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Tag - Armée de Terre

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mardi 7 février 2017

Formation : Le lycée militaire de St Cyr L'Ecole va proposer un BTS en cyber-défense

Recruter des experts en sécurité informatique n’est pas une chose aisée pour le ministère de la Défense, tant la concurrence du secteur privé, avec les rémunérations qu’il propose, est forte.

Et contrairement au Royaume-Uni, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’aller chercher ces compétences là où elles sont, c’est à dire dans la communauté des « hackers », qui, contrairement à une fausse idée largement répandue, ne sont pas des « pirates » mais des «bidouilleurs» de code qui adhèrent à une éthique. Cela vaut aussi pour la réserve de cyberdéfense (RCD), qui recrute des profils allant de l’étudiant en 1ère année en informatique au diplômé d’un niveau BAC+5.

Aussi, développer la cyberdéfense, encore faut-il qu’il y ait un « vivier » d’experts susceptibles d’être recrutés. D’où la nécessité d’ouvrir de nouvelles filières de formation, comme va le faire le lycée militaire de Saint-Cyr-l’École dès la prochaine rentrée.

Cet établissement, qui dépend de l’armée de Terre, accueillera en effet une trentaine d’élèves dans une classe de BTS « Systèmes numériques Informatique et réseaux, option cyberdéfense ». Cette formation s’adressera aux titulaires d’un bac scientifique (S ou STI2D) intéressés par une carrière militaire.

Le programme de cette formation ne sera pas essentiellement technique étant donné qu’il prévoit également des cours de culture générale, de français et de langues vivantes. Les élèves seront logés en internat et porteront l’uniforme. En outre, ils devront suivre une préparation militaire supérieure de trois semaines.

À l’issue de leur cursus, les élèves pourront rejoindre l’armée de Terre en qualité de sous-officier ou faire partie du corps des techniciens civils du ministère de la Défense.

Source : Zone Militaire

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samedi 31 décembre 2016

Soldes... des soldats : Prime ISSE, combien gagne-t-on en OPEX ?

Prime ISSE des militaires en Opération Extérieure

L’article sur les primes OPEX, basé sur un rapport de la Cour des comptes, a suscité de nombreuses réactions, à juste titre. Les chiffres paraissaient insensés et en tout cas contraires à ceux que j’avais précédemment donné sur ce blog. Un internaute - que je remercie vivement - me donne les chiffres moyens de l’ISSE (indemnité de sujétions pour service à l’étranger), la « prime opex » qui s’ajoute à la solde habituelle et n’est pas imposable.

  • un militaire du rang touche environ 2200 d’ISSE par mois
  • un sergent : 2242
  • un sergent-chef : 2389
  • un major : 3514
  • un lieutenant-colonel : 5282
  • un colonel: 5596
  • un général de brigade : 7790

Ce dernier est donc le seul à toucher plus de 30.000 euros pour une OPEX de 4 mois.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Defense


... Et en attendant la nouvelle année, les primes et les soldes de janvier, la FNCV vous souhaite un...

Bon réveillon à tous
et
une bonne année 2017

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vendredi 29 juillet 2016

Armée de terre : Yves le Drian rend hommage aux tringlots ...

Le Drian rend hommage au Train, « arme discrète et arme décisive »

Le ministre de la Défense s’est rendu, jeudi 16 juin 2016 à Auxonne (21) au 511ème régiment du Train, où il a rendu hommage aux « tringlots ».

Le 12 avril 2016, trois militaires de ce régiment avaient été tués dans le nord du Mali dans une attaque à l’IED contre leur VAB. Le Train est cher à Jean-Yves Le Drian, car c’est dans cette arme qu’il a effectué son service militaire.

Le ministre de la Défense a rappelé « qu’aucun des succès de nos armées ne serait possible sans la logistique remarquable qui permet à nos forces d’opérer malgré les aléas climatiques et la rudesse du milieu. (...) Il faut faire enfin face à une menace permanente.

En cela, vous êtes bien des combattants à part entière ». Dans les conflits actuels, la notion d’ « arrière » n’a plus de sens et le menace est omniprésente, surtout le long des axes logistiques empruntés au quotidien.

Source : Secret Defense


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mercredi 6 avril 2016

Général de Villiers : Ne soyez pas des porteurs d'uniformes, soyez des officiers !

Devant les jeunes élèves officiers réunis à l’occasion du séminaire interarmées des grandes écoles militaires (SIGEM), le général de Villiers a ainsi insisté sur les qualités nécessaires pour faire des « chefs » et qu’il convient donc de développer pour celles et ceux qui, une fois leur formation initiale terminée, auront à commander.

Ce n’est pas la première fois que le CEMA aborde ce thème car il l’avait déjà fait en septembre 2014, lors de l’ouverture de la session nationale de l’École de guerre. Mais, même si le fond du discours est identique, c’était une autre époque : la France n’avait pas encore connu les attentats de janvier et de novembre 2015, l’opération Sentinelle n’existait pas…

Après chaque attentat, les responsables politiques répètent que nous sommes « en guerre » contre l’État islamique (EI ou Daesh) en particulier et la mouvance jihadiste en général, le ton se veut compassionnel car tout le monde est « Charlie », « Bataclan » ou « Bruxelles », les mêmes interrogations refont surface (pourquoi? comment en est-on arrivé là?)… Mais ça ne règle pas le problème.

Et le ton offensif du général de Villiers est, disons-le, une bouffée d’oxygène. « Vous entrez dans la carrière militaire au moment où notre pays à une guerre à gagner », a-t-il ainsi lancé aux élèves officiers.

Pour le CEMA, il n’est donc pas question d’une guerre « à mener » mais d’une guerre « à gagner ». La nuance mérite d’être soulignée. Et pour vaincre, il faut des chefs compétents, ouverts d’esprit et s’appuyant sur des valeurs essentielles qui sont le « courage, le caractère, l’humilité et surtout l’enthousiasme ».

« Refusez le défaitisme, le pessimisme […]. Soyez des passionnés et non des résignés », a demandé le général de Villiers aux élèves-officiers. « Soyez des hommes et des femmes de cœur. Soyez enthousiastes. La jeunesse de notre pays doit pouvoir se reconnaître en vous », a-t-il ajouté.

Le CEMA a aussi mis l’accent sur la dimension humaine du commandement ainsi que sur le nécessaire « esprit de corps » car le « succès est toujours collectif ». L’on pourrait ajouter qu’un bon chef est celui qui sait entraîner ses troupes vers un but au lieu de les y pousser par la contrainte.

En clair, le général de Villiers veut de vrais « chefs ». Et de lancer à son auditoire : « Ne soyez pas des porteurs d’uniformes, soyez des officiers ! »

Source : Zone Militaire

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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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mardi 19 janvier 2016

Alpes : 5 militaires sont morts emportés par une avalanche à Valfréjus

Cinq légionnaires du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse), sont décédés lors d'un entraînement. Le ministre de la Défense doit se rendre mardi matin à Valfréjus, la station savoyarde où a eu lieu le drame.

Nouvelle tragédie dans les Alpes. Après la coulée de neige qui a coûté la vie à trois personnes la semaine dernière, cinq militaires ont trouvé la mort, ce lundi après-midi, dans une avalanche, alors qu'ils s'entraînaient, avant de partir en opération, dans un secteur hors piste de la station de Valfréjus (Savoie). Huit autres ont été blessés, dont au moins un, en état d'hypothermie, serait dans un état grave. Il a été hospitalisé à Grenoble (sud-est), les autres ont été transportés à l'hôpital de Saint-Jean-de-Maurienne.

Ces légionnaires, venus d'Europe de l'Est mais aussi du Népal, participaient à un stage au Centre national d'aguerrissement en montagne de Modane. Ils faisaient partie d'un groupe d'une cinquantaine de militaires du 2e Régiment étranger de génie, de Saint-Christol (Vaucluse). Skieurs aguerris, rattachés à la Brigade alpine, ces militaires ont l'habitude d'intervenir en montagne, et tous ont des brevets d'alpinistes et de skieurs militaires.

Partis «vers 9 heures de la station» selon le maire de Modane, Jean-Claude Raffin, les skieurs étaient «sur le point de regagner le sommet du col du Petit Argentier» lorsqu'ils ont été surpris, vers 13h50, dans un secteur «pas très vaste» mais «très raide», en dehors du domaine skiable, à 2.200 mètres d'altitude. Au total, treize d'entre eux ont été emportés dans l'avalanche dont le risque - connu - était de trois sur une échelle de cinq. Ensevelis sous 3 à 4 mètres de neige, ils ont été retrouvés grâce aux détecteurs de victimes d'avalanche, dont ils étaient équipés.

A 16h30, les recherches, menées par trois hélicoptères de police spécialisée de secours en montagne et cinq maîtres-chiens, avaient cessé. Après avoir été pris en charge par du personnel de la station et des pompiers, les rescapés, ont quitté la station vers 18h30 précise Le Dauphiné.

La «solidarité de la Nation»

Le parquet d'Albertville a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances de l'accident. Si des éléments venaient étayer la piste de l'homicide involontaire, le dossier serait transféré au parquet de Lyon, à compétence militaire. En février 2012, ce régiment avait déjà été endeuillé à Valloire (Savoie), dans les mêmes circonstances. Une avalanche y avait emporté cinq légionnaires : un était décédé.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit se rendre mardi matin dans la station de Valfréjus, a fait savoir son entourage. «C'est l'ensemble de la Défense qui est touchée (...) et au-delà notre pays qui est en deuil» a-t-il déclaré. L'armée de Terre, «en deuil», a fait part de sa tristesse, s'associant «à la douleur et l'inquiétude des familles et des proches de nos frères d'armes.» Le président François Hollande a également exprimé son «émotion» après l'annonce de la mort de ces cinq légionnaires, exprimant «la solidarité de la Nation». «Pensées aux blessés, aux familles, aux frères d'armes» a pour sa part réagi le premier ministre Manuel Valls sur son compte Twitter.

Cette nouvelle avalanche meurtrière est l'une des plus graves survenues depuis dix ans en France. Dans les Alpes, elle porte a douze le nombre de skieurs tués dans des circonstances similaires depuis le début de l'année 2016.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 10 novembre 2015

Crise du logement : L'armée bientôt en manque de caserne ?

Vente des casernes, augmentation des effectifs militaires, vers une crise du cantonnement ?

L’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 porte le format de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 66.000 à 77.000 soldats. Le premier défi à relever pour l’armée de Terre est donc celui du recrutement : il lui faut trouver 5.500 militaires du rang supplémentaires d’ici la fin de cette année par rapport à ce qu’elle avait initialement prévu… Et, en 2016, elle devra en recruter 14.000, soit 16% de plus par rapport à 2015.

« Nous serons alors le premier recruteur de France pour des contrats supérieurs à un an », a affirmé le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense à l’occasion de l’examen des crédits alloués aux forces armées en 2016.

Evidemment, un tel effort suppose une charge de travail accrue pour la chaîne de recrutement, qui va du recruteur à la formation initiale du jeune soldat en passant par le service de santé. En outre, cela exige aussi des ressources supplémentaires dans les domaines de l’habillement et des infrastructures.

Or, globalement, le CEMAT a décidé de ne pas recréer des régiments mais de « densifier » ceux qui ont échappé aux dernières vagues de restructurations, en leur ajoutant une compagnie (ou un escadron) supplémentaire. Du coup, il va falloir pousser les murs des casernes pour faire de la place.

Ainsi, par exemple, le 3e Régiment de parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) de Carcassonne comptera, en 2016, une nouvelle compagnie forte de 175 hommes, composée de 3 sections de combat et d’une autre d’appui comprenant le groupe mortier, le groupe tireurs d’élite et le groupe anti-chars. Pour la loger, il faudra aménager un bâtiment, sans doute sur le terrain de sport de la caserne Laperrine.

« Pour réaliser les 5 500 recrutements dans les délais, je n’ai pas pu étudier dans le détail les capacités d’accueil de chaque régiment », a admis le général Bosser lors de son audition à l’Assemblée.

« Une répartition sur mesure, prenant en compte l’infrastructure et les moyens aurait constitué une solution rationnelle, mais les régiments comme les élus n’auraient pas compris cette inégalité de traitement. En effet, affecter trente ou cent cinquante militaires dans une ville comme Charleville-Mézières n’a pas le même effet, l’implantation d’une compagnie du génie supplémentaire représentant presque trois PME en plus ! », a précisé le CEMAT.

Aussi, a-t-il ajouté, « au lieu de suivre cette piste, j’ai préféré élargir la base, affectant dix postes à tel type d’unités, trente à tel autre, et donnant à quelques-unes d’entre elles un chèque en blanc ». Du coup, a continué le général Bosser, « dans certains régiments, les militaires sont bien installés ; dans d’autres, il a fallu ajouter des lits superposés dans des chambres, le temps que l’infrastructure suive ».

« La priorité a été donnée au recrutement : on peut se serrer pendant un moment, comme on le fait en OPEX, même si cela peut occasionner des tensions dans la vie courante », a-t-il estimé.

Comme les infrastructures ne suivent pas le rythme du recrutement, il faut donc improviser, comme cela a été le cas au 2e RIMa. « Il est donc possible que dans certains régiments l’on mette en place des abris CORIMEC [bâtiment préfabriqué] pendant quelques mois », a expliqué le général Bosser.

Par ailleurs, d’ici 2019, l’armée de Terre devrait compter 103.000 militaires. Toutefois, si le format de sa Force opérationnelle terrestre augmente, elle n’est pas exempte d’effort en matière de « dépyramidage ».

« L’effort de recrutement et de fidélisation n’exclut pas la manœuvre des départs, notamment dans la population sensible des officiers. En 2015, avec 41 % des effectifs d’officiers du ministère, nous assumons 53 % de la charge de déflation qui pèse sur cette catégorie. Nous faisons partir ceux d’entre eux dont nous n’avons pas besoin pour encadrer la FOT : il s’agit de manœuvres internes complexes », a expliqué le général Bosser.

Enfin, la préparation opérationnelle est un autre défi, qui ne peut être relevé qu’avec le format revu à la hausse de la FOT. « En effet, sans ces effectifs supplémentaires, au-delà de l’été 2017, l’armée de Terre Serval deviendrait inévitablement l’armée de Terre Sentinelle », a fait valoir le CEMAT.

Source : Zone Militaire

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vendredi 6 novembre 2015

Fonction publique : Armée française... Les militaires du rang sont tous en CDD

Parents pauvres de la fonction publique, les militaires du rang sont tous en CDD

Alors que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a relancé le débat sur le statut de la fonction publique, et notamment sur la garantie de l'emploi à vie pour les fonctionnaires, il n'est pas inutile de rappeler la situation des militaires.

Selon le dernier rapport du Haut comité d'évaluation de la condition militaire (chiffres 2013), «hors gendarmerie, les militaires sous contrat représentent 63% des effectifs». «Les militaires sont, parmi les agents de l'Etat, ceux qui présentent proportionnellement le plus fort taux de personnel sous contrat», lit-on dans le rapport.  Soit 51% des effectifs globaux. La gendarmerie présente un profil particulier puisque 77% de son personnel y sert sous le statut de militaire de carrière. Dans l'armée de terre, les personnels sous contrat représentent 72% des effectifs, 63% dans la marine et 54% dans l'armée de l'air.

Cette spécificité militaire au sein de la fonction publique d'Etat s'explique par la nécessité opérationnelle de maintenir une pyramide d'âge particulière, avec plus de jeunes que d'anciens. Le régime spécifique des retraites est également lié à ce besoin.

Pour les personnels civils de la Défense (selon le bilan social du ministère de la Défense),  seuls 13,7% des effectifs sont non-titulaires de leur poste (donc sans garantie d'emploi) pour 56,6% de titulaires et 29,7% d'ouvriers d'Etat, un statut particulier mais très protecteur. Chez les civils, c'est dans la catégorie A (cadres) que les non-titulaires sont les plus nombreux (38%). 

Dans les armées, en revanche, les militaires du rang servent tous sous contrat à durée déterminée.

Source : Secret Defense - Jean Dominique Merchet

NDLR FNCV : Ces militaires sous contrat précaire méritent lorsqu'ils ont combattu, que l'Etat français leur reconnaisse la qualité de combattants volontaires. Cette justice doit leur être rendue, conformément au principe constitutionnel d'égalité avec les précédentes générations du feu.

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samedi 31 octobre 2015

Sport : Morgane LOHEZIC vice championne du monde militaire de judo !

Judo : une vice-championne du monde militaire ;-)

Morgane Lohezic a été sacrée vice-championne du monde militaire en Corée.
 
Début octobre 2015 se sont déroulés les 6e jeux mondiaux militaires de judo en Corée, Morgane Lohezic, sergent-chef affectée au 1er RTP de Cugnaux et licenciée à l'US Colomiers Judo a participé brillamment à cette compétition dans la catégorie des -52 kg. Après avoir franchi les poules en remportant tous ses combats, Morgane se qualifie pour les demi-finales où elle affronte une Chinoise.

Le combat était serré, mais la Columérine parvenait à placer son spécial et à marquer waza-ari. Tout le combat était verrouillé, mais Morgane est envoyée en finale. Face à une judokate russe imposante, elle a perdu l'équilibre par deux fois et avant d'être menée d'un yuko et d'un waza-ari à rien. Ne parvenant pas à trouver de solution, Morgane perd finalement son dernier combat sur une clé de bras. Elle se contentera sûrement de ce titre de vice-championne du monde militaire.

Le club columérin a connu un mois d'octobre par ailleurs riche en actualités. Trois nouveaux judokas accèdent en 1e division : Caroline Fresnais, Cyril Gimenez et Frédéric Causse rejoignent ainsi Luc Lopez et Sébastien Cassan. Du côté de l'arbitrage, Olivier David obtient la note de 19/20. Actuellement interrégional, il vise maintenant le titre d'arbitre national. Enfin, l'équipe junior garçons décroche le titre de champion de la nouvelle grande région, et se sélectionne pour la finale nationale.

Source : La Dépêche du Midi

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jeudi 15 octobre 2015

Tireur d'élite : Record du Monde de tir pour un adjudant du 1er RCA

Record du monde de tir longue distance pour un sous-officier du 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique

La page Facebook du 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique (RCA), implanté à Canjuers (Var), a reproduit un article passé totalement inaperçu alors qu’il relate l’incroyable exploit réalisé par l’adjudant Benjamin G. le 22 août 2015.

En décembre 2014, le quotidien Var Matin avait indiqué que ce sous-officier, spécialiste du tir longue distance, se préparait à établir un record en touchant une cible située à 3.500 mètres avec son fusil de précision 408 CheyTac. Déjà, au cours de l’été précédent, il avait réussi faire mouche sur des cibles distantes de 2.400, 2.700 et 2.960 mètres.

Huit mois plus tard, le défi a donc été relevé. L’adjudant G. a en effet atteint une cible à plus de 3.695 mètres de distance (soit 4.000 yards), sur le pas de tir de Correiasse, à la tombée de la nuit. Un exploit qui fait de lui le recordman de la discipline, titre jusque-là détenu par un tireur russe (3.400 mètres).

Pour y arriver, le sous-officier a dû maîtriser différents paramètres (vent, pression atmosphérique, température) et compter sur le concours de camarades, répartis en deux équipes (cible et vent). C’est lors de la 3e salve de 6 cartouches que l’adjudant a atteint la cible en son centre.

En situation de combat, le record de tir reviendrait à un tireur d’élite des forces spéciales australiennes qui a abattu un élément ennemi à 2.815 mètres de distance, avec un fusil Barrett M82A1.

Ndlr : Le fusil CHEYTAC en calibre 408 est considéré comme l’arme la plus précise au monde pour le tir à très longue distance, elle permet d’engager des cibles à plus de 2500 mètres – Poids : 14 Kg – L. : 1,34 m ; L. crosse repliée : 1,18 m – Calibre : 408 CHEYTAC – Action : à verrou – Chargeur : 7 cartouches

Source : 1er RCA / FNCV

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lundi 31 août 2015

Larzac.. Le retour ! La 13e DBLE quitte les Emirats pour s'installer au Larzac...

La 13ème Demi-Brigade de Légion Etrangère (DBLE) va s'installer au camp du Larzac dès l'année 2016.  Il s'agit de la principale mesure des restructurations annoncées chaque année par le ministère de la Défense.

Pour cette unité mythique de la France libre, c'est une vraie renaissance, après son départ douloureux en 2011 de Djibouti pour Abu Dhabi. Elle n'y sera restée que cinq ans, comme composante "Terre" de l'Implantation militaire française aux Émirats arabes unis. (Cette composante Terre de l'IMFEAU sera maintenue, sous un autre nom de tradition ). Si elle avait conservé son drapeau et son nom, la 13 n'était plus que l'ombre d'elle-même, avec à peine 69 personnels permanents, hors unités tournantes.

Elle va rapidement remonter en puissance, avec 390 hommes, pour atteindre à terme un effectif de l'ordre du millier. La 13 bénéficie du boom de recrutement au sein de la Légion étrangère. La Légion aura donc rapidement un sixième régiment dans les forces, basé en métropole, aux côtés des 1er REC, 1er REG, 2ème REG, 2ème REI et 2ème REP. Sans compter le 1er RE de la maison-mère et le 4ème RE pour la formation. Et l'outre-mer, avec le 3ème REI en Guyane et le DLEM à Mayotte.

La 13 s'installera au camp du Larzac, que le CEITO (Centre d'Entraînement de l'Infanterie au Tir Opérationnel) quittera à terme. Créé en 1902 dans l'Aveyron, le camp du Larzac avait été, dans les années 1970, un des hauts-lieux de la contestation post-soixante-huitarde, quand les antimilitaristes s'opposaient à l'extension du camp. Le projet a finalement été abandonné et le camp, situé sur la bien nommée commune de La Cavalerie,  s'étend toujours sur 3000 hectares. Il n'est pas prévu de l'agrandir ou de modifier les accords avec les agriculteurs locaux, à l'occasion de l'arrivée de la 13.

 Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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mardi 11 août 2015

Armée de terre : La Légion Etrangère va augmenter de 70% ses recrutements

La Légion étrangère devait recruter 1000 légionnaires en 2015

Depuis fin mars, à la suite de la décision de préserver les effectifs de l'armée de terre, il a été décidé de porter ce chiffre à 1700 hommes, une augmentation de 70% ! On l'assure à Aubagne : le nombre et la qualité des candidats (8 postulants pour 1 place, en moyenne) permettent d'assurer un recrutement de très bonne qualité.

Une fois formées, ces nouvelles recrues iront dans les régiments existants, mais il n'est pas exclu que la 13ème DBLE en profite pour augmenter notablement ses effectifs. Implantée aux Emirats Arabes Unis (après son départ de Djibouti), le retour de la 13 en France est de plus en plus évoqué dans les milieux militaires.   

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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mardi 28 juillet 2015

SMV : Où va-t-on trouver de jeunes recrues pour le Service Militaire Volontaire ?

Le 15 octobre 2015, le premier centre du Service militaire volontaire (SMV) ouvrira ses portes, à Montigny-lès-Metz (Moselle). Suivront ensuite le centre de Brétigny-sur-Orge en novembre, puis celui de La Rochelle, en janvier 2016. Dans un premier temps, il est question d’accueillir 200 volontaires pour une durée de 6 mois à 1 an. Ensuite, ce nombre sera porté à 300 puis à 1.000.

Ce SMV s’inspire du Service militaire adapté (SMA), mis en place en 1961 dans les départements et territoires d’Outre-Mer. L’idée est donc de proposer aux jeunes âgés de 18 à 25 ans en situation d’échec scolaire, une formation avec un encadrement militaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.

Reste maintenant à voir si ce SMV va séduire ce public… En Belgique, un Service militaire volontaire (EVMI) s’adressant au moins de 25 ans sans expérience professionnelle avait été créé en 2009. En 5 ans, il n’a attiré que 348 recrues pour 840 places ouvertes. Et 201 volontaires ont mis fin à leur période d’engagement… Soit un taux d’attrition de 57,75%!

« C’était prévisible. Dans l’EVMI, on apprend juste aux jeunes à tenir un fusil. Ils ne reçoivent aucune formation complémentaire (mécanicien, par exemple). Ça signifie qu’au moment de quitter l’armée, ils n’auront rien à faire valoir auprès d’un futur employeur », a expliqué Patrick Descy, un responsable d’un syndicat militaire.

Cela étant, la philosophie du SMV français n' est pas du tout la même que l’EVMI belge puisque justement, il s’agit de former des jeunes en situation d’échec et non de constituer un « réservoir de forces ». Ces stagiaires pourront toutefois être sollicités pour des missions de soutien aux populations, le cas échéant, voire participer à « des chantiers d’application » pour le compte des collectivités locales ou d’associations reconnues d’utilité publique dans le cadre de leur formation. Mais pas davantage.

Ainsi, il ne sera pas question de les engager dans l’opération intérieure Sentinelle. Chargé de mettre en place ce SMV, le général (2S) Bertrand Clément-Bollée a même précisé, lors d’une audition à l’Assemblée, que la formation militaire des stagiaires ne comporterait aucune instruction au tir.

Pendant la durée de leur service, les stagiaires percevront une solde mensuelle de 370 euros, tout en étant logés, nourris et « soutenus ». Ils pourront en outre passer gratuitement le permis de conduire. Tous ces arguments seront-ils attrayants pour ces jeunes en difficulté ? Sans doute… Mais à condition de savoir où et comment les recruter.

Pour cela, le général Clément-Bollée compte sur des « prescripteurs », comme les Missions locales ou encore l’AFPA. La Journée Défense Citoyenneté, dont la fin a pourtant été annoncée par le président Hollande, serait une occasion de faire passer le message. Enfin, les candidats à l’engagement ayant été éliminés pour un SIGYCOP insuffisant (c’est à dire inaptes médicalement) pour intégrer les forces pourraient se voir proposer de devenir stagiaires du SMV.

Si ce Service militaire volontaire donne satisfaction, alors se posera la question de le maintenir et de l’étendre. À terme, selon le général Clément-Bollée, 13 centres pourraient être ouverts (soit un par grande région). Pour le moment, seule l’armée de Terre fournit les cadres nécessaires au SMV. Il serait donc question de mettre à contribution l’armée de l’Air et la Marine nationale.

Quant au financement, il est exclu qui soit pris en charge par le ministère de la Défense, ce dernier ne devant exercer qu’une tutelle administrative. Pour le moment, cette expérimentation menée sur les 3 centres coûtera 40 millions d’euros, dont 30 millions pour les soldes et le fonctionnement courant et 10 millions pour la remise à niveau des infrastructures.

Source : Zone Militaire - Photo SIRPA

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mercredi 15 juillet 2015

Forces spéciales : Création d 'un groupement d'appui, le GAOS

Le magazine Raids (n°350, juillet 2015) publie en exclusivité un long article sur le Groupe d'appui aux opérations spéciales, dont la création a été annoncée récemment dans le cadre des réformes de l'armée de terre.

Il ne s'agit pas d'affecter telle ou telle unité au COS (commandement des opérations spéciales) mais de créer un réservoir de forces, relativement modeste (400 à terme), capable de travailler au pied levé avec les unités du Commandement des forces spéciales terre (ex-BFST). Une meilleure articulation entre forces spéciales et forces conventionnelles en est attendue.

Voici les unités concernées :

  • venant du 54ème régiment de transmissions : les patrouilles légères d'appui électronique (PLAE) , e si besoin, les systèmes de guerre électronique de l'avant (SGEA) sur VAB.
  • venant du 61ème régiment d'artillerie : les analystes-interprétateurs d'images de drones et de satellites.
  • venant du 28ème groupement géographique : des spécialistes de topographie et de cartographie.
  • venant du 2ème régiment de hussards : des personnels spécialisés dans l'interrogation de personnes capturées ou de prisonniers de guerre.
  • venant du 132ème bataillon cynophile de l'armée de terre, des binômes hommes-chiens spécialisés dans l'attaque (intervention)  ou la recherche d'explosifs
  • venant du 2ème régiment de dragons, de spécialistes du NRBC
  • venant du 17ème régiment du génie parachutiste : des équipes EOD (déminage), des éléments chargés de la fouille opérationnelle spécialisée, des moyens permettant d'établir une zone de posé aviation et des équipes d'aide au déploiement pour l'aménagement des camps isolés
  • venant du 35ème régiment d'artillerie parachutiste : la capacité de fournir un appui feu (mortier de 120 et Caesar 155mm)

De son côté, la Marine nationale s'était déjà engagée dans cette voie, avec la création du commando Kieffer, regroupant divers spécialistes, et celle d'un 7ème commando, chargé de l'appui, issu de la base fusco à Lorient. L'armée de l'air devrait rapidement annoncer une réorganisation des ces trois Commandos parachutistes de l'air.     

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense

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dimanche 14 juin 2015

Guyane : Expédition du CNRS et de la Légion aux confins de la forêt amazonienne...

Raid des 7 bornes : Objectifs scientifiques et militaires

Environ 320 km à pied dans l'enfer vert de l'Amazonie, sur la frontière entre la Guyane et le nord duBrésil: le "raid des 7 bornes", une expédition de chercheurs du CNRS et de légionnaires, part à l'aventure le 1er juin dans l'une des régions les plus inhospitalières du monde.
Ce raid constitue un défi logistique, scientifique et humain inédit en forêt tropicale profonde.

Son objectif est à la fois scientifique (relevés géographiques, inventaires botaniques) et militaire (mission de renseignement sur les activités humaines dans la zone frontière et perfectionnement
des techniques de progression) dans ce milieu sauvage, très chaud et très humide à la luxuriante et dense végétation foisonnante d'insectes parasites.

Ce "raid des 7 bornes" fait référence aux 7 bornes en béton plantées au début des années 1960 tout au long de cette hypothétique ligne de frontière franco-brésilienne, au tracé en certains endroits
hasardeux et qu'il conviendra, lors de cette expédition d'est en ouest de repréciser, relevés GPS à l'appui.

François-Michel Le Tourneau, directeur de recherche au CNRS et docteur en sciences de l'information géographique, est à l'origine de ce raid, mené conjointement avec les légionnaires du
3e Régiment Etranger d'Infanterie basé à Kourou. Scientifique de terrain, le géographe qui a déjà effectué plusieurs missions dans la forêt amazonienne, est rompu à cet exercice dans des conditions de vie ou de survie extrêmement pénibles: "c'est la première fois que ce parcours va être effectué d'est en ouest et d'une seule traite", a-t-il expliqué à l'AFP.

Un périple harassant

"Notre colonne sera constituée d'une quinzaine de légionnaires, de deux botanistes français et britannique et de deux guides de forêt brésiliens. Nous rejoindrons d'abord en pirogue sur le fleuve
Maroni à partir du gros bourg de Maripasoula, la borne "0" de trijonction à l'est, aux frontières de la Guyane, du Surinam et du Brésil", a-t-il précisé.

Avec 25 à 30 kg de matériel sur le dos, progressant difficilement dans la jungle à la "vitesse" de 1 km/h, grimpant et descendant les incontournables collines successives des monts Tumuc Humac
pour un dénivelé total positif de 15.000 m, la colonne scientifico-militaire avançant sans layonnage (coupes dans la forêt pour tracer un sentier) entend atteindre après une quarantaine de jours, à
l'ouest et à raison d'une douzaine de km par jour, son objectif vers le 20 juillet, à la source du fleuve Oyapock.

Côté scientifique, les deux botanistes, le Français Guillaume Ordonne du CNRS Guyane et le Britannique William Milliken du Jardin Royal Botanique de Kew à proximité de Londres,
procéderont à des inventaires de la biodiversité et à des prélèvements de la flore sauvage, propres à enrichir les collections existantes.

Le volet géographique consistera en l'élaboration et la mise à jour à l'aide de GPS dernier cri, de la cartographie de cette frontière par certains endroits encore aléatoire, située au coeur d'un espace
naturel de plus de 80.000 km2 couvert par deux parcs nationaux, français et brésilien.

Une mission de souveraineté régalienne

"Nous allons accomplir une mission de souveraineté régalienne", souligne pour sa part le colonel de la Légion Alain Walter qui, à la tête de son 3e REI (baptisé régiment de la Selva) a déjà
participé dans la forêt de Guyane aux opérations militaires Harpie et Titan, traquant les orpailleurs clandestins venus pour la plupart du Brésil.

La tâche de sa quinzaine de légionnaires du "raid des 7 bornes", va s'articuler en deux volets.
Le premier est de rechercher d'éventuelles traces de présence ou passage transfrontière de l'homme dans cette région officiellement vide de toute activité humaine. "Nous devrons nous assurer qu'il n'y a pas d'itinéraires d'infiltration depuis le Brésil ouverts à tous les trafics et bien entendu d'orpailleurs clandestins", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le second volet de la mission militaire est aussi de tester de nouveaux matériels -notamment armement et transmission- plus légers et mieux adaptés sur ce terrain amazonien, ainsi que, sur le
plan de la santé, la capacité d'adaptation et de résistance physique et psychologique des hommes crapahutant dans ce milieu très inhospitalier.

Les monts Tumuc Humac auxquels va s'attaquer la colonne des "7 bornes", ont déjà écrit une page funeste dans le grand livre de l'exploration française: en 1950, c'est au coeur de cette
pieuvre verte que disparut à jamais le jeune explorateur Raymond Maufrais (24 ans à l'époque), parti en solitaire pour une mortelle traversée vers le Brésil. 

Source : Le Point.fr

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