaunes qui déambulaient par petits groupes de 10 à 20 personnes ne sachant trop où aller ni ce qu’il fallait faire, que ce soit sur les "Champs" ou dans les rues adjacentes qui étaient relativement vides…A côté, il y avait des groupes de fous furieux, ultras-gauche et droite, anar et Blackdors, qui fonçaient au contact des policiers avec des niveaux de violence extrême. Derrière, des grappes de racailles profitaient de ce processus pour piller les magasins dans les rues parallèles. Le secteur de l’Elysée était totalement bunkérisé à l'intérieur d'un cercle de 200 m de diamètre.

En fin de journée, les gilets jaunes ont rejoint leurs cars, fatigués de piétiner sur les Champs et à errer dans les rues de Paris. En revanche, l’ultra gauche et les racailles se sont acoquinés à partir de 18h pour mettre le feu dans les avenues de Paris, du côté de la Madeleine, Courcelles, Ternes, notamment. Les ultras-gauche fixaient les policiers en brûlant les voitures et poubelles, et pendant ce temps les délinquants des banlieues pillaient les magasins. En arrière-plan, toute la journée sur les chaines de TV, nous n'avons eu que des incompétents pour commenter les évènements, avec un focus essentiellement d'ordre public alors que la problématique est d’ordre politique et stratégique pour le pays. 

Ce mouvement des gilets jaunes était initialement un mouvement de « bons Gaulois » un peu paumés et désenchantés. Ils sont en train de se rendre compte qu’ils ont été déshumanisés et aspirent à un autre futur qu’ils ont du mal à définir. Il y a beaucoup de désespérance dans leur mouvement qui n’a que « le pouvoir d’achat » comme expression. Le pouvoir les a bien pris en otage en instrumentalisant les extrêmes qui n’ont jamais eu autant de publicité avec cette bataille des images pitoyables pour l’image et le rayonnement de notre pays. 

En revanche, « les autres » sont bien là. 

Je les ai vu arriver à partir de 17 h par grappes, profitant de la tombée de la nuit, tous habillés de noir avec des capuches (toujours très courageux). Des Bac+15 comme vous devez les imaginer … J’ai vu 3 magasins pillés sous mes yeux (un resto sushi, un opticien – ils n’ont pris que les lunettes de marque de soleil…, et une supérette – l’un des pillards s’est retrouvé face à moi avec 10 bouteilles de champagne dans les bras…). Les gilets jaunes qui y assistaient se montraient totalement indifférents à ces vols et actes de vandalisme, comme si c'était naturel. Lorsque j’ai signalé à des policiers qui repoussaient les ultras qu’il y avait une bande à 100m, en train de vider une pauvre supérette dans une ruelle derrière le parc Monceau, deux gars, particulièrement crades, de l’ultra gauche sont venus à mon contact en m’accusant d’être un «collabo» (autant vous dire que cela n’a duré que le temps d'une minute pour un petit-fils de résistant…ils sont partis en courant mais ce fut quand même chaud…)… En bref, c’est la chienlit !

Tout ceci parce que nous sommes embarqués dans un processus catastrophique pour notre pays avec des élites dirigeantes qui n’ont pas eu, et n'ont toujours pas une visibilité suffisantes, et ne possèdent pas les valeurs nécessaires pour anticiper et prendre les mesures fortes qui s'imposent, et cela en temps utile. A présent, il faut faire front. Ces tristes évènements révèlent un niveau de déliquescence, d’indifférence et de désordre à l’image de l’effondrement moral, spirituel et économique du pays. 

Source : Xavier


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 7 décembre 2018

Analyses sur le mouvement Gilets Jaunes : Vous vouliez une « transition », vous avez une « révolution » !

La bataille des images fait rage sur les écrans et les réseaux sociaux autour de symboles profanés

Les commentateurs ouvrent allègrement des boites de Pandore en parlant d’insurrection et de guerre civile sans savoir ce que c’est réellement. Pendant ce temps la France glisse dans la confusion, la sidération et l’émotion.

Il y a 10 ans, quand j’ai écrit « Quand la France réagira… », j’avais évoqué, comme le ferait un médecin de façon préventive, trois symptômes pour qualifier la gravité de la crise qui caractérise notre pays à savoir :

  • Le symptôme argentin du fait de la courbe de la dette et de la faillite des politiques publiques qui permettent de masquer le déclassement du pays et de bloquer toute transformation de notre société afin de maintenir l’illusion d’un train de vie.
  • Le symptôme yougoslave avec l’émergence d’un divorce profond entre la population et les élites qui provoque une implosion de la « Res-Publica » et une fractalisation des cohérences et cohésions territoriales.
  • Le symptôme libanais avec des centaines de zone de non-droit qui se sont enkystées partout dans les périphéries de nos villes et  agglomérations avec des logiques communautaristes et religieuses qui sont devenues les nouvelles références autour de la propagation rampante d’un islam radical qui s’est imposé progressivement en termes de gouvernance.

Beaucoup se sont amusés de ce diagnostic. Aujourd’hui les mêmes « rient jaune » avec les évènements de ces dernières semaines qui viennent déstabiliser leurs certitudes intellectuelles et leur confort financier… Entre temps la dette a explosé du fait de la crise de 2008 et surfe sur la crête des 100% du PIB (selon les critères de Maastricht). Tous les spécialistes tremblent à l’idée d’une hausse des taux et surtout d’une nouvelle crise bancaire qui nous mènerait sur des pentes vertigineuses dans les prochains mois. Le déficit public est pour sa part devenu insoutenable et le déclassement de la France est tel en termes de compétitivité que les quelques contrats d’armement ou d’avions ne suffisent plus pour cacher la misère de notre comptabilité nationale. 

Nous pouvons toujours dire que c’est de la faute des autres, des Allemands, de l’Europe, du prix du pétrole … une chose est certaine, notre pays connaît des difficultés chroniques pour garder son rang et surtout pour créer de la vraie richesse…A force d’avoir désindustrialisé et délocalisé nos actifs à forte valeur-ajoutée, il faut bien finir par admettre qu’il y a un prix à payer notamment sur le plan social. Certes il est facile, avec de l’argent quasiment gratuit, de développer une économie consumériste avec des retours sur investissements rapides, mais ces choix ne contribuent pas à créer des emplois et n’enrichissent pas un pays. 

Tout a déjà été écrit sur ce sujet et les experts n’ont cessé d’alerter sur ces dérives, mais l’autisme réciproque des français et de leurs dirigeants est catastrophique. Tout le monde a privilégié l’illusion d’un pseudo train de vie à la promotion de l’effort, de l’innovation et de l’excellence. A l’arrivée il n’y a plus assez d’argent dans les caisses et chacun y va de sa rhétorique totalement infantile !
 
Quant au lien Etat-Nation, le constat de tous les experts est unanime : il est en implosion totale. Beaucoup dissertent sur l’absence actuellement de relais crédibles et de médiateurs légitimes. Mais tout a été fait pour appauvrir ces relais qui permettent un vivre ensemble intelligent et durable. La baisse du niveau éducatif et culturel à tous les niveaux, la suspension du service militaire obligatoire, le pouvoir des réseaux d’influences, des lobbies, la médiocrité des médias et l’irruption des réseaux sociaux… tout a contribué à tirer vers le bas les relations entre les citoyens et ceux qui les représentent. Cette évolution de fond est très grave. Dans l’Histoire ces processus se terminent toujours mal avec au mieux des formes de résistances civiques au travers de l’émergence de collectifs plus ou moins homogènes, voire des formes d’insurrections révolutionnaires autour des injustices sociales et fiscales, comme nous sommes en train de connaitre, au pire des guerres civiles lorsque le vivre ensemble devient impossible et insoutenable, comme en Ex-Yougoslavie où les populations se sont entretuées pendant dix ans sur des questions identitaires, religieuses, communautaires.
 
La question la plus préoccupante reste celle de la libanisation des marges violentes de nos sociétés où les référentiels ne sont plus ceux de la République et encore moins ceux de la Démocratie. Soyons clair, l’Islam n’est pas soluble dans ces principes politiques et sociétaux que nous avons progressivement mis en place au cours des siècles dans notre pays. Aujourd’hui Il n’y a plus beaucoup de marges de manœuvre pour sauvegarder le vivre ensemble sur ces espace-temps qui se sont affranchi de tout, à commencer par l’autorité de l’Etat et de ses substituts sur le terrain. Cela se traduit d’ores et déjà par des logiques de ghettos que nous connaissons trop bien. Les événements avec les émeutes urbaines de 2005, dont peu de nos dirigeants ont tiré les véritables enseignements, sont ceux d’une volonté de franchise territoriale et d’autonomie politique. D’ores et déjà, dans certains quartiers, nous ne sommes plus sûr des questions de respect de l’état de droit mais sur l’imposition de fait d’une forme d’Etat quasi islamique à la place de l’Etat français avec la charia comme cadre juridique.
 
Depuis 3 semaines, toutes ces réalités ont explosé sur les écrans de télévision avec des manifestation émaillées d’émeutes, puis d’insurrections suffisamment violentes et préoccupantes pour déboucher sur une situation d’urgence pour la sauvegarde de nos institutions. Malheureusement Il n’y a aucune surprise dans le surgissement de cette forme de catharsis sociétale et dans l’expression de ces violences protéiformes et hétérogènes de tous les corps de la société. Nous avions déjà les germes en 2005 avec les banlieues, en 2009 avec "la lutte contre la profitassion" dans les Antilles, les crises récurrentes autour des prix du carburant, les bonnets rouges contre l’écotaxe, la question de la ZAD de Notre Dame des Landes … Tous ces micros évènements ont constitué autant de laboratoires dans lesquels nous retrouvons tous les ingrédients qui se coagulent et démultiplient actuellement.
 
Alors pourquoi en sommes-nous arrivés à un tel niveau de colère, de haine et de dégâts alors que tout a été diagnostiqué depuis longtemps et que tous les symptômes auraient pu être traités très en amont ? La réponse est simple : il n’y a eu aucune anticipation stratégique des vraies questions depuis 30 ans… La responsabilité première incombe aux politiques, comme aux dirigeants du monde économique, qui savaient exactement quels étaient les risques d’un non traitement sur le fond des questions posées depuis les années 1975, dont la fameuse transition écologique pour sortir de l’emprise des énergies fossiles, jusqu’aux migrations de population… Ils savent tous depuis un demi-siècle quels sont les rendez-vous et ce sur quoi il fallait anticiper pour mettre nos pays à l’abri de tragédies collectives.  Rien n’a été fait ! En revanche ils ont tous préféré faire de l’argent en surfant sur les "dividendes de la paix" et faire de la politique politicienne au jour le jour en redistribuant l’argent public à tous les raquetteurs qui avaient parfaitement compris l’usage qu’ils pouvaient en faire.
 
Cette forme d’imposture collective a finalement mis l’Etat en faillite. De fait les corps intermédiaires se retrouvent d’eux-mêmes totalement décrédibilisés, à commencer par les syndicats, mais aussi toutes les organisations représentatives du monde économique et autres agences gouvernementales, qui ont bien vécu sans apporter de véritable valeur ajoutée à notre économie et à notre société. Ils ont tous contribué depuis 30 ans à cet affaissement de notre économie et à l’appauvrissement des relations sociales en se cachant derrière une langue de bois et des pratiques qui valent les meilleures heures du soviet suprême. Mais ne nous leurrons pas, Il y a aussi la population qui s’est satisfait pour une bonne part de cette situation facile où la réversion de la main invisible publique lui assurait une fausse quiétude et prospérité. Malheureusement elle se retrouve aujourd’hui avec des enfants de plus en plus incultes et démunis face aux exigences de la mondialisation et des services régaliens dégradés, il suffit de regarder dans quel état se retrouve nos armées, notre justice etc. A l’arrivée tous les ingrédients de ces symptômes argentins, yougoslaves et libanais finissent par s’agréger pour constituer un mélange explosif.
 
Le déclencheur des insurrections en cours tient en grande partie à cette impasse démocratique qui a permis à une minorité de profiter de la dislocation des blocs politiques, sous prétexte de "dégagisme", pour ramasser le pouvoir. Lors de la dernière élection présidentielle il n’y a eu aucun débat sur le fond. Ce ne fut que des parades séductrices avec des coups de menton. De fait le débat se joue en ce moment dans la rue avec une troisième mi-temps qui ne peut-être que violente. Les populations viennent de découvrir à leurs dépens la face cachée des feuilles de route de l’exécutif en place… qui auraient été aussi celles de leurs concurrents s’ils avaient pu prendre le pouvoir étant donné qu’il n’y a plus rien dans les caisses….  Dès lors 80 % de la population vient enfin de comprendre que l’Etat est en faillite, qu’il n’a plus aucune marge de manœuvre budgétaire et qu’il a besoin de se renflouer d’urgence sur le plan financier en ayant recours à l’arme fiscale dans un pays qui est devenu le champion des pays de l’OCDE en termes de prélèvements obligatoires (3) (46,2 % du PIB) ...
 
Ceux qui ont pris le pouvoir sont incontestablement les plus intelligents et brillants de la classe. Mais leurs préoccupations et orientations politiques sont devenues totalement inaudibles pour les opinions. Leurs décisions se comprennent sur un temps long qui aurait dû être celui de leurs prédécesseurs au cours de ces 50 dernières années en termes d’anticipation stratégique. Mais la population ne voit que la courbe immédiate de la pression de la fiscalité directe, et surtout indirecte, qui monte sans cesse au point de poser désormais un problème budgétaire vital à des pans entiers de la société. Du fait de l’appauvrissement et du déclassement du pays beaucoup ont en effet glissé dans la précarité. Plus grave, ce qui contribue à alimenter la colère sourde et la violence irrationnelle du mouvement des gilets jaunes, beaucoup ont désormais peur de se retrouver aussi dans les prochains mois ou années dans cette situation.
 
Certes il est louable et souhaitable de sauver l’Etat. Nous savons ce que donne un pays livré au chaos total faute d’une colonne vertébrale. Mais l‘Etat ne doit pas tuer la France et spolier les français. Dans le contexte actuel qui peut déboucher sur une révolution convulsive et mortifère, les Français ne sachant pas gérer leur contrat social, la seule chose à faire est de remettre à plat le cadre fiscal et de retrouver équilibre et justice. C’est vital. Des petits moratoires fiscaux ne servent à rien sinon à entretenir et nourrir les prochaines révoltes sociales. Mais la transformation du pays ne peut s’envisager qu’avec du temps, ce qui est incompatible avec les urgences sociales et l’impression d’injustice sociétale qui s’expriment depuis 20 jours. La véritable question qui se pose désormais est celle de l’autorité politique pour arbitrer ce moment crucial où les urgences et les priorités sont confondues dans un maelstrom de revendications, de haines et de peurs.
 
Quelles que soient les astuces pour calmer les exigences des gilets jaunes ou l’expression de la fermeté utilisée par l’exécutif pour endiguer la volonté de destruction de nos institutions ou la tentation de pillage de nos centres-villes, il faudra bien expliquer à un moment donné aux français que la "fête est finie" et que nous allons entrer dans une autre temporalité où tout le monde devra faire preuve de bon sens, d’intelligence et de frugalité pour remettre les comptes en ordre et le pays en état de marche. Cela va supposer de prendre des mesures drastiques, courageuses et douloureuses, comme l’ont fait les Canadiens en leur temps, et d’arrêter cet effet de ciseau pervers, et désormais catastrophique pour le pays, qui est celui de l’emballement de la dette et de l’addiction au déficit public.
Tous les autres discours sur la transition sont cosmétiques et idéologiques. La véritable révolution ne consiste pas à destituer violemment à la Ceausescu notre monarque républicain, à rêver de 1791, à piller les magasins et à discourir sur les plateaux de télévision sur une VIème République. La véritable révolution, puisqu’il faudra bien la faire, nous n’avons plus le choix face à la pression des évènements, devra être celle d’un nouveau pacte fiscal et d’un véritable contrat social. Pour cela il faut retrouver à tous les niveaux le langage du bon sens et de la responsabilité afin de ne pas tomber dans l’insoutenable et le drame avec des insurrections qui déboucheraient sur une guerre civile…

Ceux qui ont vécu Beyrouth et Sarajevo savent ce que cela signifie. Nous ne sommes plus comme en 68 : le monde de cette époque révolue revendiquait le partage de la cagnotte et ne risquait rien.
Aujourd’hui il n’y a plus de cagnotte et nous risquons tout !

Source : Xavier Guilhou - « Quand la France réagira… » Eyrolles – 2007

Voir à ce sujet les excellentes analyses de l‘économiste Claude Sicard, dont son dernier article du 5 décembre : « La France en révolte : faut-il compatir à la jacquerie des gilets jaunes ? »


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 22 août 2018

Venezuela : Pays de millionnaires, mais ...

Les États-Unis vont envoyer un navire hôpital au large de la Colombie pour soigner les réfugiés vénézuéliens.

Les États-Unis vont envoyer un navire hôpital au large des côtes de la Colombie pour soigner les nombreux réfugiés Vénézuéliens.

Et pour cause, au regard de l’inflation galopante [1.000.000 % d’ici la fin de l’année, selon les estimations] qui caractérise l’économie du pays. Ainsi, le salaire minimum est de 5,9 millions de bolivars, soit de quoi acheter un kilo de viande. Avec 90% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, cette débâcle économique a déjà fait fuir, selon les chiffres de l’ONU, 2,3 million de Vénézuéliens depuis 2016, notamment vers la Colombie et le Brésil.

Et cela donne lieu à des tensions, comme le 18 août 2018, dans l’État brésilien de Roraima, où des camps de réfugiés vénézuéliens ont été attaqués par les locaux après l’agression présumée d’un commerçant. En réponse, Brasilia a annoncé l’envoi de renforts militaires à la frontière avec le Venezuela.

Avec les troubles au Nicaragua et le désastre économique au Venezuela, l’Amérique du Sud est confrontée à des tensions migratoires de plus en plus marquées. Certains pays ont pris des mesures fermes, comme l’Équateur et le Pérou, où 20.000 Vénézuéliens sont entrés au cours de ces derniers jours.

Mais c’est la Colombie qui est l’un des pays les plus concernés, avec la présence de plus de 800.000 Vénézuéliens bénéficiant d’un droit de séjour temporaire. Et Bogota a du mal à faire face à cet afflux de réfugiés, en particulier dans le domaine sanitaire.

D’où l’annonce faite par le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lors de sa tournée en Amérique du Sud, cette semaine, selon laquelle les États-Unis envisageaient d’envoyer, au large de la Colombie, le navire hopital USNS Comfort, dans le cadre d’une « mission humanitaire ».

Pouvant accueillir des hélicoptères d’évacuation sanitaire et de transport lourd lui donnant la capacité d’installer des hôpitaux de campagne, cet ancien pétrolier civil converti en navire-hôpital en 1987 a une capacité totale de 1.000 lits. Il dispose de 12 salles d’opérations, d’une unité de soins intensifs et d’une pharmacie.

Toutefois, ce déploiement de l’USNS Comfort n’a pas manqué d’être critiqué… Ainsi, Evo Morales, le président de la Bolivie, a dit y voir le début d’une opération militaire américaine contre le Venezuela.

« Nous condamnons l’opération secrète des États-Unis qui vise à envahir l’Amérique latine avec l’excuse d’une ‘aide humanitaire’ pour nos frères vénézuéliens et l’envoi d’un navire du Pentagone en Colombie. L’USNS Comfort, capable de transporter des hélicoptères de guerre, est une menace contre le Venezuela », a en effet affirmé, sans rire, M. Morales, via Twitter.

Le 17 août, M. Mattis a indiqué que le nouveau président colombien, Ivan Duque, avait accepté le déploiement de l’USNS Comfort, lors d’une discussion ayant eu lieu dans la matinée.

« Non seulement ils [les Colombiens] en ont accepté le principe mais ils ont aussi donné des détails sur la meilleure façon de concevoir la mission dans la région », a indiqué M. Mattis. « Nous n’envoyons pas de soldats, nous envoyons des médecins », a-t-il par ailleurs insisté.

« Nous allons aller là où le besoin est le plus grand », a précisé le chef du Pentagone, en excluant, évidemment, tout déploiement de l’USNS Comfort dans les eaux vénézuéliennes. Ce navire pourrait toutefois se rendre dans d’autres pays sud-américains, également confrontés au problème des réfugiés.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

Ndrlr : Déjà en proie à une crise économique et financière sans précédent le Venezuela, vient de subir  mardi après-midi, un fort séisme de magnitude 7,3, heureusement, semble-t-il sans faire de victime...

* * *

mardi 18 avril 2017

France : Billet spécial élections présidentielle...

Sans nommer personne, pour détendre l'atmosphère, laissons la parole à Gérard LENORMAN, qui s'y connaît...

Si j’étais Président...


Gérard Lenorman...

Il était une fois à l'entrée des artistes
Un petit garçon blond au regard un peu triste
Il attendait de moi une phrase magique
Je lui dis simplement : Si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
Jamais plus un enfant n'aurait de pensée triste
Je nommerais bien sur Mickey premier ministre
De mon gouvernement, si j'étais président

Simplet à la culture me semble une évidence
Tintin à la police et Picsou aux finances
Zorro à la justice et Minnie à la danse
Est c'que tu serais content si j'étais Président ?

Tarzan serait ministre de l'écologie
Bécassine au commerce, Maya à l'industrie,
Je déclarerais publiques toutes les pâtisseries
Opposition néant, si j'étais Président

Si j'étais Président de la République
J'écrirais mes discours en vers et en musique
Et les jours de conseil on irait en pique-nique
On f'rait des trucs marrants si j'étais Président

Je recevrais la nuit le corps diplomatique
Dans une super disco à l'ambiance atomique
On se ferait la guerre à grands coups de rythmique
Rien ne serait comme avant, si j'étais Président

Au bord des fontaines coulerait de l'orangeade
Coluche notre ministre de la rigolade
Imposerait des manèges sur toutes les esplanades
On s'éclaterait vraiment, si j'étais président !

Chœur des enfants...

Si t'étais Président de la République
Pour nous, tes p'tits copains, ça s'rait super pratique
On pourrait rigoler et chahuter sans risques
On serait bien contents si t'étais Président

Gérard Lenorman...

Je s'rai jamais Président de la République
Vous les petits malins vous êtes bien sympathiques
Mais ne comptez pas sur moi pour faire de la politique
Pas besoin d'être Président, pour aimer les enfants.

Source : Musique et interprétation : Gérard LENORMAN  /  Paroles : Pierre DELANOE

Écoutez en direct la chanson "Si j’étais Président" sur FNCV.COM


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 17 septembre 2015

Allemagne : 12.000 nouveaux migrants à Munich en une seule journée !

Plus de 12 000 migrants sont arrivés dans la capitale bavaroise pour la seule journée de samedi 12 septembre 2015. Un afflux difficile à gérer pour la ville.

La ville de Munich en Allemagne est désormais arrivée « à l'extrême limite » de ses capacités d'accueil de réfugiés. « Compte tenu des chiffres enregistrés samedi 12 septembre 2015, il est tout à fait clair que nous sommes arrivés à l'extrême limite de nos capacités » pour prendre en charge les demandeurs d'asile qui affluent depuis les Balkans via la Hongrie puis l'Autriche, a déclaré un porte-parole de la direction de la police munichoise.

Au cours de la journée de samedi, quelque 12 200 arrivées de réfugiés ont été enregistrées, a-t-il précisé. Ce chiffre est proche à la fois d'une première estimation de « jusqu'à 13 000 » pour la journée complète donnée la veille par les autorités locales, et du record en l'espace de 24 heures enregistré à Munich le 6 septembre après que le gouvernement allemand a décidé d'ouvrir en grand les portes du pays.

Le flux d'arrivées semblait s'être un peu ralenti aux premières heures de dimanche puisque, vers 10 heures (8 heures GMT), la police avait dénombré « quelques centaines » d'arrivées, selon le porte-parole. Mais la situation pourrait évoluer.

Dormir dehors à même le sol

« L'objectif aujourd'hui sera de continuer à transporter le plus grand nombre possible » de réfugiés vers des centres dans le reste du pays « afin de faire de la place [à Munich] pour les nouveaux arrivants », a-t-il précisé.

Durant la nuit de samedi à dimanche, quelques dizaines de demandeurs d'asile ont dû dormir dehors à même le sol sur des matelas isothermes et avec des couvertures, faute de place dans les centres, selon la radiotélévision publique bavaroise BR.

C'est toutefois moins que ce qu'avaient redouté les autorités initialement : elles craignaient que plusieurs centaines d'entre eux ne doivent en passer par là. Selon la chaîne, sur son site internet, Munich « est passée très près d'une catastrophe humanitaire ». Faute de place dans la ville, les autorités locales envisagent de réquisitionner le stade olympique de la métropole, où ont eu lieu les JO d'été de 1972, pour des hébergements.

Source : AFP - Point.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 7 septembre 2015

Politique : Conférence de presse de François Hollande, Syrie, réfugiés, islamisme, impôts...

Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi.
Il a annoncé l'accueil de 24.000 réfugiés en France ainsi que des vols de reconnaissance en Syrie.


Le chef de l'Etat a tenu son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre. Un rendez-vous de rentrée très attendu et qui lui a permis de faire des annonces sur les sujets chauds du moment : les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance... Voici les 7 principaux points à retenir.

  • 24.000 réfugiés accueillis dans les deux prochaines années
François Hollande était très attendu sur la question de l'afflux des migrants en Europe après avoir à l'origine refusé le système de quotas prévus par l'Europe avant de s'y résoudre la semaine dernière.

    "Face à ces drames j'ai proposé un mécanisme permanent et obligatoire d'accueil des réfugiés avec une répartition entre les pays" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a refusé d'employer le terme "quota" préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" au sein de l'Union européenne.

Il a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour identifier les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".

    #Réfugiés : "Il faut des centres d’enregistrements pour permettre l’inscription et l’identification des arrivants" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuité quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Comme pressenti, la France va participer aux frappes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter à l'Irak.

    "J'ai demandé au ministre de la défense que dès demain des vols de reconnaissance soient organisés au-dessus de la Syrie" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

François Hollande a réitéré sa volonté de départ de Bachar el-Assad.

    #Syrie : "Bachar el-Assad a tiré sur son peuple, a utilisé des armes chimiques. La transition politique passe par son départ" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose Bruno Le Maire (Les Républicains).

    #Syrie : "Il n'est pas question d'intervention au sol, ce qui serait irréaliste et inconséquent" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
François Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.

    #Ukraine "Je proposerai qu'une réunion soit organisée à Paris avant l'Assemblée générale des Nations Unies pour en faire le bilan" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

Si la Russie tient ses engagements, le président a annoncé une possible levée des sanctions.

  • 2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers
La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. François Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires.

    "Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts" #ConfPR
    — Élysée (@Elysee) 7 Septembre 2015

  • Pas de remise en cause des 35 heures
François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" afin de rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il allait débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

  • Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015
La croissance atteindra selon le chef de l'Etat "sûrement plus de 1%" en 2015. Il ne pense pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.

  • La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession
Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, François Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.

Source : Challenges.fr

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *