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Tag - Armée de terre

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jeudi 30 novembre 2017

Armement : Futurs drones tactiques de l’armée de Terre armés

Quand, en septembre 2017, il fut annoncé que la France allait se doter de drones armés, l’on pensait que cette décision ne concernerait que les MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air. D’autant plus que la communication du ministère des Armées ne porta que sur ces derniers. Mais l’armée de Terre sera également concernée.

Actuellement, le 61e Régiment d’Artillerie met en oeuvre des systèmes de drones tactiques intérimaires (SDTI), lesquels, avec leurs capacités limitées, ont fait leur temps. D’où le choix, pour les remplacer, du drone Patroller, présenté par Sagem, aux dépens du Watchkeeper de Thales UK, longtemps favori.

Lors de cette annonce, il n’était nullement question d’armer ces futurs drones tactiques, dont les performances peuvent, par certains côtés, les classer dans la catégorie MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), comme les Reaper de l’armée de l’Air.

À l’époque, c’est à dire en janvier 2016, le ministère de la Défense avait justifié la commande de 14 Patroller en soulignant leurs performances «accrues en termes d’endurance, de qualité des images produites et d’empreinte logistique.» En outre, leur capacité de recherche promettait d’être « plus efficace » grâce à une « une approche multi-capteurs. »

Le futur système de drones tactiques ( SDT) « aura une capacité d’emport simultané de deux charges utiles optique/infrarouge/laser et radar dans un premier temps, une charge utile de guerre électronique pouvant dans un second temps se substituer au radar) », précisait encore le ministère de la Défense, sans jamais évoquer une capacité d’emport d’armements.

De son côté, Sagem indiquait, lors de la signature de la commande, que la « conception modulaire » du Patroller lui permettait « l’emport et l’exploitation d’une charge de renseignement multi-capteurs de plus de 250 kg en cellule ou en nacelles (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de classe 20 heures et jusqu’à une altitude de 20 000 pieds. » Mais là encore, il n’ était pas question d'armement. Pas plus d’ailleurs que dans la fiche de présentation de cet appareil.

Pourtant, le Patroller aurait la capacité d’emporter deux Missiles Moyenne Portée (MMP), conçus par MBDA ainsi que des roquettes guidées laser. Étant donné que l’armée de l’Air pourra armer ses Reaper, pour l’armée de Terre: ne pourrait-elle pas en faire autant?

Lors de son audition par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, a répondu à cette question alors qu’elle était interrogée sur les Reaper.

« Vous m’avez […] interrogée sur les drones armés. Nous commanderons mi-2018 des Reaper. En préalable à cette commande, nous avons demandé début octobre 2017 aux États-Unis de pouvoir armer ces drones. Par ailleurs, j’ai rappelé à mon homologue, le général Mattis, la nécessité d’instruire rapidement cette demande afin que nous puissions en bénéficier le plus rapidement possible », a dit Mme Parly.

Et d’ajouter : « Même si aujourd’hui notre priorité reste le Reaper, nous avons également l’intention d’armer les drones Patroller. »

Pour rappel, le Patroller est le fruit d’une coopération franco-allemande puisqu’il a été conçu à partir de la cellule du motoplaneur allemand Stemme S-15. En outre, il disposera du radar PicoSAR AESA, fourni par l’italien Leonardo.

Source : Zone Militaire


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lundi 24 juillet 2017

Budget des armées : Augmentation de 1,2 milliard... Va-t-on vers un apaisement de la polémique ?

La ministre des Armées dit avoir obtenu le dégel de 1,2 milliard d’euros de crédits. 

Se pencher sur le budget des armées n’est pas simple pour le néophyte, surtout en ce moment, avec l’avalanche de chiffres donnés par l’exécutif. Résumons : pour 2017, le Parlement a alloué 32,7 milliards d’euros (dont 300 millions de recettes exceptionnelles) de à la mission « Défense ».

Sur ce montant, il a été annoncé, puis confirmé, que 2,7 milliards avaient été gelés par la précédente équipe gouvernementale. Cette pratique n’a rien d’inhabituelle : on y a droit chaque année. Il revient au ministre des Armées d’obtenir qu’ils soient débloqués au plus vite alors que Bercy souhaite au contraire les « garder au chaud » le plus longtemps possible, voire carrément les annuler.

Déjà, la ministre des Armées, Florence Parly, a perdu une première manche : 850 millions d’euros ont été annulés par le ministère de l’Action et des Comptes publics. Cette somme correspond à celle qui manquera pour financer les opérations extérieures, pour lesquelles 450 millions d’euros avaient été initialement provisionnés dans le budget des Armées.

Normalement, si la Loi de programmation militaire avait été respectée à la lettre, ces 850 millions d’euros aurait dû faire l’objet d’un financement interministériel, comme le veut la pratique depuis une dizaine d’années. Mais ce ne sera donc pas le cas : ils seront donc prélevés sur le programme 146 « Équipement des Forces ». Cette annonce a été à l’origine de la première crise du quinquennat de M. Macron, marquée par la démission du général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA).

Avec 850 millions annulés, restait donc à Mme Parly d’obtenir le dégel de 1,85 milliard. Et visiblement, d’après ce qu’elle a affirmé dans les colonnes du Journal du Dimanche, elle pu en arracher 1,2 milliard à Bercy.

« Je suis en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2 milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci », a expliqué la ministre. Le 20 juillet, Mme Parly a rencontré, tôt le matin, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, avant de s’envoler vers Istres avec le président Macron.

Si ce dégel devrait permettre à la Direction générale de l’armement (DGA) d’éviter une cessation de paiement, la coupe de 850 millions d’euros pourrait accroître le report de charges de cette dernière. Report qui a déjà atteint le niveau, préoccupant, de 3,1 milliards d’euros fin 2016.

Cela étant, cette annonce, qui vient fort à-propos après les tensions de ces derniers jours, peut donner le sentiment à l’observateur peu au fait des questions budgétaires que le budget des Armées a été augmenté. Or, il n’en est évidemment rien. Comme le rappelle le député (LR) François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense à la commission des Finances, ce dégel « ne constitue pas un cadeau fait aux armées mais le strict respect de la loi de finances initiale. »

« Je me suis engagée à ce que les annulations de crédits n’aient pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération. C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage », a par ailleurs souligné Mme Parly, sans donner de précision sur les programmes affectés par les coupes.

« Pour 2018, le budget de la défense augmentera de 1,8 milliard, ce qui fait une croissance de 5 % par rapport à 2017. Et, dans cette augmentation confirmée par le Président à Istres pour 2018, il est prévu 200 millions d’euros qui seront affectés à de l’équipement de base pour les militaires », a également dit la ministre, qui s’est vantée d’avoir obtenu le « meilleur budget de la Défense depuis 10 ans. » Sur ce point, on jugera au moment de son exécution.

 Source : Zone Militaire


 
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mercredi 19 juillet 2017

CEMA : Demission de Pierre de Villiers - Nomination de François Lecointre...

= Communiqué de la FNCV=

La Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV) prend acte de la démission du général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. Elle salue respectueusement le chef courageux, loyal, compétent et motivé, admiré de tous, qui nous quitte.

La FNCV forme des vœux pour que son successeur le général d’armée François Lecointre, parfaitement informé de l’état de nos forces armées par ses fonctions passées auprès des Premiers ministres qui se sont succédés, obtienne enfin et sans délai, les moyens nécessaires à la protection de la France et des Français et à la bonne exécution des missions confiées à nos armées.

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires

 
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lundi 17 juillet 2017

CEMA Général de Villiers : « La confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages »

Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron faisait le constat de forces armées « utilisées au maximum de leur capacité », ce qui faisait « craindre une dégradation progressive de leur sécurité, de leur efficacité et du recrutement », tout en soulignant l’inquiétante détérioration de leurs équipements.

« Quant à nos dépenses militaires, rapportées au nombre d’habitants, elles stagnent depuis longtemps, voire diminuent, alors même que les conflits s’intensifient et que nombre de pays se réarment », pouvait-on encore y lire. D’où son engagement de porter progressivement le budget de la Défense à 2% du PIB en 2025 (hors pensions et coût des opérations). Et d’ajouter : « Cet effort est nécessaire, pour faire face au renforcement des effectifs post-attentats et pour moderniser nos équipements, mobilisés sur plusieurs fronts. »

Seulement, l’annonce de 850 millions d’euros de coupes dans les dépenses militaires ne va pas dans le sens promis par M. Macron. Et même si 1,5 milliards d’euros seront alloués au ministère des Armées en 2018, le compte n’y sera pas : il manquera en effet 500 millions pour assurer la bonne trajectoire vers l’objectif des 2% en 2025.

« Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis, ce n’est pas plus compliqué que cela », a pourtant assuré M. Macron, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 16 juillet. Cela étant, le quinquennat ne fait que commencer et l’on verra si les promesses seront tenues ou pas. Mais tout de même : dire que l’on augmentera le budget des armées en commençant par le réduire pour ensuite affirmer que l’on tiendra ses engagements n’aide pas à instaurer la confiance. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit le proverbe.

La confiance justement. Hasard ou coïncidence, c’était le thème que le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), avait promis d’aborder dans sa prochaine « Lettre à un jeune engagé ». Alors qu’il vient d’être sèchement rappelé à l’ordre par le président Macron pour sa sortie contre les économies de 850 millions demandées aux armées, il a tenu parole, en publiant le texte promis le 14 juillet.

« La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller », a ainsi écrit le CEMA, après avoir cité le général Delestraint, le chef de l’Armée secrète mort en déportation en avril 1945 et dont le « discours est une exhortation ferme à rejeter toute ‘mentalité de chien battu ou d’esclave' ».

« Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre », continue le général de Villiers.

Mais l’essentiel de cette lettre du CEMA tient dans sa conclusion. Et certains y verront sans doute une réponse au recadrage du président Macron, qu’il doit conseiller pour qu’il reste un chef des Armées et non un chef désarmé.

« Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité », écrit ainsi le général de Villiers.

« Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi », poursuit le CEMA, pour qui « la confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages. » Et de conclure : « Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte. »

Peut-être qu’il sera question de confiance lors de l’entretien, en tête à tête, qu’aura le général de Villiers avec Emmanuel Macron le 21 juillet prochain. « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change », a déjà prévenu le chef de l’État.

Source : Zone Militaire


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mercredi 12 juillet 2017

Armement : Modernisation de l'équipement individuel du soldat

S’il est beaucoup question du remplacement des véhicules de l’armée de Terre dans le cadre du programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’info-valorisation), l’équipement individuel du combattant est aussi en train d’évoluer progressivement sans faire de bruit, mis à part quand le choix du fusil allemand HK-416 a été annoncé…

Le 7 juillet 2017, l’armée de Terre a communiqué sur ce sujet, en rappelant qu’elle a défini une nouvelle politique d’habillement, qui distingue les équipements de combat, les vêtements de sport et les tenues régimentaires, dans le cadre de son projet « Combattant 2020 ».

« Les équipements jouent un rôle central dans la capacité opérationnelle d’un soldat. Être plus mobile, mieux protégé, évoluer dans des équipements confortables, pouvoir communiquer à tout moment avec les autres unités déployées sur un théâtre d’opération, etc, sont autant d’enjeux et de critères qui nécessitent » leur évolution régulière, explique le Sirpa Terre.

Cette évolution de l’équipement individuel des combattants passe donc par de nouvelles chaussures de combat conçues spécialement pour les milieux chauds (plus question d’avoir des semelles qui se décollent sous l’effet de la chaleur, comme cela avait été rapporté lors de l’opération Serval au Mali), des gants de combat « renforcés » tout en étant compatibles avec les écrans tactiques, et des lunettes balistiques améliorées. Même les sous-vêtements seront concernés, notamment pour lutter contre le froid. En outre, un nouveau casque composite est annoncé.

Il est également prévu de doter, en 2018, les combattant du nouveau treillis F3 « adapté aux nouvelles menaces » et évidemment compatible avec la version 1.3 du système FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons INtégrés), censée être plus légère (-10 kg) et modulaire. Cette dernière s’appuiera sur un nouveau gilet de protection balistique individuel qui, appelé « Structure modulaire balistique électronique » (SMBE), a été commandé à 31.600 exemplaires auprès de l’entreprise norvégienne NFM Group.

Concrètement, ce gilet offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes. Il est doté de plaques blindées contre les munitions à « haute vélocité », d’un « matelas anti-traumatisme intégré dans le pack balistique souple » et d’une protection contre les armes blanches. Enfin, avec son ergonomie intégrale pour « optimiser la mobilité », il dispose du système d’attache rapide Tubes de First Spear. Modulable (jusqu’à 8 configurations possibles), il intègre les équipements électroniques du système FELIN.

« En ergonomie, en modularité et en confort », cette structure modulaire balistique (ou gilet pare-balles pour faire simple) « surpasse de loin tout ce que l’armée de Terre a pu porter jusqu’à présent », pouvait-on lire, l’an passé, dans Terre Information Magazine.

Source : Zone Militaire


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mardi 13 juin 2017

Armées de terre : Enquête en ligne du CEMAT auprès des conjoints des militaires

En octobre 2016, lors de son audition devant les parlementaires dans le cadre du projet de loi de finance alors en discussion, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) avait estimé que les paramètres alors utilisés pour évaluer le moral de ses troupes n’étaient plus assez pertinents. Pour lui, il fallait mettre l’accent sur la situation familiale des militaires et non sur leurs grades.

« Je suis en train de mettre en place une réflexion visant à modifier les capteurs d’évaluation du moral, et permettant de voir comment, en temps réel, nous pourrions mieux anticiper et faire face à une baisse brutale de moral. Franchement, ce n’est pas en évaluant le moral avec des questionnaires standardisés que nous disposerons d’une bonne vision », avait expliqué le général Bosser, qui voulait alors prendre en compte la « mobilité » et le « travail du conjoint », devenus « fondamentaux ».

La réflexion du CEMAT a trouvé un écho dans un rapport parlementaire portant sur la protection sociale des militaires. Le « moral du militaire dépend fortement de celui ou de celle, qu’on appelle sa ‘base arrière' » et le « bien-être de la famille est donc une condition essentielle de l’efficacité de nos armées », avait en effet avancé

Charles de la Verpillière, co-auteur, avec Geneviève Gosselin-Fleury, de cette étude.

D’où le lancement, par la Direction des ressources humaines de l’armée de Terre, d’une enquête en ligne s’adressant aux conjoints des militaires.

« Le fort engagement opérationnel de l’armée de Terre a de fortes répercussions sur l’entourage notamment en fonction des changements sociétaux tels que la généralisation de l’emploi du conjoint, l’augmentation du nombre de famille recomposées ou encore l’allongement de la durée des études des enfants », est-il affirmé, en guise d’introduction à cette enquête, qui concerne toutes les catégories de conjoints (mariés, pacsés, concubins, etc).

Cette étude vise précisément à connaître le « ressenti » en tant que conjoint de militaire ainsi que les « répercussions » que cela peut entraîner sur la vie de famille. Le questionnaire se décompose en trois parties : « Vous en tant que personne et en tant que conjoint de militaire » et « Les dispositifs d’aides aux familles proposés par le ministère ». La dernière vise à permettre à la DRHAT de « caractériser sociologiquement chaque sondé. »

Enfin, il est évidemment précisé qu’il « n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse » à ce questionnaire (qui demande une vingtaine de minutes à remplir) étant donné que, souligne la DRHAT, « l’important est de répondre le plus honnêtement et le plus spontanément possible. »

Source : Zone Militaire


Pour en savoir plus : Enquête en ligne sur les conjoints de militaires...


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vendredi 28 avril 2017

Garde Nationale : Décret destiné à stimuler le volontariat et le recrutement de réservistes

Quand la Garde nationale a été mise sur les rails, en octobre 2016, il était question de prendre des mesures devant faciliter le recrutement de volontaires pour rejoindre les réserves opérationnelles des ministères de la Défense et de l’Intérieur.

L’objectif alors affiché était de recruter 85.000 volontaires d’ici la fin 2018 afin de pouvoir en engager quotidiennement 9.000 sur le terrain. Actuellement, la Garde nationale en compte 65.700, dont 6.000 mobilisés tous les jours aux côtés des unités d’active des forces armées et de police.

Les mesures « d’attractivité » annoncées ont été adoptées par un décret qui a été publié dans le Journal Officiel du 15 mars. Ainsi, il a été décidé d’instaurer une prime annuelle de fidélité de 250 euros destinée à tout réserviste renouvelant son contrat initial d’engagement pour un contrat de 3 ans minimum et effectuant au moins 37 jours d’activité de réserve par an.

Les étudiants âgés de moins de 25 ans auront droit à une « allocation d’étude » mensuelle de 100 euros à la condition de signer un contrat d’engagement initial de 5 ans au sein de la Garde nationale et sous réserve d’effectuer 37 jours d’activité dans l’année.

Enfin, les volontaires âgés de moins de 25 ans, qu’ils soient étudiants ou déjà dans la vie active, pourront bénéficier d’une aide de 1.000 euros pour passer leur permis de conduire B, à la condition toutefois d’avoir effectué au moins 50 jours d’activité de réserve et d’être à plus de deux ans du terme du contrat.

Par ailleurs, une instruction fiscale visant à réduire les impôts des entreprises qui facilitent l’engagement de leurs salariés dans la Garde nationale est entrée en vigueur le 8 février.   

Source : Zone Militaire


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mardi 21 mars 2017

Irak : Les artilleurs français de Chammal autour de Mossoul

Désormais regroupés sur une même emprise située à une vingtaine de kilomètres au nord de Mossoul, les 4 camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) de la Task Force française Wagram ont été fortement sollicités ces derniers jours, ce qui s’est traduit par une activité deux fois plus importante par rapport aux semaines précédentes.

En effet, les artilleurs français ont fourni un appui essentiel à la manoeuvre d’encerclement de Mossoul effectuée par les forces irakiennes, en particulier dans le secteur de Badush, au nord-ouest de la ville.

D’après le dernier compte-rendu de l’État-major des armées (EMA), cette manoeuvre d’encerclement est désormais terminée, les 9e et 16e divisions irakiennes ayant pu faire leur jonction au nord-ouest de Mossoul. Mais avant cela, les CAESAR de la TF Wagram n’ont pas chômé : les artilleurs français ont en effet effectué 60 missions, dont 22 de neutralisation et de destruction des positions tenues par l’État islamique (EI ou Daesh). Les 38 autres, dites d’éclairement, ont permis d’interdire les mouvements de Daesh et/ou de faciliter ceux des forces irakiennes.

La journée du 13 mars a été particulièrement intense puisque la TF Wagram a effectué 7 missions d’appui au cours desquelles les CAESAR ont tiré plus de 160 obus. L’une d’entre-elles a consisté à appuyer l’offensive d’une brigade de la 9e Division irakienne dans le secteur de Badush.

« Pendant plus d’une heure, alors que les combattants irakiens montent à l’assaut, les quatre canons CAESAR entretiennent des tirs précis et réguliers sur les positions des combattants de Daesh solidement retranchés dans les bâtiments d’un hameau vidé de ses habitants et transformé en position défensive », a raconté l’EMA. Plus tard, dans la journée, 6 autres missions ont été effectuées par les artilleurs français.

Les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont pas été en reste. Ces derniers ont réalisé une trentaine de sorties aériennes, au cours desquelles ils ont frappé à 16 reprises et détruit une vingtaine de positions tenues par les jihadistes dans la ville de Mossoul (dont 9 pour la journée du 13 mars).

Ces frappes, précise l’EMA, ont été effectuées à la « demande des unités de l’ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, unités d’élite, ndlr] et des FEDPOL [police fédérale irakienne, ndlr] pour détruire des positions de mortier et des bâtiments transformés en position défensive, ainsi que briser dans leur élan plusieurs tentatives de contre-offensive lancées par les combattants de Daesh. » Par ailleurs, les avions français ont participé à un raid contre une installation pétrolière exploitée par les jihadistes dans la région de Deir Ez-Zor, en Syrie.

Cela étant, les combats les plus difficiles attendent les forces irakiennes. Si l’encerclement de Mossoul a coupé la logistique de l’EI, ses combattants pris au piège risquent de se battre avec la dernière énergie. En outre, la nature du terrain leur sera favorable : le coeur historique de la ville, qui reste à conquérir, présente des rues étroites et sinueuses idéales pour le combat défensif. 

Source : Zone Militaire

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dimanche 26 février 2017

Armée de l'air : La PAF prochainement en tournée aux Etats Unis

Sauf décision contraire de l’administration Trump, la Patrouille de France se rendra pour une tournée d’un mois aux Etats-Unis, courant avril 2017.

L’invitation avait été lancée par l’ancien secrétaire à la Défense Ashton Carter, dans le cadre du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917. Une grande cérémonie doit se tenir le 6 avril à Kansas City et les Alpha Jets de la PAF devraient être la fête.

La dernière visite de la PAF aux Etats-Unis date de 2012.

La PAF devrait également participer à d’autres meetings aériens et survols de lieux prestigieux, par exemple en Floride ou à New York, au cours d’un périple nord-américain. Elle se rendra également au Canada pour célèbrer, là encore, le centenaire de la bataille de Vimy.

En retour, des avions américains pourraient participer au défilé aérien du 14 juillet prochain. L’escadrille La Fayette, formée à l’époque par des pilotes américaines, sera elle aussi à l’honneur de ces commémorations.

Source : JD Merchet - l'Opinion.fr Secret Défense

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dimanche 4 décembre 2016

Casernes : L'état des infrastructures préoccupe le CEMAT

Les années se suivent et se ressemblent pour ce qui concerne l’infrastructure – c’est à dire les casernes – de l’armée de Terre. Tous les ans, les chefs d’état-major ont régulièrement fait part de leurs préoccupations sur ce sujet lors de leurs auditions devant les députés et les sénateurs. Et, le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires pour la Force opérationnelle terrestre (FOT) ne fait qu’aggraver une situation déjà bien difficile.

Pour loger ces nouvelles recrues – 40 nouvelles unités élémentaires auront été créées en 2017 au sein des régiments déjà existants – un effort particulier a été fait en matière d’infrastructure. « Entre ‘rénover le vieux pour faire du neuf’ et ‘faire du totalement neuf durable’, nous avons choisi une solution intermédiaire avec la livraison, en fin d’année, grâce à l’entreprise Bouygues, de neuf bâtiments modulaires durables CATALPA sur les quinze bâtiments commandés en janvier 2016″, a ainsi expliqué le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

En outre, le plan d’urgence qui avait été décidé en 2014 par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, pour corriger « 700 points noirs » alors identifiés a été réalisé « à hauteur de 82 % pour le ministère, et de 75 % pour l’armée de Terre », a précisé le général Bosser.

Cependant, a prévenu le CEMAT, ces « actions ‘coup de poing’ ne doivent pas masquer une situation globalement préoccupante. » Ainsi, des besoins, pourtant jugés prioritaires, comme les aménagements prévus pour l’accueil des drones tactiques Patroller au sein du 61e Régiment d’Artillerie (RA) de Chaumont ou encore le renforcement des capacités des forces spéciales à Pau, ont été décalés.

Mais le plus préoccupant reste encore l’entretien du parc immobilier, notamment « celui de nos quartiers, qui constituent de plus en plus la maison de nos soldats, qui reviennent s’y installer. »

Car en effet, et c’est une tendance nouvelle et « extrêmement lourde », pour des raisons économiques et/ou de sécurité, « on assiste à un retour au quartier » des soldats qui, après la professionnalisation, choisissaient d’habiter en ville. Cela « nous impose d’imaginer une vie au régiment comme une vie à la maison : des infrastructures de qualité, avec des espaces de détente, de lavage du linge, etc », a commenté le général Bosser, pour « c’est sans doute une des évolutions majeures dont il faudra tenir compte dans les cinq années qui viennent. »

Or, les crédits alloués à l’entretien du parc immobilier de l’armée de Terre a fondu comme neige au soleil en moins de 10 ans. « Le parc se détériore au fil du temps, du fait d’un effort de maintenance qui est passé progressivement, en dix ans, de 6 euros du mètre carré en 2007 à 2 euros aujourd’hui. Les crédits accordés au titre du PLF 2017 permettront tout juste de freiner la dégradation du patrimoine », a expliqué le général Bosser.

« Tous ceux qui sont propriétaires de biens savent que si on n’entretient pas sa maison au fur et à mesure, le jour où il faut la réparer, la somme est trop élevée. En fait, je veille à ce que la dégradation ne nous amène pas à un point de non-retour. Deux euros du mètre carré, c’est insuffisant », a fait valoir le CEMAT.

Source : Zone Militaire

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vendredi 25 novembre 2016

Centrafrique : Deux légionnaires à l'honneur

Le compte-rendu hebdomadaire des opérations publié chaque semaine par l’État-major des armées (EMA) évoque les dernières actions effectuées par les forces engagées ainsi que leurs résultats. Mais il ne s’attarde pas sur la façon dont ces derniers ont été obtenus. Ce n’est que plus tard que, parfois, les actes de courage qu’ils ont exigés des militaires sont connus.

Ainsi en est-il de deux caporaux du 2e Régiment Étranger d’Infanterie (REI), qui viennent d’être mis à l’honneur par l’armée de Terre pour leurs actions en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Sangaris, dont la fin a été officiellement prononcée le 31 octobre par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Si une amélioration de la situation a été observée en Centrafrique, avec notamment le rétablissement des institutions politiques, il n’en demeure pas moins que le pays connaît encore de grandes difficultés au niveau sécuritaire, des affrontements entre d’anciennes composantes de la coalition rebelle de la Séléka et des milices anti-balaka étant encore réguliers.

En outre, certains groupes ont cherché à faire dérailler le processus de normalisation politique en soufflant sur les braises et en instrumentalisant les tensions intercommunautaires.

Dans ce contexte, la Force Sangaris a donc été contrainte d’intervenir face à des individus déterminés, qui n’ont pas hésité à la prendre à partie.

Cité à l’ordre de la brigade avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, le caporal Pavels s’est ainsi particulièrement distingué sous le feu « ennemi » dans les environs de l’aéroport M’Poko et dans le 5e arrondissement de Bangui ainsi qu’à Sibut.

« Gardant son sang-froid lors de chaque prise à partie », le caporal Pavels « a commandé son équipe en dépit de l’intensité des attaques, pour riposter par un feu nourri et contrôlé jusqu’à neutralisation des adversaires », indique l’armée de Terre, sur sa page Facebook. Voilà ce qui témoigne de la réalité des opérations en Centrafrique…

Et cela vaut aussi pour les actions du caporal Jiri, qui, cité à l’ordre de la brigade, a également été décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

À Bambari, nous apprend sa hiérarchie, cet auxiliaire sanitaire n’a pas hésité à « monter à l’assaut sur les positions de l’adversaire », dans la nuit du 11 au 12 août. Mais l’on n’en saura pas plus sur ce épisode. Puis, le 1er octobre, il a « repoussé une offensive ennemie contre les forces de l’ONU » [MINUSMA, ndlr] et contribué ainsi « à restaurer la sécurité dans certains quartiers de Bambari et à protéger la population en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. »

Pour rappel, en janvier dernier, deux autres légionnaires du 2e REI avaient aussi été distingués pour leurs actions en Centrafrique, lesquelles leur valurent d’être décorés de la Croix de la valeur militaire.

Source : Zone Militaire

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jeudi 14 juillet 2016

Défense nationale : En 2016, 87% des Français ont une bonne image de leurs forces armées

Un 14 juillet sous le signe de la popularité...
Pour les forces armées de la France

Tous les ans, peu avant le 14-Juillet, le ministère de la Défense publie les résultats d’un sondage mesurant la popularité des armées ainsi que l’adhésion aux opérations dans lesquelles elles sont engagées.

Après les attentats de janvier et de novembre 2015, les enquêtes d’opinion ont ainsi montré une hausse assez significative du pourcentage de personnes interrogées ayant une bonne image des forces armées : de 80% l’an dernier, il est passé à 87% en 2016.

En outre, les armées affichent un taux de confiance de 81% (derrière les hôpitaux). Si ce chiffre est important, il est toutefois en léger retrait par rapport à 2015, où il était de 83% (du moins, d’après une enquête du CEVIPOF réalisée en février de cette année-là).

Globalement, pour les Français, les armées sont « professionnelles, réactives et efficaces ». Et 66% d’entre eux estiment que leur point fort repose sur la qualité de leurs soldats. Par ailleurs, 46% des personnes interrogées ayant des enfants scolarisés leur conseilleraient une carrière militaire, soit +4% par rapport à 2015.

S’agissant des opérations, et même si elle est critiquée, Sentinelle est soutenue par 77% des sondés. La participation française à la coalition anti-État islamique (opération Chammal) bénéficie également d’un fort taux d’adhésion, avec 75% des Français qui l’approuvent. Les frappes aériennes en Syrie sont soutenues par 70% des personnes sollicitées.

En revanche, le soutien à l’opération Barkhane, menée depuis août 2014 dans la bande sahélo-saharienne (BSS) continue de s’effriter. Ainsi, 57% des Français approuvent cette intervention, contre 65% en novembre 2015.

Enfin, concernant les moyens, globalement, 81% des Français ont dit souhaiter que le budget de la Défense soit maintenu ou augmenté. Mais une large majorité – 66% – estime que la situation sécuritaire actuelle plaide pour un effort budgétaire supplémentaire. C’est 17% de plus par rapport à la dernière enquête d’opinion.

Source : Zone Militaire

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mardi 31 mai 2016

Armée de terre : Un sous officier du 13 RDP décède lors d'un exercice

Au cours de la nuit du 26 au 27 mai 2016, un sous-officier du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) a été pris d’un violent malaise alors qu’il participait à un exercice près de Périgueux.

Ses camarades se sont immédiatement portés à son secours dans l’attente de l’arrivée des pompiers et du SAMU. Pris en charge par ces derniers, le sous-officier, âgé de 31 ans, est malheureusement décédé vers 3 heures du matin, malgré les soins prodigués par les secouristes.

Ce sergent  vivait en couple et était père d’un enfant en bas âge. Il totalisait 10 ans de service, tous passés au 13e RDP, une unité interarmes qui appartient à la Brigade des forces spéciales Terre (bientôt appelée « Commandement des forces spéciales Terre »).

En une semaine, l’armée de Terre a ainsi perdu deux militaires au cours d’un entraînement. Le 19 mai, un brigadier-chef du 3e Régiment de Hussards (RH) a trouvé la mort dans l’accident de son Véhicule blindé léger (VBL) alors qu’il prenait part à un exercice de conduite destiné à former des recrues.

Source : Zone Militaire


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mercredi 4 mai 2016

Légion étrangère : La 13ème DBLE sur le plateau du Larzac

La Légion s’installe sur le plateau du Larzac

Képi Blanc, le mensuel de la Légion étrangère, consacre un dossier à Harpon13, la mission Larzac, c’est-à-dire l’installation de la 13ème DBLE sur le camp du Larzac à la suite du 122ème RI/Ceito.

Les premiers éléments y sont arrivés le 18 janvier 2016. Fin mars, « un peu plus de 300 cadres et légionnaires » étaient déjà présents sous les ordres du lieutenant-colonel d’Haussonville. La 13ème DBLE y sera officiellement installée durant l’été, avec un effectif de 480 hommes. La 13 sera rattachée, comme régiment d’infanterie, à la 6ème brigade légère blindée. La mission Harpon13 doit former deux compagnies d’infanterie (essentiellement à partir de jeunes recrues en provenance du 4ème RE) et une demi CCL (compagnie de commandement et de logistique). D’autres éléments proviendront des Emirats arabes unis, où la 13, sous un format très réduit, est implantée depuis son départ de Djibouti.

L’installation au camp de la Cavalerie sur le plateau du Larzac n’est qu’un retour aux sources pour la 13 », apprend-on à la lecture de KB. En effet, c’est ici que la 13, tout juste formée, avait été « mise en condition avant projection » durant trois semaines en mars 1940.

Avant de partir pour la campagne de Norvège, et Narvik... 

Source: Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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samedi 30 avril 2016

Défense : L'armée de terre a besoin d'EVAT. Nouvelle campagne de séduction ...

Le taux de sélection est globalement de 2 postulants pour 1 place à pourvoir. La carrière des armes continue d’attirer les jeunes Français.

Comme elle le fait tous les trois ans, l’armée de terre mène une nouvelle campagne de recrutement à base d’affiches, de spots télévisés et de sites internet, dont le coût atteint environ 2 millions d’euros. Centrée sur des profils individuels, la communication décline le thème « Votre volonté, notre fierté ». Objectif : 14 000 recrutements.

Comme chaque premier mardi du mois, l’ensemble des centres de recrutement de l’armée de terre accueille les nouveaux engagés et leurs familles pour une cérémonie de signature du contrat. Ce moment solennel devrait se reproduire 14 000 fois cette année. 14 000, c’est en effet le nombre de militaires du rang - les engagés volontaires de l’armée de terre, ou EVAT - qui devront être recrutés en 2016. Un chiffre en forte hausse, du fait de l’augmentation des effectifs décidée après les attentats. Ils n’étaient que 9 000 en 2014 - soit une hausse de plus de 50 % en deux ans.

La machine à recrutement tourne à plein régime. Aux EVAT, il faut ajouter les cadres, officiers et sous-officiers, les légionnaires, les sapeurs-pompiers de Paris et, bien sûr les aviateurs et les marins. Au total, environ 23 000 jeunes pousseront pour la première fois la porte d’une caserne cette année. C’est considérable. « Cette année, chaque recruteur doit ramener l’équivalent d’une section » de trente hommes, résume un officier.

Depuis la professionnalisation des armées en 1996 et le départ du dernier appelé en novembre 2001, seuls les volontaires servent sous les drapeaux. Alors que de nombreux pays, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, ont de très sérieuses difficultés de recrutement, la France fait figure d’exception depuis vingt ans. L’armée de terre a le choix de ses troupes : pour chaque poste offert, elle a deux candidats. Cette moyenne recouvre toutefois des situations très contrastées. S’il est difficile de trouver des techniciens en maintenance aéronautique, des cuisiniers ou des spécialistes des systèmes d’information et de communications (SIC), à cause de la forte demande dans le civil, il y avait cette année 150 bons dossiers pour 20 places afin d’intégrer Saint-Cyr à Bac +5.

Qu’est-ce qui pousse aujourd’hui un jeune à s’engager ? Et qu’est-ce qui, en revanche, peut l’inciter à résilier son contrat ? Le général Thierry Marchand, un officier de la Légion étrangère, est en charge du recrutement dans l’armée de terre. Interrogé par l’Opinion, il décrit ce qu’il appelle « le champ de motivations et de réticences » des candidats à l’engagement. Une plongée au cœur des tendances lourdes de la société française : « Nous constatons trois grandes aspirations chez les jeunes qui prennent contact avec nous. L’un est très nouveau, c’est l’effet Charlie.

Les jeunes nous disent qu’ils veulent servir et défendre leur pays. Tous insistent également sur la difficulté d’entrer dans la vie active et pensent qu’un passage dans l’armée peut être un bon tremplin. La troisième motivation, c’est une vie active, l’aventure mais surtout la recherche d’un cadrage, de repères simples. Nous leur offrons quelque chose de carré dans un monde mou et cela les attire ». L’argent ? « Ils n’en parlent jamais et c’est nous qui abordons le sujet ». La solde d’un jeune engagé correspond globalement au smic, mais un militaire du rang est « nourri, logé, blanchi » et perçoit des primes importantes, en particulier lorsqu’il est envoyé en opération extérieure.

Quant aux réticences, le général Marchand en voit principalement trois : « Lorsqu’ils arrivent chez nous, c’est souvent une sorte de choc thermique. D’abord ils découvrent la promiscuité dans des chambres de six et pour beaucoup, c’est un vrai traumatisme. D’autant plus qu’ils n’ont plus un accès permanent à leurs téléphones portables », c’est-à-dire à leurs amis et aux réseaux sociaux. « Nous organisons des plages horaires pour cela, mais ils doivent comprendre qu’en opérations, ce n’est pas possible ». Les marins en savent quelque chose. L’interruption de la connexion pendant de longues périodes est devenue un frein sérieux à l’embarquement sur les bateaux pour de nombreux matelots.

Dernier point délicat : les familles. « Nous devons désormais considérer l’engagement comme un projet familial. Nous essayons d’acculturer les familles en les recevant et en les informant. Les pères des engagés n’ont plus l’expérience du service militaire et l’armée suscite encore beaucoup de fantasmes. Ce que nous craignons le plus, c’est l’appel à la maman au bout de la première semaine qui dit à son fils : “si c’est trop dur, rentre à la maison” ».

Malgré le coaching des futurs engagés et de leurs proches, le taux de dénonciation des contrats (« l’attrition ») se situe autour de 20 % au cours de la première année. Le général Marchand se veut rassurant : « Ce comportement se retrouve ailleurs que dans l’armée. On a une génération assez versatile ». Pour rentabiliser ses coûts de recrutement et de formation, tout en gardant une moyenne d’âge assez jeune, l’armée de terre aimerait que ses EVAT restent en moyenne huit ans chez elle. Elle n’y parvient pas, avec moins de six ans actuellement. La « fidélisation » de ses troupes reste donc un chantier important pour l’état-major.

Contrairement à une idée répandue, les armées n’offrent pas une garantie de l’emploi comparable à la fonction publique. Globalement deux militaires sur trois servent avec des contrats à durée déterminée (de plusieurs années) et c’est le cas de tous les militaires du rang. Seul l’encadrement est, partiellement, « de carrière ». Dans l’armée de terre, les personnels sous contrat représentent 72 % des effectifs.

La moitié des militaires du rang qui s’engagent sont désormais des bacheliers, alors que le niveau des sous-officiers est bac +2 et des officiers bac +5. L’âge moyen d’engagement est de 20 ans. Les jeunes femmes représentent environ 10 % des candidates et autant des recrues. Le général Marchand ne cache pas qu’il aimerait voir ce dernier chiffre augmenter. Géographiquement, certaines régions fournissent plus de militaires que d’autres. C’est le cas du nord-est et du sud-est de la France, alors que l’ouest n’est guère fana-mili. Avec 12 % des recrues, l’outre-mer fournit trois fois plus d’engagés que la métropole, proportionnellement à sa population.

Source : Jean Dominique Merchet - Zone Militaire


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