FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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jeudi 23 février 2017

Export Armement : France - Record historique de vente d'armes en 2016

Record historique : 20 milliards de ventes d’armes françaises en 2016

Lors de ses voeux, jeudi 19 janvier 2017 au Musée de la Marine, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian n’a pas caché sa satisfaction en matière d’exportations d’armement. 

Après un record à 17 milliards en 2015, 2016 devrait faire mieux, même si tous les comptes ne sont pas consolidés : les prises de commandes s’élèvent à 20 milliards, grâce notamment au Rafale indien et à la vente de douze sous-marins à l’Australie, le plus gros contrat jamais signé par l’industrie d’armement française. Avant 2013, le montant de ces ventes d’armes se situait autour de 5 milliards par an.

Source : Secret Défense - Jean Luc Merchet


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mercredi 8 février 2017

Armement : Bientôt, le ravitaillement logistique par drones en opération

En décembre 2015, Amazon, a lancé son service « Amazon Prime Air » en livrant son premier colis par drone en moins de 30 minutes, dans le cadre d’un test effectué au Royaume-Uni. Mais une livraison de ce type avait déjà été effectuée quelques mois plus tôt dans le Nevada par la chaîne de magasins de proximité « 7-Eleven ».

Ce concept intéresse l’US Army Research Laboratory (ARL). C’est ainsi que, en 2014, il a lancé le programme « Joint Tactical Aerial Ressupply Vehicule » (JTARV) dont l’objectif est de pouvoir ravitailler rapidement une unité sur le champ de bataille avec un drone. Pour cela, deux entreprises ont été sollicités, à savoir Malloy Aeronautics et SURVICE

Comme l’a expliqué Tim Vong, un responsable de l’ARL, il s’agit de développer un service qui serait « l’Amazon du champ de bataille » étant donné qu’il ravitaillerait les soldats en moins de 30 minutes. Mais les capacités du JTARV seront largement supérieures à celles des drones utilisés par le géant du commerce électronique, lesquels ne peuvent emporter qu’une charge de moins de 3 kilogrammes.

Un prototype de type quadcopter et de forme rectangulaire, a effectué ses premiers essais. Pour le moment, sa propulsion est électrique. Mais il est question de le doter d’une propulsion hybride afin d’augmenter son rayon d’action jusqu’à 200 km et de porter sa capacité d’emport à 400 kilogrammes. Le tout à une vitesse approchant les 100 km/h, voire plus.

« Nous cherchons à développer une plateforme modulaire et stable pouvant être utilisée pour des missions encore plus dynamiques », explique Tim Vong.

Ce projet intéresse également l’Office of Naval Research (ONR) et l’US Marine Corps, qui, en 2011, avait déployé en Afghanistan des drones K-Max UAS pour le ravitaillement de ses bases avancées. Ces appareils effectuèrent plus de 230 sorties et livrèrent près de 500 tonnes de fret. Mais l’un d’eux s’était écrasé en juin 2013, alors qu’il s’apprêtait à ravitailler le Camp Leatherneck, dans la province du Helmand.

Source : Zone Militaire


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mardi 24 janvier 2017

DONAS : L'Arabie Saoudite va reprendre les livraisons de matériel militaire français au Liban...

La mise en oeuvre du contrat DONAS (Don Arabie Saoudite) est bien compliquée. Conclu en novembre 2014 entre Paris et Riyad pour un montant de 2,2 milliards d’euros, cet accord prévoit la livraison d’équipements militaires français au Forces armées libanaises (FAL) afin de renforcer les capacités de ces dernières dans un contexte marqué par la menace jihadiste et les conséquences de la guerre civile en Syrie.

En avril 2015, des missiles antichar MILAN furent ainsi livrés au Liban. Et depuis, les forces libanaises n’ont plus rien reçu. En cause : la décision de Riyad de suspendre, en février 2016, l’exécution du contrat DONAS pour protester contre les prises de positions de Beyrouth à son égard. Des positions, accusèrent alors les autorités saoudiennes, « inspirées » par le Hezbollah, la milice chiite libanaise soutenue par Téhéran.

Cela étant, la donne politique a depuis changé au Liban, avec l’élection du général Michel Aoun à la présidence de la République. Bien qu’allié du Hezbollah, le chef de file du Courant patriotique libre a en effet désigné Saad Hariri pour diriger le gouvernement libanais. Ce dernier, proche de Riyad et résolument hostile à la milice chiite et à Bachar el-Assad, le président syrien, a pris ses fonctions le 18 décembre 2015 et obtenu la confiance de la Chambre des députés dix jours plus tard.

Aussi, ces derniers développements ont permis d’arrondir les angles avec Riyad. D’où la reprise de l’aide saoudienne destinés aux forces libanaises. La décision a été prise à l’occasion d’une rencontre entre une délégation libanaise emmenée par Michel Aoun et le roi Salmane. Reste à voir quand les livraisons de matériels pourront reprendre effectivement.

« Le blocage (de l’aide) est levé », a en effet affirmé un membre de la délégation libanaise. « C’est fini. Il y a un vrai changement. Mais quand et comment, nous devons attendre pour voir », a-t-il ajouté, évoquant une « nouvelle page » dans les relations entre le Liban et l’Arabie Saoudite.

Toujours selon la même source, le ministre saoudien de la Défense, le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane, et son homologue libanais discuteront prochainement des modalités concernant cette reprise de l’aide de Riyad.

Pour rappel, le contrat DONAS prévoit la livraison de missiles anti-char MILAN, des blindés, des systèmes d’artillerie CAESAR, des hélicoptères et des patrouilleurs.

Source : Zone Militaire

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samedi 21 janvier 2017

Armement : Le RS556, nouveau fusil d'assaut modulaire austro-allemand

Rheinmetall et Steyr Mannlicher ont mis au point un nouveau fusil d’assaut

L’allemand Rheinmetall et l’autrichien Steyr Mannlicher ont développé conjointement le RS556, un nouveau fusil d’assaut modulaire, chambré en calibre 5,56×45 mm OTAN, en vue de le proposer à la Bundeswehr, qui doit remplacer ses fusils HK G-36 à partir de 2019.

Le RS556 reprend les grandes lignes du fusil STM 556 de Steyr Mannlicher, qui, disponible depuis 2012, a la particularité d’être doté d’un système de lubrification sec permettant d’adapter la longueur du canon (de 417 à 508 mm) en fonction de la mission.

En version standard, le RS556 est muni d’un canon de 406mm de longueur et d’un chargeur pouvant contenir 30 cartouches. D’une masse de 4,2 kg, ce fusil dispose d’une crosse télescopique.

« Très ergonomique et facile à manipuler », ce fusil pourra donc accueillir 7 canons de taille différente : 293 mm et 330 mm en configuration « arme de défense personnelle », 370 mm (carabine), 406mm et 45mm (fusil), 505 mm et 550 mm (fusil de précision).

Compatible avec le programme « Infanterist der Zukunft » (IdZ – Enhanced System) et pouvant être équipé d’un lance-grenades de 40 mm, le RS556 est aussi doté d’un rail Picatinny (normes MIL-STD-1913, STANAG 2324 et STANAG 4694) sur lequels il sera possible de monter différents équipements optroniques.

Enfin, les deux industriels assurent qu’avec son système de culasse « spéciale », le RS556 est en mesure de « toujours fonctionner de manière fiable, même dans des conditions extrêmes, c’est à dire dans des environnements très chauds ou froids ». Un argument qui devrait plaire à la Bundeswehr, après ses critiques à l’égard du HK G-36, au sujet duquel elle a affirmé qu’il perdait en précision sous forte chaleur.

Source : Zone Militaire


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samedi 14 janvier 2017

Armement exportation : L'armée de l'Air indienne aurait besoin de 200 avions RAFALE supplémentaires....

En septembre 2016, l’Inde signait le contrat portant sur l’acquisition de 36 avions Rafale pour 7,8 milliards d’euros, à l’issue de négociations qui durèrent près d’un an et demi. Pour les observateurs, cette commande était alors suceptible d’en annoncer d’autres, l’Indian Air Force (IAF) ayant en effet exprimé le souhait d’équiper au moins 5 escadrons avec l’appareil de Dassault Aviation (soit 80 unités).

« On a toutes les raisons de penser que les Indiens ont intérêt à acquérir davantage d’avions mais pas à démultiplier les flottes s’ils veulent contenir les coûts de maintien en condition opérationnelle », avait-on d’ailleurs souligné du côté du ministère français de la Défense au moment de la signature du contrat indien.

Pour atteindre les objectifs définis par son contrat opérationnelle, la force aérienne indienne doit disposer de 42 escadrons de chasse. Or, elle n’en compte actuellement que 33. Mais ce « n’est qu’une valeur numérique. Ce qui compte, c’est d’avoir un mélange de capacités », a fait valoir l’Air Chief Marshal Arup Raha, le chef d’état-major de l’IAF, qui partira en retraite le 31 décembre [Il sera remplacé par l'Air Marshal Birender Singh Dhanoa, ndlr].

Selon lui, l’IAF dipose suffisamment de chasseurs lourds Su-30 MKI de facture russe, ces appareils devant rester en service pendant 30 ou 40 ans. Même chose pour les avions « légers » HAL Tejas, commandés 123 exemplaires.

En revanche, pour la catégorie des avions « poids moyens », comme le Rafale, c’est loin d’être le cas. « Nous avons besoin de plus d’avions de cette catégorie », a-t-il dit, le 28 décembre, avant d’estimer à 200 le nombre idéal d’appareils que New Delhi devrait acquérir.

Cela étant, l’Air Chief Marshal Raha aurait pu évoquer l’achat d’un autre avion appartenant à la même catégorie que celle de l’avion français. Mais il a été très clair : le Rafale « est un avion multi-rôle qui peut être utilisé de façon très efficace. Il peut prouver sa valeur en toute situation », a-t-il avancé. « Mais nous venons d’en commander 36 et nous avons besoin de plus d’avions dans cette catégorie ‘poids moyen’ pour disposer de tout le spectre de la capacité », a-t-il insisté.

Un autre dossier avancé par le chef de l’IAF est celui des avions ravitailleurs. Et la question est sensible car les Iliouchine Il-78 qui assurent les missions de ravitaillement en vol accumulent les problèmes techniques et leur maintenance est compliquée. Pour remédier à ce déficit capacitaire, New Delhi a lancé deux appels d’offres pour 6 appareils, chaque fois remportés par l’A330 MRTT d’Airbus. Mais la dernière procédure a été annulée en septembre.

« Malheureusement, il y a eu certains problèmes dans le [processus] d’acquisition. Un nouvel appel d’offres sera bientôt lancé », a assuré l’Air Chief Marshal Raha.

Source : Zone Militaire


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dimanche 18 décembre 2016

Sécurité : Drones piégés pour commettre des attentats high-tech...

Terrorisme : Le drone piégé est un « mode d’action ennemi exportable », pour les autorités françaises

Le 2 octobre 2016, près d’Erbil (nord de l’Irak), l’explosion d’un drone piégé avait tué deux combattants kurdes irakiens (peshmergas) et blessé deux militaires français du Commando parachutiste de l’air (CPA). L’engin avait été récupéré alors qu’il était au sol. C’est au cours de son examen qu’une charge explosive a été actionnée apparemment par un minuteur.

Ce mode opératoire de l’État islamique (EI ou Daesh) peut-il se généraliser ? En tout cas, c’est une crainte des autorités françaises. En effet, dans un message de commandement du préfet de la zone de défense et de sécurité du sud-est, adressé au Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) de la région et au Centre de déminage de Lyon, il est fait référence à l’attaque d’Erbil.

« Suite à l’emploi d’un drone piégé récemment observé en Irak, cette menace est désormais à prendre en compte sur le territoire national au titre d’un mode d’action ennemi exportable », est-il écrit dans ce message, révélé par le quotidien « Le Parisien ».

Désormais, et faute d’une d’une « doctrine nationale opérationnelle » pour traiter pareil cas, il est demandé de considérer « tout drone posé ou écrasé au sol » comme un colis piégé et d’agir en conséquence, c’est à dire d’établir un périmètre de sécurité dans l’attente de l’arrivée des services de déminage.

« C’est une menace que l’on prend en compte, notamment avec tous ceux qui vont revenir du théâtre irako-syrien et qui se sont aguerris là-bas », a expliqué, à l’AFP, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

Lors d’une présentation de trois dispositifs anti-drones, le 18 novembre, sur la base aérienne de Villacoublay, Louis Gautier, le Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, avait insisté sur le risque d’une utilisation de drones à des fins malveillantes.

Chaque année, avait-il indiqué, une quarantaine de survols de sites sensibles ou de périmètres interdits font l’objet d’une procédure d’enquête ou judiciaire. La plupart du temps, il n’y a pas de mauvaises intentions des propriétaires de ces engins. Mais, pour M. Gautier, « on voit bien que le drone peut être utilisé à des fins malveillantes », c’est-à-dire « la possibilité qu’un drone soit utilisé pour provoquer un attentat. »

Source : Zone Militaire

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lundi 28 novembre 2016

Armement : Munitions de petit calibre bientôt re-fabriquées en France ?

M. Le Drian souhaite relancer la production française de munitions de petit calibre avant mai 2017.

En 2012, répondant à une question écrite posée par un député, le ministère de la Défense estimait que doter à nouveau la France d’une capacité de production de munitions de petits calibres n’était pas pertinente étant donné que « la quantité de cartouches consommée par les armées françaises apparaissaient insuffisante pour permettre l’équilibre économique d’une telle filière, qui serait en outre confrontée à une concurrence étrangère capable de satisfaire les besoins de nos forces et extrêmement développée sur ce segment de marché. »

Quatre ans plus, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian, le même ministère a fait machine arrière. Et ce qui ne semblait pas pertinent l’est devenu! En effet, lors de son audition par les députés de la commission de la Défense à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances 2017, le ministre a indiqué qu’une filière de production de munitions de petit calibre était de nouveau à l’ordre du jour.

« Quand j’ai découvert, un peu par hasard, que la France était le leader mondial de la fabrication des munitions de chasse, je me suis demandé pourquoi, dans ces conditions, nous n’étions pas capables de produire des munitions de guerre », a raconté M. Le Drian, dans un allusion – sans doute – à sa visite, faite en avril, de la poudrerie de Pont-de-Buis (Finistère).

« Nous savons fabriquer des Rafale, mais nous n’avons pas de fabrication française de poudre militaire pour les petites munitions », avait-il en effet remarqué à cette occasion.

Aussi, M. Le Drian a indiqué aux députés qu’il avait demandé à ses équipes « d’inciter les industriels à faire en sorte que notre pays puisse reprendre sa place dans la production des munitions de guerre de petit calibre. » Et d’ajouter : « Certes, il ne s’agirait pas d’un outil d’autonomie stratégique, mais ce serait un atout important pour notre défense. »

Et « j’ai bon espoir de parvenir à un résultat avant la fin de mes fonctions », a-t-il encore précisé. En clair, ce dossier pourrait aboutir d’ici mai 2017, c’est à dire avant la fin de ce quinquennat.

En décembre 2015, deux députés plaidèrent, dans un rapport, en faveur d’une filière française de production de munitions de petit calibre, afin d’assurer, entre autres, la continuité des approvisionnements en cas de conflit majeur (et d’éviter ainsi d’être à la merci d’un changement de législation pouvant affecter un fournisseur étranger). Pour cela, ils avaient évalué le coût d’une telle entreprise à 100 millions d’euros et estimé qu’il fallait entre 3 et 4 ans pour aboutir à une usine capable de produire jusqu’à 80 millions de cartouches par an.

Et un industriel serait intéressé par cette éventualité : TDA Armements, une filiale de Thales, qui songerait à réinstaller en France une ligne de production actuellement implantée en Australie. Pour Nexter, il n’en est pas question.

« Cela impliquerait des coûts très élevés, nous empêchant d’atteindre une compétitivité suffisante par rapport à nos concurrents qui disposent déjà d’une base industrielle et de marchés. Faute de perspectives de rentabilité satisfaisante, nous n’envisageons donc pas de nous relancer dans cette activité sur nos fonds propres », avait en effet expliqué Stéphane Mayer, le PDG de Nexter.

Source : Zone Militaire


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samedi 29 octobre 2016

Armement : SOTGH, un nouveau système de mise à terre de chuteur opérationnel

La DGA a commandé 750 nouveaux systèmes de mise à terre des chuteurs opérationnels

Saut à très haute altitude avec oxygène, vol C160, atterrissage à Captieux. La Direction générale de l’armement a attendu la Saint Michel (fête des parachutistes) pour annoncer qu’elle avait notifié à Zodiac Aerosafety Systems, le 23 août 2016, le marché portant sur la livraison de de 750 systèmes de mise à terre des chuteurs opérationnels (SMTC OPS) de type « Phantom Canopy ». Le montant du contrat serait d’environ 65 millions d’euros.

Ces derniers remplaceront les parachutes G9 d’Air Azur actuellement utilisés pour les sauts à grande hauteur et dont la charge était limitée à 160 kg, chuteur et matériel compris.

Ces SMTC-OPS forment un ensemble formé par un parachute, des moyens de communication et de navigation, une protection thermique et balistique, des capacités d’emport de charge sous gaine ou de colis autoguidés, des équipements d’aide au poser de nuit ainsi que des éléments devant assurer la sécurité des chuteurs opérationnels.

« Extrêmement performant, ce système permettra de sauter à plus de 9.000 mètres, en emportant jusqu’à 200 kg et en franchissant une distance supérieure à 50 km », précise la DGA.

Les SMTC-OPS offiront de plus grandes possibilités pour les sauts opérationnels à très grande hauteur (SOTGH), que pratiquent essentiellement les unités du Commandement des opérations spéciales (COS) et le Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ainsi que le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Le SOTGH permet de mettre en place dans la profondeur du dispositif adverse, une équipe de commandos. Et cela en toute discrétion, c’est à dire sans exposer l’avion largueur à une possible détection.

Source : Zone Militaire


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jeudi 29 septembre 2016

Armée de l'air : Essais sur pistes sommaires de l'avion de transport A400M Atlas

En août 2016, à Woodbridge [Royaume-Uni], Airbus Defence & Space a mené une campagne d’essais visant à démontrer les capacités de l’avion de transport A400M Atlas à opérer depuis des terrains sommaires. Pendant 4 semaines, l’appareil MSN-2 a ainsi multiplié les décollages et les atterrissages sur une piste en sable de 1.600 m de long.

De son côté, l’armée de l’Air, qui comptait, au 1er juillet, 9 exemplaires de l’A400M, a également lancé une campagne d’expérimentation, selon une méthode incrémentale, sur des pistes sommaires, avec le concours de l’Équipe de marque avions de transport tactique (EMATT), une unité du Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM).

C’est ainsi que, pendant une semaine, un A400M parti de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy a enchaîné décollages et atterrissages sur la piste de la base avancée de Madama, qui, dans le nord du Niger, est actuellement utilisée par la force Barkhane. Et les photographies prises à cette occasion ne sont pas sans rappeler celles des Transall C-160 sortant d’un nuage de sable…

Il s’agit ainsi de s’assurer que l’A400M sera « en mesure d’utiliser cette piste sommaire, de jour comme de nuit » dans des conditions « garantissant une préservation optimale de l’intégrité de l’avion, de l’équipage, des passagers et des matériels transportés. »

Selon l’armée de l’Air, les premiers résultats de la campagne menée sur la piste en latérite de Madama sont « positifs ». Mais ils ne constituent, pour le moment, qu’une « étape vers une première déclaration de capacité tactique ».

Et d’ajouter que cette campagne d’expérimentation doit « être analysée à l’aune de comptes rendus officiels détaillés et complétés par des analyses de campagne d’essai conduites par l’industriel sur d’autres terrains (terrain non-végétalisé de faible résistance). »

Ce n’est qu’en juin 2016 que la Direction générale pour l’armement (DGA) a réceptionné le premier A400M (MSN-33) à disposer de capacités tactiques, comme l’aérolargage, l’autoprotection, la capacité à utiliser des terrains sommaires pour des posés d’assaut et le ravitaillement en vol des avions de transport et de combat.

L’objectif de l’armée de l’Air est de pouvoir disposer, d’ici la fin de l’année, de 6 de ses A400M dotés de ces capacités tactiques, avec trois appareils déjà en service rétrofités et la livraisons de deux autres avions neufs. 

Source : Zone Militaire

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lundi 26 septembre 2016

Armement : Le micro drone Skeeter, insecte espion du futur

Je pèse moins lourd que deux pièces de deux euros, je mesure une dizaine de centimètres et je suis capable de voler à 72km/h. Qui suis-je ?

Je suis Skeeter, un micro-drone développé par Animal Dynamics (AnDy), une PME formée au sein du département de zoologie de l’université d’Oxford en Grande Bretagne. Spécialisée dans le développement de systèmes inspirés de la nature, AnDy est l’une des entreprises dont le projet sera soutenu par un nouveau programme décennal de développement lancé le 12 août par le ministère de la Défense britannique et financé à hauteur de 900M euros.

Avec ses quatre ailes autonomes, Skeeter s’inspire directement de la libellule et entre donc dans la catégorie  des « ornithoptères », dont la  sustentation est assurée par des battements d’ailes suivant le principe du vol des oiseaux et insectes.

« Nous nous concentrons sur la  compréhension et l’application des principes de l’évolution qui ont abouti à des performances et une efficacité exceptionnelles. Les insectes ont des besoins énergétiques très restreints et peuvent atteindre des vitesses et des endurances remarquables, et c’est ce qui inspire notre processus de conception (…) », explique Alex Caccia, PDG d’Animal Dynamics à l’hebdomadaire américain Newsweek.

Source : Nathan Gain


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vendredi 23 septembre 2016

France : Dassault Aviation vend 36 avions de combat Rafale en Inde...

Dassault signe pour 36 Rafale en Inde... et rêve de 90 de plus

Après neuf ans de négociations, Delhi a enfin signé un contrat pour 36 Rafale, contre 126 prévus dans l'appel d'offres initial. Mais Dassault compte bien surfer sur ce contrat pour placer 90 chasseurs supplémentaires.

C'était l'Arlésienne de l'aviation de combat. Le contrat qu'on n'osait plus évoquer, de peur d'une énième désillusion, d'un report supplémentaire, d'une annulation de dernière minute. Mais neuf ans après le lancement par Delhi de l'appel d'offres initial pour 126 chasseurs, le signe indien a bel et bien été brisé ce vendredi 23 septembre. Dassault a enfin signé, en présence du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, de son homologue indien Manohar Parrikar et des industriels du "Team Rafale" (Dassault, Thales, Safran), un contrat pour 36 Rafale estimé à 8 milliards d'euros, armement compris. "Une décision historique qui ouvre un nouveau chapitre de nos relations", s'est réjoui Jean-Yves Le Drian. Dans son entourage, on souligne que l'accord est le plus gros contrat, en valeur, de l'histoire de l'aéronautique militaire française.

Après des années d'atermoiements, de psychodrames et de négociations tendues, le contrat est donc, cette fois, ferme et définitif. Les livraisons doivent débuter en 2019 et s'étaler sur une trentaine de mois. Les industriels français se sont aussi engagés à réinvestir en Inde 50% du montant du contrat à travers des "offsets" (achat de matériels, investissements dans l'industrie indienne, partenariats, transferts de technologies). Après les 24 appareils commandés par l'Egypte et les 24 autres par le Qatar, le Rafale cumule ainsi 84 commandes export en moins de deux ans. Une passe de trois impensable il y a quelques années.

L'appel d'offres initial aux oubliettes

"36 Rafale en Inde, c'est bien, mais c'est bien moins que les 126 prévus à l'origine", rétorqueront les statisticiens les plus affutés. De fait, l'appel d'offres pour 126 avions, lancé en 2007 et remporté début 2012 par Dassault, s'est révélé impossible à mettre en œuvre. Trop ambitieux, trop complexe, cet accord, qui prévoyait l'assemblage en Inde de 108 des 126 Rafale commandés, avait été jeté aux oubliettes en avril 2015, lors de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi à Paris. Et remplacé par une négociation, plus modeste, sur 36 Rafale fabriqués en France à livrer le plus vite possible, dans le cadre d'un accord inter-gouvernemental (AIG). Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier assure n'avoir aucun regret: "Je préfère une commande réelle de 36 Rafale à un contrat virtuel de 126, indique-t-il. Avec ce contrat, c'est à la fois une histoire qui continue depuis la commande de chasseurs Ouragan par l'Inde en 1953, et l'amorce d'une collaboration avec l'Inde qui va monter en puissance."

Dassault se verrait bien surfer sur le contrat signé pour vendre 90 avions supplémentaires à l'Inde. Le besoin est là, et il est urgent: de l'aveu même de l'armée de l'air indienne, Delhi ne peut compter que sur 32 escadrons de 18 appareils, quand il en faudrait 42 pour faire face aux menaces chinoise et pakistanaise aux frontières. Les Sukhoi Su-30 et MiG-29 russes ainsi que le petit chasseur indien Tejas, en cours de développement, ne suffiront pas à répondre à cet énorme besoin d'avions. D'autant qu'ils ne sont pas aussi multirôle que le Rafale, qui peut aussi bien mener à bien des missions de frappes au sol et de police de l'air que de reconnaissance.

La concurrence sera rude

Encore faudra-t-il devancer les concurrents américains (F-18, F-16), européen (Eurofighter Typhoon) ou suédois (Gripen), qui se sont déjà positionnés sur les fameux 90 avions. Le camp français s'estime bien armé: "Nous avons toutes les raisons de croire que les Indiens ont intérêt à prendre plus de Rafale, assure-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. D'abord, l'Inde a déjà une flotte très éparse d'avions de combat: introduire un nouvel avion américain ou suédois n'aurait pas beaucoup de sens. L'autre raison, c'est que l'Inde finance, dans le cadre du contrat actuel, son propre standard du Rafale. Des commandes supplémentaires permettraient d'amortir ces coûts fixes".

Le Rafale dispose d'un autre atout de poids: à l'inverse du Typhoon, du Gripen, ou du F-16, il est doté d'une version navale, embarquable sur porte-avions, qui a fait ses preuves sur le théâtre irako-syrien. Un argument-clé sur le long terme, l'Inde désirant se doter d'un nouveau porte-avions pour répondre à la montée en puissance de la marine chinoise. Des discussions préliminaires ont déjà eu lieu avec Dassault et la Marine française. "Si les Indiens veulent un chasseur pour leur marine, ça sera un duel France-Etats-Unis", assure Eric Trappier.

Chez Dassault, on se dit en tout cas prêt à jouer le jeu du "Make In India" à 100%. "Nous amorçons une implantations industrielle en Inde, assure Eric Trappier. On va ouvrir une filiale avec un partenaire local. S'il y a d'autres tranches de commandes Rafale, ça aidera, évidemment." L'installation d'une usine d'assemblage sur place n'est pas non plus exclue, en fonction, là encore, des commandes indiennes.

Source : Challenge.fr

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lundi 19 septembre 2016

Equipement militaire : Casques défectueux vendus à l'armée US

La vie de soldats américains mise en danger à cause de casques défectueux.

En 2006, la société ArmorSource reçut une commande du Pentagone portant sur 102.000 casques en kevlar de type ACH (Advanced Combat Helmet) pour un montant de 30 millions de dollars. Le contrat fut honoré en 2009.

Seulement, un an plus tard, il s’avéra que ces équipements présentaient des défauts de conception, au point que 44.000 d’entre eux furent retirés de la circulation par l’US Army, ce qui coûta 19 millions de dollars…

Il aura fallu attendre la publication d’un rapport du bureau d’inspection du département américain de la Justice pour connaître les dessous de cette affaire.

Ainsi, le rapport confirme que les casques présentaient de « graves défaillances balistiques » et qu’ils avaient été fabriqués avec des « matériaux dégradés ou non autorisés ».

En outre, l’on y apprend qu’ArmorSource avait confié leur fabrication à la centrale pénitentiaire de Beaumont, au Texas, sans s’assurer un contrôle strict de la qualité.

Par ailleurs, continue le rapport, les détenus qui fabriquaient ces casques ont eu entre leurs mains des outils « susceptibles d’être utilisés comme armes dans la prison et par conséquent mettaient en danger la sécurité du personnel ».

Depuis, la ligne de production a été fermée et ArmorSource a accepté de payer 3 millions de dollars en vertu du « False Claims Act », qui est une loi censée protéger l’État fédéral contre la fraude d’entreprises ayant obtenu des contrats publics.

« Le gouvernement des États-Unis s’appuie sur des entreprises pour fabriquer des équipements essentiels pour la protection de nos hommes et femmes en uniforme. Si ces équipements ne respectent pas les normes de qualité, c’est une tromperie à l’égard du contribuable qui peut aussi mettre des vies en danger », a fait valoir Benjamin Mizer, un responsable du département de la Justice.

Cependant, l’enquête n’a reçu aucun indication sur des cas de militaires américains tués en Afghanistan ou en Irak à cause de ces casques défectueux. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas eu. Des recherches sont en cours pour le déterminer, d’après le Washington Post.

Visiblement, le Pentagone ne tient pas rigueur à ArmorSource pour cette affaire. L’entreprise, implantée à Hebron (Ohio), a en effet obtenu de nouveaux contrats de sa part, dont un d’un montant de 93 millions de dollars en 2013. Et, cette année, elle a reçu deux nouvelles commandes, dont une concernant 10.000 casques pour l’US Marine Corps (Lightweight Helmets).

« Inutile de dire que nous sommes fiers et enthousiastes à ce sujet et nous voyons dans ces commandes un signe clair de la confiance du gouvernement en ArmorSource, ses employés, et sa technologie de pointe », avait commenté Yoav Kapah, le Pdg de cette entreprise, en soulignant que les prochains casques seront fabriqués à Hebron.

Source : Zone Militaire


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vendredi 24 juin 2016

Barkhane : Les blindés ARAVIS en opération au Mali, protection contre les IED...

En 2009, alors que les troupes françaises engagées en Afghanistan faisaient face à la menace des engins explosifs improvisés (IED), il fut décidé de les doter de moyens nouveaux avec la commande de 15 blindés multimissions Aravis, offrant une protection de niveau 4, trois véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) de type Buffalo et deux Systèmes d’ouverture d’itinéraires minés (SOUVIM).

Depuis la fin de l’engagement français en Afghanistan, ces véhicules n’avaient plus été utilisés sur un théâtre extérieur. Et cela alors que, au Mali, les militaires de l’opération Barkhane sont aussi confrontés à la menace des IED, comme l’a tragiquement rappelé la mort de trois soldats du 511e Régiment du Train (RT) en avril 2016.

D’ailleurs, c’est probablement ce drame qui a accéléré la décision de l’État-major des armées (EMA) de déployer au Mali des véhicules Aravis afin de renforcer la protection des équipes EOD (Explosive Ordnance Disposal, démineurs) et suppléer les Véhicules de l’avant blindé EOD (VAB EOD).

Jusqu’à présent stockés par le 13e Régiment du Génie, implanté au camp du Valdahon, quatre Véhicules blindés hautement protégés (VBHP) ont rejoint, fin avril, Gao et l’opération Barkhane pour des missions de reconnaissance destinées à ouvrir les axes de circulation.

D’après le compte-rendu hebdomadaire du ministère de la Défense, ces Aravis ont donc été utilisés pour la première fois au Mali par le détachement de liaison et appui opérationnel (DLAO) d’Ansongo de la force Barkhane, engagé depuis le 22 mai 2016 dans une opération tripartie transfrontalière appelée Siham.

Cette dernière est menée par 1.300 soldats des forces armées maliennes et nigériennes au sud de la ville de Ménaka, avec l’appui, donc de Barkhane.

Véhicule 4×4 de 12,5 tonnes, l’Aravis est en mesure de résister aux projectiles de 14,5 mm, aux mines de 10 kg (niveau 4 en protection mine), aux obus de 155 mm et donc, aux attaques par engins explosifs improvisés. Monté sur un châssis Unimog avec un moteur Mercedes, il est armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm montée intégrée à tourelleau téléopéré et doté de 7 caméras périphériques. Enfin, il peut transporter une équipe de 7 combattants.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 19 juin 2016

Armement : La CARLO, de la Suède aux ateliers clandestins de Cis Jordanie...

La mitraillette «Carlo», de Suède aux ateliers clandestins de Cisjordanie.

Inspirée de la «Carl Gustav» des Sudéois, la «Carlo» est une arme sommaire, à la précision aléatoire.
 
Utilisée lors de la fusillade de mercredi , cette mitraillette fabriquée clandestinement près de Jénine et de Naplouse essaime dans les Territoires palestiniens et chez les Arabes israéliens.

Khaled Mohamad Makhameh, 22 ans, et son cousin Mohamad Ahmad Makhamrah, 21 ans, identifiés comme les auteurs de l’attentat perpétré mercredi soir à Tel-Aviv, n’ont pas tué à la Kalachnikov ou au M-16. Ils étaient armés d’une «Carl Gustav», une mitraillette artisanale fabriquée dans des ateliers clandestins de Cisjordanie et que les amateurs surnomment «Carlo».

A l’origine, cette sulfateuse peu fiable (elle s’enraye souvent, comme mercredi à Tel-Aviv) n’est qu’une mauvaise copie de la mythique «Sten» britannique, l’arme que Londres faisait parachuter aux maquis européens durant la Seconde Guerre mondiale. Améliorée par les Suédois qui l’ont rebaptisée Carl Gustav à partir de 1945, elle a ensuite été fabriquée sous licence dans plusieurs pays, dont le Paraguay et l’Egypte. Là, Gamal Abdel Nasser, l’autocrate nationaliste panarabe de l’époque, l’a d’ailleurs fait renommer «Port-Saïd» afin de l’ériger en fleuron de l’industrie militaire locale.

Nul ne sait comment la version palestinienne de la Carl Gustav est arrivée dans les Territoires palestiniens. Sans doute a-t-elle transité par la bande de Gaza. En tout cas, elle a commencé à être fabriquée clandestinement en Cisjordanie durant la deuxième intifada (2000-2005). Sans que les stratèges de Tsahal, l’armée d’occupation, et le Shabak (la Sûreté générale israélienne) ne s’en inquiètent outre mesure. Depuis lors, la «Carlo» a essaimé un peu partout dans les Territoires ainsi que dans les villages arabes d’Israël.

Le 1er janvier 2016, c’est d’ailleurs avec une Carl Gustav volée dans le coffre de son père que Nachaat Moualem, un Arabe israélien taraudé par la propagande jihadiste, a mitraillé la terrasse d’un café bondé du centre de Tel-Aviv. Le 8 mars à Jérusalem-Est (la partie arabe de la ville), deux Palestiniens armés d’une cracheuse de feu de ce type ont également affronté en plein jour des policiers de l’Etat hébreu au beau milieu de Salah-el-Din, une rue centrale, devant les passants médusés qui se sauvaient en hurlant. Et le lendemain, plusieurs voitures de colons circulant sur les routes de Cisjordanie ont également été mitraillées avec le même type d’arme.

"La Carlo" est l’arme du pauvre, celle que n’importe quel quidam n’appartenant pas à une organisation et souhaitant participer à l’intifada peut se procurer facilement pour 500 ou 600 euros pièce, soit quatre fois moins qu’une vraie arme de guerre»,explique Ofer D., un ancien officier de l’Aman, les renseignements militaires israéliens. Qui poursuit : «En Cisjordanie, seules les branches militaires du Fatah, du Hamas et du Jihad islamique disposent d’un véritable matériel de guerre "professionnel" : des kalachnikov, des M-16, et toute une panoplie que le commun des Palestiniens ne peut pas s’offrir. Ces stocks se trouvent bien à l’abri dans les camps de réfugiés et leurs propriétaires ne les utilisent pas.»  Du moins, pas pour le moment. A contrario, la Carlo est accessible à tous. «C’est une arme "low-cost" qui se fabrique facilement avec de vieilles machines, des métaux de récupération et de la quincaillerie chinoise de mauvaise qualité», ajoute l’expert.

Faux poulaillers

Guère sophistiquée, la mitraillette manque de précision. Il suffit de presser légèrement sur sa détente pour déclencher un tir et vider le chargeur d’une seule traite. Mais peu importe, à courte distance elle peut causer des ravages, comme en témoigne l’attentat du Sarona Market, qui a fait quatre morts et cinq blessés. «J’en ai eu plusieurs en main et je peux vous garantir que cette arme est tellement basique qu’aucun modèle ne ressemble à l’autre, affirme Avishaï Ben David, expert en armement. Chaque atelier de fabrication y apporte sa touche : certaines sont dotées d’une crosse de bois et d’autres d’un support d’épaule repliable. J’en ai même vu une se présentant sous la forme d’une vieille boîte à biscuits et une autre pourvue d’une lunette pour faire croire à l’acheteur qu’il était un sniper.» Depuis la bataille rangée du 8 mars à Jérusalem-Est, Benyamin Nétanyahou a en tout cas ordonné à la police et au Shabak d’intensifier leurs investigations relatives aux ateliers clandestins et aux filières d’écoulement de la Carlo. Pas facile : la plupart des fabriques se trouvent aux environs de Jénine et de Naplouse. Quelques-unes fonctionneraient également à Hébron et dans ses environs, une région d’où sont originaires les tueurs du Sarona Market. Et se cachent parfois sous de faux poulaillers, dans des hangars, dans des caves creusées sous les maisons.

Certes, ces dernières semaines, deux chaînes de production de mitraillettes Carlo ont été démantelées à proximité de Jénine. Plusieurs stocks ont également été saisis dans des villages arabes israéliens et des passeurs qui circulaient en Cisjordanie avec leur coffre de voiture bourré de Carl Gustav locales ont été interpellés. Mais ces prises ne représentent pas grand-chose au regard de la production de dizaines d’ateliers. Sous le couvert de l’anonymat, un officier de la police israélienne estime le nombre de Carlo en circulation à «plusieurs milliers». «On en trouve non seulement en Cisjordanie mais aussi chez les Arabes israéliens, qui les utilisent à l’occasion des mariages et autres fêtes familiales, dit-il. Ils tirent en l’air pour accompagner l’événement. C’est illégal, mais ce n’est pas méchant.» Et d’ajouter : «Mais il en irait sans doute autrement si des violences semblables à celles d’octobre 2000[des manifestations d’Arabes israéliens au cours desquelles treize d’entre eux ont froidement été abattus par la police, ndlr] se reproduisaient. Car la Carl Gustav est désormais plus répandue et des excités n’hésiteraient sans doute pas à sortir la leur de sa cache. Une hypothèse qui fait trembler les analystes de l’état-major de la police puisque l’événement dégénérerait immanquablement en un grand bain de sang.»

«Une question d’honneur»

En attendant, c’est surtout la multiplication des attentats à la Carlo qui inquiète les services de sécurité de l’Etat hébreu. «Car la demande émane de la population et elle est forte. Pour un atelier démantelé, il s’en crée deux ou trois autres dans les jours qui suivent», selon Ofer D. Un mauvais signe. «La preuve qu’une partie grandissante des Palestiniens veut se battre contre nous, résume-t-il. Ils le veulent d’autant plus que la question palestinienne serait, selon eux, évacuée par la communauté internationale au profit de la problématique syrienne et de la question des réfugiés.» L’ex-officier des renseignements militaires israéliens conclut : «Les utilisateurs de Carlo sont des jeunes hommes hyperdéterminés qui ne croient pas à l’utilité des attaques au couteau. Ils veulent une intifada plus brutale et plus sanglante. Bien sûr, ils savent qu’ils ne feront pas le poids face à ceux qu’ils attaquent, mais ils préfèrent mourir avec une arme à la main. A leurs yeux, c’est une question d’honneur parce qu’ils auront combattu l’ennemi avec le même moyen que lui et qu’ils entreront ainsi au panthéon des martyrs de l’intifada.»

Source : Liberation.fr - Photo: Nissim Behar à Tel-Aviv

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jeudi 28 avril 2016

Armement : Le HK G-28, futur fusil de précision de l'US Army

Pour son futur fusil de précision, l’US Army fait le choix du HK G-28

Un avis d’attribution de marché diffusé la semaine passée par l’administration américaine a indiqué qu’un contrat venait d’être attribué à l’armurier allemand Heckler & Koch dans le cadre du programme « Compact Semi-Automatic Sniper System » (CSASS) de l’US Army.

Il s’agit pour cette dernière de remplacer, à terme, les fusils de précision M-110 de la société Knight’s Armament, basée en Floride, actuellement utilisés par ses tireurs d’élite.

Selon le cahier des charges, le successeur du M-110 doit être à la fois plus léger et plus précis, tout en étant plus facile à utiliser. Des exigences qu’a donc rempli le G-28 (Gewehr-28) d’Heckler & Koch.

Dans un premier temps, l’entreprise allemande devra fournir 30 fusils G-28 pour des essais opérationnels et de qualité. Puis, à l’issue, elle se verra attribuer un contrat de 44,5 millions de dollars pour en livrer 3.643 exemplaires à l’US Army.

Sur son site Internet, Heckler & Koch précise que le G-28 est une version militaire du fusil semi-automatique MR308. De calibre 7,62, cette arme a une efficacité garantie  jusqu’à 600 mètres. « Un tir de neutralisation précis est même possible jusqu’à 800 mètres », indique l’industriel.

Source : Zone Militaire


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