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Tag - Armée de terre

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samedi 16 juin 2018

MINERVE : Sécurité du territoire national, synergie entre Armée de Terre et Gendarmerie

En avril 2016, une compagnie du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) fut sollicitée pour participer à une expérimentation qui, appelée «Minerve», visait à voir comment un groupe de combat d’infanterie pouvait appuyer les gendarmes pour des missions de contrôle du territoire, dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle.

À l’époque, le directeur général de la Gendarmerie nationale, qui était le général Denis Favier, avait expliqué que les armées, « avec leur savoir-faire et leurs moyens » pouvaient « apporter une plus-value » pour le contrôle des flux et des frontières.

Au-delà de l’opération Sentinelle, l’armée de Terre et la gendarmerie coopèrent étroitement en Guyane, dans le cadre de la mission Harpie, menée contre l’orpaillage clandestin.

Mais il est question d’aller plus loin. Ainsi, le 22 mai 2018, un accord de coopération a été signé pour renforcer « les synergies » entre l’armée de Terre et la Gendarmerie nationale.

En discussion depuis l’été 2017, cet accord comprend quatre axes, dont la « connaissance mutuelle, la formation, l’entraînement et le binômage d’unités ». En outre, il s’agit de « renforcer l’interopérabilité et l’efficacité opérationnelle dans le cadre des opérations conjointes sur le territoire national. »

Par ailleurs, l’armée de Terre et la Gendarmerie ont terminé la rédaction d’un mémento de procédures tactiques d’actions conjointes. Ce document doit notamment « stimuler » les initiatives en matière de « réflexion opérationnelle, de formation et d’entraînement » au niveau des échelons tactiques. 

Source : Zone Militaire

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samedi 9 juin 2018

Troupes de montagne : Quatre chasseurs alpins escaladent la tour de la Part-Dieu à Lyon...

Pour fêter les 130 ans de la création des troupes de montagne...

Les chasseurs alpins du 7e régiment du matériel ont escaladé la tour de la Part-Dieu ce mercredi après-midi pour fêter les 130 ans de cette unité des troupes de montagne...

Ils ont escaladé à mains nues la tour de la Part-Dieu.

Dans le cadre de la commémoration des 130 ans de la création des troupes de montagne, le 7e régiment du matériel a escaladé la tour de la Part-Dieu.
Quatre militaires se sont relayés tous les 35 mètres pour atteindre le sommet de la tour à mains nues.

Le «crayon» ou tour de la Part-Dieu culmine à 140 mètres.

Ils sont nombreux à s’arrêter en ce mercredi après-midi ensoleillé de juin. Il est vrai que le spectacle est plutôt inhabituel ! Quatre militaires s’apprêtent à escalader le « crayon », la tour emblématique de la Part-Dieu. Haute de 140 mètres, elle semble être un terrain de jeu parfait pour les hommes du 7e régiment du matériel.

Le régiment, qui compte 650 hommes, fête cette année les 130 ans de la création des troupes des montagnes (dont font partie les chasseurs alpins) et pour l’occasion, les soldats ont décidé de relever ce défi un peu fou. « Le but de cette opération, c’est vraiment de montrer les capacités du régiment comme l’escalade à mains nues », explique le colonel Laurent Kuntzmann.

Une occasion de montrer les capacités du 7e régiment

Certains s’interrogent sur les capacités que demande une telle ascension. « C’est sûr que ce n’est pas monsieur tout le monde qui peut le faire. Il faut avoir d’excellentes conditions physiques », ajoute le colonel.

Au pied de la tour, un stand a été installé pour répondre aux questions de chacun. « Et pourquoi pas déclencher des vocations ». Car l’objectif est également de faire connaître le régiment, le seul implanté à Lyon. « Nous n’avons pas pour vocation d’être des combattants mais nous nous occupons de monter du matériel et du personnel. On intervient sur les catastrophes naturelles par exemple », répond le militaire.

Le vent complique la tâche

Vers 14 heures, le premier grimpeur s’élance à mains nues. Il met à peine 10 minutes pour rejoindre le deuxième, qui se trouve 35 mètres plus haut. C’est là que les choses se compliquent un peu. Le vent souffle en rafale. « Il rend l’ascension plus difficile », annonce l’adjudant Raphaël, en lien direct avec les grimpeurs par talkie-walkie pendant toute la montée.

Le premier ayant attaqué la façade de biais, à cause des rafales de vent, le second n’a pas d’autres choix que de changer de tactique. Il décide alors de monter en escaladant la façade de face. Raphaël, qui suit toutes les opérations depuis le sol, s’inquiète un peu : « A cet instant on ne sait pas si le vent va permettre de continuer ».

Moins de 40 minutes pour escalader le « Crayon »

Après une ascension chaotique pour le second grimpeur, le troisième s’élance malgré les rafales qui sont de plus en plus fortes. « C’est le job. On n’a pas le choix ! Il faut y aller quand même », rappelle l’adjudant. Même s’il s’agit d’un exercice, les conditions restent les mêmes que pour n’importe quelle opération.

A plus de 100 mètres de haut, ce n’est pas encore terminé pour le dernier soldat. Il doit avant tout changer de fissure dans lequel il prend appui pour se hisser. Il prend le temps de longer la fenêtre avant d’attaquer la dernière partie. Le vent finit par se calmer et en moins de 40 minutes, le militaire atteint le sommet de la Tour Part-Dieu. S’il a le « luxe » de redescendre en ascenseur, les trois autres descendent en rappel sous les applaudissements des curieux.

Source : 20minutes.fr - Garance Ferrard

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mercredi 6 juin 2018

Armée de Terre : Recrutement des sous-officiers récemment rendus à la vie civile...

Au cours de ces trois dernières années, l’armée de Terre a recruté près de 46.000 soldats afin de pouvoir porter les effectifs de sa Force opérationnelle terrestre (FOT) à 77.000 hommes. Et, en 2018 encore, elle devra trouver 13.000 recrues supplémentaires.

Cet effort en matière de recrutement concerne également les cadres de l’armée de Terre. Ainsi, l’École nationale des sous-officiers d’active [ENSOA] de Saint-Maixent, qui recrute par voie directe et semi-directe, a vu son activité augmenter significativement, au point qu’il lui a fallu réactiver son cinquième bataillon d’élèves, dissous en 2005.

Cela étant, l’armée de Terre fait face à deux problèmes. Le premier porte sur la qualité des dossiers de recrutement, laquelle « s’érode », selon le général Jean-Pierre Bosser, son chef d’état-major. « Pendant vingt ans, l’armée de terre n’était jamais descendue en dessous du ratio d’un dossier utile sur deux ; aujourd’hui, le ratio se situe à un dossier utile sur 1,8. Cela met en exergue la question de l’attractivité du métier des armes et de nos parcours professionnels », avait-il expliqué lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre 2017.

Un second problème est que l’armée de Terre est confrontée à des « seuils critiques en matière de compétences ». Si ses effectifs sont suffisants, il n’en reste pas moins qu’il faut du temps pour former des cadres expérimentés. Le général Bosser avait ainsi estimé qu’il lui manquait « environ 3.000 sous-officiers supérieurs ».

« La remontée en puissance prend du temps, et nécessite un schéma d’anticipation dans le domaine des ressources humaines. Rien ne sert d’avoir de nouveaux chars, si nous n’avons pas de militaires pour les piloter et les diriger », avait souligné le CEMAT, lors de la même audition parlementaire.

D’où la politique de « réengagement » que vient de mettre en place l’armée de Terre, afin de «contribuer à la satisfaction globale de ses besoins en ressources humaines en volume et en qualité. »

En clair, il s’agit de permettre à des sous-officiers récemment rendus à la vie civile et disposant de «compétences recherchées » de « rempiler ».

« La conquête des qualifications est désormais un enjeu majeur des ressources humaines. Par cette campagne de recrutement, l’armée de Terre répond à cette problématique et participe à la réduction des déficits en sous-officiers supérieurs constatés dans certaines spécialités », explique le Sirpa Terre.

Cette « politique de réengagement » concerne exclusivement les sous-officiers qui ont quitté l’armée de Terre après la fin de leur contrat ou qui en ont démissionné « pour se reconvertir », à la condition qu’ils n’aient pas perdu leur aptitude et qu’ils ne cumulent pas 27 ans de service.

« Après réengagement, les sous-officiers récupèrent le grade qu’ils détenaient au moment de quitter le service et peuvent postuler à l’ensemble des examens ou concours ouverts à ses pairs », précise l’armée de Terre, qui ne dit cependant pas si une prime de « ‘réengagement » (comme il existe une prime d’engagement) est prévue.

Source : Zone Militaire

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vendredi 30 mars 2018

Régime : La Légion espagnole garde la ligne en combattant l’obésité et le surpoids dans ses rangs...

Pour les soldats de la brigade de la Légion espagnole (BRILEG), la consommation de turrón et autres friandises va être surveillée de près. Selon un rapport dévoilé par le quotidien El Pais, 6% d’entre-eux (soit 180 sur un effectif de 3.000 hommes) présenteraient un indice de masse corporelle (IMC, calculé en divisant le poids par le carré de la taille) supérieur à 30, ce qui correspond à l’obésité.

Selon différentes études, entre 16 et 22% des Espagnols souffrent d’obésité. Pour autant, il n’est pas question pour la BRILEG de compter dans ses rangs des soldats se trouvant dans une telle situation. « Sans une exigence accrue, nous serions condamnés à la perte de prestige », a fait valoir un document interne, cité par El Pais.

D’où un programme en cinq phases pour aider ces légionnaires à retrouver la ligne, ainsi que ceux qui sont en surpoids. « À aucun moment il n’est prévu de sanctionner ni d’expulser quiconque de l’armée mais il y a des mesures d’incitation », a expliqué une source militaire espagnole.

Concrètement, il est donc question de fixer à ces 180 légionnaires espagnols des directives strictes en matière d’alimentation et de leur faire régulièrement passer des tests médicaux (analyses, tests de stress). Un programme d’exercices physiques personnalisé leur sera proposé, le tout avec un soutien psychologique. L’objectif est de leur faire perdre entre 500 grammes et un kilo par semaine.

Ceux qui n’arriveraient pas à réduire leur poids seraient susceptibles d’être « sanctionnés », la participation aux défilés et/ou à des missions extérieures) pouvant leur être interdite.

« Ceux qui rejoignent la brigade de la Légion sont très compétitifs, tout le monde veut participer à tout, or ceux qui ont un IMC élevé ne vont pas participer aux défilés militaires ni aux activités mettant en jeu l’image de la Légion », a précisé une source de l’armée espagnole.

Ce point a été critiqué par le porte-parole du syndicat « Asociación Unificada de Militares Españoles » (AUME), qui y voit une « attaque contre les droits fondamentaux » puisque ce plan inclut des « mesures clairement coercitives », avec un « régime disciplinaire parallèle».

D’après le document cité par El Pais, cette situation au sein de la BRILEG est la conséquence d’une « moyenne d’âge élevée » parmi les légionnaires espagnols, d’une « usure physique importante » et d’un « manque de moyens et d’installations permettant de réaliser une préparation physique variée et motivante. »

Source : Zone Militaire


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mercredi 21 mars 2018

Service National : Le général Ménaouine, directeur du groupe de travail sur le SNU

À l’occasion de ses voeux aux « forces vives » de la Nation, le 30 janvier 2018, le président Macron avait annoncé la mise en place d’un groupe de travail chargé d’examiner les modalités du service national universel (SNU) qu’il avait promis lors de la course à l’Élysée, en mars 2017.

Malgré les réserves, nombreuses, suscitées par ce projet, M. Macron a depuis précisé ses intentions. Ce service national devra être donc «obligatoire » et sa durée sera non plus d’un mois, comme annoncé précédemment, mais de trois, voire six mois. Enfin, il pourrait « avoir une ouverture sur la chose militaire ».

Signe que le caractère militaire de ce service pourrait être prééminent, l’agence Reuters a indiqué, ce 16 février, que le général Daniel Ménaouine avait été désigné pour diriger les travaux du groupe sur le service national annoncé deux semaines plus tôt par le président Macron.

Fils d’un ancien sous-officier du 8e RPIMa, artilleur, le général Ménaouine a notamment été chef d’état-major de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) et chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Ce groupe de travail, qui rendra ses conclusions le 30 avril,  comptera également Guy Lavocat dans ses rangs. Passé par l’école de management de l’ESM Saint- Cyr Coëtquidan, il a effectué une grande partie de sa carrière professionnelle dans l’armée de Terre. Il a ainsi contribué à la création de la première école spécialisée dans les ressources humaines de l’armée nationale afghane et participé au projet de la création d’une école de Saint-Cyr au Qatar. Revenu à la vie civile, il a été conseiller social du directeur régional de la SNCF en Auvergne, avant d’être nommé chargé de mission en « évaluation d’impact social au sein du Service militaire volontaire. »

Secrétaire d’État aux victimes entre février 2016 et mai 2017, Juliette Méadel, qui avait plaidé pour un service civique obligatoire, participera aux travaux de ce groupe, de même que le conseiller d’État Thierry Tuot, le préfet Kléber Arhoul actuellement coordinateur national pour l’accueil des migrants en France), Emmanuelle Pérès (déléguée générale de la Fédération de la formation professionnelle) et Marion Chapulut (présidente de CitizenCorps, une association visant à « permettre aux adolescents de prendre confiance en eux et en leur capacité à changer les choses »).

Ces personnalités devront donc répondre à plusieurs questions difficiles. La première porte évidemment sur le coût de ce service national universel, et avant tout sur son financement (2,4/3 milliards par an). Une autre concernera l’implication des militaires dans ce projet, alors que 2.500 d’entre eux sont déjà mobilisés pour les dispositifs existants (service militaire volontaire, service militaire adapté, etc), qui seront par ailleurs prolongés dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM).

Le caractère obligatoire de ce service devra être précisé. Le 15 février, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq a déclaré qu’il ne fallait pas l’envisager « sous l’angle de la coercition. » Ce qui est un concept à préciser (une obligation sans coercition est-elle encore une obligation?). En outre, des exemptions seront-elles prévues (pour celles et ceux qui sont déjà parents, par exemple, ou qui ont des ennuis de santé).

Autre réponse attendue : celle concernant l’hébergement. Durant la campagne présidentielle, M. Macron avait avancé l’idée d’ouvrir les établissement scolaires et universitaires pour accueillir les « appelés ». Mais comme ce service pourrait durer 3, voire 6 mois, il faudra donc trouver autre chose… et donc de quoi loger 200.000 jeunes tous les trimestres

Enfin, les modalités pratiques de ce service devront être définies. Il y aura-t-il une tenue unique pour tout le monde (tout le monde en survêtement?) Quelle prise en charge pour les frais déplacement? Qui sera l’employeur? Quelles activités? etc…

« Beaucoup disent que c’est impossible à faire. Mais, rassurez-vous, je suis depuis bien longtemps habitué à ces débuts de discussion. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire. Et cela répond à ce qui corrode au plus profond la cohésion de la Nation, à la tentation de l’individualisme », a assuré M. Macron, le 30 janvier dernier. C’est au pied du mur que l’on voit le maçon…

Source : Zone Militaire

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mardi 27 février 2018

LPM : Une Loi de programmation militaire pour mieux doter l’armée de Terre...

Si l’exécution de Loi de programmation militaire 2019-2025, qui a été présentée, ce 8 février 2018, en Conseil des ministres, se déroule comme prévu, alors l’armée de Terre présentera un nouveau visage d’ici 7 ans. Et son chef d’état-major (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, peut être satisfait étant donné que ses principales demandes ont été exaucées.

Ainsi, et comme le CEMAT l’avait demandé à plusieurs reprises lors de ses auditions parlementaires, le programme SCORPION (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation) sera non seulement accéléré mais aussi ses ambitions seront aussi revues à la hausse.

En 2025, l’armée de Terre pourra donc compter sur des effectifs d’une Force opérationnelle terrestre (FOT) maintenus à 77.000 soldats. En outre, « la moitié des véhicules du segment médian aura été livrée dans le cadre du programme SCORPION, soit 936 véhicules blindés multi-rôles lourds GRIFFON, 150 engins blindés de reconnaissance et de combat JAGUAR, 122 chars de combat LECLERC rénovés, 489 véhicules blindés multi-rôles légers VBMR-L, indispensables aux fonctions d’appui et de soutien », indique ainsi le rapport annexé au projet de LPM.

À cela viendront s’ajouter les 730 véhicules blindés légers (VBL)régénérés, qui seront livrés entre 2019 et 2025.

À l’horizon 2030, 1.872 GRIFFON, 300 JAGUAR, 200 chars Leclerc rénovés et 978 VBMR légers auront été livrés. D’ici là, ces véhicules cohabiteront encore avec les VAB et les AMX-10RC.

En outre, 32 canons de 155 mm de type CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie) seront livrés d’ici 2025, ce qui portera leur nombre en dotation au sein de l’armée de Terre à 109. Il s’agira ainsi de remplacer progressivement les AUF1.

Le système d’information du combat SCORPION (SICS), « le premier niveau de combat collaboratif info-valorisé, permettant la numérisation des actions de combat », sera déployé entre 2019 et 2025. « Cette nouvelle configuration constituera une rupture dans les modalités de conduite et d’exécution de la manœuvre, avec davantage de subsidiarité dans le commandement, de partage de l’information et donc une accélération de la boucle décisionnelle », fait valoir le rapport annexé.

Dans le même temps, les transmissions seront modernisées, avec le « complément de la phase 2 des systèmes de communication ASTRIDE », ce qui permettra d’accroître la connectivité des postes de commandement.

L’armée de Terre recevra également ses premiers radars GM60, ce qui lui donnera une « capacité de "déconfliction" de la troisième dimension, nécessaire aux combats aéroterrestres. »

S’agissant de l’aéromobilité, l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) disposera de 147 hélicoptères de reconnaissance et d’attaque, dont 67 Tigre en version HAD (appui et destruction). Le standard 3 de cet appareil sera lancé, en même temps que le renouvellement du missiles air/sol Hellfire, ce qui permettra « l’adaptation de l’appui au contact au niveau de menace future. »

L’ALAT recevra également 34 hélicoptères NH-90 TTH (elle en comptera 70 en 2025, dont 6, sur une cible de 10, seront utilisés par le 4e Régiment d’Hélicoptères des Forces spéciales – RHFS).

Quant aux drones tactiques, l’armée de Terre aura ses trois systèmes « Patroller » en 2025. Deux autres seront commandés pour être mis en service en 2030.

Par ailleurs, les livraisons de fusils d’assaut HK-416F seront accélérées (93.000 exemplaires d’ici 2025, contre 60.000 selon la LPM 2014-2019 actualisée). Il en ira de même pour les Missiles moyenne portée (MMP), avec 1.950 unités livrées (contre 1.550).

Enfin, des études seront financées dans le cadre du développement d’un nouveau char lourd de combat (MGCS), dans le cadre d’une coopération franco-allemande. Idem pour préparer la rénovation des 629 Véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) et le renouvellement du système FELIN (Fantassin à Équipements et Liaisons INtégrés).

Source : Zone Militaire

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jeudi 8 février 2018

France : Le SMV, Service Militaire Volontaire, maintenu, voire développé dans les années à venir...

On ignore encore quelle forme prendra le « service national universel » auquel est attaché le président Macron, comme il l’a rappelé lors de ses vœux aux armées, le 19 janvier. L’on sait juste que son coût n’aura – du moins en théorie – aucun impact sur la prochaine Loi de programmation militaire (LPM).

En théorie car, même si plusieurs ministères seront concernés par l’instauration de ce nouveau service national, on ignore quelle sera l’implication des armées. En juin 2017, un rapport du Sénat avait donné une évaluation haute en avançant que 16.000 à 18.000 militaires pourraient être sollicités pour encadrer 600.000 jeunes. « Il s’agirait d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées », avaient mis en garde les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner.

D’autant plus que les armées sont déjà à la manœuvre pour le Service militaire volontaire (SMV), né d’une suggestion faite peu avant les attentats de janvier 2015 par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Inspiré par le Service militaire adapté (SMA) en vigueur dans les départements et territoires d’outre-Mer, le SMV vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Actuellement, il existe six centres : Brétigny-sur-Orge, Montigny-lès-Metz, La Rochelle, Châlons-en-Champagne pour l’armée de Terre, Brest pour la Marine et Ambérieu-en-Bugey pour l’armée de l’Air.

Le SMV a été lancé à titre expérimental, avec une enveloppe de 35 millions d’euros financée par le ministère des Armées.

« Le problème est que nous sommes victimes de notre succès : ce système donne tellement satisfaction que, d’une certaine manière, il est devenu la référence alors que c’est en quelque sorte de l’artisanat et qu’il est censé déboucher sur l’emploi. Aujourd’hui, plus de 75 % des jeunes accèdent à l’emploi à l’issue de leur service militaire volontaire, c’est vraiment une réussite pour nous, et d’autant plus que ce SMV est une sorte de dernier recours : si ces jeunes échouaient au service militaire volontaire, il n’y aurait plus rien pour eux, et j’ignore vraiment de quelle manière ils se comporteraient dans la société de demain », avait expliqué, en juillet dernier, le général Bosser.

Que deviendra ce SMV dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire ? Lors de ses vœux pour l’année 2018, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de Florence Parly, la ministre des Armées, a indiqué qu’il serait maintenu dans les années à venir.

« Devant ce succès, l’expérimentation du Service Militaire Volontaire a été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2018. Nous avons décidé qu’elle sera maintenue dans son format actuel dans la prochaine loi de programmation militaire », a en effet affirmé Mme Darrieussecq.

Enfin, s’agissant du Service national universel voulu par le président Macron, la secrétaire d’État a précisé que, en relation avec Mme Parly, elle travaille « à identifier le rôle des armées dans ce projet de société. »

« Ce futur Service National Universel s’annonce comme un élément essentiel du lien armées-nation et de l’esprit de défense », a-t-elle dit. «Tout le monde semble impatient de connaitre ce projet en cours de réflexion et d’élaboration. L’essentiel n’est pas la rapidité mais plutôt le sens qu’on veut lui donner, la structuration solide. L’année 2018 sera l’occasion de développer tout cela », a-t-elle ajouté.

Source: Zone Militaire

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lundi 5 février 2018

LPM - Loi de programmation militaire : Renouvellement des blindés de l'armée de Terre accéléré

Selon le général Bosser, la Loi de programmation militaire prévoit d’accélérer le renouvellement des blindés de l’armée de Terre.

Après avoir gagné la « bataille des effectifs », le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) vient d’en gagner une autre, également très importante : l’accélération du programme SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation] dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire [LPM].

Pour rappel, selon les plans actuels, le programme SCORPION prévoit la livraison de 1.668 Véhicules blindés multi-rôles de type « Griffon » et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) de type « Jaguar » afin de remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) qui ont largement fait leur temps ainsi que les chars AMX-10RC et ERC-90 Sagaie.

En outre, le premier Groupement tactique interarmes (GTIA) « SCORPION » est prévu pour être projetable à partir de 2021, et la première brigade « SCORPION » en 2023. Accélérer le ce programme permettrait à l’armée de Terre de disposer, d’ici 2025, de 1.310 Griffon au lieu de 800 et de 143 Jaguar au lieu de 110.

Lors de ses vœux au personnel de l’armée de Terre, diffusé via Twitter (où, a-t-il dit, il a l’intention d’intervenir très régulièrement à l’avenir), le général Bosser a estimé que cette future LPM serait « exceptionnelle », en étant à la fois à « hauteur d’homme et de haute technologie. »

« Nous devrions moderniser nos équipements, accélérer les livraisons de SCORPION et du [fusil d’assaut] HK-416F, par exemple, et donc favoriser la modernisation notamment du segment médian », a annoncé le général Bosser.

L’accélération du programme SCORPION était l’un des chevaux de bataille du CEMAT. Et c’est une mesure de bon sens. En effet, maintenir en service des véhicules très éprouvés par le rythme opérationnel auquel ils ont été soumis pendant des années ne peut faire qu’augmenter les dépenses pour leur maintien en condition opérationnelle (MCO), sans pour autant régler les problèmes d’obsolescence et d’usure.

Dans ces conditions « retaper » un VAB selon les exigences de SCORPION coûterait ainsi 1,4 million d’euros alors que l’accélération des livraisons des Griffon, même si elle est plus coûteuse dans l’immédiat (188 millions d’euros de plus), est cependant plus avantageuse sur le long terme.

En effet, comme l’a expliqué le député Thomas Gassiloud dans un récent rapport, « au regard des coûts d’entretien et des durées d’amortissement de chacun de ces matériels, la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé ».

Qui plus est, et comme l’a souvent souligné le général Bosser lors de ses auditions au Parlement, accélérer la livraison des Griffon permettrait d’améliorer grandement la protection et l’efficacité de ses troupes.

Par ailleurs, le CEMAT a également indiqué que « l’amélioration des conditions de vie du soldat et des familles » est prévue par la prochaine LPM. De même qu’un effort sur les « petits équipements », dits de « cohérence ». Ces derniers (lunettes de vision nocturne, protection, etc) ont souvent été négligés par le passé étant donné qu’ils n’ont pas la même visibilité que les grands programmes d’armement. Seulement, ils restent nécessaires pour « surclasser » l’adversaire.

Enfin, le général Bosser a également évoqué un « effort dans le domaine nouveau de l’innovation », pour lequel « l’armée de Terre a énormément de projets ». Il ne les a évidemment pas cités… Mais il pourrait être question de lancer des études sur un nouveau char de combat appelé à succéder au Leclerc, du « Système commun de feux indirects » (CIFS, pour Common Indirect Fire System) qui permetrait de remplacer à la fois le CAESAr et le Lance-roquettes unitaire (LRU) ou encore du programme système futur sol-air en basse couche (SABC).

Source : Zone Militaire

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vendredi 2 février 2018

Var : Crashs de deux hélicoptères de l'armée de terre près du lac de Carcès, au moins 5 morts !

Crash de 2 hélicoptères de l' EALAT dans le Var !

09h40 - 02/02/2018 - Tweet de la préfecture du Var :

« Deux hélicoptères de l’Ecole de l’aviation légère de l’Armée de terre (EALAT) du Cannet des Maures se sont écrasés sur le secteur de Cabasse/Carcès faisant plusieurs victimes »

Au moins cinq personnes sont mortes dans les crashs de deux hélicoptères école de l'armée de terre de type Gazelle entre Carcès et Cabasse dans le Var un peu avant 9 heures ce matin.

Les secours, pompiers et militaires sont sur place. Les causes du drame, qui a eu lieu aux environs du lac de Carcès (Var 83) non loin d'une station d'épuration Véolia,  ne sont pas connues à cette heure.
Un hélicoptère de recherche de la gendarmerie et 2 Dragons de la Sécurité Civile sont sur place près du lac de Carcés. Les recherches ont pour objectif de retrouver la 6e personne qui était à bord de l'un des deux appareils.

On ignore encore les circonstances précises du drame.
Complément d'information à venir...

Source : PC


13h37 - 02/02/2018

« Les hélicoptères se sont percutés... »

Deux hélicoptères de l'armée se sont écrasés, vendredi 2 février au matin, près du lac de Carcès (Var), à une dizaine de kilomètres de Brignoles. Au moins cinq personnes sont mortes dans l'accident, a appris franceinfo. "Les hélicoptères se sont percutés, il y avait trois personnels dans l'un et deux dans l'autre, tous sont morts", a détaillé une source de la compagnie de gendarmerie de Brignoles à l'AFP. La ministre des Armées, Florence Parly, sera sur place en début d'après-midi. Suivez la situation en direct.

  Les causes de l'accident sont inconnues. "Le premier appareil s'est écrasé sur une route départementale et l'autre dans une zone boisée", a expliqué Jean-Luc Videlaine, préfet du Var, sur France Bleu Provence. "Un hélicoptère est complètement disloqué. Le deuxième a brûlé", a détaillé le préfet ajoutant qu'à l'intérieur, se trouvaient "des moniteurs et des stagiaires". Pour l'instant, les causes de l’accident ne sont "pas identifiables", a précisé Jean-Luc Videlaine.

Emmanuel Macron adresse ses condoléances. Dans un communiqué, Emmanuel Macron a exprimé son "profond respect pour l’engagement de ces officiers qui s’entrainaient afin de se préparer à leurs futures missions." Le chef de l'Etat a adressé ses "très sincères condoléances aux familles et aux proches de ces militaires ainsi qu'à leurs camarades. Il les assure de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances."

Des hélicoptères d'une école d'aviation militaire. Les hélicoptères militaires impliqués dans l'accident sont deux appareils de l'Ecole de l'aviation légère de l'Armée de terre (Ealat) du Cannet-des-Maures, a précisé la préfecture du Var dans un communiqué.

Source : Franceinfo.fr


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vendredi 29 décembre 2017

Finances publiques : Coup de gel sur le budget des Armées 2018-2022

Il y a des sujets autrement plus importants qu’un séjour présidentiel au château de Chambord qui mériteraient de faire l’objet d’une polémique…

Ainsi en est-il, par exemple, des 700 millions d’euros du budget des armées encore gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics, ou encore de l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022, examiné par les députés le 15 décembre 2017 au soir.

L’un des premiers à avoir mis en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices de ce texte pour les Armées est le député (LR) François Cornut-Gentille. Lors de son intervention en commission élargie, lors de l’examen des crédits de la mission « Défense » pour 2018, le parlementaire avait interpellé Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce point.

« L’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr]. Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet » de ce texte, avait prévenu M. Cornut-Gentille.

« La stricte mise en œuvre de l’article 14 ne risque-t-elle pas d’entraîner le retour des fameuses sociétés de projet ou d’autres types d’achat en leasing, au final plus coûteux que l’acquisition patrimoniale ? », s’était en outre inquiété le député de la Haute-Marne.

Interrogée, plus tard, sur cet article 14 par les sénateurs, Mme Parly avait admis que « s’il devait devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements. » Et d’assurer qu’elle serait «extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée. »

Seulement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ne l’entend pas de cette oreille. Si les sénateurs ont exclu le ministère des Armées de cet article 14, le gouvernement a en effet soumis au vote l’amendement n°45 pour rétablir ce texte dans sa version initiale.

« Cet article vise avant tout à assurer une meilleure transparence et information du Parlement. Il concerne l’ensemble du budget général de l’État et ne cible aucune mission en particulier. Exclure les investissements du ministère des armées (sauf la mission ‘Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation’) aurait par conséquent peu de sens », est-il avancé dans cet amendement. Peu de sens, vraiment?

Poids lourd de la majorité et président de la commission de la Défense, le député Jean-Jacques Bridey a croisé le fer quand cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, le 15 décembre.

Sans remettre en cause l’objectif de contenir la hausse des « restes à payer », M. Bridey a toutefois fait remarquer que le mécanisme imaginé pour les limiter « fait cependant peser plusieurs risques sur la prochaine loi de programmation militaire. »

Parmi ces risques, le président de la commission de la Défense a cité une gestion plus difficile « des aléas inhérents aux programmes d’armement », un « effet de ciseaux » et un « plafonnement des restes à payer, qui pourrait inciter à recourir à des stratégies de contournement », avec le retour possible des « sociétés de projets envisagées dès 2015 pour s’exonérer des contraintes budgétaires ».

S’agissant plus particulièrement de « l’effet de ciseaux », M. Bridey a rappelé que, selon la volonté du gouvernement, il « suffirait que les autorisations d’engagement d’autres ministères soient couvertes par des crédits de paiement pour redonner des marges de manœuvre au ministère des armées. » Or, a-t-il demandé, « est-il bien raisonnable de soumettre la programmation de la défense nationale à la rigueur d’autres ministères, ou de prendre par exemple le risque d’une remise en cause très rapide de ce plafond s’il se révélait intenable? »

Enfin, le député a souligné un risque « plus paradoxal ». Alors que cet article 14 est « vendu » comme étant un élément de bonne gestion, « le plafonnement trop rigide des restes à payer pourrait empêcher la réalisation d’économies d’échelle dans le cadre de commandes globales », a-t-il dit.

« L’amendement du gouvernement présente donc un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu’elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire prochainement lors de nos débats sur la programmation militaire », a ensuite conclu Jean-Jacques Bridey.

Mais ses arguments n’ont pas été entendus… et l’article 14 a été rétabli dans sa version initiale. Ce qui a fait réagir le député Cornut-Gentille. «Cinglant camouflet infligé cette nuit par Bercy au ministère des Armées via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire », a-t-il dénoncé via Twitter.

« En intégrant la Défense dans le plafonnement des restes à payer, Bercy prive Florence Parly de la capacité à lancer de nouveaux programmes pour moderniser les équipements de la Marine nationale, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air. On comprend mieux la priorité donnée au MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr] », a encore ironisé le député de la Haute-Marne.

Avec la coupe de 850 millions d’euros faite cet été dans le programme 146 « Équipements des Forces », les 700 millions d’euros encore gelés (et qui concernent le même programme) et l’adoption de cet article 14 de la LPFP, cela fait beaucoup en si peu de temps pour le ministère des Armées, que l’on croyait pourtant prioritaire.

Source : Zone Militaire

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jeudi 30 novembre 2017

Armement : Futurs drones tactiques de l’armée de Terre armés

Quand, en septembre 2017, il fut annoncé que la France allait se doter de drones armés, l’on pensait que cette décision ne concernerait que les MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air. D’autant plus que la communication du ministère des Armées ne porta que sur ces derniers. Mais l’armée de Terre sera également concernée.

Actuellement, le 61e Régiment d’Artillerie met en oeuvre des systèmes de drones tactiques intérimaires (SDTI), lesquels, avec leurs capacités limitées, ont fait leur temps. D’où le choix, pour les remplacer, du drone Patroller, présenté par Sagem, aux dépens du Watchkeeper de Thales UK, longtemps favori.

Lors de cette annonce, il n’était nullement question d’armer ces futurs drones tactiques, dont les performances peuvent, par certains côtés, les classer dans la catégorie MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), comme les Reaper de l’armée de l’Air.

À l’époque, c’est à dire en janvier 2016, le ministère de la Défense avait justifié la commande de 14 Patroller en soulignant leurs performances «accrues en termes d’endurance, de qualité des images produites et d’empreinte logistique.» En outre, leur capacité de recherche promettait d’être « plus efficace » grâce à une « une approche multi-capteurs. »

Le futur système de drones tactiques ( SDT) « aura une capacité d’emport simultané de deux charges utiles optique/infrarouge/laser et radar dans un premier temps, une charge utile de guerre électronique pouvant dans un second temps se substituer au radar) », précisait encore le ministère de la Défense, sans jamais évoquer une capacité d’emport d’armements.

De son côté, Sagem indiquait, lors de la signature de la commande, que la « conception modulaire » du Patroller lui permettait « l’emport et l’exploitation d’une charge de renseignement multi-capteurs de plus de 250 kg en cellule ou en nacelles (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de classe 20 heures et jusqu’à une altitude de 20 000 pieds. » Mais là encore, il n’ était pas question d'armement. Pas plus d’ailleurs que dans la fiche de présentation de cet appareil.

Pourtant, le Patroller aurait la capacité d’emporter deux Missiles Moyenne Portée (MMP), conçus par MBDA ainsi que des roquettes guidées laser. Étant donné que l’armée de l’Air pourra armer ses Reaper, pour l’armée de Terre: ne pourrait-elle pas en faire autant?

Lors de son audition par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, a répondu à cette question alors qu’elle était interrogée sur les Reaper.

« Vous m’avez […] interrogée sur les drones armés. Nous commanderons mi-2018 des Reaper. En préalable à cette commande, nous avons demandé début octobre 2017 aux États-Unis de pouvoir armer ces drones. Par ailleurs, j’ai rappelé à mon homologue, le général Mattis, la nécessité d’instruire rapidement cette demande afin que nous puissions en bénéficier le plus rapidement possible », a dit Mme Parly.

Et d’ajouter : « Même si aujourd’hui notre priorité reste le Reaper, nous avons également l’intention d’armer les drones Patroller. »

Pour rappel, le Patroller est le fruit d’une coopération franco-allemande puisqu’il a été conçu à partir de la cellule du motoplaneur allemand Stemme S-15. En outre, il disposera du radar PicoSAR AESA, fourni par l’italien Leonardo.

Source : Zone Militaire


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lundi 24 juillet 2017

Budget des armées : Augmentation de 1,2 milliard... Va-t-on vers un apaisement de la polémique ?

La ministre des Armées dit avoir obtenu le dégel de 1,2 milliard d’euros de crédits. 

Se pencher sur le budget des armées n’est pas simple pour le néophyte, surtout en ce moment, avec l’avalanche de chiffres donnés par l’exécutif. Résumons : pour 2017, le Parlement a alloué 32,7 milliards d’euros (dont 300 millions de recettes exceptionnelles) de à la mission « Défense ».

Sur ce montant, il a été annoncé, puis confirmé, que 2,7 milliards avaient été gelés par la précédente équipe gouvernementale. Cette pratique n’a rien d’inhabituelle : on y a droit chaque année. Il revient au ministre des Armées d’obtenir qu’ils soient débloqués au plus vite alors que Bercy souhaite au contraire les « garder au chaud » le plus longtemps possible, voire carrément les annuler.

Déjà, la ministre des Armées, Florence Parly, a perdu une première manche : 850 millions d’euros ont été annulés par le ministère de l’Action et des Comptes publics. Cette somme correspond à celle qui manquera pour financer les opérations extérieures, pour lesquelles 450 millions d’euros avaient été initialement provisionnés dans le budget des Armées.

Normalement, si la Loi de programmation militaire avait été respectée à la lettre, ces 850 millions d’euros aurait dû faire l’objet d’un financement interministériel, comme le veut la pratique depuis une dizaine d’années. Mais ce ne sera donc pas le cas : ils seront donc prélevés sur le programme 146 « Équipement des Forces ». Cette annonce a été à l’origine de la première crise du quinquennat de M. Macron, marquée par la démission du général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA).

Avec 850 millions annulés, restait donc à Mme Parly d’obtenir le dégel de 1,85 milliard. Et visiblement, d’après ce qu’elle a affirmé dans les colonnes du Journal du Dimanche, elle pu en arracher 1,2 milliard à Bercy.

« Je suis en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2 milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci », a expliqué la ministre. Le 20 juillet, Mme Parly a rencontré, tôt le matin, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, avant de s’envoler vers Istres avec le président Macron.

Si ce dégel devrait permettre à la Direction générale de l’armement (DGA) d’éviter une cessation de paiement, la coupe de 850 millions d’euros pourrait accroître le report de charges de cette dernière. Report qui a déjà atteint le niveau, préoccupant, de 3,1 milliards d’euros fin 2016.

Cela étant, cette annonce, qui vient fort à-propos après les tensions de ces derniers jours, peut donner le sentiment à l’observateur peu au fait des questions budgétaires que le budget des Armées a été augmenté. Or, il n’en est évidemment rien. Comme le rappelle le député (LR) François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense à la commission des Finances, ce dégel « ne constitue pas un cadeau fait aux armées mais le strict respect de la loi de finances initiale. »

« Je me suis engagée à ce que les annulations de crédits n’aient pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération. C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage », a par ailleurs souligné Mme Parly, sans donner de précision sur les programmes affectés par les coupes.

« Pour 2018, le budget de la défense augmentera de 1,8 milliard, ce qui fait une croissance de 5 % par rapport à 2017. Et, dans cette augmentation confirmée par le Président à Istres pour 2018, il est prévu 200 millions d’euros qui seront affectés à de l’équipement de base pour les militaires », a également dit la ministre, qui s’est vantée d’avoir obtenu le « meilleur budget de la Défense depuis 10 ans. » Sur ce point, on jugera au moment de son exécution.

 Source : Zone Militaire


 
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mercredi 19 juillet 2017

CEMA : Demission de Pierre de Villiers - Nomination de François Lecointre...

= Communiqué de la FNCV=

La Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV) prend acte de la démission du général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. Elle salue respectueusement le chef courageux, loyal, compétent et motivé, admiré de tous, qui nous quitte.

La FNCV forme des vœux pour que son successeur le général d’armée François Lecointre, parfaitement informé de l’état de nos forces armées par ses fonctions passées auprès des Premiers ministres qui se sont succédés, obtienne enfin et sans délai, les moyens nécessaires à la protection de la France et des Français et à la bonne exécution des missions confiées à nos armées.

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires

 
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lundi 17 juillet 2017

CEMA Général de Villiers : « La confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages »

Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron faisait le constat de forces armées « utilisées au maximum de leur capacité », ce qui faisait « craindre une dégradation progressive de leur sécurité, de leur efficacité et du recrutement », tout en soulignant l’inquiétante détérioration de leurs équipements.

« Quant à nos dépenses militaires, rapportées au nombre d’habitants, elles stagnent depuis longtemps, voire diminuent, alors même que les conflits s’intensifient et que nombre de pays se réarment », pouvait-on encore y lire. D’où son engagement de porter progressivement le budget de la Défense à 2% du PIB en 2025 (hors pensions et coût des opérations). Et d’ajouter : « Cet effort est nécessaire, pour faire face au renforcement des effectifs post-attentats et pour moderniser nos équipements, mobilisés sur plusieurs fronts. »

Seulement, l’annonce de 850 millions d’euros de coupes dans les dépenses militaires ne va pas dans le sens promis par M. Macron. Et même si 1,5 milliards d’euros seront alloués au ministère des Armées en 2018, le compte n’y sera pas : il manquera en effet 500 millions pour assurer la bonne trajectoire vers l’objectif des 2% en 2025.

« Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis, ce n’est pas plus compliqué que cela », a pourtant assuré M. Macron, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 16 juillet. Cela étant, le quinquennat ne fait que commencer et l’on verra si les promesses seront tenues ou pas. Mais tout de même : dire que l’on augmentera le budget des armées en commençant par le réduire pour ensuite affirmer que l’on tiendra ses engagements n’aide pas à instaurer la confiance. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit le proverbe.

La confiance justement. Hasard ou coïncidence, c’était le thème que le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), avait promis d’aborder dans sa prochaine « Lettre à un jeune engagé ». Alors qu’il vient d’être sèchement rappelé à l’ordre par le président Macron pour sa sortie contre les économies de 850 millions demandées aux armées, il a tenu parole, en publiant le texte promis le 14 juillet.

« La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller », a ainsi écrit le CEMA, après avoir cité le général Delestraint, le chef de l’Armée secrète mort en déportation en avril 1945 et dont le « discours est une exhortation ferme à rejeter toute ‘mentalité de chien battu ou d’esclave' ».

« Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre », continue le général de Villiers.

Mais l’essentiel de cette lettre du CEMA tient dans sa conclusion. Et certains y verront sans doute une réponse au recadrage du président Macron, qu’il doit conseiller pour qu’il reste un chef des Armées et non un chef désarmé.

« Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité », écrit ainsi le général de Villiers.

« Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi », poursuit le CEMA, pour qui « la confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages. » Et de conclure : « Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte. »

Peut-être qu’il sera question de confiance lors de l’entretien, en tête à tête, qu’aura le général de Villiers avec Emmanuel Macron le 21 juillet prochain. « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change », a déjà prévenu le chef de l’État.

Source : Zone Militaire


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mercredi 12 juillet 2017

Armement : Modernisation de l'équipement individuel du soldat

S’il est beaucoup question du remplacement des véhicules de l’armée de Terre dans le cadre du programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation), l’équipement individuel du combattant est aussi en train d’évoluer progressivement sans faire de bruit, mis à part quand le choix du fusil allemand HK-416 a été annoncé…

Le 7 juillet 2017, l’armée de Terre a communiqué sur ce sujet, en rappelant qu’elle a défini une nouvelle politique d’habillement, qui distingue les équipements de combat, les vêtements de sport et les tenues régimentaires, dans le cadre de son projet « Combattant 2020 ».

« Les équipements jouent un rôle central dans la capacité opérationnelle d’un soldat. Être plus mobile, mieux protégé, évoluer dans des équipements confortables, pouvoir communiquer à tout moment avec les autres unités déployées sur un théâtre d’opération, etc, sont autant d’enjeux et de critères qui nécessitent » leur évolution régulière, explique le Sirpa Terre.

Cette évolution de l’équipement individuel des combattants passe donc par de nouvelles chaussures de combat conçues spécialement pour les milieux chauds (plus question d’avoir des semelles qui se décollent sous l’effet de la chaleur, comme cela avait été rapporté lors de l’opération Serval au Mali), des gants de combat « renforcés » tout en étant compatibles avec les écrans tactiques, et des lunettes balistiques améliorées. Même les sous-vêtements seront concernés, notamment pour lutter contre le froid. En outre, un nouveau casque composite est annoncé.

Il est également prévu de doter, en 2018, les combattant du nouveau treillis F3 « adapté aux nouvelles menaces » et évidemment compatible avec la version 1.3 du système FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons INtégrés), censée être plus légère (-10 kg) et modulaire. Cette dernière s’appuiera sur un nouveau gilet de protection balistique individuel qui, appelé « Structure modulaire balistique électronique » (SMBE), a été commandé à 31.600 exemplaires auprès de l’entreprise norvégienne NFM Group.

Concrètement, ce gilet offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes. Il est doté de plaques blindées contre les munitions à « haute vélocité », d’un « matelas anti-traumatisme intégré dans le pack balistique souple » et d’une protection contre les armes blanches. Enfin, avec son ergonomie intégrale pour « optimiser la mobilité », il dispose du système d’attache rapide Tubes de First Spear. Modulable (jusqu’à 8 configurations possibles), il intègre les équipements électroniques du système FELIN.

« En ergonomie, en modularité et en confort », cette structure modulaire balistique (ou gilet pare-balles pour faire simple) « surpasse de loin tout ce que l’armée de Terre a pu porter jusqu’à présent », pouvait-on lire, l’an passé, dans Terre Information Magazine.

Source : Zone Militaire


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