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Tag - Armée de terre

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samedi 16 novembre 2019

Armées : Désormais, les chambrées de militaires du rang seront réduites à quatre lits !

« L’époque des dortoirs est révolue », a annoncé Florence Parly, la ministre des Armées, ce 17 octobre, lors d’un déplacement à la caserne Laperrine, qui abrite le 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], à Carcassonne.

Il s’agissait pour la ministre de donner le détail des mesures prises en faveur de l’amélioration des conditions d’hébergement des militaires, pour lesquelles une enveloppe d’un milliard d’euros a été prévue dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Soit un montant deux fois plus important par rapport à celui qui avait été voté lors de la précédente LPM.

L’hébergement des militaires dans les casernes et les bases est un sujet de préoccupation qui dure. En 1997, le plan Vivien devait permettre de lancer des travaux d’infrastructures pour l’améliorer. Mais les contraintes budgétaires ne permirent pas de le traduire dans les faits. Au point que, en 2013, le général Bertrand Ract-Madoux, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], s’en était indigné. « Ce retard concerne la moitié de nos régiments et oblige à maintenir certains de nos militaires du rang dans des locaux à peine décents », avait-il déploré lors d’une audition parlementaire.

À l’automne 2014, ayant exigé un état des lieux, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait lancé un nouveau « plan d’urgence » pour traiter rapidement pas moins de « 700 points noirs », nécessitant 560 millions d’euros pour y remédier. Seulement, l’arrivée de nouvelle recrues dans les régiments, qu’il fallait bien loger d’une manière ou d’une autre, a compliqué la donne.

En outre, dans un rapport publié en 2017, le sénateur Dominique de Legge avait évoqué des « bâtiments entiers dédiés au logement […] inutilisables en raison de leur insalubrité résultant d’un défaut de maintenance régulière. »

L’actuelle LPM, qui se veut « à hauteur d’homme », entend améliorer cette situation, qui joue à la fois sur le moral des soldats ainsi que sur leur fidélisation. D’où le milliard d’euros annoncé.

Dans le détail, 520 millions d’euros seront affectés à l’amélioration de l’hébergement des militaires du rang des trois armées. Et comme c’est l’armée de Terre qui en compte le plus, le gros de cette somme servira à rénover ses casernes. En outre, 310 millions d’euros serviront au logement des cadres célibataires et 120 millions seront alloués à l’hébergement d’accueil temporaire.

Selon le projet de budget pour 2020, il est prévu 177 millions d’euros d’investissements. De quoi engager « 19 opérations de constructions neuves » et de livrer près de 2.200 places.

Cet effort permettra donc de mettre fin aux grandes chambrées : désormais, elles seront « dimensionnées » pour quatre militaires du rang et équipées de « sanitaires privés » [comprendre, des douches privées]. Pour le ministère des Armées, il « s’agit pour les jeunes engagés de disposer de leur propre espace personnel. »

En revanche, rien n’a été dit sur la surface qu’occupera une telle chambrée de 4 militaires du rang… Déjà que, avec les recrutements de ces dernières années, certains casernes se trouvaient à l’étroit…

S’agissant des cadres célibataires [géographiques ou non], il est question de les loger dans des « studios équipés (chambres, kitchenettes, sanitaires privés) ». Selon le ministère des Armées, les « investissements prévus permettront d’augmenter l’offre d’hébergement de 3 000 nouvelles places, principalement pour les cadres qui sont actuellement logés dans des chambres excédentaires de militaires du rang. »

« Le sommeil de plomb fait le soldat d’acier : il est essentiel à la préparation opérationnelle des militaires. Offrir les meilleures conditions de repos à nos soldats est aussi important que de les doter de nouveaux HK-416, de gilet-pare-balles ou de treillis neufs », a fait valoir Mme Parly.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Chambrée de Cuirassiers © DR

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samedi 19 octobre 2019

Armée de terre : Un militaire de la DGSE tué par un tir accidentel à Cercottes

Selon des informations de France Info, un militaire de l’armée de Terre, âgé de 27 ans, a accidentellement perdu la vie lors d’un stage au Centre parachutiste d’entraînement spécialisé [CPES] de Cercottes [Loiret].

Le drame se serait produit le 7 octobre 2019. A priori, le jeune militaire, dont on ignore évidemment l’identité, aurait été victime d’un tir accidentel. « Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cet accident », a précisé France Info. Il est probable qu’une enquête de commandement a été ouverte.

Le CPES de Cercottes est l’une des trois emprises utilisées par la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE] pour la formation et l’entraînement des membres du Service Action [SA], les deux autres étant le Centre parachutiste d’instruction spécialisée [CPIS] de Perpignan et le Centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes [CPEOM] de Quélern.

Les accidents lors de tels stages sont rares. Le dernier en date [ou connu] remonte au 30 mars 2009. Ce jour-là, deux militaires avaient été tués lors d’un exercice impliquant la pose d’explosifs sur un véhicule. Malheureusement, ils n’eurent pas le temps de se mettre à distance de sécurité au moment de l’explosion de la charge.

Pour le moment, s’il n’a pas encore publiquement réagi, le ministère des Armées a confirmé la mort de ce jeune militaire auprès de France Info.

Source : ZONE MILITAIRE


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dimanche 13 octobre 2019

Armement : Le DOGO, un drone terrestre armé israélien, évalué par le 1er RPIMA...

Le 1er RPIMa pourrait prochainement déployer un nouvel « auxiliaire robotique » lors des délicates missions de libération d’otages ou de lutte contre le terrorisme, apprenait-on jeudi lors d’une visite ministérielle au 4e RHFS de Pau. Depuis l’an dernier, le régiment de Bayonne évalue en effet le robot terrestre DOGO conçu par l’Israélien General Robotics et dont l’originalité repose sur l’emport d’une solution létale.

Régiment « action » du Commandement des forces spéciales Terre (CFST), le 1er RPIMa maîtrise de nombreux domaines opérationnels, à commencer par la lutte contre le terrorisme et à la libération d’otages. Ces missions sont l’apanage des équipes CTLO (Contre-Terrorisme Libération d’Otages) dont l’action est soutenue par un éventail de systèmes robotiques dédiés à la reconnaissance, tel le minidrone aérien DJI Mavic Pro. Déterminantes mais « passives », ces solutions n’excluaient pour autant pas le scénario d’une intervention frontale potentiellement périlleuse pour les membres du 1er RPIMa. Dévoilé en 2016 par General Robotics, le drone DOGO représentait dès lors un compromis idéal entre reconnaissance et neutralisation, autorisant les opérateurs à rester à couvert durant pratiquement toutes les phases de l’intervention. Il a donc rapidement trouvé acquéreur, notamment en Asie et en France, où un unique exemplaire a été livré au 1er RPIMa à des fins d’évaluation.


Léger et rapide, le DOGO a, en l’apparence, tout d’un robot terrestre « classique ». Et pourtant, celui-ci cache des caractéristiques plutôt uniques dans ce segment. Il comprend premièrement une vision périphérique à 360°, assurée par les huit caméras installées sur l’avant de la plateforme et sur les deux bras rotatifs installés à l’arrière. Il est également doté d’un micro et d’un haut-parleur, permettant aux opérateurs d’écouter discrètement les conversations, voire d’entamer des négociations avec l’adversaire. Les données recueillies sont transmises via une connexion haut débit cryptée à la station de contrôle durcie Panasonic Toughpad FZ G1. Les deux bras mobiles lui permettent ensuite d’évoluer sur des terrains irréguliers et de monter sans grande difficulté une rangée d’escaliers. La portée théorique s’étend à 300 mètres, mais se réduit à « une cinquantaine de mètres » lors des scénarios étudiés par le 1e RPIMa, en raison de l’environnement confiné dans lequel évolue le drone.
 
Le drone DOGO acquis par le 1er RPIMa et sa station de contrôle

Au-delà de sa fonctionnalité de reconnaissance, partagée avec la quasi-totalité des drones du même type, le DOGO est une solution duale offrant plusieurs options « offensives » létale ou incapacitante. La version livrée au 1er RPIMa intègre ainsi une cartouche de gaz incapacitant CS fixée sur le rail Picatinny installé sur le capot, ainsi qu’un Glock 26 placé dans un compartiment escamotable et doté d’un système de visée laser intuitif. Grâce aux joysticks de la station de contrôle, l’opérateur peut désormais sélectionner la cible et déclencher le tir à distance. L’intérêt est des plus évidents: maintenir une capacité de réaction quasi immédiate sans passer par une phase d’assaut prompte à exposer l’équipe CTLO. Le DOGO se veut être « le prolongement de l’opérateur en milieu clos », résume l’un des militaires intégré au programme d’évaluation.

Inutile de fantasmer sur le scénario du « drone tueur incontrôlable » de type Terminator, le DOGO place d’emblée l’opérateur au centre de la boucle décisionnelle. « La capacité létale, c’est finalement la prolongation directe de l’opérateur. Celui-ci demeure en permanence quelques mètres derrière et garde un contrôle total sur l’engin », rassure notre interlocuteur. De fait, rien n’est automatisé et l’opérateur évalue constamment la situation via la caméra, détermine lui-même la cible via le désignateur laser et « ne délivre le coup que si cela s’avère nécessaire pour pouvoir après investir les lieux et libérer un otage ».

Après une année de tests, le DOGO se révèle « être une réelle plus-value pour nous pour ouvrir les angles et pour ne pas exposer les équipiers dans un combat très complexe, qui est celui du milieu clos », précise le 1er RPIMa. « Ce drone est particulièrement intéressant en cas de retranchement de l’adversaire, lorsqu’il est impossible de pénétrer dans la pièce pour le neutraliser », ajoute-t-il. La fonction tir notamment, uniquement testée sur cible afin de « symbioter » l’arme avec le système de visée, s’est jusqu’à présent révélée « satisfaisante ». La seule problématique resterait celle de l’élongation, les murs et autres obstacles étant susceptibles d’impacter la portée. Ce type de RETEX transite auprès de la cellule développement du 1er RPIMa, qui se charge ensuite de les transmettre à l’industriel afin qu’il puisse effectuer les éventuels ajustements.

Vidéo Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=CYMtX3E-Lgs


Source : Forces Operations Blog - Nathan Gain

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mercredi 9 octobre 2019

Armée de Terre : Renouer avec l’art de la ruse et les opérations de « déception » au combat

Quel est le point commun entre la guerre de Troie, la prise du château de Grand Fougeray par le connétable Bertrand du Guesclin , l’offensive « Bagration », menée par l’armée Rouge contre la Wehrmacht en 1944 et, à la même époque, le Débarquement en Normandie ? Eh bien toutes ces batailles ont le point commun d’avoir été remportées grâce au recours de stratagèmes entrant dans le champ de ce qu’on appelle des opérations de « déception ». C’est à dire, pour faire simple, à la ruse.

Du latin « Deceptere » [attraper, tromper, abuser], la déception est un « effet résultant de mesures visant à tromper l’adversaire en l’amenant à une fausse interprétation des attitudes amies en vue de l’inciter à réagir d’une manière préjudiciable à ses propres intérêts et de réduire ses capacités de riposte », selon le vocabulaire militaire.

En clair, il s’agit de planifier un ensemble d’actions coordonnées pour tromper le commandement adverse en vue de le faire réagir dans le sens que l’on souhaite. Et les opérations de déception reposent sur trois procédés pouvant être utilisés simultanément.

Le premier est la dissimulation, qui consiste à cacher ses moyens, ses actions et ses intentions aux yeux de l’adversaire en les camouflant [camouflage « classique », contre-mesures électroniques, écrans de fumée, utilisation d’artifices, fausses désignations d’unités] ou en réduisant ses capacités en matière de renseignement [brouillage électronique, destructions de ses capteurs, etc].

Le second procédé est l’intoxication. Cela passe par la diffusion de faux ordres et de rumeurs, l’utilisation d’agents doubles ou « retournés » pour faire passer des messages soigneusement sélectionnés à l’ennemi, la multiplication d’incidents pour donner un sentiment d’habitude chez l’adversaire avant de passer réellement à l’action ou encore le recours aux actions politico-diplomatiques.

Enfin, le troisième procédé est la simulation, qui fait appel au leurrage [fausses émissions radio, faux emplacements de combat, etc], aux manoeuvres de diversion et à la feinte.

Le Débarquement en Normandie est un modèle du genre, avec l’opération Fortitude, qui consista à faire croire à l’état-major allemand que les Alliés débarqueraient dans le Pas-de-Calais. Des unités fantômes furent créées en Angleterre et en Écosse, avec des faux véhicules et des avions en bois ou gonflables, une activité radio intense, des fuites contrôlées via les canaux diplomatiques des pays neutres, le recours à des agents doubles [voire à des agents alliés sacrifiés] ou encore à des bombardements intensifs sur les prétendues zones de débarquement.

Après la Seconde Guerre Mondiale, l’armée française eut recours à ce type d’opération. En Indochine, l’interception des communications du Viet-Minh permit de fabriquer de faux documents en vue de faire croire qu’il y avait des « taupes » dans l’entourage du général Giap et celui de Ho Chi Minh. Ce qui jeta le trouble [et la suspicion] chez l’adversaire, avec quelques « purges » à la clé [*].

Le même principe fut utilisé en Algérie, avec de fausses listes de prétendus « partisans » algériens de l’armée française établies en vue d’intoxiquer le commandement de l’Armée de libération nationale [ALN] et de provoquer des purges dans les rangs de cette dernière.

Par la suite, si l’Union soviétique continua de pratiquer la « maskirovka » avec un art consommé [ce que font encore, du reste, les forces russes actuellement], les armées occidentales négligèrent les opérations de déception par la suite. La fin de la Guerre froide et la supériorité technologique face à des adversaires aux capacités limitées renforcèrent ce désintérêt. Et de « mauvais procès » en « perfidie » intentés au recours à la ruse, pour simplifier, firent le reste.

Seulement, le contexte a changé : cette supériorité militaire technologique occidentale est désormais contestée [avec la prolifération des capacités dite « nivelantes » dont disposent des groupes non-étatiques, par exemple] et la « menace de la force » a fait son apparition en même temps que les politiques d’affirmation de puissance menées par des pays comme la Russie et la Chine.

Qui plus est, la collecte du renseignement a fait des progrès majeurs, avec des capteurs toujours plus nombreux, performants et accessibles associés à des capacités de traitement des informations susceptibles de donner des niveaux d’analyses jusqu’alors jamais atteints, grâce au big data et à l’intelligence artificielle. En un mot, tromper l’adversaire sera de plus en plus compliqué, à moins de pouvoir compter sur des technologies nouvelles en matière de dissimulation, de leurrage et de contre-renseignement.

Ainsi, par exemple, un essaim de drones pourrait simuler une fausse attaque ou saturer les défenses adverses. Et c’est sans oublier que le cyberespace offre un large de champ de manoeuvre pour les opérations d’intoxications. En tout cas, cela mérite réflexion. Et l’armée de Terre pourrait s’y employer, comme l’a sous-entendu le général Jean-Pierre Bosser, son chef d’état-major [CEMAT].

En effet, lors de sa dernière audition à l’Assemblée nationale, le général Jean-Pierre Bosser a évoqué [très brièvement] les opérations de déception au moment d’aborder les discussions qu’il a eues avec ses homologues britannique et allemand au sujet de « l’action terrestre future ».

Selon le CEMAT, quatre questions ont dominé ces échanges : la guerre de haute intensité, la robotique militaire [soit la guerre à distance et/ou par procuration], le « soldat augmenté » et… la déception.

« Dans notre doctrine d’emploi, nous avons un peu oublié les actions de déception. Nous allons fêter demain le soixante-quinzième anniversaire du Débarquement [**]. Or, l’année du Débarquement, a été conduite une opération de déception exceptionnelle, dénommée Fortitude. Si pour nos amis britanniques, la déception est restée dans la doctrine, nous l’avons un peu évacuée. C’est dommage car la déception est une capacité majeure qui va du simple camouflage jusqu’à des manœuvres de grande ampleur », a ainsi affirmé le général Bosser.

Cela étant, en France, les opérations de déception semblent avoir retrouvé un certain intérêt depuis quelque temps. Certains chercheurs ont tenté de réhabiliter la ruse [comme Jean-Vincent Holeindre, avec son livre « La ruse et la force« , mis en avant par le ministère des Armées]. Et le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement [CDEC] de l’armée de Terre a publié plusieurs articles sur ce sujet.

Chercheur au sein du Laboratoire de Recherche sur la Défense [LRD] de l’Institut français des relations internationales [IFRI], le commandant Rémy Hemez a aussi publié une note remarquée, intitulée « Opérations de déception : repenser la ruse au XXIe siècle ». Et le prochain numéro de la revue DSI abordera cette question dans un dossier titré « La guerre des perceptions – Tromper l’ennemi pour vaincre ».

Source : Zone Militaire

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vendredi 2 août 2019

Armée de Terre : Le 132e Bataillon cynophile devient un régiment

En 1977, il fut décidé de regrouper le Centre d’instruction des formations vétérinaires de Compiègne, le 54e groupe vétérinaire de Tarbes et le 24e groupe vétérinaire de Suippes au sein d’une seule unité, en l’occurrence le 132e Groupement cynophile de l’armée de Terre [GCAT], par ailleurs héritier des traditions du 132e Régiment d’Infanterie [RI], qui s’illustra notamment durant les guerres de la Révolution et du Premier Empire ainsi que lors de la Première Guerre Mondiale.

Cette unité fut alors chargée de l’acquisition du « cheptel canin » au profit des trois forces armées et de la Gendarmerie. Mais, avec les besoins opérationnels allant crescendo, le 132e GCAT devint le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT]. Depuis, ce dernier est constamment sollicité pour les opérations extérieures  auxquelles il fournit des équipes spécialisées dans l’appui cynotechnique au combat débarqué, l’appui aux opérations spéciales [SCAOS], la sécurisation de sites et, enfin, la recherche et la détection d’explosifs, d’armement ou de stupéfiants.

ll en va de même pour les missions intérieures, comme Sentinelle. Là, le 132e BCAT déploie généralement des chiens détecteurs d’explosifs, afin de renforcer les dispositifs lors de grandes manifestations.

Actuellement,  implanté à Suippes, où il dispose du plus grand chenil d’Europe,  le 132e BCAT compte 600 militaires [et autant de chiens] répartis selon 5 compagnies [2 d’intervention, une de détection et recherche d’explosif, une de commandement et de logistique et une de réserve] et 40 équipes déployées hors du territoire métropolitain.

Or, le 1er juillet 2019, cette unité va à nouveau changer d’appellation pour devenir le 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique [RIC].

« Ce changement dans la continuité, qui ne modifie pas le fonctionnement de l’unité au quotidien, permet de donner au 132e RIC la reconnaissance qu’il mérite par son engagement opérationnel », explique en effet l’armée de Terre.

En outre, ajoute-t-elle, le 132e RIC « sera intégré dans le programme Scorpion avec l’arrivée du ‘SERVAL cyno’ un blindé dédié qui permettra au personnel d’être totalement intégré dans la manœuvre interarmes. »

Pour rappel, le « Serval » est un véhicule blindé multi-rôle léger [VMBR-L] de 15 tonnes dont la conception a été confiée à Nexter et à Texelis. Disposant des mêmes équipements que les autres véhicules du programme SCORPION [électronique, détecteurs de menaces, mitrailleuse télé-opérée et, évidemment le système d’information du combat – SICS], il pourra transporter jusqu’à 10 soldats dotés du système FELIN [Fantassin à Équipements et Liaisons Intégrés]. Selon la Loi de programmation militaire, 489 exemplaires – sur 978 – devront avoir été livrés à l’armée de Terre d’ici 2025.

Source : Zone Militaire - Photo : armée de Terre


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vendredi 26 juillet 2019

Armement : Des robots « mules » en OPEX pour l'armée de Terre

Alors que le détachement d’infanterie estonien déployé à Gao [Mali] au titre de l’opération Barkhane expérimente le robot THeMIS [Tracked Hybrid Modular Infantry System], associé au drone KX-4 Titan LE, pour des missions de transport et observation, l’armée de Terre pourrait en faire de même d’ici quelques mois.

En effet, via un avis de marché déniché par Forces Operations Blog [FOB], la Direction générale de l’armement [DGA] a fait savoir qu’elle cherche à se procurer cinq « robots terrestres ‘mule’ à des fins d’essais en opération extérieure et sur le territoire français ».

« La première expérimentation doit se dérouler en opération extérieure, en 2020. D’autres expérimentations suivront sur opportunité pendant la durée du marché », est-il indiqué dans l’avis.

La durée de l’expérimentation conduite lors d’une opération extérieure sera de quatre à six mois.

Concrètement, la DGA cherche un robot « mule » d’une capacité de charge de 400 à 800 kg, devant permettre aux fantassins de se décharger d’une partie de leur paquetage, afin de gagner en mobilité ». Cet engin pourra avoir à remplir des « missions connexes », comme « procéder à un ravitaillement [munitions, alimentation ou autre], ou assurer une liaison entre deux groupes distants. »

En outre, ce robot devra avoir des « fonctions d’observation et de reconnaissance » et être « télé-opérable, à vue et hors de la vue, et est tractable derrière certains modèles de véhicule de l’armée de Terre. »

« Pendant la phase de préparation au déploiement en opération extérieure, des prestations d’assistance et de transfert de compétences sont assurées » par celui remportera le contrat. « Suite à cette première expérimentation, le marché comprend le maintien en condition d’expérimentation des robots jusqu’à la fin du marché, l’acquisition de robots supplémentaires ainsi que des prestations d’assistance en vue de nouvelles expérimentations », précise la DGA.

En janvier 2018, la DGA avait déjà lancé le programme FURIOUS [FUturs systèmes Robotiques Innovants en tant qu’OUtilS au profit du combattant embarqué et débarqué], lequel prévoyait de mettre à l’essai trois démonstrateurs de « tailles différentes » au sein d’une section d’infanterie dès 2019 au Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine [CENZUB] de Sissonne.

Source: Zone Militaire - Photo : Barakuda, de Sharks Robotics

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dimanche 21 juillet 2019

Mali : Pour la première fois, les VHM de l’armée de Terre en opération...

En 2009, l’armée de Terre annonçait l’acquisition d’un lot d’une cinquantaine de Véhicules Haute Mobilité [VHM] de type BvS10 Mark 2, auprès de la société suèdoise Hagglünds AB, filiale de BAE Systems. Il s’agissait alors de pouvoir remplacer les Véhicules Articulés Chenillés [VAC], alors utilisés par la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM] et les légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI].

Amphibie, articulé en deux modules grâce à un système de vérins et monté sur chenilles, le VHM peut transporter une charge de 5 tonnes. Son armement se compose d’une mitrailleuse de 12,7 mm ou de 7,62 mm [selon les versions] et son blindage le rend particulièrement résistant aux roquettes RPG ainsi qu’aux engins explosifs improvisés [IED]. D’une autonomie de 250 km, il peut rouler à la vitesse de 65 km/h. Les premiers exemplaires furent livrés à l’armée de Terre en janvier 2012.

Récemment, ces VHM ont été envoyé en Lituanie, au titre de la mission Lynx, conduite dans le cadre des mesures de réassurance décidées par l’Otan au profit des États baltes et de la Pologne. Et, jusqu’à présent, ils n’avaient jamais connu les rigueurs de la bande sahélo-saharienne. C’est désormais chose faite.

En effet, ce 11 juillet 2019, l’État-major des armées [EMA] a indiqué que le VHM a été engagé pour la première fois dans une opération menée « récemment » par le Groupement tactique n°1  [GTD-1] dans la région du Gourma, au Mali. Et visiblement, leurs capacités n’ont pas déçu.

Ainsi, explique l’EMA, ces VHM permettent à des sections de « s’affranchir des pistes et se déplacer en terrain désertique difficile, sans risque d’ensablement. » Et pour cause : ces véhicules peuvent acheminer soldats et matériels vers des zones inaccessibles aux blindés à roues.

Et cela, grâce à leurs larges chenilles qui sont particulièrement bien adaptées au désert dans la mesure où elles leurs donnent une « portance significative sur le sable. » En outre, ces VHM sont munis de « galets » qui leur permettent « d’absorber les irrégularités du terrain », ce qui, souligne l’état-major, est « apprécié » par les équipages.

Les qualités du VHM sont « réelles et en saison des pluies, il contribue pleinement à conserver l’initiative sur les groupes armés terroristes. […] Il y a une réelle plus-value à l’avoir en Afrique », a commenté un capitaine.

Les VHM arrivés en juin au Mali ont été modifiés pour la circonstances. Leur partie basse a été sur-blindée afin de prendre en compte la menace des IED. Les différentes versions [du VHM] utilisées par Barkhane [véhicule mortier, véhicule de commandement] sont en outre « toutes pourvues de mitrailleuses de 12,7 mm télé-opérés », a encore précisé l’EMA.

Source: Zone Militaire - Photo : Ministère des Armées


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jeudi 18 juillet 2019

Guyane: Mort de trois militaires dans une opération anti-orpaillage !

Lutte contre l'orpaillage clandestin : Trois militaires meurent accidentellement en Guyane !

Cinq autres militaires sont hospitalisés, dont un dans un état grave, après avoir été victimes d'émanations toxiques au fond d'une galerie.

Mercredi, trois militaires sont morts accidentellement et cinq autres ont été blessés, dont un grièvement, dans une opération contre l'orpaillage clandestin en Guyane, a indiqué ce jeudi la ministre des Armées. «J'ai appris cette nuit avec beaucoup de tristesse la mort accidentelle de trois militaires français lors d'une mission dans le cadre de l'opération Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane», a indiqué Florence Parly.

«Alors que les militaires s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs, huit d'entre eux ont été victimes d'émanations toxiques au fond d'une galerie. Immédiatement évacués et pris en charge par les premiers secours, trois militaires sont décédés», a-t-elle précisé dans le communiqué. «Les cinq autres ont été évacués à Cayenne où ils ont été hospitalisés. L'un d'entre eux est dans un état grave», ajoute le texte.

L'armée de Terre en deuil

Ce jeudi matin, le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de Terre, a exprimé sur Twitter sa «profonde tristesse» et a publié les photos des trois victimes, le sergent-chef Edgar Roellinger (27 ans), le caporal-chef de 1ère classe Cédric Guyot (31 ans) et le caporal-chef Mickaël Vandeville (30 ans). «Je reste préoccupé par l'état de santé de leurs cinq camarades blessés que j'assure de tout mon soutien», a aussi écrit le général Bosser.

De son côté, le général François Lecointre, chef d'état-major des armées, a adressé ses «pensées» à «la famille et aux frères d'armes» des trois militaires, membres du 19e régiment du génie à Besançon, qui effectuaient une mission de courte durée en Guyane.

132 sites aurifères illégaux

Le procureur adjoint de Cayenne, Jean-Claude Belot, avait confirmé à l'AFP mercredi soir (jeudi heure de Paris) une information du média local Guyane la 1ère faisant état de la mort de trois militaires. Jean-Claude Belot avait donné pour «certaine» la cause accidentelle. La zone du drame est une zone forestière isolée du sud-ouest guyanais, dans le secteur «Saint-Jean/Abounami», sans voie terrestre vers le littoral et sans réseau téléphonique, selon le parquet.

Ce secteur se situe au sein du Parc amazonien de Guyane, vaste espace protégé, où les chiffres disponibles montrent une forte présence de sites aurifères illégaux. Selon la dernière mission de survol du parc, effectuées sur plusieurs jours fin janvier dernier, 132 sites aurifères illégaux y avaient été identifiés (123 sites alluvionnaires et 9 sites d'extractions d'or primaires avec puits) soit dix de plus que fin août 2018, lors de la précédente mission aérienne. Il s'agit de l'un des chiffres les plus élevés de ces onze dernières années.

Plusieurs morts en Guyane ces dernières années

L'armée doit déplorer plusieurs décès en Guyane ces dernières années. En août 2018, un militaire du 3e régiment étranger d'infanterie est mort et treize autres ont été blessés, dont cinq gravement, dans un accident de la route

En décembre 2017, le sergent Alexandre Chan Ashing, de la 1ère compagnie du 9ème régiment d'infanterie de marine, a été mortellement blessé par un tir accidentel de sa propre arme alors qu'il regagnait en pirogue sa base de Saint-Jean-du-Maroni après une opération de lutte contre l'orpaillage dans le cadre de l'opération Harpie.


En juin 2012, lors d'une opération conjointe de l'armée et de la gendarmerie visant à lutter contre l'orpaillage - là aussi dans le cadre de l'opération Harpie -, deux militaires sont décédés après être tombés dans une embuscade. Trois gendarmes ont aussi été blessés, dont un grièvement.

Source : LeFigaro.fr / AFP

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samedi 13 juillet 2019

Armement : Le Griffon, le nouveau blindé multi-rôles de l’armée de terre... Bientôt sur les Champs ;-)

L’armée de Terre a reçu ce jeudi 4 juillet les trois premiers Griffon. Ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB). Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées.

L’armée de Terre française se modernise.

La ministre des Armées Florence Parly s’est rendue en personne à Satory (Yvelines) pour la livraison des trois premiers griffons de l’armée de Terre. Comme le précise BFMTV, ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les 2.700 vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB) actuellement en service. Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées. Les trois premiers véhicules sont destinés aux 3e régiment d'infanterie de Marine (Rima) de Vannes.

Ce sera ensuite le tour du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Barby, du1er Régiment d'infanterie de Sarrebourg, du 21e régiment d'infanterie de Marine de Fréjus et du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de Marine (Rpima) de Carcassonne d’être équipés. Ces nouveaux Griffon sont de très haute technologie. Son tourelleau est en effet équipé d'armes pilotables depuis la cabine (mitrailleuse 12,7 ou 7,62 mm et lance-grenades automatiques) et de capteurs et de brouilleurs radio et infrarouge pour alerter de la présence de l’ennemi.

Le véhicule blindé a en outre été créé en plusieurs modèles : combat, transport de troupes et poste sanitaire, de commandement ou d’observation. Il a été développé par les industriels français Nexter, Arquus et Thales, dans le cadre du programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat terrestre.
Savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre

Florence Parly s’est félicitée sur Twitter du "savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre et des ingénieurs français". Selon elle, le programme "Scorpion = plusieurs milliers d'emplois consolidés pour livrer 3400 véhicules blindés d'ici 2030". L’armée de Terre devrait en effet disposer de 936 Griffon d’ici fin 2025.


Source : Capital.fr

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Le GRIFFON est un véhicule blindé multi-rôles (VBMR), un engin robuste, bien protégé et mobile. Il a pour missions de transporter et d’appuyer le groupement tactique interarmes (GTIA) dans la zone des contacts.

Caractéristiques:

    Dimensions : 7,58 m de longueur ; 2,54 m de largeur et 3,50 m de hauteur ;
    Masse : 24,5 tonnes de poids total autorisé en charge ;
    Vitesse maximale route et tout terrain : 90 km/h ;
    Protections : balistique, anti-mines, engin explosif improvisé (EEI), incendie, risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC).

    Autonomie : 800 km à 60 km/h ;
    Capacité de protection du personnel ;
    Capacité de combat collaboratif au niveau GTIA ;
    Armement principal : tourelle télé-opérée mitrailleuse 12,7 mm ou MAG 58 (calibre 7,62 mm) ou lance-grenades automatique 40 mm ;
    Système de lance-grenades de type GALIX.

Présentation : Le Griffon arrive... (vidéo Armée de terre)


Source : Armée de Terre

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dimanche 7 juillet 2019

Armée de Terre : Des noms de régiments dissous pour insuffler « l’esprit guerrier »

D’ici septembre 2019, plusieurs unités de l’armée de Terre auront changé d’appellation afin de faire revivre les traditions de régiments qui ne purent échapper aux « restructurations » successives de ces dernières années.

Le Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM] de la 11e Brigade Parachutiste a récemment ouvert le bal en se voyant attribuer l’appellation CFIM 11e BP – 6e RPIMa. Dernièrement, il a été décidé que le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] prendrait le nom de « 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique » [RIC].

Mais d’autres formations vont suivre. En effet, tous les CFIM porteront le nom d’un régiment disparu de l’ordre de bataille de l’armée de Terre.

Ainsi, les traditions du 135e Régiment du Train [CFIM de la logistique], du 18e Régiment des Transmissions [CFIM de Dieuze], des 3e et 12e Régiments de Chasseurs d’Afrique [CFIM des 7e et 2e Brigade Blindée], du 1er Régiment du Matériel [CFIM du matériel], du 151e Régiment d’Infanterie [CFIM du renseignement], du 6e Bataillon de chasseurs alpins [CFIM de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne], des 4e et 22e RIMa [CFIM de 6e Brigade légère blindée et de 9e Brigade d’Infanterie de Marine] et du 1er Régiment d’artillerie de Marine [CFIM de la 9e BIMa à Coëtquidan] sont concernées.

Les 2e et 6e Régiments d’Hélicoptères de Combat [RHC] donneront leur nom respectivement aux écoles de l’aviation légère de l’armée de Terre [EALAT] du Cannet des Maures et de Dax.

Même les Groupements recrutement et selection [GRS] se verront accoler le nom d’un régiment dissous, dont le 8e Bataillon de chasseurs pied [GRS Île-de-France], le 8e Régiment d’artillerie [GRS Nord-Est], le 7e RIMa [GRS Sud-Ouest] et les 41e et 99e Régiments d’Infanterie [GRS Nord-Ouest et Sud-Est].

Développer davantage l’esprit guerrier

Les formations qui changeront d’appellation ont déjà, pour la plupart, la garde des étendards et drapeaux des régiments dont elles prendront le nom. Mais il s’agit donc d’aller encore plus loin car, pour le  général Jean-Pierre BOSSER, chef d’état-major de l’armée de Terre, ces changements de noms ont « pour vocation de développer davantage l’esprit guerrier dans les formations non régimentaires. »

« Une nouvelle dénomination change également la façon dont les soldats affectés dans ces organismes de recrutement et de formation vivent leur militarité. Le personnel permanent trouve une nouvelle histoire, qu’il peut faire vivre quotidiennement. Une fois la filiation reconnue, ce changement s’incarnera dans le port des attributs du régiment dissous », fait valoir l’armée de Terre.

Évidemment, précise-t-elle, « la mission première des unités, les formations qu’elles dispensent ou les informations qu’elles délivrent, ainsi que leurs infrastructures ne sont pas amenées à changer. »

Source : Zone Militaire

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samedi 29 juin 2019

Armée de Terre : Recrutement d’officiers contractuels plus important dans le futur ?

Selon son chef d’état-major [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, l’armée de Terre attire d’autant plus que nos jeunes concitoyens sont à la recherche de sens et de valeurs », ce qui fait qu’elle n’a pas trop de peine à atteindre ses objectifs en matière de recrutement.

« L’armée de terre est la seule des trois armées à avoir atteint ses objectifs de recrutement en 2018. Certes, cela ne veut pas dire que tous les postes sont pourvus, mais nos taux de sélection sont satisfaisants », a ainsi fait valoir le général Bosser, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

« S’agissant des engagés volontaires de l’armée de Terre, nous n’avons pas tout à fait retrouvé le ratio de deux candidats pour un poste que nous connaissions avant 2015, mais presque. En outre, tout ce que nous avons mis en place pour faciliter le recrutement a beaucoup de succès, notamment autour des réseaux sociaux », s’est félicité le CEMAT.

S’agissant du recrutement des officiers, l’École Spéciale Militaire [ESM] et l’École militaire interarmes [EMIA] ont visiblement la cote, avec une nouvelle hausse – certes modeste – du nombre de candidats de 1%. « Je tiens à souligner aussi que, cette année, neuf polytechniciens choisiront l’armée de terre à l’issue de leur scolarité : c’est une véritable révolution! », s’est encore réjoui le général Bosser.

Cela étant, le développement du programme SCORPION, avec les avancées technologiques qu’il suppose, fera certainement évoluer le recrutement de l’armée de Terre. Notamment pour celui des officiers, lequel se fait actuellement par voie directe [30%], par promotion interne [50%] et par voie contractuelle [20%].

Alors que le système de promotion interne concernant les officiers va être revu avec la disparition des recrutements « rang » et « semi-direct tardif » au profit d’un « concours professionnel » qui s’appellera « Voies des officiers de domaines de spécialités », le recrutement d’officiers contractuels pourrait bien prendre de l’ampleur dans les années qui viennent.

« La guerre de demain crée de nouveaux besoins de compétences, notamment dans le domaine de l’espace, de la cybernétique ou du renseignement. Ce sont là des compétences d’importance majeure, que nous devons avoir à l’esprit dans nos politiques de recrutement », a souligné le général Bosser.

Aussi, a-t-il continué, le « modèle de recrutement généraliste […] n’est certainement pas celui de demain. »

« Pour l’heure, dans les spécialités que j’évoquais, nous recrutons beaucoup d’officiers sous contrat, tout l’enjeu consistant à conserver ces spécialistes aussi longtemps que nous en avons besoin » car « je ne crois pas que ce soit à l’armée de Terre de former des spécialistes dans certaines matières, comme la cybernétique et, qu’à ce titre, un recrutement sous contrat pour une durée donnée me paraît pertinent », a expliqué le CEMAT.

Aussi, a-t-il estimé, « c’est dans ce sens qu’évolue le mode de recrutement des officiers et qu’il continuera à évoluer, c’est-à-dire que cette évolution est moins déterminée par les règles de gestion des personnels que par les besoins de l’armée de Terre. »

Cela étant, ce qui est valable pour les officiers ne l’est pas forcément pour les sous-officiers.

« S’agissant du recrutement de sous-officiers, à Saint-Maixent [ENSOA, ndlr], il est satisfaisant tant en qualité qu’en quantité. Nous avons d’ailleurs ouvert des classes spécialisées pour former des étudiants dans les spécialités pour lesquelles la concurrence au recrutement est vive », a indiqué le général Bosser.

Quoi qu’il en soit, et une hausse significative du format de la Force opérationnelle terrestre [+11.000 soldats], le général Bosser a assuré que l’armée de Terre se « tient prête » à en faire encore davantage « pour le cas où le ministère pourrait accroître encore ses effectifs d’ici la fin de l’année et où les autres armées ne réussiraient pas à recruter autant que prévu. »

Étant donné qu’il a fallu pousser les murs des casernes pour accueillir les recrues supplémentaires de ces dernières années, on voit mal comment l’armée de Terre pourrait augmenter encore ses effectifs. D’autant plus que le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires était le maximum qu’elle pouvait faire, selon les propos tenus par le même général Bosser, lors d’une audition parlementaire précédente.

Toutefois, le CEMAT n’est « pas demandeur de militaires du rang supplémentaires. » En revanche, il est favorable « à ce qu’on amplifie le recrutement d’officiers. » En effet, a-t-il expliqué, « l’ambition qui est la nôtre de peser dans les états-majors internationaux se heurte à une insuffisance de capitaines et de commandants. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 21 juin 2019

Armement : Le Guépard Hélicoptère interarmées léger en service avec deux ans d’avance

La Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 ne prévoit pas la commande d’hélicoptères interarmées léger [HIL], appelés à remplacer plusieurs types d’appareils actuellement en service au sein de l’aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], de la Marine nationale et de l’armée de l’Air. Ce qui a contraint à prendre des mesures pour y remédier.

Ainsi, pour l’armée de Terre, il n'est plus question plus de faire durer davantage ses « irremplaçables » hélicoptères d’attaque Gazelle. Quant à la Marine nationale, la solution trouvée a consisté à louer des appareils auprès de prestataires privés afin de remplacer ses Alouette III. Et, s’agissant de l’armée de l’Air, l’urgence concerne davantage le remplacement de ses vieux Puma que celui de ses Fennec, utilisés pour les missions actives de sûreté aérienne.

Pourtant, depuis 2017, on sait que le HIL sera une déclinaison militaire du H160 d’Airbus Helicopters. Et, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait exprimé son souhait visant à accélérer les livraisons de ce nouvel appareils aux armées. Ce que la LPM en vigueur n’a pas gravé dans le marbre, évoquant seulement le lancement de ce programme en 2022.

Finalement, la ministre des Armées, Florence Parly, a décidé d’anticiper le mouvement et même de revoir à la hausse le nombre d’appareils à livrer aux armées.

« Le programme HIL sera donc lancé dès 2021, avec un an d’avance sur les prévisions de la loi de programmation militaire. Et ceci permettra une mise en service du HIL dans nos forces avec deux ans d’avance, dès 2026! », a en effet déclaré Mme Parly, lors d’une visite de l’usine d’Airbus Helicopters, implantée à Marignane, ce 27 mai.

« Choisir de recevoir plus tôt des matériels neufs avec des capacités opérationnelles renforcées et accélérées, c’est pouvoir retirer nos vieilles flottes du service avant que leur entretien ne mène à des coûts démesurés ou que des problèmes de sécurité apparaissent », a fait valoir la ministre. Et cette dernière a fait une autre annonce : ce nouvel hélicoptère s’appellera désormais le « Guépard ».

D’après le ministère des Armées, le retrait anticipé des flottes anciennes d’hélicoptères devrait permettre d’économiser une centaine de millions d’euros par an sur le Maintien en condition opérationnelle [MCO]. D’autant plus que le soutien des Guépard, utilisés par les trois armées, sera optimisé grâce à l’effet d’échelle sur l’approvisionnement en pièces détachées.

Reste la question du financement, qui n’est pas prise en compte par la trajectoire budgétaire de la LPM… « Le fait de décaler de deux ans le programme génère chez Airbus un appel de liquidités d’à peu près 150 millions sur la loi de programmation militaire », a expliqué le cabinet de Mme Parly à l’agence Reuters.

Airbus Helicopters va prendre 10% de cette somme à sa charge. Le reste, « ce sera du pré-financement, une sorte de prêt que l’État contracté auprès de l’industriel, avec des intérêts de 6 à 7 millions d’euros », a précisé la même source. Ainsi, les Guépard seront « payés sur la LPM suivante ». « C’est tout à fait représentatif de ce qu’on veut instaurer comme relation entre l’Etat et l’industrie », assure-t-on.

Si le constructeur est prêt à mettre la main à la poche et à consentir de telles facilités, c’est qu’il y espère y trouver son compte sur le marché à l’export, évalué à environ 400 appareils entre 2025 et 2030. « Et donc plus tôt ils ont une référence ‘armée française’, plus ils sont susceptibles de vendre », fait valoir le cabinet de la ministre. « Une mise en service au plus tôt, dès 2026, par les forces françaises sera décisive pour l’exportation », a même précisé Mme Parly.

Polyvalent, moderne, incroyablement rapide, le Guépard équipera les trois armées : Terre, Air et Marine. Premières livraisons en 2026. 

« Le lancement du programme HIL sécurise l’activité industrielle du site de Marignane pour les prochaines années. C’est un programme qui irriguera toute la filière aéronautique française, notamment ses PME sur l’ensemble du territoire, puisque 80% des fournisseurs du H160 sont installés en France, principalement dans le sud. Au total, ce sont plus de 2.000 emplois qui seront durablement alimentés en France par l’Hélicoptère Interarmées Léger et ses dérivés à l’export », a aussi souligné la ministre lors de son allocution prononcée sur le site d’Airbus Helicopters.

Par ailleurs, il était à un moment question que les Puma de l’armée de l’Air soient remplacés par des Guépard. Visiblement, ce n’est plus d’actualité puisque la ministre n’a pas évoqué cette éventualité [mais celle du remplacement des Alouette III, Panther, Dauphin, Gazelle et autres Fennec]. Il faut dire que les aviateurs n’y étaient pas très favorables, estimant que des hélicoptères de manœuvre plus imposants conviendraient mieux. Leur ancien chef d’état-major, le général André Lanata, avait ainsi mis en garde contre « un risque afférent à la logique d’homogénéisation des parcs d’hélicoptères » qui reviendrait à « faire un mouton à cinq pattes, sur mesure et coûteux, pour lequel on multiplierait le nombre de kits. »

Pour rappel, lancé en 2009, sous le nom de X4, avec la volonté de développer un appareil susceptible de marquer une « rupture technologique », le H160 bénéficie de 68 innovations technologiques. D’une masse de 5,5 à 6 tonnes, il sera plus silencieux (réduction de 50% du bruit extérieur), plus facile à piloter et moins gourmand en carburant, grâce à l’Arrano 1,100-shp du motoriste Safran Helicopter Engines.

Pour faire du H160 un Guépard, la Direction générale de l’armement [DGA] mène actuellement un travail visant à « préciser les performances et caractéristiques attendues de ce nouvel hélicoptère. » En outre, précise le ministère des Armées, « des études amont, menées en parallèle, devraient faire progresser les technologies spécifiques à certains besoins militaires, dans les domaines de l’avionique et du radar notamment. »

Source : Zone Militaire - Photo : ministère des Armées

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samedi 1 juin 2019

France Etats-Unis : Échange inédit de généraux entre l’armée de Terre et l’US Army...

Un général américain prendra bientôt les fonctions de commandant en second de la 3e Division dont l’état-major est installé à Marseille. Telle est l’annonce faite par l’US Army le 19 avril 2019. Dans le même temps, un général français rejoindra la 3e Division d’Infanterie basée à Fort Stewart, pour occuper les fonctions de « commandant adjoint chargé de l’état de préparation. »

Cette 3e Division d’infanterie américaine a été surnommée le « Rocher de la Marne » [Rock of the Marne] pour sa participation à la Seconde bataille de la Marne, en 1918.

Cet échange se fera dans le cadre du Military Personnel Exchange Program [MPEP], qui vise à « renforcer les liens d’amitié, de compréhension et d’interopérabilité entre les pays et leurs organisations militaires respectives. »

Actuellement chef de l’état-major de la Force de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], le général Hubert Couttereau a été désigné pour être affecté à Fort Stewart. Et c’est le général Todd R. Wasmund, commandant adjoint chargé du soutien de la 1ère Division d’Infanterie de Fort Riley que l’US Army a choisi pour rejoindre la 3e Division de l’armée de Terre.

Cet échange sera le deuxième consenti à un tel niveau par l’US Army, un premier ayant déjà été établi par cette dernière avec la British Army en septembre 2015. En clair, ce partenariat annoncé avec l’armée de Terre est inédit.

Selon l’US Army, les affectations au titre du MPEP durent de deux à trois ans. Le général Wasmund prendra ses fonctions à Marseille en 2020 tandis que le général Couttereau est attendu à Fort Stewart à partir de l’été prochain.

Cela étant, pour l’armée de Terre, ce genre de pratique n’est pas nouveau. En 2016, le général Nicholas Nottingham fut affecté à la 1ère Division, dont l’état-major est implanté à Besançon tandis qu’un général français devait traverser la Manche pour rejoindre la 1st Division de la British Army.

Source : Zone Militaire / Photo : US Africa Command

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dimanche 19 mai 2019

Histoire et Symboles : Le Centre de formation initiale des militaires du rang de la 11e Brigade Parachutiste prend le nom du 6e RPIMa

Un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil

Évoquer le 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] fait immanquablement penser à la guerre d’Indochine et au général Marcel Bigeard. Sous les ordres de ce dernier, cette unité, alors appelée « 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux » [BPC] participa aux combats de Tu Lê, en octobre 1952, lors d’une offensive du Vietminh sur Nhia Lo, et s’illustra notamment lors de l’opération Hirondelle qui, menée en juillet 1953, consista à détruire des dépôts d’approvisionnement ennemis à Lang Son.

Mais la grande affaire du 6e BPC/RPIMa sera la bataille de Dien Bien Phu. Toujours sous les ordres du commandant Bigeard, la bataillon fut sollicité une première fois pour prendre le contrôle de la « cuvette » lors de l’opération Castor… Et une seconde fois, le 16 mars 1954, pour la défendre, au prix de combats héroïques et de lourdes pertes. Dissous, il fut recréé sous le nom de 6e Régiment de Parachutistes Coloniaux [RPC] à Marrakech, en 1955, avant d’être transféré en Algérie, où il prendra notamment part à aux opérations « Kabylie 16 » et « Jumelles » ainsi qu’aux violents combats du secteur de Djelfa-Bou Saâda.

En 1961, sous l’appellation de 6e RPIMa, le régiment s’installa à Mont-de-Marsan. Pouvant être projeté sur des théâtres extérieurs avec des appelés du contingent, il fut engagé au Liban, au Cambodge et en ex-Yougoslavie, où il fut déployé sur l’aéroport de Sarajevo.

Avec la fin annoncée du service national, prise en 1996, le 6e RPIMa fut de nouveau dissous. Mais un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil.

En 2017, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, décida de confier la garde d’étendards d’unités dissoutes aux Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM]. Et, presque naturellement, celui de la 11e Brigade Parachutiste, installé à Caylus, reçut le drapeau du 6e RPIMa.

« Symboles de valeurs et de passé prestigieux, ces emblèmes serviront de guide qui nourrira le quotidien du personnel qui y sert ou y est formé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque.

Pour l’anecdote, le sous-officier qui mit « sous cloche » le drapeau du 6e RPIMa au moment de sa dissolution, en 1998, fut le même qui le récupéra pour le remettre au CFIM/11e BP de Caylus.

Mais le CEMAT, il s’agissait d’aller encore plus loin. Ainsi, il a décidé d’associer chaque CFIM au nom d’un régiment dissous. D’où la nouvelle appellation de celui de la 11e BP, qui porte désormais le nom de 6e RPIMa. Cette décision a été annoncée dans l’ordre du jour n°18, signé par le général Patrick Collet, le commandant de la 11e Brigade Parachutiste.

« Sur ordre du général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, je déclare que le CFIM de la 11e BP porte désormais le nom de 6e RPIMa. En ce lieu, en cet instant, les paras du 6, ceux de Mao Khé, de Tulé [Tu Lê, ndlr], de Dien Bien Phu, des Aurès, du Liban, du Cambodge, du Tchad, de Sarajevo… reprennent pleinement leur place dans nos rangs », lit-on dans cet ordre du jour.

Source : Zone Militaire - Photo : Armée de Terre


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samedi 27 avril 2019

Armée de terre : Nouvelles recrues, entre éducation et garderie...

« On est devenu des éducateurs »

Formation initiale des recrues de l’armée de Terre : « On est devenu des éducateurs », estime un sous-officier.

La décision, prise en janvier 2015, de porter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre de 66.000 à 77.000 soldats suppose un effort constant en matière de recrutement. Et pour tenir les objectifs, deux variables sont à prendre en considération : le taux de sélection, c’est à dire le nombre de candidats pour un poste, et le taux d’attrition, qui mesure le nombre de ruptures de contrat.

Pour que le recrutement soit optimal, il faut un taux de sélection élevé [donc, être attractif] et un taux d’attrition le plus bas possible. Or, il est plus facile de miser sur la seconde variable que sur la première, surtout quand le marché de l’emploi est fortement concurrentiel.

Ainsi, la dernière revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a déterminé que la sélectivité pour les emplois de militaire du rang a été de 1,6 en 2017 [soit -0,6 point par rapport à 2015]. Selon l’hebdomadaire Le Point [du 28/03], qui cite un document interne, la sélection est « quasi nulle » car la « ressource en hommes s’épuise, l’armée n’a plus le choix du recruté. »

Et cela modifie l’approche des Centres de formation initiale des militaires du rang [CFIM], dans la mesure où la priorité est de réduire au maximum le taux d’attrition. Et, désormais, comme le souligne le commandant du CFIM de la 2e Brigade Blindée, installé au Valdahon, dans les colonnes du Point, il est question d’appliquer une « pédagogie du succès et de l’encouragement » et un « bon instructeur doit être comme un père qui forme l’engagé progressivement. » Une nécessité car, souligne-t-il, « on n’a pas la même population de jeunes, ni qualitativement, ni quantitativement. »

Seulement, à la lecture de l’article du Point, qui a suivi le parcours de recrues devant être affectées au 16e Bataillon de Chasseurs à pied [BCP] , on constate que cette approche déroute les instructeurs les plus aguerris qui eurent droit à une formation plus « pêchue » quand ils étaient à la place de ceux qu’ils doivent maintenant former.

« C’est de la garderie »

« Avec Sentinelle, on fait de la quantité, pas de la qualité. On n’a le droit de ne rien dire aux jeunes parce qu’il faut qu’ils restent », regrette un sergent auprès de Mark Ionesco et Nicolas Skopinski, les auteurs du reportage publié par Le Point. Un adjudant-chef a le même sentiment. « On est devenu des éducateurs maintenant », soupire-t-il. Un lieutenant va plus loin. Pour certains cas, « c’est de la garderie », dit-il.

Sur les 41 recrues destinées à servir au sein du 16e BCP, 7 ont rompu leur contrat avant la fin de leur période de formation initiale, dont 2 après avoir été reconnus « inaptes ». Et les permanents du CFIM s’attachent à déterminer les raisons qui ont poussé ces jeunes à rendre leur paquetage. « Objectif : savoir s’ils ont été frappés », avance l’hebdomadaire.

Alors que le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre, insiste sur « l’esprit guerrier » , ce n’est pas lors de cette formation initiale qu’il est insufflé aux recrues. « On ne forme pas des guerriers mais des soldats », explique en effet un capitaine. Cela viendra sans doute plus tard…

Dès l’an prochain, et à moins de gagner la bataille de la fidélisation. l’armée de Terre risque d’être de nouveau confrontée au défi du recrutement étant donné que les contrats des soldats recrutés en 2015 arriveront à terme en 2020.

Source : Zone Militaire

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