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Tag - Armée de l air

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jeudi 5 octobre 2017

Armement : La ministre des armées annonce le processus d'armement de nos drones Reaper

La ministre des armées Florence Parly a annoncé cette évolution attendue par les militaires, rappelant qu’un drone n’est pas « un robot tueur ».

Enfin ! La ministre des armées a pris une décision politiquement courageuse en annonçant, mardi à Toulon dans le cadre de l’Université d’été de la Défense, l’armement prochain des drones Reaper de l’armée de l’air. Cela pourrait se faire dès 2019.

« Non, un drone armé n’est pas un robot tueur »

Même si elle était convaincue de cette nécessité militaire, la précédente équipe avait reculé devant cette décision de crainte de susciter des polémiques à gauche. Au point de demander, jusqu’en décembre dernier pour les plus récentes livraisons, le « décâblage » des drones américains, comme le rappelle le sénateur Cédric Perrin (LR, T. de Belfort), auteur d’un rapport sur le sujet avec Gilbert Roger. La ministre a rappelé une évidence : « Non, un drone armé n’est pas un robot tueur ». En effet, il s’agit d’un engin piloté et dont les opérations restent sous contrôle humain, sauf que l’équipage est au sol et non à bord.

Rien à voir donc avec les futurs SALA, systèmes d’armes autonomes létaux, qui eux, marqueront une rupture posant de véritables questions éthiques, puisque grâce à des formes d’intelligence artificielle ils disposeront de la capacité de décider eux-mêmes d’ouvrir le feu et donc de tuer. Nous n’en sommes pas là et toute la question reste celle des règles d’engagement.

À cet égard, la ministre des armées a ainsi expliqué que « cette décision ne change rien aux règles d’usage de la force, au respect du droit des conflits armés (...). En effet, les règles d’engagement pour les drones armés seront strictement identiques à celles que nous appliquons déjà. Qu’il s’agisse d’un canon Caesar, d’un missile de croisière, d’un Rafale : comme pour les drones, si l’opérateur est physiquement éloigné de l’objectif, l’homme n’en est pas moins au cœur de l’engagement du feu ».

Devant la presse, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, a ensuite expliqué que les Reaper déployés au Sahel sont « déjà dans la boucle d’engagement du feu » au travers de leurs capacités de surveillance, d’observation et d’éclairage des cibles. Le choix des munitions qui devraient armer les drones aura lieu en 2018 et l’armée de l’air souhaite que celles-ci soient « complémentaires » de celles mises en œuvre par les autres aéronefs. Le ministère des armées indique que « le missile (américain) Hellfire est la seule arme disponible à ce jour » et que « la possibilité d’armer les drones avec des munitions européennes sera étudiée ».

On sait la grande dépendance de la France vis-à-vis des États-Unis en matière de drones, que ce soit pour leur mise en œuvre, leur maintenance, leur lieu de déploiement ou la formation des équipages. Cet armement ne pourra donc se faire que dans le cadre d’une très étroite coopération avec le partenaire américain. Le ministère indique que les Reaper de l’US air force sont armés de bombes de 250 kg avec différents types de guidage et du missile Hellfire (masse de l’ordre de 50 kg et portée de 8 à 10 km). « Pour permettre une mise à disposition au plus tôt de cette capacité, il faut faire l’acquisition d’une configuration strictement identique à celle mise en œuvre par les Américains » reconnait le ministère dans son dossier de présentation.

L’armée de l’air dispose actuellement de 6 drones, dont 5 basés à Niamey et un à Cognac. Les 6 derniers drones seront livrés en 2019.

Le ministère précise que « le Royaume-Uni met en œuvre 10 drones Reaper armés et a signé un contrat pour l’acquisition de 26 nouveaux drones armables Predator. L’Italie, qui possède 9 drones Predator et 6 drones Reaper, va également les armer. L’Allemagne, en janvier 2016, a annoncé la location à partir de 2018 de drones Heron (israéliens) armés ».

La ministre Florence Parly a également assuré qu’« à moyen terme, le futur drone européen, dont nous réalisons les études en coopération avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, sera également doté d’armements. »

La veille de son intervention devant l’Université d’été, la ministre avait assisté à Istres à un vol du démonstrateur de drone furtif Neuron (Dassault-Aviation) qui vient de débuter sa troisième campagne d’essais, cette fois-ci en franco-français. 20 vols sont prévus.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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lundi 24 juillet 2017

Budget des armées : Augmentation de 1,2 milliard... Va-t-on vers un apaisement de la polémique ?

La ministre des Armées dit avoir obtenu le dégel de 1,2 milliard d’euros de crédits. 

Se pencher sur le budget des armées n’est pas simple pour le néophyte, surtout en ce moment, avec l’avalanche de chiffres donnés par l’exécutif. Résumons : pour 2017, le Parlement a alloué 32,7 milliards d’euros (dont 300 millions de recettes exceptionnelles) de à la mission « Défense ».

Sur ce montant, il a été annoncé, puis confirmé, que 2,7 milliards avaient été gelés par la précédente équipe gouvernementale. Cette pratique n’a rien d’inhabituelle : on y a droit chaque année. Il revient au ministre des Armées d’obtenir qu’ils soient débloqués au plus vite alors que Bercy souhaite au contraire les « garder au chaud » le plus longtemps possible, voire carrément les annuler.

Déjà, la ministre des Armées, Florence Parly, a perdu une première manche : 850 millions d’euros ont été annulés par le ministère de l’Action et des Comptes publics. Cette somme correspond à celle qui manquera pour financer les opérations extérieures, pour lesquelles 450 millions d’euros avaient été initialement provisionnés dans le budget des Armées.

Normalement, si la Loi de programmation militaire avait été respectée à la lettre, ces 850 millions d’euros aurait dû faire l’objet d’un financement interministériel, comme le veut la pratique depuis une dizaine d’années. Mais ce ne sera donc pas le cas : ils seront donc prélevés sur le programme 146 « Équipement des Forces ». Cette annonce a été à l’origine de la première crise du quinquennat de M. Macron, marquée par la démission du général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA).

Avec 850 millions annulés, restait donc à Mme Parly d’obtenir le dégel de 1,85 milliard. Et visiblement, d’après ce qu’elle a affirmé dans les colonnes du Journal du Dimanche, elle pu en arracher 1,2 milliard à Bercy.

« Je suis en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2 milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci », a expliqué la ministre. Le 20 juillet, Mme Parly a rencontré, tôt le matin, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, avant de s’envoler vers Istres avec le président Macron.

Si ce dégel devrait permettre à la Direction générale de l’armement (DGA) d’éviter une cessation de paiement, la coupe de 850 millions d’euros pourrait accroître le report de charges de cette dernière. Report qui a déjà atteint le niveau, préoccupant, de 3,1 milliards d’euros fin 2016.

Cela étant, cette annonce, qui vient fort à-propos après les tensions de ces derniers jours, peut donner le sentiment à l’observateur peu au fait des questions budgétaires que le budget des Armées a été augmenté. Or, il n’en est évidemment rien. Comme le rappelle le député (LR) François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense à la commission des Finances, ce dégel « ne constitue pas un cadeau fait aux armées mais le strict respect de la loi de finances initiale. »

« Je me suis engagée à ce que les annulations de crédits n’aient pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération. C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage », a par ailleurs souligné Mme Parly, sans donner de précision sur les programmes affectés par les coupes.

« Pour 2018, le budget de la défense augmentera de 1,8 milliard, ce qui fait une croissance de 5 % par rapport à 2017. Et, dans cette augmentation confirmée par le Président à Istres pour 2018, il est prévu 200 millions d’euros qui seront affectés à de l’équipement de base pour les militaires », a également dit la ministre, qui s’est vantée d’avoir obtenu le « meilleur budget de la Défense depuis 10 ans. » Sur ce point, on jugera au moment de son exécution.

 Source : Zone Militaire


 
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mercredi 19 juillet 2017

CEMA : Demission de Pierre de Villiers - Nomination de François Lecointre...

= Communiqué de la FNCV=

La Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV) prend acte de la démission du général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. Elle salue respectueusement le chef courageux, loyal, compétent et motivé, admiré de tous, qui nous quitte.

La FNCV forme des vœux pour que son successeur le général d’armée François Lecointre, parfaitement informé de l’état de nos forces armées par ses fonctions passées auprès des Premiers ministres qui se sont succédés, obtienne enfin et sans délai, les moyens nécessaires à la protection de la France et des Français et à la bonne exécution des missions confiées à nos armées.

La Fédération Nationale des Combattants Volontaires

 
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lundi 17 juillet 2017

CEMA Général de Villiers : « La confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages »

Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron faisait le constat de forces armées « utilisées au maximum de leur capacité », ce qui faisait « craindre une dégradation progressive de leur sécurité, de leur efficacité et du recrutement », tout en soulignant l’inquiétante détérioration de leurs équipements.

« Quant à nos dépenses militaires, rapportées au nombre d’habitants, elles stagnent depuis longtemps, voire diminuent, alors même que les conflits s’intensifient et que nombre de pays se réarment », pouvait-on encore y lire. D’où son engagement de porter progressivement le budget de la Défense à 2% du PIB en 2025 (hors pensions et coût des opérations). Et d’ajouter : « Cet effort est nécessaire, pour faire face au renforcement des effectifs post-attentats et pour moderniser nos équipements, mobilisés sur plusieurs fronts. »

Seulement, l’annonce de 850 millions d’euros de coupes dans les dépenses militaires ne va pas dans le sens promis par M. Macron. Et même si 1,5 milliards d’euros seront alloués au ministère des Armées en 2018, le compte n’y sera pas : il manquera en effet 500 millions pour assurer la bonne trajectoire vers l’objectif des 2% en 2025.

« Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis, ce n’est pas plus compliqué que cela », a pourtant assuré M. Macron, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 16 juillet. Cela étant, le quinquennat ne fait que commencer et l’on verra si les promesses seront tenues ou pas. Mais tout de même : dire que l’on augmentera le budget des armées en commençant par le réduire pour ensuite affirmer que l’on tiendra ses engagements n’aide pas à instaurer la confiance. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit le proverbe.

La confiance justement. Hasard ou coïncidence, c’était le thème que le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), avait promis d’aborder dans sa prochaine « Lettre à un jeune engagé ». Alors qu’il vient d’être sèchement rappelé à l’ordre par le président Macron pour sa sortie contre les économies de 850 millions demandées aux armées, il a tenu parole, en publiant le texte promis le 14 juillet.

« La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller », a ainsi écrit le CEMA, après avoir cité le général Delestraint, le chef de l’Armée secrète mort en déportation en avril 1945 et dont le « discours est une exhortation ferme à rejeter toute ‘mentalité de chien battu ou d’esclave' ».

« Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre », continue le général de Villiers.

Mais l’essentiel de cette lettre du CEMA tient dans sa conclusion. Et certains y verront sans doute une réponse au recadrage du président Macron, qu’il doit conseiller pour qu’il reste un chef des Armées et non un chef désarmé.

« Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité », écrit ainsi le général de Villiers.

« Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi », poursuit le CEMA, pour qui « la confiance est une vertu vivante » qui « a besoin de gages. » Et de conclure : « Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte. »

Peut-être qu’il sera question de confiance lors de l’entretien, en tête à tête, qu’aura le général de Villiers avec Emmanuel Macron le 21 juillet prochain. « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change », a déjà prévenu le chef de l’État.

Source : Zone Militaire


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jeudi 1 juin 2017

Armée de l'air : Le général SOULET nous a quittés...

Décès du général Serge Soulet, le commandant des Forces aériennes

Commandant des Forces aériennes (CFA), et donc à la tête de près de 500 unités et de 23 000 aviateurs, le général de corps aérien Serge Soulet, 55 ans, s’est éteint des suites d’une longue maladie, le 21 mai 2017.

Né à Thionville (Moselle) le 6 mai 1962, le général Soulet fut breveté pilote de chasse après avoir intégré l’École de l’Air à l’âge de 19 ans (promotion  » Colonel Rossi-Levallois »). Passé par les escadrons de chasse 2/4 La Fayette et 3/3 Ardennes, il fut affecté, au titre d’un échange, au 433ème ETAC Bagotville au Canada.

Au cours des années 1990, il devint le chef des opérations de l’EC 3/30 Lorraine avant d’en devenir le commandant en second, quatre ans plus tard. Après une année passée au Collège interarmées de défense (CID, École de guerre), il fut affecté à l’EC 1/30 Alsace. En 2000, il exerça des fonctions à l’état-major de l’armée de l’Air avant de prendre le commandement de la base aérienne 103 de Cambrai.

Auditeur, en 2007, du Centre des hautes études militaires (CHEM) et de la session nationale de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), il devint chef de la cellule « organisation et ressources humaines » et adjoint-Air du chef du cabinet militaire du ministre de la Défense, avant de retrouver l’état-major de l’armée de l’Air en tant que « sous-chef emploi-soutien ».

Le général Soulet fut notamment l’architecte de la modernisation des structures de commandement de l’armée de l’Air, en réorganisant « la préparation opérationnelle des forces de combat conventionnelles et spéciales » et en réalisant, avec succès, la fusion des commandements des forces aériennes et du soutien des forces aériennes (CFA et CSFA) entre 2013 et 2015.

Officier sensible d’une très grande humanité (« L’humain mérite plus que notre attention et notre engagement » disait-il), charismatique et franc, « il a porté au plus haut la vertu de l’exemple par son courage et son abnégation au service de l’institution », souligne un communiqué de l’armée de l’Air. « Unanimement apprécié de ses pairs comme de ceux à qui il a commandé, il aura marqué l’armée de l’air par son altruisme, son dévouement, et son audace », poursuit le texte.

Une cérémonie militaire pour lui rendre les derniers hommages a lieu sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac le 24 mai 2017.

Source : Zone Militaire

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vendredi 28 avril 2017

Garde Nationale : Décret destiné à stimuler le volontariat et le recrutement de réservistes

Quand la Garde nationale a été mise sur les rails, en octobre 2016, il était question de prendre des mesures devant faciliter le recrutement de volontaires pour rejoindre les réserves opérationnelles des ministères de la Défense et de l’Intérieur.

L’objectif alors affiché était de recruter 85.000 volontaires d’ici la fin 2018 afin de pouvoir en engager quotidiennement 9.000 sur le terrain. Actuellement, la Garde nationale en compte 65.700, dont 6.000 mobilisés tous les jours aux côtés des unités d’active des forces armées et de police.

Les mesures « d’attractivité » annoncées ont été adoptées par un décret qui a été publié dans le Journal Officiel du 15 mars. Ainsi, il a été décidé d’instaurer une prime annuelle de fidélité de 250 euros destinée à tout réserviste renouvelant son contrat initial d’engagement pour un contrat de 3 ans minimum et effectuant au moins 37 jours d’activité de réserve par an.

Les étudiants âgés de moins de 25 ans auront droit à une « allocation d’étude » mensuelle de 100 euros à la condition de signer un contrat d’engagement initial de 5 ans au sein de la Garde nationale et sous réserve d’effectuer 37 jours d’activité dans l’année.

Enfin, les volontaires âgés de moins de 25 ans, qu’ils soient étudiants ou déjà dans la vie active, pourront bénéficier d’une aide de 1.000 euros pour passer leur permis de conduire B, à la condition toutefois d’avoir effectué au moins 50 jours d’activité de réserve et d’être à plus de deux ans du terme du contrat.

Par ailleurs, une instruction fiscale visant à réduire les impôts des entreprises qui facilitent l’engagement de leurs salariés dans la Garde nationale est entrée en vigueur le 8 février.   

Source : Zone Militaire


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mardi 21 mars 2017

Irak : Les artilleurs français de Chammal autour de Mossoul

Désormais regroupés sur une même emprise située à une vingtaine de kilomètres au nord de Mossoul, les 4 camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) de la Task Force française Wagram ont été fortement sollicités ces derniers jours, ce qui s’est traduit par une activité deux fois plus importante par rapport aux semaines précédentes.

En effet, les artilleurs français ont fourni un appui essentiel à la manoeuvre d’encerclement de Mossoul effectuée par les forces irakiennes, en particulier dans le secteur de Badush, au nord-ouest de la ville.

D’après le dernier compte-rendu de l’État-major des armées (EMA), cette manoeuvre d’encerclement est désormais terminée, les 9e et 16e divisions irakiennes ayant pu faire leur jonction au nord-ouest de Mossoul. Mais avant cela, les CAESAR de la TF Wagram n’ont pas chômé : les artilleurs français ont en effet effectué 60 missions, dont 22 de neutralisation et de destruction des positions tenues par l’État islamique (EI ou Daesh). Les 38 autres, dites d’éclairement, ont permis d’interdire les mouvements de Daesh et/ou de faciliter ceux des forces irakiennes.

La journée du 13 mars a été particulièrement intense puisque la TF Wagram a effectué 7 missions d’appui au cours desquelles les CAESAR ont tiré plus de 160 obus. L’une d’entre-elles a consisté à appuyer l’offensive d’une brigade de la 9e Division irakienne dans le secteur de Badush.

« Pendant plus d’une heure, alors que les combattants irakiens montent à l’assaut, les quatre canons CAESAR entretiennent des tirs précis et réguliers sur les positions des combattants de Daesh solidement retranchés dans les bâtiments d’un hameau vidé de ses habitants et transformé en position défensive », a raconté l’EMA. Plus tard, dans la journée, 6 autres missions ont été effectuées par les artilleurs français.

Les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont pas été en reste. Ces derniers ont réalisé une trentaine de sorties aériennes, au cours desquelles ils ont frappé à 16 reprises et détruit une vingtaine de positions tenues par les jihadistes dans la ville de Mossoul (dont 9 pour la journée du 13 mars).

Ces frappes, précise l’EMA, ont été effectuées à la « demande des unités de l’ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, unités d’élite, ndlr] et des FEDPOL [police fédérale irakienne, ndlr] pour détruire des positions de mortier et des bâtiments transformés en position défensive, ainsi que briser dans leur élan plusieurs tentatives de contre-offensive lancées par les combattants de Daesh. » Par ailleurs, les avions français ont participé à un raid contre une installation pétrolière exploitée par les jihadistes dans la région de Deir Ez-Zor, en Syrie.

Cela étant, les combats les plus difficiles attendent les forces irakiennes. Si l’encerclement de Mossoul a coupé la logistique de l’EI, ses combattants pris au piège risquent de se battre avec la dernière énergie. En outre, la nature du terrain leur sera favorable : le coeur historique de la ville, qui reste à conquérir, présente des rues étroites et sinueuses idéales pour le combat défensif. 

Source : Zone Militaire

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mardi 28 février 2017

Défense : Bombardiers stratégiques russes interceptés au large des côtes françaises par l'Armée de l'air

Ce n’est pas encore devenu routinier, comme cela pouvait l’être aux grandes heures de la Guerre Froide. Mais ça pourrait peut-être le devenir. Comme en février et en septembre 2016, deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 « Blackjack » ont une nouvelle fois été interceptés par l’armée de l’Air.

Dans un premier temps, le centre d’opérations de l’Otan d’Uedem (Allemagne) a détecté 6 avions russes en approche des côtes de la Norvège aux environ de 7 heures, ce 9 février 2017. Alertée, l’aviation norvégienne a fait décoller une patrouille de F-16 pour aller à leur rencontre. C’est alors que la formation russe s’est divisée: quatre appareils – dont le type n’a pas été précisé – ont rebroussé chemin tandis que les 2 Tu-160 «Blackjack» ont continué leur mission en prenant le cap vers les îles britanniques.

Pris en charge par la Royal Air Force, qui a fait décoller des Eurofighter Typhoon pour les accompagner, les bombardiers russes ont contourné l’Irlande par l’ouest et mis le cap vers la Bretagne.

La haute autorité de défense aérienne (HADA) avait anticipé ce mouvement en décidant de solliciter, dès 7h30 (soit 30 mn après l’alerte de l’Otan), un avion de surveillance aérienne E3F AWACS pour suivre les Tu-160, et de positionner, vers 11 heures, un ravitailleur C-135 FR.

C’est ainsi que, vers 12h30, deux Mirage 2000-5 du Groupe de Chasse 1/2 Cigognes, prépositionnés sur la base aéronavale de Lann-Bihoué au titre de la Permanence Opérationnelle (PO), ont décollé pour intercepter puis accompagner les deux Tu-160, qui s’approchaient à une centaine de kilomètres des côtes françaises. Un Rafale de la PO de Saint-Dizier complétera ce dispositif un peu plus tard.

Les avions français ont ensuite passé le relais à des F-18 espagnols. Mais, peu après, les bombardiers russes ont changé de cap pour, apparemment, prendre le chemin du retour. Reste à voir maintenant si, dans les prochains jours, ces deux Tu-160 n’auront pas provoqué d’incident, comme cela avait été le cas en Islande, lors de leur visite de septembre 2016…

En tout cas, cette mission russe, dont le principal objectif est de tester les défenses des pays de l’Otan, a donc fait décoller, côté français, 2 Mirage 2000-5, 1 Rafale, 1 avion ravitailleur et 1 AWACS.

Pour rappel, le Tu-160 Blackjack est un avion imposant (54,10 mètres de long pour une envergure de 55,70 mètres), capable d’emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes (dont des missiles à capacité nucléaire AS-15 Kent et AS-16 Kickback), de voler à 2.200 km/h et de parcourir une distance de 13.200 km.

Enfin, l’armée de l’Air souligne que « ces interceptions et escortes ont été dirigées par le Centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun, en étroite collaboration avec les deux centres d’opérations de l’OTAN du nord (Uedem) et du sud (Torrejón). »

Source : Zone Militaire

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samedi 31 décembre 2016

Soldes... des soldats : Prime ISSE, combien gagne-t-on en OPEX ?

Prime ISSE des militaires en Opération Extérieure

L’article sur les primes OPEX, basé sur un rapport de la Cour des comptes, a suscité de nombreuses réactions, à juste titre. Les chiffres paraissaient insensés et en tout cas contraires à ceux que j’avais précédemment donné sur ce blog. Un internaute - que je remercie vivement - me donne les chiffres moyens de l’ISSE (indemnité de sujétions pour service à l’étranger), la « prime opex » qui s’ajoute à la solde habituelle et n’est pas imposable.

  • un militaire du rang touche environ 2200 d’ISSE par mois
  • un sergent : 2242
  • un sergent-chef : 2389
  • un major : 3514
  • un lieutenant-colonel : 5282
  • un colonel: 5596
  • un général de brigade : 7790

Ce dernier est donc le seul à toucher plus de 30.000 euros pour une OPEX de 4 mois.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Defense


... Et en attendant la nouvelle année, les primes et les soldes de janvier, la FNCV vous souhaite un...

Bon réveillon à tous
et
une bonne année 2017

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dimanche 25 décembre 2016

Armée de l'air : Trois Jetmen dans la PAF

Une première mondiale pour la Patrouille de France

Des hommes volants qui volent en formation avec une patrouille acrobatique ? Si les scénaristes d’Iron Man 4 ont imaginé une telle scène, ils devront trouver autre chose. Car elle a déjà eu lieu dans les environs du Mont Ventoux, au mois d’octobre. Mais ce n’est que ce 24 novembre 2016 que l’armée de l’Air a communiqué à son sujet.

Trois « hommes volants », Yves Rossy, Vincent Reffet et Fred Fugen, chacun équipé d’un jet pack (ou réacteur dorsal) et d’ailes rigides, ont volé, en utilisant uniquement les mouvements de leur corps pour rester en formation, aux côtés des 8 Alphajet de la Patrouille de France (PAF).

Ce vol, qui a exigé près d’un an de préparation, a duré 9 minutes et s’est déroulé à une altitude de 4.000 pieds (1.200 mètres) et à une vitesse de 140 noeuds (260 km/h).

En plus d’un exploit, il s’agit d’une première mondiale, par ailleurs filmée par le réalisateur Éric Magnan pour Airborne Films.

« Quelle fantastique expérience pour nous, pilotes de l’armée de l’air, d’avoir pu voler en patrouille avec des hommes », a commenté le commandant Christophe Dubois, leader de la Patrouille de France.

Ces trois jetmen font partie de la patrouille « Jetman Dubaï », qui, emmenée par Yves Rossy, un ancien pilote militaire suisse, compte les français Vincent Reffet et Fred Fugen, trois fois champions du monde de parachutisme. Cette formation avait déjà fait parler d’elle en volant, en octobre 2015, auprès d’un Airbus A-380 de la compagnie Emirates.

Source : Zone Militaire

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La FNCV vous souhaite
Un bon réveillon et un Bon Noël


Prière du Para

Je m'adresse à vous , mon Dieu,
Car vous donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi qu'on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos,
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir!
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce que l'on vous refuse.
Je veux l'insécurité et l'inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre.
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n'aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

André Zirnheld , licencié de philosophie
Commando parachutiste du French Squadron des SAS
Décédé en juillet 1942 à l'age 29 ans lors d'un raid en Egypte.
Compagnon de la Libération à titre posthume le 1er mai 1943.

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lundi 14 novembre 2016

Irak : 6 Rafale français armés de Scalp participent à un raid aérien massif

Chammal: 6 Rafale français armés de SCALP participent à un raid aérien massif en Irak

Le 31 octobre 2016, au cours d’un raid massif mené par sept nations de la coalition internationale contre Daech, quatre Rafale de l’armée de l’Air et deux Rafale de la marine nationale ont conduit une frappe planifiée et détruit un complexe de stockage et de fabrication d’armes de Daech dans la région d’Hadithah en Irak.

Au cours de cette mission de bombardement, les chasseurs français, ont délivré huit missiles de croisières Scalp, en étant engagés aux côtés de 14 autres avions de la coalition internationale, issus de sept nations différentes. Le dispositif aérien mobilisé pour conduire cette frappe importante a été adapté à la taille, à la nature et à la complexité des objectifs à traiter (vaste complexe de dépôts de munitions, bunkers enterrés).

La mission a donc été réalisée dans le cadre d’une COMAO (Combined Air Operation – opération aérienne interalliée coordonnée) qui exige une préparation minutieuse en amont et fait appel à une grande expertise en vol. Son succès démontre l’interopérabilité des équipages français avec leurs homologues de la coalition, fruit de nombreux exercices et d’opérations menés en commun.

En complément des Rafale français, l’Atlantique 2 de la Marine nationale a participé à cette mission afin de participer à l’évaluation des frappes sur la zone, et de récolter les informations nécessaires à la planification des actions à venir.

Cette mission à laquelle ont participé les avions français s’inscrit dans la stratégie de lutte contre Daech en frappant ses moyens et ses infrastructures militaires et logistiques. Elle souligne le haut niveau d’engagement des moyens des armées françaises dans l’opération Chammal au sein de la coalition, dans une période clef d’intensification de l’effort contre l’organisation terroriste.

Source : defense.gouv.fr

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mardi 4 octobre 2016

Défense : Deux bombardiers russes TU 160 interceptés et raccompagnés par des Rafale

Deux bombardiers stratégiques russes interceptés par des Rafale

Contrairement aux fois précédentes, la communication du ministère français de la Défense aura été très rapide (est-ce la conséquence d’une question adressée par le député Jean-Français Lamour ?). Ainsi, le 22 septembre 2016, quatre Rafale de la permanence opérationnelle (PO) ont décollé pour intercepter et accompagner deux bombardiers stratégiques russes de type Tu-160 Blackjack qui évoluaient à proximité de l’espace aérien français.

Les avions russes ont été détectés à 9h13 par la Norvège, qui a fait décoller deux de ses F-16 pour les intercepter. Puis, les deux Tu-160 ont pris la direction du nord de l’Écosse, où deux Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force les ont accompagnés.

Après avoir contourné l’Irlande par l’ouest, les bombardiers russes ont ensuite volé vers la Bretagne. À 13h57, deux Rafale en alerte sur la base aérienne de Tours ont alors décollé pour les intercepter et les accompagner alors qu’ils se trouvaient à 100 km des côtes bretonnes.

Ayant mis le cap vers l’Espagne, les deux Tu-160 russes ont été pris en charge, à 14h33, par deux autres Rafale de la PO de Mont-de-Marsan. Puis deux F-18 espagnols ont pris le relais des avions français. Arrivés au large de Bilbao, les bombardiers sont repartis vers le nord, précisément vers l’Irlande.

« Ces interceptions et escortes ont été menées en étroite collaboration entre les deux centres d’opération de l’Otan du nord et du sud et le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon-Mont Verdun », a précisé un communiqué de l’armée de l’Air, qui aura donc engagé 4 Rafale, dont 3 ont été ravitaillés en vol entre Clermont-Ferrand et Brest.

Pou rappel, le Tu-160 Blackjack peut emporter une charge offensive maximale de 40 tonnes et voler à une vitesse de 2.200 km/h. Il est en mesure de tirer des missiles à capacité nucléaire -55 (AS-15 Kent) et Kh-15 (AS-16 Kickback). En clair, ce type d’appareil n’est pas fait pour collecter du renseignement d’origine électro-magnétique. Aussi, il s’agit surtout pour l’aviation russe de tester la défense aérienne des pays de l’Otan.

Commentant un épisode similaire ayant impliqué des bombardiers stratégiques Tu-95 Bear volant au-dessus de la Manche, en 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait évoqué une «présence intempestive».

Source : Zone Militaire


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jeudi 29 septembre 2016

Armée de l'air : Essais sur pistes sommaires de l'avion de transport A400M Atlas

En août 2016, à Woodbridge [Royaume-Uni], Airbus Defence & Space a mené une campagne d’essais visant à démontrer les capacités de l’avion de transport A400M Atlas à opérer depuis des terrains sommaires. Pendant 4 semaines, l’appareil MSN-2 a ainsi multiplié les décollages et les atterrissages sur une piste en sable de 1.600 m de long.

De son côté, l’armée de l’Air, qui comptait, au 1er juillet, 9 exemplaires de l’A400M, a également lancé une campagne d’expérimentation, selon une méthode incrémentale, sur des pistes sommaires, avec le concours de l’Équipe de marque avions de transport tactique (EMATT), une unité du Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM).

C’est ainsi que, pendant une semaine, un A400M parti de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy a enchaîné décollages et atterrissages sur la piste de la base avancée de Madama, qui, dans le nord du Niger, est actuellement utilisée par la force Barkhane. Et les photographies prises à cette occasion ne sont pas sans rappeler celles des Transall C-160 sortant d’un nuage de sable…

Il s’agit ainsi de s’assurer que l’A400M sera « en mesure d’utiliser cette piste sommaire, de jour comme de nuit » dans des conditions « garantissant une préservation optimale de l’intégrité de l’avion, de l’équipage, des passagers et des matériels transportés. »

Selon l’armée de l’Air, les premiers résultats de la campagne menée sur la piste en latérite de Madama sont « positifs ». Mais ils ne constituent, pour le moment, qu’une « étape vers une première déclaration de capacité tactique ».

Et d’ajouter que cette campagne d’expérimentation doit « être analysée à l’aune de comptes rendus officiels détaillés et complétés par des analyses de campagne d’essai conduites par l’industriel sur d’autres terrains (terrain non-végétalisé de faible résistance). »

Ce n’est qu’en juin 2016 que la Direction générale pour l’armement (DGA) a réceptionné le premier A400M (MSN-33) à disposer de capacités tactiques, comme l’aérolargage, l’autoprotection, la capacité à utiliser des terrains sommaires pour des posés d’assaut et le ravitaillement en vol des avions de transport et de combat.

L’objectif de l’armée de l’Air est de pouvoir disposer, d’ici la fin de l’année, de 6 de ses A400M dotés de ces capacités tactiques, avec trois appareils déjà en service rétrofités et la livraisons de deux autres avions neufs. 

Source : Zone Militaire

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mardi 13 septembre 2016

Aviation : Un Nord Atlas reprend du service pour l'entraînement des parachutistes

L’information, donné par Air&Cosmos, a de quoi surprendre : un avion de transport Noratlas 2501, utilisé par l’armée de l’Air entre 1956 et 1986, vient de reprendre du service pendant trois jours pour les besoins d’un stage d’entraînement (ou plutôt de cohésion) du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa), une unité qui dépend du Commandement des forces spéciales Terre (CFST).

L’avion en question, le Noratlas n°105, appartient à l’association « Noratlas de Provence » , qui a réussi à le faire classer « monument historique ». Et pour cause : il s’agit du seul exemplaire en état de vol.

D’habitude, ce Noratlas, qui affiche plus de 13.000 heures de vol au compteur, participe à des manifestations aériennes (meetings, sauts pour les anciens, anniversaire d’unité, etc…). Mais, il arrive qu’il soit aussi sollicité pour des missions d’entraînement au profit des forces armées et… du Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

En effet, dans un bulletin édité par l’association et revenant sur les activités de l’année 2012, l’on apprend que le Noratlas n°105 a effectué plusieurs vols pour des largages en ouverture automatique et retardée (OA et OR) pour le compte du Centre parachutiste d’entraînement spécialisé (CPES) de Cercottes, près d’Orléans.

En avril 2014, la « Grise » a effectué le même type de prestation dans la région de Perpignan, où sont installés le Centre national d’entraînement commando et le Centre parachutiste d’instruction spécialisés (CPES) de la DGSE. Cependant, l’association n’a pas précisé l’unité pour laquelle elle est intervenue.

Pour cette année, le Noratlas n°105 a d’autres engagements prévus pour les besoins des forces armées. Il sera de nouveau sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy pour des parachutages OA/OR en septembre. Et, sous réserves, il est attendu à Toulouse-Francazal pour des largages au profit du 1er Régiment du Train Parachutiste ainsi qu’à Bordeaux-Mérignac pour l’entraînement du Commando Parachutiste de l’Air n°30 et le 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP).

Source : Zone Militaire

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jeudi 25 août 2016

Armée de l'air : Commandos parachutistes de l'Air - Réorganisation, suite...

En 2015, avec la dissolution de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic, il avait été décidé de transférer le Commando Parachutiste de l’Air (CPA) 20 vers la BA 115 d’Orange-Caritat. Et une partie des effectifs de cette unité devait prendre la direction de la BA 123 d’Orléans-Bricy, où est implanté le CPA 10, rattaché au Commandement des opérations spéciales (COS).

Cette réorganisation n’est pas encore terminée car les dernières mesures de restructuration du ministère de la Défense, qui viennent d’être diffusées, font état de la « création d’un commando spécialisé issu du transfert du Commando Parachutiste de l’Air n° 30 de la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac vers la base aérienne 123 d’Orléans. »

Mais tous les personnels du CPA 30 n’ont pas vocation à rejoindre Orléans puisque certains retrouveront leurs camarades du CPA 20 sur la base aérienne d’Orange, au sein d’un « commando de force protection », et que d’autres seront affectés à la BA 120 de Cazaux, où l’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées, spécialiste des missions de recherche et de sauvetage au combat (ReSCO) a ses quartiers.

L’objectif de cette réorganisation est de doter le CPA 10 d’un « réservoir de force » constitué par les personnels des CPA 20 et CPA 30 disposant des qualifications nécessaires pour certaines missions. D’où la création d’un « commando spécialisé ».

Constitué de trois commandos (Aramis, Athos et d’Artagnan) et de cellules spécialisées, le CPA 30 assure des missions ReSCO mais aussi d’appui aérien rapproché. Il est aussi sollicité pour les mesures actives de sûreté aérienne (MASA) et la protection des bases aériennes projetées.

Le 6 juillet 2016, le CPA 30 a reçu, pour un an, la garde du drapeau du Groupement des Commandos Parachutistes de l’Air (GCPA), jusqu’alors confié au CPA 10.

« C’est le signe fort et symbolique de l’attention particulière portée à une unité lourdement engagée en opération et qui se trouve à la croisée des chemins puisqu’elle est impactée par la réorganisation des unités d’intervention de la BAFSI », a commenté, lors de la cérémonie, le général David Pincet commandant la brigade des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI) du commandement des forces aériennes.

Source : Zone Militaire

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