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jeudi 27 février 2020

Coronavirus : La « réserve sanitaire » en France...

Des professionnels de santé sont mobilisables en cas de catastrophe sanitaire ou d’épidémie !

Pour faire face à une catastrophe sanitaire ou une épidémie de grande ampleur, la France dispose, entre autres, d’une « réserve sanitaire ».
Ces professionnels de santé, volontaires, peuvent être mobilisés partout en France pour venir en appui d’autres soignants.

Qui sont-ils ? Comment sont-ils mobilisés ? Que font-ils dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ? « 20 Minutes » fait le point.

Comment mobiliser du jour au lendemain des infirmières, des psychologues, des radiologues pour faire passer des milliers de tests et soigner des centaines de patients en cas d’épidémie, voire de pandémie de coronavirus ?
Des soignants, volontaires, peuvent quitter leurs fonctions et partir pour une mission précise très rapidement en cas de catastrophe ou d’urgence sanitaire : ils font partie de ce qu’on appelle la « réserve sanitaire ».

Ce dispositif, déjà sollicité, qui pourrait s’avérer bien utile dans les semaines à venir.

Qui peut être réserviste ?

Des médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, psychologues, mais aussi des agents hospitaliers non soignants (cadres, ingénieurs) peuvent faire partie de cette « réserve sanitaire ». Elle est composée de professionnels de santé volontaires en activité – qui travaillent dans le public, dans le privé, en libéral –, mais également de retraités et d’internes et étudiants en pharmacie.

« La constitution de la réserve doit tenir compte de la diversité des ressources et mettre en adéquation les profils aux missions », précise ce document du ministère de la Santé. Santé Publique France, qui chapeaute ce dispositif, précise que cet engagement ne nécessite pas une préparation physique particulière. Et qu’il suffit, pour rejoindre cette réserve sanitaire, de s’inscrire sur une plateforme.

Dans quels cas sollicite-t-on les réservistes ?

Plusieurs cas de figure : des phénomènes infectieux épidémiques (grippe, chikungunya, dengue ou, comme c’est le cas actuellement, le nouveau coronavirus), des situations climatiques extrêmes et durables (canicule, grand froid) susceptibles d’entraîner des tensions sur l’offre de soins. Autres situations, où cette fois la réponse doit être plus rapide : accident technologique, action terroriste.

Ces professionnels viennent en appui dans les hôpitaux, pour les maraudes, les campagnes de vaccinations, pour les réponses téléphoniques urgentes ou encore pour accompagnement médicalement les rapatriés.

Qui décide de mobiliser la réserve sanitaire ?

Si c’est Santé Publique France (qui a remplacé en 2016 l’Institut de veille sanitaire) qui organise ce dispositif, il faut, pour le mobiliser, qu’une demande soit effectuée par le ministère de la Santé, un autre ministère (Affaires étrangères, Défense…), ou bien une Agence régionale de Santé. Comment cela se passe-t-il alors ? Aucun réserviste n’est obligé de partir sur-le-champ. « Lorsqu’une mission est déclenchée, un appel urgent à candidatures – une « alerte »- est adressé par Santé publique France, par mail, à l’ensemble des réservistes de la ou des professions recherchées, précise l'autorité de santé. L’appel à candidatures présente précisément la mission, la ou les dates de départs programmées, les compétences professionnelles recherchées, les conditions d’aptitude éventuellement exigées. ». Combien sont-ils en tout ? Autour de 3.500, à en croire nos confrères de LCI.

Sont-ils déjà mobilisés ?

Oui, depuis un arrêté publié le 30 janvier au Journal officiel. Qui précise que la ministre des Solidarités et de la Santé avait alors mobilisé la réserve sanitaire à hauteur de 50 réservistes, à compter du 25 janvier 2020 pour une durée de 4 semaines renouvelable une fois. Ce contingent a évolué depuis.  Dans cette interview publiée sur le site Santé Publique France, Catherine Lemorton, cheffe de la réserve sanitaire, explique que dans le cadre du coronavirus, le ministère a attribué deux missions aux 700 réservistes qui se sont portés volontaires : informer et accueillir les rapatriés de Chine, dont les réservistes assurent le suivi médico-psychologique.
Une équipe de réservistes a en effet été envoyée à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), zone où des Français ont été maintenus en quarantaine pendant quatorze jours et où l’ancienne ministre, Agnès Buzyn, a salué leur engagement.

Comment sont-ils organisés ?

Santé Publique France souligne que deux équipes fonctionnent différemment. Une première, qui informe à Roissy les personnes en provenance de Chine, est composée de trois binômes médecin/infirmier, qui se relaient sur les plages horaires d’arrivée des avions (4h30-9h30 et 15h30-19h30). Une seconde est mobilisée « pour l’accueil de nos ressortissants et leur suivi pendant les 14 jours de confinement. Les équipes sont composées de 3 médecins, 3 infirmiers, 3 psychologues, 3 hygiénistes, 1 épidémiologiste et 1 référent chef de mission. Soixante réservistes sanitaires se relaient 24h/24 et 7 j/7 pour un des sites, 2 médecins, 2 infirmiers, 2 psychologues, 1 épidémiologiste et 1 référent chef de mission pour l’autre site », précise la cheffe de la réserve sanitaire. 

Des mesures qui pourraient être amplifiées si le nombre de cas de coronavirus augmentait en France...

Source : 20minutes.fr

Ndlr : En soutien de ce dispositif civil, les réservistes du Service de Santé des Armées (SSA) pourraient eux aussi êtres mobilisés. Par ailleurs certains hôpitaux d'instruction des armées (HIA) sont d'ores et déjà intégrés à la lutte contre contre le Corona-virus, comme par exemple, les HIA Lavéran à Marseille, Sainte-Anne à Toulon ou Bégin à Saint-Mandé.

lundi 17 février 2020

Coronavirus : La propagation de l'épidémie Covid-19 ralentit en Chine... Mais le virus tue encore !

La Chine estime que ses efforts de quarantaine commencent à porter leurs fruits

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a diminué dimanche en Chine, un responsable des services de santé du pays estimant que les efforts de Pékin pour limiter la propagation du virus commençaient ainsi à porter leur fruits.

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé indique que 68.500 personnes sont infectées en Chine continentale, où le nombre de décès atteint désormais 1.665 personnes.
Le nombre de nouveaux cas est tombé à 2.009 dimanche contre 2.641 le jour précédent, et le nombre de décès à 142, un de moins que la veille.

Wuhan, ville du centre de la Chine où est apparu le nouveau coronavirus en décembre dernier, et l'ensemble de la province de Hubei, où la plupart des nouveaux cas ont été signalés ce week-end - se trouvent en confinement depuis le 23 janvier. La plupart des bureaux, écoles et usines sont fermés, et la quasi-totalité des transports suspendus.

La mission conjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Chine devait commencer ce week-end ses investigations sur l'épidémie, selon une annonce vendredi du directeur de l'OMS. 

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine devait unifier ses efforts pour contrôler l'épidémie, d'après des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Un premier décès hors d'Asie a été signalé, en France, samedi. Il s'agit d'un touriste chinois âgé de 80 ans et originaire de la province de Hubei qui était hospitalisé à Paris depuis le 25 janvier. 
A ce jour, cinq décès liés au coronavirus ont été répertoriés hors de Chine continentale - aux Philippines, à Hong Kong, au Japon, à Taiwan ce dimanche, et en France.

Environ 500 cas de contamination ont été recensés ailleurs qu'en Chine, dans plus d'une vingtaine de pays et territoires.

Le plus important foyer de contamination hors de Chine continentale se trouve sur un navire de croisière amarré au large du port japonais de Yokohama.
Soixante-dix cas supplémentaires de contamination au coronavirus ont été diagnostiqués à bord du Diamond Princess, a déclaré dimanche le ministre japonais de la Santé, ce qui porte à 355 le nombre de passagers infectés.

Une américaine de 83 ans a été testée positive en Malaisie, en provenance du Cambodge où elle avait accosté à bord d'un bateau de croisière.
Les Etats-Unis, le Canada, Hong Kong et la Corée du Sud et l'Italie ont respectivement annoncé qu'ils allaient organiser des vols spéciaux pour rapatrier leurs ressortissants présents sur le bateau, qui a été placé en quarantaine à son arrivée à Yokohama, le 3 février, avec quelque 3.700 personnes à son bord.

Source : Boursorama / Reuters
-Stella Qiu, Zhang Min à Pékin, Engen Tham, Josh Horwitz à Shanghai, Kevin Yao à Singapour
-VF Jean Terzian, Jean-Michel Bélot


Ndlr : Selon l'OMS les chiffres sont a interpréter avec raison. Un risque de pandémie internationale existe toujours.

" Nous avons toujours dit et répété qu'il faut être prudent lorsqu'il s'agit de tirer des conclusions à partir des chiffres rapportés chaque jour. [...] Nous continuons à dire aux gouvernements du monde entier que nous continuons à avoir la possibilité de nous préparer à une éventuelle propagation du virus."

Communiqué de presse de l'OMS - https://www.who.int/fr/

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vendredi 7 février 2020

Coronavirus : Armée de l'Air, aller là où les autres ne veulent pas aller...

Aller là où les autres ne veulent pas aller

C'est la devise de l'ET 60, mais elle s'applique parfaitement à l'escadron de transport 3/60 Estérel : un de ses Airbus A340 a été chargé d'aller chercher des Français en Chine, afin de les extraire d'une zone contaminée par le coronavirus. 

On ne peut pas en être surpris, la compagnie nationale française a décliné la mission, c'est donc l’Estérel qui y est allé, pour l'instant avec un A340. Il lui reste des réserves, la flotte compte désormais des Airbus A340-200 et des Airbus A310-300, après le retrait l'an dernier d'un premier A310. Pour l'heure, la France n'a pas engagé ses plus précieux Airbus A330 Phénix (272 sièges en haute densité). 

Au retour du vol, a priori en France, les passagers subiront pendant 14 jours un sas médical. C'est le délai d'incubation de la maladie. Des  précautions particulières seront prises pour les équipages et l'avion. 

Cette première pourrait s'accompagner d'autres destinations, puisqu'il y a peu de probabilités pour que le droit de retrait des civils ne s'applique pas ailleurs. Et que le coronavirus s'éteigne tout de suite. Bref, une telle mission pourrait même, potentiellement, surpasser toutes les autres de l'escadron (un cas de figure à ne pas écarter). 

Le coronavirus fait peur, comme avaient fait peur, en leur temps, les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon. L'Estérel avait alors enfourché ses Airbus pour aller chercher les Français piégés cette fois par un risque encore plus grave. A l'époque, pour gagner du temps, les avions blancs allaient chercher les Français au Japon et les déposaient en Corée, ce qui permettait d'obtenir une haute cadence d'évacuation. Les avions civils continuaient à décoller de Corée. 

Le droit de retrait n'existe pas à l'Estérel, juste le culte de la mission. Comme pour aller chercher des Français piégés aux Antilles après une tornade, des Français piégés par la guerre civile ivoirienne... 

C'est aussi le même qui transporte les militaires entre la France et les zones d'opérations : pas de chance, ce vol Coronavirus 001 (qui sera peut-être suivi par d'autres) tombe en pleine période de relève sur certains théâtres. 

Il y aura sans doute des décalages ici ou là. On n'imagine pas faire attendre plus longtemps les Français de Chine, cela ferait tout-de-suite un sujet pour le journal de 20 heures. 

A la place, on fera attendre des militaires (dont beaucoup, à tort, ont baptisé l'Estérel "Maybe Airlines") 

L’escadron de transport (ET) 3/60 « Estérel » est né de la volonté de la France de se doter de l’arme nucléaire. En 1964, en effet, la France procède à des essais nucléaires en Polynésie française. Le  DC-8-55 est alors le seul avion long-courrier dédié aux liaisons entre la métropole et la Polynésie capable de voler 12 heures sans escale. Il permet au groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM) d’assurer les premières liaisons dans le Pacifique et son premier voyage officiel au profit du général Charles de Gaulle.

Aujourd’hui, le bâtiment du commandement de l’unité est installé sur la base aérienne 110 de Creil et ses cinq Airbus sont parqués à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

Les avions de l’ « Estérel » assurent désormais l’acheminement des soldats français sur les théâtres d’opérations extérieures et les territoires français outre-mer. Cette unité opérationnelle est également chargée des missions d’accompagnement lors des voyages officiels présidentiels ou ministériels.

Sur préavis très court, l'ET 3/60 « Estérel » effectue aussi des missions d'évacuation de ressortissants français à l'étranger. En 2011, par exemple, il a procédé à l'évacuation de 545 ressortissants au début de l'opération Harmattan en Libye et à l'évacuation de 1024 ressortissants au Japon au lendemain de l'explosion de la centrale de Fukushima.

L'escadron assure également des missions d'évacuation sanitaire (EVASAN). En juin 2017, l'escadron a ainsi rapatrié une dizaine de civils ou de soldats blessés lors d'une opération aéroportée dans le nord du Mali. Les personnels de l'escadron ont alors dû mettre en œuvre, sur très court préavis, un Airbus A340 configuré de façon à pouvoir embarquer les blessés et leur prodiguer les premiers soins en vol et les ramener en toute sécurité sur le territoire national.

L' « Estérel » effectue également des missions d'aide humanitaire au profit de populations en situation de détresse suite à des catastrophes climatiques, géologiques et humaines. Son intervention au lendemain du passage de l’ouragan Irma aux Antilles en septembre 2017 a montré une nouvelle fois la capacité de déploiement des aéronefs de l’unité sur très court préavis.

Source : FNCV

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samedi 25 janvier 2020

Coronavirus : 41 morts en Chine, trois cas en France, en Australie, aux Etats Unis... l’épidémie de Wuhan s’étend... Plus de 6000 cas au 29 janvier et 150 morts !

En Chine, autour de Wuhan, le nombre total d’habitants confinés est désormais de plus de 56 millions.

Les trains sont à quai, les autoroutes fermées.

Depuis un mois, le coronavirus apparu en Chine a fait 41 morts et contaminé près de 1 300 personnes. Transmissible entre humains, il inquiète les autorités du monde entier. Ces derniers jours, des cas ont été détectés dans une douzaine de pays, du Japon à la France en passant par l’Australie et les Etats-Unis. Le point sur la progression de l’épidémie.

En Chine, l’armée déploie du personnel médical à Wuhan

La grande métropole de Wuhan, épicentre de l’épidémie, est depuis jeudi coupée du reste du monde. Samedi 25 janvier, la zone de confinement a même été élargie à 56 millions de personnes, pratiquement toute la province du Hubei. Les trains sont à quai, les autoroutes fermées. En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus dans tout le pays.

Vendredi, 450 médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion pour intensifier la lutte contre le virus. Certains d’entre eux ont l’expérience du virus Ebola et du Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé près de 1 300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, selon le dernier bilan livré par les autorités chinoises. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels.

L’agence de presse Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs.

La presse chinoise rapporte aussi la mort d’un médecin de l’hôpital de la province chinoise du Hubei. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l’épidémie s’est déclarée à Wuhan, ville du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise sur Twitter la chaîne China Global Television.

En Asie, de nombreux pays touchés mais pas d’autre foyer de propagation

Deux cas ont été enregistrés en Corée du Sud, deux au Japon, un au Népal, trois à Singapour, un à Taïwan, quatre en Thaïlande, deux au Vietnam, et dans les provinces semi-autonomes chinoises, on en dénombre deux à Hongkong et deux à Macao. Dans tous les cas, il s’agit de ressortissants chinois ou de personnes ayant voyagé à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

Trois cas détectés en France, les premiers sur le continent européen

Trois cas ont été confirmés vendredi soir en France, les premiers en Europe, l’un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois patients hospitalisés, qui ont tous séjourné en Chine, ont été placés en isolement. « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Un premier cas confirmé en Australie

Un premier cas a été confirmé samedi 25 janvier en Australie. Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi « strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée ». « Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable », a-t-il relevé.

Deux cas aux Etats-Unis

Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant. Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. « Elle se porte bien cliniquement », d’après les autorités sanitaires locales.

Source : LeMonde.fr & AFP / Suggestion LP FNCV


Mise à jour du 29/01/2020

Plus de 6000 cas déclarés de Coronavirus dans le monde et plus 150 décès !

Sur la base de modèles mathématiques, des scientifiques de l'Université de Hong Kong estiment que le virus né à Wuhan, en Chine, affecte plus de 40 000 personnes.

Nous devons nous préparer au fait que cette épidémie particulière devienne une épidémie mondiale, a déclaré Gabriel Leung, le chef de cette équipe de chercheurs de la HKU. Des mesures importantes et draconiennes pour limiter les mouvements de population doivent être prises, le plus tôt possible.

Source : Ouest-france.fr


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jeudi 9 mai 2019

Venezuela : Vers le déploiement d’un groupe aéronaval américain au large des côtes ?

Le 30 avril 2019, le chef de file de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président en janvier, avec la bénédiction – ou du moins la bienveillance – des États-Unis et d’autres puissances occidentales, a appelé à une insurrection militaire – appelée « opération liberté » – afin de renverser le régime de Nicolas Maduro, l’héritier du colonel Hugo Chavez.

Au Venezuela, pays économiquement exsangue malgré d’immenses réserves de pétrole, la haute hiérarchie militaire a la mainmise sur une grande partie des postes clés, que ce soit au sein du gouvernement ou des entreprises publiques. En outre, comme cela ne suffisait pas, l’armée contrôle aussi l’économie illégale [au point qu’elle est appelée le « cartel des soleils », en référence aux soleils brodés sur les uniformes de ses soldats]. Aussi, fallait-il à M. Guaido négocier avec les personnalités les plus en vue du régime. Ce qui a été fait, avec le soutien discret des États-Unis.

En effet, selon John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, « des figures politiques clé du régime négociaient depuis ces trois derniers mois avec l’opposition » avaient pris l’engagement d' »œuvrer pour transférer le pouvoir vers le président par intérim Juan Guaido ». Une version confirmée par le général Manuel Ricardo Cristopher Figueras, désormais ex-chef du SEBIN, le service de renseignement vénézuélien. « J’ai découvert que plusieurs personnes de confiance autour du président négociaient avec l’opposition dans son dos », a-t-il en effet écrit dans une lettre publiée peu avant sa destitution, le 2 mai.

Le secret de ces discussions entre des membres du premier cercle de Maduro et l’opposition a-t-il été éventé au point de précipiter les événements? Ou bien ont-ils fait marche arrière au dernier moment ? Toujours est-il que l’opération « Liberté » a échoué. Et tandis que de violents heurts éclataient à Caracas entre manifestants pro-Guaido et les forces de l’ordre, le successeur de Hugo Chavez a dénoncé une « escarmouche putschiste. »

Le 2 mai, lors d’une visite de Fort Tiuna, la principale caserne du pays, et fort du soutien de la Russie, de la Chine, de l’Iran et de la Turquie, M. Maduro est passé à l’offensive. « Oui, nous sommes en plein combat, le moral doit être au maximum dans cette lutte pour désarmer tous les traîtres, tous les putschistes », a-t-il asséné devant 4.500 soldats.

« La répression brutale du peuple vénézuélien doit s’achever et doit s’achever rapidement. […] Les gens ont faim. Ils n’ont pas de nourriture, ils n’ont pas d’eau dans ce qui fut l’un des pays les plus riches du monde », a répondu le président Trump, qui a déjà mis sur la table, et à plusieurs reprises, l’idée d’une intervention militaire au Venezuela. Une option rappelée par Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine. « Une intervention militaire est possible. Si c’est nécessaire, c’est que ce feront les États-Unis », a-t-il assuré.

La crise politique et économique au Venezuela suscite des tensions migratoires qui risquent de déstabiliser les pays voisins. En outre, pour Washington, et au-delà des aspects énergétiques et économiques, la proximité qu’affiche le régime de M. Maduro, notamment sur plan militaire, avec la Russie, l’Iran voire la Chine pose un problème…

Quoi qu’il en soit, en juillet 2018, M. Maduro avait demandé aux forces armées vénézuéliennes de se « préparer à une invasion américaine ». Un appel qu’il a renouvelé le 4 mai, en évoquant l’éventualité d’une attaque de « l’empire nord-américain », lors de l’inspection d’une base dans l’État de Cojedes.

En tout cas, de son côté, le Pentagone se prépare à toutes les éventualités. Son chef, Patrick Shanahan, a même annulé un déplacement en Europe à cause de la situation au Venezuela. Le 4 mai, il a tenu une réunion pour évoquer cette dernière avec Mike Pompeo, John Bolton et l’amiral Craig Faller, qui tient les rênes pour l’Amérique du Sud [Southcom].

« Nous avons une série complète d’options adaptées à certaines circonstances », a déclaré M. Shanahan, à l’issue de cette réunion. « Au fur et à mesure que les conditions changent [sur le terrain], nous faisons des modifications et des ajustements », a-t-il ajouté, sans vouloir en dire davantage.

Ayant rappelé les propos de M. Trump, selon lequel « toutes les options » sont sur la table », M. Shanahan a dit que « Toutes, ça veut dire toutes ». Et de continuer : « Je veux éviter d’entrer dans les détails de ce que nous pourrions faire ou pas, mais il faut comprendre que nos plans […] ont de la profondeur. »

L’une de ces options pourrait être un déploiement de forces navales au large du Venezuela, laquelle a été suggérée par Lindsey Graham, l’influent sénateur république qui préside le comité des Forces armées. En effet, il a plaidé pour l’envoi d’un groupe aéronaval dans la région. « Cuba, la Russie envoient des troupes pour soutenir Maduro au Venezuela … pendant que nous parlons/sanctionnons. Où est notre porte-avions? », a-t-il demandé.

Interrogé sur une telle éventualité, M. Shanahan a seulement fait remarquer qu’il « y a beaucoup d’eau par là-bas », c’est à dire au Venezuela.

En tout cas, il n’est pas question – a priori, du moins – pour Washington d’avoir recours à des sociétés militaires privées [SMP], comme la Russie a été accusée de l’avoir fait en janvier. Pourtant, un tel plan a été mis sur la table par Erik Prince, le fondateur de la SMP Blackwater [devenue Academi]. Selon Reuters, qui a eu vent de son projet, ce dernier comptait déployer 4.000 à 5.000 mercenaires recrutés en Amérique latine pour mener des actions clandestines au Venezuela, en soutien à Juan Guaido. Pour cela, il demandait une enveloppe de 40 millions de dollars. Mais, malgré sa proximité avec le chef de la Maison Blanche, il n’a pas obtenu le feu vert pour une telle opération.

Source : Zone Militaire

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mardi 10 avril 2018

Coopération de défense : L’Inde aura désormais accès aux bases navales françaises dans l’océan Indien

La visite en Inde du président Macron aura été fructueuse pour le motoriste Safran. En effet, à cette occasion, ce dernier a conclu un contrat d’une valeur de 12 milliards d’euros avec la compagnie aérienne indienne SpiceJet pour la fourniture et la maintenance de moteurs d’avions.

En outre, Safran espère également conclure rapidement des discussions avec la DRDO, l’agence gouvernementale indienne de recherche et développement en matière de défense, au sujet du moteur qui équipera la future version de l’avion de combat Tejas, conçu par Hundustan Aeronautics Ltd (HAL). Là, il s’agirait de relancer le programme visant à mettre au point le moteur Kaveri, probablement sur la base du M-88, qui équipe les Rafale.

Justement à propos de l’avion de combat de Dassault Aviation, une nouvelle commande portant sur 36 appareils supplémentaires a été évoquée. Mais, pour le moment, le sujet est politiquement sensible en Inde, le gouvernement indien étant interpellé par certains membres de l’opposition parlementaire sur le montant du premier contrat signé en septembre 2016 [et portant sur la livraison de 36 Rafale, (ndlr).

« L’Inde a pris une décision souveraine à cet égard et nous suivons les progrès sur le terrain. Nous voulons vraiment continuer le programme. C’est un contrat à long terme qui est mutuellement bénéfique. Je considère personnellement que c’est le cœur du partenariat stratégique », a dit, ce sujet, le président Macron.

De son côté, le ministère indien de la Défense a indiqué que la décision relative à l’achat d’un nouveau lot de Rafale pour l’Indian Air Force (*) serait prise quand la livraison des premiers appareils commandés en 2016 sera commencée. C’est à dire en 2019, année à partir de laquelle les bases aériennes de Hasimara et d’Ambala mettront en service l’avion de combat français.

Aucune décision n’a été prise dans le domaine des sous-marins. La marine indienne a pris possession, en décembre 2017, du Kalvari, son premier Scorpène (sur 6 prévus) construit par le chantier Mazagon Dock Limited (MDL), via un transfert de technologie consenti par Naval Group (ex-DCNS). L’Inde souhaite renforcer ses capacités avec l’achat de trois à six submersibles supplémentaires.

Cela étant, la visite de M. Macron aura permis de renforcer la coopération opérationnelle entre les forces françaises et indiennes. « Je veux que l’Inde soit l’un de nos partenaires-clés dans la région, et un partenaire crédible en termes de sécurité », avait confié le président français à India Today, peu son arrivée à New Delhi, où l’on s’inquiète de la stratégie dite du « collier de perles » mise en oeuvre par la Chine, par ailleurs proche alliée du Pakistan, le « frère ennemi » de l’Inde.

Au cours des ces dernières années, Pékin a conclu des accords militaires avec plusieurs pays riverains de l’océan Indien, lequel est « vital pour la sécurité et le progrès » de l’Inde, selon Narendra Modi, le Premier ministre indien. D’où, d’ailleurs, la volonté de New Delhi d’implanter une base militaire aux Seychelles, ce qui ne va pas sans complications.

« C’est la présence stratégique croissante de la Chine en Asie du Sud qui pose problème [à l’Inde]. On pense en premier lieu à la stratégie du ‘collier de perles’ – des bases navales qui s’échelonnent de la Birmanie à Djibouti, en passant par le Bangladesh, le Sri Lanka et le Pakistan – mais aussi au renforcement des liens militaires entre la Chine et les pays frontaliers de l’Inde, y compris le Népal. Ces initiatives nourrissent les inquiétudes de New Delhi quant à une stratégie chinoise d’endiguement, voire d’encerclement de l’Inde », estime en effet une note de l’IFRI, publiée en avril 2017.

Or, il se trouve que la France est aussi très présente dans l’océan Indien, grâce à La Réunion et aux Îles Éparses. En outre, elle dispose d’une base aux Émirats arabes unis et à Djibouti (où la Chine vient de prendre pied).

Aussi, Paris et New Delhi ont signé un accord de coopération logistique qui ouvre les bases françaises de La Réunion, des Émirats arabes unis et de Djibouti aux forces navales indiennes.

« Nous croyons tous deux dans la paix et la stabilité du monde. La région de l’océan Indien va jouer un rôle très significatif. […] Nous considérons la France comme un de nos alliés les plus fiables », a commenté M. Modi. « L’Inde a peur d’une hégémonie chinoise et a besoin d’une vraie sécurité », a expliqué le président Macron.

« Je considère que l’accord d’aujourd’hui sur le soutien logistique réciproque entre nos armées constitue un pas en avant dans l’histoire de notre coopération étroite en matière de défense. Deuxièmement, nous pensons tous les deux qu’à l’avenir, la région de l’océan Indien jouera un rôle très important dans le bonheur, le progrès et la prospérité du monde », a ensuite affirmé le Premier ministre indien. Et d’ajouter : « Qu’il s’agisse de l’environnement, de la sécurité maritime, des ressources marines ou de la liberté de navigation et de survol, nous nous engageons à renforcer notre coopération dans tous ces domaines. »

(*) La marine indienne serait aussi intéressée par la version « Marine » du Rafale, dans le cadre de son programme programme Multi Role Carrier Borne Fighters (MRCBF). Il est question d’acquérir 57 chasseurs embarqués.

Source : Zone Militaire

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dimanche 10 septembre 2017

Corée du Nord : Quelles options face à l’arme nucléaire et aux provocations ?

Dans le film « Le Crabe Tambour », de Pierre Schoendoerffer, le commandant (interprété par Jean Rochefort) estime que « le choix de l’homme n’est pas entre ce qu’il croit le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien ». Que dirait-il dans le cas de la Corée du Nord, pour lequel aucune option ne paraît satisfaisante ?

Ainsi, au mépris des résolutions des Nations unies (dont l’objectif est d’obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne) et des sanctions internationales, malgré les remontrances (feintes ou réelles) de la Chine, sa plus proche alliée, la Corée du Nord a réalisé des progrès aussi rapides qu’étonnants dans la mise au point d’un missile balistique intercontinental et le développement d’une arme nucléaire. Le dernier essai qu’elle a réalisé, le 3 septembre 2017, montre a l’évidence qu’elle a franchi un nouveau palier dans ce domaine, la puissance dégagée par une bombe thermonucléaire présumée (ou à fission dopée) ayant été estimée à 50/120 kilotonnes.

Du coup, c’est l’équilibre stratégique de la région qui s’en trouve renversé, avec une Corée du Sud directement menacée (l’armistice de 1953 ayant été dénoncé par Pyongyang). Et l’on ne parle pas du Japon, régulièrement brocardé par la Corée du Nord (comme, d’ailleurs, par la Chine). Face à cette situation « explosive », susceptible de conduire à une « catastrophe planétaire » (dixit Vladimir Poutine, le président russe), que faire ?

1- L’option militaire

Quand l’on avance que « toutes les options sont sur la table », cela veut généralement dire que l’intervention militaire n’est pas exclue. Ces derniers temps, les États-Unis n’ont cessé de le sous-entendre, voire de le dire clairement, comme l’a fait le président Trump, en promettant «le feu et la colère » à la Corée du Nord en réponse à ses menaces de s’en prendre aux bases américaines de l’île de Guam. Et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, a même évoqué une « guerre préventive ».

Seulement, ce serait mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Si, sur le papier, l’avantage militaire est évidemment du côté des forces américaines et sud-coréennes, il ne faut pas croire que la partie sera facile dans la mesure où l’armée nord-coréenne opposera la force de la quantité (2 millions de soldats endoctrinés et des moyens en artillerie conséquents). Et Pyongyang ne manquerait pas de riposter, y compris avec des moyens non-conventionnels (avec, par exemple, des armes chimiques).

Dans un tel scénario, il faudra rechercher un effet de sidération. Et encore, ce ne sera pas un gage de succès. Si les rampes de missiles et les canons nord-coréens ne sont pas neutralisés rapidement, alors Séoul, située à 50 km de la zone démilitarisée, sera sous le feu, avec probablement à la clé des milliers de morts côté sud-coréen. En clair, une telle intervention militaire ne pourra pas se limiter aux seuls infrastructures nucléaires nord-coréennes.

En outre, il y aura immanquablement des réactions internationales, à commencer par celle de la Chine, liée à la Corée du Nord par un accord de défense. Que ferait Pékin dans ce cas?

Un autre scénario consisterait à éliminer Kim Jong-un et ses lieutenants. Mais rien ne dit que cela conduirait à l’écroulement du régime nord-coréen. Et comme on sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne, cette solution radicale pourrait ne pas en être une.

Qui plus est, il faudra anticiper la suite. Si le régime nord-coréen s’effondre, que se passera-t-il? Ira-t-on vers une réunification des deux Corée, dont le coût serait de 2.000 milliards de dollars au minimun (en incluant les dépenses liées à l’option militaire)? La Chine refuse une telle perspective. Et puis il n’est pas exclu de voir l’armée nord-coréenne vaincue se livrer à des actions de guérilla (avec une discret appui chinois). Bref, ce serait remettre une pièce dans la machine en revenant à une situation d’avant 1953.

2- Renforcer le régime des sanctions

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, la Corée du Sud et le Japon ont été parmi les premiers pays à réclamer un renforcement des sanctions prises par les Nations unis à l’égard de Pyongyang. Sanctions par ailleurs déjà renforcées en août 2017… Et cela pour la septième fois depuis 2006. L’idée serait d’aller encore plus loin en interdisant à la Corée du Nord d’importer des hydrocarbures. Mais la Chine y est hostile, de même que la Russie. Pour le président Poutine, ce serait même « inutile et inefficace ».

Il est vrai que les sanctions, renforcées de résolution en résolution, n’ont nullement empêché la Corée du Nord de réaliser des progrès considérables dans les domaines du nucléaires et des missiles balistiques. Mais voter de telles mesures est une chose… Les faire appliquer en est une autre. Là est toute la difficulté… Certains pays (ou acteurs non-étatiques) ayant à coeur de voir d’abord leurs intérêts.

3- Le dialogue

Dialoguer avec Pyongyang, telle est la solution prônée par la Chine et la Russie (ainsi que l’Iran). Seulement, encore faut-il savoir sur quoi on peut négocier. D’autant que Kim Jong-un ne paraît pas très partant pour discuter avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourtant favorable à une issue (du moins était-ce le cas avant son élection).

L’objectif d’un tel dialogue serait d’arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions à cette fin ont eu lieu dès 1994, déjà, quand la nature militaire du programme nucléaire nord-coréen a été mise au grand jour.

À l’époque, le président américain, Bill Clinton, qui avait déjà évoqué l’option militaire contre Pyongyang, avait négocié l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une aide économique et de la fourniture de centrales à eau légère ne pouvant être utilisées qu’à des fins civiles. Seulement, la Corée du Nord ne mit pas pour autant un terme à ses activités, ce qui déboucha, en décembre 2002, sur sa décision d’expulser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

En 2007, après le premier essai nucléaire nord-coréen (et une séquence où Pyongyang lança plusieurs missiles, des pourparlers à six (États-Unis, la Russie, la Chine, Japon et les deux Corées) aboutirent à l’accord de Pékin, avec l’engagement de la Corée du Nord à suspendre «temporairement» ses activités nucléaires en échange de la livraison de pétrole, de la promesse de discussions bilatérales et de la levée de sanctions financières. On connaît la suite…

En effet, estimant que les négociations n’allaient pas assez vite, Pyongyang se livra à de nouvelles provocations militaires (comme avec le bombardement de l’île sud-coréenne de Yeon Pyeong, en novembre 2010, sans parler du naufrage de la corvette Cheonan), après avoir procédé à son second essai nucléaire (le 25 mai 2009).

Alors, dialoguer. Mais pour quel but ? D’après le président russe, l’attitude de la Corée du Nord s’explique par le fait qu’elle se sent menacée. Les Nord-Coréens « sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité », a-t-il dit, lors du sommet du groupe des BRICS, le 5 septembre 2017. Dans ces conditions, on voit mal comment Pyongyang pourrait renoncer à son arsenal nucléaire, même si les États-Unis décidaient de retirer leurs troupes de Corée du Sud. (Car après, il faudrait qu’ils en fassent de même au Japon, voire à Guam).

Pourtant, dans la déclaration commune publiée le 19 septembre 2005 par le groupe des six, les États-Unis avaient confirmé qu’ils n’avaient pas « d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne [la dernière avait été retirée en 1991] et qu’ils n’avaient « pas l’intention d’attaquer ou d’envahir » la Corée du Nord « avec des armes nucléaires ou conventionnelles. »

4- Accepter le fait accompli

Maintenant que l’on sait que la Corée du Nord a testé une arme nucléaire d’une puissance inégalée et qu’elle est susceptible d’être en mesure de menacer le territoire américain (voire d’autres) avec des missiles intercontinentaux, l’on pourrait être tenté par le statu quo…

Dans ce cas, il faudrait miser sur la logique de la dissuasion, étant donné que, comme la survie de son régime est son objectif principal, Kim Jong-un ne se risquerait pas à lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon s’il sait qu’il expose son pays à la destruction. C’est d’ailleurs tout le sens des discussions entre Washington et Séoul, au cours desquels il a été décidé de lever les restrictions concernant la charge militaire et la portée des missiles balistiques sud-coréens.

Mais cette logique n’aurait aucun effet sur ce sentiment d’insécurité des Nord-Coréens qu’a décrit M. Poutine. Les troupes américaines seraient toujours présentes dans la péninsule, avec des moyens de défense antimissile (ce qui, au passage, n’arrangerait ni les affaires de la Russie, ni celles de la Chine). Et puis la Corée du Sud pourrait, à son tour, vouloir disposer de telles armes. Des voix se sont déjà élevées, à Séoul, pour le demander.

En outre, en tolérant que la Corée du Nord puisse se doter de l’arme nucléaire, l’on enverrait un mauvais signal à d’autres pays qui ont cette tentation. Pourquoi, en effet, l’Iran, voire la Syrie (pays avec lesquels Pyongyang a des liens étroits) accepteraient de se voir priver d’un tel arsenal ? L’Arabie Saoudite pourrait avoir la même réflexion. Pour le coup, ce serait donner le signal à une course aux armements et aller vers un monde encore plus dangereux qu’il ne l’est déjà...

Source : Zone Militaire

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mercredi 19 avril 2017

Corée du Nord : Nouveau tir de missile balistique raté...

Un missile nord-coréen a explosé peu après son lancement Corée du Nord

L’on s’attendait à un sixième essai nucléaire nord-coréen à l’occasion du « Jour du Soleil », qui marque, chaque 15 avril, l’anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, le fondateur du régime. En effet, selon les analystes de l’US-Korea Institute [université américaine John Hopkins], des préparatifs observés sur le site de Punggye-ri, où ont été effectués les précédents tests, étaient achevés.

S’attendant à une nouvelle provocation de Pyongyang, les États-Unis avaient annoncé, le départ d’un groupe aéronaval constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson vers la péninsule coréenne. Puis, alors que le président Trump assurait que le « problème nord-coréen » allait être « traité », un conseiller diplomatique de la Maison Blanche affirmait que des « options militaires » étaient « déjà en train d’être étudiées ».

Cette fermeté affichée par Washington avait probablement deux objectifs : dissuader Kim Jong-un , le maître Pyongyang, de donner son feu vert à un nouvel essai nucléaire, sachant que, pour lui, le plus important est la survie de son régime, et encourager la Chine à faire pression sur son turbulent allié.

« Un conflit pourrait éclater à tout moment », s’était alors alarmé Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères. « Le dialogue est la seule issue », avait-il ajouté. Puis, plus tard, le chef de la diplomatie chinoise annonça que « la Chine était prête à se coordonner étroitement avec la Russie afin de contribuer à apaiser la situation sur la péninsule et encourager les parties concernées à reprendre le dialogue » car « empêcher la guerre et le chaos sur la péninsule est conforme aux intérêts communs » de Pékin et de Moscou. »

Finalement, et au-delà de la promesse de « riposte nucléaire » régulièrement avancée par le régime nord-coréen, aucun essai nucléaire n’a été réalisé, le 15 avril 2017, à Punggye-ri.

Mais lors de la grande parade militaire organisée à Pyongyang, l’armée nord-coréenne a présenté pour la première fois le missile balistique mer-sol balistique stratégique « Pukkuksong-1 » ainsi que, d’après l’agence sud-coréenne Yonhap, un engin « semblant être un nouveau missile balistique intercontinental » (ICBM). À l’état-major sud-coréen, on estime qu’il s’agit « d’un nouveau ICBM », qui paraît « plus long que les KN-08 ou KN-14 existants. »

Cela étant, au lendemain de cette parade militaire, la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile depuis le site de Sinpo, sur la côte Est. Ce qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel : le 5 avril, un engin semblant être un missile balistique de portée intermédiaire KN-15 (Pukguksong-2), lancé depuis cette base, avait parcouru 60 km avant de s’abîmer en mer.

Ce dernier tir, effectué dans la nuit du 15 au 16 avril et signalé par Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) sud-coréen, s’est soldé par un échec cuisant.

« Le commandement des forces américaines dans le Pacifique a détecté et suivi ce que nous estimons être un tir de missile nord-coréen a 11h21 heure de Hawaï (21h21 GMT), le 15 avril, depuis le site de Sinpo », a confirmé Dave Benham, un porte-parole du Pentagone. Mais « le missile a presque immédiatement explosé », a-t-il ajouté.

Pour le moment, la nature de l’engin en question demeure inconnue. « Nous sommes en train d’analyser le type du missile et d’autres détails », a confié une source du JCS à l’agence Yonhap. Cependant, Séoul pencherait pour le tir d’un missile Pukguksong-2, comme celui lancé dix jours plus tôt.

Dans un communiqué, le chef du Pentagone, le général James Mattis, a indiqué que « le président (Donald Trump) et son équipe de conseillers militaires sont au courant de ce dernier tir de missile raté par la Corée du Nord. » Et d’ajouter : « Le président n’a pas plus de commentaire à faire. »

Après des progrès continus dans le domaine des missiles balistiques, la Corée du Nord vient donc de subir deux revers consécutifs. Cela peut s’expliquer par des erreurs de conception dans le développement d’un nouveau type d’engin, des défauts de fabrication ou bien encore par des cyberattaques lancées par les États-Unis. L’existence d’une telle campagne d’attaques informatiques visant le programme nord-coréen, aux résultats alors jugés peu probants, fut en effet révélée en mars dernier par le New York Times.

Source : Zone Militaire

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mardi 11 avril 2017

Corée du Nord : Le président américain Trump envoi le porte avion USS Carl Vinson

Un groupe aéronaval américain se dirige vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution »

Fin mars 2017, les analystes de l’US-Korea Institute de l’université américaine John Hopkins, ont affirmé qu’il fallait probablement s’attendre à un sixième essai nucléaire nord-coréen, au vu de l’activité constatée sur le site de Punggye-Ri.

Ainsi, sur des images prises par satellite, on peut y voir la présence de véhicules et d’équipements spécifiques pouvant laisser penser à la préparation d’un nouvel essai. « La combinaison de ces facteurs suggère fortement des préparatifs bien avancés pour un test », ont estimé les analystes de l’institut.

Seulement, le président américain, Donald Trump, se veut ferme sur le dossier nord-coréen. Et depuis qu’il est à la Maison Blanche, Washington affirme que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire et des vecteurs nécessaires pour la mettre en œuvre. D’autant plus que, jusqu’à présent, les sanctions internationales, sans cesse renforcées, n’ont eu aucun effet sur l’attitude du régime nord-coréen. Bien au contraire.

Alors que le président Trump recevait son homologue chinois, Xi Jingping, en Floride, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a prévenu : « Nous sommes prêts à agir seuls si la Chine n’est pas capable de se coordonner avec nous afin de contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international ». Après la frappe contre la base syrienne d’Al-Shayrat, en représailles d’une attaque chimique attribuée à Damas, cette déclaration sonne comme un avertissement clair et surtout crédible.

C’est dans ce contexte que le porte-avions USS Carl Vinson a appareillé de Singapour pour prendre la direction de la péninsule coréenne, où, par ailleurs, les forces américaines, sud-coréennes et japonaises ont récemment lancé des manœuvres.

« Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval autour du porte-avions USS Carl Vinson d’être à disposition et présent dans l’ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution », a expliqué le commandant Dave Benham, le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique (US PACOM). Et d’ajouter que « la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires. »

Cela étant, ce déploiement de l’USS Carl Vinson vise probablement à dissuader Pyongyang de mener un nouvel essai nucléaire, ce qui serait perçu comme une provocation à Washington.

Source : Zone Militaire

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samedi 18 février 2017

Extrême Orient : Tension entre Chine, Etats Unis et Japon à propos de Taïwan

Durcissement en Extrême Orient : La Chine se lève à la vue des Nippons ;-)

En remettant en cause le principe d’une « Chine unique » en ayant une conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, Donald Trump a fâché Pékin, qui considère l’ancienne Formose comme l’une de ses provinces.

« La question de Taïwan touche à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine. Elle est liée aux intérêts fondamentaux de la Chine. Le respect du principe de la Chine unique est le socle du développement des relations sino-américaines », a fait en effet valoir la diplomatie chinoise.

Du coup, Pékin met la pression sur Taipeh. En envoyant d’abord des formation d’avions militaires (dont des bombardiers et des appareils de renseignement électronique) à proximité de l’espace aérien taïwanais, puis le porte-avions Liaoning (et son escorte) dans le détroit de Taïwan.

Aussi, Taipeh a, cette semaine, lancé des manoeuvres militaires simulant une attaque chinoise. « L’armée a pris des mesures pour gérer la situation dans le Détroit de Taïwan et en mer de Chine méridionale. [...] La population peut être rassurée « , a expliqué Chen Chung-chi, le porte-parole du ministère taïwanais de la Défense.

En octobre 2013, un rapport de la défense taïwanaise avait estimé que la Chine serait en mesure prendre l’île « par la force » et de dissuader toute intervention militaire américaine d’ici 2020. Pour cela, et selon Andrew Hsia, alors vice-ministre de la Défense, Pékin aurait trois options : « une opération amphibie, des tirs de missiles ou un blocus. » D’où l’élaboration d’une nouvelle doctrine militaire, afin de mettre l’accent sur la guerre asymétrique.

Est-ce à dire que Taipeh joue à se faire peur ? En tout cas, à Tokyo, le scénario d’un conflit entre Taïwan et la Chine paraît crédible. D’ailleurs, cette hypothèse sera au coeur d’un exercice que mèneront, la semaine prochaine, les forces d’autodéfense japonaises, avec la participation de l’armée américaine en qualité d’observateur.

« Aucun déploiement de troupe n’aura lieu et le scénario est celui d’une réponse des Etats-Unis et du Japon à un conflit militaire », a précisé l’agence de presse Kyodo.

Déjà que les relations entre Pékin et Tokyo ne sont pas au beau fixe, notamment en raison de contentieux territoriaux, la tenue de cet exercice a été critiquée par la diplomatie chinoise.

« Je pense que cela montre qu’un monde stable est la dernière chose que certains veulent au Japon », a commenté Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Je voudrais souligner que la question de Taïwan est une affaire interne de la Chine et nous espérons que le Japon sera très prudent dans ses paroles et ses actes (…) et ne fera rien qui compromettrait la paix régionale et la stabilité », a-t-elle ajouté.

Source : Zone Militaire 

NDLR : Tout lecteur qui trouverait une contrepèterie dans le titre de cet article serait un mal-pensant...

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lundi 22 février 2016

Armement : Les exportations chinoises d'armes ont presque doublé en cinq ans

Les Etats-Unis largement en tête du marché de l’armement,
face à la concurrence de la Russie et de la Chine. L’Europe régresse !

La Chine a presque doublé ses exportations d'armes ces cinq dernières années, conséquence d'une politique d'investissement visant à moderniser son secteur de production, selon un rapport publié lundi par un cercle de réflexion militaire.

De 2011 à 2015, les importations d'armes de la Chine ont baissé de 25% par rapport aux cinq années précédentes (2006-2010), indique le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) dans un rapport sur les mouvements d'armes mondiaux. Les exportations chinoises d'armes, hors artillerie légère, ont progressé de 88% sur 2011-2015 par rapport à la période précédente.

Le pays est le troisième exportateur d'armes mondial, mais loin derrière les Etats-Unis et la Russie. La Chine n'a représenté que 5,9% des exportations mondiales d'armement sur la période 2011-2015.

Les Etats-Unis et la Russie ont vu leurs ventes à l'étranger augmenter de 27% et 28% respectivement, tandis que celles de la France et de l'Allemagne, quatrième et cinquième exportateurs, reculaient respectivement de 9,8% et de 51%.

"Il y a encore dix ans, les Chinois n'étaient en mesure de proposer que des équipements pauvres en technologie. Cela a changé", commente Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI. "Le matériel qu'ils produisent est bien plus avancé qu'il y a dix ans, et il suscite de l'intérêt sur certains des plus gros marchés."

La Chine a investi des milliards pour développer son industrie de l'armement, compte tenu notamment de ses ambitions militaires en mer de Chine méridionale et dans l'océan Indien, mais aussi pour les marchés extérieurs, où les produits chinois se démarquent par leur faible coût relatif.

Le budget militaire total du pays s'établissait à 886,9 milliards de yuans en 2015 (127 milliards d'euros).

Source : L'Obs Economie / Reuters (Pékin)

Source : Armée Nation

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jeudi 17 décembre 2015

Chine Marine : Bientôt une base navale chinoise à Djibouti

En marge du sommet sino-africain de Johannesbourg (Afrique du Sud), au cours duquel Pékin a annoncé 60 milliards de dollars d’investissements en Afrique, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, a annoncé que les négociations portant sur l’installation d’une base navale « logistique » chinoise dans son pays étaient terminées.

« Il y a une base navale américaine à Djibouti, française, italienne… L’esprit du monde bipolaire est terminé. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde globalisé, où les menaces sont les mêmes », a fait valoir le ministre djiboutien, rapporte RFI.

Ce dernier a également précisé que cette base aura « pour objectifs la lutte contre la piraterie, la sécurisation du détroit de Bab el-Mandeb », par où passe l’une des routes maritimes les plus fréquentées du monde, et surtout la « sécurisation des navires chinois qui transitent par ce détroit ».

« Depuis quelques années, avec l’instabilité en Somalie, cette région est devenue un point de repère pour tous les pirates et tous les mouvements terroristes comme les Shebab qui ont déclaré leur allégeance à l’État islamique », a encore ajouté Mahamoud Ali Youssouf.

Sauf que sur ce dernier point, le ministre est allé un peu vite en besogne : Muhammad Abu Abdalla, l’ex-bras droit du chef des Shebab somaliens, Ahmed Abdi « Godane », tué par une frappe américaine en septembre 2014, a menacé d’égorger tout combattant qui aurait la tentation de rallier l’EI. « C’est une décision collective : quiconque veut adhérer à un autre groupe islamique doit quitter le pays et les rejoindre là où ils se trouvent », a-t-il menacé, fin novembre 2015.

Quoi qu’il en soit, située vraisemblablement sur l’un des quais du nouveau port de Djibouti, cette future base navale chinoise sera la première du genre à l’étranger. Et il se pourrait qu’elle ne soit pas la dernière, étant donné que Pékin met en œuvre une stratégie dite du «collier de perles», dont le but principal est de garantir la sécurité de ses voies d’approvisionnement maritimes tout en s’assurant d’une certaine liberté d’action militaire.

Pour rappel, c’est à la France que revient la défense de la République de Djibouti, en vertu d’accords récemment revus. Les États-Unis y ont installé une importante base (au camp Lemonnier), à partir de laquelle ils mènent des opérations en Somalie et au Yémen.

Source : Zone Militaire

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vendredi 20 novembre 2015

Terrorisme : Projets d'attentats, en France, en Europe, au Vatican, en Chine... Au Mali prise d'otages en cours !

Mondialisation pour le terrorisme aussi !
France, Europe, Asie, Afrique...

En direct : Prise d'otage en cours dans un hôtel au Mali, la France est présente sur place dans la cadre de l'opération Barkhane.

Twitter : François Hollande
"J’ai assuré au président Ibrahim Keita que la France était disponible pour apporter le soutien nécessaire"


Twitter : Alain Juppé - @alainJuppe / 20 novembre 2015
"Message de soutien à nos soldats français engagés sur le terrain, notamment dans le cadre de l'opération" 1/2
"Le terrorisme islamiste, monstre à plusieurs têtes, frappe Bamako. Soutien à nos amis maliens. Je pense à nos compatriotes expatriés" 2/2

#‎VendrediNoirParis‬  |  #‎Vendredi13Paris‬  |  #‎ParisNovember13  |  

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Les multiples projets d'attentats d'Abdelhamid Abaaoud

Bernard Cazeneuve a assuré jeudi qu'Abdelhamid Abaaoud, inspirateur présumé des attentats de Paris, avait également été impliqué dans plusieurs projets terroristes depuis le printemps 2015, dont celui du Thalys Bruxelle-Paris.

L'ombre d'Abdelhamid Abaaoud planait sur de nombreux dossiers. Au lendemain de la mort du belgo-marocain tué dans l'assaut à Saint-Denis, Bernard Cazeneuve a révélé que l'instigateur présumé des attentats du 13 novembre pourrait avoir été impliqué dans quatre des six projets d'attentats, évités ou déjoués par le renseignement français, depuis le printemps 2015. Pour les deux derniers, aucun lien n'a été établi.

Source : Lexpress.fr

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Europe : Menace d’attentats sur l’Italie et le Vatican, selon le FBI

Depuis des mois, les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre.

L’Italie et le Vatican, cibles de Daech. Voilà des mois que les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent en une de leur magazine « Dabiq » des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre. La menace est désormais prise au sérieux à la suite d’informations communiquées par le FBI. La police fédérale américaine fait état d’un risque d’attentats, similaires à ceux perpétrés à Paris, pouvant viser la place Saint-Pierre à Rome, le Duomo et la Scala à Milan. Elle fournit également la liste de cinq suspects. L’ambassade américaine en Italie appelle ses ressortissants à la vigilance, notamment aux abords « des églises, synagogues, restaurants, théâtres et hôtels » des deux villes.

Source : LesEchos.fr

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Chine : la police annonce avoir tué 28 membres d'un «groupe terroriste»

La police chinoise a tué 28 membres d'un «groupe terroriste» au Xinjiang dans le nord-ouest du pays. Cette annonce intervient au terme d'une «opération de 56 jours» engagée par les forces de l'ordre après un épisode de violences qui avait fait en septembre une quinzaine de morts, a annoncé Tianshan, le portail d'informations du gouvernement régional.

Source : LeParisien.fr

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...En direct... En direct... En direct...

Mali : Prise d'otages à l'hôtel Radisson de Bamako


L'hôtel Radisson de la capitale malienne est le théâtre d'une prise d'otages, parmi lesquels de nombreux étrangers. Les forces spéciales ont donné l'assaut.

Les forces spéciales maliennes ont donné vendredi l'assaut à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre d'une prise d'otages massive pendant laquelle au moins trois personnes ont été tuées, libérant près de la moitié des quelque 170 personnes présentes, dont de nombreux étrangers.

Le président François Hollande a appelé vendredi les Français se trouvant « dans des pays sensibles » à prendre « leurs précautions », et une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont partis pour le Mali.

Source : LePoint.fr

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dimanche 25 janvier 2015

Liberté de la presse. Liberté d'expression, mais respect des peuples et des religions...

La "Une" du journal satirique Fluide glacial sur le péril jaune agace la Chine et les Nippons...

Le mouvement "Je suis Charlie" a des retombées inattendues : la presse chinoise s'empare du débat sur la liberté d'expression pour dénoncer la une de "Fluide glacial".  

Le débat sur la liberté d'expression rebondit du côté de... la Chine, lundi 19 janvier 2015. Un journal de la presse officielle chinoise dénonce "l'indécence" de la dernière couverture du magazine satirique français "Fluide Glacial" évoquant le "péril jaune".

Dans son dernier numéro, "Fluide Glacial" a publié en première page un dessin, "à la manière" de Hergé, titré "Péril jaune, et si c'était déjà trop tard ?", où un Français caricatural conduit dans une rue de Paris un pousse-pousse, dans lequel sont assis un Chinois et une jolie blonde visiblement charmée.

"Peut-être que ce magazine cherche à attirer l'attention du monde entier, en suivant l'exemple de 'Charlie Hebdo'", a jugé le quotidien "Global Times".

"Quelle indécence !", a poursuivi ce journal, proche du Parti communiste chinois, dans un éditorial intitulé "La vogue de la liberté d'expression pourrait aggraver les conflits".

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a dit "avoir pris note" de la couverture de "Fluide Glacial". Sans viser spécifiquement la France, Hong Lei a appelé "tous les pays" à faire preuve d'un "esprit d'ouverture et d'intégration", en se "fondant sur le respect mutuel".

La Chine et la liberté d'expression française

Depuis l'éclosion du mouvement "Je suis Charlie", en réaction à l'attentat ayant décimé la rédaction de l'hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo", la presse chinoise a la dent dure pour la conception française de la liberté d'expression, en dépeignant une France en proie à des conflits culturels et religieux croissants.

"On ne peut désormais que conseiller à la société française d'arrêter de représenter l'image du prophète", a insisté lundi le "Global Times". Qui ajoute :

Il est plus difficile pour les musulmans de changer leur foi que pour l'Europe d'ajuster sa conception de la liberté d'expression. Si les Français considèrent qu'un tel ajustement serait pour eux déchoir, alors leur quête de liberté d'expression s'apparente à une religion."

La controverse entourant la une de "Fluide Glacial" rappelle celle provoquée par "Les Chinois à Paris", un film pastiche de Jean Yanne qui montrait l'armée de Mao occupant Paris. Les autorités de la République populaire avaient tout fait pour empêcher le tournage et la sortie de cette comédie en 1974.           

Source : AFP et Obs

Source : Armée Nation

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mercredi 12 mars 2014

Disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines : Des recherches plus à l'ouest...

L'aviation militaire indonésienne a mis à disposition des appareils et des soldats pour rechercher le Boeing de la Malaysian Airlines au dessus du détroit de Malacca. 

Cinq jours après la disparition du Boeing de la compagnie Malaysia Airlines, un flot d'informations confuses et contradictoires parviennent de Malaisie, où l'armée a démenti avoir détecté le vol MH370 au-dessus du détroit de Malacca avant qu'il ne disparaisse. Les recherches de l'avion se poursuivent ce mercredi 12 mars 2014, déplacées vers l'ouest, loin du parcours prévu par le vol MH370.

L'armée malaisienne dément avoir détecté l'avion dans le détroit de Malacca

Le général Rodzali Daud, chef de l'armée de l'air malaisienne, a démenti les informations d'un média qui affirmait la veille, en le citant, qu'un radar avait détecté l'appareil au-dessus du détroit de Malacca entre la côte ouest de la péninsule malaisienne et l'île indonésienne de Sumatra, avant que le Boeing ne disparaisse.

L'armée «n'a pas exclu la possibilité d'un demi-tour en vol», affirme néanmoins le général après son démenti. «C'est ce qui explique que les opérations de recherche et de sauvetage aient été étendues» aux eaux côtières à l'ouest de la péninsule malaisienne, a-t-il ajouté. L'armée de l'air malaisienne n'a toutefois pas présenté publiquement les analyses radars qu'elle invoque pour soutenir l'hypothèse d'un demi-tour impromptu de l'appareil.

Pour sa part, le Vietnam suspend temporairement ses recherches aériennes

L'hypothèse d'un changement brutal de cap et la confusion autour de l'endroit supposé ou possible de la disparition de l'appareil ont convaincu le Vietnam de suspendre «temporairement» ses recherches aériennes et de réduire ses recherches navales en mer de Chine méridionale. «Le jour où nous avons perdu le contact avec le vol, nous avons informé la Malaisie que nous avions remarqué que l'avion avait fait demi-tour vers l'ouest», a déclaré le vice-ministre vietnamien des Transports Pham Quy Tieu. «Nous avons demandé [des précisions] aux autorités malaisiennes deux fois, mais elles ne nous ont pas encore répondu», a-t-il affirmé.

Le chef de l'armée de l'air malaisienne a estimé qu'il serait «inopportun de tirer des conclusions formelles sur la trajectoire de l'avion sans un haut degré de certitude et de vérification».

Les zones de recherches à nouveau élargies mercredi 12 mars

Les opérations de recherche engagées par une dizaine de pays, dont les États-Unis et la Chine, ont été élargies à la mer d'Andaman, très loin de la trajectoire qu'était censé emprunter le Boeing 777 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin. La mer d'Andaman est bordée au sud par la pointe nord de l'île indonésienne de Sumatra, à l'est et au nord par la Thaïlande et la Birmanie.

Alors qu'elles se déroulaient dans un rayon de près de 200 km autour du lieu où le contrôle aérien a perdu le contact avec l'appareil, les recherches s'effectuent désormais à des centaines de kilomètres de là, dans une direction ouest. «Nous ne laissons rien au hasard. Nous devons explorer toutes les possibilités», a justifié le chef de l'aviation civile malaisienne, Azharuddin Abdul Rahman.

La piste terroriste écartée par Interpol mais pas par la CIA

Interpol a émis des doutes sur la piste d'un attentat terroriste pour expliquer la disparition du Boeing 777. «Plus nous recevons d'informations, plus nous sommes enclins à conclure que ce n'est pas un incident terroriste», a dit mardi le secrétaire général de l'organisation de coopération policière, Ronald K. Noble.

Selon lui, deux détenteurs de passeports iraniens utilisés pour un vol entre Doha et Kuala Lumpur ont ensuite utilisé des passeports volés à des ressortissants italien et autrichien pour le vol Kuala Lumpur-Pékin. Il s'agit d'immigration clandestine et non d'une affaire de terrorisme, abonde le patron d'Interpol.

En revanche, pour le directeur de la CIA, John Brennan, l'hypothèse d'un lien avec une organisation terroriste ne peut pas être écartée, même s'il n'y a eu aucune revendication. «Nous étudions cela avec beaucoup de soin», a-t-il dit. «Il s'agit encore clairement d'une énigme».

La France ouvre une enquête

Une enquête préliminaire pour homicide involontaire est ouverte par le parquet de Paris. Parmi les 239 personnes à bord, quatre étaient françaises: une mère de famille et deux de ses enfants, ainsi qu'une troisième adolescente de nationalité franco-chinoise qui les accompagnait. Les trois mineurs étudiaient au lycée français de Pékin.

Source : Le Figaro.fr

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