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Tag - Armée de Terre

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mardi 12 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire de la Légion étrangère retrouvé mort dans la vallée de la Roya... Suicide ?

L'homme, de nationalité italienne, s'est vraisemblablement suicidé avec son arme de service.

Un militaire de l'opération Sentinelle a été retrouvé mort dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 septembre, dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), a appris france info auprès du procureur de la République de Nice et de la gendarmerie des Alpes-Maritimes, confirmant une information d'Europe 1. "Dans la nuit, ses collègues ont entendu un coup de feu et l'ont retrouvé mort, son Famas à côté de lui", précise le procureur Jean-Michel Prêtre, se refusant, pour l'instant, à parler formellement de suicide.

C'est toutefois la thèse privilégiée. Les faits se sont déroulés lors d'une patrouille près de Fanghetto, à la frontière franco-italienne. L'homme, âgé de 24 ans, était en patrouille avec trois militaires quand "il s'est détaché de la troupe", précise la gendarmerie. Ce soldat de nationalité italienne, engagé dans la Légion étrangère, était membre du  2e régiment étranger du Génie de Saint-Christol (Vaucluse).
Contrôle de migrants

"La brigade judiciaire de Menton est sur place et des vérifications sont en cours, avec des techniciens de l'identité judiciaire", ajoute le procureur de Nice. 

Fanghetto est situé à moins de 10 km de là où habite Cédric Herrou, figure la plus connue des militants qui viennent en aide aux migrants dans cette vallée où les contrôles se sont multipliés au cours des derniers mois.

Un suicide en août

La frontière est fermée depuis 2015 dans le cadre de la lutte anti-terroriste mais, les contrôles visent pour beaucoup les migrants qui ont fui l'instabilité dans leur pays et se pressent depuis trois ans à Vintimille, souvent via la Libye.

Fin août, un soldat de l'opération Sentinelle, âgé de 26 ans, s'était donné la mort avec son arme de service dans sa chambre située dans une enceinte militaire à Paris.

Source : Franceinfo.fr

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samedi 1 juillet 2017

Mali - Barkhane : Deux jeunes sapeurs du Génie blessés au combat mis à l'honneur

« Nous avons une belle jeunesse », se plaît à répéter le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), quand l’occasion lui en est donnée. Ainsi, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, il avait dit constater « combien » cette jeunesse « est talentueuse et enthousiaste », d’autant plus qu’elle « ne demande qu’à se réaliser et à donner le meilleur d’elle-même. »

« Je crois fermement en ses qualités et j’apprécie son état d’esprit. Nous avons une belle jeunesse qui mérite qu’on s’investisse pour elle. Je m’attache à ce que les armées assument leurs responsabilités vis-à-vis d’elle : parfois nous intégrons des jeunes en très mauvais état et nous en faisons des héros en quelques mois ou en quelques années. […] La jeunesse est notre plus grande force « , avait encore ajouté le CEMA.

Les sapeurs de 1ère classe Antoine et Geoffrey, de la 4e compagnie du 3e Régiment du Génie (RG) illustrent les qualités de cette jeunesse dont le général de Villiers a vanté les mérites. Ces deux jeunes militaires, qui, engagés en septembre 2015, ont fait leurs classes ensemble, ont en effet reçu, lors d’une cérémonie aux Invalides, la Croix de la Valeur Militaire pour leurs faits d’armes au Mali, au titre de l’opération Barkhane.

Ces deux sapeurs ont un parcours identique. Leur carrière opérationnelle a commencé par une mission menée dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle, en région parisienne. Puis est venu le moment de leur première participation à une opération extérieure, en l’occurrence au Mali.

Malheureusement, le 1ère classe Antoine, radio tireur sur VAB Génie, a été blessé au combat dans des circonstances que l’armée de Terre n’a pas souhaité préciser. Même chose pour le 1ère classe Geoffrey. Ce sapeur de combat a visiblement été sérieusement touché lors d’une mission effectuée en novembre 2016 puisque son état a nécessité son rapatriement en France afin d’être soigné l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Percy. Le 14 mai dernier, il a d’ailleurs reçu la visite du président Macron, qui venait alors tout juste de prendre ses fonctions.

« Je suis surpris par tous les témoignages de reconnaissance que je reçois de la part de la hiérarchie militaire ou de mes camarades. Cela m’aide dans mon combat pour recouvrer l’ensemble de mes facultés physiques. Le général RICHOUX, commandant la brigade, a même dit que j’étais un exemple pour mes frères d’armes du 3e Régiment du Génie! Aujourd’hui, je suis habité par une seule détermination : celle de redevenir le sapeur de combat que j’étais. Je puise ma force morale dans ma famille et dans le soutien de mes camarades », a témoigné ce jeune militaire.

Source: Zone Militaire

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jeudi 15 juin 2017

Barkhane : Le 1er RTP largage par éjection au dessus de Madama

Barkhane : Premier largage par éjection effectué par le 1e RTP pour ravitailler la base de Madama 

Depuis maintenant quelques mois, le ravitaillement des postes avancés de la Force Barkhane par des « livraisons par air » (LPA) est de plus en plus fréquent. De janvier à avril 2017, 106 tonnes de fret ont ainsi été livrées par ce moyen, contre 258 tonnes en 2016.

La LPA présente de nombreux avantages par rapport aux convois logistiques terrestres, lesquels peuvent avoir des difficultés pour ravitailler certaines emprises isolées (lors de la saison des pluies par exemple) ou sont susceptibles d’être la cible d’attaques. Le recours à l’avion est aussi plus rapide.

Il existe deux types de largages de fret, que le 1er Régiment du Train Parachutiste (RTP) maîtrise à la perfection. Le largage par gravité suppose que l’avion doit voler en étant légèrement cabré : les charges sont entraînées vers l’arrière et finissent par sortir de la soute. Pour cela, l’altitude doit être au minimum de 125 mètres.

Puis, il y a aussi le largage par éjection, qui, selon les explications données par le 1er RTP, utilise « la traction d’un parachute éjecteur pour sortir le fardeau puis transférer son action vers les parachutes pour leur ouverture. » En clair, un premier parachute s’ouvre pour tirer tout le chargement hors de l’avion.

Jusqu’à très récemment, seuls des largages par gravité avaient été effectués par éléments du 1er RTP affectés au Détachement de transit interarmées (DéTIA) et les équipages du Groupement de transport opérationnel (GTO). Ce n’est désormais plus le cas, car, nous apprend l’armée de Terre, un largage par éjection a été réalisé pour la première fois, en avril dernier, pour ravitailler la base avancée de Madama (Niger). Un avion C-130H Hercules de l’armée de l’Air a été sollicité à cette occasion.

Le gros avantage de la technique du largage par éjection est qu’elle permet livrer une quantité nettement plus importante de fret (jusqu’à 8.000 kg) par rapport à celle dite du largage par gravité (jusqu’à 2.500 kg). Conséquence : le ravitaillement livré est plus conséquent, ce qui limitera, par la suite, le nombre de LPA nécessaires.

« Le largage par extraction répond aux retours d’expérience des opérations précédentes qui avaient souligné l’intérêt de disposer en permanence de moyens capables de larguer du fret particulièrement contraignant en termes de volume ou de poids, excluant de fait le largage par gravité », explique en effet le Sirpa Terre.

Peu de forces armées maîtrisent le largage par éjection, qui permet de « récupérer le matériel de largage une fois au sol car les lots ne sont pas destinés à un usage unique contrairement à ceux qui peuvent être mis en œuvre lors des largages par gravité. »

Source: Zone Militaire


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samedi 27 mai 2017

Armée de terre : En 2018 la Légion étrangère va retrouver ses effectifs de 1998

La décision prise après les attentats de janvier 2015 de recruter 11.000 soldats supplémentaires pour les besoins de la Force opérationnelle terrestre (FOT) aura été bénéfique pour la Légion étrangère, laquelle représente actuellement environ 7% des effectifs de l’armée de Terre.

L’effort visant à porter les effectifs de la FOT de 66.000 à 77.000 soldats s’est traduit par la création de 33 unités élémentaires nouvelles, dont 12 pour la seule Légion étrangère (soit un tiers).

Le transfert de la 13e Demi-Brigage de Légion étrangère (DBLE) vers le plateau du Larzac explique, pour un grande partie, ces chiffres, dans la mesure où cette unité, appelé à (re)devenir un régiment d’Infanterie, verra ses effectifs passer de 60 à 1.300 légionnaires d’ici 2018.

Au total, la Légion étrangère comptera, d’ici l’année prochaine, 8.900 hommes, contre 6.700 en 2015 (soit une hausse de 33%). Elle aura ainsi «retrouvé ses effectifs d’il y a 20 ans», a souligné lieutenant-colonel Jean-Philippe Bourban, du commandement de la Légion étrangère (COM.LE), lors du dernier point-presse du ministère de la Défense.

Évidemment, cette remontée en puissance pose un défi en matière de recrutement et de formation. Cela étant, en raison de l’attrait qu’elle exerce, la Légion étrangère n’a pas trop de mal à attirer les candidats : 8.300 recrues potentielles (et « crédibles ») ont poussé la porte d’un bureau de recrutement en 2016. Aussi, le taux de sélection est de l’ordre de 20%.

Près de 160 nationalités sont représentées au sein de la Légion étrangère, laquelle reste ouverte « à tous ceux qui réussissent les tests de sélection sur simple déclaration d’identité». Mais seuls les meilleurs pourront prétendre à porter le képi blanc.

Source : ZONE MILITAIRE

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vendredi 19 mai 2017

Armée de terre : Deux légionnaires du 2eme REI se noient dans la Marne

Deux militaires se tuent lors d'un exercice dans la Marne

Les deux victimes, qui sont des légionnaires, ont péri noyés près d'Épernay, alors qu'ils avaient pris place dans une embarcation type canoë lors d'une sortie sur le fleuve. Les circonstances de ce drame sont encore floues.

Deux militaires ont péri noyés ce vendredi lors d'un exercice dans la Marne, a rapporté le commandement de la zone de Défense Est. Les deux victimes sont des légionnaires, selon le Sirpa Terre, qui indique que les faits se sont produits «à la mi-journée». Ils appartenaient au 2e Régiment étranger d'infanterie (REI) de Nîmes, a précisé une source proche de l'enquête.

Les militaires avaient pris place dans une embarcation lors d'une «sortie cohésion canoë» organisée sur la Marne, et les noyades se sont produites «au niveau du barrage de Cumières», à proximité d'Épernay.
L'incident s'est produit au niveau du barrage de Cumières, à proximité d'Épernay.

Selon le Codis de la Marne interrogé par l'AFP, l'alerte a été donnée à 10h53. Une bonne trentaine de pompiers, dont des plongeurs, ont été acheminés sur place.

Une enquête est en cours

Selon Le Parisien, un des deux militaires serait tombé à l'eau dans des circonstances qui restent à éclaircir et ne serait jamais remonté à la surface. Le second a été sorti de l'eau après de longues minutes d'immersion. Il a succombé à ses blessures.

«Les hommes remontaient le courant et puis, au lieu de faire demi-tour avant le barrage, ils ont été un peu trop près du barrage je pense. Et comme il y a des tourbillons... Deux hommes ont fait une erreur et deux autres ont essayé de les aider mais n'ont pas réussi», a raconté à l'AFP le maire de la commune, José Tranchant, qui s'est rendu sur place. Selon lui, cet accident n'est pas le premier du genre. «La dernière fois ça remonte à 5-6 ans, quelqu'un qui avait plongé...», a-t-il expliqué. «C'est un piège, ce truc-là. Nous, on est du village, on sait très bien qu'il ne faut pas y aller, c'est dangereux».

Le commandement de la zone Est a indiqué qu'une enquête était «en cours», affirmant n'avoir pas d'autres détails.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 7 février 2017

Formation : Le lycée militaire de St Cyr L'Ecole va proposer un BTS en cyber-défense

Recruter des experts en sécurité informatique n’est pas une chose aisée pour le ministère de la Défense, tant la concurrence du secteur privé, avec les rémunérations qu’il propose, est forte.

Et contrairement au Royaume-Uni, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’aller chercher ces compétences là où elles sont, c’est à dire dans la communauté des « hackers », qui, contrairement à une fausse idée largement répandue, ne sont pas des « pirates » mais des «bidouilleurs» de code qui adhèrent à une éthique. Cela vaut aussi pour la réserve de cyberdéfense (RCD), qui recrute des profils allant de l’étudiant en 1ère année en informatique au diplômé d’un niveau BAC+5.

Aussi, développer la cyberdéfense, encore faut-il qu’il y ait un « vivier » d’experts susceptibles d’être recrutés. D’où la nécessité d’ouvrir de nouvelles filières de formation, comme va le faire le lycée militaire de Saint-Cyr-l’École dès la prochaine rentrée.

Cet établissement, qui dépend de l’armée de Terre, accueillera en effet une trentaine d’élèves dans une classe de BTS « Systèmes numériques Informatique et réseaux, option cyberdéfense ». Cette formation s’adressera aux titulaires d’un bac scientifique (S ou STI2D) intéressés par une carrière militaire.

Le programme de cette formation ne sera pas essentiellement technique étant donné qu’il prévoit également des cours de culture générale, de français et de langues vivantes. Les élèves seront logés en internat et porteront l’uniforme. En outre, ils devront suivre une préparation militaire supérieure de trois semaines.

À l’issue de leur cursus, les élèves pourront rejoindre l’armée de Terre en qualité de sous-officier ou faire partie du corps des techniciens civils du ministère de la Défense.

Source : Zone Militaire

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samedi 31 décembre 2016

Soldes... des soldats : Prime ISSE, combien gagne-t-on en OPEX ?

Prime ISSE des militaires en Opération Extérieure

L’article sur les primes OPEX, basé sur un rapport de la Cour des comptes, a suscité de nombreuses réactions, à juste titre. Les chiffres paraissaient insensés et en tout cas contraires à ceux que j’avais précédemment donné sur ce blog. Un internaute - que je remercie vivement - me donne les chiffres moyens de l’ISSE (indemnité de sujétions pour service à l’étranger), la « prime opex » qui s’ajoute à la solde habituelle et n’est pas imposable.

  • un militaire du rang touche environ 2200 d’ISSE par mois
  • un sergent : 2242
  • un sergent-chef : 2389
  • un major : 3514
  • un lieutenant-colonel : 5282
  • un colonel: 5596
  • un général de brigade : 7790

Ce dernier est donc le seul à toucher plus de 30.000 euros pour une OPEX de 4 mois.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Defense


... Et en attendant la nouvelle année, les primes et les soldes de janvier, la FNCV vous souhaite un...

Bon réveillon à tous
et
une bonne année 2017

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vendredi 29 juillet 2016

Armée de terre : Yves le Drian rend hommage aux tringlots ...

Le Drian rend hommage au Train, « arme discrète et arme décisive »

Le ministre de la Défense s’est rendu, jeudi 16 juin 2016 à Auxonne (21) au 511ème régiment du Train, où il a rendu hommage aux « tringlots ».

Le 12 avril 2016, trois militaires de ce régiment avaient été tués dans le nord du Mali dans une attaque à l’IED contre leur VAB. Le Train est cher à Jean-Yves Le Drian, car c’est dans cette arme qu’il a effectué son service militaire.

Le ministre de la Défense a rappelé « qu’aucun des succès de nos armées ne serait possible sans la logistique remarquable qui permet à nos forces d’opérer malgré les aléas climatiques et la rudesse du milieu. (...) Il faut faire enfin face à une menace permanente.

En cela, vous êtes bien des combattants à part entière ». Dans les conflits actuels, la notion d’ « arrière » n’a plus de sens et le menace est omniprésente, surtout le long des axes logistiques empruntés au quotidien.

Source : Secret Defense


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mercredi 6 avril 2016

Général de Villiers : Ne soyez pas des porteurs d'uniformes, soyez des officiers !

Devant les jeunes élèves officiers réunis à l’occasion du séminaire interarmées des grandes écoles militaires (SIGEM), le général de Villiers a ainsi insisté sur les qualités nécessaires pour faire des « chefs » et qu’il convient donc de développer pour celles et ceux qui, une fois leur formation initiale terminée, auront à commander.

Ce n’est pas la première fois que le CEMA aborde ce thème car il l’avait déjà fait en septembre 2014, lors de l’ouverture de la session nationale de l’École de guerre. Mais, même si le fond du discours est identique, c’était une autre époque : la France n’avait pas encore connu les attentats de janvier et de novembre 2015, l’opération Sentinelle n’existait pas…

Après chaque attentat, les responsables politiques répètent que nous sommes « en guerre » contre l’État islamique (EI ou Daesh) en particulier et la mouvance jihadiste en général, le ton se veut compassionnel car tout le monde est « Charlie », « Bataclan » ou « Bruxelles », les mêmes interrogations refont surface (pourquoi? comment en est-on arrivé là?)… Mais ça ne règle pas le problème.

Et le ton offensif du général de Villiers est, disons-le, une bouffée d’oxygène. « Vous entrez dans la carrière militaire au moment où notre pays à une guerre à gagner », a-t-il ainsi lancé aux élèves officiers.

Pour le CEMA, il n’est donc pas question d’une guerre « à mener » mais d’une guerre « à gagner ». La nuance mérite d’être soulignée. Et pour vaincre, il faut des chefs compétents, ouverts d’esprit et s’appuyant sur des valeurs essentielles qui sont le « courage, le caractère, l’humilité et surtout l’enthousiasme ».

« Refusez le défaitisme, le pessimisme […]. Soyez des passionnés et non des résignés », a demandé le général de Villiers aux élèves-officiers. « Soyez des hommes et des femmes de cœur. Soyez enthousiastes. La jeunesse de notre pays doit pouvoir se reconnaître en vous », a-t-il ajouté.

Le CEMA a aussi mis l’accent sur la dimension humaine du commandement ainsi que sur le nécessaire « esprit de corps » car le « succès est toujours collectif ». L’on pourrait ajouter qu’un bon chef est celui qui sait entraîner ses troupes vers un but au lieu de les y pousser par la contrainte.

En clair, le général de Villiers veut de vrais « chefs ». Et de lancer à son auditoire : « Ne soyez pas des porteurs d’uniformes, soyez des officiers ! »

Source : Zone Militaire

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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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mardi 19 janvier 2016

Alpes : 5 militaires sont morts emportés par une avalanche à Valfréjus

Cinq légionnaires du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse), sont décédés lors d'un entraînement. Le ministre de la Défense doit se rendre mardi matin à Valfréjus, la station savoyarde où a eu lieu le drame.

Nouvelle tragédie dans les Alpes. Après la coulée de neige qui a coûté la vie à trois personnes la semaine dernière, cinq militaires ont trouvé la mort, ce lundi après-midi, dans une avalanche, alors qu'ils s'entraînaient, avant de partir en opération, dans un secteur hors piste de la station de Valfréjus (Savoie). Huit autres ont été blessés, dont au moins un, en état d'hypothermie, serait dans un état grave. Il a été hospitalisé à Grenoble (sud-est), les autres ont été transportés à l'hôpital de Saint-Jean-de-Maurienne.

Ces légionnaires, venus d'Europe de l'Est mais aussi du Népal, participaient à un stage au Centre national d'aguerrissement en montagne de Modane. Ils faisaient partie d'un groupe d'une cinquantaine de militaires du 2e Régiment étranger de génie, de Saint-Christol (Vaucluse). Skieurs aguerris, rattachés à la Brigade alpine, ces militaires ont l'habitude d'intervenir en montagne, et tous ont des brevets d'alpinistes et de skieurs militaires.

Partis «vers 9 heures de la station» selon le maire de Modane, Jean-Claude Raffin, les skieurs étaient «sur le point de regagner le sommet du col du Petit Argentier» lorsqu'ils ont été surpris, vers 13h50, dans un secteur «pas très vaste» mais «très raide», en dehors du domaine skiable, à 2.200 mètres d'altitude. Au total, treize d'entre eux ont été emportés dans l'avalanche dont le risque - connu - était de trois sur une échelle de cinq. Ensevelis sous 3 à 4 mètres de neige, ils ont été retrouvés grâce aux détecteurs de victimes d'avalanche, dont ils étaient équipés.

A 16h30, les recherches, menées par trois hélicoptères de police spécialisée de secours en montagne et cinq maîtres-chiens, avaient cessé. Après avoir été pris en charge par du personnel de la station et des pompiers, les rescapés, ont quitté la station vers 18h30 précise Le Dauphiné.

La «solidarité de la Nation»

Le parquet d'Albertville a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances de l'accident. Si des éléments venaient étayer la piste de l'homicide involontaire, le dossier serait transféré au parquet de Lyon, à compétence militaire. En février 2012, ce régiment avait déjà été endeuillé à Valloire (Savoie), dans les mêmes circonstances. Une avalanche y avait emporté cinq légionnaires : un était décédé.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit se rendre mardi matin dans la station de Valfréjus, a fait savoir son entourage. «C'est l'ensemble de la Défense qui est touchée (...) et au-delà notre pays qui est en deuil» a-t-il déclaré. L'armée de Terre, «en deuil», a fait part de sa tristesse, s'associant «à la douleur et l'inquiétude des familles et des proches de nos frères d'armes.» Le président François Hollande a également exprimé son «émotion» après l'annonce de la mort de ces cinq légionnaires, exprimant «la solidarité de la Nation». «Pensées aux blessés, aux familles, aux frères d'armes» a pour sa part réagi le premier ministre Manuel Valls sur son compte Twitter.

Cette nouvelle avalanche meurtrière est l'une des plus graves survenues depuis dix ans en France. Dans les Alpes, elle porte a douze le nombre de skieurs tués dans des circonstances similaires depuis le début de l'année 2016.

Source : LeFigaro.fr


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mardi 10 novembre 2015

Crise du logement : L'armée bientôt en manque de caserne ?

Vente des casernes, augmentation des effectifs militaires, vers une crise du cantonnement ?

L’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 porte le format de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 66.000 à 77.000 soldats. Le premier défi à relever pour l’armée de Terre est donc celui du recrutement : il lui faut trouver 5.500 militaires du rang supplémentaires d’ici la fin de cette année par rapport à ce qu’elle avait initialement prévu… Et, en 2016, elle devra en recruter 14.000, soit 16% de plus par rapport à 2015.

« Nous serons alors le premier recruteur de France pour des contrats supérieurs à un an », a affirmé le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense à l’occasion de l’examen des crédits alloués aux forces armées en 2016.

Evidemment, un tel effort suppose une charge de travail accrue pour la chaîne de recrutement, qui va du recruteur à la formation initiale du jeune soldat en passant par le service de santé. En outre, cela exige aussi des ressources supplémentaires dans les domaines de l’habillement et des infrastructures.

Or, globalement, le CEMAT a décidé de ne pas recréer des régiments mais de « densifier » ceux qui ont échappé aux dernières vagues de restructurations, en leur ajoutant une compagnie (ou un escadron) supplémentaire. Du coup, il va falloir pousser les murs des casernes pour faire de la place.

Ainsi, par exemple, le 3e Régiment de parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) de Carcassonne comptera, en 2016, une nouvelle compagnie forte de 175 hommes, composée de 3 sections de combat et d’une autre d’appui comprenant le groupe mortier, le groupe tireurs d’élite et le groupe anti-chars. Pour la loger, il faudra aménager un bâtiment, sans doute sur le terrain de sport de la caserne Laperrine.

« Pour réaliser les 5 500 recrutements dans les délais, je n’ai pas pu étudier dans le détail les capacités d’accueil de chaque régiment », a admis le général Bosser lors de son audition à l’Assemblée.

« Une répartition sur mesure, prenant en compte l’infrastructure et les moyens aurait constitué une solution rationnelle, mais les régiments comme les élus n’auraient pas compris cette inégalité de traitement. En effet, affecter trente ou cent cinquante militaires dans une ville comme Charleville-Mézières n’a pas le même effet, l’implantation d’une compagnie du génie supplémentaire représentant presque trois PME en plus ! », a précisé le CEMAT.

Aussi, a-t-il ajouté, « au lieu de suivre cette piste, j’ai préféré élargir la base, affectant dix postes à tel type d’unités, trente à tel autre, et donnant à quelques-unes d’entre elles un chèque en blanc ». Du coup, a continué le général Bosser, « dans certains régiments, les militaires sont bien installés ; dans d’autres, il a fallu ajouter des lits superposés dans des chambres, le temps que l’infrastructure suive ».

« La priorité a été donnée au recrutement : on peut se serrer pendant un moment, comme on le fait en OPEX, même si cela peut occasionner des tensions dans la vie courante », a-t-il estimé.

Comme les infrastructures ne suivent pas le rythme du recrutement, il faut donc improviser, comme cela a été le cas au 2e RIMa. « Il est donc possible que dans certains régiments l’on mette en place des abris CORIMEC [bâtiment préfabriqué] pendant quelques mois », a expliqué le général Bosser.

Par ailleurs, d’ici 2019, l’armée de Terre devrait compter 103.000 militaires. Toutefois, si le format de sa Force opérationnelle terrestre augmente, elle n’est pas exempte d’effort en matière de « dépyramidage ».

« L’effort de recrutement et de fidélisation n’exclut pas la manœuvre des départs, notamment dans la population sensible des officiers. En 2015, avec 41 % des effectifs d’officiers du ministère, nous assumons 53 % de la charge de déflation qui pèse sur cette catégorie. Nous faisons partir ceux d’entre eux dont nous n’avons pas besoin pour encadrer la FOT : il s’agit de manœuvres internes complexes », a expliqué le général Bosser.

Enfin, la préparation opérationnelle est un autre défi, qui ne peut être relevé qu’avec le format revu à la hausse de la FOT. « En effet, sans ces effectifs supplémentaires, au-delà de l’été 2017, l’armée de Terre Serval deviendrait inévitablement l’armée de Terre Sentinelle », a fait valoir le CEMAT.

Source : Zone Militaire

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vendredi 6 novembre 2015

Fonction publique : Armée française... Les militaires du rang sont tous en CDD

Parents pauvres de la fonction publique, les militaires du rang sont tous en CDD

Alors que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a relancé le débat sur le statut de la fonction publique, et notamment sur la garantie de l'emploi à vie pour les fonctionnaires, il n'est pas inutile de rappeler la situation des militaires.

Selon le dernier rapport du Haut comité d'évaluation de la condition militaire (chiffres 2013), «hors gendarmerie, les militaires sous contrat représentent 63% des effectifs». «Les militaires sont, parmi les agents de l'Etat, ceux qui présentent proportionnellement le plus fort taux de personnel sous contrat», lit-on dans le rapport.  Soit 51% des effectifs globaux. La gendarmerie présente un profil particulier puisque 77% de son personnel y sert sous le statut de militaire de carrière. Dans l'armée de terre, les personnels sous contrat représentent 72% des effectifs, 63% dans la marine et 54% dans l'armée de l'air.

Cette spécificité militaire au sein de la fonction publique d'Etat s'explique par la nécessité opérationnelle de maintenir une pyramide d'âge particulière, avec plus de jeunes que d'anciens. Le régime spécifique des retraites est également lié à ce besoin.

Pour les personnels civils de la Défense (selon le bilan social du ministère de la Défense),  seuls 13,7% des effectifs sont non-titulaires de leur poste (donc sans garantie d'emploi) pour 56,6% de titulaires et 29,7% d'ouvriers d'Etat, un statut particulier mais très protecteur. Chez les civils, c'est dans la catégorie A (cadres) que les non-titulaires sont les plus nombreux (38%). 

Dans les armées, en revanche, les militaires du rang servent tous sous contrat à durée déterminée.

Source : Secret Defense - Jean Dominique Merchet

NDLR FNCV : Ces militaires sous contrat précaire méritent lorsqu'ils ont combattu, que l'Etat français leur reconnaisse la qualité de combattants volontaires. Cette justice doit leur être rendue, conformément au principe constitutionnel d'égalité avec les précédentes générations du feu.

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samedi 31 octobre 2015

Sport : Morgane LOHEZIC vice championne du monde militaire de judo !

Judo : une vice-championne du monde militaire ;-)

Morgane Lohezic a été sacrée vice-championne du monde militaire en Corée.
 
Début octobre 2015 se sont déroulés les 6e jeux mondiaux militaires de judo en Corée, Morgane Lohezic, sergent-chef affectée au 1er RTP de Cugnaux et licenciée à l'US Colomiers Judo a participé brillamment à cette compétition dans la catégorie des -52 kg. Après avoir franchi les poules en remportant tous ses combats, Morgane se qualifie pour les demi-finales où elle affronte une Chinoise.

Le combat était serré, mais la Columérine parvenait à placer son spécial et à marquer waza-ari. Tout le combat était verrouillé, mais Morgane est envoyée en finale. Face à une judokate russe imposante, elle a perdu l'équilibre par deux fois et avant d'être menée d'un yuko et d'un waza-ari à rien. Ne parvenant pas à trouver de solution, Morgane perd finalement son dernier combat sur une clé de bras. Elle se contentera sûrement de ce titre de vice-championne du monde militaire.

Le club columérin a connu un mois d'octobre par ailleurs riche en actualités. Trois nouveaux judokas accèdent en 1e division : Caroline Fresnais, Cyril Gimenez et Frédéric Causse rejoignent ainsi Luc Lopez et Sébastien Cassan. Du côté de l'arbitrage, Olivier David obtient la note de 19/20. Actuellement interrégional, il vise maintenant le titre d'arbitre national. Enfin, l'équipe junior garçons décroche le titre de champion de la nouvelle grande région, et se sélectionne pour la finale nationale.

Source : La Dépêche du Midi

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jeudi 15 octobre 2015

Tireur d'élite : Record du Monde de tir pour un adjudant du 1er RCA

Record du monde de tir longue distance pour un sous-officier du 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique

La page Facebook du 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique (RCA), implanté à Canjuers (Var), a reproduit un article passé totalement inaperçu alors qu’il relate l’incroyable exploit réalisé par l’adjudant Benjamin G. le 22 août 2015.

En décembre 2014, le quotidien Var Matin avait indiqué que ce sous-officier, spécialiste du tir longue distance, se préparait à établir un record en touchant une cible située à 3.500 mètres avec son fusil de précision 408 CheyTac. Déjà, au cours de l’été précédent, il avait réussi faire mouche sur des cibles distantes de 2.400, 2.700 et 2.960 mètres.

Huit mois plus tard, le défi a donc été relevé. L’adjudant G. a en effet atteint une cible à plus de 3.695 mètres de distance (soit 4.000 yards), sur le pas de tir de Correiasse, à la tombée de la nuit. Un exploit qui fait de lui le recordman de la discipline, titre jusque-là détenu par un tireur russe (3.400 mètres).

Pour y arriver, le sous-officier a dû maîtriser différents paramètres (vent, pression atmosphérique, température) et compter sur le concours de camarades, répartis en deux équipes (cible et vent). C’est lors de la 3e salve de 6 cartouches que l’adjudant a atteint la cible en son centre.

En situation de combat, le record de tir reviendrait à un tireur d’élite des forces spéciales australiennes qui a abattu un élément ennemi à 2.815 mètres de distance, avec un fusil Barrett M82A1.

Ndlr : Le fusil CHEYTAC en calibre 408 est considéré comme l’arme la plus précise au monde pour le tir à très longue distance, elle permet d’engager des cibles à plus de 2500 mètres – Poids : 14 Kg – L. : 1,34 m ; L. crosse repliée : 1,18 m – Calibre : 408 CHEYTAC – Action : à verrou – Chargeur : 7 cartouches

Source : 1er RCA / FNCV

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