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dimanche 19 juin 2016

Armement : La CARLO, de la Suède aux ateliers clandestins de Cis Jordanie...

La mitraillette «Carlo», de Suède aux ateliers clandestins de Cisjordanie.

Inspirée de la «Carl Gustav» des Sudéois, la «Carlo» est une arme sommaire, à la précision aléatoire.
 
Utilisée lors de la fusillade de mercredi , cette mitraillette fabriquée clandestinement près de Jénine et de Naplouse essaime dans les Territoires palestiniens et chez les Arabes israéliens.

Khaled Mohamad Makhameh, 22 ans, et son cousin Mohamad Ahmad Makhamrah, 21 ans, identifiés comme les auteurs de l’attentat perpétré mercredi soir à Tel-Aviv, n’ont pas tué à la Kalachnikov ou au M-16. Ils étaient armés d’une «Carl Gustav», une mitraillette artisanale fabriquée dans des ateliers clandestins de Cisjordanie et que les amateurs surnomment «Carlo».

A l’origine, cette sulfateuse peu fiable (elle s’enraye souvent, comme mercredi à Tel-Aviv) n’est qu’une mauvaise copie de la mythique «Sten» britannique, l’arme que Londres faisait parachuter aux maquis européens durant la Seconde Guerre mondiale. Améliorée par les Suédois qui l’ont rebaptisée Carl Gustav à partir de 1945, elle a ensuite été fabriquée sous licence dans plusieurs pays, dont le Paraguay et l’Egypte. Là, Gamal Abdel Nasser, l’autocrate nationaliste panarabe de l’époque, l’a d’ailleurs fait renommer «Port-Saïd» afin de l’ériger en fleuron de l’industrie militaire locale.

Nul ne sait comment la version palestinienne de la Carl Gustav est arrivée dans les Territoires palestiniens. Sans doute a-t-elle transité par la bande de Gaza. En tout cas, elle a commencé à être fabriquée clandestinement en Cisjordanie durant la deuxième intifada (2000-2005). Sans que les stratèges de Tsahal, l’armée d’occupation, et le Shabak (la Sûreté générale israélienne) ne s’en inquiètent outre mesure. Depuis lors, la «Carlo» a essaimé un peu partout dans les Territoires ainsi que dans les villages arabes d’Israël.

Le 1er janvier 2016, c’est d’ailleurs avec une Carl Gustav volée dans le coffre de son père que Nachaat Moualem, un Arabe israélien taraudé par la propagande jihadiste, a mitraillé la terrasse d’un café bondé du centre de Tel-Aviv. Le 8 mars à Jérusalem-Est (la partie arabe de la ville), deux Palestiniens armés d’une cracheuse de feu de ce type ont également affronté en plein jour des policiers de l’Etat hébreu au beau milieu de Salah-el-Din, une rue centrale, devant les passants médusés qui se sauvaient en hurlant. Et le lendemain, plusieurs voitures de colons circulant sur les routes de Cisjordanie ont également été mitraillées avec le même type d’arme.

"La Carlo" est l’arme du pauvre, celle que n’importe quel quidam n’appartenant pas à une organisation et souhaitant participer à l’intifada peut se procurer facilement pour 500 ou 600 euros pièce, soit quatre fois moins qu’une vraie arme de guerre»,explique Ofer D., un ancien officier de l’Aman, les renseignements militaires israéliens. Qui poursuit : «En Cisjordanie, seules les branches militaires du Fatah, du Hamas et du Jihad islamique disposent d’un véritable matériel de guerre "professionnel" : des kalachnikov, des M-16, et toute une panoplie que le commun des Palestiniens ne peut pas s’offrir. Ces stocks se trouvent bien à l’abri dans les camps de réfugiés et leurs propriétaires ne les utilisent pas.»  Du moins, pas pour le moment. A contrario, la Carlo est accessible à tous. «C’est une arme "low-cost" qui se fabrique facilement avec de vieilles machines, des métaux de récupération et de la quincaillerie chinoise de mauvaise qualité», ajoute l’expert.

Faux poulaillers

Guère sophistiquée, la mitraillette manque de précision. Il suffit de presser légèrement sur sa détente pour déclencher un tir et vider le chargeur d’une seule traite. Mais peu importe, à courte distance elle peut causer des ravages, comme en témoigne l’attentat du Sarona Market, qui a fait quatre morts et cinq blessés. «J’en ai eu plusieurs en main et je peux vous garantir que cette arme est tellement basique qu’aucun modèle ne ressemble à l’autre, affirme Avishaï Ben David, expert en armement. Chaque atelier de fabrication y apporte sa touche : certaines sont dotées d’une crosse de bois et d’autres d’un support d’épaule repliable. J’en ai même vu une se présentant sous la forme d’une vieille boîte à biscuits et une autre pourvue d’une lunette pour faire croire à l’acheteur qu’il était un sniper.» Depuis la bataille rangée du 8 mars à Jérusalem-Est, Benyamin Nétanyahou a en tout cas ordonné à la police et au Shabak d’intensifier leurs investigations relatives aux ateliers clandestins et aux filières d’écoulement de la Carlo. Pas facile : la plupart des fabriques se trouvent aux environs de Jénine et de Naplouse. Quelques-unes fonctionneraient également à Hébron et dans ses environs, une région d’où sont originaires les tueurs du Sarona Market. Et se cachent parfois sous de faux poulaillers, dans des hangars, dans des caves creusées sous les maisons.

Certes, ces dernières semaines, deux chaînes de production de mitraillettes Carlo ont été démantelées à proximité de Jénine. Plusieurs stocks ont également été saisis dans des villages arabes israéliens et des passeurs qui circulaient en Cisjordanie avec leur coffre de voiture bourré de Carl Gustav locales ont été interpellés. Mais ces prises ne représentent pas grand-chose au regard de la production de dizaines d’ateliers. Sous le couvert de l’anonymat, un officier de la police israélienne estime le nombre de Carlo en circulation à «plusieurs milliers». «On en trouve non seulement en Cisjordanie mais aussi chez les Arabes israéliens, qui les utilisent à l’occasion des mariages et autres fêtes familiales, dit-il. Ils tirent en l’air pour accompagner l’événement. C’est illégal, mais ce n’est pas méchant.» Et d’ajouter : «Mais il en irait sans doute autrement si des violences semblables à celles d’octobre 2000[des manifestations d’Arabes israéliens au cours desquelles treize d’entre eux ont froidement été abattus par la police, ndlr] se reproduisaient. Car la Carl Gustav est désormais plus répandue et des excités n’hésiteraient sans doute pas à sortir la leur de sa cache. Une hypothèse qui fait trembler les analystes de l’état-major de la police puisque l’événement dégénérerait immanquablement en un grand bain de sang.»

«Une question d’honneur»

En attendant, c’est surtout la multiplication des attentats à la Carlo qui inquiète les services de sécurité de l’Etat hébreu. «Car la demande émane de la population et elle est forte. Pour un atelier démantelé, il s’en crée deux ou trois autres dans les jours qui suivent», selon Ofer D. Un mauvais signe. «La preuve qu’une partie grandissante des Palestiniens veut se battre contre nous, résume-t-il. Ils le veulent d’autant plus que la question palestinienne serait, selon eux, évacuée par la communauté internationale au profit de la problématique syrienne et de la question des réfugiés.» L’ex-officier des renseignements militaires israéliens conclut : «Les utilisateurs de Carlo sont des jeunes hommes hyperdéterminés qui ne croient pas à l’utilité des attaques au couteau. Ils veulent une intifada plus brutale et plus sanglante. Bien sûr, ils savent qu’ils ne feront pas le poids face à ceux qu’ils attaquent, mais ils préfèrent mourir avec une arme à la main. A leurs yeux, c’est une question d’honneur parce qu’ils auront combattu l’ennemi avec le même moyen que lui et qu’ils entreront ainsi au panthéon des martyrs de l’intifada.»

Source : Liberation.fr - Photo: Nissim Behar à Tel-Aviv

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jeudi 28 avril 2016

Armement : Le HK G-28, futur fusil de précision de l'US Army

Pour son futur fusil de précision, l’US Army fait le choix du HK G-28

Un avis d’attribution de marché diffusé la semaine passée par l’administration américaine a indiqué qu’un contrat venait d’être attribué à l’armurier allemand Heckler & Koch dans le cadre du programme « Compact Semi-Automatic Sniper System » (CSASS) de l’US Army.

Il s’agit pour cette dernière de remplacer, à terme, les fusils de précision M-110 de la société Knight’s Armament, basée en Floride, actuellement utilisés par ses tireurs d’élite.

Selon le cahier des charges, le successeur du M-110 doit être à la fois plus léger et plus précis, tout en étant plus facile à utiliser. Des exigences qu’a donc rempli le G-28 (Gewehr-28) d’Heckler & Koch.

Dans un premier temps, l’entreprise allemande devra fournir 30 fusils G-28 pour des essais opérationnels et de qualité. Puis, à l’issue, elle se verra attribuer un contrat de 44,5 millions de dollars pour en livrer 3.643 exemplaires à l’US Army.

Sur son site Internet, Heckler & Koch précise que le G-28 est une version militaire du fusil semi-automatique MR308. De calibre 7,62, cette arme a une efficacité garantie  jusqu’à 600 mètres. « Un tir de neutralisation précis est même possible jusqu’à 800 mètres », indique l’industriel.

Source : Zone Militaire


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lundi 18 avril 2016

Force Barkhane : Les Hussards étrennent leurs quads dans le désert

Ces dernières semaines, la force Barkhane a mené simultanément plusieurs opérations – Ossau au Mali, Montvert au Niger et Labastide au Burkina Faso pour perturber les flux logistiques des groupes jihadistes.

Dans le cadre de l’opération Ossau, qui s’est concentrée dans une région située à l’ouest de Gao, il a été formé un Groupement tactique de reconnaissance (GTR) avec différentes unités spécialisées dans le renseignement et la reconnaissance.

C’est donc dans ce contexte qu’un peloton du 2e Régiment de Hussards (RH), qui appartient à la Brigade Renseignement (BRENS), a utilisé, pour la première fois en opération, les quads qu’il avait reçu à partir de juin 2015.

La nature du terrain (très sablonneux et bordé par des ouadis) et la nécessité d’être à la fois extrêmement mobile et discret ont rendu l’utilisation de ces quads incontournables.

« Alliant légèreté, mobilité et vélocité, ils ont permis au GTR d’atteindre les zones difficiles d’accès. Ils ont également démontré qu’il s’agit d’un moyen particulièrement adapté pour réagir face à un adversaire cherchant à fuir le contact avec la force », explique l’État-major des armées (EMA).

Les quads utilisés par les Chamborant sont fournis par l’industriel américain Polaris. A priori, ils appartiennent à la gamme "Sportsman" .

Source : Zone Militaire

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mardi 29 mars 2016

Armement : Le blindé ERC-90 Sagaie retiré du service

Sans attendre l’arrivée du Jaguar, l’armée de Terre retire le blindé ERC-90 Sagaie du service

L’été dernier, au moins trois ERC-90 Sagaie étaient affectés à la base avancée française de Madama, dans le nord du Niger. Bien qu’habitués aux rudes conditions africaines, ces blindés légers à 6 roues dotés d’un canon de 90 mm ont particulièrement souffert de celles rencontrées dans la bande sahélo-saharien, notamment à cause du sable, « poudreux et fin comme de la farine », comme l’avait décrit un militaire français dans un reportage de l’Express.

Depuis son entrée en service, en 1980, l’ERC-90 Sagaie a été pratiquement de toutes les opérations extérieures menées par l’armée de Terre, surtout en Afrique. Un bonne centaine d’exemplaires sont encore en service, ces derniers ayant été « diésélisés » à partir de 2003.

« La Sagaie présente de gros avantages qui expliquent sa durée de vie supérieure à ce qu’elle aurait dû être : c’est un véhicule très léger – douze tonnes –, qui entre facilement dans un Transall, et qui a une puissance de feu assez considérable car un canon de 90 millimètres, ça fait pas mal d’effet. Nous l’avons même utilisé en début d’intervention au Mali », a rappelé le général Charles Beaudouin, le directeur la Section technique de l’armée de terre (STAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Mais il faudra bientôt en parler au passé. Devant être remplacé par un nouveau char léger, en l’occurrence le Jaguar, dans le cadre du programme Scorpion, officiellement lancé en décembre 2014, l’ERC-90 Sagaie est en train d’être progressivement retiré du service.

Le « soutien [de l'ERC-90 Sagaie] est en train de s’éteindre, et l’engin va progressivement disparaître des comptes de l’armée de terre. Il sera durablement remplacé par l’AMX-10RCR sur les théâtres d’opération, notamment à Madama au Niger, dans l’attente de la mise en service opérationnel du Jaguar escomptée en 2023″, a ainsi expliqué le général Beaudouin.

« Certains restent très attachés à la Sagaie, ce qui n’est plus du tout le cas du commandement des forces terrestres. Très pragmatiquement, je pense que l’AMX 10RCR est bien plus performant que le blindé Sagaie qui n’a pas de vision nocturne, par exemple, et qui ne peut donc pas tirer de nuit. Mais c’est vrai qu’en Afrique, il y a une certaine appétence pour la Sagaie », a encore ajouté le directeur de la STAT.

Source : Zone militaire

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lundi 21 mars 2016

Armée de terre - Génie : 5 parachutes géants pour le largage du bull du 17e RGP

Récemment, la Section d’appui à l’engagement (SAEP) du 17e Régiment du Génie Parachutiste a reçu, en décembre 2015, un premier exemplaire du Tracto-niveleur aérolargable (TNA), conçu par l’entreprise gardoise UNAC dans le cadre d’un marché notifié en 2009.

Ce 3 mars, la Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé avoir procédé avec succès à deux essais d’aérolargage de ce TNA, appelé à remplacer le tracto-niveleur D3 que les sapeurs du 17e RGP utilisèrent en 2013 pour remettre en état la piste de l’aéroport de Tombouctou.

Le premier essai était cependant connu étant donné qu’il fut réalisé en juillet 2015. Le second a été effectué le 4 février 2016.

« Au cours de ces aérolargages, cinq parachutes d’une surface de 730 m² chacun ont permis au TNA de se poser dans de bonnes conditions. Ces deux essais ont été réalisés par le centre DGA Techniques aéronautiques en collaboration avec DGA Essais en vol. Ils vont permettre de prononcer la qualification de cette capacité d’aérolargage », est-il expliqué dans le communiqué de la DGA.

La difficulté pour mettre au point le TNA était qu’il fallait un engin puissant et compact afin de pouvoir déblayer des gravats tout en étant relativement léger pour pouvoir le parachuter. Pour cela, UNAC a utilisé des matériaux à base d’aluminim à haute résistance et d’aciers à haute limite élastique. Ce bulldozer est doté d’une cabine avec blindage amovible, ce qui fait qu’il offre une meilleure protection que son prédécesseur.  

Source : Zone militaire

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mardi 1 mars 2016

Police : Des fusils d’assaut pour les BAC de Paris et banlieue suite aux attentats !

Des fusils d’assaut, de nouveaux gilets pare-balles plus performants, des casques et visières balistiques. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a détaillé ce lundi matin, au commissariat du XXe arrondissement, le matériel de pointe dont vont désormais bénéficier les policiers des brigades anticriminalité (BAC) de Paris et des trois départements de petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne).

Des dispositions réclamées par les syndicats de gardiens de la paix, depuis les attentats de «Charlie Hebdo » et de l’Hyper Cacher, en janvier 2015.

«Il était nécessaire que vous soyez en mesure de répliquer aux tirs d’armes de type Kalachnikov que certains criminels n’hésitent désormais plus à utiliser contre vous », a précisé Bernard Cazeneuve à l’adresse des policiers. Le plan, baptisé BAC-PSIG 2016, est doté d’une enveloppe de 17 M€, qui permettra, d’ici au mois de juin, de doter les brigades de 204 fusils d’assaut HK G 36, jusqu’à présent réservés aux unités d’élite.

Egalement de nouveaux véhicules

1 474 casques et visières balistiques, 1 835 gilets pare-balles, 241 boucliers, 116 pistolets à impulsion électrique, 134 lanceurs de balles de défense, 981 bâtons télescopiques et 25 200 munitions de défense de courte portée seront également livrés avant l’été. Une initiative largement saluée par les représentants syndicaux, qui demandent maintenant qu’un effort soit fait sur la formation des fonctionnaires.

«L’équipement de chaque policier, a souligné le ministre de l’Intérieur, comprendra également deux grenades, un bâton de défense, des protège-tibias et épaules, et une paire de gants de palpation. » Le parc automobile enfin, autre sujet de crispation, devrait être modernisé : 65 nouveaux véhicules équipés d’un coffre sécurisé susceptible de contenir un fusil-mitrailleur arriveront d’ici la fin du mois de mai dans les services parisiens.

Source : LeParisien.fr

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samedi 27 février 2016

Gendarmerie nationale : Les micro-drones NX-110 bientôt en service

À partir du mois de mars 2016, les gendarmes auront à la disposition un nouvel équipement : le micro-drone NX-110, commercialisé par la jeune entreprise française Novadem, basée à Aix-en-Provence.

Un appel d’offres avait été lancé en juillet 2015 pour acquisition d’une vingtaine de machines. La procédure n’a pas tardé puisque le marché a été notifié à Novadem en novembre 2015, à l’occasion du salon Milipol.

Le choix du NX-110  n’est pas vraiment une surprise puisque ce drone de moins de 2 kg équipe déjà les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône et a été sélectionné par Nexter Systems pour équiper l’un de ses blindés. En outre, il avait été testé en octobre 2014 par le Centre National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie de Saint-Astier en Dordogne dans le cadre d’exercices de maintien de l’ordre.

Le système retenu par la Gendarmerie repose sur une dispositif permettant d’envoyer, en temps réel, les images prises par le drone, grâce à une caméra à 360° gyrostabilisée,  vers un terminal au sol. Il intègre des solutions de traitement vidéo avancées mises au point par Inpixal, une autre entreprise française.

Le NX-110 est un quadricopter capable d’atteindre les 70 km/h et évoluer dans un rayon de 1 km, le tout avec une autonomie de 20 minutes.

Le sytème, qui comprend le drone, une radiocommande tactile et les logiciels de traitement d’image coûte 50.000 euros pièce. Et Novadem prend en charge la formation des gendarmes qui auront à utiliser cet équipement ainsi que la maintenance.

Ces drones auront pour mission principale la collecte d’informations sur les zones à risques, afin de ne pas exposer les gendarmes à de possibles dangers (reconnaissance de points sensibles par exemple).

Source : zone Militaire

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lundi 22 février 2016

Armement : Les exportations chinoises d'armes ont presque doublé en cinq ans

Les Etats-Unis largement en tête du marché de l’armement,
face à la concurrence de la Russie et de la Chine. L’Europe régresse !

La Chine a presque doublé ses exportations d'armes ces cinq dernières années, conséquence d'une politique d'investissement visant à moderniser son secteur de production, selon un rapport publié lundi par un cercle de réflexion militaire.

De 2011 à 2015, les importations d'armes de la Chine ont baissé de 25% par rapport aux cinq années précédentes (2006-2010), indique le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) dans un rapport sur les mouvements d'armes mondiaux. Les exportations chinoises d'armes, hors artillerie légère, ont progressé de 88% sur 2011-2015 par rapport à la période précédente.

Le pays est le troisième exportateur d'armes mondial, mais loin derrière les Etats-Unis et la Russie. La Chine n'a représenté que 5,9% des exportations mondiales d'armement sur la période 2011-2015.

Les Etats-Unis et la Russie ont vu leurs ventes à l'étranger augmenter de 27% et 28% respectivement, tandis que celles de la France et de l'Allemagne, quatrième et cinquième exportateurs, reculaient respectivement de 9,8% et de 51%.

"Il y a encore dix ans, les Chinois n'étaient en mesure de proposer que des équipements pauvres en technologie. Cela a changé", commente Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI. "Le matériel qu'ils produisent est bien plus avancé qu'il y a dix ans, et il suscite de l'intérêt sur certains des plus gros marchés."

La Chine a investi des milliards pour développer son industrie de l'armement, compte tenu notamment de ses ambitions militaires en mer de Chine méridionale et dans l'océan Indien, mais aussi pour les marchés extérieurs, où les produits chinois se démarquent par leur faible coût relatif.

Le budget militaire total du pays s'établissait à 886,9 milliards de yuans en 2015 (127 milliards d'euros).

Source : L'Obs Economie / Reuters (Pékin)

Source : Armée Nation

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jeudi 18 février 2016

Armement : L'ECUME, nouvelle embarcation d'assaut des commandos marine

La rade de Brest a été le théâtre d’un événement inédit, le 13 janvier 2016. Ce jour-là, la Direction générale de l’armement (DGA) et la Marine nationale, avec le concours d’un avion de transport C-130 Hercules de l’armée de l’Air, a procédé au premier largage en mer d’une Embarcation commandos à usage multiple et embarquable (ECUME), utilisée par le commando marine d’appui aux opérations « Ponchardier », créé le 11 septembre 2015.

« Cette technique de parachutage permet le déploiement lointain d’un commando en pleine mer. Elle est rendue possible grâce à un système d’interface spécifique développé dans le cadre du programme ECUME. Plusieurs essais seront réalisés en vue de la qualification de cette capacité prévue cette année », explique la DGA.

L’ECUME, dont 10 exemplaires ont été livrés sur les 15 commandés auprès de Zodiac Milpro international, a un déplacement à pleine charge de 7 tonnes, pour une longueur de 9m30 et une largeur de 3m. Elle est en mesure d’embarquer jusqu’à 12 commandos marine pour des assauts en mer ou des raids nautiques à une vitesse pouvant dépasser les 40 noeuds (75 km/h). Elle est en outre modulaire, c’est à dire qu’il est possible de l’adapter en fonction des missions.

Cette embarcation, endurante et manoeuvrable par gros temps, est mise en oeuvre par l’escouade «Mer» du commando Ponchardier, laquelle arme son équipage (pilotes, gunners, mécaniciens). La possibilité de la larguer par avion permettra ainsi de la déployer rapidement et directement en mer dans une zone d’opération lointaine.

La mise en service de l’ECUME marque une évolution dans l’équipement des commandos marine, qui, jusqu’à présent, utilisaient l’Etraco, une embarcation développée à partir d’un modèle civil. Comme l’explique Cols Bleus, « il s’agit de passer d’équipements « adaptés » à des équipements dédiés et spécifiques ».  

Source : Zone Militaire


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mercredi 10 février 2016

Marine nationale : La Frégate Multi Missions, nouvelle arme navale

Avec la  FREMM (Frégate Multi Missions), la Marine nationale entre dans une nouvelle époque

Admise au service actif le 2 décembre 2015, la frégate Aquitaine est actuellement engagée dans la mission Arromanches 2 d’escorte du porte-avions Charles de Gaulle. C’est également le cas de la Provence, réceptionnée en juin 2015 mais qui ne sera admise au service actif que l’an prochain. La Marine attend également deux autres Fremm en 2016, le Languedoc et l’Auvergne. Au total, huit Fremm seront livrées à la Marine nationale, la dernière en 2022. Les deux dernières de cette classe seront spécialisées dans la défense aérienne.

Deux Fremm ont déjà été prélevées sur la série qui devait être livrée à la Marine : l’une pour le Maroc et l’autre pour l’Égypte.

L’Aquitaine qui escorte le porte-avions n’a pas encore ses missiles de croisière navals à bord. L’actuelle campagne ne sera donc le baptême du feu de cette nouvelle arme.

Après les Fremm, l’entreprise DCNS livrera des FTI (frégate de taille intermédiaire) à la Marine, en principe à partir de 2023. Cinq sont pour l’instant prévues.

Les FTI sont des bateaux plus petits, de la classe 4000 tonnes, contre 6000 tonnes pour les Fremm. « C’est un bateau adapté au cœur de cible de l’exportation, d’autant qu’il sera modulaire » explique Hervé Guillou, pdg de DCNS lors d’une rencontre avec la presse de défense. Plusieurs pays semblent intéressés : l’Europe du nord, le Canada, le Chili, la Colombie, le Qatar ou l’Arabie saoudite.

La Marine nationale aurait sans doute préféré des Fremm à la place des FTI, mais les nécessités du commerce extérieur s’imposent parfois aux marins. Les FTI ne seront pas équipées de missiles de croisière. La Marine nationale veille tout particulièrement à ce qu’elles soient adaptées à la lutte anti-sous-marine, ce qui n’est, par exemple, pas le cas des cinq frégates de la classe La Fayette. 

Source: Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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mardi 2 février 2016

Ventes d'armes françaises : Jean Yves le Drian a mouillé sa chemise...

Du jamais vu  ! En 2015, les exportations françaises d’armement ont enregistré un record, à hauteur de 16 milliards d’euros de prises de commandes. Grâce aux succès du Rafale en Égypte et au Qatar, les ventes d’armes ont doublé en un an, alors que 2014 avait déjà un très bon cru. Au niveau international, la France devrait se classer à la deuxième ou troisième place, derrière les États-Unis, à quasi-égalité avec la Russie.

Dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui mouille sérieusement sa chemise dans ce domaine, on ne cache pas sa satisfaction. D’autant que ces contrats vont se traduire par des créations d’emplois, de l’ordre de 40 000 d’ici à 2018. « On estime que l’industrie de défense représente aujourd’hui 165 000 emplois et on devrait donc dépasser les 200 000 », indique-t-on au ministère, où l’on insiste sur le fait que ces activités sont « très peu délocalisables ». Ainsi, 90 % du Rafale est made in France. Dans le domaine de l’armement, la balance commerciale est fortement bénéficiaire avec 1,5 milliard d’importations pour dix fois plus d’exportations.

Les chiffres de 2015 ne concernent que les « prises de commandes » fermes. Ainsi certains contrats annoncés l’an dernier, comme le Rafale en Inde ou les hélicoptères Caracal en Pologne, n’ont pas encore été pris en compte, faute d’avoir été signés en bonne et due forme.

Le secteur aéronautique domine largement ces contrats, loin devant le naval (1,5 milliard) et surtout le terrestre (0,4 milliard). La bonne santé de l’industrie aérospatiale française se confirme. Géographiquement, l’essentiel des ventes est concentré au Proche-Orient, avec 13 milliards sur 16, surtout en Égypte et au Qatar, même si Airbus a également signé un important contrat d’hélicoptères avec la Corée du Sud. Au classement des entreprises, le quatuor de tête 2015 est formé par Dassault-Aviation, MBDA (missiles), DCNS (naval) et Airbus.

2016 pourrait encore être une bonne année, surtout si le contrat des 36 Rafale avec l’Inde est conclu. Il devrait en être question la semaine prochaine lors de la visite que François Hollande effectue en Inde. D’autres « prospects » importants existent aux Émirats arabes unis. Avec de dernier pays, outre une soixantaine de Rafale, la France discute d’un contrat qui pourrait porter sur le développement d’un drone de combat. De son côté, la Turquie qui a renoncé à acquérir des missiles sol-air chinois pourrait se tourner vers le système franco-italien Aster, en concurrence avec le Patriot américain.

Enfin, le ministère de la Défense assure que l’Arabie saoudite pourrait acquérir « assez rapidement » des patrouilleurs légers pour sa marine auprès d’un chantier français. Quant au contrat tripartite Donas (l’Arabie saoudite achète à la France pour 2,2 milliards d’équipements livrés au Liban), qui a pris un sérieux retard, une deuxième livraison de matériels devrait avoir lieu au printemps : elle portera sur des équipements individuels de fantassins, après des missiles antichars Milan l’an dernier.

En matière navale, la grande affaire à venir est un méga-contrat de plus de dix milliards d’euros pour la vente de sous-marins à l’Australie. Trois pays sont en compétition : la France avec DCNS, l’Allemagne et le Japon. Canberra souhaite acquérir huit, et peut-être douze, sous-marins océaniques. Il s’agit uniquement des « plates-formes » puisque le système de combat de ces bateaux sera vendu par les États-Unis. DCNS propose une version à propulsion classique de son futur sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda. « La France n’a jamais accepté d’aller aussi loin dans la performance technologique », indique Hervé Guillou, PDG de DCNS, qui évoque un «partenariat stratégique durable avec l’Australie».

Toujours pour l’export, DCNS développe un nouveau type de bateau - que la Marine nationale doit également acquérir : la FTI (frégate de taille intermédiaire) de 4 000 tonnes. Plusieurs pays semblent intéressés comme le Canada, le Chili, la Colombie, le Qatar, l’Arabie saoudite ou des États d’Europe du Nord.

L’année 2016 devrait enfin être marquée par la livraison à l’Égypte des deux Mistral initialement destinés à la Russie. Les équipages arriveront à Saint-Nazaire dans les prochaines semaines et appareilleront au terme d’une formation de quatre mois. Les conséquences financières de l’annulation de la vente à la Russie ne sont pas toutes apurées, indique-t-on chez DCNS où l’on attend toujours de « se faire rembourser jusqu’au dernier euro », comme l’a promis le président de la République. Les sommes en jeu seraient de l’ordre de 200 millions d’euros et Bercy semble faire un peu de résistance…  

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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jeudi 28 janvier 2016

Irak : Cession d'une dizaine de MIRAGE 2000-9 à l'Irak par les Emirats. Négociations en cours...

Avant de signer un contrat portant sur l’achat de 60 avions Rafale, les Émirats arabes unis souhaitent d’abord se séparer des Mirage 2000-9 acquis auprès de la France à la fin des années 1990. Depuis que les négociations – souvent mouvementées -  ont commencé entre Abou Dhabi et Paris, une piste revient régulièrement sur le tapis : celle de l’Irak.

Cette option a été avancée pour la première fois en 2011. Il était alors question d’une reprise, par la France, de 60 Mirage 2000-9 émiratis pour environ 1,5 milliards d’euros. À charge ensuite pour la partie française de trouver un repreneur. À l’époque, l’Irak faisait figure de candidat potentiel, pour une vingtaine d’appareils.

Les choses en restèrent là jusqu’en décembre 2014, avec la proposition faite par les Émirats arabes unis au gouvernement irakien concernant la livraison d’une dizaine de Mirage 2000-9, au titre de leur contribution à la sécurité de l’Irak, en particulier celle des zones situées près d’Erbil (Kurdistan) où ils disposent d’importants intérêts stratégiques, à savoir des investissements dans le pétrole et le gaz.

Seulement, aucun Mirage 2000-9 n’a depuis été livré aux forces aériennes irakiennes, alors que les premiers exemplaires aurait dû l’être, selon une source émiratie, en mars 2015. D’après Defense News, la France aurait bloqué cette affaire.

Mais la récente visite de Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, à Abu Dhabi, va peut-être permettre de lever quelques freins. « Je suis toujours prudent, mais les choses se présentent positivement », a-t-il ainsi commenté à propos des négociations portant sur la commande éventuelle de 60 Rafale.

En tout cas, la cession à l’Irak de quelques Mirage 2000-9 émiratis semble se préciser et des discussions entre Bagdad et Abou Dhabi sont toujours en cours.

D’après une source « proche du dossier » citée par Defense News, les Émirats auraient souhaité que les appareils soient basés au Kurdistan. Et, comme l’on pouvait s’y attendre, Bagdad a refusé une telle option. « Le gouvernement irakien nous a assuré que les territoires kurdes seront protégés et nous attendons maintenant la décision française », a-t-elle assuré.

Directeur de l’Iraqi Group for Strategic Studies, Wathaq al-Hashimi, a précisé que les autorités irakiennes ont l’intention de déployer les Mirage 2000-9 sur la base aérienne de Balad, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bagdad.

Cependant, il reste plusieurs questions en suspens (et elles expliquent sans doute les réticences françaises). En premier lieu, il y aura celle de la formation des pilotes irakiens sur Mirage 2000-9. Ensuite, il faudra voir comment pourra être assuré le maintien en condition opérationnelle (MCO) ainsi que son financement. Enfin, il faudra également armer ces appareils.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 6 janvier 2016

Corée du Nord : Premier essai de bombe nucléaire à hydrogène !

La Corée du Nord déclare avoir réussi un premier essai de bombe H thermonucléaire !

La Corée du Nord a annoncé avoir mené mercredi son premier essai réussi de bombe à hydrogène, ce qui marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire s'il était confirmé.

«Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10h00 locales le 6 janvier 2016, sur le fondement de la détermination stratégique du Parti des travailleurs» au pouvoir, a annoncé un présentateur de la télévision officielle nord-coréenne.

«Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés», a ajouté le présentateur, en précisant que l'engin testé était «miniaturisé».

Cet essai a été ordonné personnellement par le leader nord-coréen Kim Jong-Un et est intervenu deux jours avant son anniversaire.

Le mois dernier, le dirigeant nord-coréen avait laissé entendre lors d'une tournée d'inspection sur un site militaire que son pays avait mis au point une bombe à hydrogène, mais Washington avait mis en doute la véracité de ses propos.

Pyongyang a testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la fission nucléaire, en 2006, 2009 et 2013. Ces essais lui ont valu plusieurs volées de sanctions internationales.

Une bombe à hydrogène utilise, elle, la fusion et produit une explosion beaucoup plus puissante.

«Ce dernier test, qui est le produit de notre technologie et de notre main-d'oeuvre, confirme que les ressources technologiques que nous avons récemment développées sont bonnes et démontre scientifiquement l'impact de notre bombe H miniaturisée», a poursuivi mercredi le présentateur.

Source : LaPresse.ca / Giles HEWITTSéoul

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Corée du Nord : Premier essai de bombe H... Condamnation internationale

S'il était confirmé, cela marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire. Pour son voisin sud-coréen, c'est un «défi grave» pour la paix mondiale. La Maison-Blanche promet une réponse appropriée.

La Corée du Nord a annoncé avoir mené, mercredi, son premier essai réussi de bombe à hydrogène, ce qui marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire s'il était confirmé. «Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10 heures (2h30, heure de Paris) le 6 janvier 2016, sur le fondement de la détermination stratégique du Parti des travailleurs» au pouvoir, a annoncé un présentateur de la télévision officielle nord-coréenne. «Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés», a ajouté le présentateur, en précisant que l'engin testé était «miniaturisé».

Les premiers soupçons sur un nouvel essai nord-coréen ont été émis par des sismologues qui ont détecté un séisme de magnitude 5,1 à une cinquantaine de kilomètres du principal site d'essais nucléaires de la Corée du Nord, dans le nord-est du pays.

L'annonce de ce test d'une bombe H est une surprise. Pyongyang affirme qu'il a été personnellement ordonné par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un à deux jours de son anniversaire. Le mois dernier, le leader avait laissé entendre, lors d'une tournée d'inspection sur un site militaire, que son pays avait mis au point une bombe à hydrogène, mais Washington avait mis en doute la véracité de ses propos.

Pyongyang a testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la fission nucléaire, en 2006, 2009 et 2013. Ces essais lui ont valu plusieurs volées de sanctions internationales. Une bombe à hydrogène utilise, elle, la fusion et produit une explosion beaucoup plus puissante.

«Ce dernier test, qui est le produit de notre technologie et de notre main-d'oeuvre, confirme que les ressources technologiques que nous avons récemment développées sont bonnes et démontre scientifiquement l'impact de notre bombe H miniaturisée», a poursuivi mercredi le présentateur.

L'annonce de cet essai a rapidement provoqué de nombreuses réactions. La Corée du Sud estime qu'il représente un «défi grave» pour la paix mondiale. Même expression pour le premier ministre japonais Shinzo Abe qui y voit également une «sérieuse menace» contre son pays. Le ministère de la Défense sud-coréen a annoncé le renforcement de sa surveillance et l'agence de presse nationale rapporte que le président Park Geun-hye devait convoquer une réunion du conseil de sécurité nationale.

Les États-Unis ont fustigé les «provocations» de la Corée du Nord, tout en se disant incapables de confirmer si ce pays avait bien effectué un essai de bombe à hydrogène, comme il le prétend. Le Conseil de sécurité des Nations Unies prévoit de se réunir ce mercredi, ont dit des diplomates à l'agence Reuters, vraisemblablement à huis clos.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 22 décembre 2015

Handicap international : Les mines antipersonnel font de plus en plus de victimes...

Malgré leur interdiction par le Traité d’Ottawa en 1999, les mines antipersonnel tuent toujours et le chiffre des victimes est même en hausse, nous apprend l’association Handicap international.

Selon le rapport 2015 de l’Observatoire des mines, 3 678 personnes ont été blessées ou tuées en 2014, soit une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Cette « recrudescence est inquiétante» assure Handicap international.

Sur les 3 679 victimes, 1 243 ont été tuées et 2 386 blessées alors qu’on ignore le sort exact de 49 autres. Au niveau mondial, les mines antipersonnel font donc dix victimes chaque jour. 80 % sont des civils et 39 % des enfants. Le défi humanitaire reste important, alors que les IED (engins explosifs improvisés) se multiplient, constate le rapport.

Les sept pays les plus touchés sont, par ordre décroissant, l’Afghanistan, la Colombie, la Birmanie, le Pakistan, la Syrie, le Cambodge et le Mali. L’Afghanistan compte, à lui seul, pour plus d’un tiers des victimes.

Au total, au cours des 15 dernières années, les mines antipersonnel auraient fait près de 100. 000 victimes

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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jeudi 15 octobre 2015

Tireur d'élite : Record du Monde de tir pour un adjudant du 1er RCA

Record du monde de tir longue distance pour un sous-officier du 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique

La page Facebook du 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique (RCA), implanté à Canjuers (Var), a reproduit un article passé totalement inaperçu alors qu’il relate l’incroyable exploit réalisé par l’adjudant Benjamin G. le 22 août 2015.

En décembre 2014, le quotidien Var Matin avait indiqué que ce sous-officier, spécialiste du tir longue distance, se préparait à établir un record en touchant une cible située à 3.500 mètres avec son fusil de précision 408 CheyTac. Déjà, au cours de l’été précédent, il avait réussi faire mouche sur des cibles distantes de 2.400, 2.700 et 2.960 mètres.

Huit mois plus tard, le défi a donc été relevé. L’adjudant G. a en effet atteint une cible à plus de 3.695 mètres de distance (soit 4.000 yards), sur le pas de tir de Correiasse, à la tombée de la nuit. Un exploit qui fait de lui le recordman de la discipline, titre jusque-là détenu par un tireur russe (3.400 mètres).

Pour y arriver, le sous-officier a dû maîtriser différents paramètres (vent, pression atmosphérique, température) et compter sur le concours de camarades, répartis en deux équipes (cible et vent). C’est lors de la 3e salve de 6 cartouches que l’adjudant a atteint la cible en son centre.

En situation de combat, le record de tir reviendrait à un tireur d’élite des forces spéciales australiennes qui a abattu un élément ennemi à 2.815 mètres de distance, avec un fusil Barrett M82A1.

Ndlr : Le fusil CHEYTAC en calibre 408 est considéré comme l’arme la plus précise au monde pour le tir à très longue distance, elle permet d’engager des cibles à plus de 2500 mètres – Poids : 14 Kg – L. : 1,34 m ; L. crosse repliée : 1,18 m – Calibre : 408 CHEYTAC – Action : à verrou – Chargeur : 7 cartouches

Source : 1er RCA / FNCV

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