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Tag - Armée de terre

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mardi 21 mars 2017

Irak : Les artilleurs français de Chammal autour de Mossoul

Désormais regroupés sur une même emprise située à une vingtaine de kilomètres au nord de Mossoul, les 4 camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) de la Task Force française Wagram ont été fortement sollicités ces derniers jours, ce qui s’est traduit par une activité deux fois plus importante par rapport aux semaines précédentes.

En effet, les artilleurs français ont fourni un appui essentiel à la manoeuvre d’encerclement de Mossoul effectuée par les forces irakiennes, en particulier dans le secteur de Badush, au nord-ouest de la ville.

D’après le dernier compte-rendu de l’État-major des armées (EMA), cette manoeuvre d’encerclement est désormais terminée, les 9e et 16e divisions irakiennes ayant pu faire leur jonction au nord-ouest de Mossoul. Mais avant cela, les CAESAR de la TF Wagram n’ont pas chômé : les artilleurs français ont en effet effectué 60 missions, dont 22 de neutralisation et de destruction des positions tenues par l’État islamique (EI ou Daesh). Les 38 autres, dites d’éclairement, ont permis d’interdire les mouvements de Daesh et/ou de faciliter ceux des forces irakiennes.

La journée du 13 mars a été particulièrement intense puisque la TF Wagram a effectué 7 missions d’appui au cours desquelles les CAESAR ont tiré plus de 160 obus. L’une d’entre-elles a consisté à appuyer l’offensive d’une brigade de la 9e Division irakienne dans le secteur de Badush.

« Pendant plus d’une heure, alors que les combattants irakiens montent à l’assaut, les quatre canons CAESAR entretiennent des tirs précis et réguliers sur les positions des combattants de Daesh solidement retranchés dans les bâtiments d’un hameau vidé de ses habitants et transformé en position défensive », a raconté l’EMA. Plus tard, dans la journée, 6 autres missions ont été effectuées par les artilleurs français.

Les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont pas été en reste. Ces derniers ont réalisé une trentaine de sorties aériennes, au cours desquelles ils ont frappé à 16 reprises et détruit une vingtaine de positions tenues par les jihadistes dans la ville de Mossoul (dont 9 pour la journée du 13 mars).

Ces frappes, précise l’EMA, ont été effectuées à la « demande des unités de l’ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, unités d’élite, ndlr] et des FEDPOL [police fédérale irakienne, ndlr] pour détruire des positions de mortier et des bâtiments transformés en position défensive, ainsi que briser dans leur élan plusieurs tentatives de contre-offensive lancées par les combattants de Daesh. » Par ailleurs, les avions français ont participé à un raid contre une installation pétrolière exploitée par les jihadistes dans la région de Deir Ez-Zor, en Syrie.

Cela étant, les combats les plus difficiles attendent les forces irakiennes. Si l’encerclement de Mossoul a coupé la logistique de l’EI, ses combattants pris au piège risquent de se battre avec la dernière énergie. En outre, la nature du terrain leur sera favorable : le coeur historique de la ville, qui reste à conquérir, présente des rues étroites et sinueuses idéales pour le combat défensif. 

Source : Zone Militaire

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dimanche 26 février 2017

Armée de l'air : La PAF prochainement en tournée aux Etats Unis

Sauf décision contraire de l’administration Trump, la Patrouille de France se rendra pour une tournée d’un mois aux Etats-Unis, courant avril 2017.

L’invitation avait été lancée par l’ancien secrétaire à la Défense Ashton Carter, dans le cadre du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917. Une grande cérémonie doit se tenir le 6 avril à Kansas City et les Alpha Jets de la PAF devraient être la fête.

La dernière visite de la PAF aux Etats-Unis date de 2012.

La PAF devrait également participer à d’autres meetings aériens et survols de lieux prestigieux, par exemple en Floride ou à New York, au cours d’un périple nord-américain. Elle se rendra également au Canada pour célèbrer, là encore, le centenaire de la bataille de Vimy.

En retour, des avions américains pourraient participer au défilé aérien du 14 juillet prochain. L’escadrille La Fayette, formée à l’époque par des pilotes américaines, sera elle aussi à l’honneur de ces commémorations.

Source : JD Merchet - l'Opinion.fr Secret Défense

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dimanche 4 décembre 2016

Casernes : L'état des infrastructures préoccupe le CEMAT

Les années se suivent et se ressemblent pour ce qui concerne l’infrastructure – c’est à dire les casernes – de l’armée de Terre. Tous les ans, les chefs d’état-major ont régulièrement fait part de leurs préoccupations sur ce sujet lors de leurs auditions devant les députés et les sénateurs. Et, le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires pour la Force opérationnelle terrestre (FOT) ne fait qu’aggraver une situation déjà bien difficile.

Pour loger ces nouvelles recrues – 40 nouvelles unités élémentaires auront été créées en 2017 au sein des régiments déjà existants – un effort particulier a été fait en matière d’infrastructure. « Entre ‘rénover le vieux pour faire du neuf’ et ‘faire du totalement neuf durable’, nous avons choisi une solution intermédiaire avec la livraison, en fin d’année, grâce à l’entreprise Bouygues, de neuf bâtiments modulaires durables CATALPA sur les quinze bâtiments commandés en janvier 2016″, a ainsi expliqué le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

En outre, le plan d’urgence qui avait été décidé en 2014 par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, pour corriger « 700 points noirs » alors identifiés a été réalisé « à hauteur de 82 % pour le ministère, et de 75 % pour l’armée de Terre », a précisé le général Bosser.

Cependant, a prévenu le CEMAT, ces « actions ‘coup de poing’ ne doivent pas masquer une situation globalement préoccupante. » Ainsi, des besoins, pourtant jugés prioritaires, comme les aménagements prévus pour l’accueil des drones tactiques Patroller au sein du 61e Régiment d’Artillerie (RA) de Chaumont ou encore le renforcement des capacités des forces spéciales à Pau, ont été décalés.

Mais le plus préoccupant reste encore l’entretien du parc immobilier, notamment « celui de nos quartiers, qui constituent de plus en plus la maison de nos soldats, qui reviennent s’y installer. »

Car en effet, et c’est une tendance nouvelle et « extrêmement lourde », pour des raisons économiques et/ou de sécurité, « on assiste à un retour au quartier » des soldats qui, après la professionnalisation, choisissaient d’habiter en ville. Cela « nous impose d’imaginer une vie au régiment comme une vie à la maison : des infrastructures de qualité, avec des espaces de détente, de lavage du linge, etc », a commenté le général Bosser, pour « c’est sans doute une des évolutions majeures dont il faudra tenir compte dans les cinq années qui viennent. »

Or, les crédits alloués à l’entretien du parc immobilier de l’armée de Terre a fondu comme neige au soleil en moins de 10 ans. « Le parc se détériore au fil du temps, du fait d’un effort de maintenance qui est passé progressivement, en dix ans, de 6 euros du mètre carré en 2007 à 2 euros aujourd’hui. Les crédits accordés au titre du PLF 2017 permettront tout juste de freiner la dégradation du patrimoine », a expliqué le général Bosser.

« Tous ceux qui sont propriétaires de biens savent que si on n’entretient pas sa maison au fur et à mesure, le jour où il faut la réparer, la somme est trop élevée. En fait, je veille à ce que la dégradation ne nous amène pas à un point de non-retour. Deux euros du mètre carré, c’est insuffisant », a fait valoir le CEMAT.

Source : Zone Militaire

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vendredi 25 novembre 2016

Centrafrique : Deux légionnaires à l'honneur

Le compte-rendu hebdomadaire des opérations publié chaque semaine par l’État-major des armées (EMA) évoque les dernières actions effectuées par les forces engagées ainsi que leurs résultats. Mais il ne s’attarde pas sur la façon dont ces derniers ont été obtenus. Ce n’est que plus tard que, parfois, les actes de courage qu’ils ont exigés des militaires sont connus.

Ainsi en est-il de deux caporaux du 2e Régiment Étranger d’Infanterie (REI), qui viennent d’être mis à l’honneur par l’armée de Terre pour leurs actions en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Sangaris, dont la fin a été officiellement prononcée le 31 octobre par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Si une amélioration de la situation a été observée en Centrafrique, avec notamment le rétablissement des institutions politiques, il n’en demeure pas moins que le pays connaît encore de grandes difficultés au niveau sécuritaire, des affrontements entre d’anciennes composantes de la coalition rebelle de la Séléka et des milices anti-balaka étant encore réguliers.

En outre, certains groupes ont cherché à faire dérailler le processus de normalisation politique en soufflant sur les braises et en instrumentalisant les tensions intercommunautaires.

Dans ce contexte, la Force Sangaris a donc été contrainte d’intervenir face à des individus déterminés, qui n’ont pas hésité à la prendre à partie.

Cité à l’ordre de la brigade avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, le caporal Pavels s’est ainsi particulièrement distingué sous le feu « ennemi » dans les environs de l’aéroport M’Poko et dans le 5e arrondissement de Bangui ainsi qu’à Sibut.

« Gardant son sang-froid lors de chaque prise à partie », le caporal Pavels « a commandé son équipe en dépit de l’intensité des attaques, pour riposter par un feu nourri et contrôlé jusqu’à neutralisation des adversaires », indique l’armée de Terre, sur sa page Facebook. Voilà ce qui témoigne de la réalité des opérations en Centrafrique…

Et cela vaut aussi pour les actions du caporal Jiri, qui, cité à l’ordre de la brigade, a également été décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

À Bambari, nous apprend sa hiérarchie, cet auxiliaire sanitaire n’a pas hésité à « monter à l’assaut sur les positions de l’adversaire », dans la nuit du 11 au 12 août. Mais l’on n’en saura pas plus sur ce épisode. Puis, le 1er octobre, il a « repoussé une offensive ennemie contre les forces de l’ONU » [MINUSMA, ndlr] et contribué ainsi « à restaurer la sécurité dans certains quartiers de Bambari et à protéger la population en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. »

Pour rappel, en janvier dernier, deux autres légionnaires du 2e REI avaient aussi été distingués pour leurs actions en Centrafrique, lesquelles leur valurent d’être décorés de la Croix de la valeur militaire.

Source : Zone Militaire

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jeudi 14 juillet 2016

Défense nationale : En 2016, 87% des Français ont une bonne image de leurs forces armées

Un 14 juillet sous le signe de la popularité...
Pour les forces armées de la France

Tous les ans, peu avant le 14-Juillet, le ministère de la Défense publie les résultats d’un sondage mesurant la popularité des armées ainsi que l’adhésion aux opérations dans lesquelles elles sont engagées.

Après les attentats de janvier et de novembre 2015, les enquêtes d’opinion ont ainsi montré une hausse assez significative du pourcentage de personnes interrogées ayant une bonne image des forces armées : de 80% l’an dernier, il est passé à 87% en 2016.

En outre, les armées affichent un taux de confiance de 81% (derrière les hôpitaux). Si ce chiffre est important, il est toutefois en léger retrait par rapport à 2015, où il était de 83% (du moins, d’après une enquête du CEVIPOF réalisée en février de cette année-là).

Globalement, pour les Français, les armées sont « professionnelles, réactives et efficaces ». Et 66% d’entre eux estiment que leur point fort repose sur la qualité de leurs soldats. Par ailleurs, 46% des personnes interrogées ayant des enfants scolarisés leur conseilleraient une carrière militaire, soit +4% par rapport à 2015.

S’agissant des opérations, et même si elle est critiquée, Sentinelle est soutenue par 77% des sondés. La participation française à la coalition anti-État islamique (opération Chammal) bénéficie également d’un fort taux d’adhésion, avec 75% des Français qui l’approuvent. Les frappes aériennes en Syrie sont soutenues par 70% des personnes sollicitées.

En revanche, le soutien à l’opération Barkhane, menée depuis août 2014 dans la bande sahélo-saharienne (BSS) continue de s’effriter. Ainsi, 57% des Français approuvent cette intervention, contre 65% en novembre 2015.

Enfin, concernant les moyens, globalement, 81% des Français ont dit souhaiter que le budget de la Défense soit maintenu ou augmenté. Mais une large majorité – 66% – estime que la situation sécuritaire actuelle plaide pour un effort budgétaire supplémentaire. C’est 17% de plus par rapport à la dernière enquête d’opinion.

Source : Zone Militaire

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mardi 31 mai 2016

Armée de terre : Un sous officier du 13 RDP décède lors d'un exercice

Au cours de la nuit du 26 au 27 mai 2016, un sous-officier du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) a été pris d’un violent malaise alors qu’il participait à un exercice près de Périgueux.

Ses camarades se sont immédiatement portés à son secours dans l’attente de l’arrivée des pompiers et du SAMU. Pris en charge par ces derniers, le sous-officier, âgé de 31 ans, est malheureusement décédé vers 3 heures du matin, malgré les soins prodigués par les secouristes.

Ce sergent  vivait en couple et était père d’un enfant en bas âge. Il totalisait 10 ans de service, tous passés au 13e RDP, une unité interarmes qui appartient à la Brigade des forces spéciales Terre (bientôt appelée « Commandement des forces spéciales Terre »).

En une semaine, l’armée de Terre a ainsi perdu deux militaires au cours d’un entraînement. Le 19 mai, un brigadier-chef du 3e Régiment de Hussards (RH) a trouvé la mort dans l’accident de son Véhicule blindé léger (VBL) alors qu’il prenait part à un exercice de conduite destiné à former des recrues.

Source : Zone Militaire


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mercredi 4 mai 2016

Légion étrangère : La 13ème DBLE sur le plateau du Larzac

La Légion s’installe sur le plateau du Larzac

Képi Blanc, le mensuel de la Légion étrangère, consacre un dossier à Harpon13, la mission Larzac, c’est-à-dire l’installation de la 13ème DBLE sur le camp du Larzac à la suite du 122ème RI/Ceito.

Les premiers éléments y sont arrivés le 18 janvier 2016. Fin mars, « un peu plus de 300 cadres et légionnaires » étaient déjà présents sous les ordres du lieutenant-colonel d’Haussonville. La 13ème DBLE y sera officiellement installée durant l’été, avec un effectif de 480 hommes. La 13 sera rattachée, comme régiment d’infanterie, à la 6ème brigade légère blindée. La mission Harpon13 doit former deux compagnies d’infanterie (essentiellement à partir de jeunes recrues en provenance du 4ème RE) et une demi CCL (compagnie de commandement et de logistique). D’autres éléments proviendront des Emirats arabes unis, où la 13, sous un format très réduit, est implantée depuis son départ de Djibouti.

L’installation au camp de la Cavalerie sur le plateau du Larzac n’est qu’un retour aux sources pour la 13 », apprend-on à la lecture de KB. En effet, c’est ici que la 13, tout juste formée, avait été « mise en condition avant projection » durant trois semaines en mars 1940.

Avant de partir pour la campagne de Norvège, et Narvik... 

Source: Jean Dominique Merchet - Secret Défense


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samedi 30 avril 2016

Défense : L'armée de terre a besoin d'EVAT. Nouvelle campagne de séduction ...

Le taux de sélection est globalement de 2 postulants pour 1 place à pourvoir. La carrière des armes continue d’attirer les jeunes Français.

Comme elle le fait tous les trois ans, l’armée de terre mène une nouvelle campagne de recrutement à base d’affiches, de spots télévisés et de sites internet, dont le coût atteint environ 2 millions d’euros. Centrée sur des profils individuels, la communication décline le thème « Votre volonté, notre fierté ». Objectif : 14 000 recrutements.

Comme chaque premier mardi du mois, l’ensemble des centres de recrutement de l’armée de terre accueille les nouveaux engagés et leurs familles pour une cérémonie de signature du contrat. Ce moment solennel devrait se reproduire 14 000 fois cette année. 14 000, c’est en effet le nombre de militaires du rang - les engagés volontaires de l’armée de terre, ou EVAT - qui devront être recrutés en 2016. Un chiffre en forte hausse, du fait de l’augmentation des effectifs décidée après les attentats. Ils n’étaient que 9 000 en 2014 - soit une hausse de plus de 50 % en deux ans.

La machine à recrutement tourne à plein régime. Aux EVAT, il faut ajouter les cadres, officiers et sous-officiers, les légionnaires, les sapeurs-pompiers de Paris et, bien sûr les aviateurs et les marins. Au total, environ 23 000 jeunes pousseront pour la première fois la porte d’une caserne cette année. C’est considérable. « Cette année, chaque recruteur doit ramener l’équivalent d’une section » de trente hommes, résume un officier.

Depuis la professionnalisation des armées en 1996 et le départ du dernier appelé en novembre 2001, seuls les volontaires servent sous les drapeaux. Alors que de nombreux pays, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, ont de très sérieuses difficultés de recrutement, la France fait figure d’exception depuis vingt ans. L’armée de terre a le choix de ses troupes : pour chaque poste offert, elle a deux candidats. Cette moyenne recouvre toutefois des situations très contrastées. S’il est difficile de trouver des techniciens en maintenance aéronautique, des cuisiniers ou des spécialistes des systèmes d’information et de communications (SIC), à cause de la forte demande dans le civil, il y avait cette année 150 bons dossiers pour 20 places afin d’intégrer Saint-Cyr à Bac +5.

Qu’est-ce qui pousse aujourd’hui un jeune à s’engager ? Et qu’est-ce qui, en revanche, peut l’inciter à résilier son contrat ? Le général Thierry Marchand, un officier de la Légion étrangère, est en charge du recrutement dans l’armée de terre. Interrogé par l’Opinion, il décrit ce qu’il appelle « le champ de motivations et de réticences » des candidats à l’engagement. Une plongée au cœur des tendances lourdes de la société française : « Nous constatons trois grandes aspirations chez les jeunes qui prennent contact avec nous. L’un est très nouveau, c’est l’effet Charlie.

Les jeunes nous disent qu’ils veulent servir et défendre leur pays. Tous insistent également sur la difficulté d’entrer dans la vie active et pensent qu’un passage dans l’armée peut être un bon tremplin. La troisième motivation, c’est une vie active, l’aventure mais surtout la recherche d’un cadrage, de repères simples. Nous leur offrons quelque chose de carré dans un monde mou et cela les attire ». L’argent ? « Ils n’en parlent jamais et c’est nous qui abordons le sujet ». La solde d’un jeune engagé correspond globalement au smic, mais un militaire du rang est « nourri, logé, blanchi » et perçoit des primes importantes, en particulier lorsqu’il est envoyé en opération extérieure.

Quant aux réticences, le général Marchand en voit principalement trois : « Lorsqu’ils arrivent chez nous, c’est souvent une sorte de choc thermique. D’abord ils découvrent la promiscuité dans des chambres de six et pour beaucoup, c’est un vrai traumatisme. D’autant plus qu’ils n’ont plus un accès permanent à leurs téléphones portables », c’est-à-dire à leurs amis et aux réseaux sociaux. « Nous organisons des plages horaires pour cela, mais ils doivent comprendre qu’en opérations, ce n’est pas possible ». Les marins en savent quelque chose. L’interruption de la connexion pendant de longues périodes est devenue un frein sérieux à l’embarquement sur les bateaux pour de nombreux matelots.

Dernier point délicat : les familles. « Nous devons désormais considérer l’engagement comme un projet familial. Nous essayons d’acculturer les familles en les recevant et en les informant. Les pères des engagés n’ont plus l’expérience du service militaire et l’armée suscite encore beaucoup de fantasmes. Ce que nous craignons le plus, c’est l’appel à la maman au bout de la première semaine qui dit à son fils : “si c’est trop dur, rentre à la maison” ».

Malgré le coaching des futurs engagés et de leurs proches, le taux de dénonciation des contrats (« l’attrition ») se situe autour de 20 % au cours de la première année. Le général Marchand se veut rassurant : « Ce comportement se retrouve ailleurs que dans l’armée. On a une génération assez versatile ». Pour rentabiliser ses coûts de recrutement et de formation, tout en gardant une moyenne d’âge assez jeune, l’armée de terre aimerait que ses EVAT restent en moyenne huit ans chez elle. Elle n’y parvient pas, avec moins de six ans actuellement. La « fidélisation » de ses troupes reste donc un chantier important pour l’état-major.

Contrairement à une idée répandue, les armées n’offrent pas une garantie de l’emploi comparable à la fonction publique. Globalement deux militaires sur trois servent avec des contrats à durée déterminée (de plusieurs années) et c’est le cas de tous les militaires du rang. Seul l’encadrement est, partiellement, « de carrière ». Dans l’armée de terre, les personnels sous contrat représentent 72 % des effectifs.

La moitié des militaires du rang qui s’engagent sont désormais des bacheliers, alors que le niveau des sous-officiers est bac +2 et des officiers bac +5. L’âge moyen d’engagement est de 20 ans. Les jeunes femmes représentent environ 10 % des candidates et autant des recrues. Le général Marchand ne cache pas qu’il aimerait voir ce dernier chiffre augmenter. Géographiquement, certaines régions fournissent plus de militaires que d’autres. C’est le cas du nord-est et du sud-est de la France, alors que l’ouest n’est guère fana-mili. Avec 12 % des recrues, l’outre-mer fournit trois fois plus d’engagés que la métropole, proportionnellement à sa population.

Source : Jean Dominique Merchet - Zone Militaire


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mardi 29 mars 2016

Armement : Le blindé ERC-90 Sagaie retiré du service

Sans attendre l’arrivée du Jaguar, l’armée de Terre retire le blindé ERC-90 Sagaie du service

L’été dernier, au moins trois ERC-90 Sagaie étaient affectés à la base avancée française de Madama, dans le nord du Niger. Bien qu’habitués aux rudes conditions africaines, ces blindés légers à 6 roues dotés d’un canon de 90 mm ont particulièrement souffert de celles rencontrées dans la bande sahélo-saharien, notamment à cause du sable, « poudreux et fin comme de la farine », comme l’avait décrit un militaire français dans un reportage de l’Express.

Depuis son entrée en service, en 1980, l’ERC-90 Sagaie a été pratiquement de toutes les opérations extérieures menées par l’armée de Terre, surtout en Afrique. Un bonne centaine d’exemplaires sont encore en service, ces derniers ayant été « diésélisés » à partir de 2003.

« La Sagaie présente de gros avantages qui expliquent sa durée de vie supérieure à ce qu’elle aurait dû être : c’est un véhicule très léger – douze tonnes –, qui entre facilement dans un Transall, et qui a une puissance de feu assez considérable car un canon de 90 millimètres, ça fait pas mal d’effet. Nous l’avons même utilisé en début d’intervention au Mali », a rappelé le général Charles Beaudouin, le directeur la Section technique de l’armée de terre (STAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Mais il faudra bientôt en parler au passé. Devant être remplacé par un nouveau char léger, en l’occurrence le Jaguar, dans le cadre du programme Scorpion, officiellement lancé en décembre 2014, l’ERC-90 Sagaie est en train d’être progressivement retiré du service.

Le « soutien [de l'ERC-90 Sagaie] est en train de s’éteindre, et l’engin va progressivement disparaître des comptes de l’armée de terre. Il sera durablement remplacé par l’AMX-10RCR sur les théâtres d’opération, notamment à Madama au Niger, dans l’attente de la mise en service opérationnel du Jaguar escomptée en 2023″, a ainsi expliqué le général Beaudouin.

« Certains restent très attachés à la Sagaie, ce qui n’est plus du tout le cas du commandement des forces terrestres. Très pragmatiquement, je pense que l’AMX 10RCR est bien plus performant que le blindé Sagaie qui n’a pas de vision nocturne, par exemple, et qui ne peut donc pas tirer de nuit. Mais c’est vrai qu’en Afrique, il y a une certaine appétence pour la Sagaie », a encore ajouté le directeur de la STAT.

Source : Zone militaire

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lundi 21 mars 2016

Armée de terre - Génie : 5 parachutes géants pour le largage du bull du 17e RGP

Récemment, la Section d’appui à l’engagement (SAEP) du 17e Régiment du Génie Parachutiste a reçu, en décembre 2015, un premier exemplaire du Tracto-niveleur aérolargable (TNA), conçu par l’entreprise gardoise UNAC dans le cadre d’un marché notifié en 2009.

Ce 3 mars, la Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé avoir procédé avec succès à deux essais d’aérolargage de ce TNA, appelé à remplacer le tracto-niveleur D3 que les sapeurs du 17e RGP utilisèrent en 2013 pour remettre en état la piste de l’aéroport de Tombouctou.

Le premier essai était cependant connu étant donné qu’il fut réalisé en juillet 2015. Le second a été effectué le 4 février 2016.

« Au cours de ces aérolargages, cinq parachutes d’une surface de 730 m² chacun ont permis au TNA de se poser dans de bonnes conditions. Ces deux essais ont été réalisés par le centre DGA Techniques aéronautiques en collaboration avec DGA Essais en vol. Ils vont permettre de prononcer la qualification de cette capacité d’aérolargage », est-il expliqué dans le communiqué de la DGA.

La difficulté pour mettre au point le TNA était qu’il fallait un engin puissant et compact afin de pouvoir déblayer des gravats tout en étant relativement léger pour pouvoir le parachuter. Pour cela, UNAC a utilisé des matériaux à base d’aluminim à haute résistance et d’aciers à haute limite élastique. Ce bulldozer est doté d’une cabine avec blindage amovible, ce qui fait qu’il offre une meilleure protection que son prédécesseur.  

Source : Zone militaire

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mercredi 9 mars 2016

Armée de terre : Le Centre ARES une académie des forces spéciales

L’année 2016 sera marquée par plusieurs changements pour les unités des forces spéciales de l’armée de Terre. Pour commencer, à partir de juillet prochain, elles ne feront plus partie d’une brigade mais d’un commandement dédié (CFST).

En outre, il sera créé un « Groupement d’appui aux opérations spéciales », avec l’idée de puiser dans les régiments spécialisés des capacités dont les forces spéciales de l’armée de Terre ne disposent pas en propre (guerre électronique, déminage, NBC...).

Mais l’une des nouveautés de cette réforme, prévue par le plan « Au Contact », sera le renforcement du « pilier » formation des forces spéciales Terre avec la création d’une « académie », laquelle sera installée au Centre Arès, à Pau. C’est un « changement profond dans les moyens mis à disposition pour l’instruction des unités de la brigade », assure l’armée de Terre.

Cette « académie », qui dépendra directement du CFST, permettra de mutualiser les formations de cursus et de spécialité au profit des cadres et des opérateurs des unités des forces spéciales de l’armée de Terre. Pour cela, Arès dispose d’un centre de tir adapté ainsi que d’un complexe permettant de simuler des configurations de combat en zone urbaine et elle sera dotée d’une nouvelle zone prévue pour effectuer des tirs de longue distance.

« Il n’est pas question de se substituer aux centres de formation délégués des régiments. Chaque unité a des domaines de compétences qui lui sont propres, mais réunir les stagiaires de chaque régiment permet de leur apprendre à mieux se connaître », explique le lieutenant-colonel Mathieu, chef de la division formation, dont les propos ont été rapportés par le Sirpa Terre.

L’académie assurera une partie de la formation des officiers de l’actuelle BFST. Les lieutenants y suivront des stages communs tandis que les capitaines y apprendront, à partir de fin 2016, à commander une Task Unit (TU) et à conduire une mission spéciale.

Cette « académie » proposera d’autres types de stages dans des domaines variés, allant de la cyberdéfense aux compétences liées au NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique, chimique) en passant par le tir de missiles Javelin.

Enfin, l’entraînement des forces spéciales Terre relèvera également du Centre Arès, lequel sera chargé de programmer les exercices nationaux et internationaux.

« Notre centre Arès va faciliter la synergie en interne, mais aussi à l’extérieur de la brigade. L’arrivée de 25 instructeurs supplémentaires va permettre à l’armée de Terre de mieux nous connaître à travers la formation et la certification OPEX pour les unités du groupement d’appui aux opérations spéciales (GAOS). Le but est de pouvoir les engager le plus rapidement possible à nos côtés en opérations, dans les meilleures conditions », a conclu le lieutenant-colonel Mathieu.

Pour rappel, la BFST se compose actuellement d’un état-major, d’une Compagnie de Commandement et de Transmission (CCT FS), d’un Centre d’Entraînement Spécialisé (CES), du 4e Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales (RHFS), du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) et du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP).

Source : Zone Militaire


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mercredi 24 février 2016

Armée de Terre : Afflux de candidats à l'engagement

"Faire un métier qui a du sens, rendre service, défendre la patrie"

Avec la révision à hausse des effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT), l’armée de Terre doit massivement recruter en 2015 et en 2016, année au cours de laquelle il lui faudra trouver 16.000 recrues.

La décision d’augmenter les effectifs de la FOT a été prise après les attentats commis à Paris, en janvier. Visiblement, ces derniers ont eu un effet sur le recrutement puisque, fin octobre 2015, le colonel Érice de Lapresle, en charge de cette mission, confiait que l’armée de Terre avait reçu, cette année, entre 40.000 et 50.000 candidatures de plus par rapport à 2014.

Lors de son passage devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), avait confirmé cet engouement.

« En ce qui concerne les recrutements, nous avons assisté à un effet ‘Sentinelle’ surprenant : le nombre de connexions au site de l’armée de terre sur le réseau Facebook a été multiplié par mille dans les quatre semaines qui ont suivi les attentats de janvier dernier », avait constaté le CEMAT.

« Il y a probablement un regain d’intérêt de nos jeunes, pas nécessairement pour l’armée de Terre en tant que telle, mais pour la défense du territoire national. Notre campagne de communication, mise en place dans l’urgence et par nous-mêmes, est assez efficace; notre page Facebook fonctionne très bien. Les profils des candidats sont assez variés », avait-il encore affirmé.

Mais pour le général Bosser, il s’agit avant tout de « recruter des soldats, prêts à la fois à faire la guerre et à protéger leurs concitoyens sur le sol français, et non pas des policiers ‘bis’ ». Pour l’instant, s’était-il félicité, « nous avons deux candidatures pour un poste » alors que le ratio, en 1996, soit avant la professionnalisation des armées, était de « 1,5 candidature pour un poste ».

Mais, depuis, il y a eu les attentats de Paris et de Saint-Denis, revendiqués par Daesh. Et l’engouement constaté auparavant a pris une toute autre dimension.

« En période normale, on a environ 300 candidatures par jour ; depuis samedi on en a reçu plus de 1.500 par jour », a indiqué le colonel de la Presle au quotidien La Croix. « Depuis les attentats de vendredi dernier, l’engouement est encore plus marqué », a-t-il ajouté.

« Les jeunes voient certes davantage de militaires dans la rue et y pensent davantage. Mais ils nous disent aussi qu’ils veulent faire un métier qui a du sens, rendre service, défendre la patrie. On est vraiment dans la générosité, ce qui fait plaisir », a souligné l’officier.

Après leur prise de contact, ces jeunes seront orientés vers un CIRFA (Centres d’information et de recrutement des forces armées), puis, ceux qui poursuivront leur démarche, passeront des tests physiques, médicaux et psychologiques afin de vérifier leurs aptitudes. Puis en fonction, une sélection sera faite. À noter que cet afflux de candidatures peut aussi être bénéfique pour la réserve opérationnelle, appelée à monter en puissance.    

Source : Zone Militaire


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dimanche 31 janvier 2016

Pau : En 2016, une école pour les Forces Spéciales de l'armée de Terre...

Actuellement, les unités des forces spéciales de l’armée de Terre sont intégrées au sein d’une brigade dédiée (BFST) dont l’état-major est implanté à Pau-Uzein. Mais plus pour très longtemps.

En effet, dans le cadre du plan « Au Contact », ces unités ne feront plus partie d’une brigade mais d’un Commandement des forces spéciales Terre (CFST) qui sera directement rattaché au chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT). Cette mesure prendra effet le 1er juin 2016.

Cette réorganisation s’accompagnera de la création d’un « Groupement d’appui aux opérations spéciales » (GAOS), avec  l’idée de puiser au sein de régiments spécialisés des compétences que les unités des forces spéciales de l’armée de Terre ne disposent pas en propre, notamment en matière de guerre électronique, de déminage ou encore dans le domaine NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).

« Nous travaillions déjà avec les unités spécialisées, mais avec le GAOS nous franchissons une étape. Quand nous montons une opération, même dans l’urgence, ils peuvent désormais nous rejoindre à Pau. Il y a une mise au secret et une projection commune », a expliqué le général Pierre Liot de Nortbecourt, le commandant de la BFST, au quotidien Sud Ouest.

Alors que la la BFST dispose déjà d’un « centre d’entraînement spécialisé » (CES), le général Liot de Nortbecourt a également annoncé un renforcement du volet « formation » des forces spéciales Terre.

« Nous allons aussi développer notre segment formation et entraînement sur nos bases, en particulier dans la région de Pau, où nous allons créer une école des forces spéciales », a-t-il en effet affirmé.

Au passage, dans la plaquette de présentation du plan « Au Contact », il est question d’une « académie » devant dépendre du Commandement des Forces Spéciales Terre et non du Commandement de la Formation et de l’Entraînement interarmes qui verra aussi le jour en 2016, « dans un souci d’interarmisation et d’optimisation de la préparation opérationnelle ».

« Les forces spéciales doivent donc continuer à s’entraîner pour faire basculer sur des points décisifs une guerre dure un peu classique qu’on aurait pu connaître avec d’anciens pays du pacte de Varsovie. Mais elles doivent aussi être prêtes à intervenir dans des guerres pas vraiment déclarées, à lutter contre des réseaux d’individus qui sèment la terreur dans des États faillis et empêchent une vie normale. Et les forces spéciales françaises vont être de plus en plus sollicitées pour aider certains pays à se doter d’unités d’élite », a fait valoir le commandant de la BFST.

Pour rappel, la BFST se compose actuellement d’un état-major, d’une Compagnie de Commandement et de Transmission (CCT FS), d’un Centre d’Entraînement Spécialisé (CES) du 4e Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales (RHFS), du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) et du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP).  

Source : Zone Militaire


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lundi 25 janvier 2016

Valfréjus : Qui étaient les 5 légionnaires du 2e REG emportés par une avalanche ?

Comme l’armée de l’Air l’an passé, l’armée de Terre a perdu cinq des siens au cours d’un entraînement. Le 18 janvier 2016, en début d’après-midi, un groupe de 51 légionnaires appartenant à la 3e compagnie du 2e Régiment Étranger de Génie (REG) a été emporté par une avalanche alors qu’il se dirigeait, en ski de randonnée, vers le col du Petit Argentier, dans la région de Valfréjus (Savoie).

Cette coulée de neige a fait 14 victimes : 5 légionnaires ont perdu la vie et 9 autres ont été blessés, dont 2 se trouvent encore dans un état grave. Une enquête a été ouverte par le procureur de la République d’Albertville afin d’établir les circonstances de ce drame.

« L’entraînement militaire comprend nécessairement des risques surtout dans un milieu comme la montagne qui peut être hostile », a commenté Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, venu à Valfréjus pour rendre hommage aux victimes. « C’est le sens des exercices en conditions réelles, qui préparent nos soldats aux opérations difficiles, avec l’objectif de mieux nous protéger (…) L’enquête démontrera si les risques pris ont été appréciés avec les précautions qui s’imposaient », a-t-il ajouté.

« La montagne est un milieu dur, exigeant où les conditions naturelles sont toujours changeantes. Le risque zéro n’existe pas, quel que soit le milieu auquel nous sommes confrontés. Nous en sommes conscients et au quotidien, dans l’exercice de notre métier, nous prenons toutes les mesures pour atténuer ces risques », a, de son côté, expliqué l’armée de Terre.

Les cinq légionnaires ayant perdu la vie à cause de cette avalanche étaient âgés de 21 à 33 ans.

Le plus expérimenté d’entre-eux était le caporal Touré Lamarana (au centre de la photo). Né à Madagascar et naturalisé français, il avait rejoint les rangs de la Légion étrangère en avril 2008, en souscrivant un premier contrat de 5 ans. À l’issue de sa formation initiale effectuée au 4e Régiment Étranger (RE), au cours de laquelle il se fit remarquer par sa forte motivation, il avait été affecté au 1er Régiment Étranger de Génie.

Élevé à la distinction de légionnaire de 1ère classe en 2009, ce sapeur à « l’excellent état d’esprit », selon sa hiérarchie, prit part aux opérations en Afghanistan (mandat PAMIR XXII).  Au cours de ce déploiement, il se distingua en ripostant à la mitrailleuse sur des positions ennemis alors que son unité était prise à partie. Pour cela, il sera cité à l’ordre du régiment. Promu caporal en 2011, Touré Lamarana fut désigné pour rejoindre le 3e Régiment Étranger d’Infanterie (REI) en Guyane. À son retour, en juillet 2015, il fut affecté au 2e REG. C’est au cours de sa formation initiale de légionnaire de montagne qu’il fut ainsi victime de cette avalanche. Il était titulaire de la Croix de la valeur militaire avec étoile de bronze, de la médaille d’argent de la défense nationale, de la médaille commémorative française « Afghanistan » et de la médaille de la reconnaissance de la Nation.

Né en Italie il y a 26 ans, le légionnaire de 1ère classe Samuel Simi [1er en partant de la droite sur la photo] s’était engagé au sein de la Légion étrangère en juillet 2013. Suite à sa formation initiale au 4e RE, où il fit preuve de sérieux et d’efficacité, il fut affecté au 2e REG, où il obtint ses brevets de sapeur de combat et de démineur. Elevé à la distinction de 1ère classe en mai de l’année suivante, il effectua une mission de courte durée à La Réunion. Ce militaire à la fois humble et déterminé fut sélectionné pour devenir légionnaire de montagne. Il était titulaire de  la médaille de bronze de la défense nationale et de la médaille de la protection militaire du territoire au titre de l’opération «Sentinelle».

Originaire d’Albanie, Denis Halili [1er en partant de la gauche sur la photo], 21 ans, venait de rejoindre les rangs de la Légion étrangère. Après sa formation initiale, il avait intégré le 2e REG le 29 octobre 2015, en qualité d’opérateur véhicule de l’avant blindé (VAB) génie, avant de suivre la formation de légionnaire de montagne.

Né en Moldavie il y a 21 ans, Gheorghe Palade [2e en partant de la droite sur la photo] venait de fêter sa première année au sein de la Légion étrangère, qu’il avait en effet rejoint le 16 janvier 2015. Après avoir réussi ses stages de sapeur de combat et de démineur, il venait d’obtenir, avec brio,  son brevet d’alpiniste militaire.

Enfin, Lal Bahadur Khapangi [2e en partant de la gauche sur la photo], 24 ans, était originaire du Népal. Devenu légionnaire en août 2014, il avait rejoint les rangs du 2e REG en décembre de la même année. Décrit comme « rustique et motivé », il était devenu sapeur de combat et démineur.

Source : Zone Militaire


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samedi 23 janvier 2016

DAMAN : Visite du général de corps d'armée Hervé Wattecamps

Daman : Visite du général de corps d’armée Hervé Wattecamps à l’EMNPBAFI

Le 1er janvier 2016, le général de corps d’armée Hervé Wattecamps, directeur des ressources humaines de l’armée de Terre, s’est rendu sur la base militaire de Shama, au Sud-Liban. Il y a rencontré les soldats de la 27e Brigade d’infanterie de montagne (BIM) déployés au sein de la Force intérimaire des Nations Unies (FINUL) pour armer l’Etat-major non-permanent de la brigade alpine franco-italienne (EMNPBAFI).

Accompagné d’une délégation onusienne, le général Wattecamps a été accueilli par le général de brigade italien, Franco Federici, commandant l’ensemble des contingents déployés dans le secteur Ouest de la FINUL. Les deux généraux se sont entretenus sur la coopération militaire entre la France et l’Italie et sur la création de l’EMNPBAFI, projet initié entre 2010 et 2012 par le général Wattecamps lui-même alors qu’il commandait la 27e BIM. Celui-ci a souligné l’importance de cet engagement bilatéral et la nécessité de maintenir un lien solide entre les deux brigades transalpines.

La visite s’est poursuivie par la rencontre des casques bleus français armant l’EMNPBAFI. Afin de rendre hommage à leur ancien commandant de brigade, le détachement a entonné les «Allobroges», hymne symbolique des troupes de montagnes. Puis, le général Wattecamps leur a adressé ses meilleurs vœux pour l’année 2016 tout en exprimant sa satisfaction quant à la réalisation de ce premier partenariat militaire franco-italien au profit d’une opération multinationale.

La veille, le 31 décembre 2015, le général Wattercamps avait passé la soirée de la Saint Sylvestre avec les casques bleus français de l’opération Daman. Accueilli par le colonel Rodolphe Hardy, commandant de l’opération Daman et chef de corps de la Force Comander Reserve (FCR) de la FINUL et par le général Michel Grintchenko, chef d’état-major de la FINUL, il a pu rencontrer et échanger avec les soldats français déployés depuis trois mois à Dayr Kifa.

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence dans le cadre de l’opération Daman. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

Source : Defense.gouv.fr


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