FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 1 février 2012

Armement : L'avion de combat Rafale remporte le marché indien !

Le contrat, portant sur 126 avions, reste à finaliser...

L'Inde achète 126 avions de combats Rafale à la France

L'Inde a décidé d'acquérir 126 Rafale, annonce une source gouvernementale indienne. Dassault remporte ainsi un important appel d'offres estimé à 9,11 milliards d'euros et surtout son premier succès à l'exportation pour son dernier avion de combat.  Dassault était en compétition avec le consortium européen Eurofighter, qui proposait son Typhoon. Dassault était le moins-disant, assure les autorités indiennes. L'Inde achètera directement 18 avions d'ici à 2012 tandis que les 108 (Rafale) autres seront construits en Inde.

Une certaine prudence reste de mise, comme l'a exprimé Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur :  "il reste à finaliser un certain nombre de choses (...) A ce stade, je veux être prudent, on est dans une phase de négociation exclusive".

L'Inde est un vieux client de la maison Dassault. En 1953, elle avait acheté le premier avion de chasse à réaction, l'Ouragan. L'Indian Air Force utilise aujourd'hui des Mirage 2000 - dont elle avait acquis 59 exemplaires, dont une partie a été récemment modernisée.

"L'armée de l'air indienne est une armée qui fait la guerre, explique un proche du dossier. Elle avait besoin d'un appareil qui a fait ses preuves opérationnelles".

Cette annonce intervient après de nombreuses déconvenues. Plusieurs fois, des contrats Rafale ont été annoncés comme conclus ou presque, sans que rien de suive. On pense au Maroc, à la Libye ou au Brésil. Avec les Emirats Arabes Unis, les discussions (pour 60 appareils) se poursuivent, parfois difficilement. La Suisse lui a récemment préféré le Gripen suédois, même si Dassault vient de faire une nouvelle offre moins chère : 18 Rafale pour un prix inférieur à 22 Gripen, sachant que, selon les Français, 18 Rafale ont des capacités supérieures à 22 Gripen.

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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dimanche 29 janvier 2012

Armement : L'ALAT a reçu son premier hélicoptère NH 90 Caïman

Après la Marine nationale, c’est au tour de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) de recevoir son premier exemplaire de l’hélicoptère NH-90 « Caïman » dans sa version TTH (Tactical Transport Helicopter).

L’appareil, en provenance de Marignane, où est implanté le consortium NH Industries (Eurocopter, AgustaWestland et Fokker), est en effet arrivé le 22 décembre 2011 au Groupement Aéromobilité de la Section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT), situé sur l’aérodrome de Valence-Chabeuil.

Pendant plusieurs mois, les pilotes et techniciens du GAMSTAT vont définir les concepts d’utilisation de ce nouvel appareil, destiné à remplacer les actuels Puma, qui arrivent en fin de vie. Un second exemplaire sera livré dans le courant de l’année 2012 à l’Ecole de l’ALAT du Luc, dans le Var, afin de former les techniciens et les pilotes qui auront à mettre en oeuvre ce nouvel hélicoptère.

Selon le blog de l’EALAT, les « primo-formateurs », qui seront chargés de qualifier les pilotes de l’ALAT sur cet appareil, suivent actuellement des cours dispensés par l’industriel et le Centre de formation interarmées NH-90 (CFIA), ce qui passe par de nombreuses séances de simulateurs et des heures de vol effectuées grâce à un NH-90 finlandais.

Au total, l’ALAT devrait disposer de 68 Caïman TTH. Doté de commandes de vol électriques, cet hélicoptère peut atteindre une vitesse maximale de 295 km/h et évoluer de jour comme de nuit grâce à ses équipements de navigation ainsi qu’au système d’imagerie infrarouge Flir et le casque de vision nocture HMSD dont seront dotés les pilotes.

Sa protection est assurée par des mitrailleuses 12,7 mm ou 7,56 mm placées latéralement et à l’arrière, ainsi que par un lance-leurre ELIPS NH. Il est également équipé d’un détecteur d’alerte radar.

Le Caïman TTH dispose d’une capacité de chargement relativement importante. Il peut, selon les cas, emporter 2,5 tonnes de matériel ou 4 tonnes à l’élingue, ou encore transporter soit 20 soldats équipés, soit 12 civières, voire un véhicule léger et 3 hommes.

Source : Zone Militaire

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vendredi 27 janvier 2012

Afghanistan : 80 kits SLATE ont été (enfin) livrés pour les VAB TOP...

Mieux vaut tard que jamais !

Alors que l’armée américaine est déjà équipée du système PILARw qui, développé par la PME lyonnaise 01dB-Metravib, permet de détecter et de localiser l’origine de tirs, Renault Trucks Défense a annoncé, par un communiqué en date du 5 janvier 2011, avoir livré à l’armée de Terre 80 kits SLATE (Système de Localisation Acoustique de Tireur Embusqué) pour équiper les VAB TOP (Véhicule de l’avant blindé avec tourelleau télé-opéré) engagés en Afghanistan.

Pourtant, ce système a été mis au point après les retours d’expériences (RETEX) de l’armée de Terre à Sarajevo, où les militaires français avaient été exposés aux tirs de snipers, dans les années 1990. C’est ainsi que 01dB-Metravib a dévéloppé le PILARw, lequel a été breveté en 1997.

L'achat de ces 80 kits, annoncé en mars 2011, s’est fait dans le cadre des Urgences Opérationnelles (UO). Le fonctionnement du système SLATE repose donc sur l’intégration du PILARw, lequel est relié au tourelleau télé-opéré conçu par Kongsberg.

Grâce à un calculateur qui sert à traiter les données recueillies par une antenne acoustique, le PILARw est en mesure de localiser l’origine d’un tir en 2 secondes en analysant le son qu’il produit. Couplé à une caméra, il peut donner des images de l’endroit où le tireur est embusqué. Le tourelleau peut alors se tourner automatiquement vers l’origine de la menace et tirer à son tour.

Les systèmes PILARw livrés à l’armée de Terre ont bénéficié de quelques améliorations afin d’accroître la protection des équipages de VAB TOP. Ainsi, le SLATE est capable d’identifier le calibre de l’arme qui a tiré et les coordonnées géographiques de la position du sniper sont stockées en mémoire, ce qui permet alors au véhicule de se mettre à l’abri avant de riposter à une distance de sécurité.

Source : zone Militaire

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mercredi 25 janvier 2012

Armement : Mise en orbite des 4 microsatellites Elisa de surveillance radar

Les quatre microsatellites du projet Elisa ont été mis en orbite à 700 km d’altitude le samedi 17 décembre 2011 à 4h02, heure de Paris, par une fusée Soyouz tirée depuis Kourou en Guyane.

La phase de mise à poste permettant aux satellites de rejoindre l’orbite définitive de leur vol en formation durera environ 3 mois. A l’issue de cette période, les équipes de la Direction générale de l’armement (DGA) installées à Bruz (près de Rennes), en collaboration avec les forces armées, vont explorer pendant au moins 3 ans les moyens d’améliorer la précision et la qualité des informations recueillies. Elisa est un démonstrateur technologique lancé par le ministère de la Défense qui vise à démontrer la capacité à localiser et caractériser des radars au sol depuis l’Espace.

Le projet Elisa s’inscrit dans la logique engagée il y a 15 ans avec les satellites Cerise et Clémentine poursuivie à partir de 2004 avec le démonstrateur Essaim qui a permis d’expérimenter le recueil de renseignements électromagnétiques dans le domaine des télécommunications.

L’ensemble des enseignements tirés de ces démonstrateurs vise à préparer le programme CERES dont la mise en orbite est prévue d’ici la fin de la décennie. Ce programme permettra de  localiser et identifier des signaux émis par les systèmes adverses notamment pour cartographier les centres de télécommunications et les radars dans les zones de crise, et pour évaluer leur niveau d’activité.

Ainsi CERES permettra par exemple de préciser le danger que représentent les radars ennemis afin de garantir la suprématie des avions français, ou encore de déterminer l’architecture des réseaux de communication adverses. CERES contribuera directement à la fonction « connaissance et anticipation » du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. La France conforte ainsi sa place parmi les pays maîtrisant le recueil de renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) depuis l’Espace et de leader européen en ce domaine.

La DGA a confié à Astrium et Thales Systèmes Aéroportés la réalisation des quatre satellites et du segment sol. 

Source : DICOD

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jeudi 12 janvier 2012

Détroit d'Ormuz : Le Royaume Uni menace l'Iran d'une action militaire en cas de blocage

Golfe Persique : la Royal Navy interviendrait en cas de blocage par l'Iran du détroit d' Ormuz

Afin de contraindre l’Iran à coopérer davantage avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet de son programme nucléaire (ndlr : soupçon d'enrichissement de l'uranium à des fins militaire - bombe atomique), soupçonné d’avoir des implications militaires, les pays de l’Union européenne sont parvenus, le 4 janvier 2012, à un accord de principe portant sur un embargo concernant les exportations iraniennes de pétrole.

Cependant, à la fin du mois de décembre 2011, l’Iran avait averti qu’une telle mesure donnerait lieu à un blocage du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par où transite le tiers du trafic pétrolier mondial.

« Si on devait adopter des sanctions contre (les exportations) de pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d’Ormuz », a menacé, le 27 décembre 2011, Mohammad Reza Rahimi, le premier vice-président iranien.

Or, étant donné que le trafic maritime via ce passage est garanti par la Convention des Nations unites sur le droit de la mer et compte tenu des conséquences qu’un tel blocus pourrait avoir sur les économies occidentales et celles des monarchies pétrolières du golfe Persique, les Etats-Unis ont adressé une mise en garde à Téhéran contre toute perturbation de la circulation dans le détroit d’Ormuz. Ce qui suppose une intervention de la Ve Flotte (5ème flotte) de l’US Navy, basée à Bahrein.

Et le Royaume-Uni, par la voix de son ministre de la Défense, Philip Hammond, en a fait de même, le 5 janvier 2012, lors d’une intervention devant l’Atlantic Council. Ainsi, il a fait savoir que Londres ne tolérera pas la fermeture du détroit d’Ormuz.

« Nous sommes une partie intégrante de la force navale dan le Golfe et l’une de ses missions est de s’assurer que les voies maritimes restent ouvertes » a-t-il affirmé. « Toute tentative de fermer le détroit d’Ormuz serait illégale et nous devons envoyer une message très clair à l’Iran en disant que nous sommes déterminés à ce que le détroit reste ouvert » a-t-il ajouté.

La Royal Navy dispose de facilités dans cette partie du monde, notamment à Bahrein, sous l’autorité de l’United Kingdom Maritime Component Commander (UKMCC) et en collaboration avec la Ve Flotte américaine.

Concrètement, si une intervention militaire doit avoir lieu, elle consisterait à mener des opérations de déminage tout en contrant les activités des sous-marins et des vedettes lance-missiles iraniens, à neutraliser les moyens offensifs côtiers, et à surveiller l’espace aérien.

Quoi qu’il en soit, les Gardiens de la Révolution iraniens ont indiqué qu’ils mèneraient de nouvelles manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz, après celles qui viennent d’être effectuées par la marine iranienne régulière. Ces exercices, prévus pour durer du 21 janvier au 19 février 2012, viseront à « démontrer que l’Iran a le contrôle de l’ensemble du détroit d’Ormuz et de tous les mouvements dans cette région ».

« La 7e série des manœuvres du Grand Prophète seront tenues dans la région du Golfe persique et le détroit d’Ormuz. Elles seront marquées par des exercices très différents des précédents », a averti le commandant des forces navales des Pasdarans.

Cette annonce fait suite à la déclaration faite le 4 janvier 2012 par le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, lequel a mis en garde la marine américaine. « Nous avons toujours dit que la présence des forces non régionales dans le Golfe Persique était nocive et ne pouvait que créer des troubles. Et nous avons par conséquent toujours demandé qu’elles ne soient pas présentes dans cette voie d’eau » a-t-il affirmé.

La veille, le chef d’état-major de l’armée iranienne, le général Attaollah Salehi, s’est montré encore plus direct. « Nous conseillons au porte-avions américain (ndlr, l’USS John Stennis) qui a traversé le détroit d’Ormuz et se trouve en mer d’Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique. L’Iran n’a pas l’intention de répéter son avertissement » a-t-il menacé.

Source: Zone Militaire

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NDLR FNCV : Rappelons que la France dispose d'une base militaire permanente proche du détroit d'Ormuz, à Abu Dhabi, sur la rive sud du Golfe. Cette base a été inaugurée par le président Nicolas Sarkozy le 29 mai 2009, sous le nom de "Camp de la Paix". Cette présence permanente de nos forces armées dans le golfe montre la volonté de la France de s'impliquer dans la stabilité de cette zone stratégique.

Inauguré un an et demi à peine après son lancement, le "Camp de la paix" français héberge plusieurs centaines de soldats sur trois sites. Une base navale et de soutien logistique dans le port d'Abou Dhabi, une base aérienne où stationne un détachement de plusieurs avions de combat et un camp d'entraînement au combat urbain en zone désertique. C'est aussi une vitrine commerciale des armements français, dont l'armée émiratie est une fidèle cliente.

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lundi 2 janvier 2012

Iran : Tir de missile dans le Golfe persique en réponse aux sanctions américaines !

L'Iran défie l'Occident dans le détroit d'Ormuz !

La marine iranienne a testé un missile dimanche lors de manoeuvres militaires dans le Golfe, et les manœuvres navales iraniennes se poursuivent, non loin du détroit d'Ormuz.
   
L'Iran a défié l'Occident, le dimanche 1er janvier 2012, en tirant un missile de moyenne portée près du détroit stratégique d'Ormuz et en annonçant avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire, au lendemain de l'annonce de nouvelles sanctions américaines. Cette démonstration de force intervient au moment où les pays occidentaux accentuent la pression sur la République islamique d'Iran, accusée malgré ses multiples dénégations, de chercher à fabriquer la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.

L'Iran a tiré dans la matinée un missile de moyenne portée sol-air lors de manoeuvres navales près du détroit d'Ormuz, par où transite entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial, a indiqué un porte-parole de ces exercices cité par l'agence officielle Irna. Ce missile "conçu et fabriqué" en Iran "est équipé de la technologie la plus récente pour combattre les cibles furtives et les systèmes intelligents qui tentent d'interrompre la trajectoire du missile", a déclaré l'amiral Mahmoud Moussavi, en précisant qu'il s'agissait du premier test de ce type de missile.

Défi très clair lancé à l'Occident

Les manoeuvres navales, entamées le 24 décembre 2011, se déroulent autour du détroit d'Ormuz, que Téhéran a menacé de fermer en cas de nouvelles sanctions contre ses exportations pétrolières. Lundi 2 janvier 2012, ces exercices se termineront par une manoeuvre destinée à tester la capacité des forces navales à fermer le détroit, selon l'amiral Moussavi. "Une majorité de nos unités navales se positionneront selon une nouvelle formation tactique destinée à rendre impossible le passage de tout navire par le détroit d'Ormuz si la République islamique en décide ainsi". Les Etats-Unis ont critiqué ces derniers jours le "comportement irrationnel de l'Iran" et affirmé qu'"aucune perturbation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ne serait tolérée".

Toujours en signe de défi, l'Iran a parallèlement annoncé avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire produites localement et requises pour les réacteurs nucléaires. Ces barres ont été "introduites dans le coeur du réacteur de recherche nucléaire de Téhéran pour vérifier leur bon fonctionnement", a indiqué l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

L'enrichissement d'uranium par l'Iran est au cœur du conflit avec la communauté internationale. Enrichi à 20 %, l'uranium a un usage purement civil, mais si l'enrichissement est poussé au-delà de 90 % il peut être utilisé pour la fabrication de l'arme atomique. Les annonces iraniennes surviennent au lendemain de la promulgation par le président Barack Obama d'une loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l'Iran, notamment la Banque centrale, dans le but de contraindre ce pays à abandonner son programme nucléaire.

Conséquence financière : forte baisse du rial

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a néanmoins assuré que la Banque centrale iranienne réagirait avec "force" aux sanctions américaines. La Banque centrale peut faire face "aux pressions des ennemis" et "doit, avec force et confiance, avoir la solidité d'éliminer tous les complots des ennemis". Cependant, la monnaie iranienne, le rial, a enregistré une forte baisse dimanche, la valeur à la revente de la monnaie dans les bureaux de change a baissé à environ 16.000 rials pour un dollar, contre 11.000 rials pour un dollar au taux officiel, selon les médias.

Les nouvelles sanctions américaines ont suscité également une vive réaction du N.2 des Gardiens de la révolution, garde prétorienne du régime. "Si les intérêts vitaux de notre pays sont menacés par l'ennemi, nous répondrons à la menace par une menace sur plusieurs fronts", a dit le général Hossein Salami. Et le président de la Chambre de commerce iranienne Mohammad Nahavandian a estimé que ces mesures "sans précédent et injustifiables" engendreraient des "pertes réciproques".

Samedi, l'Iran avait pourtant semblé faire un geste en direction des occidentaux, laissant la porte ouverte à une reprise des négociations avec les grandes puissances sur le nucléaire, suspendues depuis un an.      

Source : Le Point.fr

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lundi 12 décembre 2011

Le premier EDA-R de la Marine nationale réceptionné à Toulon

Livraison du premier EDA-R, Engin de Débarquement Amphibie Rapide, à Toulon

La Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné, le 24 novembre 2011 à Toulon, le premier engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R), qui quintuple la capacité de débarquement offerte par les chalands actuellement en service.

Les EDA-R seront utilisés par les bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la marine. Notifié en juin 2009 dans le cadre du plan de relance de l’économie, le marché comprend l’acquisition de 4 EDA-R en tranche ferme et leur maintien en condition opérationnelle jusqu’à la mi-2015. Les trois autres engins seront livrés d’ici la mi-2012.

Basé sur un concept unique au monde (L-CAT - Landing CATamaran-) breveté par la société de Constructions industrielles de la méditerranée (CNIM), l’EDAR est un catamaran rapide en mode transit, qui se transforme en navire à fond plat pour plager et enradier, grâce à une plate-forme élévatrice centrale.

Chaque BPC peut emporter deux EDA-R dans son radier. Conçus pour effectuer le débarquement de troupes et de véhicules militaires à partir d’un bâtiment amphibie positionné au-delà de l’horizon (30 nautiques/55 km), les EDA-R pourront être utilisés  pour des opérations humanitaires dans des zones dépourvues d’infrastructures portuaires. Long de 30 mètres et large de 12, l’EDA-R a une capacité d’emport de 80 tonnes avec une vitesse de 18 noeuds à pleine charge et de 30 noeuds à vide. Ses portes à l’avant et à l’arrière simplifient les opérations de chargement et de déchargement des véhicules.

Le chantier naval SOCARENAM, sous-traitant du maître d’œuvre CNIM, fabrique la coque dans son site de Saint-Malo et finalise le navire à Boulogne-sur-Mer. La charge de travail générée par la réalisation des 4 engins est d’environ 400 000 heures et représente plus d’une centaine d’emplois directs pendant 3 ans. Aux côtés de CNIM et de SOCARENAM, de nombreuses entreprises et PME françaises sont impliquées dans la réalisation des EDA-R.

Source : DICOD

NDLR FNCV : Cet engin est unique au monde !

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lundi 14 novembre 2011

Armement : Le VBMR va remplacer le VAB

Le VBMR, un Véhicule Blindé Multi-Rôles

Une offre commune de Nexter et Renault Trucks Defense pour le Véhicule Blindé Multi-Rôles

Le remplacement des Véhicules de l’avant-blindé (VAB), utilisés intensivement depuis leur entrée en service dans les années 1970, est un dossier crucial pour l’armée de Terre, au point que son ancien chef d’état-major, le général Irastorza en avait clairement fait une priorité pour les années qui viennent. Sans ce type de véhicule, « nous serions incapables de remplir nos missions », affirmait-il dans un entretien accordé au Parisien, cet été.

Le successeur du VAB, appelé Véhicule blindé multi-rôles (VBMR), sera conçu de manière à transporter 9 fantassins, avec une protection de niveau 4, une architecture 6×6 et un tourelleau téléopéré. Il ne devra pas coûter plus d’un million d’euros pièce, d’autant plus qu’il est prévu d’en commander 2.300 exemplaires dans le cadre du programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation) dont le contrat d’architecture a été confié à Nexter, Thales et Sagem.

Alors que se pose toujours la délicate question de la restructuration du secteur français de l’armement terrestre, deux de ses principaux acteurs, à savoir Nexter et Renault Trucks Defense, ont annoncé, par voie de communiqué, le 9 novembre 2011, avoir conclu un accord de coopération « en vue d’apporter une solution unique lors de la consultation pour le programme VBMR ».

Les deux groupes, qui ont déjà travaillé en collaboration pour le Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI), qui remplace les AMX-10P de l’armée de Terre, indiquent avoir établi une « maîtrise d’oeuvre réactive, guidée par le souci d’apporter au client (…) une réponse intégrée, économique, évolutive, pérenne et tirant le meilleur parti des compétences » de chacun., avec aussi pour objectif « d’élargir au-delà de la France les débouchés des VBMR».

A noter que la Direction générale de l’armement (DGA) a déjà confié, en juin 2010, un contrat d’études de 10 millions d’euros concernant le VBMR à Renault Trucks Defense, qui peut par ailleurs s’appuyer sur son véhicule ATD (Armoured Multirol Carrier) et que Nexter a, de son côté, mis au point, à cette fin, le démonstrateur XP-2.

Reste maintenant à voir ce que compte faire Panhard, le spécialiste du blindé léger. Il devrait cependant préparer une offre, de même que Thales, qui proposera probablement le Bushmaster (ou Broussard pour la version française).

 Source : Zone Militaire

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jeudi 10 novembre 2011

Libye : Les Mirage 2000 des Emirats arabes unis ont surclassé les F16

Succès des Mirage 2000 en Libye... Reste à vendre des Rafale aux Emirats...

L'engagement militaire des Emirats arabes unis (EAU) en Libye a été particulièrement discret, mais des informations intéressantes commencent à filtrer.

Les EAU ont engagé douze appareils : six Mirage 2000-9 et six F-16 C/D Block 60. Dans les deux cas, il s'agit de versions très modernes et sophistiquées de ces avions déjà anciens.

Les avions émiratis ont d'abord été basés à La Sude (Crète) avant de rejoindre Sigonella (Sicile).

Les Mirage 2000 ont donné pleine satisfaction, ce qui n'est pas vraiment le cas de F16 qui ont connu deux accidents. A chaque fois que des F-16 n'ont pas pu voler, ce sont des Mirage qui ont rempli les missions. Les six  "-9" ont effectué des sorties air-air et air-sol.

Ce bilan positif des Mirage 2000-9 est assurément un bon point pour l'industrie militaire française, au moment où les négociations pour la vente de soixante Rafale seraient en passe d'aboutir. Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, s'est vu confier la responsabilité de les mener à bien.

Reste à savoir ce que deviendront les soixante Mirage 2000-9 des Emirats ? Ils seront proposés sur le marché de l'occasion, mais par quel mécanisme et auprès de quels clients ? L'affaire est loin d'être bouclée.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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lundi 31 octobre 2011

Armenent nucleaire : Essai de la "Tsar Bomb" atomique 50 mégatonnes en URSS !

Il y a 50 ans, la "Tsar Bomba" de 50 mégatonnes explosait en URSS.

TSAR BOMB
Le plus gros essai nucléaire de l'histoire de l'atome militaire !

Le 30 octobre 1961, à 11h32, l'Union soviétique procédait à l'essai nucléaire le plus gigantesque de l'histoire de l'atome militaire - et ce, dans l'atmosphère.  Le tir eut lieu en Nouvelle-Zemble, une île de l'océan arctique, qui accueillait un centre d'essais nucléaires et reste, sans doute, contaminée.

Surnommé "Tsar-Bombe", l'engin RDS-220 développa une puissance de l'ordre de 50 mégatonnes, soit l'équivalent de 50 millions de tonnes de TNT. 3800 fois Hiroshima ou cinquante fois la puissance des anciens missiles du plateau d'Albion.

Développée par le physicien, et futur dissident Andreï Sakharov, l'engin avait une puissance double, mais il fut décidé de la régler afin qu'elle ne délivre que la moitié de sa puissance...

L'arme pesait 27 tonnes et mesurait 8 mètres de long pour un diamètre de plus de deux mètres. Elle fut larguée à 10.500 m d'altitude par un Tupolev 95 spécialement modifié. Freinée par un parachute, elle explosa à 4000 mètres. Le tir se produisit alors que l'avion avait eu le temps de s'éloigner de 45 km, mais la dépression causée par l'explosion faillit détruire l'avion qui, faute de portance, chuta de plusieurs milliers de mètres.

L'éclair de l'explosion fut, dit-on, visible à des milliers de kilomètres. Lorsque le champignon se forma, il atteignit une altitude de 64 km. Au sol, c'était l'enfer. Dans un rayon de 55 kilomètres autour du point zéro, tout fut détruit. Des observateurs, situés à 270 km, ressentirent l'effet de chaleur. En Norvège et en Finlande, des dégâts matériels furent constatés, avec des vitres fêlées.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense

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dimanche 23 octobre 2011

Russie : L'armée russe n'achètera plus de Kalachnikov AK-47

Décidément, l’année 2011 est riche en bouleversements.

La fin du fusil d'assaut russe Kalachnikov AK-47 ???

L’annonce selon laquelle l’armée russe a décidé de se passer de ses fusils d’assaut AK-74 (Avotmat Kalachnivoka), la version modernisée de l’AK-47, la fameuse « kalach », qui a armé et qui arme encore les guérilleros de tous poils de la planète, en est un.

D’ailleurs, cette nouvelle est tellement surprenante qu’elle n’a pas encore été communiquée au « père » de l’AK-47, Mikhaïl Kalachnikov, âgé aujourd’hui de plus de 90 ans, de peur qu’elle lui soit fatale.

La raison avancée par l’armée russe est qu’elle possède dix fois trop d’exemplaires de ce fusil d’assaut par rapport à ses besoins actuels. D’où sa décision d’arrêter ses commandes auprès de l’usine Izhmash, qui produit l’AK-47 et ses dérivés depuis plus de 60 ans.

Cela étant, la « kalach » n’est pas encore prête de disparaître. D’une part, parce que l’armée russe ne lui a pas encore trouvé de remplaçant puisqu’il reste à concevoir. Et d’autre part, parce que de 100 millions d’exemplaires sont en circulation dans le monde et que c’est sans doute l’arme qui a été la plus copiée et qui risque de l’être encore dans les années qui viennent.

Quant à Mikhaïl Kalachnikov, son concepteur, qui a reçu la médaille de Héros de la Russie à l’occasion de son 90ème anniversaire, il vit modestement à Ijevsk, dans l’Oural. Conformément à la loi russe, les inventions dans le domaine de l’armement ne donnent pas droit à des royalties.  » J’ai créé cette arme pour défendre mon pays. Voilà son but » avait-il déclaré il y a un peu moins de deux ans.

Source : Zone Militaire

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dimanche 18 septembre 2011

Armement : Le premier EDA-R - Engin de Débarquement Amphibie Rapide

EDAR, le nouvel Engin de Débarquement Amphibie Rapide de la Marine Nationale

Le nouvel engin de débarquement qui équipera les Bâtiments de projection et de commandement, BPC de type Mistral va quitter, le 20 juin 2011, le chantier naval de Socarenam, situé à Boulogne-sur-Mer, pour rejoindre la base navale de Toulon, où il entamera une période d’essais avant d’être mis en service dans le courant du second semestre 2011.

Développé sur fonds propres par le groupe CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée) et construit par Socarenam, l’engin de débarquement amphibie rapide EDA-R a été commandé en juin 2009, et dans un premier temps, à 4 exemplaires pour les besoins de la Marine nationale, qui souhaite remplacer ses chalands de transport de matériels (CTM) pour ses BPC.

Issu du concept L-CAT, l’EDA-R est un catamaran équipé d’une plateforme élévatrice destiné à transporter des troupes, du matériel et des véhicules embarqués à bord d’un BPC vers les côtes. Long de 30 mètres pour 12 mètres de large, il peut porter une charge maximale de 100 tonnes. Pour sa protection, il est doté de deux mitrailleuses de 12,7 mm et de deux affûts de 7,62 mm.

Concrètement, lors des phases d’embarquement et de débarquement, l’EDAR se comporte comme un chaland classique. Mais lors du transit vers la côte, sa plateforme se met en position haute, ce qui lui donne l’allure d’un catamaran et lui permet de naviguer à une vitesse comprise entre 16 et 27 noeuds selon la charge. Il est propulsé par 4 moteurs MTU de 1.900 CV (2 par coques) et des hydrojets MJP650.

A terme, et si les recommandations du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale sont respectées, la Marine nationale comptera 4 BPC (le 3ème, le Dixmude, est en cours de construction). Aussi, ce sont 8 EDA-R qui devront être commandés au total.

La Russie achète, enfin, le BPC Mistral français...

Et la vente de BPC Mistral à la Russie, qui vient d’être conclue après des négociations compliquées, est susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives pour cet engin de débarquement, d’autant plus qu’il n’y a pas beaucoup d’équipements de ce type sur le marché. Il y a bien le LCAC (Landing Craft Air Cushion), sur coussin d’air, qui équipe l’US Navy mais il s’avère qu’il est à la fois fragile et d’un entretien coûteux.

Cela étant, un deuxième EDA-R est attendu par la Marine nationale d’ici la fin 2011. Les deux autres exemplaires devraient être livrés au cours du premier semestre de l’année suivante.

Source : Zone Militaire - Photo (c) CNIM

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vendredi 16 septembre 2011

Défense nationale : Où va l'armée française ?

Lors du dernier G2S, le CEMAT (Chef d'Etat Major de l'Armée de Terre) a fait une remarque sur les effectifs : l’armée de terre ne représente plus que 2 fois les effectifs employés par la ville de Paris ... image à forte teneur pédagogique !

L'armée française bientôt réduite au Stade de France ?

Refonte de la carte militaire, réorganisation des états-majors, budgets de plus en plus «serrés», réduction constante des effectifs, vieillissement du matériel… Près de quinze ans après l’entrée en vigueur de la professionnalisation des armées, près de deux ans après la réintégration de la France dans l’OTAN, la « Grande Muette » est inquiète. Elle s’interroge non seulement sur ses moyens, mais aussi sur la finalité, devenue floue, de ses missions.

À quelle logique politique et stratégique obéit-elle ? Et au-delà, quelle peut être, aujourd’hui, la place de la fonction militaire dans une société régie par les seules « valeurs » marchandes, piétinant chaque jour les vraies valeurs, celles du service, du devoir et du sacrifice, que le soldat incarne dans toute leur quintessence ?

Lancinante comme la douleur d’une vieille blessure, l’image, imposée en 2008 par le général Jean-Claude Thomann, revient spontanément au détour des conversations entre militaires, sans parler des forums de discussions qui fleurissent sur Internet : au rythme où vont les réductions d’effectifs, l’armée de terre tiendra bientôt tout entière dans le Stade de France. Enfin presque, rectifient les plus optimistes puisque ses 81.338 places seraient insuffisantes pour accueillir les 88.000 combattants qui, au terme du dernier Livre blanc de la défense (2008) constitueront le fer de lance de nos effectifs en 2014. Mais les pessimistes remarquent aussitôt qu’en annexant la pelouse de ce même stade, on pourrait y ajouter sans mal les 63.000 militaires non opérationnels et les 9.000 civils de l’armée de terre, soit, en tout, 103.000 hommes. 
 
L’armée de la troisième puissance militaire mondiale réduite au public d’un stade, fût-il le plus grand de France: le raccourci parle à tout le monde…

Et pour ceux qui n’ont pas la mémoire courte, elle évoque bien pis : les 100.000 soldats accordés à la Reichswehr de 1918 par le traité de Versailles et les 100.000 autres concédés à Vichy, en 1940, aux termes de l’armistice négociée avec le IIIe Reich. La vaine poussière d’armées vaincues tout juste autorisées à maintenir l’ordre. Bref, à tirer sur la foule, en cas de besoin… Mais en aucun cas à s’opposer à l’invasion du territoire.

Source : Général Brette

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samedi 20 août 2011

Armement : Le système Félin, le nouvel équipement des grenadiers voltigeurs

L'armée de Terre a présenté au 1er régiment d'infanterie de Sarrebourg (Moselle) le nouvel équipement de ses fantassins, le système Félin (Fantassin à équipement et liaisons intégrés). Il ne s'agit pas d'un programme de science-fiction, mais plutôt d'une adaptation jusqu'au niveau basique du "grenadier voltigeur" de technologies éprouvées, faisant parfois appel à des technologies civiles. L'ensemble de ces équipements permet de renforcer sa protection individuelle et sa capacité de combat de jour et de nuit.

Intégré au sein d'un réseau informatisé remontant jusqu'au niveau régimentaire, le combattant dispose désormais d'écrans lui permettant de connaître sa position personnelle, celle de ses camarades et de communiquer avec eux à l'aide d'ostéo-micros et d'ostéo-écouteurs en contact avec l'épiderme et connectés au système osseux.

Détail qui en dit long sur les études ayant conduit à la mise au point de cet équipement : les commandes du poste radio et du terminal informatique du combattant sont intégrées à la poignée avant du fusil Famas. Celui-ci a été modifié pour accueillir un ensemble de commandes ambidextres permettant de viser tout en utilisant sa radio, de régler le tir "déporté" (l'image de la lunette de visée est présentée sur un écran permettant de tenir le fusil à distance), de changer la focale de la lunette et de la faire passer à son gré en mode infrarouge ou "intensification de lumière". Ces modifications accroîtraient les performances du Famas de 70 % de jour, et de 160 % de nuit, selon la Direction générale de l'armement.

La baïonnette du Famas ne sert plus seulement à suriner les sentinelles. "Rosalie" est devenue bonne à tout faire : elle sert de cisaille à barbelés, de coupe-câbles, de levier de charge, etc. Le système Félin intègre des équipements collectifs, dont celui des véhicules, les systèmes de visée et de transmission pour armes collectives, les terminaux d'information tactique pour les chefs de groupe et les chefs de section. Ceux-ci peuvent ainsi connaître, alors qu'ils ont débarqué du véhicule, la position de tous leurs subordonnés qui sont en mesure de leur envoyer photos et vidéos, et auxquels ils peuvent attribuer des secteurs d'observation et des cibles. Tous ces équipements sont installés dans un "gilet électronique", qui vient au-dessus du gilet de protection modulaire.

Dans ce nouvel équipement, tout a été étudié durant des années (la notification du contrat à Sagem remonte à mars 2004) pour simplifier, faciliter et rendre l'emploi des équipements le plus ergonomique possible. Les jumelles de dernière génération JIM LR2 sont compatibles avec l'ensemble des équipements Félin et viennent d'être commandées à 1 175 exemplaires par l'armée française.

La firme Sagem facturerait 23 000 euros par fantassin, mais le programme dans son ensemble (études, industrialisation, fabrication et maintenance initiale) s'élèverait à environ un milliard d'euros. Chaque fantassin reçoit 90 articles différents, de la lunette de tir au treillis nouveau modèle, avec de gros boutons, en passant par la radio individuelle et les chaussures de marche.

À ce stade, l'armée française a commandé 22 588 exemplaires du Félin, qui équipe aujourd'hui le 1er régiment d'infanterie. Le 13e bataillon de chasseurs alpins (Chambéry-Savoie) a terminé la perception des matériels. Ils seront suivis par le 16e bataillon de chasseurs (Bitche-Moselle), le 92e régiment d'infanterie (Clermont-Ferrand-Puy-de-Dôme) et le 35e régiment d'infanterie (Belfort-Territoire-de-Belfort). En principe, quatre nouveaux régiments d'infanterie suivront chaque année jusqu'en 2015. Théoriquement, le système Félin sera utilisé pour la première fois en opérations de combat par le 1er RI, qui doit rejoindre l'Afghanistan à la fin de l'année 2011.  

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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dimanche 17 juillet 2011

Armement : Viseur de casque - Le regard qui tue !

Les forces fidèles à Kadhafi ont tiré des missiles Manpads contre des hélicoptères français lors d'une récente mission contre des cibles libyennes. Ni dégât ni blessé ne sont à déplorer.

Libye : Tirs de missiles Manpads contre des hélicoptères français

Les hélicoptères français combattent les forces du colonel Kadhafi depuis le 4 juin 2011. Commandant à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle la flotte française au large de la Libye, l'amiral Philippe Coindreau a révélé, lors d'une visioconférence avec des journalistes, que les hélicoptères français avaient subi des tirs de missiles sol-air de type Manpads (Man Portable Air Defense System), sans doute des SAM 7 de fabrication russe. Selon nos informations, ces tirs n'ont frappé aucune "voilure tournante", mais ont déclenché des tirs de leurres.
Nous saisissons cette occasion pour donner quelques éléments sur la manière dont les opérations se déroulent pour l'ALAT (aviation légère de l'armée de terre), fortement mise à contribution ces temps-ci.

Les cibles sont désignées par le centre de commandement de l'OTAN

Nous avions précisé la nature des matériels embarqués sur le BPC Tonnerre à la fin du mois dernier. Nous pouvons aussi expliquer dans quelles conditions ces hélicoptères interviennent, toujours à partir du Tonnerre, pour des missions de deux heures, dont trente minutes de route vers la zone des opérations, une heure de patrouille et de combat sur place et une demi-heure pour le retour. Dans une salle de l'état-major du BPC, le PCMO (poste de commandement et de mise en oeuvre) de l'ALAT est dirigé par un officier supérieur nommé par le chef de la division aéromobilité du commandement des forces terrestres (Lille), que dirige le général Éric Du Bouëtiez de Kerorguen.

Comme c'est le cas pour leurs collègues aviateurs, les pilotes de l'ALAT reçoivent la désignation de leurs cibles depuis un centre de commandement de l'OTAN et partent dans sa direction en meute. En Libye, comme ce serait le cas n'importe où ailleurs, les hélicoptères français du Gam (groupe aéromobile) agissent en "modules". Les moyens déployés sur le BPC permettent d'en composer deux identiques, avec pour chacun les matériels suivants :

Viseur de casque.. Le regard qui tue !

  • Trois SA342 Gazelle Viviane-Hot, équipées de caméras thermiques Viviane et de missiles filoguidés HOT (haut subsonique optiquement téléguidé) de 4 000 mètres de portée ;
  • Une SA341 Gazelle avec canon de 20 mm ;
  • Une SA341 Gazelle avec missiles antiaériens Mistral ;
  • Un EC665 Tigre HAP (appui-protection) équipé de roquettes et d'un canon de 30 mm asservi au casque TopOwl (Thales) du pilote. C'est le regard qui tue : le tireur vise sa cible en la regardant simplement, ce qui oriente automatiquement le canon.
  • Un SA330 Puma IMEX (immediate extraction) pour récupérer des pilotes qui auraient été abattus.

Opérations de nuit

Si deux modules sont engagés simultanément, une Gazelle supplémentaire de commandement, non armée, peut, le cas échéant, emmener l'officier supérieur dirigeant l'opération.
Les opérations se conduisent exclusivement de nuit, pour profiter de la supériorité française en la matière. Tous les pilotes sont équipés de JVN (jumelles de vision nocturne).

On précise de bonne source qu'à ce stade les hélicoptères français ont conduit plusieurs missions contre la Libye, tirant un nombre indéterminé de missiles HOT contre des chars, des véhicules de transport de troupes et des centres de commandement. Les Britanniques de la 16th Air Assault Division embarqués sur le porte-hélicoptères HMS Ocean ont, pour leur part, conduit trois missions, chaque fois avec deux de leurs quatre hélicoptères d'attaque Apache déployés dans la zone.  

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr - Crédit photo Guillaume Bonnaud

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mercredi 29 juin 2011

Le CEMA dénonce la fragilité du lien Armée-Nation

Le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Guillaud, a prononcé, le 20 mai 2011, une allocation riche et dense à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

En premier lieu, l’amiral Edouard Guillaud a identifié cinq tendances qui caractérisent les évolutions géo-stratégiques en cours : « la pertinence de l’idée de surprise stratégique », illustrée par les révolutions arabes, la confirmation de l’arc de crise allant du Maghreb au sous-continent indien, défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBSDN), le « piétinement d’une Europe cacophonique ou aphone (…) incapable de se concevoir en puissance globale sur la scène internationale », l’intention des Etats-Unis de laisser aux Européens le soin de répondre aux crises dans leur zone d’influence régionale en s’appuyant sur la structure de l’OTAN, et l’affirmation des pays émergents (les BRIC).

Les guerres sont devenues des guerres d'usure

Face à cette situation, le CEMA a tiré plusieurs leçons pour l’armée française, qui a été très sollicitée au cours de ces derniers mois, avec les interventions en Libye et en Côte d’Ivoire, sa présence en Afghanistan et au Liban, sans oublier son engagement au Sahel où des otages français sont retenus par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Ainsi, l’amiral Guillaud a mis en avant que l’outil militaire français est à la fois « complet et cohérent », ce qui est indispensable pour « porter une volonté politique » dans le monde. Seconde leçon : la qualité et la crédibilité des forces françaises, qui a permis à ces dernières de « répondre à toutes les sollicitations de notre pouvoir politique, dans l’urgence et avec succès ». Enfin partant du constat que « les guerres d’aujourd’hui sont des guerres lentes et longues, des guerres d’usure, des guerres qui durent », il est nécessaire, selon lui, de « savoir durer ».

Cet outil militaire est favorisé, d’après le CEMA, par trois facteurs : la pertinence d’une chaîne décisionnelle courte, qui serait une « caractéristique française », un format d’armée « presque en cohérence » avec ses contrats opérationnels, et la qualité de ses personnels, « professionnels, formés, entraînés » et « animée par des forces morales qui font toute sa résilience », faites de loyauté, d’honneur, de générosité, de sens du service et du bien commun ». Sur ce dernier point, l’amiral Guillaud estime que ces valeurs sont un « savoir-être, un savoir donner et un savoir servir dans nos armées », ce qui ne va pas toujours forcément de soi à notre époque.

Les réformes actuelles fragilisent nos armées

Cela étant, ce constat favorable repose sur un équilibre précaire. Sans langue de bois, le CEMA a ainsi estimé que les armées françaises sont « fragilisées » par les réformes en cours (RGPP, conclusions du LBDSN) alors que les conséquences de la crise économique et financière de 2008 continuent à peser et rendent le contexte budgétaire compliqué.

L’amiral Guillaud a souligné l’importance de ces réformes, qu’il a même qualifiées de "transformations", qui remettent en cause les « structures », les « organisations », les «procédures » et les « modes traditionnels de fonctionnement ».

Quant à l’équation budgétaire, le CEMA a affirmé que « les contraintes financières » actuelles, qui « grèvent notre endurance opérationnelle » sont susceptibles de « remettre en cause notre régénération, c’est à dire notre aptitude à assumer les missions qui nous sont confiées ».

Toujours selon l’amiral Guillaud, il y aurait même urgence. « Aujourd’hui, en tirant sur les cordes de la préparation opérationnelle et de la formation, nous touchons aux équilibres de notre outil » a-t-il expliqué.

L'ignorance de la chose militaire augmente...

Ces propos ne sont pas innocents alors que se profilent les prochaines échéances électorales. Et il est à craindre que les questions de défense, qui font partie des prérogatives régaliennes de l’Etat, ne soient pas abordées lors des débats qui opposeront les différents camps politiques.

Aussi, le CEMA a indiqué souhaité « que la Défense soit un sujet ». « Notre avenir et notre sécurité l’exigent » a-t-il lancé. Mais pour qu’il le devienne, encore faudrait-il que les électeurs lambda soient intéressés par ces questions. Et c’est une autre fragilité soulignée par l’amiral Guillaud, qui estime que la distance entre l’armée et le monde civil «semble s’accroître». Et l’officier de déplorer « l’ignorance grandissante de la chose militaire, notamment chez les élites de notre pays ».

Source : Zone Militaire

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dimanche 3 avril 2011

Libye : Des militants islamistes combattent dans les rangs des rebelles libyens

Menace terroriste : AQMI s'empare de missiles sol-air en Libye !

Le colonel Kadhafi a affirmé, à plusieurs reprises, que les troupes qui sont restées fidèles combattent al-Qaïda. Aussi déroutantes qu’ont été les premières interventions du leader libyen au début de la crise que traverse son pays, il se pourrait qu’il n’ait pas totalement tort.

La situation libyenne laissait craindre que des mouvements terroristes puissent s’emparer de matériels militaires – et en particulier de missiles anti-aériens Manpad Sa-7) à la faveur du chaos ambiant. Le cabinet d’analyse stratégique Stratfor soulignait que le conflit libyen « pourrait offrir aux djihadistes plus de liberté de manoeuvre qu’ils n’en ont eu depuis des années ».

Et il semblerait que les craintes que l’on pouvait nourrir soient devenues réalité. « Nous avons des informations sûres. Nous sommes très inquiets pour la sous-région. AQMI, Al-Qaïda au Maghreb Islamique, a profité de la situation en Libye pour se procurer des armes lourdes qui ont été transportées dans la zone sahélienne » a ainsi déclaré une source malienne proche des services de sécurité et dont les propos ont été rapportés par l’AFP.

Cela a été confirmé par un responsable militaire nigérien : « Nous avons les mêmes informations. Parmi ces armes, il y a des missiles Sa-7. C’est très inquiétant. Ce surarmement est un vrai danger pour toute la zone sahélienne. Apparemment, AQMI utilise des intermédiaires ou envoie même des militants pour récupérer ce matériel. Reste à savoir ce que l’organisation compte faire de ces armes. L’on peut imaginer qu’une partie puisse servir à faire du trafic. Et que l’autre soit utilisée… Auquel cas, ce serait une très mauvaise nouvelle pour les Etats concernés (Mauritanie, Niger, Mali, Algérie) mais aussi pour les militaires français amenés à intervenir dans la région sahélienne.

Pour le président tchadien, Idriss Deby Itno, il n’y aucun doute non plus sur le fait qu’AQMI s’est procuré du matériel militaire libyen. « Les islamistes d’al-Qaïda ont profité du pillage des arsenaux en zone rebelle pour s’approvisionner en armes, y compris en missiles sol-air, qui ont été par la suite exfiltrés dans leurs sanctuaires du Ténéré » a-t-il déclaré dans un entretien à paraître le 28 mars dans Jeune Afrique.

« C’est très grave. AQMI est en passe de devenir une véritable armée, la mieux équipée de la région » a poursuivi le président Déby, avant d’estimer qu’il y a « une part de vérité » dans les affirmations du colonel Kadhafi. « Je suis certain qu’AQMI pris une part active au soulèvement » a-t-il dit, tout en reconnaissant ne pas savoir « jusqu’à quel point ».

Selon les quotidiens The Daily Telegraph et Il Sole 24 Ore, des militants islamistes recrutés à Derna par un certain Abdel Halkim al-Hasadi pour aller combattre en Irak seraient dans les rangs des rebelles à Ajdabiya.

La ville de Derna, justement, avait été épinglée par un câble diplomatique américain diffusé par WikiLeaks. Cette cité, située entre al-Baïda et Tobrouk, avait été décrite comme étant un « vivier de combattants libyens » pour l’Irak. Elle subirait l’influence d’un petit groupe d’anciens djihadistes passés par l’Afghanistan, qui la pousseraient vers un islam rigoureux et conservateur.

Par ailleurs, il est fort probable que bon nombre de prisonniers islamistes libérés en plusieurs vagues par le régime du colonel Kadhafi aient pris les armes aux côtés des rebelles. Depuis 2007, Tripoli a lancé le programme « dialogue et réconciliation » pour «recycler» les djihadistes. Au moins 946 ont été ainsi élargis des prisons libyennes.

Source : Zone Militaire


Hymne National du Japon : Kimi Ga Yo - Votre Règne
Séisme et tsunami du 11 mars 2011 : Solidarité avec le Japon

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samedi 19 mars 2011

Libye : Les moyens militaires de l'armée libyenne du colonel Kadhafi

                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                              

Armée libyenne : Miliciens et gardes révolutionnaires...

Avant l’insurrection qui agite la Libye depuis le mois de février 2011, l’armée libyenne comptait environ 76.000 militaires d’active, appuyés par 40.000 miliciens et surtout 3.000 gardes révolutionnaires d’une loyauté à toute épreuve à l’égard du régime du colonel Kadhafi.

Selon les différentes estimations, et avant les évènements, l’armée de Terre était forte de 50.000 hommes, auxquels il faut ajouter 25.000 appelés. Les forces aériennes libyennes disposaient de 18.000 militaires et la marine libyenne, la plus pauvre en terme d’effectifs, de seulement 8.000 marins.

Le colonel Kadhafi s’est toujours méfié de la fidélité supposée de ses forces armées. Visiblement, il n’avait pas tout à fait tort puisque seulement 15.000 militaires « réguliers » lui sont restés loyaux. Aussi, le dirigeant libyen compte surtout sur le corps des gardes révolutionnaires et le bataillon d’élite Khamis, commandé par le plus jeune de ses fils. Ces effectifs ont été complétés par l’apport de mercenaires, dont on ignore exactement le nombre, venus principalement du Tchad et du Mali.

Vient la question des moyens militaires. Dans l’ensemble, ils sont plutôt vétustes et datent de l’époque soviétique. Et malgré la fin de l’embargo, en 2004, après que le colonel Kadhafi fut redevenu « présentable » aux yeux de la communauté internationale, le potentiel libyen n’a pas été modernisé, malgré la commande – faite trop tard – de 4 milliards de dollars d’armements passée auprès de la Russie.

Ainsi, la marine met en oeuvre trois bâtiments de surface et les deux sous-marins de conception soviétique de la classe Foxtrot ne seraient, apparemment, plus en mesure de prendre la mer. Cela relativise les menaces du colonel Kadhafi « d’exposer le bassin méditerranéen à un grave danger non seulement à court terme mais aussi à long terme », même si deux frégates ont participé à la reprise de Ras Lanouf, le 11 mars dernier.

Quant aux matériels de l’armée de terre libyenne, une partie est tombée aux mains des insurgés. Avant les troubles, elle pouvait compter sur un millier de blindés, une centaine de véhicules de reconnaissance, plus de 2.000 pièces d’artillerie ainsi que sur 420 missiles sol-air. Cela étant, bien qu’obsolètes, des chars T72 sont toujours efficaces contre des combattants inexpérimentés et sans chaîne de commandement…

Pour ce qui concerne l’état des avions de combat des forces aériennes libyennes, bon nombre d’entre eux ne sont plus opérationnels. La plupart sont de conception soviétique (MiG 23, MiG 25, MiG 21, SU-17 et 24) et 6 d’entre eux auraient été perdus depuis le début des troubles, dont 2 Mirage F1 français, partis à Malte. Dans le cas de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, ils ne devraient pas poser trop de problèmes. En fait, les troupes loyalistes se servent davatange des hélicoptères d’attaque pour combattre la rébellion.

ONU Résolution 1973 : Zone d'exclusion et frappes aériennes sur la Libye de Kadhafi

Le plus épineux reste la capacité de défense anti-aérienne libyenne. Une trentaine de sites de missiles sol-air sont disposés le long de la côte méditerranéenne. Or, c’est par là que viendront les avions de combat de la coalition internationale qui est en train de se mettre en place pour appliquer la résolution 1973 des Nations unies. Et c’est sans compter sur les missiles Manpad SA-7, qui sont l’équivalent du Stinger américain, qui peuvent toucher des appareils étrangers dans le cas où ils seraient contraints d’engager une colonne blindée des forces loyalistes. Ou même encore des canons anti-aériens ZSU 23-4 Shilka, qui, dirigés par radar, sont redoutables.

Source : Zone Militaire


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mercredi 16 mars 2011

Chine : Budget militaire de la Défense chinoise encore en forte hausse

Les budgets militaires de la Chine sont en en forte hausse. Pourquoi ?

« Le défi posé par la montée en puissance de l’Armée populaire de libération » est « l’un des plus sérieux auxquels les planificateurs de la sécurité nationale de l’Australie ont été confrontés depuis la Seconde Guerre Mondiale » a récemment estimé le professeur Ross Babbage, qui a contribué à la rédaction du Livre blanc australien sur la défense et dont les propos ont été relevés par la dernière livraison du magazine spécialisé DSI.

Et les responsables militaires australiens auront du pain sur la planche pour relever le défi posé par Pékin. En effet, le prochain budget de la défense chinois devrait augmenter de 12,7% et s’élever ainsi à 65,6 milliards d’euros. Les dépenses militaires chinoises renouent avec une progression à deux chiffres, ce qui n’était pas le cas en 2010 puisque leur hausse avait été limitée à « seulement » 7,5%.

Et cet effort de défense, qui dépasse même la croissance du PIB chinois, a un effet sur les autres pays de la région, qui se sont lancés, à leur tour, dans une course aux armements, comme en témoignent les rapports de différents centres de recherche, tels que le Sipri en Suède et l’Institut international d’études stratégiques (IISS) et son rapport « Military Balance ».

Les capacités militaires chinoises suscitent l'inquiétude...

Si les sommes allouées par Pékin à ses forces armées sont encore bien loin d’atteindre les ressources du Pentagone, il n’en demeure pas moins que les capacités militaires chinoises inquiètent ses voisins. L’Inde suit d’ailleurs son exemple, avec un budget de la défense également en hausse de 12%. Pour New Delhi, il s’agit aussi et surtout de dissuader le Pakistan.

Mais ce que redoutent les pays situés dans l’environnement proche de l’Empire du Milieu, ce sont les prétentions territoriales chinoises, notamment en mer de Chine méridionale, avec les îles Spratleys et Paracel.

Le Japon a également exprimé sa préoccupation devant le potentiel militaire chinois, d’autant plus que Tokyo a un différend territorial avec Pékin au sujet des îles Senkaku, à proximité desquelles deux avions de la marine chinoise ont été repérés, le 3 mars 2011, avant de faire demi-tour à la vue d’avions de chasse japonais

Source : Zone Militaire

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« Nous considérons la modernisation de la puissance militaire chinoise et ses activités croissantes comme des sources inquiétudes » a affirmé le porte-parole du gouvernement nippon. « Notre pays va continuer à suivre une grande attention les opérations de l’armée chinoise » a-t-il ajouté. C’est d’ailleurs ce que prévoit la nouvelle doctrine militaire japonaise, publiée en décembre dernier.

Quant aux Etats-Unis, alliés du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan, considérée comme une province rebelle par Pékin, l’on s’inquiète aussi de la montée en puissance des capacités militaires chinoises. Récemment, le chef d’état-major des armées américain, le général Mike Mullen, a estimé que les nouveaux programmes d’armement chinois semblent « dirigé » contre son pays.

Parmi ces projets en cours de réalisation, il y a bien évidemment l’avion furtif J-20, dont l’existence a été révélée à la fin de l’année dernière et dont le premier vol a eu lieu lors d’une visite à Pékin du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, en janvier. Sans oublier la mise au point du missile anti-porte-avions Dongfeng-21, les progrès en matière de défense antimissile avec le système HQ-9, comparable au S-300 russe, la capacité de détruire des satellites en orbite ou encore la mise sur pied d’un groupe aéronaval, avec la rénovation du Varyag.

En décembre dernier, le ministre chinois de la Défense, le général Liang Guanglie, avait expliqué la raison de l’importance de l’effort fait par Pékin en matière de défense. »Ces cinq prochaines années, notre armée va persévérer dans sa préparation à un conflit militaire, dans tous les champs stratégiques possibles »,avait-il dit. « Nous allons nous appuyer sur nos ressources propres pour traiter cette question et développer nos équipements. La modernisation de l’armée chinoise ne saurait dépendre des autres et elle ne peut être achetée » avait-il ajouté.


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samedi 5 mars 2011

Liban : Les canons Caesar ont débarqué pour équiper la Finul

Après le déploiement des Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI) pour remplacer les AMX10-P et le retrait des chars Leclerc au profit d’un Escadron de reconnaissance, d’intervention et d’appui direct (ERIAD), équipé de Véhicule Blindés Légers (VBL) et de VAB, le contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) pourra désormais compter sur des canons Caesar (Camion équipé d’un système d’artillerie).

En effet, ces véhicules, entrés en dotation au sein de l’armée de Terre en juillet 2008 , ont été débarqués sur le sol libanais le 18 janvier 2010. Ils seront mis en oeuvre par la 3ème compagnie du 40ème Régiment d’Artillerie de Suippes.

Les Caesar vont succéder aux canons chenillés AUF1 de 155mm et donner ainsi à la force de réaction rapide de la Finul (Quick Reaction Force), davantage de mobilité.

Ces engins, déjà déployés en Afghanistan, peuvent atteindre une vitesse de 90 km/h et ont une autonomie de 600 km. La mise en batterie du canon de 155mm se fait en moins d’une minute.

Le contingent français de la Finul est fort de 1.500 hommes environ. Il a été renforcé dans le cadre de l’opération Daman, à partir de septembre 2006, en vertu de la résolution 1701 des Nations unies, adoptée afin de mettre un terme au conflit opposant Israël et le Hezbollah, la milice chiite active au sud-Liban.

Source : Zone Militaire

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