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dimanche 10 septembre 2017

Corée du Nord : Quelles options face à l’arme nucléaire et aux provocations ?

Dans le film « Le Crabe Tambour », de Pierre Schoendoerffer, le commandant (interprété par Jean Rochefort) estime que « le choix de l’homme n’est pas entre ce qu’il croit le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien ». Que dirait-il dans le cas de la Corée du Nord, pour lequel aucune option ne paraît satisfaisante ?

Ainsi, au mépris des résolutions des Nations unies (dont l’objectif est d’obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne) et des sanctions internationales, malgré les remontrances (feintes ou réelles) de la Chine, sa plus proche alliée, la Corée du Nord a réalisé des progrès aussi rapides qu’étonnants dans la mise au point d’un missile balistique intercontinental et le développement d’une arme nucléaire. Le dernier essai qu’elle a réalisé, le 3 septembre 2017, montre a l’évidence qu’elle a franchi un nouveau palier dans ce domaine, la puissance dégagée par une bombe thermonucléaire présumée (ou à fission dopée) ayant été estimée à 50/120 kilotonnes.

Du coup, c’est l’équilibre stratégique de la région qui s’en trouve renversé, avec une Corée du Sud directement menacée (l’armistice de 1953 ayant été dénoncé par Pyongyang). Et l’on ne parle pas du Japon, régulièrement brocardé par la Corée du Nord (comme, d’ailleurs, par la Chine). Face à cette situation « explosive », susceptible de conduire à une « catastrophe planétaire » (dixit Vladimir Poutine, le président russe), que faire ?

1- L’option militaire

Quand l’on avance que « toutes les options sont sur la table », cela veut généralement dire que l’intervention militaire n’est pas exclue. Ces derniers temps, les États-Unis n’ont cessé de le sous-entendre, voire de le dire clairement, comme l’a fait le président Trump, en promettant «le feu et la colère » à la Corée du Nord en réponse à ses menaces de s’en prendre aux bases américaines de l’île de Guam. Et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, a même évoqué une « guerre préventive ».

Seulement, ce serait mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Si, sur le papier, l’avantage militaire est évidemment du côté des forces américaines et sud-coréennes, il ne faut pas croire que la partie sera facile dans la mesure où l’armée nord-coréenne opposera la force de la quantité (2 millions de soldats endoctrinés et des moyens en artillerie conséquents). Et Pyongyang ne manquerait pas de riposter, y compris avec des moyens non-conventionnels (avec, par exemple, des armes chimiques).

Dans un tel scénario, il faudra rechercher un effet de sidération. Et encore, ce ne sera pas un gage de succès. Si les rampes de missiles et les canons nord-coréens ne sont pas neutralisés rapidement, alors Séoul, située à 50 km de la zone démilitarisée, sera sous le feu, avec probablement à la clé des milliers de morts côté sud-coréen. En clair, une telle intervention militaire ne pourra pas se limiter aux seuls infrastructures nucléaires nord-coréennes.

En outre, il y aura immanquablement des réactions internationales, à commencer par celle de la Chine, liée à la Corée du Nord par un accord de défense. Que ferait Pékin dans ce cas?

Un autre scénario consisterait à éliminer Kim Jong-un et ses lieutenants. Mais rien ne dit que cela conduirait à l’écroulement du régime nord-coréen. Et comme on sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne, cette solution radicale pourrait ne pas en être une.

Qui plus est, il faudra anticiper la suite. Si le régime nord-coréen s’effondre, que se passera-t-il? Ira-t-on vers une réunification des deux Corée, dont le coût serait de 2.000 milliards de dollars au minimun (en incluant les dépenses liées à l’option militaire)? La Chine refuse une telle perspective. Et puis il n’est pas exclu de voir l’armée nord-coréenne vaincue se livrer à des actions de guérilla (avec une discret appui chinois). Bref, ce serait remettre une pièce dans la machine en revenant à une situation d’avant 1953.

2- Renforcer le régime des sanctions

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, la Corée du Sud et le Japon ont été parmi les premiers pays à réclamer un renforcement des sanctions prises par les Nations unis à l’égard de Pyongyang. Sanctions par ailleurs déjà renforcées en août 2017… Et cela pour la septième fois depuis 2006. L’idée serait d’aller encore plus loin en interdisant à la Corée du Nord d’importer des hydrocarbures. Mais la Chine y est hostile, de même que la Russie. Pour le président Poutine, ce serait même « inutile et inefficace ».

Il est vrai que les sanctions, renforcées de résolution en résolution, n’ont nullement empêché la Corée du Nord de réaliser des progrès considérables dans les domaines du nucléaires et des missiles balistiques. Mais voter de telles mesures est une chose… Les faire appliquer en est une autre. Là est toute la difficulté… Certains pays (ou acteurs non-étatiques) ayant à coeur de voir d’abord leurs intérêts.

3- Le dialogue

Dialoguer avec Pyongyang, telle est la solution prônée par la Chine et la Russie (ainsi que l’Iran). Seulement, encore faut-il savoir sur quoi on peut négocier. D’autant que Kim Jong-un ne paraît pas très partant pour discuter avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourtant favorable à une issue (du moins était-ce le cas avant son élection).

L’objectif d’un tel dialogue serait d’arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions à cette fin ont eu lieu dès 1994, déjà, quand la nature militaire du programme nucléaire nord-coréen a été mise au grand jour.

À l’époque, le président américain, Bill Clinton, qui avait déjà évoqué l’option militaire contre Pyongyang, avait négocié l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une aide économique et de la fourniture de centrales à eau légère ne pouvant être utilisées qu’à des fins civiles. Seulement, la Corée du Nord ne mit pas pour autant un terme à ses activités, ce qui déboucha, en décembre 2002, sur sa décision d’expulser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

En 2007, après le premier essai nucléaire nord-coréen (et une séquence où Pyongyang lança plusieurs missiles, des pourparlers à six (États-Unis, la Russie, la Chine, Japon et les deux Corées) aboutirent à l’accord de Pékin, avec l’engagement de la Corée du Nord à suspendre «temporairement» ses activités nucléaires en échange de la livraison de pétrole, de la promesse de discussions bilatérales et de la levée de sanctions financières. On connaît la suite…

En effet, estimant que les négociations n’allaient pas assez vite, Pyongyang se livra à de nouvelles provocations militaires (comme avec le bombardement de l’île sud-coréenne de Yeon Pyeong, en novembre 2010, sans parler du naufrage de la corvette Cheonan), après avoir procédé à son second essai nucléaire (le 25 mai 2009).

Alors, dialoguer. Mais pour quel but ? D’après le président russe, l’attitude de la Corée du Nord s’explique par le fait qu’elle se sent menacée. Les Nord-Coréens « sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité », a-t-il dit, lors du sommet du groupe des BRICS, le 5 septembre 2017. Dans ces conditions, on voit mal comment Pyongyang pourrait renoncer à son arsenal nucléaire, même si les États-Unis décidaient de retirer leurs troupes de Corée du Sud. (Car après, il faudrait qu’ils en fassent de même au Japon, voire à Guam).

Pourtant, dans la déclaration commune publiée le 19 septembre 2005 par le groupe des six, les États-Unis avaient confirmé qu’ils n’avaient pas « d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne [la dernière avait été retirée en 1991] et qu’ils n’avaient « pas l’intention d’attaquer ou d’envahir » la Corée du Nord « avec des armes nucléaires ou conventionnelles. »

4- Accepter le fait accompli

Maintenant que l’on sait que la Corée du Nord a testé une arme nucléaire d’une puissance inégalée et qu’elle est susceptible d’être en mesure de menacer le territoire américain (voire d’autres) avec des missiles intercontinentaux, l’on pourrait être tenté par le statu quo…

Dans ce cas, il faudrait miser sur la logique de la dissuasion, étant donné que, comme la survie de son régime est son objectif principal, Kim Jong-un ne se risquerait pas à lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon s’il sait qu’il expose son pays à la destruction. C’est d’ailleurs tout le sens des discussions entre Washington et Séoul, au cours desquels il a été décidé de lever les restrictions concernant la charge militaire et la portée des missiles balistiques sud-coréens.

Mais cette logique n’aurait aucun effet sur ce sentiment d’insécurité des Nord-Coréens qu’a décrit M. Poutine. Les troupes américaines seraient toujours présentes dans la péninsule, avec des moyens de défense antimissile (ce qui, au passage, n’arrangerait ni les affaires de la Russie, ni celles de la Chine). Et puis la Corée du Sud pourrait, à son tour, vouloir disposer de telles armes. Des voix se sont déjà élevées, à Séoul, pour le demander.

En outre, en tolérant que la Corée du Nord puisse se doter de l’arme nucléaire, l’on enverrait un mauvais signal à d’autres pays qui ont cette tentation. Pourquoi, en effet, l’Iran, voire la Syrie (pays avec lesquels Pyongyang a des liens étroits) accepteraient de se voir priver d’un tel arsenal ? L’Arabie Saoudite pourrait avoir la même réflexion. Pour le coup, ce serait donner le signal à une course aux armements et aller vers un monde encore plus dangereux qu’il ne l’est déjà...

Source : Zone Militaire

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mercredi 19 avril 2017

Corée du Nord : Nouveau tir de missile balistique raté...

Un missile nord-coréen a explosé peu après son lancement Corée du Nord

L’on s’attendait à un sixième essai nucléaire nord-coréen à l’occasion du « Jour du Soleil », qui marque, chaque 15 avril, l’anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, le fondateur du régime. En effet, selon les analystes de l’US-Korea Institute [université américaine John Hopkins], des préparatifs observés sur le site de Punggye-ri, où ont été effectués les précédents tests, étaient achevés.

S’attendant à une nouvelle provocation de Pyongyang, les États-Unis avaient annoncé, le départ d’un groupe aéronaval constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson vers la péninsule coréenne. Puis, alors que le président Trump assurait que le « problème nord-coréen » allait être « traité », un conseiller diplomatique de la Maison Blanche affirmait que des « options militaires » étaient « déjà en train d’être étudiées ».

Cette fermeté affichée par Washington avait probablement deux objectifs : dissuader Kim Jong-un , le maître Pyongyang, de donner son feu vert à un nouvel essai nucléaire, sachant que, pour lui, le plus important est la survie de son régime, et encourager la Chine à faire pression sur son turbulent allié.

« Un conflit pourrait éclater à tout moment », s’était alors alarmé Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères. « Le dialogue est la seule issue », avait-il ajouté. Puis, plus tard, le chef de la diplomatie chinoise annonça que « la Chine était prête à se coordonner étroitement avec la Russie afin de contribuer à apaiser la situation sur la péninsule et encourager les parties concernées à reprendre le dialogue » car « empêcher la guerre et le chaos sur la péninsule est conforme aux intérêts communs » de Pékin et de Moscou. »

Finalement, et au-delà de la promesse de « riposte nucléaire » régulièrement avancée par le régime nord-coréen, aucun essai nucléaire n’a été réalisé, le 15 avril 2017, à Punggye-ri.

Mais lors de la grande parade militaire organisée à Pyongyang, l’armée nord-coréenne a présenté pour la première fois le missile balistique mer-sol balistique stratégique « Pukkuksong-1 » ainsi que, d’après l’agence sud-coréenne Yonhap, un engin « semblant être un nouveau missile balistique intercontinental » (ICBM). À l’état-major sud-coréen, on estime qu’il s’agit « d’un nouveau ICBM », qui paraît « plus long que les KN-08 ou KN-14 existants. »

Cela étant, au lendemain de cette parade militaire, la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile depuis le site de Sinpo, sur la côte Est. Ce qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel : le 5 avril, un engin semblant être un missile balistique de portée intermédiaire KN-15 (Pukguksong-2), lancé depuis cette base, avait parcouru 60 km avant de s’abîmer en mer.

Ce dernier tir, effectué dans la nuit du 15 au 16 avril et signalé par Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) sud-coréen, s’est soldé par un échec cuisant.

« Le commandement des forces américaines dans le Pacifique a détecté et suivi ce que nous estimons être un tir de missile nord-coréen a 11h21 heure de Hawaï (21h21 GMT), le 15 avril, depuis le site de Sinpo », a confirmé Dave Benham, un porte-parole du Pentagone. Mais « le missile a presque immédiatement explosé », a-t-il ajouté.

Pour le moment, la nature de l’engin en question demeure inconnue. « Nous sommes en train d’analyser le type du missile et d’autres détails », a confié une source du JCS à l’agence Yonhap. Cependant, Séoul pencherait pour le tir d’un missile Pukguksong-2, comme celui lancé dix jours plus tôt.

Dans un communiqué, le chef du Pentagone, le général James Mattis, a indiqué que « le président (Donald Trump) et son équipe de conseillers militaires sont au courant de ce dernier tir de missile raté par la Corée du Nord. » Et d’ajouter : « Le président n’a pas plus de commentaire à faire. »

Après des progrès continus dans le domaine des missiles balistiques, la Corée du Nord vient donc de subir deux revers consécutifs. Cela peut s’expliquer par des erreurs de conception dans le développement d’un nouveau type d’engin, des défauts de fabrication ou bien encore par des cyberattaques lancées par les États-Unis. L’existence d’une telle campagne d’attaques informatiques visant le programme nord-coréen, aux résultats alors jugés peu probants, fut en effet révélée en mars dernier par le New York Times.

Source : Zone Militaire

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mardi 11 avril 2017

Corée du Nord : Le président américain Trump envoi le porte avion USS Carl Vinson

Un groupe aéronaval américain se dirige vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution »

Fin mars 2017, les analystes de l’US-Korea Institute de l’université américaine John Hopkins, ont affirmé qu’il fallait probablement s’attendre à un sixième essai nucléaire nord-coréen, au vu de l’activité constatée sur le site de Punggye-Ri.

Ainsi, sur des images prises par satellite, on peut y voir la présence de véhicules et d’équipements spécifiques pouvant laisser penser à la préparation d’un nouvel essai. « La combinaison de ces facteurs suggère fortement des préparatifs bien avancés pour un test », ont estimé les analystes de l’institut.

Seulement, le président américain, Donald Trump, se veut ferme sur le dossier nord-coréen. Et depuis qu’il est à la Maison Blanche, Washington affirme que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire et des vecteurs nécessaires pour la mettre en œuvre. D’autant plus que, jusqu’à présent, les sanctions internationales, sans cesse renforcées, n’ont eu aucun effet sur l’attitude du régime nord-coréen. Bien au contraire.

Alors que le président Trump recevait son homologue chinois, Xi Jingping, en Floride, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a prévenu : « Nous sommes prêts à agir seuls si la Chine n’est pas capable de se coordonner avec nous afin de contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international ». Après la frappe contre la base syrienne d’Al-Shayrat, en représailles d’une attaque chimique attribuée à Damas, cette déclaration sonne comme un avertissement clair et surtout crédible.

C’est dans ce contexte que le porte-avions USS Carl Vinson a appareillé de Singapour pour prendre la direction de la péninsule coréenne, où, par ailleurs, les forces américaines, sud-coréennes et japonaises ont récemment lancé des manœuvres.

« Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval autour du porte-avions USS Carl Vinson d’être à disposition et présent dans l’ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution », a expliqué le commandant Dave Benham, le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique (US PACOM). Et d’ajouter que « la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires. »

Cela étant, ce déploiement de l’USS Carl Vinson vise probablement à dissuader Pyongyang de mener un nouvel essai nucléaire, ce qui serait perçu comme une provocation à Washington.

Source : Zone Militaire

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samedi 18 février 2017

Extrême Orient : Tension entre Chine, Etats Unis et Japon à propos de Taïwan

Durcissement en Extrême Orient : La Chine se lève à la vue des Nippons ;-)

En remettant en cause le principe d’une « Chine unique » en ayant une conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, Donald Trump a fâché Pékin, qui considère l’ancienne Formose comme l’une de ses provinces.

« La question de Taïwan touche à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine. Elle est liée aux intérêts fondamentaux de la Chine. Le respect du principe de la Chine unique est le socle du développement des relations sino-américaines », a fait en effet valoir la diplomatie chinoise.

Du coup, Pékin met la pression sur Taipeh. En envoyant d’abord des formation d’avions militaires (dont des bombardiers et des appareils de renseignement électronique) à proximité de l’espace aérien taïwanais, puis le porte-avions Liaoning (et son escorte) dans le détroit de Taïwan.

Aussi, Taipeh a, cette semaine, lancé des manoeuvres militaires simulant une attaque chinoise. « L’armée a pris des mesures pour gérer la situation dans le Détroit de Taïwan et en mer de Chine méridionale. [...] La population peut être rassurée « , a expliqué Chen Chung-chi, le porte-parole du ministère taïwanais de la Défense.

En octobre 2013, un rapport de la défense taïwanaise avait estimé que la Chine serait en mesure prendre l’île « par la force » et de dissuader toute intervention militaire américaine d’ici 2020. Pour cela, et selon Andrew Hsia, alors vice-ministre de la Défense, Pékin aurait trois options : « une opération amphibie, des tirs de missiles ou un blocus. » D’où l’élaboration d’une nouvelle doctrine militaire, afin de mettre l’accent sur la guerre asymétrique.

Est-ce à dire que Taipeh joue à se faire peur ? En tout cas, à Tokyo, le scénario d’un conflit entre Taïwan et la Chine paraît crédible. D’ailleurs, cette hypothèse sera au coeur d’un exercice que mèneront, la semaine prochaine, les forces d’autodéfense japonaises, avec la participation de l’armée américaine en qualité d’observateur.

« Aucun déploiement de troupe n’aura lieu et le scénario est celui d’une réponse des Etats-Unis et du Japon à un conflit militaire », a précisé l’agence de presse Kyodo.

Déjà que les relations entre Pékin et Tokyo ne sont pas au beau fixe, notamment en raison de contentieux territoriaux, la tenue de cet exercice a été critiquée par la diplomatie chinoise.

« Je pense que cela montre qu’un monde stable est la dernière chose que certains veulent au Japon », a commenté Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Je voudrais souligner que la question de Taïwan est une affaire interne de la Chine et nous espérons que le Japon sera très prudent dans ses paroles et ses actes (…) et ne fera rien qui compromettrait la paix régionale et la stabilité », a-t-elle ajouté.

Source : Zone Militaire 

NDLR : Tout lecteur qui trouverait une contrepèterie dans le titre de cet article serait un mal-pensant...

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lundi 22 février 2016

Armement : Les exportations chinoises d'armes ont presque doublé en cinq ans

Les Etats-Unis largement en tête du marché de l’armement,
face à la concurrence de la Russie et de la Chine. L’Europe régresse !

La Chine a presque doublé ses exportations d'armes ces cinq dernières années, conséquence d'une politique d'investissement visant à moderniser son secteur de production, selon un rapport publié lundi par un cercle de réflexion militaire.

De 2011 à 2015, les importations d'armes de la Chine ont baissé de 25% par rapport aux cinq années précédentes (2006-2010), indique le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) dans un rapport sur les mouvements d'armes mondiaux. Les exportations chinoises d'armes, hors artillerie légère, ont progressé de 88% sur 2011-2015 par rapport à la période précédente.

Le pays est le troisième exportateur d'armes mondial, mais loin derrière les Etats-Unis et la Russie. La Chine n'a représenté que 5,9% des exportations mondiales d'armement sur la période 2011-2015.

Les Etats-Unis et la Russie ont vu leurs ventes à l'étranger augmenter de 27% et 28% respectivement, tandis que celles de la France et de l'Allemagne, quatrième et cinquième exportateurs, reculaient respectivement de 9,8% et de 51%.

"Il y a encore dix ans, les Chinois n'étaient en mesure de proposer que des équipements pauvres en technologie. Cela a changé", commente Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI. "Le matériel qu'ils produisent est bien plus avancé qu'il y a dix ans, et il suscite de l'intérêt sur certains des plus gros marchés."

La Chine a investi des milliards pour développer son industrie de l'armement, compte tenu notamment de ses ambitions militaires en mer de Chine méridionale et dans l'océan Indien, mais aussi pour les marchés extérieurs, où les produits chinois se démarquent par leur faible coût relatif.

Le budget militaire total du pays s'établissait à 886,9 milliards de yuans en 2015 (127 milliards d'euros).

Source : L'Obs Economie / Reuters (Pékin)

Source : Armée Nation

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jeudi 17 décembre 2015

Chine Marine : Bientôt une base navale chinoise à Djibouti

En marge du sommet sino-africain de Johannesbourg (Afrique du Sud), au cours duquel Pékin a annoncé 60 milliards de dollars d’investissements en Afrique, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, a annoncé que les négociations portant sur l’installation d’une base navale « logistique » chinoise dans son pays étaient terminées.

« Il y a une base navale américaine à Djibouti, française, italienne… L’esprit du monde bipolaire est terminé. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde globalisé, où les menaces sont les mêmes », a fait valoir le ministre djiboutien, rapporte RFI.

Ce dernier a également précisé que cette base aura « pour objectifs la lutte contre la piraterie, la sécurisation du détroit de Bab el-Mandeb », par où passe l’une des routes maritimes les plus fréquentées du monde, et surtout la « sécurisation des navires chinois qui transitent par ce détroit ».

« Depuis quelques années, avec l’instabilité en Somalie, cette région est devenue un point de repère pour tous les pirates et tous les mouvements terroristes comme les Shebab qui ont déclaré leur allégeance à l’État islamique », a encore ajouté Mahamoud Ali Youssouf.

Sauf que sur ce dernier point, le ministre est allé un peu vite en besogne : Muhammad Abu Abdalla, l’ex-bras droit du chef des Shebab somaliens, Ahmed Abdi « Godane », tué par une frappe américaine en septembre 2014, a menacé d’égorger tout combattant qui aurait la tentation de rallier l’EI. « C’est une décision collective : quiconque veut adhérer à un autre groupe islamique doit quitter le pays et les rejoindre là où ils se trouvent », a-t-il menacé, fin novembre 2015.

Quoi qu’il en soit, située vraisemblablement sur l’un des quais du nouveau port de Djibouti, cette future base navale chinoise sera la première du genre à l’étranger. Et il se pourrait qu’elle ne soit pas la dernière, étant donné que Pékin met en œuvre une stratégie dite du «collier de perles», dont le but principal est de garantir la sécurité de ses voies d’approvisionnement maritimes tout en s’assurant d’une certaine liberté d’action militaire.

Pour rappel, c’est à la France que revient la défense de la République de Djibouti, en vertu d’accords récemment revus. Les États-Unis y ont installé une importante base (au camp Lemonnier), à partir de laquelle ils mènent des opérations en Somalie et au Yémen.

Source : Zone Militaire

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vendredi 20 novembre 2015

Terrorisme : Projets d'attentats, en France, en Europe, au Vatican, en Chine... Au Mali prise d'otages en cours !

Mondialisation pour le terrorisme aussi !
France, Europe, Asie, Afrique...

En direct : Prise d'otage en cours dans un hôtel au Mali, la France est présente sur place dans la cadre de l'opération Barkhane.

Twitter : François Hollande
"J’ai assuré au président Ibrahim Keita que la France était disponible pour apporter le soutien nécessaire"


Twitter : Alain Juppé - @alainJuppe / 20 novembre 2015
"Message de soutien à nos soldats français engagés sur le terrain, notamment dans le cadre de l'opération" 1/2
"Le terrorisme islamiste, monstre à plusieurs têtes, frappe Bamako. Soutien à nos amis maliens. Je pense à nos compatriotes expatriés" 2/2

#‎VendrediNoirParis‬  |  #‎Vendredi13Paris‬  |  #‎ParisNovember13  |  

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Les multiples projets d'attentats d'Abdelhamid Abaaoud

Bernard Cazeneuve a assuré jeudi qu'Abdelhamid Abaaoud, inspirateur présumé des attentats de Paris, avait également été impliqué dans plusieurs projets terroristes depuis le printemps 2015, dont celui du Thalys Bruxelle-Paris.

L'ombre d'Abdelhamid Abaaoud planait sur de nombreux dossiers. Au lendemain de la mort du belgo-marocain tué dans l'assaut à Saint-Denis, Bernard Cazeneuve a révélé que l'instigateur présumé des attentats du 13 novembre pourrait avoir été impliqué dans quatre des six projets d'attentats, évités ou déjoués par le renseignement français, depuis le printemps 2015. Pour les deux derniers, aucun lien n'a été établi.

Source : Lexpress.fr

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Europe : Menace d’attentats sur l’Italie et le Vatican, selon le FBI

Depuis des mois, les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre.

L’Italie et le Vatican, cibles de Daech. Voilà des mois que les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent en une de leur magazine « Dabiq » des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre. La menace est désormais prise au sérieux à la suite d’informations communiquées par le FBI. La police fédérale américaine fait état d’un risque d’attentats, similaires à ceux perpétrés à Paris, pouvant viser la place Saint-Pierre à Rome, le Duomo et la Scala à Milan. Elle fournit également la liste de cinq suspects. L’ambassade américaine en Italie appelle ses ressortissants à la vigilance, notamment aux abords « des églises, synagogues, restaurants, théâtres et hôtels » des deux villes.

Source : LesEchos.fr

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Chine : la police annonce avoir tué 28 membres d'un «groupe terroriste»

La police chinoise a tué 28 membres d'un «groupe terroriste» au Xinjiang dans le nord-ouest du pays. Cette annonce intervient au terme d'une «opération de 56 jours» engagée par les forces de l'ordre après un épisode de violences qui avait fait en septembre une quinzaine de morts, a annoncé Tianshan, le portail d'informations du gouvernement régional.

Source : LeParisien.fr

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...En direct... En direct... En direct...

Mali : Prise d'otages à l'hôtel Radisson de Bamako


L'hôtel Radisson de la capitale malienne est le théâtre d'une prise d'otages, parmi lesquels de nombreux étrangers. Les forces spéciales ont donné l'assaut.

Les forces spéciales maliennes ont donné vendredi l'assaut à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre d'une prise d'otages massive pendant laquelle au moins trois personnes ont été tuées, libérant près de la moitié des quelque 170 personnes présentes, dont de nombreux étrangers.

Le président François Hollande a appelé vendredi les Français se trouvant « dans des pays sensibles » à prendre « leurs précautions », et une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont partis pour le Mali.

Source : LePoint.fr

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dimanche 25 janvier 2015

Liberté de la presse. Liberté d'expression, mais respect des peuples et des religions...

La "Une" du journal satirique Fluide glacial sur le péril jaune agace la Chine et les Nippons...

Le mouvement "Je suis Charlie" a des retombées inattendues : la presse chinoise s'empare du débat sur la liberté d'expression pour dénoncer la une de "Fluide glacial".  

Le débat sur la liberté d'expression rebondit du côté de... la Chine, lundi 19 janvier 2015. Un journal de la presse officielle chinoise dénonce "l'indécence" de la dernière couverture du magazine satirique français "Fluide Glacial" évoquant le "péril jaune".

Dans son dernier numéro, "Fluide Glacial" a publié en première page un dessin, "à la manière" de Hergé, titré "Péril jaune, et si c'était déjà trop tard ?", où un Français caricatural conduit dans une rue de Paris un pousse-pousse, dans lequel sont assis un Chinois et une jolie blonde visiblement charmée.

"Peut-être que ce magazine cherche à attirer l'attention du monde entier, en suivant l'exemple de 'Charlie Hebdo'", a jugé le quotidien "Global Times".

"Quelle indécence !", a poursuivi ce journal, proche du Parti communiste chinois, dans un éditorial intitulé "La vogue de la liberté d'expression pourrait aggraver les conflits".

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a dit "avoir pris note" de la couverture de "Fluide Glacial". Sans viser spécifiquement la France, Hong Lei a appelé "tous les pays" à faire preuve d'un "esprit d'ouverture et d'intégration", en se "fondant sur le respect mutuel".

La Chine et la liberté d'expression française

Depuis l'éclosion du mouvement "Je suis Charlie", en réaction à l'attentat ayant décimé la rédaction de l'hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo", la presse chinoise a la dent dure pour la conception française de la liberté d'expression, en dépeignant une France en proie à des conflits culturels et religieux croissants.

"On ne peut désormais que conseiller à la société française d'arrêter de représenter l'image du prophète", a insisté lundi le "Global Times". Qui ajoute :

Il est plus difficile pour les musulmans de changer leur foi que pour l'Europe d'ajuster sa conception de la liberté d'expression. Si les Français considèrent qu'un tel ajustement serait pour eux déchoir, alors leur quête de liberté d'expression s'apparente à une religion."

La controverse entourant la une de "Fluide Glacial" rappelle celle provoquée par "Les Chinois à Paris", un film pastiche de Jean Yanne qui montrait l'armée de Mao occupant Paris. Les autorités de la République populaire avaient tout fait pour empêcher le tournage et la sortie de cette comédie en 1974.           

Source : AFP et Obs

Source : Armée Nation

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mercredi 12 mars 2014

Disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines : Des recherches plus à l'ouest...

L'aviation militaire indonésienne a mis à disposition des appareils et des soldats pour rechercher le Boeing de la Malaysian Airlines au dessus du détroit de Malacca. 

Cinq jours après la disparition du Boeing de la compagnie Malaysia Airlines, un flot d'informations confuses et contradictoires parviennent de Malaisie, où l'armée a démenti avoir détecté le vol MH370 au-dessus du détroit de Malacca avant qu'il ne disparaisse. Les recherches de l'avion se poursuivent ce mercredi 12 mars 2014, déplacées vers l'ouest, loin du parcours prévu par le vol MH370.

L'armée malaisienne dément avoir détecté l'avion dans le détroit de Malacca

Le général Rodzali Daud, chef de l'armée de l'air malaisienne, a démenti les informations d'un média qui affirmait la veille, en le citant, qu'un radar avait détecté l'appareil au-dessus du détroit de Malacca entre la côte ouest de la péninsule malaisienne et l'île indonésienne de Sumatra, avant que le Boeing ne disparaisse.

L'armée «n'a pas exclu la possibilité d'un demi-tour en vol», affirme néanmoins le général après son démenti. «C'est ce qui explique que les opérations de recherche et de sauvetage aient été étendues» aux eaux côtières à l'ouest de la péninsule malaisienne, a-t-il ajouté. L'armée de l'air malaisienne n'a toutefois pas présenté publiquement les analyses radars qu'elle invoque pour soutenir l'hypothèse d'un demi-tour impromptu de l'appareil.

Pour sa part, le Vietnam suspend temporairement ses recherches aériennes

L'hypothèse d'un changement brutal de cap et la confusion autour de l'endroit supposé ou possible de la disparition de l'appareil ont convaincu le Vietnam de suspendre «temporairement» ses recherches aériennes et de réduire ses recherches navales en mer de Chine méridionale. «Le jour où nous avons perdu le contact avec le vol, nous avons informé la Malaisie que nous avions remarqué que l'avion avait fait demi-tour vers l'ouest», a déclaré le vice-ministre vietnamien des Transports Pham Quy Tieu. «Nous avons demandé [des précisions] aux autorités malaisiennes deux fois, mais elles ne nous ont pas encore répondu», a-t-il affirmé.

Le chef de l'armée de l'air malaisienne a estimé qu'il serait «inopportun de tirer des conclusions formelles sur la trajectoire de l'avion sans un haut degré de certitude et de vérification».

Les zones de recherches à nouveau élargies mercredi 12 mars

Les opérations de recherche engagées par une dizaine de pays, dont les États-Unis et la Chine, ont été élargies à la mer d'Andaman, très loin de la trajectoire qu'était censé emprunter le Boeing 777 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin. La mer d'Andaman est bordée au sud par la pointe nord de l'île indonésienne de Sumatra, à l'est et au nord par la Thaïlande et la Birmanie.

Alors qu'elles se déroulaient dans un rayon de près de 200 km autour du lieu où le contrôle aérien a perdu le contact avec l'appareil, les recherches s'effectuent désormais à des centaines de kilomètres de là, dans une direction ouest. «Nous ne laissons rien au hasard. Nous devons explorer toutes les possibilités», a justifié le chef de l'aviation civile malaisienne, Azharuddin Abdul Rahman.

La piste terroriste écartée par Interpol mais pas par la CIA

Interpol a émis des doutes sur la piste d'un attentat terroriste pour expliquer la disparition du Boeing 777. «Plus nous recevons d'informations, plus nous sommes enclins à conclure que ce n'est pas un incident terroriste», a dit mardi le secrétaire général de l'organisation de coopération policière, Ronald K. Noble.

Selon lui, deux détenteurs de passeports iraniens utilisés pour un vol entre Doha et Kuala Lumpur ont ensuite utilisé des passeports volés à des ressortissants italien et autrichien pour le vol Kuala Lumpur-Pékin. Il s'agit d'immigration clandestine et non d'une affaire de terrorisme, abonde le patron d'Interpol.

En revanche, pour le directeur de la CIA, John Brennan, l'hypothèse d'un lien avec une organisation terroriste ne peut pas être écartée, même s'il n'y a eu aucune revendication. «Nous étudions cela avec beaucoup de soin», a-t-il dit. «Il s'agit encore clairement d'une énigme».

La France ouvre une enquête

Une enquête préliminaire pour homicide involontaire est ouverte par le parquet de Paris. Parmi les 239 personnes à bord, quatre étaient françaises: une mère de famille et deux de ses enfants, ainsi qu'une troisième adolescente de nationalité franco-chinoise qui les accompagnait. Les trois mineurs étudiaient au lycée français de Pékin.

Source : Le Figaro.fr

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lundi 9 septembre 2013

Syrie : Une "réponse claire et forte" sur la base de simples présomptions ?

Syrie : Une "réponse claire et forte"

Mais qu’est ce qu’une “réponse claire et forte” ? Telle est la question…

Les Etats-Unis et la France peinent à trouver des soutiens pour une éventuelle intervention militaire visant à “punir” le régime syrien pour avoir utilisé des armes gaz neurotoxiques lors d’une attaque lancée le 21 août 2013 dans la banlieue de Damas. Pour la plupart des autres pays, une telle opération ne peut se faire qu’avec l’aval des Nations unies. Ce qui est actuellement impossible étant donné que la Russie et la Chine, alliées de la Syrie, bloquent tout projet allant dans ce sens.

Quant au sein de l’Union européenne, l’idée qui domine parmi ses Etats membres est d’en appeler à une “solution politique” pour tenter de mettre un terme à la guerre civile syrienne. Seul le Royaume-Uni soutient une intervention militaire tout en se gardant d’y participer, et cela, conformément à la décision de la Chambre des Communes.

Encore une fois, il est compliqué pour les pays membres de l’UE d’arriver à se mettre d’accord, sauf à s’aligner sur le plus petit dénominateur commun ou à faire des déclarations floues que chacun pourra interpréter comme bon lui semble. C’est ce qui n’a pas manqué d’arriver à l’issue de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères, qui s’est tenue à Vilnius, ce 7 septembre, en présence de John Kerry, le chef de la diplomatie américaine.

“Nous voulons une réponse claire et forte”, a ainsi rendu compte Catherine Ashton, la responsable de la diplomatie européenne. Est-ce à dire que l’UE soutiendrait une intervention militaire? La déclaration finale se garde bien de le préciser.

Dans le même temps, cette dernière indique également que les ministres européens ont de “fortes présomptions” pour que le régime syrien soit le responsable de l’attaque chimique du 21 août étant donné que, selon Mme Ashton, “il est le seul à posséder des armements chimiques et les moyens de les utiliser dans une quantité suffisante.”

Or, les dirigeants français eux, n’ont aucun doute à ce sujet. Pourtant, cela a fait le miel de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, pour qui il s’agit d’une “bonne déclaration qui soutient l’action que nous avons engagée.”

En outre, les ministres européens ont salué la décision du président Hollande, annoncée la veille, d’attendre le rapport d’enquête des Nations sur l’attaque du 21 août avant d’éventuelles frappes contre le régime syrien. Encore une fois, les conclusions des inspecteurs n’auront qu’une portée limitée, dans la mesure où ces derniers n’étaient pas autorisés à identifier ceux qui ont eu recours aux gaz neurotoxiques.

Enfin, une nouvelle ombre est venue s’ajouter à ce tableau. Déjà relativement isolés dans leur volonté d’aller “punir” Bachar el-Assad, la France et les Etats-Unis ont dû mal à accorder leurs violons. En effet, si Paris attendra donc le rapport des inspecteurs de l’ONU, il n’en est pas question pour Washington.

“Les Etats-Unis n’ont pas décidé d’attendre ce rapport pour éventuellement agir”, a ainsi affirmé John Kerry, au cours de la réunion des ministres européens. A moins que les inspecteurs aient rendu leur copie avant le vote du Congrès sur l’opportunité d’une opération militaire en Syrie.

Source : Zone Militaire

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lundi 1 juillet 2013

Mali : La Chine envoi de 400 Casques Bleus pour la MINUSMA sous mandat de l'ONU

Le 1er juillet 2013 a lieu la cérémonie, à Bamako, marquant le transfert d’autorité entre la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et la Mission Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Les 6.200 soldats africains fournis par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) porteront désormais le béret bleu, symbole des opérations de paix de l’ONU.

Cependant, la MINUSMA devra compter, à terme, 12.600 hommes dont 11.200 soldats et 1.440 policiers, placés sous le commandement du général rwandais Jean-Bosco Kazura, lequel sera assisté par le général nigérian Abdou Kaza. L’état-major de cette mission sera sous la responsabilité du général français Vianney Pillet. La France fournira une force d’intervention rapide, amenée à intervenir en appui en cas de besoin.

Pour le moment, les effectifs de la MINUSMA sont donc loin d’être au complet. Plusieurs pays ont proposé d’envoyer des contingents, dont la Norvège (25 personnels), la Suède (70) ou encore le Bangladesh (1.000). En mai, il était aussi question d’une participation chinoise. Et elle vient d’être confirmée par Pékin, le 28 juin 2013.

Ainsi, Pékin a annoncé l’envoi de 400 militaires au Mali. “A la requête de l’ONU, le gouvernement chinois enverra 400 militaires rejoindre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, y compris des équipes médicales, d’ingénierie et de garde”, a avancé Yang Yujun, le porte-parole du ministère de la Défense, lors d’une conférence de presse.

“Il n’y a pas de soi-disant forces de combat parmi les casques bleus”, a précisé ce dernier. “L’objectif principal des casques bleus onusiens est d’aider les pays concernés à rétablir et à maintenir la paix, à éviter les guerres et à contrôler les cessez-le-feu”, a-t-il ajouté en soulignant que “le personnel de maintien de la paix n’était pas directement impliqué dans les conflits militaires à l’intérieur des pays hôtes.”

“La force de sécurité chinoise est une équipe de garde qui sera principalement chargée de la sécurité du quartier général de la MINUSMA et des zones d’habitation des casques bleus”, a encore poursuivi Yang Yujun. “Les casques bleus chinois joueront un rôle constructif dans la sauvegarde de la paix et de la stabilité au Mali et dans l’ensemble de la région, conformément aux réglementations onusiennes de maintien de la paix”, a-t-il fait valoir.

La Chine a noué des relations avec le Mali dès l’indépendance de ce dernier. Depuis, leurs liens économiques n’ont cessé de s’affirmer, Pékin investissant notamment dans plusieurs projets d’infrastructures (bâtiments, ponts, routes, forages) et créant des “joint-ventures”, en particulier dans le secteur du textile. Les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à 230 millions de dollars en 2008.

Source : Zone Militaire


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vendredi 28 juin 2013

Mondialisation : Quand la Chine s'éveillera, un jour... au commerce des armes ;)

Armement 2013 : Commerce mondial d'armes florissant, percée de l'Asie...

Le commerce mondial des armes a augmenté de 30% en quatre ans et pourrait doubler d'ici 2020, mais la croissance des exportations de l'Asie-Pacifique menace la domination américaine et européenne, selon une étude publiée mardi à Londres.

"Deux choses sont en train de se produire", explique Paul Burton, analyste auprès du groupe de consultants spécialisés dans la défense IHS Jane's. "Les budgets de défense se déplacent à l'est et la compétition internationale s'accroît dans le marché de l'armement. On assiste à la plus grande explosion du commerce mondial d'armes que le monde ait jamais connue."

Les exportations et les importations d'armements dans le monde sont passées de 56,5 à 73,5 milliards de dollars (de 43 à 56 milliards d'euros) entre 2008 et 2012, selon l'étude publiée par IHS Jane's.

"A ce rythme", le marché pourrait atteindre 100 milliards de dollars d'ici 2018 et avoir plus que doublé d'ici 2020.

Mais la part de l'Europe occidentale a baissé, tombant à 27,5% en 2012 contre 34,5% en 2008, alors que celle de l'Asie-Pacifique, Chine incluse, grimpait de 3,7% à 5,4% sur la même période.

Beaucoup de pays d'Asie ont ainsi vu leurs exportations doubler, à l'instar de la Chine qui a nettement amélioré ses capacités de production et qui est passée de la 10e à la 8e place des exportateurs mondiaux.

"La percée des exportations de la région Asie-Pacifique menace la domination américaine sur l'industrie de défense mondiale", souligne ce rapport.

Cependant, tempère Ben Moores, analyste à IHS Jane's, si "la Chine se débrouille plutôt bien pour exporter auprès de ses voisins régionaux, "elle n'est pas présente au Moyen-Orient", notamment à cause de la qualité de ses armements. "Un pays sud-américain a récemment renvoyé un système de radars à une entreprise chinoise car il ne fonctionnait tout simplement pas".

Les Etats-Unis, actuellement premiers exportateurs devant la Russie et la France, ont eux importé 10,5 milliards de dollars d'équipements et de services militaires depuis 2008. Ces "importations devraient continuer à augmenter en 2013", d'après ces analystes.

Les budgets de défense des pays d'Asie-Pacifique devraient en outre dépasser ceux des Etats-Unis et du Canada d'ici 2021, atteignant 501 milliards de dollars (+35% par rapport à 2013). Avec en tête dans cette région, la Chine, suivie par l'Inde, le Japon, l'Australie et la Corée du Sud.

Globalement, la progression des budgets de défense dans le monde devrait aussi se poursuivre: ils pourraient atteindre 1.650 milliards de dollars d'ici 2021 (+9,3% par rapport à 2013).

Israël, pour sa part, devrait devenir le premier exportateur de drones d'ici la fin 2013, devançant les Etats-Unis, et en vendre deux fois plus que les Américains d'ici 2014.

"Les exportations israéliennes sont vraiment impressionnantes", alors que "de nombreux pays musulmans refusent de faire affaire avec eux", constate Ben Moores.

Source : AFP / Boursorama.com

Ndlr :Si tu apprends à pêcher à un chinois... Il te construira, un jour, des Airbus... Et bientôt des Rafale ou un CDG ;-)

« Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours.»
Lao-Tseu philosophe chinois (-570 -490)


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vendredi 18 mars 2011

Libye : L'ONU autorise une zone d'exclusion et des frappes aériennes contre les forces militaires de Kadhafi...

L'ONU a voté une résolution présentée par la France, sur la Libye...

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone d'exclusion aérienne et frappes aériennes
devraient intervenir très prochainement !

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté le 17 mars la résolution autorisant la création d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus d'une partie de la Libye qui ouvre la voie à des bombardements. La résolution autorise toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne. La résolution onusienne a été saluée par des scènes de liesse à Benghazi et une réaction quasi-immédiate de Kadhafi. Le Guide libyen se dit prêt à un cessez-le-feu mais veut discuter de sa mise en œuvre.

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Le vote sur un recours à la force en Libye n’a pas fait l’unanimité dans l'enceinte onusienne. Le texte a été adopté par 10 voix contre 5. Certes, ni la Russie, ni la Chine n’ont posé leur veto, mais les deux pays se sont abstenus tout comme l’Inde, le Brésil et l’Allemagne qui ,elle, s’est inquiétée d’un possible enlisement dans un conflit meurtrier.

La coalition emmenée par la France et le Royaume-Uni a mis en avant l’urgence à prendre de vitesse les forces du colonel Kadhafi alors que le responsable libyen à l’ONU mettait en garde contre un massacre si le bastion de l’opposition Benghazi, devait tomber.

La résolution va plus loin que la zone d’exclusion aérienne demandée par la Ligue arabe. Le texte ouvre la voie à des frappes aériennes. Cela a été confirmé par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé

Source : RFI / ONU New-York 17 mars 2011

Hymne National du Japon : Kimi Ga Yo - Votre Règne
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jeudi 17 mars 2011

Libye : Les forces de Khadafi progressent vers Benghazi !

Les forces loyalistes de Kadhafi progressent... Incantations du monde politico-médiatique...

France et Royaume Uni affichent une très grande fermeté !

Les forces pro-Kadhafi semblaient reprendre, mardi 15 mars 2011 l'avantage sur le terrain. Des tirs de canons anti-aériens et d'artillerie lourde étaient entendus dans la soirée à Benghazi, deuxième ville de Libye et fief des insurgés, sur lequel l'armée libyenne avait annoncé un peu plus tôt une offensive imminente, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'armée, dans un appel diffusé par la télévision nationale, a également exhorté les habitants de Benghazi à empêcher leurs enfants de rallier les rangs de l'insurrection "terroriste".

Dans la journée, les forces gouvernementales se seraient emparées à coups de violents bombardements de la localité d'Adjabiah, dernier verrou sur la route de Benghazi. Selon la télévision officielle libyenne, "la ville d'Ajdabiya est totalement contrôlée (par les forces loyalistes, NDLR) et elle est en train d'être purgée des gangs armés". Mais un peu plus tard, Khaled El-Sayeh, un porte-parole du Conseil national libyen, l'instance dirigeante des rebelles basée à Benghazi  affirmait qu'Ajdabiya était "toujours aux mains des révolutionnaires". "Ils ont bombardé la ville depuis une longue distance. Mais actuellement la situation est bonne. Des unités de l'armée ont tenté de rentrer dans la ville, mais nos forces les ont repoussées", a ajouté M. Sayeh.

Interrogé sur une avancée des troupes de Mouammar Kadhafi vers l'est, d'Ajdabiya vers Tobrouk, le porte-parole a démenti, soulignant que le leader libyen n'avait pas "les ressources humaines (militaires) pour faire cela". "Sa seule stratégie est de bombarder puis de reprendre le contrôle d'une ville", a-t-il dit. M. Sayeh a également démenti que des forces loyales au colonel Kadhafi soient déployées sur la route menant d'Ajdabiya à Benghazi, malgré les témoignages de journalistes occidentaux en ce sens. Des centaines de civils et d'insurgés ont fui Ajdabiya vers Benghazi à bord de voitures, camions et pick-up, a constaté un journaliste de l'AFP. 

"Le temps est compté"

Défense anti-aérienne acrobatique contre les avions de Kadhafi...

"Le temps est compté et dans les heures qui viennent, le moins que nous puissions faire ici est d'imposer une zone d'exclusion aérienne", a déclaré mardi l'ambassadeur français  à l'ONU Gérard Araud à la presse,  avant de mener des consultations au sein du Conseil de sécurité. Aucun vote n'est néanmoins attendu dans les 24 heures qui viennent. "Nous sommes profondément bouleversés de constater que la situation s'aggrave sur le terrain, que les forces pro-Kadhafi progressent très rapidement et que le Conseil n'a toujours pas réagi", a souligné le diplomate français. "L'objectif c'est d'abord d'empêcher Kadhafi de bombarder son propre peuple, vraiment c'est ça notre objectif", a-t-il insisté.

Le diplomate a aussi reconnu que les défenseurs d'une zone d'exclusion aérienne devaient accepter le fait que tout le monde ne soit pas de cet avis. "Cela veut dire que nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voudrions. Nous essayons donc, la France et la Grande-Bretagne notamment, de faire tout notre possible pour que le Conseil réponde à la Ligue arabe" qui a demandé l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne. Le diplomate français a précisé que la France souhaitait qu'une résolution soit votée rapidement, "dans les jours qui viennent", a-t-il dit. Tant la Russie que la Chine, pays dotés d'un droit de veto au Conseil de sécurité, semblent hostiles à une telle mesure. La Maison Blanche a pour sa part défendu mardi la prudence de Barack Obama quant à l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne en Libye.

Lors d'une audition parlementaire, le ministre des Affaires étrangères français Alain Juppé a dit que les représentants de son pays à l'ONU étaient "en train de travailler, avec les Britanniques, les Allemands, les Libanais, à la rédaction d'un projet de résolution qui commence à circuler et qui comprendrait un ensemble de dispositions dont l'évocation, la possibilité d'une no-fly zone" (zone d'exclusion aérienne). Un peu plus tôt il avait cependant jugé devant la même commission que cette option était "dépassée" au vu de la progression sur le terrain des forces de Mouammar Kadhafi face aux insurgés.

Les grandes puissances réunies mardi au sein du G8 à Paris ont écarté, faute de consensus, l'option militaire pour ralentir les forces de Mouammar Kadhafi, se bornant à promettre pour cette semaine une nouvelle résolution à l'ONU sur des sanctions renforcées.

Source : TF1 News

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mercredi 16 mars 2011

Chine : Budget militaire de la Défense chinoise encore en forte hausse

Les budgets militaires de la Chine sont en en forte hausse. Pourquoi ?

« Le défi posé par la montée en puissance de l’Armée populaire de libération » est « l’un des plus sérieux auxquels les planificateurs de la sécurité nationale de l’Australie ont été confrontés depuis la Seconde Guerre Mondiale » a récemment estimé le professeur Ross Babbage, qui a contribué à la rédaction du Livre blanc australien sur la défense et dont les propos ont été relevés par la dernière livraison du magazine spécialisé DSI.

Et les responsables militaires australiens auront du pain sur la planche pour relever le défi posé par Pékin. En effet, le prochain budget de la défense chinois devrait augmenter de 12,7% et s’élever ainsi à 65,6 milliards d’euros. Les dépenses militaires chinoises renouent avec une progression à deux chiffres, ce qui n’était pas le cas en 2010 puisque leur hausse avait été limitée à « seulement » 7,5%.

Et cet effort de défense, qui dépasse même la croissance du PIB chinois, a un effet sur les autres pays de la région, qui se sont lancés, à leur tour, dans une course aux armements, comme en témoignent les rapports de différents centres de recherche, tels que le Sipri en Suède et l’Institut international d’études stratégiques (IISS) et son rapport « Military Balance ».

Les capacités militaires chinoises suscitent l'inquiétude...

Si les sommes allouées par Pékin à ses forces armées sont encore bien loin d’atteindre les ressources du Pentagone, il n’en demeure pas moins que les capacités militaires chinoises inquiètent ses voisins. L’Inde suit d’ailleurs son exemple, avec un budget de la défense également en hausse de 12%. Pour New Delhi, il s’agit aussi et surtout de dissuader le Pakistan.

Mais ce que redoutent les pays situés dans l’environnement proche de l’Empire du Milieu, ce sont les prétentions territoriales chinoises, notamment en mer de Chine méridionale, avec les îles Spratleys et Paracel.

Le Japon a également exprimé sa préoccupation devant le potentiel militaire chinois, d’autant plus que Tokyo a un différend territorial avec Pékin au sujet des îles Senkaku, à proximité desquelles deux avions de la marine chinoise ont été repérés, le 3 mars 2011, avant de faire demi-tour à la vue d’avions de chasse japonais

Source : Zone Militaire

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« Nous considérons la modernisation de la puissance militaire chinoise et ses activités croissantes comme des sources inquiétudes » a affirmé le porte-parole du gouvernement nippon. « Notre pays va continuer à suivre une grande attention les opérations de l’armée chinoise » a-t-il ajouté. C’est d’ailleurs ce que prévoit la nouvelle doctrine militaire japonaise, publiée en décembre dernier.

Quant aux Etats-Unis, alliés du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan, considérée comme une province rebelle par Pékin, l’on s’inquiète aussi de la montée en puissance des capacités militaires chinoises. Récemment, le chef d’état-major des armées américain, le général Mike Mullen, a estimé que les nouveaux programmes d’armement chinois semblent « dirigé » contre son pays.

Parmi ces projets en cours de réalisation, il y a bien évidemment l’avion furtif J-20, dont l’existence a été révélée à la fin de l’année dernière et dont le premier vol a eu lieu lors d’une visite à Pékin du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, en janvier. Sans oublier la mise au point du missile anti-porte-avions Dongfeng-21, les progrès en matière de défense antimissile avec le système HQ-9, comparable au S-300 russe, la capacité de détruire des satellites en orbite ou encore la mise sur pied d’un groupe aéronaval, avec la rénovation du Varyag.

En décembre dernier, le ministre chinois de la Défense, le général Liang Guanglie, avait expliqué la raison de l’importance de l’effort fait par Pékin en matière de défense. »Ces cinq prochaines années, notre armée va persévérer dans sa préparation à un conflit militaire, dans tous les champs stratégiques possibles »,avait-il dit. « Nous allons nous appuyer sur nos ressources propres pour traiter cette question et développer nos équipements. La modernisation de l’armée chinoise ne saurait dépendre des autres et elle ne peut être achetée » avait-il ajouté.


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