FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 16 mars 2018

Armement et IA : Intelligence artificielle des forces armées - Quel impact et où finit-elle ?

L’intelligence artificielle fait douter le chef du Pentagone...

« Utilisez votre cerveau avant d’utiliser votre arme » car les « 6 pouces [15 cm, ndlr] les plus importants sur le champ de bataille sont entre vos deux oreilles », a dit un jour, à ses hommes, le général James Mattis, l’actuel secrétaire américain à la Défense. Mais que deviendra ce conseil avec l’impact qu’aura l’intelligence artificielle sur les conflits armés ?

« La guerre est un caméléon qui change de nature à chaque engagement », estimait le stratégiste allemand Carl von Clausewitz. Pour le général Mattis, interrogé sur l’usage de l’intelligence artificielle par les forces armées, l’essence de la guerre est immuable, « parce qu’humaine ».

« La nature fondamentale de la guerre c’est (…) l’équipement, la technologie, le courage, la compétence, l’intégration des capacités, la peur, la lâcheté, toutes ces choses qui donnent une nature fondamentale de la guerre très imprévisible », a expliqué James Mattis aux journalistes qui l’accompagnaient dans l’avion le ramenant à Washington, après une réunion des ministres de la Défense de l’Otan, à Bruxelles. En revanche, a-t-il continué, le « caractère de la guerre change tout le temps. Un vieil Allemand défunt [Clausewitz, ndlr] l’appelait un caméléon, car il change pour s’adapter à son temps, à la technologie, au terrain. »

Dans un avenir pas si lointain, et grâce à l’intelligence artificielle, les armes pourront « apprendre seules, s’adapter et s’auto-déclencher», a souligné le chef du Pentagone. Et cela pourrait changer la « nature fondamentale » de la guerre.

« L’arme de notre arsenal la plus mal nommée est l’avion sans pilote : il n’y a peut-être personne dans le cockpit, mais il y a quelqu’un qui le dirige, quelqu’un d’autre derrière son épaule (…) plus ceux qui téléchargent ses informations, ceux qui décident d’y attacher des bombes, des cameras de surveillance », a expliqué M. Mattis. Or, a-t-il poursuivi, si nous arrivons un jour au point ou on est complètement en pilote automatique, nous sommes tous des spectateurs. Cela ne sert plus un objectif politique », sachant qu’un « conflit est un problème social, qui nécessite des solutions sociales, des solutions humaines. »

Aussi, en l’état actuel des choses, M. Mattis a admis qu’il lui était impossible de répondre à la question de l’impact de l’intelligence artificielle sur le conflits armés. « Mais il est certain que je remets en question mon postulat original sur la nature fondamentale de la guerre qui ne changera pas. Aujourd’hui, il faut en douter », a-t-il dit.

Ce point a aussi été récemment évoqué par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT). Comme M. Mattis, il a avancé, dans l’une des dernières Lettres du CEMAT, que « l’art de la guerre est scandé de mutations » et qu' »ouverture, agilité, réactivité, créativité sont les maîtres-mots pour se mettre en situation de les anticiper et de les intégrer. » Cependant, il est essentiel à ses yeux, d’être « à l’avant-garde de l’innovation sans jamais renoncer aux vertus militaires antiques » qui font la force d’une armée. 

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 13 février 2018

US Navy : Des Rafale M prochainement embarqués à bord du PA George H. Bush

Le porte-avions Charles de Gaulle étant immobilisé à Toulon pour son second arrêt technique majeur jusqu’à l’été 2018, les pilotes de l’aéronautique navale ont à préparer la remontée en puissance du groupe aéronaval. D’où l’idée, avancée dès mars 2016, d’une coopération avec l’US Navy à cette fin.

« Apponter n’est pas un sport de masse (…) Il faut maintenir ce savoir-faire », avait souligné, à l’époque, le contre-amiral René-Jean Crignola, alors commandant du groupe aéronaval français lors du déploiement Arromanches 2.

Depuis l’immobilisation du Charles-de-Gaulle, des Rafale M ont été déployés en Jordanie afin de prendre part aux opérations aériennes de la force Chammal au Levant. Leur mission a pris fin en décembre dernier. En outre, ils ont également participé à la posture permanente de sûreté aérienne à Lann-Bihoué.

Mais, comme l’avait dit l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM) en octobre 2017, les pilotes de la chasse embarquée doivent faire « leurs gammes d’appontage ». « Les États-Unis ont mis à leur disposition à cet effet un de leurs porte-avions pendant plusieurs jours », avait-il ajouté.

L’attaché naval français en poste à Washington, le capitaine de vaisseau Jean Emmanuel Roux de Luze, a donné quelques détails, rapportés par le site spécialisé USNI News.

Ainsi, dans le cadre d’un accord conclu en décembre par l’amiral Prazuck et le chef des opérations navales de l’US Navy, l’amiral John Richardson, 350 marins français, des Rafale M et un avion de guet aérien E-2C Hawkeye de la flottille 4F prendront la direction de la base aéronavale d’Oceana, à Virginia Beach, en avril 2018.

Puis, après une phase d’exercices à terre avec leurs homologues américains, les équipages de Rafale M et de l’E-2C Hawkeye ainsi que le personnel technique embarqueront à bord du porte-avions USS George H.W Bush, vraisemblablement en mai. Ils seront intégrés à une escadre aérienne embarquée américaine.

Selon le capitaine de vaisseau Roux de Luze, il s’agit de démontrer la capacité de l’aéronautique navale française à opérer au sein d’un environnement opérationnel américain. « Nous voulons montrer que nous faisons l’entretien, démontrer que nous pouvons charger des armes », a-t-il dit. « Aujourd’hui, nous sommes interopérables à 95% » mais « notre préoccupation est de savoir si nos marines seront capables de travailler ainsi dans 10 ans, dans 15 ans », a-t-il ajouté.

La coopération entre la Marine nationale et l’US Navy dans le domaine aéronaval est ancienne, d’autant plus que les porte-avions français et américains fonctionnent de la même manière (ce sont les seuls à être en configuration dite CATOBAR, c’est à dire qu’ils sont dotés de catapultes et de brins d’arrêt).

La recherche d’une interopérabilité étroite est une constante. Ainsi, en 2010, pour la première fois, une équipe technique de la Flottille 12F avait changé un des deux moteurs d’un Rafale M F3 à bord de l’USS Harry S. Truman tandis que des F/A-18 effectuaient une série de « touch and go » sur le pont du Charles-de-Gaulle.

Cette coopération a même atteint un niveau inédit lors de la mission Arromanches 2. Alors que l’US Navy n’était pas en mesure de disposer d’un porte-avions dans la zone des opérations, le groupe aéronaval français avait pris la tête d’une « task force » américaine afin d’assurer la permanence de la capacité aéronavale de la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh).

« Atteindre ce niveau d’interopérabilité au point que le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle puisse prendre le commandement de la Task Force 50 – c’était la toute première fois qu’un bâtiment non-américain prenait le commandement d’une de nos task-forces – illustre notre partenariat et la capacité d’exécuter des missions du plus haut niveau », avait commenté, en juin 2016, l’amiral John Richardson.  

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 5 février 2018

LPM - Loi de programmation militaire : Renouvellement des blindés de l'armée de Terre accéléré

Selon le général Bosser, la Loi de programmation militaire prévoit d’accélérer le renouvellement des blindés de l’armée de Terre.

Après avoir gagné la « bataille des effectifs », le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) vient d’en gagner une autre, également très importante : l’accélération du programme SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation] dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire [LPM].

Pour rappel, selon les plans actuels, le programme SCORPION prévoit la livraison de 1.668 Véhicules blindés multi-rôles de type « Griffon » et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) de type « Jaguar » afin de remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) qui ont largement fait leur temps ainsi que les chars AMX-10RC et ERC-90 Sagaie.

En outre, le premier Groupement tactique interarmes (GTIA) « SCORPION » est prévu pour être projetable à partir de 2021, et la première brigade « SCORPION » en 2023. Accélérer le ce programme permettrait à l’armée de Terre de disposer, d’ici 2025, de 1.310 Griffon au lieu de 800 et de 143 Jaguar au lieu de 110.

Lors de ses vœux au personnel de l’armée de Terre, diffusé via Twitter (où, a-t-il dit, il a l’intention d’intervenir très régulièrement à l’avenir), le général Bosser a estimé que cette future LPM serait « exceptionnelle », en étant à la fois à « hauteur d’homme et de haute technologie. »

« Nous devrions moderniser nos équipements, accélérer les livraisons de SCORPION et du [fusil d’assaut] HK-416F, par exemple, et donc favoriser la modernisation notamment du segment médian », a annoncé le général Bosser.

L’accélération du programme SCORPION était l’un des chevaux de bataille du CEMAT. Et c’est une mesure de bon sens. En effet, maintenir en service des véhicules très éprouvés par le rythme opérationnel auquel ils ont été soumis pendant des années ne peut faire qu’augmenter les dépenses pour leur maintien en condition opérationnelle (MCO), sans pour autant régler les problèmes d’obsolescence et d’usure.

Dans ces conditions « retaper » un VAB selon les exigences de SCORPION coûterait ainsi 1,4 million d’euros alors que l’accélération des livraisons des Griffon, même si elle est plus coûteuse dans l’immédiat (188 millions d’euros de plus), est cependant plus avantageuse sur le long terme.

En effet, comme l’a expliqué le député Thomas Gassiloud dans un récent rapport, « au regard des coûts d’entretien et des durées d’amortissement de chacun de ces matériels, la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé ».

Qui plus est, et comme l’a souvent souligné le général Bosser lors de ses auditions au Parlement, accélérer la livraison des Griffon permettrait d’améliorer grandement la protection et l’efficacité de ses troupes.

Par ailleurs, le CEMAT a également indiqué que « l’amélioration des conditions de vie du soldat et des familles » est prévue par la prochaine LPM. De même qu’un effort sur les « petits équipements », dits de « cohérence ». Ces derniers (lunettes de vision nocturne, protection, etc) ont souvent été négligés par le passé étant donné qu’ils n’ont pas la même visibilité que les grands programmes d’armement. Seulement, ils restent nécessaires pour « surclasser » l’adversaire.

Enfin, le général Bosser a également évoqué un « effort dans le domaine nouveau de l’innovation », pour lequel « l’armée de Terre a énormément de projets ». Il ne les a évidemment pas cités… Mais il pourrait être question de lancer des études sur un nouveau char de combat appelé à succéder au Leclerc, du « Système commun de feux indirects » (CIFS, pour Common Indirect Fire System) qui permetrait de remplacer à la fois le CAESAr et le Lance-roquettes unitaire (LRU) ou encore du programme système futur sol-air en basse couche (SABC).

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 27 janvier 2018

Qatar : Poursuite des contrats d'armement avec la France

L’émirat va acheter 12 Rafale supplémentaires et négocie l’acquisition de près de 400 VBCI. Après la Belgique et les EAU, c’est le troisième succès de l’équipe Macron-Parly.

Joli succès pour les exportations françaises au Qatar, notamment dans l’armement. A l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron, l’émirat a confirmé son intention d’acheter 12 Rafale supplémentaires,après les 24 acquis en 2015. Le contrat serait supérieur à un milliard, alors que le Qatar a pris une nouvelle option pour 36 nouveaux appareils. Avec les précédents contrats égyptien et indien, l’avion de combat de Dassault s’est donc déjà exporté à 96 exemplaires.

Ce chiffre est à comparer avec la commande de 180 appareils par la France, dans l’attente d’une dernière tranche qui permettrait d’atteindre l’objectif affiché de 225. L’Egypte pourrait, elle aussi, lever prochainement son option sur 12 Rafale supplémentaires. Plusieurs autres prospects existent, notamment en Malaisie. La Suisse va relancer un appel d’offres pour un avion de combat. Enfin la Belgique est fortement courtisée par la France mais « ne sait pas comment dire non aux Américains », indique un proche du dossier.

Parallèlement au Rafale, le Qatar a signé une lettre d’intention pour l’achat de véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), un engin construit par Nexter et qui n’avait, jusqu’à présent, pas trouvé de client à l’exportation. Le Qatar envisage d’en acquérir pas moins de 490 (à titre de comparaison, 630 ont été livrés à l’armée de terre française). Le VBCI, qui a été engagé en Afghanistan et au Mali, est un blindé à roues (8 X 8) d’une trentaine de tonnes. 

Avec le Qatar, les discussions restent ouvertes sur la tourelle qui doit équiper l’engin, qui sera différente du modèle français. La version qatarie (T40), plus lourde, aurait un canon de 40mm et pourrait tirer des missiles antichar américains Javelin.

Source : Secret Defense

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 21 janvier 2018

Armement : TRA-C, une entreprise lyonnaise qui innove en matière de soudage de blindés légers

La France a la chance de pouvoir compter non pas des « start-up » (ce mot étant souvent utilisé à tort et à travers) mais des PME qui ont su s’imposer rapidement grâce à leur capacité d’innovation. Tel est le cas de TRA-C, une société créée en 2001, désormais leader européen de la conception, de la fabrication et de l’installation mécanique.

Et la solution innovante que propose cette PME lyonnaise a de quoi intéresser particulièrement la Direction générale de l’armement (DGA) dont l’un des axes de travail vise à renforcer la structure des véhicules blindés tout en réduisant leur masse. « Un défi permanent », dit-elle.

Surtout que les véhicules militaires sont soumis à rude épreuve étant donné qu’ils évoluent dans des conditions extrêmes (comme au Sahel par exemple) tout en étant soumis à la menace des engins explosifs improvisés (IED). Or, il apparaît que les zones de soudage constituent un point faible.

D’où l’intérêt de la solution de TRA-C, qui consiste à souder deux pièces sans ajout de matière. Pour cela, elle utilise un procédé complexe appelé FSW (Friction Stir Welding). Pour faire simple, il permet d’assembler des éléments par « friction malaxage ». D’après la DGA, ce procédé permet d’obtenir des soudures plus résistantes et des « conceptions en moyenne 30% plus légères. » C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle a soutenu cette PME via son dispositif RAPID (Régime d’Appui pour l’Innovation Duale).

Le procédé utilisé par TRA-C remplace le traditionnel joint de soudage par un « pion métallique » qui évolue à grande vitesse entre deux pièces à assembler. Il va ainsi « frictionner » et « malaxer » les matériaux à réunir en les faisant passer dans état mi-liquide, mi-solide afin de les mélanger et, donc, de les souder.

« Avec ce procédé révolutionnaire, le soudage est beaucoup plus résistant car il permet de préserver 95% des propriétés mécaniques de la matière, contre 60% avec un procédé traditionnel », explique la DGA, qui a mis en avant TRA-C lors de son dernier Forum dédié à l’innovation, organisé le 7 décembre 2017.

Mais ce n’est pas tout : avec cette solution, il est possible d’assembler des matériaux qui ne pouvaient pas l’être (ou difficilement, du moins) avec les techniques classiques de soudage.

Actuellement, TRA-C est la seule entreprise en Europe à être en mesure de souder en série, via ce procédé, des pièces de plus de 4 cm d’épaisseur. « un prérequis essentiel pour assembler des pièces de structures de véhicules blindés », souligne la DGA. Et cela rapidement puisqu’en réussissant à souder 2m/min, la production de la PME est 10 fois plus rapide qu' un soudage classique.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’entreprise lyonnaise a été retenue pour la fabrication du treillis moteur du Véhicule blindé multi-rôles (VBMR, Griffon) et celle du châssis principale de la tourelle téléopérée ARX25 de Nexter.

Dans le domaine civil, TRA-C a déjà remporté plusieurs marchés, dont l’un visant à produire des pièces pour le projet ITER (le réacteur de recherche à fusion nucléaire situé à Cadarache) et autre pour développer des éléments de satellites, en soudant des pièces de fabrications additives (obtenues par impression 3D).

Source : Zone Militaire - Illustration : armée de Terre

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 10 janvier 2018

Armée de l'Air : Bientôt un A 400 M Atlas capable de ravitailler les avions de chasse en vol

La France a reçu, le 22 novembre 2017, son 12e avion de transport A 400 M « Atlas », à savoir le MSN62, sur les 50 qu’elle a commandés. La Direction Générale de l’Armement (DGA) vient de l’annoncer via un communiqué diffusé ce jeudi. Cet appareil rejoindra la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy d’ici les prochains jours.

Par rapport aux précédents A 400 M livrés par Airbus, le MSN 62 est le premier à être doté de 2 nacelles permettant de ravitailler en vol les avions de combat (et, plus généralement, les appareils à voilure fixe).

« Les autres avions de la flotte seront progressivement dotés de cette capacité lors de campagnes de "rétrofit" », précise la DGA dans son communiqué.

L’an passé, à la même époque, Airbus avait indiqué avoir procédé à des essais de ravitaillement en vol entre deux A 400 M.

En configuration « ravitailleur », l’Atlas a une capacité d’emport de 63.500 litres de carburant, voire près de 78.000 litres si deux réservoirs supplémentaires lui sont ajoutés. Le débit, via l’une ou l’autre nacelle, est d’environ 1.500 litres par minute.

Cela étant, l’A400M n’est toujours pas en mesure de ravitailler les hélicoptères en vol, à cause de turbulences créées par son déplacement et ses stabilisateurs horizontaux. Le retard pris dans le développement de cette capacité a conduit le ministère des Armées à commander 4 avions de transport C-130J (dont deux en version ravitailleur).

Toutefois, en juin 2016, une solution consistant à utiliser un tuyau à la fois moins rigide et plus long (mais avec un diamètre plus petit pour le faire loger dans le pod Cobham) semblait prometteuse. Mais depuis, on ignore où en sont ces travaux.

Source : Zone Militaire 


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 7 janvier 2018

France - Egypte : Renforcement de la coopération militaire, armement, lutte antiterroriste...

En novembre 2017, l’Égypte a connu l’attentat le plus meurtrier de son histoire avec l’attaque de la mosquée soufie de Bir Al-Abeb, dans le nord du Sinaï, au cours de laquelle 305 personnes ont perdu la vie sous les balles d’une quarantaine de jihadistes appartenant probablement à la branche égyptienne de l’État islamique.

Un mois plus tôt, un convoi de la police égyptienne avait été attaqué à moins de 200 kilomètres au sud-ouest du Caire par un groupe islamiste. Au moins 35 policiers furent tués.

Ces deux évènements récents illustrent les défis sécuritaires que l’Égypte doit relever, avec, en prime, une situation en Libye qui complique la donne. La priorité est donc d’éviter une déstabilisation de ce pays, laquelle aurait des conséquences pour l’ensemble de la région, voire au-delà.

D’où la levée, en 2015, des restrictions sur la livraison d’armes aux forces égyptiennes décidées par l’administration Obama après la destitution du président Mohamed Morsi deux ans plus tôt (et son remplacement par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi), de l’implication plus grande de la Russie et le soutien indéfectible de Paris au Caire.

La coopération militaire entre la France et l’Égypte est ancienne, avec notamment la mise en place d’une Commission militaire armement stratégie franco-égyptienne (CAMAS) et l’organisation régulière d’exercices conjoints.

« Le plan annuel de coopération de défense entre l’Égypte et la France comporte aujourd’hui plus de 70 actions de coopération. Il englobe tous les aspects propres aux relations de défense, que ce soit en matière de formation et d’échanges, d’exercices, d’équipements ou de dialogue stratégique », fait ainsi valoir le Quai d’Orsay.

Ces deux dernières années, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense passé depuis aux Affaires étrangères) cette coopération franco-égyptienne a pris un nouvel élan, avec la signature d’importants contrats d’armement (24 Rafale, 2 Bâtiments de projection et de commandement, 1 frégate multi-missions, 4 corvettes Gowind et 1 satellite de communication militaire).

Ces excellentes relations militaires (mais pas seulement) entre la France et l’Égypte s’expliquent par le fait que ces deux pays ont des intérêts communs, dont la lutte contre les groupes terroristes. Sur ce point, le règlement de la crise libyenne est primordiale.

« Nous ne pouvons laisser prospérer à la frontière égyptienne, aux portes de l’Europe, une instabilité dont profitent les terroristes et les trafiquants en tous genre », expliquait, en juin dernier, M. Le Drian.

Cela étant, il est question d’aller plus loin. À l’occasion d’une visite, au Caire, de Florence Parly ministre des Armées, le président Abdel-Fattah al-Sissi a affirmé que son pays « aspire à à développer des liens militaires avec la France dans la période à venir. »

Selon la présidence égyptienne, lors de cet entretien, M. Al-Sissi a « souligné l’importance d’une coordination continue et d’une consultation intensive entre les deux pays sur plusieurs questions d’intérêt bilatéral dans la période à venir ».

Toujours d’après la même source, Mme Parly a souligné « l’importance que Paris donne au renforcement du partenariat entre la France et l’Égypte dans tous les domaines, particulièrement dans ceux de la sécurité et de la défense. »

Ce partenariat militaire pourrait prendre la forme de nouveaux contrats d’armement. Selon La Tribune, Le Caire envisagerait la commande d’un nouveau lot d’avions de combat Rafale (12 ou 24, le nombre fait toujours l’objet de discussions) et de deux corvettes Gowind supplémentaires. Quant aux facilités de paiement demandées par l’Égypte, ce ne serait plus un problème. « Bercy ne bloque plus les négociations à la demande de l’Elysée », a en effet écrit le journal.

L’attentat contre la mosquée de Bir Al-Abeb a fait l’objet d’une revendication par un groupe appelé « Harakat Abna Yeshua » (Mouvement des fils de Jésus), jusqu’alors inconnu. Mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une manipulation de l’EI afin de dresser chrétiens et musulmans les uns contre les autres

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 5 janvier 2018

Armement : NANO NOXCERA, un blindage plus résistant et deux fois plus léger

Avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), via le dispositif RAPID, et en partenariat avec le CTTC (Centre de transfert de technologies céramiques) de Limoges, la PME française Marion Technologies a mis au point un procédé de fabrication qui, appelé « NANO NOXCERA », permet de produire des blindages 20% plus résistants par rapport aux standards actuels du marché tout en étant deux fois plus légers.

Présentée lors du dernier forum DGA Innovation, NANO NOXCERA s’appuie sur les nanotechnologies et allie deux innovations « majeures. »

La première porte sur la production d’une poudre céramique à base de carbure de bore, de taille nanométrique. Les propriétés de ce matériau se rapprochent de celles du diamant, du moins pour ce qui concerne sa dureté. « Plus le grain est fin, plus la dureté, ‘propriété naturelle’ de cette matière est préservée », explique la DGA.

La seconde innovation fait appel à un procédé appelé « frittage flash », que maîtrisent le CTTC et le laboratoire de recherche « Science des procédés céramiques et de traitements de surface » (SPCTS) de l’Université de Limoges.

Avec ce procédé, la poudre de carbure de bore est consolidée par un courant pulsé de haute intensité, tout en étant soumise à une haute pression et à une température de 1.600°C. « La matière est transformée vingt fois plus vite qu’avec un procédé standard », souligne la DGA. Et d’ajouter : « Le matériau produit est nano-structuré, c’est à dire que ces grains de très petite taille lui procurent une dureté et une résistance améliorée, ce qui est particulièrement intéressant pour les applications en blindage. »

Cette innovation a des applications militaires évidentes. Mais pas seulement car elle peut aussi intéresser l’industrie nucléaire pour la mise au point de barres neutroniques.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 29 décembre 2017

Finances publiques : Coup de gel sur le budget des Armées 2018-2022

Il y a des sujets autrement plus importants qu’un séjour présidentiel au château de Chambord qui mériteraient de faire l’objet d’une polémique…

Ainsi en est-il, par exemple, des 700 millions d’euros du budget des armées encore gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics, ou encore de l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022, examiné par les députés le 15 décembre 2017 au soir.

L’un des premiers à avoir mis en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices de ce texte pour les Armées est le député (LR) François Cornut-Gentille. Lors de son intervention en commission élargie, lors de l’examen des crédits de la mission « Défense » pour 2018, le parlementaire avait interpellé Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce point.

« L’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr]. Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet » de ce texte, avait prévenu M. Cornut-Gentille.

« La stricte mise en œuvre de l’article 14 ne risque-t-elle pas d’entraîner le retour des fameuses sociétés de projet ou d’autres types d’achat en leasing, au final plus coûteux que l’acquisition patrimoniale ? », s’était en outre inquiété le député de la Haute-Marne.

Interrogée, plus tard, sur cet article 14 par les sénateurs, Mme Parly avait admis que « s’il devait devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements. » Et d’assurer qu’elle serait «extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée. »

Seulement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ne l’entend pas de cette oreille. Si les sénateurs ont exclu le ministère des Armées de cet article 14, le gouvernement a en effet soumis au vote l’amendement n°45 pour rétablir ce texte dans sa version initiale.

« Cet article vise avant tout à assurer une meilleure transparence et information du Parlement. Il concerne l’ensemble du budget général de l’État et ne cible aucune mission en particulier. Exclure les investissements du ministère des armées (sauf la mission ‘Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation’) aurait par conséquent peu de sens », est-il avancé dans cet amendement. Peu de sens, vraiment?

Poids lourd de la majorité et président de la commission de la Défense, le député Jean-Jacques Bridey a croisé le fer quand cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, le 15 décembre.

Sans remettre en cause l’objectif de contenir la hausse des « restes à payer », M. Bridey a toutefois fait remarquer que le mécanisme imaginé pour les limiter « fait cependant peser plusieurs risques sur la prochaine loi de programmation militaire. »

Parmi ces risques, le président de la commission de la Défense a cité une gestion plus difficile « des aléas inhérents aux programmes d’armement », un « effet de ciseaux » et un « plafonnement des restes à payer, qui pourrait inciter à recourir à des stratégies de contournement », avec le retour possible des « sociétés de projets envisagées dès 2015 pour s’exonérer des contraintes budgétaires ».

S’agissant plus particulièrement de « l’effet de ciseaux », M. Bridey a rappelé que, selon la volonté du gouvernement, il « suffirait que les autorisations d’engagement d’autres ministères soient couvertes par des crédits de paiement pour redonner des marges de manœuvre au ministère des armées. » Or, a-t-il demandé, « est-il bien raisonnable de soumettre la programmation de la défense nationale à la rigueur d’autres ministères, ou de prendre par exemple le risque d’une remise en cause très rapide de ce plafond s’il se révélait intenable? »

Enfin, le député a souligné un risque « plus paradoxal ». Alors que cet article 14 est « vendu » comme étant un élément de bonne gestion, « le plafonnement trop rigide des restes à payer pourrait empêcher la réalisation d’économies d’échelle dans le cadre de commandes globales », a-t-il dit.

« L’amendement du gouvernement présente donc un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu’elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire prochainement lors de nos débats sur la programmation militaire », a ensuite conclu Jean-Jacques Bridey.

Mais ses arguments n’ont pas été entendus… et l’article 14 a été rétabli dans sa version initiale. Ce qui a fait réagir le député Cornut-Gentille. «Cinglant camouflet infligé cette nuit par Bercy au ministère des Armées via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire », a-t-il dénoncé via Twitter.

« En intégrant la Défense dans le plafonnement des restes à payer, Bercy prive Florence Parly de la capacité à lancer de nouveaux programmes pour moderniser les équipements de la Marine nationale, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air. On comprend mieux la priorité donnée au MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr] », a encore ironisé le député de la Haute-Marne.

Avec la coupe de 850 millions d’euros faite cet été dans le programme 146 « Équipements des Forces », les 700 millions d’euros encore gelés (et qui concernent le même programme) et l’adoption de cet article 14 de la LPFP, cela fait beaucoup en si peu de temps pour le ministère des Armées, que l’on croyait pourtant prioritaire.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 9 décembre 2017

Marine d'Outre Mer : Etat des moyens... Un 3ème PLG pour les Antilles...

Voici l’état de la situation en matière navale, selon l’état-major de la Marine.

Comme l’expliquait l’amiral Christophe Prazuck aux députés, le 26 juillet 2017, depuis 1982, « le format minimum pour chaque département ou territoire d’outre-mer » était composé de quatre bateaux par théâtre, soit « deux patrouilleurs, d’un bâtiment logistique – ce que l’on appelait auparavant bâtiment de transport léger (BATRAL) et que l’on appelle maintenant B2M – et d’une frégate de surveillance ».

Aujourd’hui, la situation se présente ainsi :

  • Nouvelle Calédonie : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 2 vieux patrouilleurs P400
  • La Réunion : 2 frégates de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Antilles : 2 frégates de surveillance, le Batral a désarmé en juin dernier - après avoir été déjà prolongé de trois ans - et ne sera remplacé par un B2M qu’ à l’été 2019. Il y a bien un « trou capacitaire ».
  • Tahiti : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Guyane : 2 nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) à faible tirant d’eau, qui ont remplacé les 2 P400. Avec ces conditions spécifiques (faible fonds, port en eaux peu profondes), la Guyane a des besoins spécifique et le retour d’expérience de ces nouveaux patrouilleurs est jugé «bon » par la Marine.

La ministre des armées a récemment annoncé la commande d’un troisième PLG pour les Antilles, où il arrivera en 2019.

A noter que, selon la Marine, « les B2M sont des bâtiments multi-missions avec une forte capacité logistique, très adaptés à des missions de ravitaillement. Ils remplacent les batral mais n’ont pas de capacité de plageage. C’est une série de quatre dont trois sont en service ».

La Marine rencontre des « difficultés » avec ses patrouilleurs : ils sont vieux et seront prochainement désarmés, alors que leurs successeurs, les Batsimar, se font attendre. « L’une de mes priorités est donc d’accélérer le programme « Bâtiment de surveillance et d’intervention », indiquait l’amiral Prazuck aux députés.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Défense


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

      

jeudi 30 novembre 2017

Armement : Futurs drones tactiques de l’armée de Terre armés

Quand, en septembre 2017, il fut annoncé que la France allait se doter de drones armés, l’on pensait que cette décision ne concernerait que les MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air. D’autant plus que la communication du ministère des Armées ne porta que sur ces derniers. Mais l’armée de Terre sera également concernée.

Actuellement, le 61e Régiment d’Artillerie met en oeuvre des systèmes de drones tactiques intérimaires (SDTI), lesquels, avec leurs capacités limitées, ont fait leur temps. D’où le choix, pour les remplacer, du drone Patroller, présenté par Sagem, aux dépens du Watchkeeper de Thales UK, longtemps favori.

Lors de cette annonce, il n’était nullement question d’armer ces futurs drones tactiques, dont les performances peuvent, par certains côtés, les classer dans la catégorie MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), comme les Reaper de l’armée de l’Air.

À l’époque, c’est à dire en janvier 2016, le ministère de la Défense avait justifié la commande de 14 Patroller en soulignant leurs performances «accrues en termes d’endurance, de qualité des images produites et d’empreinte logistique.» En outre, leur capacité de recherche promettait d’être « plus efficace » grâce à une « une approche multi-capteurs. »

Le futur système de drones tactiques ( SDT) « aura une capacité d’emport simultané de deux charges utiles optique/infrarouge/laser et radar dans un premier temps, une charge utile de guerre électronique pouvant dans un second temps se substituer au radar) », précisait encore le ministère de la Défense, sans jamais évoquer une capacité d’emport d’armements.

De son côté, Sagem indiquait, lors de la signature de la commande, que la « conception modulaire » du Patroller lui permettait « l’emport et l’exploitation d’une charge de renseignement multi-capteurs de plus de 250 kg en cellule ou en nacelles (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de classe 20 heures et jusqu’à une altitude de 20 000 pieds. » Mais là encore, il n’ était pas question d'armement. Pas plus d’ailleurs que dans la fiche de présentation de cet appareil.

Pourtant, le Patroller aurait la capacité d’emporter deux Missiles Moyenne Portée (MMP), conçus par MBDA ainsi que des roquettes guidées laser. Étant donné que l’armée de l’Air pourra armer ses Reaper, pour l’armée de Terre: ne pourrait-elle pas en faire autant?

Lors de son audition par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, a répondu à cette question alors qu’elle était interrogée sur les Reaper.

« Vous m’avez […] interrogée sur les drones armés. Nous commanderons mi-2018 des Reaper. En préalable à cette commande, nous avons demandé début octobre 2017 aux États-Unis de pouvoir armer ces drones. Par ailleurs, j’ai rappelé à mon homologue, le général Mattis, la nécessité d’instruire rapidement cette demande afin que nous puissions en bénéficier le plus rapidement possible », a dit Mme Parly.

Et d’ajouter : « Même si aujourd’hui notre priorité reste le Reaper, nous avons également l’intention d’armer les drones Patroller. »

Pour rappel, le Patroller est le fruit d’une coopération franco-allemande puisqu’il a été conçu à partir de la cellule du motoplaneur allemand Stemme S-15. En outre, il disposera du radar PicoSAR AESA, fourni par l’italien Leonardo.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 28 novembre 2017

Bundeswehr : Seulement 95 chars de combat opérationnels !

L’armée allemande ne dispose que de 95 chars de combat opérationnels !

Actuellement, l’armée allemande dispose officiellement de 244 chars lourds de type Leopard 2 en service. Mais si la situation internationale se dégrade subitement et qu’elle doit faire manœuvrer ses unités blindés, la Bundeswehr ne pourrait en aligner que 95 aptes au combat, soit l’équivalent de deux bataillons (et un taux de disponibilité de 38%).

Cette information, communiquée au comité de la Défense du Bundestag (Chambre basse du Parlement allemand), a fait les choux gras de la presse d’outre-Rhin, il y a quelques jours. Mais aussi provoqué des réactions indignées parmi les députés, dont Wolfgang Hellmich, pour qui cette « situation est catastrophique ».

« Comment nos troupes pourraient-elles s’entraîner, être prêtes à être déployées, alors qu’un tiers de la flotte [de Leopard 2 ne peut pas être réparé? », a demandé M. Hellmich.

Dans le détail, 53 chars sont indisponibles car ils sont en train d’être modernisés, 7 servent à des essais ou à des représentations commerciales et 89 sont inutilisables en l’état.

Le problème se situe au niveau du maintien en condition opérationnelle (MCO) des Leopard 2. Plus précisément, la cause est dû à une défaillance dans l’approvisionnement en pièces détachées. Une lacune « bien connue », qui fait que la plupart des chars se trouvent à l’atelier, dans l’attente d’être réparés, résume l’hebdomadaire Stern.

Cette situation a été aggravée par la multiplication des manœuvres depuis 2014, dans le cadre des mesures de réassurance prises par l’Otan au bénéfice des pays baltes de la Pologne, après l’annexion de la Crimée par la Russie. « Apparemment, on a oublié que le mouvement des chars entraîne également un besoin accru d’entretien », ironise Stern.

Pour rappel, la Bundeswehr va voir ses capacités augmenter au cours des prochaines années puisqu’il est prévu de la doter de 328 Leorpard 2 portés au standard 2A7V (V pour « Verbessert »).

La situation en France est meilleure pour les chars Leclerc, leur taux de disponibilité variant, selon le ministère des Armées, de 65 à 74% pour les années 2015 et 2016.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 22 novembre 2017

Argentine : L' Ara San Juan, sous-marin argentin, porté disparu depuis le 15 novembre...

Qu’est-il arrivé à l’ARA San Juan (S-42), l’un des deux sous-marins argentins de la classe TR-1700, livrés par le constructeur naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems dans les années 1980?

Parti de la base navale de Mar del Plata (400 km au sud de Buenos Aires) pour rejoindre Ushuaia (3.200 km plus au sud), ce sous-marin n’a plus fait signe...

« Nous n’avons pas encore pu le trouver ni avoir un contact, visuel ou par radar, avec l’ARA San Juan », a en effet déclaré Enrique Balbi, le porte-parole de la marine argentine, lors d’une conférence de presse donnée ce 17 novembre 2017.

Le sous-marin, avec 44 membres d’équipage à bord, venait de reprendre la mer après une escale de trois jours à Ushuaia.

La dernière communication avec ce sous-marin remonte au matin du 15 novembre, alors qu’il se trouvait près de Puerto Madryn, à 15 milles au large des côtes. Des recherches ont été lancées par la suite, avec un avion, un destroyer et deux corvettes. Menées au large de la Péninsule de Valdez, elles n’ont pour le moment rien donné en raison de « mauvaises conditions météorologiques dans la zone des opérations », a expliqué Enrique Balbi, qui se veut toutefois rassurant. Il faut être « prudent » car « on ne sait pas ce qui s’est passé, je ne veux pas dramatiser cette affaire », a-t-il dit.

Il est vrai que des rumeurs, évoquant un incendie à bord, ont vite fait le tour des rédactions. Mais la marine argentine privilégie pour le moment un « problème de batteries, par manque d’alimentation électrique », ce qui aurait affecté ses communications. Mais normalement, a précisé son porte-parole, le sous-marin aurait dû faire surface, selon « le protocole prévu. »

La marine argentine compte trois sous-marins, dont deux appartenant à la classe TR-1700 et un autre, de type 209, de conception plus ancienne.

Entré en service en 1986, l’ARA San Juan avait été immobilisé en 2008 afin de subir de lourdes opérations de maintenance censées prolonger sa vie opérationnelle pendant au moins une vingtaine d’années.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 29 octobre 2017

Armement USA : La moto furtive hybride tout terrain SilentHawk

Le Pentagone commande deux autres prototypes de la moto « furtive » SilentHawk.

Le 14 septembre 2017, l’entreprise Logos Technologies a annoncé avoir obtenu, auprès de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), l’agence de recherche et de développement du Pentagone, un second contrat visant à développer deux nouveaux prototypes de la motocyclette tout terrain SilentHawk.

Pour ce projet, Logos Technologies s’est associé avec Alta Motors, le constructeur californien de la moto tout-terrain électrique RedShift MX.

La SilentHawk dispose d’une batterie lithium-ion d’une capacité de 5,8 kWh, ce qui lui donne une autonomie de 2 heures en mode silencieux.

Sa particularité est qu’elle est dotée d’un « range-extension genset », c’est à dire d’une sorte de groupe électrogène embarqué pouvant fonctionner avec tous les types de carburant (essence, gazole et même kérozène), afin de pouvoir recharger ses batteries et ainsi porter son autonomie à plus de 270 km.

D’une masse inférieure à 160 kg, la SilentHawk pourrait atteindre la vitesse de 130 km/h en pointe, tout en présentant d’excellentes capacités tout terrain. En outre, le bruit qu’elle émet en mode silencieux (donc électrique) serait de 55 décibels, soit le niveau qu’atteint une conversation de bureau. Quand son « range-extension genset » est en marche, elle produit autant de bruit qu’un aspirateur.

Le nouveau contrat attribué par la Darpa prévoit la mise au point d’un prototype avec un « range-extension genset » détachable. Quant au second, qui ne sera pas équipé du groupe électrogène auxiliaire, il doit permettre d’optimiser le système de traction avant de la moto.

« Notre objectif est de réaliser un prototype opérationnel avec une architecture modulaire, qui permettra à l’utilisateur de le configurer, avec ou sans le « range-extension genset », afin de répondre aux exigences spécifiques de chaque mission », a expliqué Dale Turner, le responsable du programme SilentHawk.

Outre cette moto silencieuse, l’armée américaine cherche également à mettre au point un pick-up « furtif », en transformant un Chevrolet Colorado en véhicule électrique.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 5 octobre 2017

Armement : La ministre des armées annonce le processus d'armement de nos drones Reaper

La ministre des armées Florence Parly a annoncé cette évolution attendue par les militaires, rappelant qu’un drone n’est pas « un robot tueur ».

Enfin ! La ministre des armées a pris une décision politiquement courageuse en annonçant, mardi à Toulon dans le cadre de l’Université d’été de la Défense, l’armement prochain des drones Reaper de l’armée de l’air. Cela pourrait se faire dès 2019.

« Non, un drone armé n’est pas un robot tueur »

Même si elle était convaincue de cette nécessité militaire, la précédente équipe avait reculé devant cette décision de crainte de susciter des polémiques à gauche. Au point de demander, jusqu’en décembre dernier pour les plus récentes livraisons, le « décâblage » des drones américains, comme le rappelle le sénateur Cédric Perrin (LR, T. de Belfort), auteur d’un rapport sur le sujet avec Gilbert Roger. La ministre a rappelé une évidence : « Non, un drone armé n’est pas un robot tueur ». En effet, il s’agit d’un engin piloté et dont les opérations restent sous contrôle humain, sauf que l’équipage est au sol et non à bord.

Rien à voir donc avec les futurs SALA, systèmes d’armes autonomes létaux, qui eux, marqueront une rupture posant de véritables questions éthiques, puisque grâce à des formes d’intelligence artificielle ils disposeront de la capacité de décider eux-mêmes d’ouvrir le feu et donc de tuer. Nous n’en sommes pas là et toute la question reste celle des règles d’engagement.

À cet égard, la ministre des armées a ainsi expliqué que « cette décision ne change rien aux règles d’usage de la force, au respect du droit des conflits armés (...). En effet, les règles d’engagement pour les drones armés seront strictement identiques à celles que nous appliquons déjà. Qu’il s’agisse d’un canon Caesar, d’un missile de croisière, d’un Rafale : comme pour les drones, si l’opérateur est physiquement éloigné de l’objectif, l’homme n’en est pas moins au cœur de l’engagement du feu ».

Devant la presse, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, a ensuite expliqué que les Reaper déployés au Sahel sont « déjà dans la boucle d’engagement du feu » au travers de leurs capacités de surveillance, d’observation et d’éclairage des cibles. Le choix des munitions qui devraient armer les drones aura lieu en 2018 et l’armée de l’air souhaite que celles-ci soient « complémentaires » de celles mises en œuvre par les autres aéronefs. Le ministère des armées indique que « le missile (américain) Hellfire est la seule arme disponible à ce jour » et que « la possibilité d’armer les drones avec des munitions européennes sera étudiée ».

On sait la grande dépendance de la France vis-à-vis des États-Unis en matière de drones, que ce soit pour leur mise en œuvre, leur maintenance, leur lieu de déploiement ou la formation des équipages. Cet armement ne pourra donc se faire que dans le cadre d’une très étroite coopération avec le partenaire américain. Le ministère indique que les Reaper de l’US air force sont armés de bombes de 250 kg avec différents types de guidage et du missile Hellfire (masse de l’ordre de 50 kg et portée de 8 à 10 km). « Pour permettre une mise à disposition au plus tôt de cette capacité, il faut faire l’acquisition d’une configuration strictement identique à celle mise en œuvre par les Américains » reconnait le ministère dans son dossier de présentation.

L’armée de l’air dispose actuellement de 6 drones, dont 5 basés à Niamey et un à Cognac. Les 6 derniers drones seront livrés en 2019.

Le ministère précise que « le Royaume-Uni met en œuvre 10 drones Reaper armés et a signé un contrat pour l’acquisition de 26 nouveaux drones armables Predator. L’Italie, qui possède 9 drones Predator et 6 drones Reaper, va également les armer. L’Allemagne, en janvier 2016, a annoncé la location à partir de 2018 de drones Heron (israéliens) armés ».

La ministre Florence Parly a également assuré qu’« à moyen terme, le futur drone européen, dont nous réalisons les études en coopération avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, sera également doté d’armements. »

La veille de son intervention devant l’Université d’été, la ministre avait assisté à Istres à un vol du démonstrateur de drone furtif Neuron (Dassault-Aviation) qui vient de débuter sa troisième campagne d’essais, cette fois-ci en franco-français. 20 vols sont prévus.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 1 de 11