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vendredi 23 septembre 2016

France : Dassault Aviation vend 36 avions de combat Rafale en Inde...

Dassault signe pour 36 Rafale en Inde... et rêve de 90 de plus

Après neuf ans de négociations, Delhi a enfin signé un contrat pour 36 Rafale, contre 126 prévus dans l'appel d'offres initial. Mais Dassault compte bien surfer sur ce contrat pour placer 90 chasseurs supplémentaires.

C'était l'Arlésienne de l'aviation de combat. Le contrat qu'on n'osait plus évoquer, de peur d'une énième désillusion, d'un report supplémentaire, d'une annulation de dernière minute. Mais neuf ans après le lancement par Delhi de l'appel d'offres initial pour 126 chasseurs, le signe indien a bel et bien été brisé ce vendredi 23 septembre. Dassault a enfin signé, en présence du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, de son homologue indien Manohar Parrikar et des industriels du "Team Rafale" (Dassault, Thales, Safran), un contrat pour 36 Rafale estimé à 8 milliards d'euros, armement compris. "Une décision historique qui ouvre un nouveau chapitre de nos relations", s'est réjoui Jean-Yves Le Drian. Dans son entourage, on souligne que l'accord est le plus gros contrat, en valeur, de l'histoire de l'aéronautique militaire française.

Après des années d'atermoiements, de psychodrames et de négociations tendues, le contrat est donc, cette fois, ferme et définitif. Les livraisons doivent débuter en 2019 et s'étaler sur une trentaine de mois. Les industriels français se sont aussi engagés à réinvestir en Inde 50% du montant du contrat à travers des "offsets" (achat de matériels, investissements dans l'industrie indienne, partenariats, transferts de technologies). Après les 24 appareils commandés par l'Egypte et les 24 autres par le Qatar, le Rafale cumule ainsi 84 commandes export en moins de deux ans. Une passe de trois impensable il y a quelques années.

L'appel d'offres initial aux oubliettes

"36 Rafale en Inde, c'est bien, mais c'est bien moins que les 126 prévus à l'origine", rétorqueront les statisticiens les plus affutés. De fait, l'appel d'offres pour 126 avions, lancé en 2007 et remporté début 2012 par Dassault, s'est révélé impossible à mettre en œuvre. Trop ambitieux, trop complexe, cet accord, qui prévoyait l'assemblage en Inde de 108 des 126 Rafale commandés, avait été jeté aux oubliettes en avril 2015, lors de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi à Paris. Et remplacé par une négociation, plus modeste, sur 36 Rafale fabriqués en France à livrer le plus vite possible, dans le cadre d'un accord inter-gouvernemental (AIG). Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier assure n'avoir aucun regret: "Je préfère une commande réelle de 36 Rafale à un contrat virtuel de 126, indique-t-il. Avec ce contrat, c'est à la fois une histoire qui continue depuis la commande de chasseurs Ouragan par l'Inde en 1953, et l'amorce d'une collaboration avec l'Inde qui va monter en puissance."

Dassault se verrait bien surfer sur le contrat signé pour vendre 90 avions supplémentaires à l'Inde. Le besoin est là, et il est urgent: de l'aveu même de l'armée de l'air indienne, Delhi ne peut compter que sur 32 escadrons de 18 appareils, quand il en faudrait 42 pour faire face aux menaces chinoise et pakistanaise aux frontières. Les Sukhoi Su-30 et MiG-29 russes ainsi que le petit chasseur indien Tejas, en cours de développement, ne suffiront pas à répondre à cet énorme besoin d'avions. D'autant qu'ils ne sont pas aussi multirôle que le Rafale, qui peut aussi bien mener à bien des missions de frappes au sol et de police de l'air que de reconnaissance.

La concurrence sera rude

Encore faudra-t-il devancer les concurrents américains (F-18, F-16), européen (Eurofighter Typhoon) ou suédois (Gripen), qui se sont déjà positionnés sur les fameux 90 avions. Le camp français s'estime bien armé: "Nous avons toutes les raisons de croire que les Indiens ont intérêt à prendre plus de Rafale, assure-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. D'abord, l'Inde a déjà une flotte très éparse d'avions de combat: introduire un nouvel avion américain ou suédois n'aurait pas beaucoup de sens. L'autre raison, c'est que l'Inde finance, dans le cadre du contrat actuel, son propre standard du Rafale. Des commandes supplémentaires permettraient d'amortir ces coûts fixes".

Le Rafale dispose d'un autre atout de poids: à l'inverse du Typhoon, du Gripen, ou du F-16, il est doté d'une version navale, embarquable sur porte-avions, qui a fait ses preuves sur le théâtre irako-syrien. Un argument-clé sur le long terme, l'Inde désirant se doter d'un nouveau porte-avions pour répondre à la montée en puissance de la marine chinoise. Des discussions préliminaires ont déjà eu lieu avec Dassault et la Marine française. "Si les Indiens veulent un chasseur pour leur marine, ça sera un duel France-Etats-Unis", assure Eric Trappier.

Chez Dassault, on se dit en tout cas prêt à jouer le jeu du "Make In India" à 100%. "Nous amorçons une implantations industrielle en Inde, assure Eric Trappier. On va ouvrir une filiale avec un partenaire local. S'il y a d'autres tranches de commandes Rafale, ça aidera, évidemment." L'installation d'une usine d'assemblage sur place n'est pas non plus exclue, en fonction, là encore, des commandes indiennes.

Source : Challenge.fr

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lundi 19 septembre 2016

Equipement militaire : Casques défectueux vendus à l'armée US

La vie de soldats américains mise en danger à cause de casques défectueux.

En 2006, la société ArmorSource reçut une commande du Pentagone portant sur 102.000 casques en kevlar de type ACH (Advanced Combat Helmet) pour un montant de 30 millions de dollars. Le contrat fut honoré en 2009.

Seulement, un an plus tard, il s’avéra que ces équipements présentaient des défauts de conception, au point que 44.000 d’entre eux furent retirés de la circulation par l’US Army, ce qui coûta 19 millions de dollars…

Il aura fallu attendre la publication d’un rapport du bureau d’inspection du département américain de la Justice pour connaître les dessous de cette affaire.

Ainsi, le rapport confirme que les casques présentaient de « graves défaillances balistiques » et qu’ils avaient été fabriqués avec des « matériaux dégradés ou non autorisés ».

En outre, l’on y apprend qu’ArmorSource avait confié leur fabrication à la centrale pénitentiaire de Beaumont, au Texas, sans s’assurer un contrôle strict de la qualité.

Par ailleurs, continue le rapport, les détenus qui fabriquaient ces casques ont eu entre leurs mains des outils « susceptibles d’être utilisés comme armes dans la prison et par conséquent mettaient en danger la sécurité du personnel ».

Depuis, la ligne de production a été fermée et ArmorSource a accepté de payer 3 millions de dollars en vertu du « False Claims Act », qui est une loi censée protéger l’État fédéral contre la fraude d’entreprises ayant obtenu des contrats publics.

« Le gouvernement des États-Unis s’appuie sur des entreprises pour fabriquer des équipements essentiels pour la protection de nos hommes et femmes en uniforme. Si ces équipements ne respectent pas les normes de qualité, c’est une tromperie à l’égard du contribuable qui peut aussi mettre des vies en danger », a fait valoir Benjamin Mizer, un responsable du département de la Justice.

Cependant, l’enquête n’a reçu aucun indication sur des cas de militaires américains tués en Afghanistan ou en Irak à cause de ces casques défectueux. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas eu. Des recherches sont en cours pour le déterminer, d’après le Washington Post.

Visiblement, le Pentagone ne tient pas rigueur à ArmorSource pour cette affaire. L’entreprise, implantée à Hebron (Ohio), a en effet obtenu de nouveaux contrats de sa part, dont un d’un montant de 93 millions de dollars en 2013. Et, cette année, elle a reçu deux nouvelles commandes, dont une concernant 10.000 casques pour l’US Marine Corps (Lightweight Helmets).

« Inutile de dire que nous sommes fiers et enthousiastes à ce sujet et nous voyons dans ces commandes un signe clair de la confiance du gouvernement en ArmorSource, ses employés, et sa technologie de pointe », avait commenté Yoav Kapah, le Pdg de cette entreprise, en soulignant que les prochains casques seront fabriqués à Hebron.

Source : Zone Militaire


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vendredi 24 juin 2016

Barkhane : Les blindés ARAVIS en opération au Mali, protection contre les IED...

En 2009, alors que les troupes françaises engagées en Afghanistan faisaient face à la menace des engins explosifs improvisés (IED), il fut décidé de les doter de moyens nouveaux avec la commande de 15 blindés multimissions Aravis, offrant une protection de niveau 4, trois véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) de type Buffalo et deux Systèmes d’ouverture d’itinéraires minés (SOUVIM).

Depuis la fin de l’engagement français en Afghanistan, ces véhicules n’avaient plus été utilisés sur un théâtre extérieur. Et cela alors que, au Mali, les militaires de l’opération Barkhane sont aussi confrontés à la menace des IED, comme l’a tragiquement rappelé la mort de trois soldats du 511e Régiment du Train (RT) en avril 2016.

D’ailleurs, c’est probablement ce drame qui a accéléré la décision de l’État-major des armées (EMA) de déployer au Mali des véhicules Aravis afin de renforcer la protection des équipes EOD (Explosive Ordnance Disposal, démineurs) et suppléer les Véhicules de l’avant blindé EOD (VAB EOD).

Jusqu’à présent stockés par le 13e Régiment du Génie, implanté au camp du Valdahon, quatre Véhicules blindés hautement protégés (VBHP) ont rejoint, fin avril, Gao et l’opération Barkhane pour des missions de reconnaissance destinées à ouvrir les axes de circulation.

D’après le compte-rendu hebdomadaire du ministère de la Défense, ces Aravis ont donc été utilisés pour la première fois au Mali par le détachement de liaison et appui opérationnel (DLAO) d’Ansongo de la force Barkhane, engagé depuis le 22 mai 2016 dans une opération tripartie transfrontalière appelée Siham.

Cette dernière est menée par 1.300 soldats des forces armées maliennes et nigériennes au sud de la ville de Ménaka, avec l’appui, donc de Barkhane.

Véhicule 4×4 de 12,5 tonnes, l’Aravis est en mesure de résister aux projectiles de 14,5 mm, aux mines de 10 kg (niveau 4 en protection mine), aux obus de 155 mm et donc, aux attaques par engins explosifs improvisés. Monté sur un châssis Unimog avec un moteur Mercedes, il est armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm montée intégrée à tourelleau téléopéré et doté de 7 caméras périphériques. Enfin, il peut transporter une équipe de 7 combattants.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 19 juin 2016

Armement : La CARLO, de la Suède aux ateliers clandestins de Cis Jordanie...

La mitraillette «Carlo», de Suède aux ateliers clandestins de Cisjordanie.

Inspirée de la «Carl Gustav» des Sudéois, la «Carlo» est une arme sommaire, à la précision aléatoire.
 
Utilisée lors de la fusillade de mercredi , cette mitraillette fabriquée clandestinement près de Jénine et de Naplouse essaime dans les Territoires palestiniens et chez les Arabes israéliens.

Khaled Mohamad Makhameh, 22 ans, et son cousin Mohamad Ahmad Makhamrah, 21 ans, identifiés comme les auteurs de l’attentat perpétré mercredi soir à Tel-Aviv, n’ont pas tué à la Kalachnikov ou au M-16. Ils étaient armés d’une «Carl Gustav», une mitraillette artisanale fabriquée dans des ateliers clandestins de Cisjordanie et que les amateurs surnomment «Carlo».

A l’origine, cette sulfateuse peu fiable (elle s’enraye souvent, comme mercredi à Tel-Aviv) n’est qu’une mauvaise copie de la mythique «Sten» britannique, l’arme que Londres faisait parachuter aux maquis européens durant la Seconde Guerre mondiale. Améliorée par les Suédois qui l’ont rebaptisée Carl Gustav à partir de 1945, elle a ensuite été fabriquée sous licence dans plusieurs pays, dont le Paraguay et l’Egypte. Là, Gamal Abdel Nasser, l’autocrate nationaliste panarabe de l’époque, l’a d’ailleurs fait renommer «Port-Saïd» afin de l’ériger en fleuron de l’industrie militaire locale.

Nul ne sait comment la version palestinienne de la Carl Gustav est arrivée dans les Territoires palestiniens. Sans doute a-t-elle transité par la bande de Gaza. En tout cas, elle a commencé à être fabriquée clandestinement en Cisjordanie durant la deuxième intifada (2000-2005). Sans que les stratèges de Tsahal, l’armée d’occupation, et le Shabak (la Sûreté générale israélienne) ne s’en inquiètent outre mesure. Depuis lors, la «Carlo» a essaimé un peu partout dans les Territoires ainsi que dans les villages arabes d’Israël.

Le 1er janvier 2016, c’est d’ailleurs avec une Carl Gustav volée dans le coffre de son père que Nachaat Moualem, un Arabe israélien taraudé par la propagande jihadiste, a mitraillé la terrasse d’un café bondé du centre de Tel-Aviv. Le 8 mars à Jérusalem-Est (la partie arabe de la ville), deux Palestiniens armés d’une cracheuse de feu de ce type ont également affronté en plein jour des policiers de l’Etat hébreu au beau milieu de Salah-el-Din, une rue centrale, devant les passants médusés qui se sauvaient en hurlant. Et le lendemain, plusieurs voitures de colons circulant sur les routes de Cisjordanie ont également été mitraillées avec le même type d’arme.

"La Carlo" est l’arme du pauvre, celle que n’importe quel quidam n’appartenant pas à une organisation et souhaitant participer à l’intifada peut se procurer facilement pour 500 ou 600 euros pièce, soit quatre fois moins qu’une vraie arme de guerre»,explique Ofer D., un ancien officier de l’Aman, les renseignements militaires israéliens. Qui poursuit : «En Cisjordanie, seules les branches militaires du Fatah, du Hamas et du Jihad islamique disposent d’un véritable matériel de guerre "professionnel" : des kalachnikov, des M-16, et toute une panoplie que le commun des Palestiniens ne peut pas s’offrir. Ces stocks se trouvent bien à l’abri dans les camps de réfugiés et leurs propriétaires ne les utilisent pas.»  Du moins, pas pour le moment. A contrario, la Carlo est accessible à tous. «C’est une arme "low-cost" qui se fabrique facilement avec de vieilles machines, des métaux de récupération et de la quincaillerie chinoise de mauvaise qualité», ajoute l’expert.

Faux poulaillers

Guère sophistiquée, la mitraillette manque de précision. Il suffit de presser légèrement sur sa détente pour déclencher un tir et vider le chargeur d’une seule traite. Mais peu importe, à courte distance elle peut causer des ravages, comme en témoigne l’attentat du Sarona Market, qui a fait quatre morts et cinq blessés. «J’en ai eu plusieurs en main et je peux vous garantir que cette arme est tellement basique qu’aucun modèle ne ressemble à l’autre, affirme Avishaï Ben David, expert en armement. Chaque atelier de fabrication y apporte sa touche : certaines sont dotées d’une crosse de bois et d’autres d’un support d’épaule repliable. J’en ai même vu une se présentant sous la forme d’une vieille boîte à biscuits et une autre pourvue d’une lunette pour faire croire à l’acheteur qu’il était un sniper.» Depuis la bataille rangée du 8 mars à Jérusalem-Est, Benyamin Nétanyahou a en tout cas ordonné à la police et au Shabak d’intensifier leurs investigations relatives aux ateliers clandestins et aux filières d’écoulement de la Carlo. Pas facile : la plupart des fabriques se trouvent aux environs de Jénine et de Naplouse. Quelques-unes fonctionneraient également à Hébron et dans ses environs, une région d’où sont originaires les tueurs du Sarona Market. Et se cachent parfois sous de faux poulaillers, dans des hangars, dans des caves creusées sous les maisons.

Certes, ces dernières semaines, deux chaînes de production de mitraillettes Carlo ont été démantelées à proximité de Jénine. Plusieurs stocks ont également été saisis dans des villages arabes israéliens et des passeurs qui circulaient en Cisjordanie avec leur coffre de voiture bourré de Carl Gustav locales ont été interpellés. Mais ces prises ne représentent pas grand-chose au regard de la production de dizaines d’ateliers. Sous le couvert de l’anonymat, un officier de la police israélienne estime le nombre de Carlo en circulation à «plusieurs milliers». «On en trouve non seulement en Cisjordanie mais aussi chez les Arabes israéliens, qui les utilisent à l’occasion des mariages et autres fêtes familiales, dit-il. Ils tirent en l’air pour accompagner l’événement. C’est illégal, mais ce n’est pas méchant.» Et d’ajouter : «Mais il en irait sans doute autrement si des violences semblables à celles d’octobre 2000[des manifestations d’Arabes israéliens au cours desquelles treize d’entre eux ont froidement été abattus par la police, ndlr] se reproduisaient. Car la Carl Gustav est désormais plus répandue et des excités n’hésiteraient sans doute pas à sortir la leur de sa cache. Une hypothèse qui fait trembler les analystes de l’état-major de la police puisque l’événement dégénérerait immanquablement en un grand bain de sang.»

«Une question d’honneur»

En attendant, c’est surtout la multiplication des attentats à la Carlo qui inquiète les services de sécurité de l’Etat hébreu. «Car la demande émane de la population et elle est forte. Pour un atelier démantelé, il s’en crée deux ou trois autres dans les jours qui suivent», selon Ofer D. Un mauvais signe. «La preuve qu’une partie grandissante des Palestiniens veut se battre contre nous, résume-t-il. Ils le veulent d’autant plus que la question palestinienne serait, selon eux, évacuée par la communauté internationale au profit de la problématique syrienne et de la question des réfugiés.» L’ex-officier des renseignements militaires israéliens conclut : «Les utilisateurs de Carlo sont des jeunes hommes hyperdéterminés qui ne croient pas à l’utilité des attaques au couteau. Ils veulent une intifada plus brutale et plus sanglante. Bien sûr, ils savent qu’ils ne feront pas le poids face à ceux qu’ils attaquent, mais ils préfèrent mourir avec une arme à la main. A leurs yeux, c’est une question d’honneur parce qu’ils auront combattu l’ennemi avec le même moyen que lui et qu’ils entreront ainsi au panthéon des martyrs de l’intifada.»

Source : Liberation.fr - Photo: Nissim Behar à Tel-Aviv

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jeudi 28 avril 2016

Armement : Le HK G-28, futur fusil de précision de l'US Army

Pour son futur fusil de précision, l’US Army fait le choix du HK G-28

Un avis d’attribution de marché diffusé la semaine passée par l’administration américaine a indiqué qu’un contrat venait d’être attribué à l’armurier allemand Heckler & Koch dans le cadre du programme « Compact Semi-Automatic Sniper System » (CSASS) de l’US Army.

Il s’agit pour cette dernière de remplacer, à terme, les fusils de précision M-110 de la société Knight’s Armament, basée en Floride, actuellement utilisés par ses tireurs d’élite.

Selon le cahier des charges, le successeur du M-110 doit être à la fois plus léger et plus précis, tout en étant plus facile à utiliser. Des exigences qu’a donc rempli le G-28 (Gewehr-28) d’Heckler & Koch.

Dans un premier temps, l’entreprise allemande devra fournir 30 fusils G-28 pour des essais opérationnels et de qualité. Puis, à l’issue, elle se verra attribuer un contrat de 44,5 millions de dollars pour en livrer 3.643 exemplaires à l’US Army.

Sur son site Internet, Heckler & Koch précise que le G-28 est une version militaire du fusil semi-automatique MR308. De calibre 7,62, cette arme a une efficacité garantie  jusqu’à 600 mètres. « Un tir de neutralisation précis est même possible jusqu’à 800 mètres », indique l’industriel.

Source : Zone Militaire


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lundi 18 avril 2016

Force Barkhane : Les Hussards étrennent leurs quads dans le désert

Ces dernières semaines, la force Barkhane a mené simultanément plusieurs opérations – Ossau au Mali, Montvert au Niger et Labastide au Burkina Faso pour perturber les flux logistiques des groupes jihadistes.

Dans le cadre de l’opération Ossau, qui s’est concentrée dans une région située à l’ouest de Gao, il a été formé un Groupement tactique de reconnaissance (GTR) avec différentes unités spécialisées dans le renseignement et la reconnaissance.

C’est donc dans ce contexte qu’un peloton du 2e Régiment de Hussards (RH), qui appartient à la Brigade Renseignement (BRENS), a utilisé, pour la première fois en opération, les quads qu’il avait reçu à partir de juin 2015.

La nature du terrain (très sablonneux et bordé par des ouadis) et la nécessité d’être à la fois extrêmement mobile et discret ont rendu l’utilisation de ces quads incontournables.

« Alliant légèreté, mobilité et vélocité, ils ont permis au GTR d’atteindre les zones difficiles d’accès. Ils ont également démontré qu’il s’agit d’un moyen particulièrement adapté pour réagir face à un adversaire cherchant à fuir le contact avec la force », explique l’État-major des armées (EMA).

Les quads utilisés par les Chamborant sont fournis par l’industriel américain Polaris. A priori, ils appartiennent à la gamme "Sportsman" .

Source : Zone Militaire

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mardi 29 mars 2016

Armement : Le blindé ERC-90 Sagaie retiré du service

Sans attendre l’arrivée du Jaguar, l’armée de Terre retire le blindé ERC-90 Sagaie du service

L’été dernier, au moins trois ERC-90 Sagaie étaient affectés à la base avancée française de Madama, dans le nord du Niger. Bien qu’habitués aux rudes conditions africaines, ces blindés légers à 6 roues dotés d’un canon de 90 mm ont particulièrement souffert de celles rencontrées dans la bande sahélo-saharien, notamment à cause du sable, « poudreux et fin comme de la farine », comme l’avait décrit un militaire français dans un reportage de l’Express.

Depuis son entrée en service, en 1980, l’ERC-90 Sagaie a été pratiquement de toutes les opérations extérieures menées par l’armée de Terre, surtout en Afrique. Un bonne centaine d’exemplaires sont encore en service, ces derniers ayant été « diésélisés » à partir de 2003.

« La Sagaie présente de gros avantages qui expliquent sa durée de vie supérieure à ce qu’elle aurait dû être : c’est un véhicule très léger – douze tonnes –, qui entre facilement dans un Transall, et qui a une puissance de feu assez considérable car un canon de 90 millimètres, ça fait pas mal d’effet. Nous l’avons même utilisé en début d’intervention au Mali », a rappelé le général Charles Beaudouin, le directeur la Section technique de l’armée de terre (STAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Mais il faudra bientôt en parler au passé. Devant être remplacé par un nouveau char léger, en l’occurrence le Jaguar, dans le cadre du programme Scorpion, officiellement lancé en décembre 2014, l’ERC-90 Sagaie est en train d’être progressivement retiré du service.

Le « soutien [de l'ERC-90 Sagaie] est en train de s’éteindre, et l’engin va progressivement disparaître des comptes de l’armée de terre. Il sera durablement remplacé par l’AMX-10RCR sur les théâtres d’opération, notamment à Madama au Niger, dans l’attente de la mise en service opérationnel du Jaguar escomptée en 2023″, a ainsi expliqué le général Beaudouin.

« Certains restent très attachés à la Sagaie, ce qui n’est plus du tout le cas du commandement des forces terrestres. Très pragmatiquement, je pense que l’AMX 10RCR est bien plus performant que le blindé Sagaie qui n’a pas de vision nocturne, par exemple, et qui ne peut donc pas tirer de nuit. Mais c’est vrai qu’en Afrique, il y a une certaine appétence pour la Sagaie », a encore ajouté le directeur de la STAT.

Source : Zone militaire

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lundi 21 mars 2016

Armée de terre - Génie : 5 parachutes géants pour le largage du bull du 17e RGP

Récemment, la Section d’appui à l’engagement (SAEP) du 17e Régiment du Génie Parachutiste a reçu, en décembre 2015, un premier exemplaire du Tracto-niveleur aérolargable (TNA), conçu par l’entreprise gardoise UNAC dans le cadre d’un marché notifié en 2009.

Ce 3 mars, la Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé avoir procédé avec succès à deux essais d’aérolargage de ce TNA, appelé à remplacer le tracto-niveleur D3 que les sapeurs du 17e RGP utilisèrent en 2013 pour remettre en état la piste de l’aéroport de Tombouctou.

Le premier essai était cependant connu étant donné qu’il fut réalisé en juillet 2015. Le second a été effectué le 4 février 2016.

« Au cours de ces aérolargages, cinq parachutes d’une surface de 730 m² chacun ont permis au TNA de se poser dans de bonnes conditions. Ces deux essais ont été réalisés par le centre DGA Techniques aéronautiques en collaboration avec DGA Essais en vol. Ils vont permettre de prononcer la qualification de cette capacité d’aérolargage », est-il expliqué dans le communiqué de la DGA.

La difficulté pour mettre au point le TNA était qu’il fallait un engin puissant et compact afin de pouvoir déblayer des gravats tout en étant relativement léger pour pouvoir le parachuter. Pour cela, UNAC a utilisé des matériaux à base d’aluminim à haute résistance et d’aciers à haute limite élastique. Ce bulldozer est doté d’une cabine avec blindage amovible, ce qui fait qu’il offre une meilleure protection que son prédécesseur.  

Source : Zone militaire

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mardi 1 mars 2016

Police : Des fusils d’assaut pour les BAC de Paris et banlieue suite aux attentats !

Des fusils d’assaut, de nouveaux gilets pare-balles plus performants, des casques et visières balistiques. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a détaillé ce lundi matin, au commissariat du XXe arrondissement, le matériel de pointe dont vont désormais bénéficier les policiers des brigades anticriminalité (BAC) de Paris et des trois départements de petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne).

Des dispositions réclamées par les syndicats de gardiens de la paix, depuis les attentats de «Charlie Hebdo » et de l’Hyper Cacher, en janvier 2015.

«Il était nécessaire que vous soyez en mesure de répliquer aux tirs d’armes de type Kalachnikov que certains criminels n’hésitent désormais plus à utiliser contre vous », a précisé Bernard Cazeneuve à l’adresse des policiers. Le plan, baptisé BAC-PSIG 2016, est doté d’une enveloppe de 17 M€, qui permettra, d’ici au mois de juin, de doter les brigades de 204 fusils d’assaut HK G 36, jusqu’à présent réservés aux unités d’élite.

Egalement de nouveaux véhicules

1 474 casques et visières balistiques, 1 835 gilets pare-balles, 241 boucliers, 116 pistolets à impulsion électrique, 134 lanceurs de balles de défense, 981 bâtons télescopiques et 25 200 munitions de défense de courte portée seront également livrés avant l’été. Une initiative largement saluée par les représentants syndicaux, qui demandent maintenant qu’un effort soit fait sur la formation des fonctionnaires.

«L’équipement de chaque policier, a souligné le ministre de l’Intérieur, comprendra également deux grenades, un bâton de défense, des protège-tibias et épaules, et une paire de gants de palpation. » Le parc automobile enfin, autre sujet de crispation, devrait être modernisé : 65 nouveaux véhicules équipés d’un coffre sécurisé susceptible de contenir un fusil-mitrailleur arriveront d’ici la fin du mois de mai dans les services parisiens.

Source : LeParisien.fr

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samedi 27 février 2016

Gendarmerie nationale : Les micro-drones NX-110 bientôt en service

À partir du mois de mars 2016, les gendarmes auront à la disposition un nouvel équipement : le micro-drone NX-110, commercialisé par la jeune entreprise française Novadem, basée à Aix-en-Provence.

Un appel d’offres avait été lancé en juillet 2015 pour acquisition d’une vingtaine de machines. La procédure n’a pas tardé puisque le marché a été notifié à Novadem en novembre 2015, à l’occasion du salon Milipol.

Le choix du NX-110  n’est pas vraiment une surprise puisque ce drone de moins de 2 kg équipe déjà les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône et a été sélectionné par Nexter Systems pour équiper l’un de ses blindés. En outre, il avait été testé en octobre 2014 par le Centre National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie de Saint-Astier en Dordogne dans le cadre d’exercices de maintien de l’ordre.

Le système retenu par la Gendarmerie repose sur une dispositif permettant d’envoyer, en temps réel, les images prises par le drone, grâce à une caméra à 360° gyrostabilisée,  vers un terminal au sol. Il intègre des solutions de traitement vidéo avancées mises au point par Inpixal, une autre entreprise française.

Le NX-110 est un quadricopter capable d’atteindre les 70 km/h et évoluer dans un rayon de 1 km, le tout avec une autonomie de 20 minutes.

Le sytème, qui comprend le drone, une radiocommande tactile et les logiciels de traitement d’image coûte 50.000 euros pièce. Et Novadem prend en charge la formation des gendarmes qui auront à utiliser cet équipement ainsi que la maintenance.

Ces drones auront pour mission principale la collecte d’informations sur les zones à risques, afin de ne pas exposer les gendarmes à de possibles dangers (reconnaissance de points sensibles par exemple).

Source : zone Militaire

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lundi 22 février 2016

Armement : Les exportations chinoises d'armes ont presque doublé en cinq ans

Les Etats-Unis largement en tête du marché de l’armement,
face à la concurrence de la Russie et de la Chine. L’Europe régresse !

La Chine a presque doublé ses exportations d'armes ces cinq dernières années, conséquence d'une politique d'investissement visant à moderniser son secteur de production, selon un rapport publié lundi par un cercle de réflexion militaire.

De 2011 à 2015, les importations d'armes de la Chine ont baissé de 25% par rapport aux cinq années précédentes (2006-2010), indique le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) dans un rapport sur les mouvements d'armes mondiaux. Les exportations chinoises d'armes, hors artillerie légère, ont progressé de 88% sur 2011-2015 par rapport à la période précédente.

Le pays est le troisième exportateur d'armes mondial, mais loin derrière les Etats-Unis et la Russie. La Chine n'a représenté que 5,9% des exportations mondiales d'armement sur la période 2011-2015.

Les Etats-Unis et la Russie ont vu leurs ventes à l'étranger augmenter de 27% et 28% respectivement, tandis que celles de la France et de l'Allemagne, quatrième et cinquième exportateurs, reculaient respectivement de 9,8% et de 51%.

"Il y a encore dix ans, les Chinois n'étaient en mesure de proposer que des équipements pauvres en technologie. Cela a changé", commente Siemon Wezeman, chercheur au SIPRI. "Le matériel qu'ils produisent est bien plus avancé qu'il y a dix ans, et il suscite de l'intérêt sur certains des plus gros marchés."

La Chine a investi des milliards pour développer son industrie de l'armement, compte tenu notamment de ses ambitions militaires en mer de Chine méridionale et dans l'océan Indien, mais aussi pour les marchés extérieurs, où les produits chinois se démarquent par leur faible coût relatif.

Le budget militaire total du pays s'établissait à 886,9 milliards de yuans en 2015 (127 milliards d'euros).

Source : L'Obs Economie / Reuters (Pékin)

Source : Armée Nation

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jeudi 18 février 2016

Armement : L'ECUME, nouvelle embarcation d'assaut des commandos marine

La rade de Brest a été le théâtre d’un événement inédit, le 13 janvier 2016. Ce jour-là, la Direction générale de l’armement (DGA) et la Marine nationale, avec le concours d’un avion de transport C-130 Hercules de l’armée de l’Air, a procédé au premier largage en mer d’une Embarcation commandos à usage multiple et embarquable (ECUME), utilisée par le commando marine d’appui aux opérations « Ponchardier », créé le 11 septembre 2015.

« Cette technique de parachutage permet le déploiement lointain d’un commando en pleine mer. Elle est rendue possible grâce à un système d’interface spécifique développé dans le cadre du programme ECUME. Plusieurs essais seront réalisés en vue de la qualification de cette capacité prévue cette année », explique la DGA.

L’ECUME, dont 10 exemplaires ont été livrés sur les 15 commandés auprès de Zodiac Milpro international, a un déplacement à pleine charge de 7 tonnes, pour une longueur de 9m30 et une largeur de 3m. Elle est en mesure d’embarquer jusqu’à 12 commandos marine pour des assauts en mer ou des raids nautiques à une vitesse pouvant dépasser les 40 noeuds (75 km/h). Elle est en outre modulaire, c’est à dire qu’il est possible de l’adapter en fonction des missions.

Cette embarcation, endurante et manoeuvrable par gros temps, est mise en oeuvre par l’escouade «Mer» du commando Ponchardier, laquelle arme son équipage (pilotes, gunners, mécaniciens). La possibilité de la larguer par avion permettra ainsi de la déployer rapidement et directement en mer dans une zone d’opération lointaine.

La mise en service de l’ECUME marque une évolution dans l’équipement des commandos marine, qui, jusqu’à présent, utilisaient l’Etraco, une embarcation développée à partir d’un modèle civil. Comme l’explique Cols Bleus, « il s’agit de passer d’équipements « adaptés » à des équipements dédiés et spécifiques ».  

Source : Zone Militaire


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mercredi 10 février 2016

Marine nationale : La Frégate Multi Missions, nouvelle arme navale

Avec la  FREMM (Frégate Multi Missions), la Marine nationale entre dans une nouvelle époque

Admise au service actif le 2 décembre 2015, la frégate Aquitaine est actuellement engagée dans la mission Arromanches 2 d’escorte du porte-avions Charles de Gaulle. C’est également le cas de la Provence, réceptionnée en juin 2015 mais qui ne sera admise au service actif que l’an prochain. La Marine attend également deux autres Fremm en 2016, le Languedoc et l’Auvergne. Au total, huit Fremm seront livrées à la Marine nationale, la dernière en 2022. Les deux dernières de cette classe seront spécialisées dans la défense aérienne.

Deux Fremm ont déjà été prélevées sur la série qui devait être livrée à la Marine : l’une pour le Maroc et l’autre pour l’Égypte.

L’Aquitaine qui escorte le porte-avions n’a pas encore ses missiles de croisière navals à bord. L’actuelle campagne ne sera donc le baptême du feu de cette nouvelle arme.

Après les Fremm, l’entreprise DCNS livrera des FTI (frégate de taille intermédiaire) à la Marine, en principe à partir de 2023. Cinq sont pour l’instant prévues.

Les FTI sont des bateaux plus petits, de la classe 4000 tonnes, contre 6000 tonnes pour les Fremm. « C’est un bateau adapté au cœur de cible de l’exportation, d’autant qu’il sera modulaire » explique Hervé Guillou, pdg de DCNS lors d’une rencontre avec la presse de défense. Plusieurs pays semblent intéressés : l’Europe du nord, le Canada, le Chili, la Colombie, le Qatar ou l’Arabie saoudite.

La Marine nationale aurait sans doute préféré des Fremm à la place des FTI, mais les nécessités du commerce extérieur s’imposent parfois aux marins. Les FTI ne seront pas équipées de missiles de croisière. La Marine nationale veille tout particulièrement à ce qu’elles soient adaptées à la lutte anti-sous-marine, ce qui n’est, par exemple, pas le cas des cinq frégates de la classe La Fayette. 

Source: Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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mardi 2 février 2016

Ventes d'armes françaises : Jean Yves le Drian a mouillé sa chemise...

Du jamais vu  ! En 2015, les exportations françaises d’armement ont enregistré un record, à hauteur de 16 milliards d’euros de prises de commandes. Grâce aux succès du Rafale en Égypte et au Qatar, les ventes d’armes ont doublé en un an, alors que 2014 avait déjà un très bon cru. Au niveau international, la France devrait se classer à la deuxième ou troisième place, derrière les États-Unis, à quasi-égalité avec la Russie.

Dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui mouille sérieusement sa chemise dans ce domaine, on ne cache pas sa satisfaction. D’autant que ces contrats vont se traduire par des créations d’emplois, de l’ordre de 40 000 d’ici à 2018. « On estime que l’industrie de défense représente aujourd’hui 165 000 emplois et on devrait donc dépasser les 200 000 », indique-t-on au ministère, où l’on insiste sur le fait que ces activités sont « très peu délocalisables ». Ainsi, 90 % du Rafale est made in France. Dans le domaine de l’armement, la balance commerciale est fortement bénéficiaire avec 1,5 milliard d’importations pour dix fois plus d’exportations.

Les chiffres de 2015 ne concernent que les « prises de commandes » fermes. Ainsi certains contrats annoncés l’an dernier, comme le Rafale en Inde ou les hélicoptères Caracal en Pologne, n’ont pas encore été pris en compte, faute d’avoir été signés en bonne et due forme.

Le secteur aéronautique domine largement ces contrats, loin devant le naval (1,5 milliard) et surtout le terrestre (0,4 milliard). La bonne santé de l’industrie aérospatiale française se confirme. Géographiquement, l’essentiel des ventes est concentré au Proche-Orient, avec 13 milliards sur 16, surtout en Égypte et au Qatar, même si Airbus a également signé un important contrat d’hélicoptères avec la Corée du Sud. Au classement des entreprises, le quatuor de tête 2015 est formé par Dassault-Aviation, MBDA (missiles), DCNS (naval) et Airbus.

2016 pourrait encore être une bonne année, surtout si le contrat des 36 Rafale avec l’Inde est conclu. Il devrait en être question la semaine prochaine lors de la visite que François Hollande effectue en Inde. D’autres « prospects » importants existent aux Émirats arabes unis. Avec de dernier pays, outre une soixantaine de Rafale, la France discute d’un contrat qui pourrait porter sur le développement d’un drone de combat. De son côté, la Turquie qui a renoncé à acquérir des missiles sol-air chinois pourrait se tourner vers le système franco-italien Aster, en concurrence avec le Patriot américain.

Enfin, le ministère de la Défense assure que l’Arabie saoudite pourrait acquérir « assez rapidement » des patrouilleurs légers pour sa marine auprès d’un chantier français. Quant au contrat tripartite Donas (l’Arabie saoudite achète à la France pour 2,2 milliards d’équipements livrés au Liban), qui a pris un sérieux retard, une deuxième livraison de matériels devrait avoir lieu au printemps : elle portera sur des équipements individuels de fantassins, après des missiles antichars Milan l’an dernier.

En matière navale, la grande affaire à venir est un méga-contrat de plus de dix milliards d’euros pour la vente de sous-marins à l’Australie. Trois pays sont en compétition : la France avec DCNS, l’Allemagne et le Japon. Canberra souhaite acquérir huit, et peut-être douze, sous-marins océaniques. Il s’agit uniquement des « plates-formes » puisque le système de combat de ces bateaux sera vendu par les États-Unis. DCNS propose une version à propulsion classique de son futur sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda. « La France n’a jamais accepté d’aller aussi loin dans la performance technologique », indique Hervé Guillou, PDG de DCNS, qui évoque un «partenariat stratégique durable avec l’Australie».

Toujours pour l’export, DCNS développe un nouveau type de bateau - que la Marine nationale doit également acquérir : la FTI (frégate de taille intermédiaire) de 4 000 tonnes. Plusieurs pays semblent intéressés comme le Canada, le Chili, la Colombie, le Qatar, l’Arabie saoudite ou des États d’Europe du Nord.

L’année 2016 devrait enfin être marquée par la livraison à l’Égypte des deux Mistral initialement destinés à la Russie. Les équipages arriveront à Saint-Nazaire dans les prochaines semaines et appareilleront au terme d’une formation de quatre mois. Les conséquences financières de l’annulation de la vente à la Russie ne sont pas toutes apurées, indique-t-on chez DCNS où l’on attend toujours de « se faire rembourser jusqu’au dernier euro », comme l’a promis le président de la République. Les sommes en jeu seraient de l’ordre de 200 millions d’euros et Bercy semble faire un peu de résistance…  

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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jeudi 28 janvier 2016

Irak : Cession d'une dizaine de MIRAGE 2000-9 à l'Irak par les Emirats. Négociations en cours...

Avant de signer un contrat portant sur l’achat de 60 avions Rafale, les Émirats arabes unis souhaitent d’abord se séparer des Mirage 2000-9 acquis auprès de la France à la fin des années 1990. Depuis que les négociations – souvent mouvementées -  ont commencé entre Abou Dhabi et Paris, une piste revient régulièrement sur le tapis : celle de l’Irak.

Cette option a été avancée pour la première fois en 2011. Il était alors question d’une reprise, par la France, de 60 Mirage 2000-9 émiratis pour environ 1,5 milliards d’euros. À charge ensuite pour la partie française de trouver un repreneur. À l’époque, l’Irak faisait figure de candidat potentiel, pour une vingtaine d’appareils.

Les choses en restèrent là jusqu’en décembre 2014, avec la proposition faite par les Émirats arabes unis au gouvernement irakien concernant la livraison d’une dizaine de Mirage 2000-9, au titre de leur contribution à la sécurité de l’Irak, en particulier celle des zones situées près d’Erbil (Kurdistan) où ils disposent d’importants intérêts stratégiques, à savoir des investissements dans le pétrole et le gaz.

Seulement, aucun Mirage 2000-9 n’a depuis été livré aux forces aériennes irakiennes, alors que les premiers exemplaires aurait dû l’être, selon une source émiratie, en mars 2015. D’après Defense News, la France aurait bloqué cette affaire.

Mais la récente visite de Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, à Abu Dhabi, va peut-être permettre de lever quelques freins. « Je suis toujours prudent, mais les choses se présentent positivement », a-t-il ainsi commenté à propos des négociations portant sur la commande éventuelle de 60 Rafale.

En tout cas, la cession à l’Irak de quelques Mirage 2000-9 émiratis semble se préciser et des discussions entre Bagdad et Abou Dhabi sont toujours en cours.

D’après une source « proche du dossier » citée par Defense News, les Émirats auraient souhaité que les appareils soient basés au Kurdistan. Et, comme l’on pouvait s’y attendre, Bagdad a refusé une telle option. « Le gouvernement irakien nous a assuré que les territoires kurdes seront protégés et nous attendons maintenant la décision française », a-t-elle assuré.

Directeur de l’Iraqi Group for Strategic Studies, Wathaq al-Hashimi, a précisé que les autorités irakiennes ont l’intention de déployer les Mirage 2000-9 sur la base aérienne de Balad, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bagdad.

Cependant, il reste plusieurs questions en suspens (et elles expliquent sans doute les réticences françaises). En premier lieu, il y aura celle de la formation des pilotes irakiens sur Mirage 2000-9. Ensuite, il faudra voir comment pourra être assuré le maintien en condition opérationnelle (MCO) ainsi que son financement. Enfin, il faudra également armer ces appareils.  

Source : Zone Militaire

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