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Tag - Centrafrique

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samedi 9 février 2019

Centrafrique : M. Le Drian dénonce la présence de mercenaires russes...

En juillet 2018, trois journalistes travaillant pour le Centre de gestion des investigations, financé par l’ex-oligarque et opposant en exil Mikhaïl Khodorkovski, furent assassinés alors qu’ils enquêtaient sur les activités de la société militaire privée [SMP] russe Wagner à Sibut, en Centrafrique.

Officiellement, ils auraient été victimes de « coupeurs de route ». Du moins, c’est ce qu’a toujours affirmé Moscou et ce qu’a récemment répété le Comité d’enquête russe, en réponse au média « Dossier », financé également par M. Khodorkovski. Selon cette publication, si ces trois reporters expérimentés ont été assassinés, c’est parce qu’ils s’intéressaient d’un peu trop près à la SMP Wagner…

Ces mercenaires sont arrivés en Centrafrique à la faveur de livraisons d’armes aux forces armées locales, pour lesquelles la Russie avait obtenu une dérogation à l’embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Qualifiés « d’instructeurs militaires civils » par Moscou, ces « mercenaires » ne se contenteraient pas seulement de former les militaires centrafricains. En effet, d’après un rapport de l’ONU, ils assureraient des missions de sécurisation, allant même jusqu’à appuyer les forces centrafricaines si nécessaire. En outre, ils opèrent dans des secteurs où ont été attribuées des concessions minières à la société russe Lobaye Invest, une filiale de M Invest, un groupe fondé par Evguéni Prigojine.

Or, il se trouve que ce dernier est aussi le financier et l’actionnaire de la SMP Wagner, fondée par Dmitri Outkine, un ancien du GRU, le renseignement militaire russe. En outre, il est un proche de Vladimir Poutine, le chef du Kremlin. Ce même Evguéni Prigojine serait également à l’origine de l’Internet Research Agency [IRA], la fameuse « usine à trolls » basée à Saint-Petersbourg et citée dans l’enquête sur les ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine.

Cela étant, les sociétés militaires privées sont interdites en Russie. Enfin presque… Car elles permettent à Moscou d’intervenir militairement dans certaines zones de conflit sans avoir à se mouiller, comme en Ukraine, en Syrie et donc en Centrafrique. « En ce qui concerne leur présence quelque part à l’étranger, je répète que s’ils n’enfreignent pas la loi russe, alors ils ont le droit de travailler et de défendre leurs intérêts commerciaux aux quatre coins du monde », a fait valoir, en décembre, M. Poutine, alors que des ex-mercenaires venaient de déposer une plainte devant le Tribunal pénal international de La Haye pour « crimes de guerre » et « non-reconnaissance de leurs droits. »

Quoi qu’il en soit, lors d’une audition au Sénat, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a élevé le ton face à la présence de la SMP Wagner en Centrafrique.

« Il y a une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise dans les propos, dans les réseaux [sociaux] », a ainsi relevé M. Le Drian. « Ce n’est pas vraiment l’armée (mais) des supplétifs qui agissent sous l’autorité d’un Monsieur qui s’appelle M. Prigojine », a-t-il ensuite souligné, en évoquant les employés de la « force Wagner ». Et de prévenir : « S’il m’entend là, au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien! »

Ce n’est pas la première fois que M. Le Drian dénonce les actions de la Russie en Centrafrique.

« La Centrafrique n’est pas un terrain de jeu. Ce n’est pas un terrain de compétition. Le seul sujet qui doit préoccuper ceux qui veulent s’occuper de Centrafrique, c’est […] la sécurité de ce pays et son développement, et non pas utiliser potentiellement les difficultés de ce peuple et de ce pays pour s’implanter dans un continent où il y aurait des ambitions voilées », avait-il affirmé, en novembre 2018, à l’occasion d’un déplacement à Bangui.

Par ailleurs, la Centrafrique n’est pas le seul pays africain où les SMP russes sont actives. Récemment, le quotidien britannique « The Times » a assuré que des « mercenaires russes » étaient impliqués dans la répression [sanglante] des manifestations contre le gouvernement soudanais.

Le 23 janvier 2019, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a confirmé la présence de « sociétés russes de sécurité privée » mais démenti leur participation à la répression des manifestants.

« Selon nos informations, des représentants de sociétés russes de sécurité privée qui n’ont rien à voir avec les organes de l’Etat opèrent au Soudan », a ainsi déclaré Mme Zakharova. « Leur tâche se limite à la formation du personnel des forces armées et des forces de l’ordre de la République du Soudan », a-t-elle précisé.

Source : Zone Militaire

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mardi 16 septembre 2014

Centrafrique : Accrochage entre soldats français et miliciens anti-balaka

Des soldats français de Sangaris accrochés à Bossangoa en Centrafrique

La ville de Bossangoa, située à 300 km au nord ouest de Bangui, a été l’épicentre des tensions entre les communautés chrétiennes et musulmanes en Centrafrique, avec des exactions commises aussi bien par les combattants de la coalition Séléka, qui renversa le président Bozizé en mars 2013, que par les miliciens anti-balaka.

Depuis, les musulmans ont quitté la ville pour rejoindre le Tchad. « Pour les habitants qui sont restés, ce départ a été ressenti comme un soulagement pour certains et pour d’autres c’est regrettable (…) Nous nous sommes beaucoup investis pour la cohésion sociale. Cette cohésion sociale impliquait toutes les franges de la population : animistes, chrétiens et musulmans. Maintenant avec le départ de la communauté musulmane, je dirai qu’il manque un pan essentiel dans cet effort de cohésion sociale et c’est vraiment regrettable », expliquait, en avril, sur les ondes de RFI, Mgr Nestor Aziagba, l’évêque du diocèse de Bossangoa.

Toutefois, les miliciens anti-balaka n’ont toujours pas déposé les armes. Et, au cours d’une opération de désarmement (ou d’application des « mesures de confiance »), un incident a éclaté, le 4 septembre 2014, entre ces derniers et un détachement de soldats français appartenant au Groupement tactique interarmes (GTIA) de Boissieu.

« Un échange de tirs a eu lieu jeudi à Bossangoa entre soldats français de l’opération militaire Sangaris et des miliciens anti-balaka » suite à une opération de désarmement, a ainsi affirmé une source de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), la force déployée dans le pays sous l’égide de l’Union africaine.

Ce qui a été confirmé par une source de la force française Sangaris, laquelle « s’est employée à neutraliser des éléments porteurs d’armes », ce qui « a entraîné des comportements hostiles et de vives tensions au cours desquelles un milicien blessé a trouvé la mort ».

L’origine de cet incident serait « l’arrestation du commandant des anti-balaka » de Bossangoa, a indiqué la source de la force africaine. Les miliciens ont « manifesté leur mécontentement dans les rues et quartiers, barricadant la voie publique, pillant et saccageant les maisons du maire et de son adjoint », a-t-elle dit. « La situation est sous contrôle des forces internationales Sangaris et Misca », a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, le dernier compte-rendu des opérations diffusé par l’État-major des armées (EMA), à Paris, la situation reste tendue dans le 3e arrondissement de Bangui, ainsi qu’à Boda et Bambari (centre du pays, où est installé l’état-major de l’ex-Séléka). 

Source : Zone Militaire

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dimanche 7 septembre 2014

Centrafrique : Nouveau massacre de civils par les membres de l'ex Seleka

Au moins 34 villageois ont été tués par des membres présumés de l’ex-Séléka dans le nord de la Centrafrique. 

Encore une fois, l’accord de cessez-le-feu signé fin juillet 2014 à Brazaville par les principaux protagonistes de la crise centrafricaine a été violé. Cela dit, ce texte n’a pas été accepté par une partie de la Séléka, la coalition rebelle à dominante musulmane qui renversa le régime du président Bozizé en mars 2013. Ce dernier est par ailleurs accusé de manipuler des milices anti-balaka, formées pour répondre aux exactions commises par les ex-rebelles contre les populations civiles.

Cette fois, c’est dans la région de M’brés (400 km au nord de Bangui) qu’a eu lieu un massacre : 34 villageois y ont été tués par des hommes suspectés d’appartenir à la Séléka ainsi que par des Peuls armés.

« D’après les habitants fuyant ces villages, les assaillants tirent à bout portant sur leurs victimes et les poursuivent dans leur fuite en brousse. Certaines des victimes sont mortes par pendaison, d’autres ont été battues et torturées à mort », a confié, à l’AFP, un officier de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), déployée sous l’égide de l’Union africaine, aux côtés de la force française Sangaris et de mission européenne EUFOR RCA.

« Les assaillants sont à pied, ou bien sur des motos. Et ils tirent à bout portant sur toutes les personnes qu’ils rencontrent », a témoigné un habitant de M’brès, réfugié à Kaga Bandoro, une ville voisine, et dont les propos ont été rapportés par l’AFP. « Ils disent qu’ils vont nettoyer huit villages sur l’axe M’brés-Ndélé-Bakala avant le 15 septembre prochain (ndlr, c’est à dire avant l’arrivée de la Mission des Nations unies en Centrafrique – MINUSCA) », a-t-il ajouté. 

Source : Zone Militaire


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dimanche 24 août 2014

Centrafrique : 12 militaires français blessés à Bangui

L’État-major des armées (EMA) a indiqué, ce 21 août 2014, que 3 militaires français, appartenant au Groupement tactique interarmes (GTIA) Acier de la force Sangaris, avaient été blessés, la veille, lors d’affrontements avec des individus dans le quartier musulman du PK5, dans le 3e arrondissement de Bangui.

Ces violences ont fait suite à celles qui ont eu lieu le 19 août. Là, une patrouille française de la force européenne EUFOR RCA, a été violemment prise à partie, ce qui contraint leurs camarades de Sangaris à intervenir. Aucun bilan n’avait été communiqué jusqu’à présent.

Ainsi, selon la cellule médis d’EUFOR RCA, 9 militaires français ont été blessés lors de ces heurts, dont « 5 par éclats de grenade ». Les quatre autres souffrent de troubles auditifs. L’un d’entre eux, plus gravement touché, a été rapatrié en France.

D’après les informations publiées par les Dernières Nouvelles d’Alsace, les 9 soldats blessés appartiennent tous au 152e Régiment d’Infanterie (RI) de Colmar. Les « Diables rouges » ont en effet déployé une compagnie à Bangui dans le cadre de la mission européenne, dont la France est nation-cadre. Des gendarmes français en font également partie.

Au total, ce sont donc 12 militaires français qui ont été blessés au cours de ces dernières 48 heures à Bangui.

Source : Zone Militaire

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dimanche 2 mars 2014

Centrafrique : Mort accidentelle d'un soldat français du RICM

Selon les informations du ministère de la Défense, un soldat français a trouvé accidentellement la mort en Centrafrique le 23 février 2014. Ce soldat français de 26 ans engagé dans l'opération Sangaris a été mortellement blessé dimanche dans un accident de la circulation lors d'"une mission de reconnaissance des axes routiers" dans l'ouest du pays.

Le caporal Damien Dolet appartenait au régiment d'infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers (Vienne), qu'il avait rejoint en 2011, précise le communiqué. Il s'agit du 3e militaire français mort en Centrafrique depuis le début de l'opération en décembre.
Dimanche en début d'après-midi, le caporal était en mission avec deux autres soldats français autour de la commune de Bouar et "manœuvrait à bord d'un véhicule blindé léger" quand celui-ci a eu un accident.

 "Malgré les soins immédiatement prodigués par ses camarades puis par un médecin de l'équipe sanitaire, le caporal Damien Dolet est rapidement décédé des suites de ses blessures. Blessés dans l'accident, les deux camarades du caporal sont hors de danger", ajoute-t-on de même source.

Damien Dolet avait servi pendant trois mois dans l'opération Serval au Mali et participait en Centrafrique à sa seconde opération extérieure, est-il souligné. "Il aura servi la France durant quatre ans et quatre mois". Cité dans le communiqué, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce qu'un hommage lui sera rendu "prochainement" et présente "ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches".

Deux mille militaires français interviennent en République centrafricaine en soutien des forces africaines, mandatés par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 5 décembre 2013.  

Source : AFP et Le Figaro.fr

  

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lundi 24 février 2014

Centrafrique : Les Etats européens mobilisent des soldats pour l'Eufor-RCA

Les Etats européens ont proposé à Bruxelles, plus de 800 hommes pour la future Eufor-RCA, la force européenne qui doit se déployer en Centrafrique pour venir en aide aux Français (Sangaris) et aux Africains (Misca).

Selon les plans initiaux, l'Eufor-RCA ne devait pas comprendre plus de 500 hommes.

L'Eufor-RCA devrait être formée de quatre compagnies :  une polonaise, une compagnie géorgienne (même si la Géorgie n'est pas membre de l'UE),  une compagnie composée d'Estoniens, de Lettons, de Roumains et de Finlandais et une Française. S'y ajouteraient des forces spéciales suédoises, de la logistique allemande et une compagnie fournie par la Force de gendarmerie européenne (FGE).

L'ensemble sera commandé par le général français Philippe Pontiès et son état-major sera (assez curieusement) installé à Larissa, en Grèce.  Pour une durée de six mois, l'Eufor-RCA devra contribuer à « fournir un environnement sécurisé dans la région de Bangui ».

Ces annonces, si elles se concrétisent, sont une excellente nouvelle : elle montre que les Européens parviennent à se mobiliser sur une crise grave, alors même que les Français n'avaient - dans la phase de préparation de Sangaris - guère fait d'efforts pour les mobiliser...

Après l'EUTM-Mali, l'Eufor-RCA montre que le pire n'est pas toujours certain avec l'UE en matière de défense.             

Source : Secret Défense


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jeudi 20 février 2014

Sangaris : 400 soldats français supplémentaires vont partir en Centrafrique

Le gouvernement français a annoncé vendredi 14 février 2014 l'envoi de 400 soldats supplémentaires en République centrafricaine pour renforcer les 1 600 hommes de l'opération Sangaris et tenter de faire cesser les massacres dans ce pays.

La décision a été annoncée par l'Élysée à l'issue d'un conseil de défense restreint présidé par François Hollande, qui a appelé "la communauté internationale à une solidarité accrue". "Le conseil a pris en considération l'appel du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à une mobilisation de la communauté internationale, ainsi que la décision de l'Union européenne d'engager une opération militaire en Centrafrique", lit-on dans le communiqué de la présidence française.

La France appelle le déploiement de la force de gendarmerie européenne

Le chef de l'État a décidé d'y répondre en portant temporairement à 2.000 les effectifs militaires français déployés en Centrafrique. "Cet effort supplémentaire de 400 hommes comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront ensuite à l'opération militaire de l'Union européenne dès son déploiement", précise l'Élysée. La France appelle l'UE à accélérer le déploiement de la mission Eufor, y compris la Force de gendarmerie européenne, ajoute la présidence française. Elle exhorte la communauté internationale à une solidarité accrue à l'égard de la Centrafrique et invite le Conseil de sécurité de l'ONU à accélérer le déploiement d'une opération de maintien de la paix dans ce pays en proie aux affrontements entre milices chrétiennes et musulmanes.

La France souhaite enfin un soutien plus important à la mission africaine, la Misca, pour lui permettre d'être plus mobile, et lance un appel à une aide humanitaire d'urgence. Paris a déjà dû beaucoup insister, à la fin de l'année dernière, pour que ses partenaires européens se décident à épauler les soldats français et la Misca. L'UE a décidé d'envoyer 500 hommes en Centrafrique, notamment pour créer une zone de sécurité à Bangui. Les responsables européens espèrent que les premiers éléments de l'Eufor RCA pourront s'y déployer le mois prochain.

Il faut empêcher le nettoyage ethnique

Mais face à l'aggravation des violences et aux craintes de "nettoyage ethnique", Ban Ki-moon a demandé mardi à la France d'y envoyer sans attendre des soldats supplémentaires. "Les violences confessionnelles modifient la structure démographique du pays. Nous devons faire plus pour empêcher de nouvelles atrocités, pour protéger les civils, rétablir la loi et l'ordre, fournir une aide humanitaire et assurer l'intégrité du pays", a-t-il déclaré à la presse. La présence des militaires français de Sangaris et des 5 000 soldats africains de la Misca n'a pas permis jusqu'ici de rompre un cycle de violences qui a fait plus de 2 000 morts et un million de déplacés, soit un quart de la population du pays. 

Source : Le Point.fr


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jeudi 13 février 2014

Centrafrique : Violences et nouveaux pillages à Bangui

Si la situation semble s’y améliorer, si l’on en croit les propos tenus par certains officiels français, il n’en reste pas moins que Bangui continue de connaître des sursauts de violence qui peuvent sembler irrationnels. Ainsi, au moins 10 personnes ont été tuées, dans la nuit du 8 au 9 février 2014, au cours d’affrontements inter communautaires.

Dans la soirée du 8 février 2014, 5 personnes ont été tuées dans des circonstances qui restent à établir, dans les environs de la mairie du 5e arrondissement de la capitale centrafricaine, où un quartier “pilote” a été instauré le mois dernier par la force Sangaris pour tenter de réconcilier les communautés chrétiennes et musulmanes. Trois autres ont également perdu la vie dans des violences inter communautaires. L’AFP précise que ce bilan lui a été confirmé par Peter Bouckaert; de l’ONG Human Rights Watch.

Des soldats rwandais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) ont passé la nuit dans la mairie de l’arrondissement où ils s’étaient retranchés après avoir ouvert le feu pour mettre un terme à des représailles en cours contre deux civils musulmans, accusés d’avoir tué une femme chrétienne. “C’était terrible”, a témoigné l’un d’eux à l’AFP. Et pour cause : ils ont dû faire face à une foule surexcitée qui scandait des slogans hostiles, ponctués de rafales de kalachnikov.

Des scènes de pillages ont également été constatées dans ce 5e arrondissement, malgré le déploiement de militaires français et de gendarmes centrafricains. Ces derniers sont arrivés avec 3 blindés. Si cette intervention a permis de faire baisser la tension d’un cran, elle n’a pas dissuadé les pilleurs.

“Malgré les remontrances des militaires français, des bandes de jeunes continuaient de venir se servir, certains équipés de brouettes ou de charrettes se glissant entre les blindés”, explique l’agence de presse, selon laquelle les marsouins du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) et les gendarmes centrafricains peinent à faire cesser les pillages.

“Les Français ne vont pas nous tirer dessus”, a affirmé un jeune pillard,l’air rigolard,rapporte l’AFP. 

Source : Zone Militaire


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dimanche 19 janvier 2014

Bandes armées venues de Centrafrique infiltrées en République Démocratique du Congo

La République démocratique du Congo (RDC) connaît de multiples problèmes sécuritaires, notamment dans le Nord-Kivu, où des groupes armés commettent régulièrement des exactions. Si celui appelé M-23 a été contraint de déposer les armes suite à l’action conjuguée des forces armées régulières et des casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), il n’en reste pas moins que d’autres demeurent actifs.

A cela s’ajoute une instabilité au Katanga, où des combats ont récemment impliqué des miliciens indépendantistes. Et c’est sans compter sur les dizaines de personnes tuées à Kinshasa, le 30 décembre 2013, dans ce qui ressemble fort à une tentative de coup d’Etat fomenté par le pasteur Mukungubila.
 
Situation compliquée, donc, en République Démocratique du Congo. Et elle pourrait l’être davantage avec les évènements en République centrafricaine. Ainsi, les responsables de la MONUSCO ont fait part de leur inquiétude devant l’infiltration dans le nord du territoire congolais de groupes armés venus de Centrafrique. Ce qui laisse craindre un effet déstabilisateur. Un de plus.
 
Le général Abdallah Wafi, le représentant spécial adjoint de l’ONU au Congo, a ainsi affirmé, lors d’une conférence de presse donnée le 8 janvier à Kinshasa, que des éléments armés appartenant aux ex-FACA (forces armées centrafricaines, fidèles à l’ex-président centrafricain François Bozizé) sont actuellement présents dans la province de l’Equateur, située dans le nord-ouest de la RDC.
 
Mais ce ne sont pas les seuls. Ainsi, dans la Province-Orientale (nord-est), “des éléments de la Séléka sont déjà sur le territoire congolais” a avancé le général Wafi. “Leur présence a été signalée dans certaines localités (…) et des populations commencent à fuir ces zones-là”, a-t-il ajouté, sans toutefois préciser le nombre de combattants de l’ex-rébellion centrafricaine.
 
La crainte est de voir se répéter le scénario qui se joue actuellement au Nord-Kivu, dont l’origine remonte au génocide rwandais de 1994. “Il faut prendre toutes les dispositions pour que ce qui s’est passé dans l’Est de la RDC ne se reproduise pas aujourd’hui dans l’Équateur ou la Province-Orientale”, a fait valoir le général Wafi.
 
Outre ces groupes armés, de nombreux civils venus de Centrafrique ont trouvé refuge en RDC. Ils seraient plus de 50.000, selon Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Ce dernier, a-t-elle indiqué, “a construit des structures d’urgence pour les héberger à Zongo, la ville qui fait face à la capitale centrafricaine sur la rive gauche de l’Oubangui.   

Source : Zone Militaire


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lundi 13 janvier 2014

Centrafrique : La République Centrafricaine et ses prédateurs

Les forces françaises sont présentes en Afrique pour longtemps...

Le 5 décembre 2013, le président de la République, chef des armées, engage les forces françaises dans l’opération « Sangaris » en République centrafricaine.

Depuis le mois de mars 2013, une « milice islamiste soudano-tchadienne » venue du nord, renforcée par des « coupeurs de route » centrafricains, s’est emparée d’un Etat failli et a installé un gouvernement fantoche dans sa capitale Bangui.

Depuis mars 2013, ce ne furent que violences et pillages dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, parmi les plus pauvres du monde, situé au cœur de l’Afrique et dont la superficie est égale à celle de la France métropolitaine plus celle du Bénélux.

Une intervention tardive

On peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles la communauté internationale, avec une force inter-africaine présente sur place depuis des années et soutenue par la France à l’aide d’un détachement militaire stationné près de Bangui, a laissé la situation se dégrader.

Notre pays savait qu’il lui reviendrait d’intervenir, comme nous l’avons fait une dizaine de fois en 50 ans, mais qu’il serait d’autant plus difficile de le faire au moindre coût, au fur et à mesure que le temps passait.

Peut-on croire que nos responsables ont décidé l’intervention dans l’urgence alors que la situation se dégradait sous leurs yeux depuis des mois? En fait la France s’est engagée en RCA parce qu’elle ne pouvait plus rester les bras croisés devant un tel déchaînement de violence.

C’est donc essentiellement pour des raisons politico-médiatiques qu’il a été décidé d’agir. Intervenir plus tôt eût été à la fois moins coûteux et plus efficace sur un plan opérationnel et aurait évité de nombreuses victimes. Nos décideurs connaissaient l’évolution dramatique de la situation.

Des moyens d’intervention insuffisants

En intervenant aussi tard, dans un pays qui basculait dans la guerre civile et dans lequel se multipliaient les massacres, comment pouvait-on croire qu’il était possible de rétablir rapidement une situation aussi explosive avec 1600 hommes et quelques rares hélicoptères et avions ?

Pourquoi n’avoir pas engagé une force plus importante compte tenu de la situation ? En effet, les sélékas, arrivés en mars à Bangui à 800, s’étaient fortement renforcés en décembre et étaient semble-t-il plus de 5000 répartis sur l’ensemble de la RCA !

La raison en est-elle une insuffisance de moyens disponibles, - nous avons encore plus de 2500 militaires au Mali (au lieu de 1000 prévus) -, ou bien est-ce-un choix délibéré compte tenu de l’objectif visé par la France ?

Quelle mission pour quelle politique ?

Souhaitons que ce soit bien parce qu’elle estimait que ses intérêts stratégiques étaient menacés que la France est intervenue militairement après avoir reçu la « bénédiction » de l’ONU. Il serait en effet difficilement compréhensible que nos responsables politiques l’aient décidé pour une autre raison. Le sacrifice de jeunes soldats français ne peut être justifié que pour servir les intérêts supérieurs de la Nation.

Il serait d’ailleurs très grave pour la France et pour les 200 000 Français vivant en Afrique subsaharienne que la RCA, véritable clef de voûte de l’Afrique centrale, soit dépecée et devienne un foyer d’instabilité, d’extrémisme, qui gagnerait toute la zone et contribuerait à renforcer un courant d’immigration massive vers l’Europe. Il est donc de notre intérêt, même à long terme, que ce pays soit stabilisé et mis en valeur tant sur le plan agricole que minier.

Expliquer notre engagement aux Français

Dans une telle perspective, il appartient aux responsables politiques français d’expliquer la mission confiée à nos forces armées et la politique que notre pays entend mener à l’avenir en Afrique subsaharienne. Notons au passage que, dans ces opérations, nos soldats sont les moteurs souvent uniques des tentatives de réconciliation sur le terrain entre les protagonistes et que ce rôle dépasse largement le « cœur de métier » dans lequel la classe politique actuelle souhaite les confiner !

Il faut dire à nos concitoyens que nos forces sont présentes en Afrique pour longtemps car ce continent est au cœur de notre zone d’intérêt stratégique et que l’on ne doit pas attendre de miracles de la part des forces africaines engagées à nos côtés.

Dire les choses clairement est une condition essentielle pour que les Français comprennent et soutiennent leurs soldats. C’est aussi la moindre des choses que les soldats qui acceptent de se sacrifier à 5000 km de chez eux, en pays étranger, connaissent les raisons majeures pour lesquelles ils se battent.

Nous voulons croire que leur engagement est ordonné au seul service des intérêts supérieurs de la France.  

Source : ASAF


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samedi 28 décembre 2013

Centrafrique : Les effectifs de Sangaris devraient être au moins de 5.000 hommes...

Pour le général (2S) Desportes, les effectifs de l'opération Sangaris devraient être au moins de 5.000 hommes...

Le président Hollande l’avait assuré lors d’un entretien accordé à France 24, le 8 décembre 2013 : les effectifs de l’opération Sangaris, qu’il avait lancée 3 jours plus tôt en Centrafrique, ne dépasseraient pas 1.600 hommes. “Il n’y en aura pas davantage, cela suffira”, avait-il affirmé.

Et cela d’autant plus qu’il ne fallait pas oublier les 4.000 soldats de la Mission de soutien à la Centrafrique (MISCA), soutenue par l’Union africaine… Seulement, pour espérer réussir une mission de paix dans un pays en guerre, il faut du nombre. Comparaison n’est pas raison mais néanmoins, rappelons qu' en Bosnie, la Forpronu, la force d’interposition des Nations unies, comptait 38 599 militaires, dont près de 7.000 français.

En Centrafrique, il n'y a pas d'adversaire clairement identifié

Comme dans les Balkans, la situation est compliquée. Contrairement au Mali, il n’y a pas d’adversaires clairement identifiés qu’il faut “détruire”. En Centrafrique, l’usage de la force doit être limité, avec le risque de se faire accuser de prendre parti pour l’un ou l’autre camp. En clair, la position est inconfortable. Et puis, surtout, il faut sécuriser les grands axes, patrouiller dans les quartiers sensibles, avoir une présence dissuasive pour empêcher de nouvelles violences.

Or, avec les combats qui ont eu lieu le jour de Noël, et dont le bilan ne cesse de s’alourdir, l’on voit bien que la situation n’est pas sous contrôle. Et cela, malgré l’apport de la Misca. Seulement, cette dernière manque de cohérence opérationnelle, voire de cohérence tout court, si l’on en juge par l’accrochage récents entre soldats tchadiens et burundais.

Clairement, avec 1.600 hommes en Centrafrique, l’opération Sangaris n’a pas les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission, dans un pays dont la superficie est d’environ 623 000 km². Et cela d’autant moins qu’un détachement français a été déployé à Bossangoa et que l’on compte 300 militaires spécialistes, qui n’ont pas vocation à aller patrouiller dans les rues de Bangui. Si l’on considère les effectifs affectés à la protection de l’aéroport MPoko, dont le contrôle est crucial, il ne reste plus grand monde pour aller désarmer les milices armées présentes dans la capitale centrafricaine.

“On doit séparer des gens qui ne sont pas constitués en armée, c’est quasiment du désarmement et de l’interposition individuelle (…). Et il n’y a pas de processus politique en toile de fond, même si on nous dit qu’il y aura des élections en 2014. Pour l’instant, c’est l’anarchie, le chaos absolu”, a commenté, à ce sujet, le député européen (UMP) Arnaud Danjean, spécialiste des questions de défense.

Un verre d'eau ne peut pas éteindre le feu...

Alors que faire? Arrêter les frais? Impensable politiquement. Et la situation deviendrait certainement encore pire qu’avant l’intervention. C’est ce qu’estime d’ailleurs le général (2S) Vincent Desportes. “La France, de toute façon, n’a pas le choix de repartir, évidemment. Mais par contre, elle doit intervenir plus rapidement, plus massivement. Vous savez, c’est l’affaire du feu ; si vous avez un verre d’eau pour éteindre un feu, le feu se propage”, a-t-il expliqué sur les ondes de RFI. “Donc, aujourd’hui, il faut y aller franchement pour arriver à rétablir rapidement la situation”, a-t-il ajouté.

“Le président a eu raison d’impliquer la France dans ce qui était la chronique d’un massacre annoncé”, a pour sa part estimé Gérard Longuet, l’ancien ministre de la Défense (2011-2012), à l’antenne de RTL, ce 27 décembre. “Mais il a eu tort de dire qu’on pourrait le faire avec des effectifs limités”, a-t-il aussitôt tempéré. “Surtout, la question de la date ne doit jamais être évoquée. Quand vous dites à votre adversaire : ‘On est là, mais on va partir’, il attend tranquillement que vous partiez. Nous donnons des raisons d’espérer à nos adversaires”, a-t-il encore ajouté. Sauf qu’il n’est pas question d’adversaires en Centrafrique…

Quels seraient les besoins de l’opération Sangaris pour mener à bien ses missions en Centrafrique et pour combien de temps? Pour le général Desportes, “il faudrait entre 5.000 et 6.000 hommes et cela dans la durée, un an voire deux ans”. Avec le Mali, le Liban, les opérations intérieures (OPINT), les missions de souveraineté, les cycles de préparation opérationnelle, les formations, et suppressions de postes… la question qui se pose est de savoir où les trouver. 

Source : Zone Militaire


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mardi 24 décembre 2013

Centrafrique : Affrontements à Bangui... Encore une trentaine de tués !

Les affrontements qui ont éclaté dans la nuit du 19 au 20 décembre 2013, près de l’aéroport de MPoko de Bangui, et qui se sont poursuivis dans plusieurs quartiers le matin suivant, ont au moins fait 30 tués, selon la Croix Rouge centrafricaine.

“Dix cadavres ont été ramassés jeudi soir et dix-neuf autre vendredi, principalement dans les 2e et 3e arrondissements de Bangui et notamment dans le quartier Baya Doumbia, aux abords de l’aéroport”, a ainsi indiqué un responsable de cette organisation. Mais le bilan est probablement plus élevé, dans la mesure où, a-t-il expliqué, “certains corps ont pu être récupérés par les familles ou par d’autres personnes”.

D’après Médecins sans frontières (MSF), une quarantaine de personnes blessés au cours de ces violences ont été évacuées vers l’hôpital communautaire de Bangui. Trois y sont décédées.

Par ailleurs, un officier tchadien de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) a été tué au cours de ces affrontements. D’autres soldats de la force panafricaine ont été blessés.

La présidence centrafricaine a rejeté la responsabilité de ces violences sur les milices chrétiennes “anti-balaka”. Ce que ces dernières réfutent. “La Seleka (ndlr, qui a renversé le président Bozizé en mars et qui est responsable d’exactions ayant entraîné des représailles) a été cantonnée, mais subitement nos hommes ont été attaqués par cette dernière. La gendarmerie n’est plus opérationnelle, c’est la Seleka qui porte ces uniformes pour commettre des exactions”, a fait valoir le lieutenant Konaté, l’un de leurs responsables, sur les ondes de RFI.

Source : Zone Militaire

NB: Le lieutenant Konaté est responsable d’un mouvement anti-balaka

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samedi 21 décembre 2013

Centrafrique - Sangaris : Une compagnie de combat du 3e RPIMa prépositionnée au Cameroun

Lors d’un entretien accordé à France 24, le 8 décembre 2013, le président Hollande avait assuré que les effectifs engagés dans l’opération Sangaris, en Centrafrique, ne dépasseraient pas les 1.600 hommes. “Il n’y en aura pas davantage, cela suffira”, avait-il estimé.

Seulement, selon le quotidien La Dépêche, une compagnie de combat (150 hommes) du 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa), implanté à Carcassonne, doit partir ce 14 décembre à Douala, au Cameroun.

Placé en alerte “Guépard”, le 3e RPIMa “viendra donc renforcer le dispositif militaire d’ici quelques heures voire quelques jours à Bangui” croit savoir le journal. Mais, d’après l’officier communication du “3″, cette compagnie doit se prépositionner à Douala en tant que “renfort éventuel pour la République centrafricaine, en cas de besoin”.

Le 3e RPIMa est par ailleurs déjà présent en Centrafrique, étant donné qu’un certain nombre de ses commandos-parachutistes appartenant aux GCP (Groupements commandos parachutistes) y ont été envoyés il y a quelques jours.

Source : Zone Militaire

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mercredi 11 décembre 2013

Centrafrique : Parachutistes Antoine le Quinio et Nicolas Vokaer, Morts pour la France

Le ministère de la Défense a donné davantage de précisions sur les circonstances de la mort de deux militaires français engagés dans l’opération Sangaris, en Centrafrique.

Ainsi, au cours de la nuit du 9 au 10 décembre 2013, une section du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) a été prise à partie “à très courte distance”, à environ 1.200 mètres de l’entrée de l’aéroport de Bangui, par des hommes dotés d’armes légères d’infanterie.

Immédiatement, les militaires français ont riposté. Seulement, deux d’entre eux, les soldats de 1re classe Nicolas Vokaer, 23 ans, et Antoine Le Quinio, 22 ans, qui marchaient en tête de leur groupe, ont été gravement touchés lors de l’échange de tirs “nourris”. Évacués vers l’antenne chirurgicale avancée établie sur l’aéroport de M’Poko, ils n’ont pas survécu à leurs blessures. “Aucun assaillant n’a été retrouvé sur les lieux de l’incident”, a précisé l’Etat-major des armées.

“Tous deux, jeunes soldats aguerris et titulaires de récompenses militaires, ont toujours fait preuve de professionnalisme et de sang froid dans la réalisation de leurs missions”, a expliqué, au sujet des deux marsouins tués, le ministère de la Défense, par voie de communiqué.

Ces deux jeunes soldats ont connu un parcours pratiquement similaire. L’un et l’autre furent envoyés en Centrafrique, de décembre 2012 à mars 2013, dans le cadre de l’opération Boali. Affectés, avec leur compagnie, au Gabon, depuis le 17 octobre 2013, ils venaient donc de retrouver Bangui à l’occasion du lancement de la mission Sangaris.

Originaire d’Angers, baccalauréat “option pilotage des systèmes de production automatisés en poche, le 1re classe Le Quinio (à gauche sur la photo) s’était engagé pour 5 ans au 8e RPIMa pour servir en qualité d’aide tireur “Eryx.
Quant au 1re classe Vokaer, il avait suivi le même chemin, avec cependant quelques mois d’avance, après avoir obtenu un BEP option vente action marchande, et un contrat de 3 ans qu’il venait de renouveler pour deux années supplémentaires après son retour de Centrafrique, au printemps dernier.  

Source : Zone Militaire

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mardi 10 décembre 2013

Centrafrique - Sangaris : Deux militaires du 8e RPIMa tués en opération

Sangaris : Deux soldats français du 8e RPIMa, morts en Centrafrique !

Les soldats français sont allés «au contact» des anciens rebelles Séléka dans la capitale centrafricaine, Bangui, et ont commencé le désarmement des milices.

Le président français François Hollande se rendra en Centrafrique ce mardi 10 soir, après avoir assisté à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela à Soweto (Afrique du Sud).  

Cette visite surprise du chef de l'Etat français dans la capitale centrafricaine intervient au cinquième jour de l'opération française "Sangaris" pour rétablir la sécurité dans le pays.

Lundi, les soldats français ont entamé à Bangui le délicat désarmement des milices et groupes armés promis par Paris pour rétablir la sécurité dans le pays. Selon nos informations, confirmées de source officielle, deux militaires français du 8e RPIMA de Castres ont été tués lors d'un accrochage, dans la nuit de lundi à mardi, en marge des opérations. L'Elysée a salué, dans un communiqué, ces militaires qui «ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres».                  

Source : AFP et Le Monde

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Héritier du 8e bataillon de parachutistes coloniaux créé en 1951 en Indochine, le 8e RPIMa a participé depuis cette date à toutes les opérations militaires conduites par la France, d'Indochine en Algérie, d'Afrique au Moyen-Orient en passant par le Centre Europe.

Décoré de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures, cité quatre fois à l'ordre de l'armée en Indochine, le régiment s'est vu attribuer une cinquième citation pour sa conduite exemplaire au Liban, au sein de la FINUL.

Implanté à Castres depuis 1963, professionnalisé depuis 1970, c'est un régiment de prévention et de gestion des crises très performant engagé au cours des dernières années au Tchad, au Rwanda, au Zaïre, en Irak, au Koweït, au Cambodge, en Bosnie-Herzégovine et en Afghanistan, qui participe régulièrement à des missions de présence au Gabon, en Nouvelle-Calédonie et en Côte d'Ivoire.

En juillet 2008, le 8e RPIMa est projeté dans la région de Kapisa en Afghanistan il y mène plus de 50 actions de combat.

Sa 4e compagnie renforce le bataillon français de Kaboul. Le 18 août, la section « Carmin 2 » tombe dans une embuscade dans la vallée d'Uzbin (Uzbeen) en Afghanistan. Après d'intenses combats, huit hommes perdront la vie.

Depuis 1951, le régiment a perdu 19 officiers, 90 sous-officiers et 434 parachutistes.

Source : MINDEF

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