FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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vendredi 23 novembre 2018

Cour martiale ? Un commando des Navy SEALs accusé d’avoir tué un combattant de Daesh blessé...

En 2010, un officier canadien avait été radié de l’armée pour avoir « achevé » un combattant taleb dont les blessures qui venaient de lui être infligées lors d’un accrochage sérieux ne lui laissaient pourtant aucune chance de survie. Seulement, il avait été considéré qu’il n’avait pas respecté les conventions de Genève qui « qui demandent à ce que l’on prenne soin des ennemis blessés de la même façon que si c’était l’un de nos propres soldats. »

C’est aussi pour cette raison que le Special Operations Chief Edward Gallagher, chef de groupe au sein de la Navy SEAL Team 7, risque la cour martiale. Au cours de ces 19 années passées sous l’uniforme de la marine américaine, ce sous-officier a été décoré à plusieurs reprises pour son attitude au combat, que ce soit en Afghanistan ou en Irak. Et il était même question de lui remettre la Silver Star, pour « bravoure en opération contre l’ennemi. »

Mais, actuellement, il doit faire face aux accusations de « meurtre avec préméditation » et de tentative subornation de témoins. Et il lui est également reproché d’avoir ouvert le feu « sans discernement sur des civils », lors de son huitième déploiement à l’étranger, en Irak, et d’avoir consommé du chlorhydrate de tramadol (un opioïde) ainsi que du Sustanon-250 . Ce qui a valu d’être mis en prison le 11 septembre dernier.

Les faits auxquels Edward Gallagher doit répondre se sont produits le 3 mai 2017. Ce jour-là, les forces irakiennes ont remis à la Navy Seal Team 7 un combattant de Daesh, âgé de 12 à 17 ans et blessé lors d’une frappe aérienne, près de Mossoul. Les commandos américains lui ont donné les premiers soins, en pratiquant notamment une trachéotomie pour lui permettre de respirer.

C’est alors que le chef Gallagher se serait approché du jihadiste avec un couteau à la main pour le poignarder au cou, sans dire un mot. Puis il a ensuite pris la pose pour des photos où on le voit tenir la tête du combattant de Daesh par les cheveux d’une main et son son couteau de l’autre.

Peu après, le chef Gallagher a envoyé les photos à d’autres membres des SEALs, avec le message : « Je l’ai eu avec mon couteau de chasse. » Les clichés ont d’ailleurs été retrouvés dans la mémoire de son téléphone portable, de même que des SMS demandant à ses contacts de l’aider à garder cette affaire secrète. Au moins deux autres commandos américains seraient visibles sur les images.

Un mois plus tard, le chef Gallagher aurait blessé par balle un vieux civil irakien qui marchait le long d’une route. Et il aurait récidivé au même endroit, en juillet 2017, en tuant, cette fois, une jeune fille.

« Les enquêteurs ont déclaré que certains membres du peloton étaient si désemparés par les actions de leur chef qu’ils ont altéré son fusil de précision pour le rendre moins précis et tiré des coups de semonce pour effrayer les civils avant qu’il n’ait eu l’occasion de leur tirer dessus », rapporte le New York Times, selon qui Edward Gallagher risque la prison à vie pour les faits qui lui sont reprochés.

« Ils [les hommes de Gallagher] ont dit qu’ils avaient passé plus de temps à protéger les civils qu’à lutter contre l’État islamique », a déclaré l’agent spécial Joe Warpinski du Service des enquêtes criminelles de l’US Navy, lors d’une audience préliminaire de deux jours à la base navale de San Diego.

Lors de cette dernière, l’avocat d’Edward Gallagher, Phillip Stackhouse, a déclaré que les accusations étaient sans fondement et qu’elles étaient le fait de quelques SEALs mécontents du style de commandement de leur chef. Quant au combattant de Daesh, il a fait valoir qu’il était «probablement décédé des suites des blessures graves qu’il avait subies lors de la frappe aérienne ».

Quoi qu’il en soit, le procureur de la marine, le Cmdr. Chris Czaplak, n’a pas été convaincu par ces explications. « Le public croit-il toujours que nous sommes les bons, parce que le chef Gallagher a décidé d’agir comme le monstre que les terroristes nous accusent d’être? », a-t-il demandé, avant d’estimer que, par sa conduite, le sous-officier n’avait pu que servir la propagande de Daesh.

Le chef Gallagher saura s’il sera renvoyé ou non devant une cour martiale le 30 novembre prochain.

Source : Zone Militaire

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mercredi 21 novembre 2018

Armement : Le MMP, Missile Moyenne Portée, évalué par les commandos marine

Au cours de l'été 2018, le site Mer et Marine avait indiqué que le Missile Moyenne Portée [MMP], développé par MBDA afin de remplacer les missiles Milan, Javelin, HOT et autres ERYX utilisés par l’armée de Terre, pourrait être utilisés à d’autres fins que les opérations purement terrestres. Comme dans le domaine maritime, où, par exemple, il serait employé contre des défenses côtières.

D’où la campagne d’évaluation réalisée à Djibouti entre le 25 août et le 22 septembre. Ainsi, apprend-on via une brèves de l’État-major des armées [EMA], l’objectif était de vérifier l’emploi du système d’armes MMP [SA-MMP] en milieu semi-désertique avant son déploiement prochain dans la bande sahélo-saharienne [BSS] au titre de l’opération Barkhane. Mais pas seulement.

En effet, il s’est également agi d’effectuer des tirs de ce missile depuis une Embarcation commando à usage multiple embarquable [ECUME] de la Force maritime des fusiliers marins et commandos [FORFUSCO]. En clair, les commandos (de) marine étaient à la manoeuvre.

Au total, et sous l’égide de la Section technique de l’armée de Terre [STAT], de la Direction générale de l’armement [DGA] et de MBDA, 9 tirs ont été réalisés, dont 2 depuis une ECUME (un premier tir de la mer vers la terre et un second de la mer vers la mer). Tous ont atteint leur cible.

« Les résultats confirment la fiabilité du système d’armes en environnement chaud ainsi que ses performances au cours de scénarios de tirs opérationnels », s’est félicité l’EMA. Ce qui ouvre la voie à une déploiement du SA-MMP au Sahel « dans les prochaines semaines ».

Cette évaluation réussie laisse entrevoir des perspectives intéressantes pour les opérations « spéciales » des commandos marine, au regard des performances du MMP, dont la portée peut atteindre les 5 km.

Pour rappel, conçu avec des matériaux légers qui réduise sa masse à seulement 15 kg (plus 11 kg avec le poste de tir), ce missile, dit de 5e génération, est muni d’une charge militaire polyvalente et d’un autodirecteur bi-bande visible/infrarouge non refroidi, ce qui lui permet d’atteindre les cibles chaudes ou froides. Il utilise plusieurs technologies, dont la charge multi-effets, la liaison de données haute performance par fibre optique, le traitement d’image, les interfaces homme-machine, etc. Très précis, sa trajectoire peut être modifiée en cours de vol par le tireur, ce qui réduit le risque de dommage collatéral.

Source : Zone Militaire

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mercredi 10 octobre 2018

Armée de terre : Championnat international du chien militaire de carrière...

Le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre a organisé un championnat international du chien militaire - (ndlr : chaque année début octobre).

En opération, les chiens militaires sont quasiment incontournables, ne serait que, par exemple, pour détecter des explosifs lors de patrouilles. Ainsi, au Sahel, les équipes cynophiles viennent systématiquement en appui des pelotons blindés et des sections d’infanterie. Aux côtés des sapeurs du Génie, elles contribuent à ouvrir et sécuriser les itinéraires ou encore aux fouilles d’opportunité.

Mais pas seulement. En effet, un récent article publié sur le site Internet du ministère des Armées a expliqué le rôle que peut avoir un chien militaire au sein d’un groupement de commandos parachutistes [GCP] pour détecter des individus et aider à les neutraliser grâce à leur « impact psychologique ».

Avant d’être déployé sur un théâtre extérieur, un chien et son maître doivent passer par un certain nombre d’évaluations et obtenir un brevet de patrouille. Dans le cas d’une future intégration à un GCP, la préparation opérationnelle suppose aussi quelques sauts en tandem, ce qui nécessite un équipement particulier (coussinets de protection, muselière de saut, masque balistique).

Mais le quotidien d’un chien militaire ne se résume pas aux opérations. Ainsi, entre le 1er et le 5 octobre 2018, le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] organise un championnat du chien militaire à Suippes.

« La compétition interarmées et interministérielle prend cette année une dimension internationale avec l’invitation de pays étrangers : Allemagne, Belgique, Angleterre, Etats-Unis, Espagne, Liban, Pays-Bas, Italie, Norvège », explique le 132e BCAT.

« Regroupant plus d’une centaine de compétiteurs, les meilleures équipes cynotechniques de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air, de la Marine Nationale et des pays invités vont s’affronter dans les épreuves de patrouilles, dressages, interventions et pistage », ajoute-t-il.

En tout, six épreuves auront lieu : patrouille, dressage, intervention, pistage initiation, pistage précision, pistage confirmation. « Pour l’édition 2018, de nouveaux exercices seront dédiés aux équipes cynotechniques spécialisées dans l’aide à la recherche de produits explosifs », précise le 132e BCAT.

Pour rappel, cette unité est responsable de l’achat des chiens destinés aux trois armées et à certains ministères (intérieur, finances avec les douanes).

Le cheptel des armées est constitué à 70% de bergers belges (malinois, tervuerens et groenendaels), lesquels sont, par rapport aux bergers allemands, plus faciles à dresser en raison de leur maturité précoce et de leur caractère plus souple. Et, comme l’expliquait un officier du 132e BCAT, en 2017, ils apprennent vite et « en cas d’erreur, il est possible de reprendre le dressage ».

En moyenne, la carrière d’un chien militaire dure 6 ans. Une fois qu’il est réformé, il peut être adopté par le maître avec lequel il a été en binôme. Certains d’entre-eux sont même devenus célèbres, comme le valeureux Fitas, décoré pour sa bravoure de la médaille d’or de la Défense nationale avec étoile d’argent et honoré par une citation attribuée par le chef d’état-major de l’armée de Terre, pour sa conduite en Afghanistan.

Source : Zone Militaire

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mercredi 5 septembre 2018

Armée de Terre : Ouverture deux centres d’initiation commando en 2019

Dans la dernière livraison de Terre Infos Magazine, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, a expliqué que, pour dominer l’adversaire au combat, la supériorité technologique, la puissance de feu et la qualité des équipements ne pouvaient pas toujours être suffisantes. Et qu’il fallait donc un « supplément d’âme », c’est à dire « l’esprit guerrier ».

Or, l’esprit guerrier s’obtient et se cultive par l’aguerrissement, qui consiste à « développer chez chacun l’intelligence de situation, l’audace, la rusticité, la détermination nécessaire pour comprendre plus vite, agir plus fort et durer plus longtemps. »

D’autant plus que, comme le souligne le colonel Gilles Haberey, chef du bureau emploi de l’état-major de l’armée de Terre, « l’ennemi d’aujourd’hui est assurément mieux équipé et entraîné, il impose un rapport de force moins favorable. […] Les attaques de bases avancées au Mali ou de convois en sont des exemples frappants ». Aussi, ajoute-t-il, « nous devons tous nous y préparer, quelle que soit notre spécialité. »

Cet esprit guerrier que le général Bosser veut insuffler, explique l’armée de Terre, vise à « replacer le combattant, mais aussi les structures opérationnelles collectives, du trinôme à l’état-major, autour de quatre qualités emblématiques : l’audace d’abord, pour son aptitude à sortir des schémas tactiques conventionnels et à la prise de risque. L’intrépidité pour sa capacité à prendre l’ascendant sur l’adversaire. La résilience, face aux pertes et à la destruction. La rusticité, pour évoluer et combattre dans un milieu difficile, hors de sa zone de confort. »

D’où le retour annoncé des centres d’entraînement commando, qui firent les frais des dernières réformes imposées au ministère des Armées (à l’exception du « Centre national d’entraînement commando » – CNEC – réparti entre Mont-Louis et Collioure).

« L’esprit guerrier se forge individuellement et collectivement. Dès l’année prochaine, nous allons créer deux centres d’initiation commando attachés aux divisions », a en effet indiqué le colonel Haberey.

Le premier centre de ce type sera installé au Fort de Penthièvre qui, situé dans le Morbihan, sert actuellement de base d’entraînement au 3e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa]. Pour cela, il est prévu une « augmentation des effectifs d’encadrement. »

Le second centre d’initiation commando sera basé à Épinal. Il « ouvrira en partie dès 2019 pour être pleinement opérationnel en 2021 », précise le bureau emploi de l’EMAT. Enfin, ajoute-t-il, « les brigades, quant à elles, pourront projeter leurs groupes de combat sur des espaces d’entraînement existants mais améliorés, comme le centre d’instruction nautique du 21e RIMa pour la 6e BLB [Brigade légère blindée]. »

Pour insuffler cet « esprit guerrier » aux jeunes soldats, les chefs de groupe et de section seront particulièrement sollicités. « Ils sont les premiers acteurs chargés de veiller à l’entraînement physique de leurs subordonnés. C’est à eux de créer l’envie et la motivation, le goût de l’effort et du dépassement, la cohésion du groupe dans l’effort », résume le colonel Haberey.

Source : Zone Militaire - Photo : armée de Terre

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samedi 21 juillet 2018

Armement : Mini Hecate II, nouveau fusil de précision français des forces spéciales...

Contrairement à ce que laisse supposer le remplacement du FAMAS par le HK-416F de facture allemande, il reste encore des armuriers français capables de concevoir et fabriquer des fusils pour les forces armées. Du moins est-ce le cas de PGM Précision, une entreprise installée à Poisy, en Haute-Savoie. Seulement, cette dernière, reconnue mondialement [8.000 armes vendus à l’exportation, ndlr], exerce son activité dans ce que l’on appelle un marché de « niche », c’est à dire le tir de précision.

Créée en 1991, PGM Précision fournit notamment les fusils Hecate II aux forces spéciales (où il a remplacé le McMillan M87), au GIGN et au RAID. Cette arme équipe également d’autres unités d’élite étrangères, dont le Groupe de réaction opérationnelle et de manœuvres polonais, le Détachement de reconnaissance de l’Armée 10 en Suisse ou encore le bataillon des opérations spéciales de la marine brésilienne.

« En 1995, en plein conflit bosniaque, l’armée française passe commande du Hécate II, réputé comme étant la meilleure arme au monde dans son calibre », se plaît à rappeler PGM Précision.

Début juin 2018, soit juste avant l’édition 2018 du salon de l’armement terrestre Eurosatory, PGM Précision a lancé le dernier né de son catalogue : le mini Hecate II, dont le développement a demandé plus de cinq ans de travail.

Moins lourd et plus ergonomique, le mini Hecate II, de calibre 338 LM, a spécialement été conçu pour répondre aux besoins des forces spéciales. D’une portée de 1.400 mètres, cette arme est faite pour « traiter des objectifs intermédiaires entre le 308 W et le calibre 50 », précise l’armurier.

« La modularité innovatrice du bipied positionnable en deux points ainsi que la crosse se pliant côté culasse font de cette arme, l’outil tactique répondant à toutes les missions », ajoute-t-il.

A priori, ce nouveau fusil de précision aurait déjà été testé par le Commandement des opérations spéciales [COS]. Comme l’avait souligné François Brion, le directeur de PGM Précision, dans un entretien donné au quotidien Les Échos en 2015, l’armée française est « une vitrine » et « il n’y a pas une unité en France qui ne soit équipée d’une de nos armes ». Et de rappeler que « c’est aussi avec la France que notre activité est née. »

Pour assurer la production de ses armes, l’armurier est adossé au groupe français Teissier, spécialisé dans la mécanique et l’usinage de précision, le traitement de surface des métaux et l’assemblage de pièces mécaniques.

PGM bénéficie de l’expertise de ce groupe haut-savoyard aux références prestigieuses dans le domaine de l’armement, l’aéronautique, la robotique, le médical et le luxe. Ce savoir-faire français se décline dans les armes de haute précision que PGM conçoit et améliore sans cesse », explique l’entreprise.

Source: Zone Militaire - Photo : PGM Précision


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vendredi 30 mars 2018

Régime : La Légion espagnole garde la ligne en combattant l’obésité et le surpoids dans ses rangs...

Pour les soldats de la brigade de la Légion espagnole (BRILEG), la consommation de turrón et autres friandises va être surveillée de près. Selon un rapport dévoilé par le quotidien El Pais, 6% d’entre-eux (soit 180 sur un effectif de 3.000 hommes) présenteraient un indice de masse corporelle (IMC, calculé en divisant le poids par le carré de la taille) supérieur à 30, ce qui correspond à l’obésité.

Selon différentes études, entre 16 et 22% des Espagnols souffrent d’obésité. Pour autant, il n’est pas question pour la BRILEG de compter dans ses rangs des soldats se trouvant dans une telle situation. « Sans une exigence accrue, nous serions condamnés à la perte de prestige », a fait valoir un document interne, cité par El Pais.

D’où un programme en cinq phases pour aider ces légionnaires à retrouver la ligne, ainsi que ceux qui sont en surpoids. « À aucun moment il n’est prévu de sanctionner ni d’expulser quiconque de l’armée mais il y a des mesures d’incitation », a expliqué une source militaire espagnole.

Concrètement, il est donc question de fixer à ces 180 légionnaires espagnols des directives strictes en matière d’alimentation et de leur faire régulièrement passer des tests médicaux (analyses, tests de stress). Un programme d’exercices physiques personnalisé leur sera proposé, le tout avec un soutien psychologique. L’objectif est de leur faire perdre entre 500 grammes et un kilo par semaine.

Ceux qui n’arriveraient pas à réduire leur poids seraient susceptibles d’être « sanctionnés », la participation aux défilés et/ou à des missions extérieures) pouvant leur être interdite.

« Ceux qui rejoignent la brigade de la Légion sont très compétitifs, tout le monde veut participer à tout, or ceux qui ont un IMC élevé ne vont pas participer aux défilés militaires ni aux activités mettant en jeu l’image de la Légion », a précisé une source de l’armée espagnole.

Ce point a été critiqué par le porte-parole du syndicat « Asociación Unificada de Militares Españoles » (AUME), qui y voit une « attaque contre les droits fondamentaux » puisque ce plan inclut des « mesures clairement coercitives », avec un « régime disciplinaire parallèle».

D’après le document cité par El Pais, cette situation au sein de la BRILEG est la conséquence d’une « moyenne d’âge élevée » parmi les légionnaires espagnols, d’une « usure physique importante » et d’un « manque de moyens et d’installations permettant de réaliser une préparation physique variée et motivante. »

Source : Zone Militaire


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dimanche 14 mai 2017

Ration de combat : De nouvelles rasquettes pour les Forces Spéciales ?

Actuellement, la ration de combat individuelle réchauffable (RCIR, ou « rasquette ») se présente sous la forme d’une boîte rectangulaire pesant 1,5 à 1,8 kg, étanche grâce à un film de suremballage, rigide afin d’éviter qu’elle soit écrasée pendant le transport et « adaptée » au paquetage du combattant. Une autre contrainte est que les produits qu’elle contient puissent se conserver à des températures allant jusqu’à 55°c.

Au total, d’une valeur énergétique de 3.200 kcal (norme OTAN, ces rasquettes se déclinent selon 14 menus dont 7 sans porc et 4 pouvant être consommés froids. Un boîte doit en effet contenir un petit-déjeuner, un hors-d’oeuvre, une soupe et deux plats cuisinés. À cela, il faut ajouter des biscuits de campagne (salés et sucrés) des confiseries (chocolat, nougat ou pâte de fruit, caramels, chewing-gum) ainsi que des boissons (thé, café). 

Si ces rations de combat sont adaptées aux troupes dites « conventionnelles », elles ne le sont pas forcément pour les forces spéciales, qui ont des besoins particuliers. D’où l’étude actuellement menée par le Commissariat des Armées.

« Ces recherches visent à proposer un produit complémentaire aux rations actuellement distribuées, mieux adapté et plus modulable aux troupes en actions, en s’inspirant du concept américain des ‘First Strike Rations’ (haut pouvoir énergétique et consommation en situation de mobilité) », explique en effet le Commissariat des armées.

L’idée est donc de développer des « rasquettes » à la fois plus légères et plus rapides à préparer, tout en veillant à préserver ce qui en fait une singularité française (à en croire les armées étrangères), c’est à dire leurs qualités gustatives.

Un prototype est actuellement testé par des détachements de forces spéciales actuellement déployés sur un théâtre extérieur. D’une valeur énergétique de 3.900 kcal, il contient des barres énergétiques, des sachets de produits riches en protéines, des jus de fruits enrichis en vitamine C et des sandwiches longue conservation à base de pain complet. « Les premiers retours sont extrêmement positifs », assure le Commissariat des Armées.

Source : Zone Militaire


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vendredi 5 mai 2017

Mali : Les forces françaises de Barkhane neutralisent une vingtaine de jihadistes

Du 27 mars au 10 avril 2017, la Force française Barkhane mena une importante opération – appelée Panga – dans le secteur de la forêt de Foulsaré, qui, situé à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est connu pour être une zone de repli pour le groupe jihadiste burkinabè Ansarul Islam, fondé par le prédicateur radical Ibrahim « Malam » Dicko.

« Il ne doit pas y avoir un endroit dans la région où les GAT puissent être tranquilles », avait alors assuré le général Xavier de Woillemont, le chef de la Force Barkhane.

Pour les besoins de l’opération Panga, 1.300 soldats, 200 véhicules, des drones MALE MQ-9 Reaper, des Mirage 2000 et une dizaine d’hélicoptères avaient été mobilisés pour effectuer des missions de reconnaissance et de contrôle de zone. L’objectif était alors d’approfondir les connaissances de ce secteur difficile de de 2.500 km² et de collecter du renseignement. En outre, 2 jihadistes avaient été neutralisés et 8 autres faits prisonniers.

Les informations recueillies lors de l’opération Panga ont permis d’identifier des dépôts logistiques utilisés par les jihadistes dans la forêt de Foulsaré. D’où la planification de l’opération Bayard pour les démanteler.

Ainsi, le 29 avril, des Mirage 2000 du plot « chasse » de Niamey ont effectué plusieurs frappes aériennes contre des positions identifiées comme jihadistes. Puis, deux hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour sécuriser la zone d’intervention.

Suite à cela, des hélicoptères NH-90 Caïman ont déposé des groupes de commandos de montagne à proximité des positions jihadistes. Ces derniers ont été rejoints à l’aube du 30 avril par des commandos parachutistes et des équipes de déminage. La fouille du secteur ainsi bouclé a permis de mettre la main, sur de l’armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants d’engins explosifs improvisés en « quantité importante ». Et, selon l’État-major des armées (EMA), « près d’une vingtaine de terroristes ont été neutralisés », c’est à dire mis hors de combat.

« Cette opération conduite dans la forêt de Foulsaré, considérée depuis quelque temps comme une zone refuge et d’influence des terroristes, vient concrétiser les efforts conduits avec les forces maliennes et burkinabées pour lutter contre les réseaux des groupes armés terroristes qui agissent dans ce secteur », a encore fait valoir l’EMA.

Les commandos de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM) sont particulièrement sollicités ces derniers jours. Le 18 avril, ils ont en «neutralisé » une dizaine de jihadistes qui venaient d’attaquer une base des Forces armées maliennes (FAMa) à Gourma Rharous, à environ 120 km à l’est de Tombouctou.

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 3 février 2017

Grand combattant : Décès de Paul Chouteau, un des derniers survivants du Commando Kieffer et du Jour J

On a appris, auprès du Musée des fusiliers marins et commandos et de la préfecture du Calvados, la disparition de Paul Chouteau, l’un des derniers membres du Commando Kieffer ayant débarqué sur la plage « Sword », en Normandie, le 6 juin 1944.

Né le 3 mars 1922 à Gray (Haute-Saône), Paul Chouteau se destinait à exercer le métier de peintre en bâtiment quand il décide de s’engager, à l’âge de 17 ans, dans la Marine nationale. Après avoir été breveté canonnier le 11 novembre 1939, il est affecté à bord de navires assurant la protection des convois en mer du Nord.

En juin 1940, alors que les armées françaises cèdent devant l’avancée allemande, le jeune marin embarque à bord de l’aviso « Commandant Dominé », entré en service quelques mois plus tôt. Mais le bâtiment sera capturé par les Britanniques, qui le remettront plus tard aux Forces navales françaises libres (FNFL).

Quant à Paul Chouteau, et comme l’ensemble de ses camarades, il se retrouve interné au camp d’Aintree, près de Liverpool. Là, il aurait pu choisir de rejoindre la France Libre… Mais il en fera autrement. Renvoyé en France à sa demande, il ne tarde pas à regretter sa décision. Après diverses affectations, notamment en Afrique du Nord, il finit par embarquer à bord du croiseur « Émile Bertin », qui se trouve alors aux Antilles françaises.

Là, en avril 1943, et avec un camarade, il déserte et s’enfuit à bord d’un kayak pour rejoindre Sainte-Lucie. Le tout avec une météo difficile et des creux de 6 à 8 mètres. Les deux hommes finiront par atteindre le Royaume-Uni à bord d’un navire américain. À Londres, Paul Chouteau s’engage dans les FNFL et intègre le 1er Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos de la France Libre du commandant Philippe Kieffer.

À l’issue d’un rude et rigoureux entraînement en Écosse, il est affecté à la No. 8 Troop (1ère compagnie). C’est avec elle qu’il débarquera le 6 juin 1944 sur la plage de Sword, avec 40 kg de matériel sur le dos. « C’était lourd pour marcher. Mais on n’avait pas peur », témoingera-t-il, en 2014, dans les colonnes d’Ouest France. « Il n’y avait personne devant, les balles sifflaient. On est tombé directement dans les barbelés. Tout était bouclé », ajoutera-t-il.

La mission de la No. 8 Troop est alors de neutraliser une batterie d’artillerie allemande. Seulement, Paul Chouteau, ayant reçu 5 éclats d’obus dans le dos, ne l’atteindra pas. Il sera évacué en Angleterre. Mais pas pour longtemps car un peu plus d’un mois plus tard, il retrouve le Commando Kieffer en Normandie. Puis il ira ensuite combattre aux Pays-Bas, où, d’après lui, « c’était aussi dur que le 6-Juin ».

Démobilisé en 1945 avec le galon de quartier-maître, Paul Chouteau s’installe à Paris et entame une nouvelle carrière dans la police, en restant très discret sur ce qu’il a vécu avec le Commando Kieffer. 

Il a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles la Croix de guerre avec étoile d’argent, la Médaille commémorative des services militaires volontaires dans la France Libre et la Médaille militaire du 31 décembre 1973. Il a par ailleurs été promu officier de la Légion d’honneur en 2014.

Il a passé la fin de sa vie sur la Côte Fleurie entre Houlgate et Saint-Arnoult.  Ses obsèques seront célébrées le jeudi 2 février 2017 à 14 h 30 à l’église de Houlgate. 

Source : Zone Militaire


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samedi 29 octobre 2016

Armement : SOTGH, un nouveau système de mise à terre de chuteur opérationnel

La DGA a commandé 750 nouveaux systèmes de mise à terre des chuteurs opérationnels

Saut à très haute altitude avec oxygène, vol C160, atterrissage à Captieux. La Direction générale de l’armement a attendu la Saint Michel (fête des parachutistes) pour annoncer qu’elle avait notifié à Zodiac Aerosafety Systems, le 23 août 2016, le marché portant sur la livraison de de 750 systèmes de mise à terre des chuteurs opérationnels (SMTC OPS) de type « Phantom Canopy ». Le montant du contrat serait d’environ 65 millions d’euros.

Ces derniers remplaceront les parachutes G9 d’Air Azur actuellement utilisés pour les sauts à grande hauteur et dont la charge était limitée à 160 kg, chuteur et matériel compris.

Ces SMTC-OPS forment un ensemble formé par un parachute, des moyens de communication et de navigation, une protection thermique et balistique, des capacités d’emport de charge sous gaine ou de colis autoguidés, des équipements d’aide au poser de nuit ainsi que des éléments devant assurer la sécurité des chuteurs opérationnels.

« Extrêmement performant, ce système permettra de sauter à plus de 9.000 mètres, en emportant jusqu’à 200 kg et en franchissant une distance supérieure à 50 km », précise la DGA.

Les SMTC-OPS offiront de plus grandes possibilités pour les sauts opérationnels à très grande hauteur (SOTGH), que pratiquent essentiellement les unités du Commandement des opérations spéciales (COS) et le Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ainsi que le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Le SOTGH permet de mettre en place dans la profondeur du dispositif adverse, une équipe de commandos. Et cela en toute discrétion, c’est à dire sans exposer l’avion largueur à une possible détection.

Source : Zone Militaire


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dimanche 3 avril 2016

Norvège : Les Jegertroppen, des femmes volontaires pour les forces spéciales

Pour la première fois dans l’histoire des forces spéciales, un pays se dote d’une unité entièrement féminine. Comme le raconte la revue Foreign Affairs, la Norvège a décidé de créer en 2014 les Jegertroppen (chasseurs), afin de permettre aux femmes de participer aux opérations spéciales, notamment dans des missions de reconnaissance, observation ou contact avec les populations. 

317 jeunes femmes se sont portées volontaires, dans le cadre du service militaire obligatoire, et 88 d’entre elles ont franchi le barrage de la présélection. Au terme d’un cours de près d’un an, treize femmes ont pu intégrer les Jegertroppen. Elles devraient être engagées prochainement en Afghanistan. Les forces armées norvégiennes comptent environ 10% de femmes. 

L’une des principales difficultés rencontrées par les femmes, outre les réticences sociales et culturelles, est le poids de l’équipement du combattant. Une étude américaine indiquait que les hommes devaient porter en moyenne 40% de leur propre poids, quand ce chiffre est de 58% pour les femmes. Lors de la sélection norvégienne, les femmes portent 27 kilos, contre 40 kg pour les hommes.

Comme le montre l’exemple du GIGN, en particulier au sein de la force observation (ex-EPIGN), les femmes peuvent parfaitement participer aux opérations spéciales, apportant même une plus-value appréciable.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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dimanche 13 septembre 2015

Marine nationale : Le 7e Commando FORFUSCO baptisé "Ponchardier"

Après les commandos de marine Jaubert, de Montfort, de Penfentenyo, Trépel, Hubert et Kieffer, la Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) comptera une septième unité de ce type le 1er septembre 2015.

Depuis mai dernier et l’annonce de cette création à venir, le nom du lieutenant de vaisseau Jacques François semblait devoir être retenu comme nom de baptême de ce 7e commando marine. Finalement, celui du vice-amiral Pierre Ponchardier a été retenu, selon l’hebdomadaire spécialisé « Le Marin« .

Cette nouvelle unité sera chargée de l’appui aux opérations spéciales (CAOS), c’est à dire de la logistique des autres 6 autres commandos marine.

Un commando « Ponchardier » a déjà été actif au sein de la Marine nationale. Il s’agissait d’un commando parachutiste de l’aéronautique navale (ou SAS B) qui, constitué en 1945 à Hyères par l’amiral Henri Nomy, s’était illustré durant la guerre d’Indochine sous les ordres de Pierre Ponchardier.

Breveté pilote et chef d’escadrille de l’aéronautique navale, ce dernier fut fait Compagnon de la Libération, avec son frère, Dominique (l’auteur des romans de la série « Le Gorille »), pour avoir animé, pendant l’Occupation, le réseau de renseignement et de résistance « Sosies », qui fut particulièrement efficace en fournissant aux Alliés des informations d’une importance capitale au sujet des mouvements et de l’organisation de la marine allemande sur les côtes françaises.

Après avoir dirigé le SAS B et occupé les fonctions d’attaché naval du général commandant les forces armées en Extrême-Orient, Pierre Ponchardier devint le « pacha » du porte-avions La Fayette. Nommé à la tête de la Demi-brigade de fusiliers marins en Algérie en 1956, il obtint ses étoiles de contre-amiral et prit les rênes de l’aéronautique navale en Méditerranée avant d’être nommé sous-chef d’état-major général de la Marine en 1958.

Promu vice-amiral en 1960, Pierre Ponchardier trouva la mort dans un accident d’avion un an plus tard, au Sénégal, alors qu’il occupait les fonctions de commandant de la zone maritime « Atlantique Sud ».  

Source : Zone Militaire

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mercredi 15 juillet 2015

Forces spéciales : Création d 'un groupement d'appui, le GAOS

Le magazine Raids (n°350, juillet 2015) publie en exclusivité un long article sur le Groupe d'appui aux opérations spéciales, dont la création a été annoncée récemment dans le cadre des réformes de l'armée de terre.

Il ne s'agit pas d'affecter telle ou telle unité au COS (commandement des opérations spéciales) mais de créer un réservoir de forces, relativement modeste (400 à terme), capable de travailler au pied levé avec les unités du Commandement des forces spéciales terre (ex-BFST). Une meilleure articulation entre forces spéciales et forces conventionnelles en est attendue.

Voici les unités concernées :

  • venant du 54ème régiment de transmissions : les patrouilles légères d'appui électronique (PLAE) , e si besoin, les systèmes de guerre électronique de l'avant (SGEA) sur VAB.
  • venant du 61ème régiment d'artillerie : les analystes-interprétateurs d'images de drones et de satellites.
  • venant du 28ème groupement géographique : des spécialistes de topographie et de cartographie.
  • venant du 2ème régiment de hussards : des personnels spécialisés dans l'interrogation de personnes capturées ou de prisonniers de guerre.
  • venant du 132ème bataillon cynophile de l'armée de terre, des binômes hommes-chiens spécialisés dans l'attaque (intervention)  ou la recherche d'explosifs
  • venant du 2ème régiment de dragons, de spécialistes du NRBC
  • venant du 17ème régiment du génie parachutiste : des équipes EOD (déminage), des éléments chargés de la fouille opérationnelle spécialisée, des moyens permettant d'établir une zone de posé aviation et des équipes d'aide au déploiement pour l'aménagement des camps isolés
  • venant du 35ème régiment d'artillerie parachutiste : la capacité de fournir un appui feu (mortier de 120 et Caesar 155mm)

De son côté, la Marine nationale s'était déjà engagée dans cette voie, avec la création du commando Kieffer, regroupant divers spécialistes, et celle d'un 7ème commando, chargé de l'appui, issu de la base fusco à Lorient. L'armée de l'air devrait rapidement annoncer une réorganisation des ces trois Commandos parachutistes de l'air.     

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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samedi 4 avril 2015

Syrie : D'ex-militaires français reconvertis dans le djihad...

Un ancien commando des forces spéciales aurait été en contact avec les frères Kouachi au Yémen. Au total, neuf ex-militaires, dont certains combattent en Syrie, ont été identifiés par le renseignement français

Les faits - Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé en janvier 2015 de nouvelles mesures pour répondre aux failles sécuritaires révélées par les récents attentats. Le chef du gouvernement évalue à «près de 3000» le nombre de personnes à surveiller en France. Au total 2680 emplois supplémentaires vont être créés pour lutter contre le terrorisme au cours des trois prochaines années. Un projet de loi sur le renseignement sera présenté au Parlement début avril. Par ailleurs, la baisse des effectifs militaires sera réduite de 7500 postes d'ici à 2019, mais cette mesure n'est pas encore financée.
 
Neuf anciens militaires français ayant rejoint les réseaux djihadistes ont été, à ce jour, identifiés par les services de renseignement. Comme l'Opinion le révèle, l'un d'entre eux est même un ancien des forces spéciales. Issu d'une famille originaire de Tunisie de confession musulmane, né en 1974 en Seine-Saint-Denis, il s'était engagé au 1er RPIMa de Bayonne, l'un des régiments d'élite de l'armée française, rattaché au Commandement des opérations spéciales. Il y a notamment suivi le stage Rapas (recherche aéportée et action spécialisée), où sont formés les commandos. A l'issue de son engagement de quatre ans, il a quitté l'armée comme caporal, et rejoint, en 1998, des sociétés de sécurité privée françaises. Pour l'une d'entre elles, il a notamment travaillé à la protection de sites pétroliers dans la péninsule arabique. C'est alors qu'il s'est progressivement radicalisé, en 2011, se laissant pousser la barbe et adhérant à l'idéologie salafiste. Licencié, il a attaqué son employeur aux prud'hommes pour discrimination. Il disparaît ensuite des écrans radars, même si sa présence est signalée en Mauritanie, au Liban, en Israël et au Yémen. Dans ce dernier pays, les services de renseignement estiment qu'il a pu être en contact avec les frères Kouachi, dans le cadre d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Il n'est en revanche pas établi qu'il se soit rendu en Syrie ou en Irak. Les services considèrent comme possible qu'il soit aujourd'hui revenu en France.

Pour les terroristes, ce quadragénaire est une recrue de choix, du fait de sa formation militaire puis de son expérience d'une dizaine d'années dans la sécurité et la protection. Le stage Rapas, qu'il a suivi dans son ancien régiment, est l'un des plus sélectifs de l'armée de terre – comparable à la sélection pour le GIGN ou les commandos-marine. Les militaires y acquièrent des techniques de combat, de tirs, de sabotage, de survie etc. Cet ancien de Bayonne n'est pas le seul ex-militaire français a avoir rejoint les rangs djihadistes, comme l'a également confirmé le journaliste Didier François, sur Europe1.

Selon plusieurs sources, ils seraient « une demi-douzaine», «moins d'une dizaine». A ce jour, selon nos informations, neuf ont été formellement identifiés, dont l'ancien des forces spéciales. Dans la plus grande discrétion, la Direction de la sécurité et de la protection de la Défense (DPSD, ex-Sécurité militaire) suit ces dossiers de près, tout comme la DGSE (renseignement extérieur) et la DGSI (sécurité intérieure). De son coté, Radio France Internationale assure que parmi la «dizaine d'anciens militaires français» présents en Syrie, «l'un d'eux a d'ailleurs mis ses compétences au service d'un encadrement de jeunes jihadistes français».

Le présence d'anciens militaires dans les rangs djihadistes, pour dangereuse qu'elle soit, n'est pas massive. Ils représentent moins de 1% des jeunes Français impliqués dans les réseaux djihadistes. Mais leur expérience peut leur être précieuse. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a assuré mercredi que «les cas d'anciens militaires tentés par une aventure jihadiste sont d'une extrême rareté». Toutefois, dans son entourage, on estime que la «vigilance» est indispensable.

Selon les chiffres fournis en décembre par Bernard Cazeneuve lors d'un conseil des ministres, «1200 ressortissants français ou résidents habituels en France sont en lien avec les filières terroristes en Syrie et en Irak». Depuis lors, ce chiffre aurait encore augmenté, le Premier ministre Manuel Valls parlant de 1400 personnes «concernées». Selon le Figaro, 393 personnes sont présentes en Syrie-Irak, où 60 auraient déjà trouvé la mort. Environ 230 personnes seraient en transit vers ce théâtre et 240 de retour, dont 190 en France.....//

//...En juin 2013, une enquête sur la base navale de Toulon, à la suite d'un vol de matériel militaire, avait permis de découvrir que le frère d'un jeune marin avait rejoint la Syrie. Il était lié à la «cellule de Cannes» qui avait attaqué à la grenade une épicerie juive à Sarcelles.

Au ministère de la Défense et dans les armées, on reconnaît être préoccupé par ces «processus de radicalisation» qui touchent certains jeunes militaires, au même titre que d'autres jeunes Français. De source militaire, on rapporte que des jeunes, déployés dans le cadre de Vigipirate pour assurer la protection de lieu de cultes juifs auraient dit, en désignant une synagogue : «On saura sur qui tirer !»

De tels cas sont, heureusement, très rares, mais les moyens de surveillance vont être renforcés rapidement, avec notamment la création de 65 postes au sein de la DPSD. Ce service de la Défense se concentre sur les militaires en activité, pas sur les anciens. Fussent-ils des forces spéciales

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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vendredi 19 septembre 2014

Le Commando parachutiste de l'Air N° 20 à nouveau à l'honneur

Le Commando parachutiste de l’Air n°20 (CPA 20) ne fait pas parler beaucoup de lui. Et pourtant, les tâches qu’il assure sont souvent essentielles à la réussite des missions des forces françaises. Comme cela fut le cas au Mali, en 2013, lors de l’opération Serval.

Implanté à Dijon (BA 102), le CPA 20 est en effet spécialisé dans l’appui aérien et la protection des forces en opérations. Il compte 250 hommes, répartis en 3 compagnies (Bretagne, Normandie, Picardie). Selon l’armée de l’Air, « chacune de ses équipes comprend quatre entités ‘Patrouilles extérieures’ et trois TACP (appui aérien rapproché), dont une de chuteurs opérationnels ».

Lors d’un passé récent, le CPA 20 s’est distingué à plusieurs reprises, notamment en Afghanistan, ce qui lui a valu d’être cité deux fois. Le 2 septembre 2014, l’unité a reçu sa troisième citation comportant la Croix de la valeur militaire avec étoile de Vermeil pour son action au Mali. 

Sans entrer dans les détails, ce sont des hommes du CPA 20 qui ont préparé le terrain en vue de l’opération aéroportée réalisée par le 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP) dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013 à Tombouctou. Ils étaient alors intégrés au GTIA 1 (Groupement tactique interarmes), formé essentiellement par le 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) et le 1er Régiment Étranger de Cavalerie (REC).

Un extrait de la citation indique d’ailleurs que le CPA 20 a « largement contribué à la libération de la ville de Tombouctou ». Mais les commandos de cette unité ont également été à l’œuvre « dans la ville de Gao, dans les montagnes du Nord-Est ou encore dans la vallée de Tahort lors de missions d’appui aérien rapproché », rappelle le texte.

Cette récompense a été remise le 2 septembre 2014 par le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes et le soutien des forces aériennes, à l’occasion de la prise de commandement de la BA 102 par le colonel Pierre Réal. 

Source: Zone Militaire


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