FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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vendredi 21 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Légion d'honneur et reconnaissance pour une vingtaine de harkis

Macron élève des anciens combattants harkis dans l'ordre de la Légion d'honneur et du Mérite

Emmanuel Macron a promu une vingtaine de harkis dans l'ordre de la Légion d'Honneur et l'ordre du Mérite par décret du 20 septembre paru au JO du 21 septembre selon une publication.

Six anciens combattants harkis et la cofondatrice d'une association de harkis sont promus au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Quatre personnes sont promues au grade d'officier de l'ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d'associations ou fédération.

Ce geste intervient une semaine après la reconnaissance de l'utilisation de la torture sur le mathématicien Maurice Audin, grâce à un "système légalement institué" par l'Etat français, un pas de plus dans le travail de mémoire sur la guerre d'Algérie. Cette décision qui avait levé un tabou officiel, avait été unanimement saluée par les historiens, mais également par les autorités algériennes.

La Journée nationale d'hommage aux harkis doit également se tenir mardi 25 septembre.

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Des réparations exigées

A la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), quelque 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres - entre 55.000 et 75.000 selon les historiens - avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

Un groupe de travail, lancé à l'initiative du chef de l'État, avait préconisé en juillet de créer un "fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros pour les harkis et leurs enfants. Mais ce montant est très loin des attentes des associations.

Début septembre, la communauté harkie avait appelé le président de la République à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie, rappelant le soutien qu'elle lui a apporté en 2017 et menaçant de porter plainte contre la France pour crimes contre l'humanité.

Quelques jours plus tard, le Comité national de liaison des harkis (CNLH) avait réitéré sa volonté de se battre "jusqu'au bout" et d'aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s'il n'obtenait pas satisfaction auprès de l'État.

Source : huffingtonpost.fr

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vendredi 14 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin ?!

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, mathématicien, membre du parti communiste algérien, militant de l’indépendance de l’Algérie.

Maurice Audin apportait son aide aux poseurs de bombes qui ensanglantaient la ville d’Alger et aux rebelles algériens du FLN qui combattaient la France et son armée.

Arrêté le 11 juin 1957, sur ordre du gouvernement de l’époque qui avait donné aux armées les pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l'ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire et mener ce qui a été appelé la « Bataille d’Alger » Maurice Audin, a disparu sans laisser de traces.

Après l’indépendance de l’Algérie plus de 500 militaires français ont été enlevés par l’armée algérienne et n’ont jamais été retrouvés. D’autres, des harkis notamment, ont été torturés à mort alors qu’ils étaient sans défense.

Même si le Président de la République ne s’estime pas dans l’autoflagellation, force est de constater qu’il oublie de se replacer dans le contexte de l’époque.

Nous attendons donc qu’il exige réciproquement des autorités algériennes la reconnaissance des exactions commises par leur armée envers ces militaires, disparus alors que la guerre était terminée.

Fédération Nationale des Combattants Volontaires - La Rédaction

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jeudi 13 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Le président Macron va reconnaître la responsabilité de l'Etat dans la mort de Maurice Audin...

Affaire Maurice Audin : Le président Macron aurait l'intention de
reconnaître la responsabilité "d'un système légalement institué" en Algérie

Maurice Audin, né le 14 février 1932 en Tunisie et mort à Alger en 1957, est un mathématicien français, assistant à l’université d’Alger, membre du Parti communiste algérien (PCA) et militant de l'indépendance algérienne. 

Après son arrestation le 11 juin 1957 au cours de la bataille d'Alger, il meurt à une date inconnue. 

Pour ses proches ainsi que pour nombre de journalistes et d'historiens, il serait mort pendant son interrogatoire par des parachutistes. Cette thèse a longtemps été rejetée par l'armée et l'État français, qui affirmait qu'il s'était évadé.En juin 2014, le président Hollande a pour la première fois déclaré officiellement que Maurice Audin était mort en détention, sans toutefois rendre publics les documents le confirmant. 

Maurice Audin faisait partie de la minorité anticolonialiste des Français d'Algérie, pour qui l'indépendance de l'Algérie était une évidence, ce qui  était aussi la position du PCA. Ce dernier fut interdit le 13 septembre 1955 et devint une organisation clandestine, complice du FLN ; la famille Audin participe à certaines opérations terroristes liées à cette situation. 

Quelques jours après l'attentat du Casino de la Corniche qui fit 8 morts et 92 blessés le 3 juin 1957,  Maurice Audin disparut dans des circonstances controversées. Son corps n'ayant pas été retrouvé, son acte de décès fut établi par jugement du tribunal de grande instance d’Alger à la date du 21 juin 1957. 

Depuis lors, les médias, certains hommes politiques tels que Nicolas Sarkozy et François Hollande, ainsi que le "comité Audin", se sont exprimés sur la disparition de Maurice Audin. Des actions ont été engagées devant les tribunaux, mais les faits sont amnistiés et l'affaire Audin ne connaîtra donc aucune suite judiciaire.

Plus récemment, dès l'élection du président Macron, un groupe de personnalités comprenant des historiens, des artistes, des journalistes demandent au chef de l'État de mettre à disposition les documents mentionnés dans un message de François Hollande de juin 2014. 

Le 12 janvier 2018, Cédric Villani a dit qu’après avoir parlé de l’affaire Audin avec le président Macron, il pouvait annoncer que: « Maurice Audin a été exécuté par l’Armée française », tout en reconnaissant qu'il n'y avait aucune trace d'une telle exécution dans les archives. 

Le 14 février 2018, les deux députés Cédric Villani et Sébastien Jumel appellent à une reconnaissance officielle de l'assassinat de Maurice Audin par l'armée française, en présence de Josette Audin et son fils Pierre.

Emmanuel Macron va "reconnaître la responsabilité de l'Etat", "c'est un moment historique" assure Cédric Villani. Le député LREM salue la décision d'Emmanuel Macron de reconnaître la responsabilité de l’État dans la mort de Maurice Audin.     

Article FNCV d'après Wikipédia - FranceInter.fr


NDLR :
Les soldats français qui ont combattu en Algérie n'ont pas oublié les indicibles atrocités commises par certains membres du FLN, tant sur des populations civiles que sur des militaires français tombés vivants entre leurs mains.

Ils ne peuvent que ressentir une vive indignation devant ce qui apparaît comme un nouveau procès fait à  notre armée, et aux combattants qui ont agi avec les moyens dont ils disposaient pour mettre hors de nuire les assassins et leurs complices, afin de ramener la paix en Algérie. Cette mission a été accomplie, avec honneur.

Les donneurs de leçons d'aujourd'hui, installés dans leur confortable ignorance et affectant un angélisme de façade, ne savent pas ce qu'est la guerre et son cortège d'horreurs. Nous demandons à nos correspondants de bien vouloir s'exprimer avec autant de calme et de modération qu'ils le pourront sur ce sujet toujours douloureux, resté gravé à jamais dans leur mémoire et dans leur chair. PC FNCV

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mercredi 30 août 2017

Honneurs militaires : Jean Vilalta soldat français tué en Algérie, a été rapatrié en France...

Tué en 1956 lors du conflit avec l'ex-territoire français, Jean Vilalta a reçu les honneurs militaires lors de ses obsèques officielles ce samedi dans les Pyrénées-Orientales.

C'est une première depuis 1962. Un soldat français a été exhumé du sol algérien, rapatrié et enterré samedi à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Les autorités algériennes avaient autorisé en juin dernier le rapatriement du corps du sergent Jean Vilalta, tué en juillet 1956, pendant la guerre d'Algérie.

Les honneurs militaires lui ont été rendus samedi matin par un détachement du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa) à la cathédrale d'Elne, près de Perpignan. La famille du défunt était accompagnée de la sous-préfète des Pyrénées-Orientales Hélène Girardot, d'élus locaux et de représentants d'une cinquantaine d'associations d'anciens combattants et de rapatriés d'Algérie.

«C'est une première et certainement une dernière», selon le lieutenant-colonel Christophe Corréa, délégué départemental des armées. «Cela a pu se faire car le corps a été exhumé d'une nécropole française. Il faut obtenir l'autorisation de l'État algérien et de l'État français», a-t-il dit, invoquant les difficultés des démarches et le coût très lourd pour les familles.

400 soldats français inhumés en Algérie

Jean Villalta est âgé de seulement 22 ans quand il est mobilisé sur le front algérien, en mars 1956. Quatre mois plus tard, il succombe à une décharge de chevrotine et est enterré au cimetière national militaire du Petit Lac à Oran. À partir du milieu des années 70, la famille du militaire fait plusieurs demandes de rapatriement de sa dépouille à la présidence de République, au cabinet du ministre de la Défense, puis à l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre d'Alger.

Mais faute d'informations précises sur l'emplacement de sa tombe, les requêtes restent sans suite... jusqu'en 2015. Cette année-là, la sœur du défunt trouve par hasard une lettre sur laquelle est inscrit dessus le rang, le carré mais aussi le numéro de la tombe de son frère. La famille contacte alors l'Ambassade de France à Oran pour savoir si Jean Vilalta était bien enterré à cet emplacement là-bas». Après deux ans d'attente et plus de 3500 euros déboursés pour le transport de la dépouille, le rapatriement a enfin lieu le 21 juin 2017.

«Il est possible que cela entraîne d'autres familles à réclamer les dépouilles de leurs proches. Pour l'instant, moins d'une dizaine de demandes de ce type ont été référencées par nos services», précise au Figaro la Capitaine Marie Pérochain, officier de presse au Ministère des Armées. De 1954 à 1962, la France a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés pour combattre sur le sol algérien. 

Selon les chiffres officiels de l'armée française, plus de 20.000 soldats sont morts lors des combats ou attentats et environ 400 seraient inhumés en Algérie. 

Source : Le Figaro.fr

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mardi 30 mai 2017

Terrorisme au Sahel : Le président Macron veut une « exigence renforcée » à l’égard de l’Algérie

L’Algérie fait-elle preuve de mansuétude à l’égard d’Iyad Ag Ghali ?

En 2014, a récemment rappelé le quotidien Le Monde, ce chef du groupe jihadiste touareg Ansar Dine était dans le viseur des forces françaises. Mais Paris aurait demandé un avis à Alger avant de le neutraliser. « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire », auraient répondu les autorités algériennes.

Depuis, Iyad Ag Ghali a pris de l’importance puisqu’il est devenu le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, après la fusion de sa formation avec deux autres organisations jihadistes, à savoir al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

En février 2017, alors qu’il était encore ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait évoqué le cas du chef jihadiste touareg lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Il conviendrait d’éviter de faire preuve de complaisance à l’égard de M. Iyad Ag Ghali qui revient aujourd’hui à une position de leader. Nous avons d’ailleurs transmis le message aux Algériens, dans la mesure où il passe la moitié de son temps dans le Sud algérien [ndlr, dans les environs de Tinzaouten?] : c’est là qu’il organise ses actions », avait-il dit. Qu’est devenu ce « message »?

Lors de sa visite aux forces françaises déployées à Gao, le 19 mai, le président Macron a indiqué que l’opération Barkhane, menée dans le Sahel et pas seulement au Mali, « ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région » et quand la « souveraineté pleine et entière des États » sahéliens sera « restaurée ». Car, a-t-il continué, arrêter l’opération tant que les « groupements terroristes » n’auront pas été « éradiqués » serait créer « les conditions d’une reprise dans quelques années ».

Au lieu de fixer un terme à cette opération, le président français veut plutôt afficher une « détermination complète » et un engagement «résolu». Ce qui passe par le soutien des forces françaises, qu’il faudra continuer d’équiper « comme il se doit » mais aussi par une exigence à l’égard des partenaires régionaux, en particulier sur « le respect de la feuille de route politique. »

"Une exigence... renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie"

« Moi, ce que je veux, en début de mandat, c’est une exigence sans doute renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie pour que les accords d’Alger [entre les groupes indépendantistes touareg et Bamako, ndlr] soient appliqués et pour que la responsabilité de tous soit prise », a continué M. Macron.

« On ne peut pas manifester quelque faiblesse que ce soit à l’égard des groupements terroristes, quelles que soient les raisons politiques domestiques », a prévenu le président Macron. « J’ai des hommes qui sont là, j’en ai la responsabilité, j’en réponds devant les Français et leurs familles. Je n’enverrai pas nos soldats se faire tuer surtout si les gouvernements qui sont responsables de la situation localement ne prennent pas l’intégralité de leurs responsabilités », a-t-il insisté.

S’agissant de l’Algérie, Emmanuel Macron n’a pas confirmé les accusations concernant un éventuel soutien à Iyad Ag Ghali, lequel est hostile aux accords d’Alger. Toutefois, il a affirmé avoir fait part à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, lors d’un entretien téléphonique, d’en parler d’une « manière très franche ». Et d’ajouter : « Partout où nous sommes en situation d’agir, nous agirons avec une détermination accrue. »

Source : Zone Militaire


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lundi 8 mai 2017

FNACA : Le président des anciens combattants d'Afrique du Nord de Rambouillet meurt après une altercation

Le Président de l'association d’anciens combattants d’Afrique du Nord de Rambouillet (78 Yvelines), Guy Duchesne est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir été victime d'une agression.

Il aurait dû participer à la cérémonie du 8 Mai, ce lundi. Figure de la ville, apprécié par les nombreuses personnes qui le connaissaient, le président de la Fnaca de Rambouillet, association d’anciens combattants d’Afrique du Nord, est décédé, dans la nuit de dimanche à lundi, à l’hôpital Marie-Lannelongue, au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), où il avait été conduit après une agression. Guy Duchesne, 80 ans, a été passé à tabac, dimanche après-midi à Rambouillet, par un jeune homme ivre : son cœur malade ne l’a pas supporté.
 
Terrassé par un arrêt cardiaque

«Nous avons appris son décès juste avant la commémoration du 8 mai 1945 ce lundi matin, confie tristement le maire (LR) de Rambouillet, Marc Robert. Il devait être le porte-drapeau de la Fnaca, comme d’habitude. La cérémonie a eu un goût amer. C’était un ami de mes parents. Les circonstances de sa mort sont épouvantables. »

Guy Duchesne promenait son chien à l’étang de la Tour ce dimanche. Vers 17h30, une altercation, semble-t-il liée à la présence d'un autre chien, non tenu en laisse, éclate avec un homme qui passe la journée en famille au bord de l’eau. Le fils de ce dernier, âgé de 21 ans, s'en mêle.

Le jeune homme, visiblement sous l’emprise de l’alcool, frappe Guy Duchesne à coups de poing, avant qu’un pêcheur ne vienne s’interposer. Pour cette intervention, ce dernier reçoit lui aussi des coups. L’octogénaire continue sa route avant d’être terrassé par un arrêt cardiaque. Alertés, les secours parviennent à le ramener à la vie, mais le retraité décédera finalement à l’hôpital.
 
«La ville lui rendra bientôt hommage»

Lorsque les gendarmes et les policiers interviennent à leur tour, la famille en cause, originaire de Guyancourt, s’en prend à eux. Interpellés, le jeune homme et son oncle sont placés en garde à vue à Trappes. Le jeune homme, qui a reconnu avoir donné un coup de poing, sans vraiment s’en souvenir tant il avait bu, est sous le coup d’une procédure pour coup ayant entraîné la mort, sans intention de la donner.

«Mon père avait l’habitude de se promener tous les jours là-bas. Il y a souvent des gens qui viennent y boire ou manger. Mais jusqu’à présent, aucun incident n’était jamais survenu, rapporte Denis, le fils aîné de Guy Duchesne. Malgré son âge, ses problèmes cardiaques - on lui a fait un triple pontage et on lui a posé un Stein - mon père était très actif. En ce moment, il faisait de la peinture. Il avait un agenda encore plus rempli que celui d’un chef d’entreprise… »

Président de l’association locale de la Fnaca depuis près de dix ans, Guy Duchesne a tenu aussi les rênes de celle des pêcheurs de la ville durant quinze ans et du temps de son activité, celle des chauffeurs routiers. «C’était quelqu’un de très investi dans la vie de la commune, souligne Marc Robert. La ville lui rendra bientôt hommage.»

Source : LeParisien.fr


Ndlr : La FNCV s'associe à la douleur de la famille et des compagnons du Président Guy Duchesne. Hommage au président et à l'ancien combattant.

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mercredi 15 mars 2017

Mali : La Force BARKHANE neutralise un groupe armé près de la frontière algérienne

Dans la nuit du 19 au 20 février 2017, des militaires français de la Force Barkhane ont été pris à partie par un groupe armé, lors d’une « opération d’interception », dans le nord du Mali, non loin de la frontière algérienne.

La Force Barkhane a neutralisé un groupe armé terroriste (GAT) dans la région de Boughessa », a en effet déclaré le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA). Ce groupe « a ouvert le feu sur les soldats français qui ont riposté », a-t-il ajouté, avant de préciser que « 4 terroristes » avaient été tués au cours de cet accrochage.

En outre, les militaires français ont mis la main sur « deux mitrailleuses lourdes, deux lance-roquettes, 4 fusils d’assaut Kalachnikov et un nombre de munitions qui se comptent en centaines. »

Cet accrochage n’est pas sans rappeler celui qui avait eu lieu en février 2015, dans le même secteur. À l’époque, grâce à un « renseignement d’opportunité », Barkhane avait planifié en » boucle courte » une opération près de Boughessa. Les militaires français, après avoir essuyé un feu nourri, avaient « saisi » la position occupée par les jihadistes en les mettant ces derniers « hors de combat ».

Ces dernières semaines, la Force Barkhane a effectué plusieurs missions de reconnaissance et de surveillance des points d’accès de cette région du nord du Mali, propice aux trafics en tous genres. Un stock important de produits pouvant servir à fabriquer des engins explosifs improvisés (IED) a été saisi.

Pour rappel, en 2016, dans la bande sahélo-saharienne, les militaires français ont mis hors de combat (tué ou capturé) 150 jihadistes et saisi plus de 6 tonnes d’explosifs et de munitions. 

Source : Zone Militaire

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vendredi 3 mars 2017

Algérie : Tentative d'attentat terroriste par Daesh, l'état islamique, à Constantine

Sans l’intervention décisive d’un policier, le bilan aurait pu être lourd. Le 26 février 2017, vers 21h00, un homme portant une ceinture d’explosifs a en effet été neutralisé, près du commissariat de Constantine, à plus de 400 km à l’est d’Alger.

« Un policier qui était devant le siège du commissariat situé au-dessous d’un bâtiment abritant une dizaine de familles a riposté énergiquement et héroïquement, après plusieurs sommations, ciblant avec précision la ceinture explosive portée par un terroriste », a ainsi expliqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) algérienne.

Seulement, le tir du policier a provoqué une explosion, laquelle aurait légèrement blessé, selon les médias locaux, deux fonctionnaires de police. Une enquête a immédiatement été ouverte après cet « attentat terroriste », a précisé la DGSN.

Moins de 24 heures plus tard, cette tentative d’attentat suicide a été revendiquée par l’État islamique (EI ou Daesh), via son agence de presse «Amaq». Dans le texte, il y est écri qu’un certain « Abou el-Hassan Alo a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab el-Kantara à Constantine et à y faire détoner son son sac piégé. » L’organisation jihadiste justifie cette action en accusant la police algérienne «d’apostasie».

Jusqu’à présent, l’EI n’a pas réussi à s’implanter en Algérie, foyer d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En septembre 2014, le Jund al-Khilafah (Soldats du califat), qui lui avait prêté allégeance, s’était fait connaître avec l’assassinat le français Hervé Gourdel. L’armée algérienne démantèlera cette faction jihadiste au cours des mois suivants, en neutralisant son chef, Abdelmalek Gouri, ainsi que, plus tard, le successeur de ce dernier, Abou Abdallah Othman al-Asimi.

En juillet 2015, trois ressortissants algériens membres de l’EI menacèrent Alger. « Aux militaires algériens, nous disons que nous vous ferons la guerre jusqu’à la reconquête de l’Andalousie. Repentez-vous avant l’arrivée de nos épées », avait lancé l’un d’eux.

Mais ces menaces ne furent pas suivies d’effet. A priori, l’EI ne ferait pas recette en Algérie. C’est, du moins, ce qu’il ressort d’une enquête publiée en octobre 2016 par le réseau mondial d’information Irin (Integrated regional information networks), sur la base de chiffres du Soufan Group. Ainsi, il était estimé, à l’époque, que Daesh comptait entre 200 et 250 Algériens. Un effectif bien loin des 6.000 à 7.000 Tunisiens et des 1.200 à 1.500 Marocains.

Cependant, d’autres groupes jihadistes, autrefois affiliés à AQMI, et à l’image du Jund al-Khilafah, ont fait allégeance à l’EI. Le chef de l’un d’eux, Abou Al-Moundhir, un vétéran du jihad algérien, a été abattu en mars 2016 par l’armée algérienne. Selon cette dernière, il était à la tête d’une soixantaine de combattants. En outre, des filières de recrutement ont aussi été démantelées par les services de sécurité.

Mais le défi qui se pose à Alger est la surveillance de sa longue frontière avec la Libye, où l’EI a subi un revers à Syrte. « Il est hors de question qu’il y ait un libyenistan en face de nous », avait d’ailleurs affirmé, en août 2014, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

Un autre défi concerne la Tunisie, où l’on craint une possible guerre civile avec le retour des combattants tunisiens de Daesh.

« L’Algérie veut absolument éviter que son voisin ne bascule dans une logique de guerre civile et de terrorisme comme peuvent la connaître en ce moment la Syrie ou l’Irak. Il serait alors à craindre que d’importantes villes algériennes à la frontière soient à la portée d’attaques de terroristes venus de Tunisie, et l’État algérien veut absolument éviter ce scénario », expliquait, l’an passé, Akram Kharief, le responsable du site Secretdifa3.net.  

Source : Zone Militaire

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jeudi 16 février 2017

Néo repentance : Macron déclare en Algérie, la colonisation "C'est un crime contre l'humanité" !

Néo repentance... Macron provoque une vive polémique !

Bien qu'il appelle à ne «pas balayer tout ce passé», le leader d' En Marche! estime toutefois que la France doit présenter ses «excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels (elle a) commis ces gestes» de «barbarie». Sa sortie a provoqué de vives réactions. 

Voilà une sortie qui pourrait faire couler beaucoup d'encre. En marge de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé une interview au média local Echorouk News. L'occasion pour lui de revenir sur un sujet encore brûlant entre les deux pays: la colonisation. «C'est un crime. C'est un crime contre l'humanité. C'est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes», dénonce-t-il. Des mots très forts, mais qui ne traduisent pas une condamnation sans réserve pour autant. En effet, le leader d'En marche! a tempéré ses propos dans la foulée, empruntant ce qu'il a lui-même appelé un «chemin de crête».

«En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu'il y a une jolie formule qui vaut pour l'Algérie: “La France a installé les Droits de l'Homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire”. C'est une formule assez particulière pour expliquer ce qu'est cette période, c'est-à-dire qu'il y a eu des crimes terribles, il y a eu de la torture, il y a eu de la barbarie - parce que la colonisation est un acte de domination et de non-reconnaissance de l'autonomie d'un peuple. Mais en même temps, je ne veux pas qu'on tombe, tout en reconnaissant ce crime, dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien», a-t-il exhorté, dans une sorte de synthèse.

Le leader d'En Marche! est également revenu sur des propos qu'il avait tenus en novembre 2016, au moment de la parution de son livre Révolution: «Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un État, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie», avait-il jugé, provoquant une vive polémique. «Non (je ne regrette pas ces propos), ils ont été sortis de leur contexte parce que je ne parlais pas que de l'Algérie», assure-t-il aujourd'hui. Avant de toutefois demander à ce qu'on ne lise pas ses propos «comme des éléments qui nient le fait de la colonisation et sa barbarie: si certains l'ont vu comme tel, je m'en excuse auprès d'eux».  

Source : LeFigaro.fr


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dimanche 6 septembre 2015

Algérie : A Gardhaïa, une chikaya entre Berbères et Arabes tourne mal... 23 morts !

Vingt-deux personnes ont été tuées et des dizaines blessées en moins de 48 heures dans une flambée de violences inter-communautaires dans la région de Ghardaïa, dans le sud de l'Algérie.

Les vols à partir d'Alger en direction de Ghardaïa auraient été temporairement annulés, a annoncé un employé de l'aéroport. La compagnie Air Algérie qui les assure n'a pas fourni d'explication. Les violences se sont concentrées à Guerrara (120 km au nord-est de Ghardaïa), l'une des principales villes mozabites, une minorité ethnico-religieuse berbère et ibadite. Dix-neuf personnes sont mortes rien que dans cette ville.

Selon un notable mozabite, «la situation est très grave, ce n'est plus des affrontements mais du terrorisme». Il affirme que «des armes de guerre et des fusils de chasse ont été utilisés à Guerrara». La ville serait d'ailleurs contrôlée à ses quatre entrées par des «hordes armées», assure le notable. Le bilan de 22 morts est le plus lourd enregistré dans cette région de la vallée du M'zab depuis deux ans et demie.

Les forces se sécurité mobilisées

Les heurts ont repris début juillet 2015, entraînant le déploiement de forces antiémeutes qui font régulièrement usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Les affrontements se sont poursuivis à Ghardaïa. Des heurts avaient aussi lieu à Guerarra (à 120 km au nord-est de Ghardaïa) et à Bériane (à 45 km de Ghardaïa).

Un imposant dispositif sécuritaire a été mobilisé, avec des renforts partis d'Alger, indique une source sécuritaire. Le commandant de la 4e région militaire, comprenant une large partie du Sahara, était sur place. Le ministre de l'Intérieur, Nourredine Bedoui, s'est aussi rendu sur les lieux, après une précédente visite vendredi où il avait tenté de réunir, en vain, les deux communautés en vue de rétablir le calme.

On ignore pour le moment la cause précise de cette nouvelle flambée de violences. De nombreux différends, en particulier d'ordre foncier, opposent Arabes et Berbères, qui cohabitent depuis des siècles.

Sans compter les 22 victimes de ces derniers jours, une dizaine de personnes avaient déjà été tuées depuis le début des affrontements en décembre 2013. En deux ans et demi, des centaines de maisons ont été incendiées dans les violences, et de nombreux usines, ateliers et locaux endommagés.

Source : Le Parisien.fr

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Selon Kabylie News, une nouvelle victime tragique est venue grossir la liste des morts tombés dans les derniers affrontements meurtriers survenus à Ghardaïa entre la minorité mozabite (de rite ibadite) et la majorité chaâmbie (arabes malékites).

Aux dernières nouvelles, relayées par les confrères algériens dans leurs éditions actuelles, l’un des nombreux blessés enregistrés dans ces tueries a succombé à ses blessures, à l’hôpital Tirichine-Brahim de la région de Guerrara.

La victime, 53 ans, avait été grièvement atteinte par un projectile et transférée dans un état critique à l’hôpital de Gerrara, suite aux affrontements sanglants ayant opposé les deux communautés mozabite et arabe durant la semaine précédente..

Cette perte regrettable porte ainsi à vingt-trois le nombre des victimes tragiques des tueries interethniques de Ghardaïa.    

Source : Kabylie News

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mercredi 18 mars 2015

Béziers : La rue du 19 Mars rebaptisée rue du Commandant Denoix de Saint Marc...

La rue du 19 mars 1962, en référence à la date du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre d'Algérie, a été débaptisée ce samedi 14 Mars 2015 à Béziers.

Elle s'appelle dorénavant rue du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc.

Cet ancien officier, mort en 2013, a connu plusieurs vies en une. Ancien résistant, il a été déporté en Allemagne jusqu'à la reddition de l'Allemagne nazie. A la Libération, il rejoint la Légion étrangère. En avril 1961, il choisit de protester contre la politique algérienne du général de Gaulle d'aller vers l'indépendance de l'Algérie et tente de renverser la République française, c'est ce qu'on appelle le putsch des généraux. Sorti de prison en 1966, il a été réhabilité en 1978 et était depuis devenu un écrivain à succès, estimé par de grands intellectuels dont Jean d'Ormesson. En novembre 2011, Hélie de Saint Marc fut fait grand-croix de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy.

Reste qu'à Béziers, le symbole dérange. La décision avait été validée par le conseil municipal du 11 décembre dernier. Robert Ménard, apparenté FN, la justifie en affirmant que «faire du 19 Mars 1962 la date de la fin de la guerre d'Algérie, c'est se moquer de l'Histoire et c'est une insulte à la fois aux Français d'Algérie et aux Harkis».

La date du 19 mars 1962, devenue en 2013 journée nationale du souvenir en hommage aux victimes de la guerre d'Algérie, continue de diviser les Français. Pour ses contradicteurs, elle marque aussi le début du départ des «pieds-noirs» de leur terre natale et des représailles contre des harkis, supplétifs de l'armée française.

En retenant le nom d'un officier putschiste, le maire de Béziers, lui même pied-noir, entend en revanche «rendre hommage à un héros. C'est juste un acte réparateur», expliquait-il à nos confrères du Parisien..../

Source : Le Figaro.fr


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mardi 6 janvier 2015

Péril islamique grandissant en Afrique du Nord !

En Libye, les milices islamistes contrôlant la plus grande partie de la Tripolitaine ont récemment opéré des mouvements en diver­ses zones frontalières, rapportent des obser­va­teurs locaux.

Les brigades d’Okbat ben Nafeh et de Hittin, le groupe Jound al-Islam et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) consti­tuent notamment une menace pour l’Algérie et la Tunisie. Ce dernier pays s’inquiète égale­ment de la présence du groupe Ansar el-Charia dans la localité de Sebrata, non loin de ses frontières, ce groupe djihadiste, dirigé par Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh), étant également implanté à Tripoli et Misrata, ainsi qu’à Derna (Cyrénaïque). Ses effectifs s’élèveraient à quelque 2 000 hom­mes sur le territoire libyen, certains ayant combattu en Syrie et en Irak.

Les autorités tunisiennes redou­tent de voir ces groupes terroristes s’infiltrer sur leur territoire, alors que certains ont annoncé leur ralliement à l’Etat islamique. Des craintes partagées par Alger. Les forces tunisiennes et algériennes ont donc renforcé leurs positions le long des frontières libyennes, creusé des tranchées et levé des tas de sable autour des postes de surveillance.

A l’aide de véhicules blindés de transport de troupes, l’armée algérienne, équipée de chars, d’artillerie lourde et de systèmes antichars et antiaériens, a déployé quelque 50.000 soldats, pour contrecarrer l’infiltration de groupes armés liés à AQMI ou à l’Etat islamique ou des attaques par voie aérienne.

A noter qu’à la fin du mois dernier, AQMI a brouillé les systèmes de communications militaires dans les zones frontalières, durant cinq jours, à l’aide de matériel d’origine américaine pris à l’armée libyenne dans la base Tamenhant, à proxi­mité de Sebha, en mars 2014.

Source : TTU On Line

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dimanche 17 novembre 2013

Lettre ouverte : La guerre d'Algérie n'a jamais eu lieu...

La guerre d'Algérie n'a jamais eu lieu. Lettre ouverte au général commandant le SIRPA

Mon général,

Passant devant le Centre de recrutement de l'Armée de Terre à PAU, je découvre, en devanture, l'affiche "SOLDATS DE FRANCE VOICI D'OU VOUS VENEZ".
 
Celle-ci, bien construite et d'un intérêt historique certain, attire l'attention. Cependant, il paraît stupéfiant que la Guerre d'Algérie y soit occultée alors que 3 millions de soldats français y ont participé avec tous les drames qui s'en sont suivis :

Pieds Noirs, Harkis (80 000 assassinés), enlèvements et assassinats divers.  Pour mémoire cette guerre a coûté au Pays 15.000 tués au combat.

Les soldats actuels ne sont-ils pas les fils de ces combattants ?
 
C'est la raison de mon interrogation.
  
Veuillez agréer, Mon général, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.

LT-CL (H) François DERLAND


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mercredi 13 mars 2013

Le 19 mars, la FNCV, elle aussi, fêtera la Saint-Joseph

Le 19 Mars, célébrons la Saint Joseph

La date du 19 mars 1962 ne marque en aucun cas la fin de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 2012 ne sera que le triste cinquantième anniversaire d’un cessez-le-feu prévu par les ‘’accords d’Evian’’ signés la veille, qui a donné le signal de massacres que nous n’avons pas pu empêcher et qui laissent une terrible tache sur notre honneur national.

Au cours des mois qui ont suivi ce 19 mars 1962, des dizaines de milliers de nos frères d’armes engagés à nos côtés dans cette guerre fratricide ont été enlevés, torturés dans d’atroces souffrances, assassinés. Des milliers de nos compatriotes, femmes, vieillards, enfants ont subi des violences meurtrières qui ont poussé à l’exil, dans un dénuement complet, ceux qui ont pu y échapper. L’accueil de la métropole n’a guère été fraternel. Il serait évidemment indécent de commémorer comme une victoire la date qui a initié de tels drames.

Certes, la France ne commémore pas que des victoires : les faits d’armes dont nous faisons mémoire, en fêtant, chaque année, Camerone ou Bazeilles, sont à l’évidence des victoires mexicaine ou prussienne. Mais Camerone ou Bazeilles sont des exemples éclatants de la grandeur du sacrifice consenti pour que la mission soit pleinement remplie, des symboles de l’Honneur et de la Fidélité respectés envers et contre tout.

En référence à la cruelle guerre d’Algérie, le 19 Mars n’est donc ni un symbole de victoire militaire, ni, moins encore, celui de l’Honneur de nos armes. Après une victoire incontestable acquise sur le terrain avec son lot de sang, de sacrifices et de larmes, c’est une date à rayer de notre mémoire collective tant il est vrai qu’elle évoque les terribles drames de conscience de ceux qui avaient mis tout leur cœur dans l’exécution de la mission qui leur avait été confiée : assurer, dans toute l’Algérie, la sécurité des populations et emporter leur adhésion.

Tout au plus, l’évocation de ce 19 Mars doit-elle nous rappeler les exigeants devoirs de justice et de vérité que créent, pour la Nation, les conséquences tragiques de ses décisions envers tous ceux qui en ont été les victimes. S’il est une fête que je célèbrerai avec ferveur, en ce 19 mars 2012, ce sera celle de Saint Joseph, exceptionnel exemple d’un homme d’honneur, de fidélité, et de paix !

Bertrand de LAPRESLE – Général d’armée (2s)

NDLR FNCV : Saint Joseph est l' un des descendants d'Abraham et du roi David. Artisan charpentier, il était le fiancé de Marie lorsque celle-ci s' est trouvée enceinte des œuvres du Saint-Esprit. Ayant reçu un message de l'ange, il épousa Marie et, acceptant l'enfant Jésus, en devint le père nourricier.

Ben, moi aussi, j'aime le Saint-Joseph.
Encore mieux que le Gigondas...


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mardi 8 janvier 2013

Lettre ouverte à ceux qui feraient mieux de la fermer

... et adressée en particulier à Monsieur Fischer, sénateur communiste des Bouches du Rhône

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Nous venons enfin de donner une sépulture décente au général Bigeard, l'un des plus grands soldats que l'Armée française s'honore d'avoir eu dans ses rangs.

J'ai servi en Algérie comme lieutenant sous les ordres de ce grand chef que nous sommes des millions de frères d'armes à admirer.

Je viens d'apprendre que vous vous étiez répandu en propos injurieux à l'encontre de ce chef prestigieux.
Qui êtes-vous donc pour vous permettre de telles vilenies sur une personne que vous n'avez probablement jamais rencontrée ... ?
Vous êtes sénateur ? et alors ? Communiste qui plus est !
On croit faire un mauvais rêve.

Malheureusement, il s'agit d'un cauchemar, que de vous voir ainsi paraître en moraliste innocent, vous qui avez soutenu et continuez de soutenir une idéologie qui, depuis 1917 et jusqu'à aujourd'hui, porte la responsabilité de cent millions de morts.

Au moment où éclate en 1957 ce qu'on appelle la "bataille d'Alger" vos séides se sont déjà tristement distingués.

En avril 1956, l'aspirant Maillot, membre du parti communiste algérien détourne un camion militaire et livre au F.L.N. 263 armes en tous genres et leurs munitions.
En août de la même année, Yveton, employé communiste de l'E.D.F.-G.D.F. locale, pose une bombe à l'usine à gaz d'Alger. Il est fort justement guillotiné au mois de février suivant.

Et pendant ce temps-là en Europe, les chars soviétiques dévastent Budapest et écrasent dans le sang l'appel à la liberté des Hongrois.

Vous souvenez-vous de l'été 1954 où l'Indochine nous rend des fantômes hagards, exsangues, décharnés qui, pour nous rejoindre, doivent enjamber les milliers de tombes des leurs assassinés dans les camps de "ré-éducation" par les commissaires politiques vietminh et français de vos amis... au motif de ce que vous appelez alors une guerre injuste.
Et les grèves de Berlin-Est et de Postdam qui laissent sur le pavé trois cents ouvriers hachés à la mitrailleuse des chars T 34 pour avoir osé demander une augmentation de salaire  ?
Oseriez-vous évoquer la mascarade des procès staliniens d'Europe Centrale (Lazlo Rajk en Hongrie, Mazaryck et Benes à Prague),  alors qu'au même moment plus de trois mille soldats de l'ONU, essentiellement américains, prisonniers des Nord-Coréens, disparaissent dans les camps sans avoir jamais laissé de traces ? Et les goulags en Sibérie devenus l'interminable cimetière de millions de prévenus politiques ? Et les purges de Staline où, les maires étaient tenus de fournir un pourcentage de leurs concitoyens à fusiller ; comme nous, vous avez lu ces pauvres listes de victimes expiatoires offertes à un holocauste idéologique.  Ne nous dites pas que vous ne le saviez pas !

Vous nous trouvez ringards de remonter ainsi dans le temps.  Alors revenons à l'Algérie et dites-nous ce que sont devenus nos harkis, ces braves volontaires qui avaient cru en la France et qui furent ébouillantés, empalés, déchiquetés.

Dîtes-nous ce que sont devenus les 2993 (chiffre officiel) Européens disparus sur leur terre algérienne entre 1954 et 1963 et dont les familles resteront à jamais sans nouvelle.

Et 1968 ? Vous souvenez de cette année où vous jouez facilement aux "héros" dans les rues de Paris pendant qu'en Tchécoslovaquie les chars russes écrasent le printemps de Prague et qu'en Chine la révolution culturelle élimine par centaines de milliers les "affreux bourgeois".

Faut-il évoquer ce 30 avril 1975 qui voit le départ du Vietnam du dernier Américain, ce qui fait titrer à l'un de vos journaux préférés "Saïgon libéré". Quelle libération, dites-nous !  En avez-vous parlé aux boat people ? Vous auriez eu du mal, la plupart d'entre eux ayant disparu en mer de Chine dans leur fuite éperdue vers la liberté pour échapper au communisme.

La même année, vous avez indécemment applaudi à l'entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh.  Quatre ans plus tard, on ne vous a pas tellement entendus, lorsque le voile s'est levé sur une des pires abominations de l'humanité : un habitant sur six massacré parce qu'il savait lire, écrire et compter un peu plus que les autres.

Il est facile dans l'absolu de condamner la torture, cette "souffrance physique que l'on fait subir à quelqu'un" (Larousse).  Qui ne le ferait pas ?  Seulement il se trouve que la guerre ne se fait jamais en théorie et dans l'absolu ; elle est contingente, par essence ; les décisions et les actions qu'elle génère ont toujours des circonstances particulières, sans cesse renouvelées.

J'étais lieutenant au 3° R.P.C. du colonel Bigeard. Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous quittions le djebel pour venir à Alger suppléer une police défaillante.

Qui nous lançait dans cette galère ?

Le général Massu dites-vous ? Que je sache, il ne s'est pas approprié les pleins pouvoirs de police. Un ministre les lui a donnés, le même, sans doute, qui avait suggéré l'engagement des forces armées dans les opérations de maintien de l'ordre, avant le rappel de nos réservistes en mai 1956 et le maintien pendant trente mois sous les drapeaux de ce brave contingent de la classe 54/2/b.

Cet été 1957, l'ambiance à Alger est éprouvante. Deux bombes viennent d'exploser, l'une en centre ville au bar-restaurant le Coq Hardi et l'autre sur la corniche, au Casino, déchiquetant des dizaines de jeunes pieds-noirs. Une psychose de terreur frappe les Algérois. Où et quand explosera la prochaine bombe ? Angoisse collective.

Par chance, une compagnie voisine met la main sur un suspect qui avoue appartenir au réseau des poseurs de bombes et révèle que le stock en réserve comprend 52 engins dont quatre viennent d'être posés quelque part dans la ville et activés. Puis-je en vouloir à mes camarades d'avoir bousculé cet assassin afin d'en obtenir des aveux précis ? Trois bombes ont pu être désamorcées, la quatrième explose au moment de l'arrivée des parachutistes tuant un caporal. Les 48 autres engins de mort peuvent être récupérés, ce qui donne l'occasion au ministre de féliciter notre chef de corps, le colonel Bigeard.

Comme dit le père Cordier " il est des cas où le mal est nécessaire dès lors qu'il évite le pire". Combien d'innocents les 51 bombes restantes auraient-elles tués ?

Personne n'a le droit de demander à ces soldats de se repentir pour avoir accompli une action salutaire, même si dans l'absolu elle était condamnable.

Personne, en tout cas pas vous, les communistes. Vous êtes disqualifiés depuis 1917, date de création de la Tcheka, la sinistre police politique de Lénine qui, de façon industrielle, torturait des gens, non pas parce qu'ils posaient des bombes, mais parce qu'ils ne pensaient pas comme eux.

L'un de vos inspirateurs, Jacques Duclos, pas très grand par la taille ni par l'esprit mais immense par la haine, a dit en 1947 : "Notre devoir est de combattre l'Armée française partout où elle se bat".  Il a tenu parole.

Et vous, aujourd'hui, vous déterrez la hache de guerre !
Nous en prenons acte !

J'ai pris, pour vous écrire, la tâche de président des Anciens du 8ième R.P.I.Ma dont 395 des leurs ne sont pas revenus des geôles communistes du Tonkin où vos «coreligionnaires» les avaient laissé mourir de faim et de manque de soins. La plupart de ces jeunes Français n'avaient pas vingt ans.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l'assurance des sentiments  qui vous sont dus. Ceux du mépris.

Général F.CANN, Président de l'Amicale des Anciens du 8ème et du 7ème.
à Monsieur Fischer, sénateur des Bouches du Rhône


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Fréjus : Le général Bigeard au Mémorial des Guerres en Indochine
Décès de Gaby, veuve du général Marcel Bigeard
Dien Bien Phu : L'une des dernières volontés du général Marcel Bigeard...
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