FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 25 octobre 2012

Le 19 mars " Journée Nationale du Souvenir" reporté par le Sénat

Communiqué de la FNCV

 Le Sénat a reporté la poursuite de l'examen du texte faisant du 19 mars la journée nationale du souvenir des victimes de la guerre d’Algérie.

Le Sénat a décidé de reporter au mardi 20 novembre à 14h30, la poursuite de l'examen de la proposition de loi adoptée par l'Assemblée nationale relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Ce texte remettait en cause la Loi du 25 février 2012 qui prévoit d’honorer le 11 novembre tous les morts pour la France de tous les conflits, sans supprimer les autres dates déjà consacrées, dont le 5 décembre.
En ravivant une plaie mal cicatrisée, cette loi diviserait les Français, créerait le trouble dans les consciences et célèbrerait une date que le FLN Algérien commémore, hors de toute vérité historique, comme celui de sa victoire sur notre armée.

Elle  jetterait aux oubliettes de l’histoire, les dizaines de milliers de nos frères d’armes et de nos compatriotes, femmes, enfants, vieillards qui ont été enlevés, torturés, assassinés dans les mois qui ont suivi l’accord signé le 18 mars 1962.

C’est en leur souvenir et pour respecter leurs souffrances qu’une journée nationale, fixée au 5 décembre a été choisie concernant cette période.

Cette date consensuelle, adoptée quasi unanimement par les associations d’anciens combattants, permet d’honorer non seulement  les morts  d’Algérie mais aussi ceux du Maroc et de Tunisie, pour qui le 19 mars n’a aucune signification.

Alors qu’il est essentiel de rassembler la Nation, cette proposition de Loi semble totalement inopportune.

Source : FNCV

* * *

lundi 22 octobre 2012

Guerre d'Algérie : Rétablissons la vérité sur le massacre du 17 octobre 1961

Le mythe des massacres du 17 octobre 1961, par Bernard Lugan

17 octobre 1961, le mythe d'un massacre

En reconnaissant la responsabilité de l’Etat français et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961, François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qui sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak.

Tout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation. [...]
 
Quel est donc le vrai bilan de cette manifestation ?

  • Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un prétendu massacre, l’Institut Médico Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord Africain dans la terminologie de l’époque).
  • Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?
  • En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre.

Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne fut donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des dizaines de morts et de «noyés» auxquels l’actuel occupant de l’Elysée a rendu hommage !!!
 
Certes, nous dit-on, mais les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants. Faux, car ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’Institut Médico Légal de Paris puisque, entre le 18 et le 21 octobre, « seuls » 4 cadavres de « NA » furent admis à la Morgue :

  • Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.
  • Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.
  • Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

Nous voilà donc bien loin des 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains et pour lesquels M. François Hollande a reconnu la responsabilité de la France ! [...]
 
Source : Bernard Lugan, historien français
Article publié le 18 octobre 2012 par Aetius

 
[1]Voir à ce sujet le dossier spécial de l’Afrique réelle, novembre 2011 intitulé Pour en finir avec le mythe du « massacre » des Algériens à Paris le 17 octobre 1961.
[2] « Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 ». Rapport établi à la demande du Premier ministre, M. Lionel Jospin et remis au mois de janvier 1998 par M. Dieudonné Mandelkern président de section au Conseil d’Etat, président ; M. André Wiehn, Inspecteur général de l’administration ; Mme Mireille Jean, Conservateur aux Archives nationales ; M. Werner Gagneron, Inspecteur de l’administration.
[3] Voir l’Afrique réelle, novembre 2011

* * *

NDLR FNCV : il est indispensable à la manifestation de la vérité, de rappeler les multiples assassinats perpétrés par le FLN contre la police française au cours des semaines ayant précédé la manifestation du 17 octobre 1961 et la répression qui en a été la conséquence malheureuse.
 
Comme le rappelle Wikipedia, le FLN parisien s'était abstenu d'attaquer les policiers et les harkis à partir du 5 juin 1961 respectant ainsi la trêve imposée par le GPRA pendant les négociations avec le gouvernement français.
 
Mais ce cessez-le-feu fut rompu le 15 août 1961 à la seule initiative du FLN, par une offensive contre la FPA qui fit trois morts. Le 29 août, trois policiers succombent dans cinq attaques simultanées dans différents quartiers de Paris.
 
Ces assassinats marquent le début de cinq semaines meurtrières durant lesquelles 10 policiers encore seront abattus. La vague d'attentats de septembre et octobre 1961 sera d'une ampleur que l'on n'avait jamais connue. Sept policiers en seront victimes en septembre. Il semble bien que les commandos du FLN aient reçu pour consigne d'attaquer indistinctement tout policier ou militaire en uniforme. 1961 est l'année la plus meurtrière pour la police parisienne, entre le 29 août et le 3 octobre, au cours de 33 attaques distinctes, les commandos du FLN tuent 13 policiers soit plus que le total annuel des années précédentes. 
 
Ainsi, le seul massacre qui a eu lieu durant cette sombre époque, et dont la réalité est établie par des pièces officielles incontestées, est celui des gardiens de la paix français.
 
Une manifestation de la repentance du chef de l'Etat algérien à propos de tous ces crimes serait une réponse digne et appropriée à l'hommage rendu par François Hollande aux victimes du 17 octobre 1961.

Source NDLR : PC FNCV

* * *

lundi 15 octobre 2012

Algérie, Maroc, Tunisie : Journée du Souvenir - Communiqué FNCV

La FNCV communique

Journée nationale du souvenir le 19 mars :(

Le 25 octobre 2012, le Sénat de la République va examiner en 2eme lecture une loi déjà adoptée en 2002 par l’Assemblée nationale, visant  à « instituer une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie» fixée au 19 mars.

Tout en ravivant une plaie mal cicatrisée, les sénateurs, s’ils votent cette loi, diviseront les Français, créeront le trouble dans les consciences et honoreront une date que le FLN algérien célèbre, hors de toute vérité historique, comme celle de sa victoire sur notre armée.

Ils jetteront aux oubliettes de l’Histoire les dizaines de milliers de nos frères d’armes et de nos compatriotes, femmes, enfants, vieillards qui ont été enlevés, torturés, assassinés dans les mois qui ont suivi l’accord  signé le 18 mars 1962, dénoncé dès  le lendemain.

C’est en leur souvenir et pour respecter leurs souffrances  que vous devez, pendant qu’il en est encore temps, rappeler à tous les  élus, y compris les élus locaux qui assureront certainement le relais auprès des sénateurs, qu’il existe déjà  une journée nationale, fixée au 5 décembre, concernant cette période.

Cette date consensuelle a été choisie pour honorer  les morts d’Algérie mais aussi ceux du Maroc et de Tunisie, pour lesquels le 19 mars n’a aucune signification.

Pourquoi donner une priorité aux uns par rapport aux autres ? Tous sont égaux dans leur sacrifice.

Le 19 mars, il n’y rien à commémorer, rien à célébrer !

Source : FNCV

* * *

vendredi 5 octobre 2012

Fréjus : Dernière demeure du général Bigeard au Mémorial des Guerres en Indochine

Les cendres du général Marcel Bigeard reposeront finalement au Mémorial des Guerres en Indochine, à Fréjus

En ce jour de la Saint Michel, fête des parachutistes, l’on a appris que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, inaugurera, le 20 novembre prochain, sur le site du Mémorial des Guerres en Indochine, à Fréjus, la stèle qui accueillera les cendres du général Marcel Bigeard, décédé à l’âge de 94 ans, le 18 juin 2010.

Dans ses dernières volontés, “Bruno” voulait que ses cendres soient dispersées à Dien Bien Phu, où il s’était illustré à la tête de 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux (BPC). Pour “emmerder” la France et le Vietnam disait-il. Mais aussi et surtout pour rejoindre ses camarades morts lors de cette bataille.

Seulement, les autorités vietnamiennes ont opposé une fin de non-recevoir à cette ultime requête. En octobre 2011, il était alors question de transférer les cendres du général Bigeard aux Invalides, où elles se seraient retrouvées “à côté de celles des maréchaux Lyautey, Foch, Leclerc, Juin, de Rouget de Lisle, auteur de la Marseillaise, et aussi de grands noms de la France des 19e et 20e siècle” avait commenté le général Piquemal, le président de l’Union Nationale des Parachutistes (UNP). Et cela aurait été aussi “la plus belle reconnaissance de son parcours exceptionnel.”

Cependant, cette initiative a été contestée par des “intellectuels” et des élus, qui reprochaient au général Bigeard d’avoir cautionné la torture lors des opérations en Algérie. Ont-ils eu gain de cause ou non, toujours est-il qu’en février dernier, l’ancien ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait annoncé un report de la cérémonie aux Invalides, laissant entendre qu’elle aurait sans doute lieu le 29 septembre de cette année.

Finalement, ce n’est pas aux Invalides que le “Bruno” reposera, mais au Mémorial des Guerres en Indochine de Fréjus. “Proche du musée des troupes de marine, cette nécropole nationale abrite les corps des milliers de soldats morts pour la France en Indochine, sera la dernière demeure du général Bigeard, qui, comme il le souhaitait, reposera entouré par ses compagnons d’armes, morts au combat en Indochine” explique le ministère de la Défense.

Source : Zone Militaire

* * *

Décès de Gaby, veuve du général Marcel Bigeard
Dien Bien Phu : L'une des dernières volontés du général Marcel Bigeard...
Hommage au général Bigeard, un para de France aux Invalides
Général Marcel Bigeard : Décès de « Bruno » Grand Combattant Volontaire
Marcel BIGEARD : Général "Par le poignard et par la poudre"
La seconde Guerre Mondiale de 1939 à 1945 sur FNCV.COM
La guerre d'Indochine - Dien Bien Phu La guerre d'Algérie sur FNCV.COM
Hommage d'une combattante à "Bruno"
Ô Saint Michel : Chant des parachutistes et commandos
La Légion d'Honneur : Médaille et décorations
La langue de bois et le militairement correct : Vous avez dit "gliériser", "bigeardiser" ?
Des chiens de guerre en Afghanistan ?
Témoignage : Les lieutenants de « Bruno » - Indicatif radio du colonel Bigeard

 

vendredi 7 septembre 2012

Mulhouse : Un traître à la Patrie titulaire de la carte du Combattant !

Suite à l’annonce de l'appartenance au FLN, durant la guerre d’Algérie, de l’ancien maire de Lutterbach, Roger WinterhalterRoger Winterhalter, le général Georges Pormente, autorité militaire la plus élevée du Haut-Rhin, demande au préfet de lui retirer sa carte du combattant.

La révélation dans les colonnes des DNA le 9 août 2012 («Un moudjahidin nommé Roger ») de l’aide apportée au Front de Libération Nationale (FLN) par Roger Winterhalter alors qu’il était appelé dans l’armée française, continue de susciter des réactions virulentes et blessées parmi les associations d’anciens combattants de la guerre d’Algérie.

Dernière en date: le général de corps d’armée Georges Pormente a écrit mardi au préfet du Haut-Rhin, Alain Perret, et au cabinet du ministre délégué aux anciens combattants, pour leur demander d’intervenir « pour que la carte du combattant de l’armée française soit retirée » à l’intéressé.

«Des activités coupables»

« Certes, la loi d’amnistie, dans une louable volonté d’apaisement, couvre vraisemblablement les activités coupables à l’époque de Roger Winterhalter durant son service militaire en Algérie. Mais je n’avais pas imaginé que ce monsieur, ayant trahi son pays, infiltré des rebelles dans l’armée, volé des armes et des munitions, et organisé la désertion de 17 soldats, ait pu avoir le cynisme de demander et d’obtenir la carte du combattant de l’armée française. Je ne sais si l’origine de sa demande d’obtention de cette carte est due à des considérations électoralistes, mais je sais qu'en tant que maire, il a dû présider de très nombreuses manifestations patriotiques devant le monument aux morts de sa commune, lu de nombreux messages patriotiques officiels et pleurer officiellement les victimes de la guerre d’Algérie dont certaines ont peut-être et même probablement été tuées par le résultat de sa trahison à l’époque », écrit le général Pormente.

Joint aujourd’hui par les DNA, Roger Winterhalter, qui a reçu jeudi une copie du courrier, confirme qu’il a bien reçu la carte du combattant.

«Fidèle à mes convictions pacifistes et humanitaires»

« Je l’ai eue, mais je ne l’ai jamais réclamée, et la petite pension annuelle de 600 € que je perçois, je la reverse régulièrement à une association humanitaire », répond-il, précisant qu’il n’a jamais volé d’armes. « Qu’on me la retire ne me fait ni chaud ni froid. Ce n’était pas électoraliste de ma part, se défend-il. A Lutterbach on a fait un monument à la Vie où un forgeron casse des armes et les transforme en fleurs de la paix. »

L’ancien maire de cette grosse commune du nord de Mulhouse, aujourd’hui président de la Maison de la Citoyenneté Mondiale à Mulhouse, affirme avoir reçu plusieurs lettres anonymes d’insultes et de menaces depuis la parution de son livre-récit, «mais aussi des témoignages de sympathie».

Il dit cependant comprendre l’émoi des uns et des autres. « Mais j’ai toujours agi en temps que citoyen du monde, fidèle à mes convictions pacifistes et humanitaires, car pour moi la terre n’a pas de frontières », rappelle-t-il. Et de conclure... « Avec cette affaire, je comprends que la guerre d’Algérie n’est toujours pas finie ».

Le dossier, très sensible parmi les anciens soldats et habitants d’Algérie, est désormais entre les mains de l’État.

Source : Grégoire Gauchet - Dernières Nouvelles d'Alsace

* * *

lundi 23 avril 2012

Abandon des harkis en 1962 : Reconnaissance officielle de la responsabilité de la France

Le président Sarkozy reconnaît officiellement la responsabilité historique de la France

C’était une promesse de campagne du candidat Sarkozy en 2007. Et il aura fallu attendre 5 ans pour qu’elle soit tenue. En effet, en déplacement à Perpignan, ce 14 avril, le président sortant a officiellement reconnu la responsabilité historique de la France dans l’abandon des Harkis, ces soldats musulmans qui combattirent au sein de l’armée française lors des évènements en Algérie.

« La France devait protéger les harkis de l’histoire, elle ne l’a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l’histoire, c’est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy.

« La France doit, comme elle l’a toujours fait, regarder son Histoire en face et assumer les erreurs qu’elle a pu commettre. En l’occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l’abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France, a-t-il ajouté, lors d’un discours prononcé après la visite du camp de Rivesaltes, qui accueillit de nombreux Harkis à leur arrivée en France en 1962.

Il est difficile de savoir avec exactitude le nombre de Harkis ayant pu venir en France avec leur famille après les accords d’Evian. Une étude du service central des rapatriés l’avait estimé à 66.000 mais d’autres publications plus récentes ont donné d’autres chiffres. Ces anciens supplétifs de l’armée française et leurs descendants représenteraient, actuellement, une communauté de 500.000 personnes.

Quant à ceux qui n’ont pas pu rejoindre la France et qui ont subi des exactions après l’indépendance de l’Algérie, leur nombre varie selon les estimations. Diverses sources estiment qu’entre 60.000 et 80.000 Harkis en ont été victimes, d’autres parlent de 150.000.

Cela étant, la loi du 11 juin 1994, promulguée par François Mitterrand, indique que « la République française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie pour les sacrifices qu’ils ont consentis ». Ce texte a été complété par le décret du 31 mars 2003, lequel a instauré une « Journée nationale d’hommage aux Harkis », fixée au 25 septembre de chaque année. Mais il n’était jusqu’à présent pas question d’une quelconque reconnaissance de la responsabilité de la France.

Par ailleurs, le 19 janvier dernier, et à l’initiative du sénateur UMP Raymond Couderc, le Sénat a adopté à l’unanimité, à l’exception des élus communistes, une proposition de loi visant à pénaliser les propos diffamatoires et injurieux susceptibles d’être tenus à l’égard des Harkis.

Source : Zone Militaire

* * *

vendredi 20 avril 2012

Guerre d'Algèrie : A propos du film TROU-FION

Troufion en Algérie :(

Car ce sont bien des « troufions » que l’on nous a complaisamment présentés à la télévision pour témoigner de leur guerre d’Algérie.

Sans aller jusqu’à rappeler l’origine étymologique de ce terme qui s’apparente plus à «trou-du-cul» qu’au sympathique ami bidasse, on notera que le discours de ces grands-pères repentants (à l’exception de celui qui, ayant perdu une jambe, aurait eu de bonnes raisons de critiquer la guerre qu’on lui a fait faire….) était uniformément convenu et que l’on entendait sans surprise leur témoignage, tant il était manifestement le fruit d’une restitution.

L’un citant le général de Bollardière (combien de soldats ont entendu parler de lui en Algérie ?), l’autre évoquant l’exploitation des algériens et la richesse des colons….
Et inévitablement, chacun évoque la torture et les viols qui ont été, bien entendu, l’activité permanente des soldats du contingent en Algérie, en dehors des scènes de beuverie qui doit accompagner, dans l’esprit des réalisateurs, toute image de l’armée.

Mais, bizarrement, ces témoignages sonnent faux !

Comme s’ils étaient le résultat d’une leçon bien apprise, que l’on récite avec des regards faux-fuyants, en employant les termes que 50 ans de matraquage médiatique ont fini par imposer aux mémoires défaillantes, occultant notamment tout ce que les soldats de français ont réalisé dans ce pays. La pacification est citée, mais uniquement de manière ironique.  Pas un de ces témoins n’a rencontré un médecin dans les douars et un seul évoque son rôle d’instituteur.
On y parle en revanche des « soldats » du FLN, alors que le terme couramment employé dans la troupe était les « fells » ou les « fellouzes ». On y parle aussi d’armée d’occupation imposant sa violence à des résistants.

On y parle de baignoire…sous la tente, dans le djebel. Pour faire sérieux, on évoque d’un air entendu les « bidons » de napalm. Et dans tout cela, on se demande où étaient les cadres de ces « troufions »  livrés à eux-mêmes ?

L’on n’épargne même pas au spectateur le long plan final d’un homme vaincu, cherchant ses larmes en baissant la tête, comme s’il récitait son acte de contrition.

Triste image que celle donnée par ces hommes qui, au soir de leur vie, se sont laissés influencer pour dénoncer une guerre qu’ils n’ont en fait jamais acceptée (mais dont ils se font remettre volontiers les décorations) et dont ils n’ont tiré aucun motif de fierté, pas même celle de leur engagement au service de la France.

Il est vrai qu’ils ont combattu pour rien, puisque la France a perdu et ne peut justifier  les sacrifices accomplis par ceux qui, eux, ne sont pas revenus.

Heureusement, tous les soldats français en Algérie n’ont pas ressemblé à ceux-là. On attend que MM. Demaizière et Teurlai leur donnent la parole, car ils auraient aussi beaucoup à dire….

Général (2S) Henry-Jean FOURNIER

* * *

mercredi 11 avril 2012

Algérie : Ahmed Ben Bella, ancien président algérien, est décédé

Ahmed Ben Bella, ancien président de la république algérienne entre 1962 et 1965, est décédé ce mercredi à Alger des suites d'une longue maladie, selon des sources proches de sa famille.

Agé de 96 ans,  Ahmed Ben Bella avait été hospitalisé en février dernier à Alger.

Des rumeurs récurrentes avaient circulé en février dernier sur l’état de santé de M. Benbella, allant jusqu’à annoncer son décès.

L’ancien président a été alors hospitalisé à l’hôpital militaire de Ain Naâdja à Alger avant de regagner son domicile.

« Il a été brièvement hospitalisé mais il est maintenant rentré chez lui à Alger et il se repose », avait déclaré à l'époque à l'AFP un de ses proches qui a requis l'anonymat.

La brève hospitalisation du premier président de l'Algérie indépendante a permis « de lui augmenter le taux d'anti-coagulants » qui lui sont administrés suite à une phlébite contractée avant l'été dernier et pour laquelle il avait été soigné à Paris, ajoutait l’AFP.

Un chef historique

Né le 25 décembre 1916 à Maghnia dans l'ouest algérien, Ben Bella Mohamed (son vrai nom) dit Ahmed, est un des neuf « chefs historiques » du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA).

Elu premier président de l’Algérie indépendante, il fut renversé par un coup d’Etat militaire conduit par son vice-président le colonel Houari Boumediene le 19 juin 1965.

Ahmed Ben Bella avait été détenu dans le secret au cours du règne du colonel Boumediene avant qu'il ne soit remis en liberté par son successeur Chadli Bendjedid en octobre 1980.

Sous la botte de Boumediene

Lorsque Georges Gorce, ambassadeur de France à Alger (1963-1967) puis Jean de Broglie, représentant du général de Gaulle, demandent un jour à Boumediene où se trouvait son prisonnier,  le président algérien pointe son pouce vers le sol et dit : « Ben Bella est à ma merci, sous mon talon. »

Au lendemain de sa libération, Ahmed Ben Bella s'est installé à l'étranger, notamment en France et en Suisse, où il a repris des activités politiques en devenant opposant au pouvoir algérien.En 1985, il avait lancé en compagnie de Hocine Ait Ahmed, président du FFS (Front des forces socialistes) un appel à partir de Londres, pour la démocratisation en Algérie.Il reviendra en Algérie à la faveur de l'ouverture politique de 1989 pour militer au sein de son part, le MDA, avant de se retirer de la scène.

Devenu proche du président Bouteflika, il a notamment soutenu sa politique de réconciliation nationale et fut régulièrement invité aux cérémonies officielles.

Source : DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

* * *

jeudi 8 mars 2012

Histoire - Guerre d'Algérie : Le 19 Mars, un déni de mémoire

Fin de la guerre d’Algérie le 19 mars 1962 ?

La date de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, comme l’appellation elle-même de cette « guerre », longtemps considérée seulement comme « les événements d’Algérie », a aussi longtemps fait débat en France, jusqu’à la décision prise par le Président de la République d’adopter la date du 5 décembre pour la journée nationale d’hommage aux morts de la guerre d’Algérie et des opérations au Maroc et en Tunisie.

Le choix de cette date a été le fruit du travail d’une commission, présidée par le Professeur FAVIER, de l’Institut et réunissant les douze associations les plus représentatives d’Anciens Combattants de toutes les guerres pour proposer une date commune. Après discussion et un vote démocratique, 10 associations (représentant 800 000 adhérents3) ont opté pour le 5 décembre, date à laquelle avait été inauguré, en 2002, le Mémorial A.F.N. du Quai Branly.

Le 5 décembre 2002, en effet, toutes les associations et fédérations étaient présentes, dans une même communion d’esprit, autour du seul souvenir de ceux qui avaient donné leur vie au service de la Patrie au cours de cette période des combats d’A.F.N.

La volonté d’apaiser les débats se manifestait ainsi dans un jour qui rassemble, exempt de toute considération politique, philosophique ou religieuse et respectant les sensibilités de chacun. Il ne s’agissait ni de commémorer une date, ni de célébrer une victoire ou de pleurer une défaite, mais tout simplement d’honorer ce jour là, sur l’ensemble du territoire national la mémoire de ceux qui, indépendamment de leurs propres convictions, avaient disparu dans ces combats et ces événements.

On peut certes contester le choix du 5 décembre, mais on ne peut refuser à cette date l’avantage d’être neutre et et de n’avoir d’autre but que de rassembler autour de l’hommage aux morts.

Cependant, malgré la quasi unanimité recueillie autour de ce choix, une association continue de militer pour que ce soit à la date du 19 mars que soit célébrée la mémoire des morts en Algérie. La date du 19 mars est celle du cessez-le-feu décidé, en 1962, lors des entretiens entre le gouvernement français et des représentants du Front de Libération Nationale algérien, à Evian.

C’est là que commence toute une série de malentendus…

Lire la suite...

lundi 26 décembre 2011

Légion d'Honneur : Le commandant Hélie de Saint Marc prochainement promu ?

Le commandant Hélie de Saint-Marc va être, selon nos informations, élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'Honneur, la plus haute distinction que la République peut conférer.

Hélie de Saint-Marc, 89 ans, est une personnalité bien connue et très respectée pour son humanisme, bien au-delà du monde militaire : résistant, déporté, officier de la Légion étrangère, il participe au putsch des généraux, en 1961.

Arrêté, il reste cinq ans en prison, avant d'être gracié. Il est l'auteur de nombreux livres, dont ses Mémoires, "les Champs de braise",  ont connu un grand succès. 

Il incarne, mieux que quiconque, le destin tragique de toute une génération de militaires, que retrace le récent Prix Goncourt 2011 attribué à Alexis Jenni pour "L'Art français de la guerre", Éditions Gallimard

Source : Dominique Merchet

* * *

jeudi 1 décembre 2011

Guerre d'Algérie : D'inavouables secrets enfin révélés, silence d'Etat, terrorisme, torture, ...

Les horribles secrets de la Guerre d'Algérie :
Mensonges d’État, FLN, OAS, accords d'Evian, indépendance...

Dans son livre choc, “Un silence d’État” (Soteca-Belin), l’historien Jean-Jacques Jordi dévoile des centaines d’archives interdites d’accès. Cinquante ans après, celles-ci remettent en question la vision à sens unique propagée jusque-là sur la guerre d’Algérie.

C’est un historien réputé, plutôt classé à gauche, qui a eu la lourde tâche de “fouiller” les archives inédites de la guerre d’Al­gérie. Docteur en his­toire, enseignant, no­tamment à l’École des hautes études en sciences sociales, auteur d’une dizaine d’ouvrages et de plusieurs documentaires télévisés consacrés à ce conflit (France 2, France 3, M6), Jean-Jacques Jordi, 56 ans, n’a rien d’un “extrémiste” – d’une cause ou d’une autre. « Mon travail est scientifique, dit-il. Je ne suis ni un juge qui décide “c’est juste ou injuste” ni un religieux qui décrète “c’est bon ou mauvais”. » Raison pour laquelle Re­naud Bachy, président de la Mission in­terministérielle aux rapatriés, l’a ex­ceptionnellement autorisé il y a quatre ans, au nom du gouvernement, à plonger dans ces archives, normalement interdites d’accès pour une période allant de soixante à cent ans.

Centre historique des Archives nationales, Service historique de la Défense, Service central des rapatriés, Archives nationales d’outre-mer, Centre des archives contemporaines, Centre des archives diplomatiques, Comité international de la Croix-Rouge : en tout, ce sont près de 12 000 documents administratifs classés “très secret”, “secret” et “secret confidentiel” que Jean-Jacques Jordi a pu consulter et photographier. Ras­sem­blés (pour partie) dans son livre, Un si­lence d’État, dont Va­leurs ac­tuelles pu­blie des ex­traits en ex­clusivité, le résultat de son en­quête et les documents qu’il porte au­jourd’hui à la connaissance du public sont absolument stupéfiants. Pourtant spécialiste de la question, lui-même le reconnaît  :

« Jamais, confie-t-il, je n’aurais imaginé découvrir de tels faits. »

Depuis près de cinquante ans, l’histoire de la guerre d’Algérie s’écrit en noir et blanc : d’un côté, les “gentils” (le FLN et les partisans de l’indépendance), de l’autre, les “méchants” (les pieds-noirs et les défenseurs de l’Algérie française). Les travaux de Jean-Jacques Jordi remettent totalement en question ce manichéisme mémoriel. Non pour ré­habiliter une violence par rapport à une autre, mais pour rétablir une vérité autrement plus complexe que celle propagée de­puis 1962. « Jusque-là, la thèse officielle était que l’OAS, refusant les accords d’Évian, avait plongé l’Algérie dans la terreur, légitimant la riposte du FLN, rap­pelle l’auteur.

Cela n’est qu’en partie vrai. D’abord parce que le terrorisme FLN a précédé celui de l’OAS, mais aussi parce qu’il a été beaucoup plus meurtrier. Ensuite, sous pré­texte de lutte anti-OAS, le FLN et l’ALN (Armée de libération nationale) se sont essentiellement livrés à des exactions dirigées non contre les activistes, mais de manière aveugle contre l’ensemble de la population – l’instauration de ce climat de terreur ayant pour but avoué de précipiter le départ des Français, y com­pris après le 19 mars (cessez-le-feu) et le 5 juillet (indépendance). »

Documents parfois terribles à l’appui, Jean-Jacques Jordi révèle une “autre” guerre d’Algérie, où les “héros de l’indépendance” – tout du moins une par­tie d’entre eux – livrent la face obscure de leurs méthodes : enlèvements, viols, tortures, actes de barbarie… Jusqu’à ces « quarante Européens séquestrés » jus­qu’à ce que mort s’ensuive pour servir de « donneurs de sang » aux combattants FLN ! Ces faits, démontre l’ouvrage, étaient connus, et même soutenus, par les dirigeants algériens de l’époque. Aussi incroyable que cela puisse paraître, écrit-il, « il n’y eut aucune poursuite judiciaire de la part de la justice algérienne contre ceux qui s’étaient rendus coupables d’exactions ou de meurtres ».

Mais les archives secrètes  n’épargnent pas non plus les autorités françaises et le rôle des “barbouzes” envoyés sur place : oui, des Français ont torturé d’autres Français ; oui, des listes de militants supposés de l’OAS ont été transmises aux insurgés ; oui, des ordres ont été donnés afin de ne pas intervenir, con­damnant à mort des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants… Au-delà de la passivité, une véritable complicité. Comment qualifier autrement l’attitude – révélée par un rap­port – de ces gendarmes mobiles ren­dant à ses bourreaux FLN un ressortissant français « torturé à l’électricité et battu » qui était parvenu à s’enfuir et  à se réfugier dans leur cantonnement ?

« Que la raison d’État – des deux côtés de la Méditerranée – l’ait emporté sur quelques milliers de vie, cela n’est pas propre à la guerre d’Algérie, au moins faut-il le reconnaître », écrit Jean-Jacques Jordi. Pas plus que les événements ne le furent, la repentance ne peut pas, et ne doit pas, être à sens unique. Cinquante ans après, le moment est sans doute venu pour l’Algérie, comme pour la France, de reconnaître ce que fut – aussi – ce conflit : le martyre des pieds-noirs et des harkis.

Nicolas Sarkozy s’y était engagé en 2007 à Toulon lors de sa campagne électorale. Osera-t-il, à l’occasion des cérémonies du cinquantenaire, braver le “politiquement correct”, aujourd’hui clairement désavoué, et tenir sa promesse ?

Source : Arnaud Folch, Valeurs actuelles

* * *

jeudi 24 mars 2011

France Culture : Conférence du général Salvan - Le métier de soldat, Guerre d'Algérie, Liban...

Le Général de corps d'armée (2s) Jean Salvan dans le cadre de l'émission "A voie nue "diffusée sur France Culture, a évoqué au cours de la semaine du 14 mars 2011 ,entre 20h et 20h30 du lundi au vendredi , le métier de soldat, la Guerre d'Algérie, son expérience au Liban ainsi que d'autres sujets.

Ces entretiens peuvent être audibles sur le site franceculture.com en téléchargement sur votre ordinateur ou votre téléphone mobile en podcasting :

Franceculture.com / Général Salvan

Source : Alain


Hymne National du Japon : Kimi Ga Yo - Votre Règne
Séisme et tsunami du 11 mars 2011 : Solidarité avec le Japon

* * *

mercredi 23 février 2011

Jean Lartéguy : L'auteur des Centurions, nous a quittés...

Jean Lartéguy, soldat volontaire, grand reporter, écrivain...

Vous vous souvenez sans doute du film « Les Centurions », avec l’acteur américain Anthony Quinn incarnant un personnage inspiré par le général Marcel Bigeard, Alain Delon dans le rôle du capitaine Esclavier, Claudia Cardinale et Maurice Ronet.

Ce long-métrage était une adaptation du roman éponyme écrit par Jean Lartéguy, qui vient de s’éteindre à l’âge de 90 ans à l’Institution nationale des Invalides, à Paris, où il avait été admis il y a maintenant 5 ans.

Né à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) en septembre 1920, Jean Lartéguy, de son vrai nom Lucien Osty, s’était engagé dans l’armée en 1939, après une enfance passée en Lozère. Il avait rejoint la France Libre trois ans plus tard, après être passé par l’Espagne, où il fut interné pendant quelques mois. C’est ainsi qu’il participa à la seconde guerre mondiale en tant qu’officier au 1er groupe de commandos d’Afrique.

Après avoir quitté l’armée avec les galons de capitaine et obtenu une licence en lettres, Jean Lartéguy entama une carrière de journaliste "grand reporter à Paris Match" et d’écrivain. En 1955, il obtint le prix Albert Londres pour sa série d’articles consacrés à la guerre d’Indochine.

Certains de ses livres connurent un énorme succès. Outre « Les centurions », adapté au cinéma, « Les mercenaires » se vendirent à plus de 700.000 exemplaires. D’autres romans sortis de sa plume connurent également un succès appréciable dont « Mourir pour Jérusalem » , « Les prétoriens » et "La Guerre nue".

Romancier de la décolonisation, Jean Lartéguy était chevalier de la Légion d’Honneur et décoré de la Croix de guerre 39-45 et des TOE avec 4 citations.

© PC FNCV

* * *

mardi 8 février 2011

Dien Bien Phu : L'une des dernières volontés du général Marcel Bigeard...

Le 18 juin 2010, le général Marcel Bigeard, l’une des légendes de l’armée française, s’est éteint à son domicile de Toul, à l’âge de 94 ans.

Que les cendres du général Marcel Bigeard soient dispersées à Dien Bien Phu !
L'une de ses dernières volontés n'a toujours pas été accomplie au Vietnam

A plusieurs reprises, le général Bigeard avait souhaité que, après sa mort, ses cendres soient dispersées sur les lieux où s’était déroulée la bataille de Dien Bien Phu (1954), au cours de laquelle il s’était illustré à la tête du 6ème Bataillon de parachutistes coloniaux (BPC).

Cela « emmerderait la France et le Vietnam » disait-il…

Seulement voilà, les autorités vietnamiennes refusent pour le moment de permettre que soit accomplie la dernière volonté du général. Et pour ne pas les froisser, l’ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, alors en déplacement officiel à Hanoï en juillet 2010, n’avait même pas osé aborder le sujet, qui est encore sensible d’un point de vue diplomatique, tant le souvenir du héros de Dien Bien Phu reste vivace au Vietnam.

Mais Gaby, l’épouse du général Bigeard, n’entend pas en rester là. L’été dernier, elle a adressé un courrier au président de la république Nicolas Sarkozy. Apparemment sans succès puisqu’une nouvelle lettre a été envoyée, cette fois à Michèle Alliot-Marie, le ministre des Affaires étrangères. La veuve du soldat qui fut le plus décoré de France a suggéré que les cendres de son époux ne soient plus dispersées mais déposées dans une urne scellée dans la stèle érigée à Dien Bien Phu par l’ancien légionnaire Rolf Rodel.

Selon le quotidien L’Union, Michel Le Dren, l’un des anciens conseillers de MAM lorsqu’elle était à l’Hôtel de Brienne, a appuyé la demande de Mme Bigeard pour que « Bruno » (ndlr, l’indicatif radio du général) puisse rejoindre « ses petits gars », tombés à Dien Bien Phu. « C’est avec une totale confiance que je vous adresse cette requête tellement importante pour le respect de ses dernières volontés, en sachant que vous allez faire le nécessaire avec toute votre énergie et votre coeur » a-t-il ainsi écrit au ministre des Affaires étrangères.

Par ailleurs, et en attendant que les derniers vœux du général Bigeard soit enfin accompli, une fondation portant son nom est en cours de constitution. Elle devrait être dirigée par Valéry Giscard d’Estaing, l’ancien président de la République (1974-1981).

PC FNCV

* * *

vendredi 28 janvier 2011

Cri du coeur ! Un Pied-Noir d'Algérie s'adresse aux Français de France...

A quelques encablures de mes soixante-dix ans, à un âge où les souvenirs se déclinent plus aisément que les projets et après avoir épuisé mes capacités de silence, je ressens le besoin d'éclairer un malentendu.

En trente cinq ans de vie professionnelle, j'ai travaillé avec vous, milité avec vous, partagé quelques succès et quelques épreuves, communié aux mêmes valeurs, au même humanisme. j'ai bu à la coupe de ce bonheur de vivre en France, de s' étonner de ses richesses, de se pénétrer des mêmes émotions, au point que j' avais fini par oublier que j' étais né sur une autre rive, de parents venus d'ailleurs et de grands-parents à l' accent impossible d' une Île de la Méditerranée.
 
Je m'étais cru Français comme vous et j'avais cru achever ce travail de deuil commun à tous les exilés du monde. Et puis, depuis quelques mois, des maisons d'édition ont fait pleuvoir témoignages et réflexions sur la guerre d'Algérie. Les chaînes de télévision et les radios ont commenté les ouvrages et refait l'Histoire de 134 ans de présence française en Algérie.
     
Avec une étonnante convergence de vues, la plupart ont révélé, sur cette période, une vision singulièrement sinistre. j'ai revu l'histoire de ma patrie, l'Algérie Française, travestie ou défigurée en quelques propositions caricaturales :
 

  • La présence de la France en Algérie fut de tout temps illégitime
  • Les Français d'Algérie ont exploité les Arabes et ont volé leurs terres
  • Les soldats français ont torturé des patriotes qui libéraient leur pays
  • Certains Français ont eu raison d'aider les fellaghas à combattre l'armée française et peuvent s'enorgueillir aujourd'hui d'avoir contribué à la libération de l'Algérie.

 
Alors, j'ai compris que personne ne pouvait comprendre un pays et un peuple s'il n'avait d'abord appris à l'aimer... et vous n'avez jamais aimé "notre Algérie" !
 
Alors, j'ai compris pourquoi vous changiez de conversation quand j'affirmais mon origine "pied noir" ; j'ai compris que l'exode arménien ou l'exode juif vous avait touchés mais que notre exil vous avait laissés indifférents. J'ai compris pourquoi les maquisards qui se battaient pour libérer la France envahie étaient des héros, mais pourquoi des officiers qui refusaient d'abandonner ce morceau de France et les Arabes entraînés à nos côtés, étaient traités de putschistes.
 
J'ai compris pourquoi des mots comme "colon" avaient été vidés de leur noblesse et pourquoi, dans votre esprit et dans votre langage, la colonisation avait laissé place au colonialisme.
 
Même des Français de France comme vous, tués au combat, n'ont pas eu droit, dans la mémoire collective, à la même évocation que les Poilus ou les Résistants, parce qu'ils furent engagés dans une "sale guerre" ! Sans doute, même si leur sacrifice fut aussi noble et digne de mémoire, est-il plus facile de célébrer des héros vainqueurs que des soldats morts pour rien.
 
Dans un manichéisme grotesque, tout ce qui avait contribué à défendre la France était héroïque ; tout ce qui avait contribué à conserver et à défendre notre pays pour continuer à y vivre, était criminel... Vérité en deçà de la Méditerranée ; erreur au-delà !
 
Vous si prolixes pour dénoncer les tortures et les exactions de l'armée française au cours des dix dernières années, vous êtes devenus amnésiques sur les massacres et les tortures infligés par les fellaghas à nos compatriotes européens et musulmans au point de vouloir faire défiler des troupes algériennes le 14 juillet 2012. Vous ne trouvez rien à dire sur l’oeuvre française en Algérie pendant 130 ans. Pas un livre, pas une émission de télévision ou de radio, rien ! Les fictions même s'affligent des mêmes clichés de Français arrogants et de Musulmans opprimés.
 
Ce qui est singulier dans le débat sur l'Algérie et sur la guerre qui a marqué la fin de la période française, c'est que ceux qui en parlent, en parlent en étrangers comme d'une terre étrangère. Disséquer le cadavre de l'Algérie leur est un exercice clinique que journalistes, commentateurs et professeurs d'université réalisent avec la froide indifférence de l'étranger.
 
Personne ne pense qu'un million de femmes et d hommes n'ont connu et aimé que cette terre où ils sont nés. Personne n'ose rappeler qu'ils ont été arrachés à leur véritable patrie et déportés en exil sur une terre souvent inconnue et souvent hostile ... Quand certains intellectuels français se prévalent d'avoir aidé le FLN, personne ne les accuse d'avoir armé les bras des égorgeurs de Français ...
 
Cette terre vous brûle la mémoire et le cœur ... ou plutôt la mauvaise conscience.
Certains d'entre nous sont retournés en pèlerinage là-bas et tous ont été chaleureusement accueillis et honorés. Cela est-il possible pour des gens qui ont fait suer le burnous ?

Je n'ai pas choisi de naître Français sur une terre que mes maîtres français m'ont appris à aimer comme un morceau de la France. Mais, même si " mon Algérie" n'est plus, il est trop tard, aujourd'hui, pour que cette terre me devienne étrangère et ne soit plus la terre de mes parents, ma patrie.
 
J'attends de vous amis français, que vous respectiez mon Histoire même si vous refusez qu'elle soit aussi votre Histoire. Je n'attends de vous aucune complaisance mais le respect d'une Histoire dans la lumière de son époque et de ses valeurs, dans la vérité de ses réalisations matérielles, intellectuelles et humaines, dans la subtilité de ses relations sociales, dans la richesse et la diversité de son œuvre et de ses cultures.
 
J'attends que vous respectiez la mémoire de tous ceux que j'ai laissé là-bas et dont la vie fut faite de travail, d'abnégation et parfois même d'héroïsme. J'attends que vous traitiez avec une égale dignité et une égale exigence d'objectivité et de rigueur, un égal souci de vérité et de justice, l'Histoire de la France d'en deçà et d’au delà de la Méditerranée.

Alors, il me sera peut-être permis de mourir dans ce coin de France en m'y sentant aussi chez moi. Enfin !

Que Dieu nous accueille comme nous le méritons vraiment.

Un pied-noir

* * *

- page 2 de 4 -