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vendredi 3 février 2017

Grand combattant : Décès de Paul Chouteau, un des derniers survivants du Commando Kieffer et du Jour J

On a appris, auprès du Musée des fusiliers marins et commandos et de la préfecture du Calvados, la disparition de Paul Chouteau, l’un des derniers membres du Commando Kieffer ayant débarqué sur la plage « Sword », en Normandie, le 6 juin 1944.

Né le 3 mars 1922 à Gray (Haute-Saône), Paul Chouteau se destinait à exercer le métier de peintre en bâtiment quand il décide de s’engager, à l’âge de 17 ans, dans la Marine nationale. Après avoir été breveté canonnier le 11 novembre 1939, il est affecté à bord de navires assurant la protection des convois en mer du Nord.

En juin 1940, alors que les armées françaises cèdent devant l’avancée allemande, le jeune marin embarque à bord de l’aviso « Commandant Dominé », entré en service quelques mois plus tôt. Mais le bâtiment sera capturé par les Britanniques, qui le remettront plus tard aux Forces navales françaises libres (FNFL).

Quant à Paul Chouteau, et comme l’ensemble de ses camarades, il se retrouve interné au camp d’Aintree, près de Liverpool. Là, il aurait pu choisir de rejoindre la France Libre… Mais il en fera autrement. Renvoyé en France à sa demande, il ne tarde pas à regretter sa décision. Après diverses affectations, notamment en Afrique du Nord, il finit par embarquer à bord du croiseur « Émile Bertin », qui se trouve alors aux Antilles françaises.

Là, en avril 1943, et avec un camarade, il déserte et s’enfuit à bord d’un kayak pour rejoindre Sainte-Lucie. Le tout avec une météo difficile et des creux de 6 à 8 mètres. Les deux hommes finiront par atteindre le Royaume-Uni à bord d’un navire américain. À Londres, Paul Chouteau s’engage dans les FNFL et intègre le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos de la France Libre du commandant Philippe Kieffer.

À l’issue d’un rude et rigoureux entraînement en Écosse, il est affecté à la No. 8 Troop (1ère compagnie). C’est avec elle qu’il débarquera le 6 juin 1944 sur la plage de Sword, avec 40 kg de matériel sur le dos. « C’était lourd pour marcher. Mais on n’avait pas peur », témoingera-t-il, en 2014, dans les colonnes d’Ouest France. « Il n’y avait personne devant, les balles sifflaient. On est tombé directement dans les barbelés. Tout était bouclé », ajoutera-t-il.

La mission de la No. 8 Troop est alors de neutraliser une batterie d’artillerie allemande. Seulement, Paul Chouteau, ayant reçu 5 éclats d’obus dans le dos, ne l’atteindra pas. Il sera évacué en Angleterre. Mais pas pour longtemps car un peu plus d’un mois plus tard, il retrouve le Commando Kieffer en Normandie. Puis il ira ensuite combattre aux Pays-Bas, où, d’après lui, « c’était aussi dur que le 6-Juin ».

Démobilisé en 1945 avec le galon de quartier-maître, Paul Chouteau s’installe à Paris et entame une nouvelle carrière dans la police, en restant très discret sur ce qu’il a vécu avec le Commando Kieffer. 

Il a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles la Croix de guerre avec étoile d’argent, la Médaille commémorative des services militaires volontaires dans la France Libre et la Médaille militaire du 31 décembre 1973. Il a par ailleurs été promu officier de la Légion d’honneur en 2014.

Il a passé la fin de sa vie sur la Côte Fleurie entre Houlgate et Saint-Arnoult.  Ses obsèques seront célébrées le jeudi 2 février 2017 à 14 h 30 à l’église de Houlgate. 

Source : Zone Militaire


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samedi 29 octobre 2016

Armement : SOTGH, un nouveau système de mise à terre de chuteur opérationnel

La DGA a commandé 750 nouveaux systèmes de mise à terre des chuteurs opérationnels

Saut à très haute altitude avec oxygène, vol C160, atterrissage à Captieux. La Direction générale de l’armement a attendu la Saint Michel (fête des parachutistes) pour annoncer qu’elle avait notifié à Zodiac Aerosafety Systems, le 23 août 2016, le marché portant sur la livraison de de 750 systèmes de mise à terre des chuteurs opérationnels (SMTC OPS) de type « Phantom Canopy ». Le montant du contrat serait d’environ 65 millions d’euros.

Ces derniers remplaceront les parachutes G9 d’Air Azur actuellement utilisés pour les sauts à grande hauteur et dont la charge était limitée à 160 kg, chuteur et matériel compris.

Ces SMTC-OPS forment un ensemble formé par un parachute, des moyens de communication et de navigation, une protection thermique et balistique, des capacités d’emport de charge sous gaine ou de colis autoguidés, des équipements d’aide au poser de nuit ainsi que des éléments devant assurer la sécurité des chuteurs opérationnels.

« Extrêmement performant, ce système permettra de sauter à plus de 9.000 mètres, en emportant jusqu’à 200 kg et en franchissant une distance supérieure à 50 km », précise la DGA.

Les SMTC-OPS offiront de plus grandes possibilités pour les sauts opérationnels à très grande hauteur (SOTGH), que pratiquent essentiellement les unités du Commandement des opérations spéciales (COS) et le Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ainsi que le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Le SOTGH permet de mettre en place dans la profondeur du dispositif adverse, une équipe de commandos. Et cela en toute discrétion, c’est à dire sans exposer l’avion largueur à une possible détection.

Source : Zone Militaire


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dimanche 3 avril 2016

Norvège : Les Jegertroppen, des femmes volontaires pour les forces spéciales

Pour la première fois dans l’histoire des forces spéciales, un pays se dote d’une unité entièrement féminine. Comme le raconte la revue Foreign Affairs, la Norvège a décidé de créer en 2014 les Jegertroppen (chasseurs), afin de permettre aux femmes de participer aux opérations spéciales, notamment dans des missions de reconnaissance, observation ou contact avec les populations. 

317 jeunes femmes se sont portées volontaires, dans le cadre du service militaire obligatoire, et 88 d’entre elles ont franchi le barrage de la présélection. Au terme d’un cours de près d’un an, treize femmes ont pu intégrer les Jegertroppen. Elles devraient être engagées prochainement en Afghanistan. Les forces armées norvégiennes comptent environ 10% de femmes. 

L’une des principales difficultés rencontrées par les femmes, outre les réticences sociales et culturelles, est le poids de l’équipement du combattant. Une étude américaine indiquait que les hommes devaient porter en moyenne 40% de leur propre poids, quand ce chiffre est de 58% pour les femmes. Lors de la sélection norvégienne, les femmes portent 27 kilos, contre 40 kg pour les hommes.

Comme le montre l’exemple du GIGN, en particulier au sein de la force observation (ex-EPIGN), les femmes peuvent parfaitement participer aux opérations spéciales, apportant même une plus-value appréciable.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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dimanche 13 septembre 2015

Marine nationale : Le 7e Commando FORFUSCO baptisé "Ponchardier"

Après les commandos de marine Jaubert, de Montfort, de Penfentenyo, Trépel, Hubert et Kieffer, la Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) comptera une septième unité de ce type le 1er septembre 2015.

Depuis mai dernier et l’annonce de cette création à venir, le nom du lieutenant de vaisseau Jacques François semblait devoir être retenu comme nom de baptême de ce 7e commando marine. Finalement, celui du vice-amiral Pierre Ponchardier a été retenu, selon l’hebdomadaire spécialisé « Le Marin« .

Cette nouvelle unité sera chargée de l’appui aux opérations spéciales (CAOS), c’est à dire de la logistique des autres 6 autres commandos marine.

Un commando « Ponchardier » a déjà été actif au sein de la Marine nationale. Il s’agissait d’un commando parachutiste de l’aéronautique navale (ou SAS B) qui, constitué en 1945 à Hyères par l’amiral Henri Nomy, s’était illustré durant la guerre d’Indochine sous les ordres de Pierre Ponchardier.

Breveté pilote et chef d’escadrille de l’aéronautique navale, ce dernier fut fait Compagnon de la Libération, avec son frère, Dominique (l’auteur des romans de la série « Le Gorille »), pour avoir animé, pendant l’Occupation, le réseau de renseignement et de résistance « Sosies », qui fut particulièrement efficace en fournissant aux Alliés des informations d’une importance capitale au sujet des mouvements et de l’organisation de la marine allemande sur les côtes françaises.

Après avoir dirigé le SAS B et occupé les fonctions d’attaché naval du général commandant les forces armées en Extrême-Orient, Pierre Ponchardier devint le « pacha » du porte-avions La Fayette. Nommé à la tête de la Demi-brigade de fusiliers marins en Algérie en 1956, il obtint ses étoiles de contre-amiral et prit les rênes de l’aéronautique navale en Méditerranée avant d’être nommé sous-chef d’état-major général de la Marine en 1958.

Promu vice-amiral en 1960, Pierre Ponchardier trouva la mort dans un accident d’avion un an plus tard, au Sénégal, alors qu’il occupait les fonctions de commandant de la zone maritime « Atlantique Sud ».  

Source : Zone Militaire

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mercredi 15 juillet 2015

Forces spéciales : Création d 'un groupement d'appui, le GAOS

Le magazine Raids (n°350, juillet 2015) publie en exclusivité un long article sur le Groupe d'appui aux opérations spéciales, dont la création a été annoncée récemment dans le cadre des réformes de l'armée de terre.

Il ne s'agit pas d'affecter telle ou telle unité au COS (commandement des opérations spéciales) mais de créer un réservoir de forces, relativement modeste (400 à terme), capable de travailler au pied levé avec les unités du Commandement des forces spéciales terre (ex-BFST). Une meilleure articulation entre forces spéciales et forces conventionnelles en est attendue.

Voici les unités concernées :

  • venant du 54ème régiment de transmissions : les patrouilles légères d'appui électronique (PLAE) , e si besoin, les systèmes de guerre électronique de l'avant (SGEA) sur VAB.
  • venant du 61ème régiment d'artillerie : les analystes-interprétateurs d'images de drones et de satellites.
  • venant du 28ème groupement géographique : des spécialistes de topographie et de cartographie.
  • venant du 2ème régiment de hussards : des personnels spécialisés dans l'interrogation de personnes capturées ou de prisonniers de guerre.
  • venant du 132ème bataillon cynophile de l'armée de terre, des binômes hommes-chiens spécialisés dans l'attaque (intervention)  ou la recherche d'explosifs
  • venant du 2ème régiment de dragons, de spécialistes du NRBC
  • venant du 17ème régiment du génie parachutiste : des équipes EOD (déminage), des éléments chargés de la fouille opérationnelle spécialisée, des moyens permettant d'établir une zone de posé aviation et des équipes d'aide au déploiement pour l'aménagement des camps isolés
  • venant du 35ème régiment d'artillerie parachutiste : la capacité de fournir un appui feu (mortier de 120 et Caesar 155mm)

De son côté, la Marine nationale s'était déjà engagée dans cette voie, avec la création du commando Kieffer, regroupant divers spécialistes, et celle d'un 7ème commando, chargé de l'appui, issu de la base fusco à Lorient. L'armée de l'air devrait rapidement annoncer une réorganisation des ces trois Commandos parachutistes de l'air.     

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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samedi 4 avril 2015

Syrie : D'ex-militaires français reconvertis dans le djihad...

Un ancien commando des forces spéciales aurait été en contact avec les frères Kouachi au Yémen. Au total, neuf ex-militaires, dont certains combattent en Syrie, ont été identifiés par le renseignement français

Les faits - Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé en janvier 2015 de nouvelles mesures pour répondre aux failles sécuritaires révélées par les récents attentats. Le chef du gouvernement évalue à «près de 3000» le nombre de personnes à surveiller en France. Au total 2680 emplois supplémentaires vont être créés pour lutter contre le terrorisme au cours des trois prochaines années. Un projet de loi sur le renseignement sera présenté au Parlement début avril. Par ailleurs, la baisse des effectifs militaires sera réduite de 7500 postes d'ici à 2019, mais cette mesure n'est pas encore financée.
 
Neuf anciens militaires français ayant rejoint les réseaux djihadistes ont été, à ce jour, identifiés par les services de renseignement. Comme l'Opinion le révèle, l'un d'entre eux est même un ancien des forces spéciales. Issu d'une famille originaire de Tunisie de confession musulmane, né en 1974 en Seine-Saint-Denis, il s'était engagé au 1er RPIMa de Bayonne, l'un des régiments d'élite de l'armée française, rattaché au Commandement des opérations spéciales. Il y a notamment suivi le stage Rapas (recherche aéportée et action spécialisée), où sont formés les commandos. A l'issue de son engagement de quatre ans, il a quitté l'armée comme caporal, et rejoint, en 1998, des sociétés de sécurité privée françaises. Pour l'une d'entre elles, il a notamment travaillé à la protection de sites pétroliers dans la péninsule arabique. C'est alors qu'il s'est progressivement radicalisé, en 2011, se laissant pousser la barbe et adhérant à l'idéologie salafiste. Licencié, il a attaqué son employeur aux prud'hommes pour discrimination. Il disparaît ensuite des écrans radars, même si sa présence est signalée en Mauritanie, au Liban, en Israël et au Yémen. Dans ce dernier pays, les services de renseignement estiment qu'il a pu être en contact avec les frères Kouachi, dans le cadre d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Il n'est en revanche pas établi qu'il se soit rendu en Syrie ou en Irak. Les services considèrent comme possible qu'il soit aujourd'hui revenu en France.

Pour les terroristes, ce quadragénaire est une recrue de choix, du fait de sa formation militaire puis de son expérience d'une dizaine d'années dans la sécurité et la protection. Le stage Rapas, qu'il a suivi dans son ancien régiment, est l'un des plus sélectifs de l'armée de terre – comparable à la sélection pour le GIGN ou les commandos-marine. Les militaires y acquièrent des techniques de combat, de tirs, de sabotage, de survie etc. Cet ancien de Bayonne n'est pas le seul ex-militaire français a avoir rejoint les rangs djihadistes, comme l'a également confirmé le journaliste Didier François, sur Europe1.

Selon plusieurs sources, ils seraient « une demi-douzaine», «moins d'une dizaine». A ce jour, selon nos informations, neuf ont été formellement identifiés, dont l'ancien des forces spéciales. Dans la plus grande discrétion, la Direction de la sécurité et de la protection de la Défense (DPSD, ex-Sécurité militaire) suit ces dossiers de près, tout comme la DGSE (renseignement extérieur) et la DGSI (sécurité intérieure). De son coté, Radio France Internationale assure que parmi la «dizaine d'anciens militaires français» présents en Syrie, «l'un d'eux a d'ailleurs mis ses compétences au service d'un encadrement de jeunes jihadistes français».

Le présence d'anciens militaires dans les rangs djihadistes, pour dangereuse qu'elle soit, n'est pas massive. Ils représentent moins de 1% des jeunes Français impliqués dans les réseaux djihadistes. Mais leur expérience peut leur être précieuse. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a assuré mercredi que «les cas d'anciens militaires tentés par une aventure jihadiste sont d'une extrême rareté». Toutefois, dans son entourage, on estime que la «vigilance» est indispensable.

Selon les chiffres fournis en décembre par Bernard Cazeneuve lors d'un conseil des ministres, «1200 ressortissants français ou résidents habituels en France sont en lien avec les filières terroristes en Syrie et en Irak». Depuis lors, ce chiffre aurait encore augmenté, le Premier ministre Manuel Valls parlant de 1400 personnes «concernées». Selon le Figaro, 393 personnes sont présentes en Syrie-Irak, où 60 auraient déjà trouvé la mort. Environ 230 personnes seraient en transit vers ce théâtre et 240 de retour, dont 190 en France.....//

//...En juin 2013, une enquête sur la base navale de Toulon, à la suite d'un vol de matériel militaire, avait permis de découvrir que le frère d'un jeune marin avait rejoint la Syrie. Il était lié à la «cellule de Cannes» qui avait attaqué à la grenade une épicerie juive à Sarcelles.

Au ministère de la Défense et dans les armées, on reconnaît être préoccupé par ces «processus de radicalisation» qui touchent certains jeunes militaires, au même titre que d'autres jeunes Français. De source militaire, on rapporte que des jeunes, déployés dans le cadre de Vigipirate pour assurer la protection de lieu de cultes juifs auraient dit, en désignant une synagogue : «On saura sur qui tirer !»

De tels cas sont, heureusement, très rares, mais les moyens de surveillance vont être renforcés rapidement, avec notamment la création de 65 postes au sein de la DPSD. Ce service de la Défense se concentre sur les militaires en activité, pas sur les anciens. Fussent-ils des forces spéciales

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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vendredi 19 septembre 2014

Le Commando parachutiste de l'Air N° 20 à nouveau à l'honneur

Le Commando parachutiste de l’Air n°20 (CPA 20) ne fait pas parler beaucoup de lui. Et pourtant, les tâches qu’il assure sont souvent essentielles à la réussite des missions des forces françaises. Comme cela fut le cas au Mali, en 2013, lors de l’opération Serval.

Implanté à Dijon (BA 102), le CPA 20 est en effet spécialisé dans l’appui aérien et la protection des forces en opérations. Il compte 250 hommes, répartis en 3 compagnies (Bretagne, Normandie, Picardie). Selon l’armée de l’Air, « chacune de ses équipes comprend quatre entités ‘Patrouilles extérieures’ et trois TACP (appui aérien rapproché), dont une de chuteurs opérationnels ».

Lors d’un passé récent, le CPA 20 s’est distingué à plusieurs reprises, notamment en Afghanistan, ce qui lui a valu d’être cité deux fois. Le 2 septembre 2014, l’unité a reçu sa troisième citation comportant la Croix de la valeur militaire avec étoile de Vermeil pour son action au Mali. 

Sans entrer dans les détails, ce sont des hommes du CPA 20 qui ont préparé le terrain en vue de l’opération aéroportée réalisée par le 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP) dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013 à Tombouctou. Ils étaient alors intégrés au GTIA 1 (Groupement tactique interarmes), formé essentiellement par le 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) et le 1er Régiment Étranger de Cavalerie (REC).

Un extrait de la citation indique d’ailleurs que le CPA 20 a « largement contribué à la libération de la ville de Tombouctou ». Mais les commandos de cette unité ont également été à l’œuvre « dans la ville de Gao, dans les montagnes du Nord-Est ou encore dans la vallée de Tahort lors de missions d’appui aérien rapproché », rappelle le texte.

Cette récompense a été remise le 2 septembre 2014 par le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes et le soutien des forces aériennes, à l’occasion de la prise de commandement de la BA 102 par le colonel Pierre Réal. 

Source: Zone Militaire


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dimanche 20 juillet 2014

Marine nationale : Nageurs de combat... Bientôt le millième...

Le 1000e brevet de nageur de combat sera bientôt décerné

Publié le jeudi 26 juin à 12h56 Une cérémonie discrète, aura lieu le 23 juillet 2014 à l'Ecole de Plongée de Saint-Mandrier, à l'occasion de la remise du millième brevet de nageur de combat, sans doute la formation la plus exigeante de l'armée française.

L'amiral Marin Gillier devrait présider cette cérémonie : il est le nageur de combat le plus élevé dans la hiérarchie militaire et une figure des commandos-marine.

Le premier brevet a été décerné en 1952 et depuis lors 90 "cours nageur" se sont déroulés pour former des spécialistes appelés à servir au commando Hubert de la Marine nationale ou, pour les personnels issus de l'armée de terre, au Service Action de la DGSE.

Par ailleurs, l'amiral Olivier Coupry restera pour une troisième année à la tête de la Force maritime des fusiliers marins et commandos, à Lorient. 

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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mercredi 26 mars 2014

Sahel : Les forces spéciales françaises ont mis un terme à la carrière de Barberousse

Le 8 mars 2014, au cours d'une opération couverte par le secret-défense, l'armée française a tué Omar Ould Hamaha, surnommé Barberousse, le bras droit de Mokhtar Belmokhtar, dirigeant d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé son décès sur BFMTV.

Né en 1963 à Kidal, Omar Ould Hamaha appartenait à la communauté des Arabes berabiches, dans le nord du Mali. Il était l'homme de confiance et le beau-père de Belmokhtar. Les deux hommes se connaissaient depuis une dizaine d'années. Omar Ould Hamaha était plus un politique, chargé de la propagande, qu'un opérationnel. Il avait pris part à des enlèvements d'otages et participé à la prise des villes du nord du Mali en 2012. Il était très lié aux populations arabes de Tombouctou et aux trafiquants de drogue qui opèrent dans la région.

Le ministre de la Défense a précisé qu'une quarantaine de djihadistes avaient été "éliminés" récemment. Dans une autre opération récente, un groupe armé terroriste (GAT) a été détruit dans l'Adrar des Ifoghas

Dans le nord du Mali, la guerre contre les GAT se poursuit très activement, dans le cadre des opérations Serval et Sabre (forces spéciales). Ces opérations reposent sur une intégration, jusqu'à présent jamais réalisée à ce point, des sources de la Direction du renseignement militaire (DRM), de la DGSE et des Américains.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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samedi 21 décembre 2013

Centrafrique - Sangaris : Une compagnie de combat du 3e RPIMa prépositionnée au Cameroun

Lors d’un entretien accordé à France 24, le 8 décembre 2013, le président Hollande avait assuré que les effectifs engagés dans l’opération Sangaris, en Centrafrique, ne dépasseraient pas les 1.600 hommes. “Il n’y en aura pas davantage, cela suffira”, avait-il estimé.

Seulement, selon le quotidien La Dépêche, une compagnie de combat (150 hommes) du 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa), implanté à Carcassonne, doit partir ce 14 décembre à Douala, au Cameroun.

Placé en alerte “Guépard”, le 3e RPIMa “viendra donc renforcer le dispositif militaire d’ici quelques heures voire quelques jours à Bangui” croit savoir le journal. Mais, d’après l’officier communication du “3″, cette compagnie doit se prépositionner à Douala en tant que “renfort éventuel pour la République centrafricaine, en cas de besoin”.

Le 3e RPIMa est par ailleurs déjà présent en Centrafrique, étant donné qu’un certain nombre de ses commandos-parachutistes appartenant aux GCP (Groupements commandos parachutistes) y ont été envoyés il y a quelques jours.

Source : Zone Militaire

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lundi 4 novembre 2013

Armée de terre : Qualification "Génie" pour les commandos parachutistes

Une qualification “Génie” au programme de la formation initiale des groupes de commandos parachutistes.

Chaque unité de la 11e Brigade Parachutiste (BP) (*) compte au moins un groupe de commandos parachutistes (GCP) dont la mission consiste à mener des actions ponctuelles dans la profondeur, à recueillir du renseignement et à faire de l’appui à la mise à terre.

Sur la base des enseignements tirés des derniers engagements des forces françaises sur des théâtres d’opérations extérieurs, il a été décidé d’intégrer une qualification “Génie” au programme de formation initiale des GCP, dont les membres sont recrutés en interne.

“Jusqu’à présent, le référent "génie" du groupe se formait au 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) de Montauban puis, à l’issue, dispensait ses savoir-faire à ses équipiers. Désormais, suite au retour d’expérience du Mali, cette formation s’est adaptée. Chaque équipier du GCP sera directement sensibilisé aux dangers des engins explosifs improvisés, à la manipulation des munitions non explosées, etc”, explique-t-on du côté de l’armée de Terre.

La formation initiale des GCP, encore appelée stage Jedburgh, du nom de l’opération qui, menée par les Alliés au cours de la Seconde Guerre Mondiale, consistait à parachuter des équipes réduites dans les pays occupés afin de coordonner les actions militaires avec celles des groupes de résistants, dure trois mois et demi. Il s’agit de faire acquérir au futur commando parachutiste toutes les procédures inhérentes aux missions qu’il aura à effectuer (combat, tir, renseignement, photo, transmissions, santé et désormais génie).

Source :Zone Militaire

(*) Sauf le 1er Régiment du Train Parachutiste


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mercredi 27 février 2013

Interview du général Paulet : Les paras sont toujours utiles !

Un entretien avec le général Paulet, commandant de la 11ème brigade parachutiste, sur les opérations aéroportées à la lumière du Mali

Le général Patrice Paulet, 52 ans, commande la 11ème brigade parachutiste. « Repman », il a effectué une grande partie de sa carrière au 2ème REP de Calvi. Il revient sur les opérations aéroportées (OAP) à la lumière des opérations au Mali.
 
250 paras largués sur Tombouctou ! On n’avait pas vu cela depuis longtemps. Cela confirme-t-il l’intérêt d’une technique qui remonte aux années 30 ?

On  ne retient souvent des OAP que l’aérolargage, comme nous venons en effet d’en voir un à Tombouctou. Les aérolargages ne sont pourtant qu’un  des deux modes de mise à terre des OAP, avec les posers d’assaut. Ces opérations peuvent également être complétées par des opérations héliportées. Si on peut poser un avion ou un hélicoptère, c’est mieux, car moins sensible à mettre en œuvre ! Mais parfois on ne peut pas… Et il faut passer alors par la portière. 

Les OAP, sous leurs deux formes, sont la spécificité de notre brigade para, qui est capable d’intervenir dans l’urgence et par la troisième dimension. Pour le reste, c’est une brigade interarmes comme l’armée de terre en compte d’autres. Il ne faut pas nous confondre avec les forces spéciales (FS), même si nous pouvons – comme d’autres – faciliter ou compléter leur engagement.  Les FS opèrent dans un segment différent du nôtre.

Revenons à Tombouctou…

Oui, c’est une manœuvre rare en opérations. Chacun a en mémoire Kolwezi, en 1978, mais il y a eu également Birao (Centrafrique) en 2006. En 2004, le 8ème RPIMa avait sauté sur le Kosovo en arrivant de France pour montrer notre capacité de réaction rapide. Et en novembre 2004, le REP devait sauter sur Abidjan pour sécuriser l’aéroport, mais au dernier moment nous avons pu faire un poser d’assaut. Ce qui est une solution préférable, car plus souple à mettre en œuvre.

A Tombouctou, le 28 janvier 2013, les paras ont été largués de nuit à une altitude de moins de 300 mètres par cinq avions en provenance d’Abidjan. La veille, un poser d’assaut avait été conduit sur l’aéroport de Gao. Toujours à Tombouctou, nous avons réalisé une première depuis Dien Bien Phu : le largage de la Section d’aide à l’engagement parachutiste (SAEP) du 17ème régiment du génie parachutiste. Ce sont les spécialistes de la remise en état des pistes sommaires : quatre véhicules – petit bulldozer, niveleuse, petit camion – ont été largués sur des palettes avec plusieurs coupoles (parachutes – ndlr).  Ils ont remis en état 2000 mètres de piste pour permettre aux avions de se poser. 

Nous avons également déployé, à Abidjan,  une base d’opérations aéroportées du 1er régiment de train parachutiste. C’est de là que sont conditionnés tous les matériels lourds largués en livraison par air. Par ailleurs, nous avons déployé le PC aérolargable de la brigade qui est capable d’être opérationnel trois heures après un largage.
 
Cela doit faire des jaloux à l’étranger. Qui sait faire la même chose en Europe ? 

Honnêtement, nous sommes les seuls à avoir conservé toute la palette des OAP. Beaucoup de pays possèdent des unités parachutistes et nous avons par exemple une coopération étroite avec la 16ème brigade britannique. Hors d’Europe, Américains et Russes ont de fortes capacités aéroportées.
 
Votre brigade a des effectifs supérieurs aux autres. Pourquoi ? 

Nous sommes en effet 7.500, y compris l’Ecole des TAP de Pau et notre centre de formation initiale des jeunes engagés à Caylus. La Brigade se compose de huit régiments opérationnels, dont quatre d’infanterie. En plus du rythme de toutes les brigades interarmes de l’armée de terre, nous avons en effet un « contrat d’alerte permanent » spécifique TAP et deux compagnies parachutistes « captives » - que nous fournissons en Nouvelle-Calédonie et au Gabon. Le REP doit, en alternance avec le 2ème REI, fournir une compagnie aux Emirats, dans le cadre de la Légion étrangère.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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samedi 12 janvier 2013

Somalie : Tentative de libération de l'otage français Denis Allex

Jean-Yves Le Drian «Tout donne à penser que Denis Allex a été abattu»

Le Français Denis Allex, retenu en otage par des islamistes en Somalie depuis juillet 2009, aurait été tué dans la nuit de vendredi à samedi lors d'une opération menée par la DGSE pour tenter de le libérer. «Tout donne à penser que Denis Allex a été abattu par ses geôliers», a expliqué samedi à la mi-journée le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse :

Le commando de la DGSE a fait face d'emblée à une forte résistance», souligne le ministère dans un communiqué, et «au cours de l'assaut, des combats violents ont eu lieu». Un soldat français a été tué, un autre est porté disparu, a précisé Le Drian, tandis que «17 terroristes ont été tués» au cours des combats.

Une version contredite par les islamistes somaliens, qui affirment que Denis Allex est vivant, mais sera jugé «dans les deux jours». Ils disent également détenir «un soldat français blessé» durant le raid.

Denis Allex, agent de la DGSE (services français du renseignement) était détenu depuis le 14 juillet 2009. Il avait été enlevé à Mogadiscio avec un autre agent, qui a, lui, recouvré la liberté en août 2009. En octobre, il était apparu dans une vidéo où il avait lancé un «message de secours» à François Hollande.

12h05. «Une opération dangereuse». «L'opération en Somalie aurait pu avoir lieu plus tôt. Les conditions techniques et géographiques sont compliquées. C'est une opération totalement déconnectée de celle au Mali. Il fallait mener une opération d'envergure. C'est une opération dangereuse qui met en péril la vie de l'otage.» (Le Drian)

11h50. «Tout donne à penser que Denis Allex a été abattu». «La nuit dernière, un commando a pénétré jusqu'au lieu de la détention. Des combats d'une grande violence se sont déroulés. Tout donne à penser que Denis Allex a été abattu par ses geôliers. Un soldat a perdu la vie et un soldat a disparu. 17 terroristes ont été tués.» (Le Drian)


11h48. «Une détention inhumaine». «Les services français ont recherché tous les moyens, pendant trois ans, de négocier la libération de Denis Allex. Il était détenu de manière inhumaine». (Le Drian)

11h39. «Combat contre le terrorisme». «Le France est engagée dans un combat sans merci contre le terrorisme» affirme Jean-Yves Le Drian.

11h35. Le Drian va parler. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian va donner une conférence de presse.

11h30. Les shebabs annoncent que Denis Allex est en sécurité. «Allex est toujours en sécurité, loin du lieu de la bataille», annoncent les shebabs dans un communiqué, qui affirment détenir un soldat français blessé. «Plusieurs soldats français ont été tués et de nombreux autres blessés avant qu'ils abandonnent le combat, laissant derrière eux de l'équipement militaire et même un de leurs camarades», détaillent-ils.

11h15. Les islamistes somaliens menacent la France de «conséquences amères» après le raid raté. «En fin de compte, ce seront les citoyens français qui goûteront inévitablement aux conséquences amères de l'attitude inconséquente de leur gouvernement à l'égard des otages», préviennent les islamistes dans un communiqué transmis à l'AFP.

11 heures. Le comité de soutien des otages au Mali veut une intervention. «On va me prendre pour un fou car le bilan (de l'opération en Somalie) est lourd (...) mais mon problème, c'est de me poser la question de ce qu'on peut faire. Je suis pour la diplomatie et le dialogue, mais a-t-on encore des possibilités de dialoguer avec Aqmi ?", a déclaré Pascal Lupart, qui préside le comité de soutien à Philippe Verdon et Serge Lazarevic, enlevés le 24 novembre 2011 au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il avait demandé samedi à François Hollande de faire intervenir les forces spéciales françaises. «C'est compliqué de dire qu'on veut récupérer (les otages) par la force mais la diplomatie je n'y crois plus du tout».

10h45. Un soldat français otage ? Les shebabs affirment détenir un soldat français blessé en otage.

10h40. Les islamistes shebab contredisent le ministère. Les milices islamistes shebab affirment que Denis Allex est vivant, mais sera «jugé dans les deux jours».

10h15 : Denis Allex est mort. Le ministère de la Défense annonce que l'otage français Denis Allex est mort dans l'assaut mené dans la nuit de vendredi à samedi dans le sud de la Somalie. Deux soldats français et dix-sept «terroristes» ont été tués.

8 h 05. Les islamistes somaliens annoncent l'échec du raid français. Une opération aérienne a été menée dans le sud de la Somalie par des commandos français, affirment les insurgés islamistes shebab. «Les Français n'ont pas obtenu ce qu'ils cherchaient», car l'otage «n'était pas dans la zone» attaquée, avait précisé un porte-parole des shebabs. L'assaut a eu lieu à Bulomarer, à 110 km au sud de la capitale Mogadiscio, avec quatre hélicoptères.

8 heures. Les islamistes somaliens annoncent plusieurs morts français. «Les combattants moudjahidine ont défait les soi-disant commandos du gouvernement français qui ont tenté de sauver un otage, et ils (les commandos) ont laissé les corps de plusieurs des leurs sur le lieu de l'attaque», a affirmé Cheikh Mohamed Abdallah, commandant militaire shebab. 

Source : LeParisien.fr


NDLR : 14h50 - Lors de l'assaut plusieurs commandos français auraient été tués ou blessés dans des combats très violents, ainsi qu'une quinzaine d'islamistes.

De leur côté, les islamistes somaliens shebab affirmaient, dans un communiqué envoyé à l'AFP samedi matin, que l'otage français qu'ils détiennent était toujours vivant, mais qu'ils le jugeraient "dans les deux jours". Les shebab affirmaient également détenir "un soldat français blessé" dans l'opération, ajoutant que les commandos français ont emporté avec eux "plusieurs" de leurs camarades tués ou blessés dans les combats...


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vendredi 5 octobre 2012

Fréjus : Dernière demeure du général Bigeard au Mémorial des Guerres en Indochine

Les cendres du général Marcel Bigeard reposeront finalement au Mémorial des Guerres en Indochine, à Fréjus

En ce jour de la Saint Michel, fête des parachutistes, l’on a appris que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, inaugurera, le 20 novembre prochain, sur le site du Mémorial des Guerres en Indochine, à Fréjus, la stèle qui accueillera les cendres du général Marcel Bigeard, décédé à l’âge de 94 ans, le 18 juin 2010.

Dans ses dernières volontés, “Bruno” voulait que ses cendres soient dispersées à Dien Bien Phu, où il s’était illustré à la tête de 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux (BPC). Pour “emmerder” la France et le Vietnam disait-il. Mais aussi et surtout pour rejoindre ses camarades morts lors de cette bataille.

Seulement, les autorités vietnamiennes ont opposé une fin de non-recevoir à cette ultime requête. En octobre 2011, il était alors question de transférer les cendres du général Bigeard aux Invalides, où elles se seraient retrouvées “à côté de celles des maréchaux Lyautey, Foch, Leclerc, Juin, de Rouget de Lisle, auteur de la Marseillaise, et aussi de grands noms de la France des 19e et 20e siècle” avait commenté le général Piquemal, le président de l’Union Nationale des Parachutistes (UNP). Et cela aurait été aussi “la plus belle reconnaissance de son parcours exceptionnel.”

Cependant, cette initiative a été contestée par des “intellectuels” et des élus, qui reprochaient au général Bigeard d’avoir cautionné la torture lors des opérations en Algérie. Ont-ils eu gain de cause ou non, toujours est-il qu’en février dernier, l’ancien ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait annoncé un report de la cérémonie aux Invalides, laissant entendre qu’elle aurait sans doute lieu le 29 septembre de cette année.

Finalement, ce n’est pas aux Invalides que le “Bruno” reposera, mais au Mémorial des Guerres en Indochine de Fréjus. “Proche du musée des troupes de marine, cette nécropole nationale abrite les corps des milliers de soldats morts pour la France en Indochine, sera la dernière demeure du général Bigeard, qui, comme il le souhaitait, reposera entouré par ses compagnons d’armes, morts au combat en Indochine” explique le ministère de la Défense.

Source : Zone Militaire

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Décès de Gaby, veuve du général Marcel Bigeard
Dien Bien Phu : L'une des dernières volontés du général Marcel Bigeard...
Hommage au général Bigeard, un para de France aux Invalides
Général Marcel Bigeard : Décès de « Bruno » Grand Combattant Volontaire
Marcel BIGEARD : Général "Par le poignard et par la poudre"
La seconde Guerre Mondiale de 1939 à 1945 sur FNCV.COM
La guerre d'Indochine - Dien Bien Phu La guerre d'Algérie sur FNCV.COM
Hommage d'une combattante à "Bruno"
Ô Saint Michel : Chant des parachutistes et commandos
La Légion d'Honneur : Médaille et décorations
La langue de bois et le militairement correct : Vous avez dit "gliériser", "bigeardiser" ?
Des chiens de guerre en Afghanistan ?
Témoignage : Les lieutenants de « Bruno » - Indicatif radio du colonel Bigeard

 

jeudi 28 juin 2012

Guyane - Orpaillage clandestin : Mort de deux militaires - Deux gendarmes grièvement blessés !

Mort de deux militaires français dans une opération de lutte contre l'orpaillage clandestin en Guyane

Deux militaires des commandos du 9e RIMa ont trouvé la mort mercredi en Guyane, dans la région de Dorlin, dans une opération conjointe entre l'armée et la gendarmerie contre des orpailleurs, des chercheurs d'or clandestins. Deux gendarmes ont été grièvement blessés lors de cette violente embuscade. 

Un premier incident avait eu lieu un peu plus tôt, vers 10 heures locales.
 Un hélicoptère de la gendarmerie avait été pris sous un feu nourri qui avait blessé un gendarme à la cuisse. «C'est comme si quelqu'un avait vidé le chargeur de son pistolet sur l'hélicoptère», a rapporté un témoin. Il y a eu au moins six impacts de tir sur l'appareil. Cet appareil participait à une opération de sécurisation de la zone devant permettre l'installation progressive d'une société minière légale dans cette région.

«Ils sont tombés dans une embuscade»

Trois heures plus tard, les autorités décidaient de déposer à quelque 2 km de l'incident une trentaine d'hommes, une douzaine de gendarmes et 18 à 20 militaires. Après avoir marché une centaine de mètres sur un sentier bordé de forêts, la colonne essuie un feu nourri. «Ils sont tombés dans une embuscade», a assuré la préfecture. En tête du groupe, les deux militaires et les deux gendarmes sont touchés.

Un premier militaire est mort sur place durant l'opération et un deuxième des suites de ses blessures. Les deux victimes sont un caporal-chef de 32 ans, père d'un enfant, l'autre un adjudant de 29 ans. Le pronostic vital des deux gendarmes blessés n'est pas engagé, a par ailleurs assuré le colonel Didier Laumont, commandant de gendarmerie de la région.

Les ministres des Outre-mer, Victorin Lurel - qui se doit se rendre sur place ce jeudi matin pour «rendre hommage aux deux militaires tués et se rendre au chevet des blessés» - de l'Intérieur, Manuel Valls, et de la Défense, Jean-Yves Le Drian ont exprimé leur «très vive émotion». Les trois membres du gouvernement ont salué «l'engagement» des militaires décédés dans cette opération «ainsi que celui de tous les militaires dans la lutte contre l'orpaillage clandestin». Ils condamnent «avec la plus grande fermeté» cette attaque «contre des représentants de l'autorité républicaine».


Un dispositif visant à éradiquer l'orpaillage clandestin

Dorlin est un haut lieu isolé de l'orpaillage clandestin de Guyane, depuis près de vingt ans, sans accès terrestre depuis le littoral. Il se situe sur l'immense territoire de la commune de Maripasoula (18 000 km²). Le dispositif «Harpie», mis en place en 2008 et faisant suite à l'opération «Anaconda», a pour mission d'éradiquer l'orpaillage clandestin et associe le parquet, la gendarmerie, l'armée, la police aux frontières, la douane et l'Office national des Forêts.

En janvier dernier, dans cette même région, de Guyane quelques heures avant la visite de Nicolas Sarkozy, des heurts entre bandes armées avaient fait cinq morts avérés - leurs corps ont été retrouvés - et «vraisemblablement un 6e», avait indiqué le parquet sur la base de «témoignages concordants». Le sixième corps aurait été jeté à Dorlin au fond d'un puits clandestin de l'orpaillage et n'en a, depuis, jamais été extirpé.

Source : LeParisien.fr

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