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Tag - Armée de terre

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samedi 1 juin 2019

France Etats-Unis : Échange inédit de généraux entre l’armée de Terre et l’US Army...

Un général américain prendra bientôt les fonctions de commandant en second de la 3e Division dont l’état-major est installé à Marseille. Telle est l’annonce faite par l’US Army le 19 avril 2019. Dans le même temps, un général français rejoindra la 3e Division d’Infanterie basée à Fort Stewart, pour occuper les fonctions de « commandant adjoint chargé de l’état de préparation. »

Cette 3e Division d’infanterie américaine a été surnommée le « Rocher de la Marne » [Rock of the Marne] pour sa participation à la Seconde bataille de la Marne, en 1918.

Cet échange se fera dans le cadre du Military Personnel Exchange Program [MPEP], qui vise à « renforcer les liens d’amitié, de compréhension et d’interopérabilité entre les pays et leurs organisations militaires respectives. »

Actuellement chef de l’état-major de la Force de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], le général Hubert Couttereau a été désigné pour être affecté à Fort Stewart. Et c’est le général Todd R. Wasmund, commandant adjoint chargé du soutien de la 1ère Division d’Infanterie de Fort Riley que l’US Army a choisi pour rejoindre la 3e Division de l’armée de Terre.

Cet échange sera le deuxième consenti à un tel niveau par l’US Army, un premier ayant déjà été établi par cette dernière avec la British Army en septembre 2015. En clair, ce partenariat annoncé avec l’armée de Terre est inédit.

Selon l’US Army, les affectations au titre du MPEP durent de deux à trois ans. Le général Wasmund prendra ses fonctions à Marseille en 2020 tandis que le général Couttereau est attendu à Fort Stewart à partir de l’été prochain.

Cela étant, pour l’armée de Terre, ce genre de pratique n’est pas nouveau. En 2016, le général Nicholas Nottingham fut affecté à la 1ère Division, dont l’état-major est implanté à Besançon tandis qu’un général français devait traverser la Manche pour rejoindre la 1st Division de la British Army.

Source : Zone Militaire / Photo : US Africa Command

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dimanche 19 mai 2019

Histoire et Symboles : Le Centre de formation initiale des militaires du rang de la 11e Brigade Parachutiste prend le nom du 6e RPIMa

Un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil

Évoquer le 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] fait immanquablement penser à la guerre d’Indochine et au général Marcel Bigeard. Sous les ordres de ce dernier, cette unité, alors appelée « 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux » [BPC] participa aux combats de Tu Lê, en octobre 1952, lors d’une offensive du Vietminh sur Nhia Lo, et s’illustra notamment lors de l’opération Hirondelle qui, menée en juillet 1953, consista à détruire des dépôts d’approvisionnement ennemis à Lang Son.

Mais la grande affaire du 6e BPC/RPIMa sera la bataille de Dien Bien Phu. Toujours sous les ordres du commandant Bigeard, la bataillon fut sollicité une première fois pour prendre le contrôle de la « cuvette » lors de l’opération Castor… Et une seconde fois, le 16 mars 1954, pour la défendre, au prix de combats héroïques et de lourdes pertes. Dissous, il fut recréé sous le nom de 6e Régiment de Parachutistes Coloniaux [RPC] à Marrakech, en 1955, avant d’être transféré en Algérie, où il prendra notamment part à aux opérations « Kabylie 16 » et « Jumelles » ainsi qu’aux violents combats du secteur de Djelfa-Bou Saâda.

En 1961, sous l’appellation de 6e RPIMa, le régiment s’installa à Mont-de-Marsan. Pouvant être projeté sur des théâtres extérieurs avec des appelés du contingent, il fut engagé au Liban, au Cambodge et en ex-Yougoslavie, où il fut déployé sur l’aéroport de Sarajevo.

Avec la fin annoncée du service national, prise en 1996, le 6e RPIMa fut de nouveau dissous. Mais un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil.

En 2017, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, décida de confier la garde d’étendards d’unités dissoutes aux Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM]. Et, presque naturellement, celui de la 11e Brigade Parachutiste, installé à Caylus, reçut le drapeau du 6e RPIMa.

« Symboles de valeurs et de passé prestigieux, ces emblèmes serviront de guide qui nourrira le quotidien du personnel qui y sert ou y est formé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque.

Pour l’anecdote, le sous-officier qui mit « sous cloche » le drapeau du 6e RPIMa au moment de sa dissolution, en 1998, fut le même qui le récupéra pour le remettre au CFIM/11e BP de Caylus.

Mais le CEMAT, il s’agissait d’aller encore plus loin. Ainsi, il a décidé d’associer chaque CFIM au nom d’un régiment dissous. D’où la nouvelle appellation de celui de la 11e BP, qui porte désormais le nom de 6e RPIMa. Cette décision a été annoncée dans l’ordre du jour n°18, signé par le général Patrick Collet, le commandant de la 11e Brigade Parachutiste.

« Sur ordre du général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, je déclare que le CFIM de la 11e BP porte désormais le nom de 6e RPIMa. En ce lieu, en cet instant, les paras du 6, ceux de Mao Khé, de Tulé [Tu Lê, ndlr], de Dien Bien Phu, des Aurès, du Liban, du Cambodge, du Tchad, de Sarajevo… reprennent pleinement leur place dans nos rangs », lit-on dans cet ordre du jour.

Source : Zone Militaire - Photo : Armée de Terre


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samedi 27 avril 2019

Armée de terre : Nouvelles recrues, entre éducation et garderie...

« On est devenu des éducateurs »

Formation initiale des recrues de l’armée de Terre : « On est devenu des éducateurs », estime un sous-officier.

La décision, prise en janvier 2015, de porter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre de 66.000 à 77.000 soldats suppose un effort constant en matière de recrutement. Et pour tenir les objectifs, deux variables sont à prendre en considération : le taux de sélection, c’est à dire le nombre de candidats pour un poste, et le taux d’attrition, qui mesure le nombre de ruptures de contrat.

Pour que le recrutement soit optimal, il faut un taux de sélection élevé [donc, être attractif] et un taux d’attrition le plus bas possible. Or, il est plus facile de miser sur la seconde variable que sur la première, surtout quand le marché de l’emploi est fortement concurrentiel.

Ainsi, la dernière revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a déterminé que la sélectivité pour les emplois de militaire du rang a été de 1,6 en 2017 [soit -0,6 point par rapport à 2015]. Selon l’hebdomadaire Le Point [du 28/03], qui cite un document interne, la sélection est « quasi nulle » car la « ressource en hommes s’épuise, l’armée n’a plus le choix du recruté. »

Et cela modifie l’approche des Centres de formation initiale des militaires du rang [CFIM], dans la mesure où la priorité est de réduire au maximum le taux d’attrition. Et, désormais, comme le souligne le commandant du CFIM de la 2e Brigade Blindée, installé au Valdahon, dans les colonnes du Point, il est question d’appliquer une « pédagogie du succès et de l’encouragement » et un « bon instructeur doit être comme un père qui forme l’engagé progressivement. » Une nécessité car, souligne-t-il, « on n’a pas la même population de jeunes, ni qualitativement, ni quantitativement. »

Seulement, à la lecture de l’article du Point, qui a suivi le parcours de recrues devant être affectées au 16e Bataillon de Chasseurs à pied [BCP] , on constate que cette approche déroute les instructeurs les plus aguerris qui eurent droit à une formation plus « pêchue » quand ils étaient à la place de ceux qu’ils doivent maintenant former.

« C’est de la garderie »

« Avec Sentinelle, on fait de la quantité, pas de la qualité. On n’a le droit de ne rien dire aux jeunes parce qu’il faut qu’ils restent », regrette un sergent auprès de Mark Ionesco et Nicolas Skopinski, les auteurs du reportage publié par Le Point. Un adjudant-chef a le même sentiment. « On est devenu des éducateurs maintenant », soupire-t-il. Un lieutenant va plus loin. Pour certains cas, « c’est de la garderie », dit-il.

Sur les 41 recrues destinées à servir au sein du 16e BCP, 7 ont rompu leur contrat avant la fin de leur période de formation initiale, dont 2 après avoir été reconnus « inaptes ». Et les permanents du CFIM s’attachent à déterminer les raisons qui ont poussé ces jeunes à rendre leur paquetage. « Objectif : savoir s’ils ont été frappés », avance l’hebdomadaire.

Alors que le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre, insiste sur « l’esprit guerrier » , ce n’est pas lors de cette formation initiale qu’il est insufflé aux recrues. « On ne forme pas des guerriers mais des soldats », explique en effet un capitaine. Cela viendra sans doute plus tard…

Dès l’an prochain, et à moins de gagner la bataille de la fidélisation. l’armée de Terre risque d’être de nouveau confrontée au défi du recrutement étant donné que les contrats des soldats recrutés en 2015 arriveront à terme en 2020.

Source : Zone Militaire

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jeudi 18 avril 2019

Paris Notre-Dame : Jean-Louis Georgelin, un général 5 étoiles pour reconstruire la cathédrale

Nommé mercredi "Monsieur reconstruction" de la cathédrale Notre-Dame, le général d'armée (cinq étoiles) Jean-Louis Georgelin, 70 ans, revient aux responsabilités, après plus de deux ans et demi de retraite.

Homme "du sérail" qui a fait l'essentiel de sa carrière à Paris, connu pour son franc-parler*, il a été chef de l'état-major particulier du président de la République, Jacques Chirac (2002-2006), puis chef d'état-major des armées (Cema, 2006-2010), soit huit années au cœur du pouvoir politico-militaire.

Il est ensuite devenu Grand chancelier de la légion d'honneur, jusqu'en août 2016.

En tant que Cema, il a été le maître d'œuvre des opérations extérieures de l'armée française, notamment en Côte d'Ivoire, Afghanistan, dans les Balkans ou au Liban, et a supervisé plus généralement toute présence militaire française en opération.

Voix forte et solide carrure, ce célibataire a toujours passé pour un homme décidé, au caractère rugueux. "Il sait engueuler les gens", disait à l'AFP en 2006 un gradé à propos de ce général haut en couleur qu'on adorait... ou pas.

Passionné de politique et d'histoire, grand lecteur, Jean-Louis Georgelin est un homme croyant, restant discret sur sa foi.

Homme à la parole rare

Il n'avait pas hésité à égratigner le président Macron, après la crise ouverte en 2017 entre le chef de l'Etat et son chef d'état-major Pierre de Villiers à propos de questions budgétaires. Une crise qui avait provoqué le départ de ce dernier et jeté un froid au sein des armées.

"Ce qui reste (de cet épisode) à mon sens dans les armées aujourd'hui, c'est cette agression verbale du président de la République sur le chef d'état-major", avait dit en 2018 le général Georgelin, homme à la parole rare, sur France Culture.

Né le 30 août 1948 à Aspet (Haute-Garonne), ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, titulaire d'un brevet d'études militaires supérieures générales et de parachutisme, Jean-Louis Georgelin est diplômé du Command and general staff college (Fort Leavenworth, Kansas, Etats-Unis).

Aide de camp du chef d'état-major de l'armée de Terre au début des années 80, il gravit les échelons dans cette armée et dirige le bureau "planification finances" à l'état-major (1988-1991).

Commandant du 153e régiment d'infanterie à Mutzig (1991-1993), il est adjoint terre du chef de cabinet militaire du Premier ministre (1994-1997), avant d'être nommé adjoint au général commandant de la 11e division parachutiste en mai 1997. Chef du bureau des plans à la SFOR (Force de l'Otan en Bosnie) en 1997-1998), il fait de la planification à l'état-major des armées de 1998 à 2002, avant de rejoindre l'Élysée.

Source : actu.orange.fr - AFP

* Le prix des otages français : Jean Louis Georgelin, un général qui n'a pas la langue de bois !
* Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense


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dimanche 7 avril 2019

Armement : La DGA commande des nano-drones Black Hornet 3 pour l’armée de Terre

« Pour ce qui est de la famille des petits drones, nous accusons un certain retard. Ainsi, dans le cadre de l’opération Barkhane, nous nous efforçons de doter nos unités élémentaires d’un petit appareil », confiait, l’an passé, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], lors d’une audition parlementaire.

D’où le programme DrOP [pour Drones Opérationnels de Poche], qui a fait l’objet d’un avis d’attribution de marché publié le 17 janvier. En effet, ce document indique que la Direction générale de l’armement [DGA] a notifié à FLIR Unmanned Aerial Systems un contrat d’une valeur de près de 77,4 millions d’euros [hors TVA]. Une somme qui comprend la livraison des nano-drones ainsi que les « prestations associées. »

Par la suite, FLIR a précisé, via un communiqué, que l’appareil choisi est le Black Hornet PRS, qui passe pour être le « plus petit système aérien sans pilote [UAS] au monde ».

Ce système a été développé par la société norvégienne Prox Dynamics, laquelle est devenue par la suite une filiale du groupe américain FLIR.

« Le FLIR Black Hornet PRS équipe le fantassin non spécialiste d’un outil de perception de la situation [SA] à la fois discret et immédiat. La technologie révolutionnaire EO [électro-optique] et IR [infrarouge] comble le fossé entre capteurs aériens et capteurs terrestres, offrant la même qualité de SA que les drones plus gros et les fonctions de localisation IED des UGV [drones terrestres, ndlr]. Extrêmement léger, quasiment silencieux, avec une autonomie de vol de 25 minutes, ce Black Hornet de poche éprouvé au combat transmet à l’opérateur des vidéos en direct et des images fixes HD », explique l’industriel sur son site Internet.

D’une masse de 1,3 kg et d’un format suffisamment compact pour qu’un fantassin puisse le transporter à la ceinture, ce système, composé de 2 drones, des batteries, un pad de pilotage et un écran de contrôle, est « facile à déployer » et ne demande pas une formation spécialisée pour l’utiliser. En outre, il est très discret, ce qui permet les « opérations à couvert ».

D’une masse de 18 grammes pour une longueur de 16 cm, le Black Hornet peut voler à une vitesse de 5 mètres par seconde à une altitude de 10 mètres.

« Nous sommes honorés de soutenir la mission des Forces armées françaises avec la fourniture du PRS Black Hornet et des services associés », s’est réjoui Jim Cannon, le patron de FLIR Systems.

La British Army a disposé de nano-drones Black Hornet pendant un temps avant de les retirer (momentanément?) du service. En 2013, il avait été rapporté par la BBC que le ministère britannique de la Défense [MoD] en avait commandé pour 31,3 millions de dollars à l’époque, ce qui correspondait à environ 160 exemplaires.

Source : Zone Militaire

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mardi 12 février 2019

Armée de terre : La Légion étrangère veut recruter 1.245 volontaires en 2019

Entre 2015 et 2018, la Légion étrangère a recruté massivement, au point de retrouver, en terme d’effectifs, le format qui était le sien il y a 30 ans, soit 8.900 légionnaires. Soit 11% des effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre, qui compte 77.000 militaires.

L’an passé, dans un dossier de presse publié à l’occasion du 14-Juillet, le commandement de la Légion étrangère [COM.LE] expliquait que cette « montée en puissance des effectifs » était « quasiment achevée », alors que la 5e compagnie de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère s’apprêtait à devenir pleinement opérationnelle.

« Pour autant, cette montée en puissance, réalisée pour les effectifs, ne sera pleinement achevée que lorsque tous les spécialistes et gradés nécessaires à ce nouveau format seront formés », fit valoir le COM.LE.

En 2014, la Légion étrangère avait recruté 949 nouveaux légionnaires. Avec la décision d’augmenter les effectifs de la FOT, après les attentats de janvier 2015 et le lancement de l’opération intérieure Sentinelle, ses bureaux de recrutement n’ont pas chômé : la même année, 1.809 recrues ont rejoint ses rangs, puis 1.701 autres ont fait de même en 2016.

Puis, pour les deux années suivantes, l’objectif en matière de recrutement a été revu à la baisse [1.377 recrues en 2017 et « seulement » 1.100 en 2018]. Pour 2019, la tendance est de nouveau à la hausse car, d’après une annonce postée sur les réseaux sociaux, la Légion étrangère a fait savoir qu’elle doit recruter 1.245 nouveaux légionnaires en 2019.

« La Légion Étrangère est chargée du recrutement des volontaires désirant servir la France à titre étranger (Décret 2008-956 du 12/09/2008). En 2019, elle recrutera près de 1.250 candidats, français ou étrangers, pour des postes de combattants au sein des régiments Légion de la Force Opérationnelle Terrestre », a-t-elle en effet fait savoir. Ce qui veut dire que, cette année, 5,7% des recrues du ministère des Armées devraient être des légionnaires.

Pour rappel, pour espérer rejoindre la Légion étrangère et porter le képi blanc, il faut être âgé de plus de 17 ans et demi et de moins de 39 ans et demi. Après une visite médicale, les candidats doivent passer des épreuves sportives pour mesure leur condition physique [7 tractions complètes en pronation, test Luc Léger]. Le taux de sélection est important [20%] étant donné que, chaque année, plus de 8.000 candidats poussent, en moyenne, la porte d’un bureau de recrutement.

« Seuls ceux qui semblent capables et désireux de s’adapter aux règles de la vie en collectivité peuvent prétendre à être incorporés. Le principe du recrutement à titre étranger autorise également un candidat français à postuler pour la Légion, même s’il sert sous statut ‘à titre étranger’, comme ses camarades étrangers », précise la Légion étrangère.

Les francophones, essentiellement des Français, représentent ainsi environ 11% du recrutement. « La présence d’un minimum de francophones dans la troupe participe à l’enseignement du français, indispensable pour comprendre les ordres », fait valoir le COM.LE.

Le légionnaire-type est âgé de 23 ans en moyenne et « a déjà une certaine maturité et une certaine expérience, souvent militaire. » En outre, il « a un bon niveau général » et, évidemment, une « excellente condition physique ».

Source : Zone Militaire

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jeudi 7 février 2019

Peste porcine : L'armée engagée pour traquer les sangliers dans les Ardennes...

Le 25 janvier 2019, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a annoncé que l’armée serait mobilisée dans le cadre des mesures décidées pour éviter la propagation de la peste porcine africaine dans certains départements limitrophes de la Belgique, où plusieurs cas de sangliers malades ont été signalés.

L’enjeu étant de préserver les élevages porcins et le poids économiques qu’ils représentent, il a été décidé d’instaurer une « zone blanche de dépeuplement » d’une superficie de 141 km² et longeant les départements de la Meuse et des Ardennes. L’idée est d’y éliminer tous les sangliers susceptibles d’avoir été contaminés. Ce qui représente entre 500 et 600 hures.

L’annonce de M. Guillaume a pu prêter à sourire… certains imaginant des militaires traquer les sangliers avec des drones et des jumelles de vision nocturne, prêts à tirer avec leur HK-416FR et la Minimi. D’autres ont suggéré, non sans humour, qu’une telle opération pourrait s’appeler « Obélix »…

En réalité, le rôle de l’armée se limitera à un soutien logistique, avec notamment la mise à disposition des autorités sanitaires de camions pouvant transporter de gros volumes sur des terrains accidentés. « Des capacités qui s’avèrent nécessaires pour les opérations menées dans la zone concernée », explique l’État-major des Armées. Il s’agira surtout de transporter de « grandes cages-pièges ».

Par ailleurs, il est question de solliciter le 1er régiment de service militaire volontaire de Montigny-lès-Metz, dont la vocation est de permettre à des jeunes en échec scolaire de reprendre pied et d’avoir un avenir professionnel.

« Ces jeunes volontaires, encadrés par des militaires d’active, participeront au rabattage au profit des sociétés de chasse », indique l’EMA, avant de préciser qu’ils « Ils pourraient être engagés à partir du 31 janvier ».

Source : Zone Militaire

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mercredi 2 janvier 2019

Armée de Terre : La 1e Division mène un exercice de rappel de ses anciens militaires...

Il existe deux types de réserve opérationnelle : celle de niveau 1 [RO 1] qui concerne ceux qui ont souscrit un contrat d’engagement à servir dans la réserve et celle du niveau 2 [RO 2], dont font partie les anciens militaires qui, ayant quitté l’uniforme depuis moins de cinq ans restent mobilisables étant donné qu’ils sont soumis à une obligation de disponibilité.

Seulement, il y a les effectifs théoriques et ceux que l’on peut effectivement mobiliser dans la mesure où, une fois qu’il a quitté l’armée, un ancien militaire peut avoir quitté la région où il était affecté… D’où l’exercice Vortex, que l’armée de Terre a pris l’habitude de conduire tous les ans depuis 2016. L’objectif est de vérifier la disponibilité de ses anciens militaires qui appartiennent encore à la RO2, afin de pouvoir les solliciter en cas de crise majeure.

Cette année, c’est la 1e Division qui a procédé au rappel des réservistes de la RO2, notamment ceux ayant donc servi au sein de son état-major, de la 7e Brigade Blindée, du 1er Régiment d’Artillerie, du 19e Régiment du Génie et du 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (*). Au total, 6.800 anciens militaires ayant quitté les drapeaux depuis 2013 étaient concernés.

Le communiqué de l’armée de Terre ne précise pas combien ont répondu à l’appel. Mais lors des exercices précédents, conduits par la 11e Brigade Parachustiste et la 1e Brigade Logistique en 2016 ainsi que par la 3e Division en 2017, le taux de réponse s’était élevé aux alentours de 42-44%.

Ceux ayant pu répondre à la convocation qui leur avait été adressée ont donc passé une journée dans leur ancienne unité pour suivre plusieurs «ateliers», dont un contrôle administratif, une visite médicale, la perception d’habillement et des séances d’information sur les changements opérés au sein de l’armée de Terre et les nouveaux matériels ainsi que sur la réserve opérationnelle, l’un des objectifs étant d’en voir une partie « basculer » vers la RO1. Ce que, en 2017, 14% des convoqués avaient dit souhaiter faire.

De tels exercices de convocation n’avaient plus été menés depuis 1996 et la fin annoncée de la conscription. L’armée de Terre peut théoriquement compter sur 38.000 anciens militaires si elle doit répondre à une crise majeure sur le territoire national.

(*) La 1e Division regroupe la 27e brigade d’infanterie de montagne, la 9e brigade d’infanterie de marine, la 7e brigade blindée et la brigade franco-allemande (BFA).

Source : Zone Militaire - Photo : armée de Terre

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jeudi 27 décembre 2018

France : Inquiétudes du chef d'état-major des armées sur nos capacités militaires

Malgré la hausse des moyens prévue par la loi de programmation militaire, les forces françaises seraient incapable de se lancer dans un conflit majeur, a assuré le général Lecointre lors d’une audition à l’Assemblée nationale.  

C'est tout le charme des auditions parlementaires à huis clos : on sait quand elles se déroulent, jamais quand le compte-rendu est rendu public. Le compte-rendu de l'audition du chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, pourtant effectuée le 18 octobre 2018 devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, n'a ainsi été publié que ces derniers jours. Le contenu valait heureusement l'attente. Le général Lecointre est revenu sur ses propos de la précédente audition, en juillet dernier, qui avaient fait jaser le microcosme militaire. "A l'issue de la période de programmation militaire qui s'ouvre, assurait alors le CEMA, notre armée ne sera plus éreintée, sous-équipée, sous-dotée et sous-entraînée comme aujourd'hui. Mais elle restera une armée des "dividendes de la paix", une armée de temps de paix".

Trois mois après, le chef d'état-major des armées assure qu'il ne réemploierait pas le terme d'"armée de temps de paix". Mais si les termes évoluent un peu, le constat est le même : "Nous sommes une armée de temps de crise, mais pas de temps de grande conflictualité, résume le général Lecointre. Nous ne sommes pas en mesure, et nous n'avons pas de scénario prévoyant d'être engagés dans une guerre inter-étatique massive." Quelques lignes plus loin, le CEMA enfonce le clou. "Nous sommes attentifs à la brutalisation du monde, à ce qui peut se passer demain, mais aujourd'hui je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse."

Le redressement prendra du temps

Certes, la loi de programmation militaire, présentée comme une "LPM de reconquête" par le ministère des armées, est très positive, salue le général Lecointre. La LPM prévoit une hausse du budget de défense de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'à 2022, et de 3 milliards d'euros par an de 2023 à 2025, pour atteindre 50 milliards d'euros en 2025, soit environ 2% du PIB. Mais le CEMA souligne que cette remontée en puissance financière mettra du temps pour donner ses pleins effets. "L'avantage que nous aurons, à la fin de l'exécution de la loi de programmation, sera d'être une armée reconstituée, ayant préservé une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau et capable, si nécessaire – si des signes nous laissaient à penser que nous allions vers un conflit majeur –, d'effectuer un effort de montée en puissance majeure, indique le général Lecointre.  Mais, je le répète, nous n'en sommes pas là, nous n'imaginons pas aujourd'hui que cela puisse arriver."

Quelles forces doit pouvoir déployer la France en cas de conflit ? La loi de programmation militaire 2019-2025, votée en juillet dernier, définit, dans son rapport annexé, un "contrat opérationnel" pour les armées, qu'elles doivent être capables d'honorer à l'horizon 2030. Dans le cas d'une opération de "coercition majeure", l'armée devra pouvoir déployer "jusqu'à 2 brigades interarmes représentant environ 15 000 hommes des forces terrestres", qui doivent pouvoir mettre en œuvre 140 chars Leclerc, 130 blindés de reconnaissance et de combat Jaguar, 800 véhicules de combat d'infanterie, 64 hélicoptères et 48 canons Caesar.

Force de réaction immédiate

L'armée de l'air doit être en mesure de déployer 45 avions de chasse, 9 avions de transport stratégique et de ravitaillement, 16 avions de transport tactique, 4 systèmes de drones armés, jusqu'à 4 avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR), avec deux à trois bases aériennes projetées comme la base H5 de Jordanie utilisée actuellement pour l'opération Chammal au Levant. La marine, elle, doit pouvoir déployer une force navale composée du porte-avions avec son groupe aérien, ainsi que 2 bâtiments de projection et de commandement, jusqu'à 8 frégates, 2 sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda, 5 avions de patrouille maritime et des moyens de guerre des mines et de ravitaillement à la mer.

Parallèlement, pour faire face à une opération urgente, la LPM prévoit une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2 300 hommes projetables sur très court préavis. Cette force, dotée de blindés, hélicoptères, d'une dizaine d'avions de chasse et de tous les moyens de soutien nécessaires, doit être projetable à 3 000 km dans un délai de 7 jours. Avant ce délai, la France doit être capable d'effectuer des frappes en profondeur par des moyens aériens et navals. La FIRI doit pouvoir être renforcée à hauteur de 5 000 hommes sous 30 jours, équipés de moyens complémentaires,  dont des systèmes de missiles sol-air SAMP/T et des drones de surveillance.

Dépendance américaine

Si ces moyens peuvent paraître impressionnants sur le papier, ils ne suffiraient pas pour un conflit majeur, un scénario qu'il serait bien imprudent d'exclure totalement. En juillet dernier, le général Lecointre soulignait ainsi que la "LPM ne nous permettra pas d'être une armée susceptible d'être engagée seule dans un conflit majeur en Europe centrale, par exemple". Une telle intervention, soulignait-il, ne serait possible que "dans le cadre de l'Otan et avec un soutien massif des États-Unis."

Source : Vincent Lamigeon

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dimanche 16 décembre 2018

Dispositions statutaires : Du nouveau pour les militaires en activité et leurs soldes

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Au journal officiel du 9 décembre 2018 est paru le décret n° 2018-1099 du 7 décembre 2018 qui fixe les modalités de reclassement consécutives à la transposition du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations applicables aux sous-officiers et officiers mariniers de carrière des armées et du soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et à certains sous-officiers et personnel militaire de rang équivalent. 

Ce décret ainsi que les dispositions réglementaires qu'il modifie peuvent être consultés sur le site Légifrance :

La FNCV vous souhaite de bonne fêtes de fin d'année ;-)

Source : Infos FNCV

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lundi 10 décembre 2018

Niger - Barkhane: Brigadier-chef Karim El Arabi, mort pour la France en OPEX

Un soldat français de 29 ans a perdu la vie dans la région d’Aguelal, au Niger. Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 décembre, le brigadier-chef Karim El Arabi est décédé après un accident de véhicule. Il était membre du 2e régiment de Hussards avait été déployé dans le cadre de l'opération anti-jihadiste Barkhane.

Le service de presse de l'armé de Terre a précisé dans un communiqué "qu'il n’était pas engagé dans une activité opérationnelle au moment des faits", tout en donnant quelques précisions : "Il est décédé des suites de ses blessures malgré une rapide prise en charge par les secours". Une enquête est en cours "sur les circonstances exactes de son décès", précise la même source.

L'armée s'est exprimé par un tweet avec des propos rapportés du général Bosser. "Profonde tristesse d'apprendre cette nuit la mort accidentelle en opération extérieure du brigadier-chef Karim EL ARABI du #2RH au Niger. J'assure à sa famille et ses proches mon indéfectible soutien et leur témoigne la fraternité de l'armée de Terre."

Source : RTL.fr - Crédit image Armée de Terre


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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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mercredi 5 septembre 2018

Armée de Terre : Ouverture deux centres d’initiation commando en 2019

Dans la dernière livraison de Terre Infos Magazine, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, a expliqué que, pour dominer l’adversaire au combat, la supériorité technologique, la puissance de feu et la qualité des équipements ne pouvaient pas toujours être suffisantes. Et qu’il fallait donc un « supplément d’âme », c’est à dire « l’esprit guerrier ».

Or, l’esprit guerrier s’obtient et se cultive par l’aguerrissement, qui consiste à « développer chez chacun l’intelligence de situation, l’audace, la rusticité, la détermination nécessaire pour comprendre plus vite, agir plus fort et durer plus longtemps. »

D’autant plus que, comme le souligne le colonel Gilles Haberey, chef du bureau emploi de l’état-major de l’armée de Terre, « l’ennemi d’aujourd’hui est assurément mieux équipé et entraîné, il impose un rapport de force moins favorable. […] Les attaques de bases avancées au Mali ou de convois en sont des exemples frappants ». Aussi, ajoute-t-il, « nous devons tous nous y préparer, quelle que soit notre spécialité. »

Cet esprit guerrier que le général Bosser veut insuffler, explique l’armée de Terre, vise à « replacer le combattant, mais aussi les structures opérationnelles collectives, du trinôme à l’état-major, autour de quatre qualités emblématiques : l’audace d’abord, pour son aptitude à sortir des schémas tactiques conventionnels et à la prise de risque. L’intrépidité pour sa capacité à prendre l’ascendant sur l’adversaire. La résilience, face aux pertes et à la destruction. La rusticité, pour évoluer et combattre dans un milieu difficile, hors de sa zone de confort. »

D’où le retour annoncé des centres d’entraînement commando, qui firent les frais des dernières réformes imposées au ministère des Armées (à l’exception du « Centre national d’entraînement commando » – CNEC – réparti entre Mont-Louis et Collioure).

« L’esprit guerrier se forge individuellement et collectivement. Dès l’année prochaine, nous allons créer deux centres d’initiation commando attachés aux divisions », a en effet indiqué le colonel Haberey.

Le premier centre de ce type sera installé au Fort de Penthièvre qui, situé dans le Morbihan, sert actuellement de base d’entraînement au 3e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa]. Pour cela, il est prévu une « augmentation des effectifs d’encadrement. »

Le second centre d’initiation commando sera basé à Épinal. Il « ouvrira en partie dès 2019 pour être pleinement opérationnel en 2021 », précise le bureau emploi de l’EMAT. Enfin, ajoute-t-il, « les brigades, quant à elles, pourront projeter leurs groupes de combat sur des espaces d’entraînement existants mais améliorés, comme le centre d’instruction nautique du 21e RIMa pour la 6e BLB [Brigade légère blindée]. »

Pour insuffler cet « esprit guerrier » aux jeunes soldats, les chefs de groupe et de section seront particulièrement sollicités. « Ils sont les premiers acteurs chargés de veiller à l’entraînement physique de leurs subordonnés. C’est à eux de créer l’envie et la motivation, le goût de l’effort et du dépassement, la cohésion du groupe dans l’effort », résume le colonel Haberey.

Source : Zone Militaire - Photo : armée de Terre

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samedi 25 août 2018

Guyane : Un accident fait un tué et treize blessés parmi les légionnaires du 3e REI

Le 10 août 2018, vers 13h50 (heure locale), un camion de type GBC 180 du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] a fait une sortie de route avant de tomber dans un petit ravin, à la hauteur de la commune de Régina, dans l’est de la Guyane.

Le camion transportait 14 légionnaires, partis de Kourou pour un exercice de tir. Malheureusement, l’un d’entre-eux, le caporal-chef Ibrahima Camara, y a laissé la vie. Cinq de ses camarades ont été gravement blessés. Les huit autres ont reçu des blessures plus légères.

En liaison avec la préfecture, les Forces armées en Guyane ont rapidement envoyé un hélicoptère Puma sur le lieu de l’accident. L’appareil a pu ainsi évacuer les blessés. Le 11 août au matin, le pronostic vital de l’un d’entre eux était encore engagé.

Comme il se doit, une enquête a été ouverte et confiée la brigade de gendarmerie de Regina pour déterminer les causes de ce dramatique accident.

Originaire de Conakry [Guinée], le caporal-chef Ibrahima Camara était au service de la France depuis 9 ans. Il était marié et père de quatre enfants.

Par ailleurs, au lendemain de cet accident qui a coûté la vie au caporal-chef Camara, une voiture transportant quatre militaires du 31e Régiment du Génie, alors en sortie privée, est allée s’encastrer dans un panneau de signalisation aux abords d’un rond-point, à Bruniquel [Tarn-et-Garonne] avant de prendre feu. L’intervention de témoins a permis d’extraire trois sapeurs du véhicule. Malheureusement, le conducteur, âgé de 27 ans, est mort des suites de l’incendie.

Source : Zone Militaire

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mardi 26 juin 2018

Logistique : un A 400 M français transporte directement un hélicoptère Tigre au Mali

Jusqu’à présent, pour acheminer un hélicoptère d’attaque Tigre de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] au Mali, il fallait souvent recourir à un gros porteur de type Antonov AN-124, via le contrat SALIS de l’Otan ou une procédure dite « à bons de commande ». L’appareil prenait ensuite la direction de Niamey [Niger], avant d’être convoyé vers Gao [Mali], où est basé le groupement aéromobile de la force Barkhane. En un mot, c’était à la fois compliqué et long.

Depuis le 6 juin 2018, les choses sont beaucoup (et théoriquement) plus simples. En effet, pour la première fois, un A400M Atlas de l’armée de l’Air a directement acheminé un hélicoptère Tigre au groupement tactique désert-aérocombat de la force Barkhane [GTD-A], qui, d’après l’État-major des armées [EMA] attendait cet appareil « impatiemment. »

« En déchargeant directement l’hélicoptère sur sa zone d’opérations, l’A400M Atlas a permis au GTD-A de gagner des délais opérationnels précieux pour la force en s’affranchissant de ces nombreuses contraintes », souligne ainsi l’EMA.

Cette « manœuvre » a toutefois demandé une dizaine d’heures de travail aux mécaniciens du 1er Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) de Phalsbourg – envoyés à la BA 123 d’Orléans pour l’occasion – pour préparer le voyage de ce Tigre. Il leur a en effet fallu retirer ses pales, ses ailettes et sa tourelle pour permettre aux personnels de l’escale aérienne de l’installer et surtout de l’arrimer correctement dans la soute de l’A400M.

« À l’ouverture de la trappe arrière de l’A400M Atlas, les personnels du transit et les mécaniciens ont pu immédiatement entamer les manipulations nécessaires pour extraire le Tigre puis le remonter directement dans les ateliers du groupement aérocombat », explique l’EMA. Ce qui fait, là aussi, gagner du temps dans la mesure où l’appareil est prêt à participer aux opérations peu de temps après avoir été livré.

« Cette opération interarmées réussie a largement démontré toute la plus-value qu’apporte l’A400M Atlas aux opérations extérieures par sa capacité à atterrir en provenance directe de la métropole avec de fortes charges sur des pistes de tailles réduites ou sommaires  », s’est félicité l’EMA. Ce mode opératoire est sans doute appelé à devenir plus fréquent… sous réserve d’une amélioration notable (et pérenne) du taux de disponibilité des Atlas.

L’A400M peut transporter une charge maximale de 37 tonnes (25 tonnes sur 4.500 km, 17 tonnes sur 5.800 km). La masse à vide d’un hélicoptère Tigre est d’environ 3 tonnes.

Cela étant, ce n’est pas la première fois qu’un Tigre de la force Barkhane voyage à bord d’un A400M : cela a en effet été le cas en avril 2016… un appareil du 5e RHC ayant été rapatrié de Gao vers Pau.

Source : Zone Militaire - Photo © EMA Etat-major des armées

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