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jeudi 13 février 2020

Armement : Un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Le Service de Santé des Armées a mis au point un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Entre 2017 et 2019, l’armée de Terre a reçu plus de 30.000 exemplaires d’un nouveau gilet de combat de type SMBE [pour structure modulaire balistique électronique] afin de remplacer les Gilets de protection balistique [GPB] ainsi que les Gilets électroniques [GE] jusqu’alors en dotation.

Doté de plaques blindées et d’un matelas anti-traumatisme, ce gilet de type SMBE offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes et à « haute vélocité ». Il est également efficace contre les armes blanches. Un autre de ses points forts est son ergonomie, pensée pour optimiser la mobilité du soldat.

Ce nouvel équipement, conçu par l’entreprise norvégienne NFM Group, « surpasse de loin tout ce que les soldats de l’armée de Terre ont pu porter jusqu’à présent », se félicitait Terre Information Magazine.

Pour autant, il est toujours possible de faire mieux. En tout cas, l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA] s’y attache en menant des études afin de mettre au point un gilet de combat toujours moins lourd tout en étant plus protecteur.

Faire en sorte qu’un gilet pare-balles soit en mesure de stopper les munitions hyper véloces est une chose… En revanche, cela n’est pas encore suffisant dans la mesure où l’impact peut provoquer des lésions corporelles internes potentiellement mortelles. C’est que l’on appelle les « effets arrière ». Et c’est justement sur ce point que portent les recherches conduites par l’IRBA, en partenariat avec l’entreprise française RxR Protect, spécialiste des protections pour les sports extrêmes.

Cette collaboration a permis de mettre au point le gilet de protection « Air Shock Absorber », dont le principe repose sur un système de bulles d’air à pression réglable, qui absorbe et répartit l’énergie des impacts. Un autre avantage de cette solution est que, en utilisant un matériau spécifique, il sera possible de diminuer la masse du gilet, et donc d’en améliorer l’ergonomie.

« L’IRBA travaille à intégrer cette technologie dans les futurs gilets de protection balistique. L’innovation est de confier une partie du rôle anti-trauma, aujourd’hui dévolu aux matériaux balistiques lourds, à des éléments spécialisés beaucoup plus légers, et donc de diminuer le poids des protections, à pouvoir protecteur égal, voire supérieur, tout en améliorant l’ergonomie » explique Actu Santé, le magazine du Service de santé des Armées [SSA].

Ce projet a démarré en 2016, grâce à un soutien de la Mission d’Innovation Participative [MIP] du ministère des Armées. Outre l’aspect financier, l’accompagnement de cette dernière a permis de régler les questions juridiques, notamment celles concernant la propriété intellectuelle.

« Ce projet qui est aujourd’hui au stade de la démonstration quittera bientôt la phase initiale de la MIP pour se tourner, toujours grâce à l’accompagnement de la Direction de la formation, de la recherche et de l’innovation du SSA [DFRI] et de l’Agence de l’innovation de défense [AID], vers une phase de développement industriel », précise Actu Santé.

Source : ZONE MILITAIRE - Image OUEST-FRANCE.fr

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vendredi 17 janvier 2020

Armement : Les nouveaux pistolets Glock pour L'armée française

L'armée française a commandé près de 75.000 pistolets semi-automatiques auprès de la firme autrichienne Glock pour équiper d'ici à 2022 l'ensemble de ses forces en remplacement des pistolets en service depuis les années 1950, a annoncé lundi 6 janvier 2020 le ministère des Armées.

Le marché de 74.596 pistolets passé par la Direction générale de l'armement (DGA) s'élève à 44 millions d'euros, selon un communiqué. Il comprend en outre des systèmes d'aide à la visée nocturne, également fournis par Glock qui s'est allié aux sociétés Sellier et Bellot pour les munitions et à UTM pour les kits d'entraînement. L'avis de marché public publié le 2 mars 2019 prévoyait la fourniture de 15.000 systèmes d'aide à la visée nocturne, 7.000 kits de réducteur de son et 51 millions de cartouches.

Ces pistolets visent à remplacer le MAC 50, produit initialement par la Manufacture d'armes de Châtellerault, entré en service en 1953, et les PAMAS G1, produits à Saint-Etienne dans les années 1990.

Les trois armées - terre (80% des livraisons), air (10%) et marine (8%) - et certains services interarmes sont concernés par cette acquisition. Les premières livraisons ont débuté fin 2019, précise le ministère dans son communiqué.

Glock équipe déjà de pistolets plusieurs unités françaises comme les unités d'interventions de la gendarmerie et de la police (GIGN et Raid) ou encore les forces spéciales.

«Arme indispensable au combattant, ces pistolets incarnent le renouveau des équipements 'à hauteur d'hommes' que la loi de programmation militaire permet», a salué la ministre française des Armées Florence Parly dans un tweet.

L'armée française est engagée dans un vaste processus de renouvellement des équipements de ses soldats. Le fusil d'assaut Famas est ainsi progressivement remplacé par le HK416F, de fabrication allemande, dont 12.000 exemplaires doivent être livrés en 2020.

Cette année doivent également débuter les livraisons du nouveau fusil de précision SCAR, fabriqué par le belge FN Herstal, et dont 2600 exemplaires doivent être fournis d'ici à la fin 2021. Quelque 25.000 casques doivent par ailleurs être livrés cette année ainsi qu'une partie des 96.800 gilets pare-balles à remplacer d'ici 2025.

Source : AFP et Le Figaro


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dimanche 29 décembre 2019

Armement : Armure légère de combat TALOS pour les forces spéciales américaines...

Les forces spéciales américaines testent une armure légère de combat.

En 2013, le commandement des opérations américaines [US SOCOM] avait présenté le programme TALOS [Tactical Assault Light Operator Suit], lequel visait à mettre au point une tenue de combat « révolutionnaire » digne d’Iron Man, le « super héros » des studios Marvel.

Il était alors question d’exosquelette [qui décuple la force physique], de systèmes informatiques et de communication dernier cri, de capteurs pour assurer une surveillance médicale constante du combattant et d’une arme composée de fluides magnéto-rhéologiques, permettant de passer à l’état solide en quelques millisecondes.

Seulement, en février 2019, l’US SOCOM fut bien forcé d’admettre qu’il s’était montré beaucoup trop ambitieux. « TALOS, ce ne sera pas Iron Man. […] La technologie est actuellement hors de portée. […] Mais nous n’allons pas arrêter de chercher une meilleure armure, une meilleure prise de conscience de la situation et une meilleure létalité. Nous allons continuer à regarder toutes ces choses », expliqua James H. Smith, le responsable des acquisitions des forces spéciales américaines.

Et cela voulait dire que des sous-systèmes du programme TALOS allaient continuer à faire l’objet d’études. Ainsi, selon les confidences recueillies par le site Task and Purpose, les forces spéciales américaines testent actuellement un armure légère de combat en polyéthylène [PE], offrant une protection contre les tirs d’armes légères sur plus de 44% du corps, contre 19% pour les gilets pare-balles « classique », comme le Modular Scalable Vest [MSV] de l’US Army. Les épaules, l’aine, les avant-bras et les obliques sont ainsi protégés.

En outre, cette armure légère de combat pèse 1,4 kg de moins qu’une protection balistique standard. Et elle est donc « en cours d’évaluation au combat par les unités des forces spéciales sur le terrain », a indiqué le capitaine de frégate Tim Hawkins, le porte-parole de l’US SOCOM.

Quant au matériau utilisé pour cette armure, il s’agit du polyéthylène de masse molaire très élevée [UHMPE ou UHMWPE pour ultra high molecular weight polyethylene], lequel a déjà fait l’objet de travaux au sein de l’Army’s Natick Soldier Research, Development and Engineering Center [NSRDEC]. En 2017, ce centre de recherche avait présenté le un casque de combat expérimental qui, réalisé avec cette matière, offrait une protection accrue de 40% par rapport aux modèles en service.

En septembre 2019, l’Army Research Office [ARO] a fait savoir qu’il avait mis au point une matière plastique 14 fois plus résistante et 8 fois plus légère que l’acier, grâce à un nouveau matériau à base de polyéthylène à haut module.

Cependant, le porte-parole du SOCOM a refusé de dire si l’armure de combat actuellement en cours d’évaluation était issue de ces recherches. « C’est un matériau qui faisait partie d’un effort pour le projet TALOS », a-t-il simplement dit.

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 29 novembre 2019

Armement : Nouveaux submersibles de combat pour les US Navy Seals ...

Les forces spéciales américaines seront bientôt dotées de nouveaux submersibles de combat.

Alors qu’il était au mouillage dans le port de Pula [Croatie], à l’aube du 1er novembre 1918, le cuirassé austro-hongrois Viribus-Unitis fut secoué par de terribles explosions, qui l’envoyèrent par le fond. Et ce n’était pas un accident… En effet, deux nageurs de combat italiens avaient réussi à franchir les filets anti-torpilles protégeant l’entrée de la rade pour fixer sur la coque du navire des mines ventouses. Et cela, grâce à la Mignatta, une « torpille automotrice » mise au point par Raffaele Rossetti.

Depuis, ce concept s’est amélioré et fait partie des capacités que maîtrisent les nageurs de combat des forces spéciales, notamment pour s’infiltrer dans les zones hostiles. Mais il ne s’agit plus de bricoler une torpille. Désormais, on parle de « propulseur sous-marin » [ou de « Swimmer delivery vehicle]. Les commandos marine français disposeront d’ailleurs d’un nouveau modèle, le PSM3G [pour propulseur sous-marin de troisième génération], qu’ils pourront mettre en oeuvre depuis le hangars de pont [Dry Deck Shelter] des sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de la classe Suffren quand ils seront en plongée.

Actuellement, aux États-Unis, les Navy Seals utilisent des Mk8 SEAL Delivery Vehicle depuis 1983. Mais le Naval Special Warfare Command a lancé un programme pour les remplacer, appelé « MK11 Shallow Water Combat Submersible » [SWCS].

Développé depuis 2011 par Teledyne Brown Engineering, ce Mk11 SWCS tient plus du submersible de poche que du propulseur sous-main. En effet, avec ses 4,5 tonnes de déplacement et ses 6,8 mètres de longueur, il sera « habité », avec deux membres d’équipage et quatre « passagers ».

Propulsé par des moteurs électriques alimentés par des batteries lithium-ion, le Mk11 SWCS sera en mesure d’évoluer à la vitesse de 6 noeuds. D’une autonomie de 12 heures et pouvant plonger jusqu’à 58 mètres de profondeur, il sera équipé d’un système de navigation inertiel, d’un sonar haute fréquence pour détecter les obstacles et les mines ainsi que d’un périscope électro-optique. En outre, il pourra être déployé depuis un sous-marin ou un navire de surface.

Pour mettre au point le Mk11 SWCS, Teledyne Brown Engineering a obtenu un contrat de 383 millions de dollars. Mais ce programme a connu des retards et des dépassements de coûts, ce qui a conduit le Congrès à trancher dans le vif lors des débats budgétaires, en 2016. Un prototype a été livré au Naval Special Warfare Command en mai 2018.

Finalement, le 27 septembre 2019, le Pentagone a annoncé qu’il venait d’attribuer un nouveau contrat de 41 millions de dollars afin de pouvoir lancer la production du MK11 SWCS. « Les travaux contractuels seront exécutés à Huntsville, en Alabama, et devraient être achevés d’ici décembre 2022 », précise l’avis.

Au total, dix exemplaires de ce MK11 SWCS doivent être livrés aux forces spéciales américaines, en particulier aux deux « SEAL Delivery Vehicle Team » [SDVT], dont l’une a été réactivée en mars dernier.

Le Special Service Boat [SBS] britannique est également intéressé par ce nouvel équipement. En septembre 2018, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des explorations américaines de matériels militaires, a émis un avis favorable à l’acquisition par le Royaume-Unis de trois MK11 SWCS pour un montant estimé à 90 millions de dollars [coûts de la logistique et de la formation inclus].

Source: ZONE MILITAIRE


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dimanche 24 novembre 2019

Armement Exportation : Le Sénégal commande trois patrouilleurs hauturiers OPV 58S

Le 19 avril 1893, Ahmadou Tall, alors souverain de l’Empire Toucouleur, qui allait du Sénégal au Mali, fut défait à Bandiagara par les forces françaises alors commandées par le colonel Louis Archinard, qui, trois ans plus tard, sera promu général pour avoir conquis et pacifié le Soudan français.

À l’issue de cette bataille, ayant appartenu à Omar Saïdou Tall, dit El Hadji Omar, le père d’Ahmadou Tall, un sabre constitué d’une lame de fabrication française et d’un pommeau en forme de bec d’oiseau, fut saisi.

Calife de la confrérie Tijaniyya pour le Soudan, cet érudit musulman né au Sénégal avait décrété le « jihad » [guerre sainte] en 1850 et fondé l’Empire Toucouleur après avoir annexé le royaume Bambara du Kaarta ainsi que les territoires du Mandingue et du Bambouk. S’étant heurté aux troupes du général Louis Faidherbe, El Hadji Omar fut contraint de signer un traité de paix en 1860, avant de disparaître mystérieusement dans les montagnes de Bandiagara.

Depuis, le sabre d’El Hadji Omar fait partie des collections du Musée de l’Armée. Ou faisait partie… Car, le 17 novembre 2019, à l’occasion d’un déplacement au Sénégal pour un séminaire intergouvernemental et participer au Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, le premier ministre français, Édouard Philippe, l’a remis à Macky Sall, le président sénégalais.

« Nous sommes liés par l’histoire et ce lien prend un accent particulier aujourd’hui », a dit M. Phlippe, qui conserve dans son bureau, à Matignon, un sabre d’officier d’artillerie à cheval. « Le sabre qui nous réunit ici est infiniment plus prestigieux que celui que je possède, c’est celui d’un grand conquérant, celui d’un guide spirituel… le sabre d’un fondateur d’empire, l’empire Toucouleur qui comprenait la Guinée, le Mali, le Sénégal actuel, c’est le sabre d’un érudit », a-t-il continué. « C’est un amateur de sabres qui vous le dit : sa place est bel et bien ici, au cœur de l’ancien empire Toucouleur », a-t-il conclu.

Le sabre d’El Hadj Oumar Tall est un symbole de l’histoire du Sénégal et de ses pays voisins. Sa place est au Sénégal. Ce geste marque aussi la force de nos liens culturels et l’apport de l’Afrique à la culture universelle.

« Ce jour est historique. Voici que les descendants d’anciens belligérants se retrouvent et sympathisent comme pour signer définitivement la paix des braves », a répondu le président sénégalais.

Quoi qu’il en soit, cette visite à Dakar a également l’occasion de confirmer de signer des contrats. Dont un portant sur la commande de trois patrouilleurs hauturiers OPV58S proposés par Piriou, pour au moins 205 millions d’euros. Il est question également d’un achat de missiles anti-navires auprès de MBDA.

« Le Ministère des Forces Armées du Sénégal et le groupe PIRIOU, ont signé aujourd’hui, en présence du Président de la République du Sénégal et de la délégation ministérielle française, un contrat portant sur l’acquisition de trois patrouilleurs océaniques destinés à la Marine Nationale Sénégalaise. Dès la mise en vigueur de ce contrat, prévue début 2020, le groupe PIRIOU lancera le programme de construction de ces trois patrouilleurs, étalé sur une durée de 44 mois, suivi d’une période de soutien au Sénégal », a en effet annoncé le chantier naval installé à Concarneau.

Polyvalent, le patrouilleur hauturier OPV 58S affiche une longueur de 62 mètres. Présenté comme étant robuste et endurant, ce navire a été conçu pour des missions de surveillance, d’identification et d’intervention. « En complément de ses capacités de projection [embarcations commandos], il possède une capacité de dissuasion de premier rang grâce à ses systèmes d’armes de lutte anti-surface et de lutte anti-aérienne », explique Piriou.

Ces contrats s’inscrivent dans le cadre de l’effort que Dakar a lancé pour moderniser et renforcer ses forces armées, et en particulier sa marine militaire, qui doit désormais protéger les importants gisements gisements de gaz et de pétrole récemment découverts dans les eaux sénégalaises.

Et l’enjeu est de taille puisque les réserves sont estimée à trois milliards de barils de pétrole et à environ 450 milliards de mètres cubes pour le gaz. Leur exploitation devrait commencer entre 2021 et 2022.

Source : ZONE MILITAIRE


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dimanche 13 octobre 2019

Armement : Le DOGO, un drone terrestre armé israélien, évalué par le 1er RPIMA...

Le 1er RPIMa pourrait prochainement déployer un nouvel « auxiliaire robotique » lors des délicates missions de libération d’otages ou de lutte contre le terrorisme, apprenait-on jeudi lors d’une visite ministérielle au 4e RHFS de Pau. Depuis l’an dernier, le régiment de Bayonne évalue en effet le robot terrestre DOGO conçu par l’Israélien General Robotics et dont l’originalité repose sur l’emport d’une solution létale.

Régiment « action » du Commandement des forces spéciales Terre (CFST), le 1er RPIMa maîtrise de nombreux domaines opérationnels, à commencer par la lutte contre le terrorisme et à la libération d’otages. Ces missions sont l’apanage des équipes CTLO (Contre-Terrorisme Libération d’Otages) dont l’action est soutenue par un éventail de systèmes robotiques dédiés à la reconnaissance, tel le minidrone aérien DJI Mavic Pro. Déterminantes mais « passives », ces solutions n’excluaient pour autant pas le scénario d’une intervention frontale potentiellement périlleuse pour les membres du 1er RPIMa. Dévoilé en 2016 par General Robotics, le drone DOGO représentait dès lors un compromis idéal entre reconnaissance et neutralisation, autorisant les opérateurs à rester à couvert durant pratiquement toutes les phases de l’intervention. Il a donc rapidement trouvé acquéreur, notamment en Asie et en France, où un unique exemplaire a été livré au 1er RPIMa à des fins d’évaluation.


Léger et rapide, le DOGO a, en l’apparence, tout d’un robot terrestre « classique ». Et pourtant, celui-ci cache des caractéristiques plutôt uniques dans ce segment. Il comprend premièrement une vision périphérique à 360°, assurée par les huit caméras installées sur l’avant de la plateforme et sur les deux bras rotatifs installés à l’arrière. Il est également doté d’un micro et d’un haut-parleur, permettant aux opérateurs d’écouter discrètement les conversations, voire d’entamer des négociations avec l’adversaire. Les données recueillies sont transmises via une connexion haut débit cryptée à la station de contrôle durcie Panasonic Toughpad FZ G1. Les deux bras mobiles lui permettent ensuite d’évoluer sur des terrains irréguliers et de monter sans grande difficulté une rangée d’escaliers. La portée théorique s’étend à 300 mètres, mais se réduit à « une cinquantaine de mètres » lors des scénarios étudiés par le 1e RPIMa, en raison de l’environnement confiné dans lequel évolue le drone.
 
Le drone DOGO acquis par le 1er RPIMa et sa station de contrôle

Au-delà de sa fonctionnalité de reconnaissance, partagée avec la quasi-totalité des drones du même type, le DOGO est une solution duale offrant plusieurs options « offensives » létale ou incapacitante. La version livrée au 1er RPIMa intègre ainsi une cartouche de gaz incapacitant CS fixée sur le rail Picatinny installé sur le capot, ainsi qu’un Glock 26 placé dans un compartiment escamotable et doté d’un système de visée laser intuitif. Grâce aux joysticks de la station de contrôle, l’opérateur peut désormais sélectionner la cible et déclencher le tir à distance. L’intérêt est des plus évidents: maintenir une capacité de réaction quasi immédiate sans passer par une phase d’assaut prompte à exposer l’équipe CTLO. Le DOGO se veut être « le prolongement de l’opérateur en milieu clos », résume l’un des militaires intégré au programme d’évaluation.

Inutile de fantasmer sur le scénario du « drone tueur incontrôlable » de type Terminator, le DOGO place d’emblée l’opérateur au centre de la boucle décisionnelle. « La capacité létale, c’est finalement la prolongation directe de l’opérateur. Celui-ci demeure en permanence quelques mètres derrière et garde un contrôle total sur l’engin », rassure notre interlocuteur. De fait, rien n’est automatisé et l’opérateur évalue constamment la situation via la caméra, détermine lui-même la cible via le désignateur laser et « ne délivre le coup que si cela s’avère nécessaire pour pouvoir après investir les lieux et libérer un otage ».

Après une année de tests, le DOGO se révèle « être une réelle plus-value pour nous pour ouvrir les angles et pour ne pas exposer les équipiers dans un combat très complexe, qui est celui du milieu clos », précise le 1er RPIMa. « Ce drone est particulièrement intéressant en cas de retranchement de l’adversaire, lorsqu’il est impossible de pénétrer dans la pièce pour le neutraliser », ajoute-t-il. La fonction tir notamment, uniquement testée sur cible afin de « symbioter » l’arme avec le système de visée, s’est jusqu’à présent révélée « satisfaisante ». La seule problématique resterait celle de l’élongation, les murs et autres obstacles étant susceptibles d’impacter la portée. Ce type de RETEX transite auprès de la cellule développement du 1er RPIMa, qui se charge ensuite de les transmettre à l’industriel afin qu’il puisse effectuer les éventuels ajustements.

Vidéo Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=CYMtX3E-Lgs


Source : Forces Operations Blog - Nathan Gain

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lundi 23 septembre 2019

Armement : RETEX sur le drone chinois DJI Mavic Pro utilisé par les commandos paras au Sahel

Alors qu’il existe des constructeurs de drones français, comme Parrot, dont le modèle ANAFI fait partie des candidats potentiels pour équiper l’US Army, l’armée de Terre a acquis, en 2018, des appareils de type DJI Mavic Pro, de facture chinoise, pour en doter ses groupements commandos parachutistes [GCP].

Ces mini-drones, qui passent pour être très performants [auprès des civils, ndlr], ont été utilisés par le GCP du 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste [RAP] au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane.

Utilisé pour mener des reconnaissances, chercher des points de passage à travers des obstacles naturels [oued], dresser le bilan d’un engagement [Battle Damage Assessment – BDA] ou encore collecter des renseignements, le DJI Mavic Pro a laissé un sentiment mitigé, si l’on en juge par le retour d’expérience [RETEX] qui en a été tiré dans les colonnes du dernier numéro de la revue Fantassins [.pdf].

Pouvant être rapidement mis en oeuvre, le DJI Mavic Pro permet de « sonder » une zone boisée pour repérer un possible point de passage tout en vérifiant l’absence de menace.

« Une fois cette zone localisée, un passage bas permet de déceler une menace grossièrement visible avant un check d’un binôme génie », écrit le capitaine « Kenneth », pour qui cette « situation est l’illustration de procédés nouveaux qui ont étés rendus possible par la technologie du micro-drone et démontrent de quelle manière le drone peut être un facilitateur pour la manœuvre. »

Seulement, encore faut-il que les conditions soient réunies pour un tel « procédé ». Ainsi, avance l’officier, une première difficulté est « de piloter le drone lors d’un déplacement. » Mais « hormis les secousses qui peuvent rendre le pilotage compliqué c’est surtout lors de cas non-conformes que des difficultés vont apparaître », explique-t-il.

« La fonction go-home de l’appareil en l’absence de réseau internet ne fonctionne pas avec une base en déplacement. De ce fait en cas de perte de signal ou de batterie, le drone se posera directement à la verticale de sa position. Ceci peut entraîner la perte du drone mais surtout oblige l’unité à entreprendre une manœuvre de récupération », avance-t-il. Sachant qu’un tel appareil coûte entre 1.000 et 1.500 euros dans le civil, on peut se demander s’il est pertinent de prendre des risques pour aller le récupérer…

Mais une autre limite du DJI Mavic Pro, et qui n’est sans doute pas propre à cet appareil, est liée aux conditions climatiques, lesquelles sont susceptibles d’amoindrir ses performances en vol.

« Les fortes chaleurs et le vent sont les deux facteurs qui, en augmentant, vont diminuer l’autonomie du drone. Ainsi la batterie sera plus performante le matin avec des températures ambiantes en-dessous des 30°C permettant une autonomie plus importante. La force du vent diminue de manière progressive sa portée avant d’atteindre les 10 m/s et d’empêcher le vol du drone. L’opérateur doit être particulièrement vigilant lorsqu’il envoie son drone dans le sens du vent sous peine de ne le voir jamais revenir », détaille le capitaine « Kenneth ».

Autre limite : la discrétion, qui n’est pas le point fort du DJI Mavic Pro, surtout lors d’infiltrations à pied. Qui plus est, ces dernières se faisant généralement de nuit, ce drone n’est d’aucune utilité.

« Bien que le MAVIC soit d’un faible encombrement et assez léger pour être transporté, son manque de discrétion, ses capacités vidéos limitées et sa faible autonomie n’en font pas un outil indispensable » pour ce type de mission, relève l’officier du 35e RAP.

En revanche, ce drone peut être utile lors des phases ultérieures. « La prise de vue à la verticale d’un objectif suivi d’une illustration rapide permet un compte rendu clair et précis de la situation. Les prises de vues par vidéo ou par photo […] sont également des atouts lors de la collecte de renseignements », admet le capitaine « Kenneth ». En milieu urbain, et sur des « points d’intérêt », ce drone « permet de renseigner sur la disposition des lieux et des axes d’approche en vue de monter un dossier d’objectif. Ce procédé est évidemment limité en termes de discrétion », poursuit-il.

Au regard de ces éléments, le mini-drone ne constitue pas un « facteur déterminant » mais il peut faciliter la prise de décision. Toutefois, la conclusion de ce RETEX suggère que, pour cela, la technologie de ces engins devra encore s’améliorer.

Ce qui devrait être le cas avec le drone NX-70 du constructeur français Novadem. En juin, la Direction générale de l’armement [DGA] a passé une commande portant sur 27 systèmes de deux appareils pour répondre à une « urgence opération » [UE] de l’armée de Terre.

D’une masse d’environ 1 kg, d’une autonomie en vol de 45 minutes, et doté de caméras thermiques, le NX-70 est capable d’opérer de jour comme de nuit, qui plus est dans des conditions météorologiques difficiles [vent de 65 km/h, pluie, basses comme hautes températures...

Enfin, ce moyen sera complété par le nano-drone Black Hornet. D’une masse de seulement 33 grammes, cet appareil commence à équiper les unités d’infanterie. « Capable de prendre des photos de jour et de nuit grâce à une caméra thermique, il est le maillon manquant entre le groupe en progression et les moyens d’observation de la section », explique le capitaine Nicolas, du 7e Bataillons de chasseurs alpins [BCA], dans un webdocumentaire de l’armée de Terre. « Ce système va permettre de voir quelques mètres plus loin, par-dessus le mur susceptible de cacher une cible par exemple », précise-t-il.

Source : Zone Militaire

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jeudi 15 août 2019

Armement : Futur fusil d’assaut de l’US Army - Cartouches de 6,8 mm et intelligence artificielle

À partir de 2023, l’US Army remplacera les mitrailleuses légères M249 et les carabines M4 de ses unités de mêlée par de nouvelles armes développées dans le cadre du programme NGSW [Next Generation Squad Weapons], pour lequel 30 millions de dollars devraient être consentis au titre de l’exercice budgétaire 2020 pour financer la phase de recherche et de développement actuellement en cours.

Concrètement, il s’agit de mettre au point deux armes : le NGSW-R [R pour Riffle] remplacera les carabines M4/M4A1 tandis que le NGSW-AR [AR pour « Automatic Riffle »] succédera aux mitrailleuses M249 Squad [SAW]. Au total, l’US Army compte commander 100.000 exemplaires de ces futures armes qui auront une précision, une portée et une létalité accrues tout en étant plus silencieuses.

Pour cela, le cahier des charges précise que ces armes devront être en mesure de tirer des cartouches spéciales de 6,8 mm, appelées XM1186. Par rapport à celles de 5,56x45mm actuellement utilisées, elles ont une capacité de pénétration supérieure, tout en offrant une meilleure portée et une précision améliorée.

Justement, s’agissant de la précision, ces armes seront en outre équipées d’un système de conduite de tir devant visant à augmenter « la capacité du soldat à engager rapidement des cibles de la taille d’un homme jusqu’à 600 mètres ou plus tout en lui laissant la possibilité de mener un combat au corps à corps ».

Ce système de conduite de tir devrait intégrer plusieurs fonctions, comme le suivi de cible, la reconnaissance faciale et une optique principale à vision directe intégrant la réalité augmentée, une capacité qui sera probablement fournie par Microsoft, qui développe l’IVAS [Integrated Visual Augmentation System] dans le cadre d’un contrat de 480 millions de dollars notifié par le Pentagone en novembre 2018.

Par ailleurs, et selon le Joint Service Small Arms Program, cité par Defence Blog, il aura recours à l’intelligence artificielle pour l’identification des menaces et la « hiérarchisation des priorités ».

Il s’agira également de permettre au tireur de prendre en compte la « distance par rapport à la cible, les conditions atmosphériques et la balistique des armes et des munitions. » Le tout sera alimenté par une batterie logée dans la crosse et donnant une autonomie de 72 heures.

En outre, les lentilles des caméras devant équiper ces armes seront « hydrophobes » et « anti-rayures ». Enfin, le NGSW devra également être compatible avec les systèmes d’optique et de vision nocturne actuels.

Plusieurs industriels sont sur les rangs pour fournir des prototypes à l’US Army, dont AAI Corporation [filiale de Textron Systems], General Dynamics-OTS Inc, PCP Tactical LLC, Sig Sauer et FN America LLC.

Source: Zone Militaire - Photo : Joint Service Small Arms Program

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samedi 10 août 2019

Technologie : Franky Zapata le Français volant a traversé le Channel sur son Flyboard Air...

Subvention de 1,3 million d'euros du ministère des Armées... Pour quoi faire ?

C’est un oiseau ? C’est un avion ? Non, c’est Franky Zapata ! 

La référence à cette mythique réplique de Superman saute aux yeux à la vision du Français volant dans le ciel, le corps vissé sur son fameux Flyboard Air. Il s'illustra pour la première fois en 2016 : un trajet de 2 km près d’un port du Sud qui impressionna les badauds. Et puis il y a surtout eu cette démonstration franchement perturbante lors du dernier défilé militaire de la fête nationale du 14 Juillet 2019. 

En face de la tribune officielle, Zapata, fusil factice dans la main gauche, fend l’air avec une aisance remarquable, laissant des millions de Français bouche bée devant leurs écrans. Ce 4 août, il est entré dans l'histoire en traversant la Manche sur sa planche, en seulement vingt-deux minutes, à une vitesse de 160 km/h. 

Au passage, le « jouet » de Zapata réjouit bien évidemment nos imaginaires en offrant un cadre bien réel à plus de 50 ans de fantasmes de geeks fans de SF sur la vision d'un individu filant dans le vide juché sur une mini-plateforme volante. Ou à l'aide d'une improbable mécanique dorsale lui assurant, quoi qu'il en soit, la possibilité de se mouvoir en solo. 

... Pour développer des turboréacteurs !

Sur l'utilité du Fly Board le plan militaire, Franky Zapata répond aux questions :

Votre entreprise bénéficie depuis décembre 2018 d'une subvention de 1,3 million d'euros du ministère des Armées. Est-ce que ça vous a aidé à développer votre machine ?

Il y a une grosse confusion avec tout ça depuis quelques semaines. La subvention n’a pas du tout été donnée pour développer le Flyboard ; la subvention de l’armée a été donnée pour développer des turboréacteurs. Évidemment que si l’armée nous a donné une subvention pour améliorer l’état des mini turbopropulseurs, c’est qu’ils ont un intérêt pour le type de technologie qu’on développe mais pas pour le Flyboard tel qu’il est.

Le Flyboard n’est pas un produit utilisable par l’armée et le commun des mortels. On est en train de travailler avec les forces spéciales pour un produit qui s’appelle le EZ-Fly, qui est un hybride entre un Flyboarder et un Segway, avec des poignées pour se tenir, comme ça c’est plus facile à utiliser. Ils sont intéressés par d’autres produits comme les plateformes volantes pour la logistique et les voitures volantes. 

Source : Le Point - Photo Denis Charlet. AFP

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jeudi 8 août 2019

Armement : L'US Navy va enfin tester son canon électromagnétique

Il y a quelque temps, l’Office of Naval Research [ONR] avait annoncé que le canon électromagnétique sur lequel il travaillait depuis 2005, allait être prêt pour des essais opérationnels. En outre, il était même prévu de mobiliser l’USNS Millinocket ou l’USNS Trenton, deux navires de type JHSV [Joint High Speed Vessel] à cette fin. Seulement, ces tests n’eurent jamais lieu.

En février 2019, l’amiral John Richardson, le chef d’état-major de la marine américaine, a sévèrement critiqué la conduite de ce projet, pour lequel plus de 500 millions de dollars ont été investis. « C’est une leçon sur la façon de ne pas développer d’armes », avait-il dit, critiquant la lenteur de ce programme alors que, dans le même temps, à Pékin, les médias rapportaient qu’une telle arme avait déjà fait l’objet d’essais préliminaires en mer, à bord du navire d’assaut amphibie Haiyang Shan.

Quoi qu’il en soit, et d’après un document [.pdf] détaillant l’impact sur l’environnement des exercices qu’elle entend prochainement mener, l’US Navy serait sur le point de tester enfin son canon électro-magnétique.

Ce dernier sera « testé à bord de navires de surface, tirant des projectiles explosifs et non explosifs sur des cibles aériennes ou navales », est-il indiqué dans ce document de 1.800 pages, évoqué par le quotidien The Seattle Times.

Jusqu’à présent, l’ONR a testé son canon électromagnétique sur le polygone de tir du Naval Surface Warfare Center de Dahlgren, en Virginie.

Pour rappel, le principe d’une telle arme consiste à faire circuler un courant électrique très intense couplé à un champ magnétique entre deux rails parallèles conducteurs d’électricité. Grâce à la force de Laplace, résultante de celle de Lorenz, un projectile subit une forte accélération avant d’être éjecté à une vitesse d’au moins cinq fois la vitesse du son. Ce qui peut le projeter à une distance de 200 km.

Un canon électro-magnétique présente plusieurs avantages : il permet de frapper une cible à une distance de sécurité, il n’est plus besoin de stocker des explosifs à bord d’un navire et un tir est peu coûteux [de l’ordre de 50.000 dollars].

En revanche, sa mise au point suppose de relever plusieurs défis. Le premier porte évidemment sur l’énergie nécessaire pour tirer un projectile. Et le besoin sera d’autant plus important que cette énergie doit être disponible instantanément et de façon répétée s’il s’agit de tirer des salves.

Ainsi, la Direction générale de l’armement [DGA], qui soutient le développement d’une telle arme [mais pour le combat terrestre, ndlr] par l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [ISL], explique que pour envoyer un obus à 200 km, il faut une « quantité d’énergie pas considérable, mais délivrée en un instant tellement court que la puissance électrique nécessaire est comparable à celle nécessaire pour une ville de 500.000 d’habitants. »

Un autre défi concerne l’usure prématurée des composants, soumis à de fortes contraintes physiques. Enfin, se pose la question du guidage des projectiles tirés. Sur ce point, l’US Navy peut compter sur le « High-velocity projectile », développé par BAE Systems.

Source : Zone Militaire - Photo : US Navy

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lundi 5 août 2019

Armement : Combat info-valorisé - Le système français SCORPION... Futur standard européen ?

La semaine passée, et après le Sénat, l’Assemblée nationale a adopté l’accord de coopération avec la Belgique dans le domaine de la mobilité terrestre. En clair, il s’agissait d’approuver le contrat CaMo [Capacité Motorisée] qui, d’un montant de 1,6 milliard d’euros, vise à livrer 382 Véhicules blindés multi-rôles Griffon et 60 Engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar à la Défense belge.

Pour rappel, ce contrat va au-delà de la livraison de Griffon et de Jaguar puisque la Belgique et la France ont aussi convenu d’établir un partenariat stratégique dans le domaine des blindés médians, incluant un volet opérationnel ainsi que la maintenance. Ce qui veut dire que la composante terrestre belge et l’armée de Terre auront une même doctrine d’emploi ainsi qu’un système de formation commun. Et donc dans le cadre du programme français SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation] qui, plus que le renouvellement des blindés, établit un nouveau standard en matière de combat collaboratif, info-centré et info-valorisé.

Ainsi, une compagnie française et une compagnie belge pourront être parfaitement interopérables et sans préparation spécifique dans un bataillon belge ou une brigade française. En matière d’interopérabilité, on n’a sans doute jamais été aussi loin puisque cela dépasse même les critères de l’Otan. Du moins dans le domaine terrestre.

Or, pour une fois qu’un accord intergouvernemental sur une vente d’équipements militaires était soumise à l’examen du Parlement, le débat sur le contrat CaMo a fait l’objet d’une « motion de rejet préalable » déposée par le groupe de La France Insoumise [LFI]. Et l’argumentation développée à cette occasion par le député Bastien Lachaud a surtout visé les avions américains F-35A choisis par la Belgique pour remplacer ses F-16. On était alors à quelques jours des élections européennes. Ceci expliquant cela…

Car le contrat CaMo peut être une chance, justement, pour faire avancer la défense européenne. C’est, en tout cas, ce que pense le député Jean-Charles Larsonneur, rapporteur pour avis sur le projet de loi concernant cet accord franco-belge au nom de la commission de la Défense.

« Le programme CaMo marquera un progrès dans l’interopérabilité des forces terrestres européennes. Certes, l’Otan a élaboré des normes d’interopérabilité, mais celles-ci ne concernent pas les niveaux hiérarchiques inférieurs à la brigade. Or l’interopérabilité à des niveaux moins élevés revêt un enjeu de plus en plus crucial sous l’effet de deux tendances », comme la « numérisation croissante des moyens de combat terrestre » et la « fréquence des opérations conduites en coalition avec agrégation de forces nationales de format réduit, particulièrement pour les missions de l’Union européenne, dont le volume dépasse rarement celui d’un GTIA [*] », écrit M. Larsonneur.

À ce titre, et selon le général Charles Beaudouin, chargé des plans et des programmes de l’état-major de l’armée de Terre, la France pousse en faveur d’une « norme d’interopérabilité qui prévoie des passerelles à des niveaux hiérarchiques inférieurs à celui de la brigade ». Aussi, estime le député, « l’accord franco-belge peut être vu comme créant un standard d’interopérabilité à un niveau inférieur au GTIA. »

D’autant plus que la France a un train d’avance dans le domaine de l’info-valorisation et que le système SCORPION a déjà obtenu un premier succès à l’exportation avant même d’être mis en oeuvre par l’armée de Terre. Pour M. Larsonneur, cela donne « toutes ses chances à ce système pour être retenu comme le standard du combat collaboratif parmi un nombre significatif d’Européens. »

Rapporteur pour avis au nom de la commission des Affaires étrangères, le député Jacques Maire fait le même constat que M. Larsonneur. En effet, estime-t-il, « l’acquisition d’équipements identiques peut être un puissant intégrateur pour l’Europe de la défense, dans le sillage du programme CaMo. » Toutefois, tempère-t-il, « cette perspective est néanmoins compliquée par le morcellement des industries de défense européennes, et par la place de premier plan qu’occupe l’industrie de défense américaine chez nombre de nos partenaires. »

Si cela est vrai pour les perspectives d’exportation des véhicules de la gamme SCORPION, les avancées du programme français en matière de combat collaboratif « peuvent intéresser nombre d’États, particulièrement ceux dont les armées ne disposent pas nécessairement d’un grand nombre d’engins, mais souhaitent en tirer le plus d’effet opérationnel possible », répond M. Larsonneur.

« L’intérêt de SCORPION tient à l’interconnexion de tous les armements au sein d’une ‘bulle’ qui exploite l’info-valorisation pour permettre le combat collaboratif. Dès lors, un État qui se dote de certains matériels SCORPION ne peut en tirer pleinement parti qu’en intégrant l’ensemble de ses blindés et autres équipements terrestres dans cette ‘bulle’ qu’a développée notre BITD [**]. À tout le moins doit-il y connecter ses autres équipements, via le système d’information de SCORPION et la radio CONTACT, exportée sous le nom de Synapse », a en outre expliqué le député, lors de l’examen de son rapport par la commission de la Défense.

Source : Zone Militaire

[*] GTIA : Groupement tactique interarmes, soit un bataillon

[**] Base industrielle et technologique de défense

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vendredi 26 juillet 2019

Armement : Des robots « mules » en OPEX pour l'armée de Terre

Alors que le détachement d’infanterie estonien déployé à Gao [Mali] au titre de l’opération Barkhane expérimente le robot THeMIS [Tracked Hybrid Modular Infantry System], associé au drone KX-4 Titan LE, pour des missions de transport et observation, l’armée de Terre pourrait en faire de même d’ici quelques mois.

En effet, via un avis de marché déniché par Forces Operations Blog [FOB], la Direction générale de l’armement [DGA] a fait savoir qu’elle cherche à se procurer cinq « robots terrestres ‘mule’ à des fins d’essais en opération extérieure et sur le territoire français ».

« La première expérimentation doit se dérouler en opération extérieure, en 2020. D’autres expérimentations suivront sur opportunité pendant la durée du marché », est-il indiqué dans l’avis.

La durée de l’expérimentation conduite lors d’une opération extérieure sera de quatre à six mois.

Concrètement, la DGA cherche un robot « mule » d’une capacité de charge de 400 à 800 kg, devant permettre aux fantassins de se décharger d’une partie de leur paquetage, afin de gagner en mobilité ». Cet engin pourra avoir à remplir des « missions connexes », comme « procéder à un ravitaillement [munitions, alimentation ou autre], ou assurer une liaison entre deux groupes distants. »

En outre, ce robot devra avoir des « fonctions d’observation et de reconnaissance » et être « télé-opérable, à vue et hors de la vue, et est tractable derrière certains modèles de véhicule de l’armée de Terre. »

« Pendant la phase de préparation au déploiement en opération extérieure, des prestations d’assistance et de transfert de compétences sont assurées » par celui remportera le contrat. « Suite à cette première expérimentation, le marché comprend le maintien en condition d’expérimentation des robots jusqu’à la fin du marché, l’acquisition de robots supplémentaires ainsi que des prestations d’assistance en vue de nouvelles expérimentations », précise la DGA.

En janvier 2018, la DGA avait déjà lancé le programme FURIOUS [FUturs systèmes Robotiques Innovants en tant qu’OUtilS au profit du combattant embarqué et débarqué], lequel prévoyait de mettre à l’essai trois démonstrateurs de « tailles différentes » au sein d’une section d’infanterie dès 2019 au Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine [CENZUB] de Sissonne.

Source: Zone Militaire - Photo : Barakuda, de Sharks Robotics

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dimanche 21 juillet 2019

Mali : Pour la première fois, les VHM de l’armée de Terre en opération...

En 2009, l’armée de Terre annonçait l’acquisition d’un lot d’une cinquantaine de Véhicules Haute Mobilité [VHM] de type BvS10 Mark 2, auprès de la société suèdoise Hagglünds AB, filiale de BAE Systems. Il s’agissait alors de pouvoir remplacer les Véhicules Articulés Chenillés [VAC], alors utilisés par la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM] et les légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI].

Amphibie, articulé en deux modules grâce à un système de vérins et monté sur chenilles, le VHM peut transporter une charge de 5 tonnes. Son armement se compose d’une mitrailleuse de 12,7 mm ou de 7,62 mm [selon les versions] et son blindage le rend particulièrement résistant aux roquettes RPG ainsi qu’aux engins explosifs improvisés [IED]. D’une autonomie de 250 km, il peut rouler à la vitesse de 65 km/h. Les premiers exemplaires furent livrés à l’armée de Terre en janvier 2012.

Récemment, ces VHM ont été envoyé en Lituanie, au titre de la mission Lynx, conduite dans le cadre des mesures de réassurance décidées par l’Otan au profit des États baltes et de la Pologne. Et, jusqu’à présent, ils n’avaient jamais connu les rigueurs de la bande sahélo-saharienne. C’est désormais chose faite.

En effet, ce 11 juillet 2019, l’État-major des armées [EMA] a indiqué que le VHM a été engagé pour la première fois dans une opération menée « récemment » par le Groupement tactique n°1  [GTD-1] dans la région du Gourma, au Mali. Et visiblement, leurs capacités n’ont pas déçu.

Ainsi, explique l’EMA, ces VHM permettent à des sections de « s’affranchir des pistes et se déplacer en terrain désertique difficile, sans risque d’ensablement. » Et pour cause : ces véhicules peuvent acheminer soldats et matériels vers des zones inaccessibles aux blindés à roues.

Et cela, grâce à leurs larges chenilles qui sont particulièrement bien adaptées au désert dans la mesure où elles leurs donnent une « portance significative sur le sable. » En outre, ces VHM sont munis de « galets » qui leur permettent « d’absorber les irrégularités du terrain », ce qui, souligne l’état-major, est « apprécié » par les équipages.

Les qualités du VHM sont « réelles et en saison des pluies, il contribue pleinement à conserver l’initiative sur les groupes armés terroristes. […] Il y a une réelle plus-value à l’avoir en Afrique », a commenté un capitaine.

Les VHM arrivés en juin au Mali ont été modifiés pour la circonstances. Leur partie basse a été sur-blindée afin de prendre en compte la menace des IED. Les différentes versions [du VHM] utilisées par Barkhane [véhicule mortier, véhicule de commandement] sont en outre « toutes pourvues de mitrailleuses de 12,7 mm télé-opérés », a encore précisé l’EMA.

Source: Zone Militaire - Photo : Ministère des Armées


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mercredi 17 juillet 2019

Armement : Sous-marin Suffren, un bond technologique et capacitaire pour la FOST...

Le 12 juillet 2019 fut un grand jour pour la Marine nationale en général et la Force océanique stratégique [FOST] en particulier puisqu’il marquera le lancement officiel, à Cherbourg, du « Suffren », le premier des six sous-marins nucléaire d’attaque [SNA] prévus par le programme « Barracuda », lancé en 1998 par la Direction générale de l’armement [DGA] et dont le coût [développement et construction] est estimé à 9,5 milliards d’euros.

Ces sous-marins remplaceront les SNA de la classe Rubis, dont le premier exemplaire – le Rubis – a été mis en service en 1983. D’ailleurs, le SNA Saphir vient de rejoindre Cherbourg en vue de son désarmement.

Par rapport aux SNA de la classe Rubis, ceux de type Barracuda permettront à la FOST de faire un bond technologique et capacitaire, étant donné les innovations et les armes qu’ils embarqueront.

Ainsi, le « Suffren » sera deux fois plus imposant que le « Rubis », avec un déplacement en surface de 4.700 tonnes et de 5.300 tonnes en plongée. D’une longueur de 99 mètres [soit presque l’équivalent d’un terrain de football] pour un diamètre de 8,8 mètres, il sera mis en oeuvre par un équipage mixte de 65 marins. Pouvant rester en plongée à une profondeur supérieure à 300 mètres, son autonomie [70 jours] sera accrue de 25% par rapport aux SNA d’ancienne génération. En outre, son constructeur, Naval Group, assure que sa disponibilité sera de 270 jours par an grâce à une maintenance « optimisée ». L’industriel indique qu’une interruption pour entretien et réparation [IPER] sera toutefois nécessaire tous les 10 ans environ.

Pour évoluer dans les profondeurs, le « Suffren » est doté d’un réacteur nucléaire à eau pressurisée, qui, dérivé des chaufferies K-15 équipant le porte-avions Charles de Gaulle et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la classe Triomphant, utilise de même uranium faiblement enrichi que les centrales nucléaires françaises. À ce sujet, précise Naval Group, « 1 g d’uranium 235 permet de produire plus d’énergie qu’une tonne d’hydrocarbures ». Enfin, il dispose également de deux turbines de propulsion, de deux turbo-alternateurs et de deux moteurs électriques.

S’agissant des évolutions technologiques, l’intelligence artificielle [IA] sera présente à bord du Suffren. Certes, comme l’a souligné l’amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, le commandant de la FOST, lors d’une récente audition parlementaire, elle l’est déjà sur les sous-marins.

« C’est dans le contrôle commande des réacteurs qu’elle est tout d’abord apparue. Lors d’une avarie sur le réacteur, le ‘contrôle commande’ propose des options pour revenir à l’état sûr. Il peut y avoir également des actions correctrices automatiques dont l’opérateur suit le déroulement », a en effet expliqué l’amiral Morio de l’Isle. Et pour le Suffren, a-t-il précisé, l’IA « concernera aussi la sécurité plongée du bateau»

Le système d’exploitation du Suffren permettra « de commander et de surveiller, à distance, la totalité des installations [chaufferie, propulsion, électricité, sécurité plongée systèmes auxiliaires, stabilité] », explique Naval Group.

Il sera ainsi le « premier sous-marin à proposer un tel niveau d’automatisation », l’équipage étant en mesure de « conduire » le navire et de « gérer la vie à bord, à distance », depuis deux pupitres, dont « le poste de conduite propulsion [PCP], dédié à la conduite de l’usine électrique, de la chaufferie et de la propulsion, et le « poste central navigation opérations » [PCNO], dédié au contrôle et au commandement du sous-marin.

Doté d’un système de combat entièrement digitalisé, le Suffren sera dépourvu d’un équipement jusqu’alors considéré comme étant une caractéristique des sous-marins. Exit, donc, le périscope… remplacé par un mât optronique de veille et un mât optronique d’attaque non-pénétrant, munis de caméras jour haute définition, infrarouge et à intensification de lumière. Cela lui permettra d’observer la surface de jour comme de nuit.

Doté de liaisons de données tactiques assurant son interopérabilité et transmises par un système de communications modernisé, ce système de combat « intègre de nombreux sous-systèmes [sonar, radar, navigation, armes] assurant des capacités de veille et de lutte au-dessus et au-dessous de la surface de la mer », assure Naval Group. Enfin, le Suffren aura une manoeuvrabilité accrue, grâce aux barres en X de son « appareil à gouverner ».

Ces évolutions technologiques ouvrent le champ des possibles en matière capacitaire. La discrétion étant fondamentale dans le combat sous-marin, le Suffren, malgré sa masse et sa longueur, sera aussi bruyant qu’un banc de crevettes, grâce à un système de « pompe hélice ». En clair, il sera dix fois plus silencieux que les SNA de la classe Rubis. Dans le même temps, la performance de ses sonars sera quintuplée… Un atout de taille quand on sait que les sous-marins en service sont toujours de plus en plus nombreux [il y en aurait 450 aujourd’hui] tout en étant plus performants.

Le Suffren sera aussi optimisé pour les opérations spéciales, grâce à son « Dry Deck Shelter » [hangar de pont], qui est une sorte de sas où sera logé le propulseur sous-marin de troisième génération [PSM3G] qui, utilisé par le commando marine Hubert, peut emporter une dizaine de nageurs de combat, pilote compris.

Imaginé il y a plus de 10 ans par le commando Hubert et produit par ECA Group, le PSM3G permettra d’infiltration discrète de nageurs de combat. « C’est un véritable outil anti-déni d’accès. […] Il y a très peu de nations qui possèdent ce type de vecteur et maîtrisent la capacité globale du triptyque PSM-DDS-SNA. Les capacités opérationnelles du PSM3G sont révolutionnaires par rapport à l’actuel PSM2G », assurait, en décembre 2017, la Marine nationale.

Par ailleurs, ce « Dry Deck Shelter » autorisera la mise en oeuvre de drones sous-marins.

Mais le bon capacitaire le plus important concerne l’action vers la terre, avec les missiles de croisière navals [MdCN] que pourra emporter le Suffren, ce qui fera de lui le premier sous-marin français à être dotée d’une « capacité stratégique de frappe dans la profondeur ». En outre, pouvant emporter deux fois plus de munitions qu’un SNA de la classe Rubis, il sera en mesure de mettre en oeuvre des torpilles lourdes F-21 et des missiles anti-navires SM-39 Exocet.

Le développement et la construction du Suffren [qui compte 700.000 composants], aura exigé plus de 70 millions d’heures de travail à Naval Group et à TechnicAtome ainsi qu’à la centaine de sous-traitants et PME impliqués dans ce programme. Sans oublier le travail effectué par la DGA et la Direction des Applications Militaires [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique [CEA].

D’ailleurs, la complexité d’un tel sous-marin a donné lieu à quelques retards… le Suffren devait initialement être lancé en 2017. Ce qui a contraint la Marine nationale à prolonger la vie opérationnelle du Rubis. Il y a trois ans, Laurent Collet-Billon, alors Délégué général pour l’armement, avait évoqué un « problème de qualité du travail » pour expliquer ce contre-temps.

Quoi qu’il en soit, le Suffren entamera ses essais au premier semestre 2020. Et sa mise en service fera entrer la FOST dans une nouvelle ère… qui devrait durer une bonne quarantaine d’années.

Source: Zone Militaire - Images Naval Group - Marine nationale

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samedi 13 juillet 2019

Armement : Le Griffon, le nouveau blindé multi-rôles de l’armée de terre... Bientôt sur les Champs ;-)

L’armée de Terre a reçu ce jeudi 4 juillet les trois premiers Griffon. Ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB). Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées.

L’armée de Terre française se modernise.

La ministre des Armées Florence Parly s’est rendue en personne à Satory (Yvelines) pour la livraison des trois premiers griffons de l’armée de Terre. Comme le précise BFMTV, ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les 2.700 vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB) actuellement en service. Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées. Les trois premiers véhicules sont destinés aux 3e régiment d'infanterie de Marine (Rima) de Vannes.

Ce sera ensuite le tour du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Barby, du1er Régiment d'infanterie de Sarrebourg, du 21e régiment d'infanterie de Marine de Fréjus et du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de Marine (Rpima) de Carcassonne d’être équipés. Ces nouveaux Griffon sont de très haute technologie. Son tourelleau est en effet équipé d'armes pilotables depuis la cabine (mitrailleuse 12,7 ou 7,62 mm et lance-grenades automatiques) et de capteurs et de brouilleurs radio et infrarouge pour alerter de la présence de l’ennemi.

Le véhicule blindé a en outre été créé en plusieurs modèles : combat, transport de troupes et poste sanitaire, de commandement ou d’observation. Il a été développé par les industriels français Nexter, Arquus et Thales, dans le cadre du programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat terrestre.
Savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre

Florence Parly s’est félicitée sur Twitter du "savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre et des ingénieurs français". Selon elle, le programme "Scorpion = plusieurs milliers d'emplois consolidés pour livrer 3400 véhicules blindés d'ici 2030". L’armée de Terre devrait en effet disposer de 936 Griffon d’ici fin 2025.


Source : Capital.fr

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Le GRIFFON est un véhicule blindé multi-rôles (VBMR), un engin robuste, bien protégé et mobile. Il a pour missions de transporter et d’appuyer le groupement tactique interarmes (GTIA) dans la zone des contacts.

Caractéristiques:

    Dimensions : 7,58 m de longueur ; 2,54 m de largeur et 3,50 m de hauteur ;
    Masse : 24,5 tonnes de poids total autorisé en charge ;
    Vitesse maximale route et tout terrain : 90 km/h ;
    Protections : balistique, anti-mines, engin explosif improvisé (EEI), incendie, risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC).

    Autonomie : 800 km à 60 km/h ;
    Capacité de protection du personnel ;
    Capacité de combat collaboratif au niveau GTIA ;
    Armement principal : tourelle télé-opérée mitrailleuse 12,7 mm ou MAG 58 (calibre 7,62 mm) ou lance-grenades automatique 40 mm ;
    Système de lance-grenades de type GALIX.

Présentation : Le Griffon arrive... (vidéo Armée de terre)


Source : Armée de Terre

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