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jeudi 1 septembre 2016

Daesh : Mort d'Al-Adnani, leader de l'EI. La "décapitation" une stratégie efficace contre l'Etat islamique ?

Abou Mohammed al-Adnani est le troisième haut responsable djihadiste liquidé en cinq mois. Abou Bakr al-Baghdadi, introuvable chef de l'EI dont la tête est mise à prix par les Etats-Unis, se trouve plus isolé que jamais.

La stratégie dite de "décapitation" est-elle efficace ?

Abou Mohammed al-Adnani, stratège et architecte des opérations extérieures de l'Etat islamique (EI) et porte-parole de l'organisation terroriste, a été tué dans une frappe dont les Etats-Unis et la Russie se disputent la paternité. Sa tête était mise à prix à 5 millions de dollars. Comme des dizaines d'autres terroristes, ils faisaient partie de la liste officielle américaine antiterroriste des personnes recherchées, Rewards for Justice, où l'on trouve également le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri (25 millions de dollars de récompense), le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi (10 millions) ou encore l'ancien chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau (7 millions).

Al-Adnani, "ministre des attentats" et porte-parole de Daech

Comme au temps d'Oussama Ben Laden, les Américains ont fait de la "stratégie de la décapitation", méthode militaire qui consiste à éliminer physiquement des "cibles à hautes valeurs" pour affaiblir une organisation terroriste, un mode opératoire de plus en plus utilisé, surtout depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Mais cette tactique militaire compte autant de détracteurs que d'adeptes. Les premiers estiment qu'elle déstabilise certes un groupe, temporairement, mais qu'elle n'anéantit jamais l'organisation d'un réseau structuré. Les seconds pensent au contraire que supprimer ces cibles accroît les chances de victoire du contre-terrorisme et diminue la violence d'un conflit. Bruno Tertrais, politologue et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, considère ce procédé "limité" mais indispensable.


La "stratégie de la décapitation", qui vise les "cibles à haute valeur", est-elle efficace pour affaiblir l'EI ?

- Rappelons d'abord que la "décapitation" n'est pas une stratégie spécifiquement américaine. Les Russes et les Israéliens ont largement utilisé cette technique, les uns contre la rébellion tchétchène, les autres contre des leaders du Hamas au début des années 2000.

Est-ce efficace ? L'historiographie des mouvements totalitaires et des Etats autoritaires a mis en exergue le rôle important des leaders.

Exemple : si Hitler avait été ciblé personnellement à la fin des années 30, il n'est pas certain qu'un autre leader aurait amené l'Europe, et l'Allemagne en particulier, à sa perte comme Hitler l'a fait. De même, plusieurs études, dont celle de l'université d'Harvard de 2012, montrent que la "stratégie de la décapitation" contre le terrorisme et la contre-insurrection est efficace, oui. 

D'autres chercheurs, au contraire, pensent que les groupes terroristes résistent à la mort de l'un de leurs leaders...

- Oui, avec deux arguments à l'appui -mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas efficace. D'une part, ils estiment que la mort d'un chef en fait un martyr qui attirera de nouvelles recrues et qu'il sera dans tous les cas remplacé. Ce qui n'est pas tout à fait exact : on a démontré que l'effet martyr n'existe pas ou en tout cas qu'il est surévalué. Et la possibilité pour un leader d'être remplacé n'est pas une raison pour ne pas l'éliminer. Second argument : le réservoir des leaders charismatiques et efficaces n'est pas nécessairement inépuisable. Et de fait, le successeur d'Oussama Ben Laden à la tête d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, n'avait pas la même aura.

Ce qui a marché pour Al-Qaïda peut-il fonctionner pour l'EI ?

- L'élimination physique des principaux leaders opérationnels est certainement de nature à troubler ou à désorganiser la planification faite d’actions locales et à l'étranger. Mais ça n'élimine évidemment pas la menace.

D'ailleurs, personne ne peut prétendre que l'élimination du chef de l'EI, Al-Baghdadi, par exemple, aurait le même effet en 2016 qu'aurait eu l'élimination d'Hitler en 1940. L'EI est une mouvance particulière, bien structurée. Tuer ses leaders aura une efficacité limitée mais ce n'est pas une raison pour ne pas le faire.

Quelles sont les limites de cette stratégie ?

- Les leaders ne sont jamais seuls. Ce ne sont pas des mécanismes dont il y aurait une pièce maîtresse, une clé de voûte, sans laquelle tout s'effondre. Les organisations terroristes ne sont pas des Etats totalitaires, elles sont souvent décentralisées et fluides et leur influence est tout autant idéologique qu'opérationnelle. Personne ne pense qu'il suffit de "décapiter" pour que les mouvements terroristes disparaissent. L'efficacité ne veut pas dire suffisance.

Pourtant les Etats-Unis ont bâti un récit autour du "wanted dead or alive" en matière de lutte contre le terrorisme.

- Dans l'élimination des leaders terroristes, il y a aussi une dimension de morale et de justice, c'est une manière de montrer que les agressions ne restent pas impunies. L’expression 'Wanted : Dead or Alive' est effectivement américaine – Bush l'avait d’ailleurs utilisée à propos de Ben Laden – mais n’oublions pas que la promesse de récompense existe dans d’autres pays.

Mais il est vrai que contrairement à d'autres – je pense par exemple aux Israéliens – les Américains se réjouissent publiquement de leurs prises car c'est ce qui est le plus visible, cela crée des effets d'annonce. Mais cela ne veut pas dire que la "décapitation" soit centrale dans leur stratégie.

Est-ce que l'élimination d'Abou Bakr al-Baghdadi est activement souhaitée, recherchée et espérée comme quelque chose qui pourrait affecter le sort de l'EI ? Je ne connais pas la réponse à cette question. Quoi qu'il en soit, on cherche toujours à se débarrasser de l'ennemi. Il ne faut pas négliger la force symbolique de ce genre d'assassinat. L'élimination Abou Moussab al-Zarqaoui, premier leader de l'EI, avait contribué à ce que le mouvement s'éteigne presque. Cela avait été un vrai succès.

Source : NOUVELOBS.COM
Interview de Bruno Tertrais -Propos recueillis par Sarah Diffalah pour l'Obs

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mardi 10 mai 2016

Allemagne : Attentat au couteau "à priori islamiste" près de Munich...

Un mort et trois blessés dans une attaque "à priori islamiste" au couteau en Allemagne

Des policiers sur le quai de la gare de Grafing, près de Munich, où quatre personnes ont été poignardées par un homme le 10 mai 2016
Un homme a été tué et trois autres personnes blessées mardi près de Munich en Allemagne dans une attaque au couteau au mobile "a priori" islamiste, a annoncé le parquet, la troisième agression du genre depuis septembre dans le pays si la piste était confirmée.
Un Allemand de 27 ans a agressé à l'aube vers 05H00 (03H00 GMT) les quatre personnes dans une gare de S-Bahn (train interurbains) de Grafing, une petite ville au sud-est de Munich.

Un homme de cinquante ans est mort de ses blessures, selon le parquet. Les autres victimes sont âgées de 58, 43 et 55 ans.
"L'agresseur a fait des déclarations sur place (au moment de l'attaque) qui renvoient à une motivation politique, a priori islamiste. La nature exacte de ces déclarations est en train d'être vérifiée", a dit à l'AFP un porte-parole du parquet de la capitale bavaroise.

Selon des médias locaux, citant des témoins, l'assaillant a crié "Allah est grand" en arabe. Selon le parquet et la police le suspect a été arrêté sur les lieux du crime, dans cette cité de quelque 13.000 habitants.
L'homme n'est pas originaire de la région, selon le parquet.
"L'agresseur présumé a été arrêté, il n'y a plus de danger pour la population", a assuré pour sa part une porte-parole de la police, Michaela Gross, à la chaîne de télévision ntv. Selon elle, la gare a été fermée pour permettre aux enquêteurs de travailler.

Un autre porte-parole a indiqué que l'individu n'était pas "très coopératif".

Appel à l'agression au couteau !

Si le mobile de l'attaque est confirmé par l'enquête, il s'agira de la troisième du genre depuis septembre 2015 en Allemagne. Les deux précédentes avaient visé des policiers.
Fin mars une adolescente de 15 ans, ressortissante germano-marocaine, a gravement blessé un membre des forces de l'ordre dans la gare de Hanovre (nord) à l'occasion d'un contrôle de routine dans une gare.
Selon les médias allemands, elle a séjourné à la frontière turco-syrienne avant que sa mère, inquiète de sa radicalisation, ne vienne la chercher sur place et la ramener en Allemagne.
En septembre 2015, un Irakien de 41 ans, en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine pour appartenance à une organisation "terroriste" et un projet d'attentat contre un Premier ministre irakien en 2004, a été tué par la police après avoir blessé une policière à Berlin. Là aussi, l'arme utilisée par l'agresseur, Rafik Youssef, était un couteau.

L'Allemagne n'a jusqu'à présent pas été touchée par une attaque jihadiste d'ampleur, contrairement à ses voisins français et belge, mais deux combattants germanophones revendiquant leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont menacé le pays et la chancelière Angela Merkel en août 2015.
Ils appelaient leurs "frères et soeurs" à commettre des attentats solitaires "au couteau" par exemple contre les "mécréants". Ils avaient juré vouloir se venger du soutien allemand à la lutte contre l'EI et de la présence de l'armée allemande en Afghanistan.

Depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les autorités allemandes ont à maintes reprises indiqué que l'Allemagne était aussi une cible pour les jihadistes. Elles s'inquiètent en particulier des retours de Syrie et d'Irak de combattants formés aux armes et aguerris au combat.
Selon le renseignement intérieur allemand, au total quelque 740 personnes ont quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI) ou le front Al-Nosra en Syrie ou en Irak. Un tiers sont rentrés et environ 120 d'entre eux auraient été tués.

Source : AFP/Andreas Gebert / LeParisien.fr

Ndlr : Selon la police allemande, le caractère "islamiste" de cette agression n'est pas encore prouvée. L'agresseur serait notamment suivit pour des troubles psychiatriques...


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samedi 7 mai 2016

Nigéria : L'armée nigériane mise en cause dans la disparition de 347 musulmans chiites...

L’armée nigériane accusée d’avoir massacré 347 musulmans chiites
 
Voici une affaire qui risque de rendre plus compliqués les efforts de certains pays occidentaux pour aider le Nigéria à combattre le groupe jihadiste Boko Haram dans la mesure où leur législation interdit tout soutien à des forces armées s’étant livrées à des violations des droits de l’Homme et à des exactions.

Tout commence le 12 décembre 2015. Ce jour-là, le Mouvement islamique du Nigéria (IMN), une formation pro-iranienne influente au sein de la petite communauté de musulmans chiites établie dans le pays, organise une procession religieuse dans son fief de Zaria (État de Kaduna, nord) sur la route que devait emprunter passer le convoi du général Tukur Yusuf Buratai, le chef d’état-major des armées nigérianes.

À partir de là, les versions divergent. Selon l’armée nigériane, les partisans de l’IMN auraient tenté d’assassiner le général Buratai. Ce que le mouvement chiite a démenti. Mais une chose est sûre : cette situation a donné lieu à de violents affrontements.

Ainsi, les soldats nigérians ont attaqué les militants chiites et détruit une mosquée ainsi que la maison du chef de l’IMN, cheikh Ibrahim Zakzaky, alors défendue par une centaine de sympathisants. Dans un premier temps, le bilan des affrontements a été difficile à établir. Mais, l’enquête menée sur ces incidents à fait état 347corps enterrés dans une fosse commune.

Ce bilan a corroboré celui avancé par l’ONG Human Rights Watch, qui avait estimé le nombre de tués à « au moins 300″. Un chiffre alors jugé « sans fondement » par l’armée nigériane… Dans le même temps, l’IMN a indiqué être sans nouvelles de 730 de ses militants.

Dans un rapport publié ce 22 avril et intitulé « Révélons la vérité sur les assassinats et la dissimulation de masse à Zaria », une autre ONG, Amnesty International, a enfoncé le clou en accusant l’armée nigériane de s’être livrée à un massacre et d’avoir cherché à en dissimuler les traces.

« L’armée nigériane a brûlé vifs plusieurs personnes, rasé des bâtiments et jeté les corps dans des fosses communes », écrit Amnesty International, selon qui les soldats nigérians ont aussi tiré « à l’aveugle » sur des civils désarmés.

« La raison pour laquelle l’armée a lancé une telle opération militaire n’est pas claire dans une situation de simple maintien de l’ordre public », peut on également lire dans le rapport. Le document relève également que l’état-major nigérian « n’a fourni aucune preuve alimentant ses allégations selon lesquelles les protestataires de l’IMN auraient tenté d’assassiner le général Buratai.

Enfin, le rapport d’Amnesty International avance que des preuves du carnage ont été «méticuleusement détruites». Et d’ajouter : « Les corps ont été emmenés, le site rasé, les gravats déblayés, les traces de sang nettoyées, les balles et les douilles ôtées des rues. »

De son côté, l’armée nigériane assure qu’elle a agi de façon « appropriée » à Zaria et qu’elle a respecté ses règles d’engagement. Son porte-parole, le général Rabe Abubakar, a trouvé « injuste » le rapport de l’ONG. « S’ils ont des preuves, qu’ils les montrent pour que tout le monde les voie », a-t-il dit, avant d’assurer que les forces nigérianes ne s’en prenaient pas à ceux qui « respectent la loi ». « Ceux que nous avons affrontés [à Zaria] devaient être des criminels ou des ennemis de l’État », a-t-il fait valoir.

Quoi qu’il en soit, et bien que le président nigérian, Muhammadu Buhari, s’est engagé à ouvrir des enquêtes sur de tels faits, Amnesty International déplore que, « à ce jour, aucune mesure concrète n’a été prise pour mettre fin à l’impunité face à de tels crimes. »  

Source : Zone Militaire

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vendredi 4 mars 2016

Terrorisme : La police espagnole saisit 20.000 uniformes militaires destinés à Daech

Les polices de Valence et Alicante ont annoncé jeudi 3 mars avoir saisi 20.000 uniformes militaires destinés à habiller des djihadistes en Syrie et en Irak. Un chiffre qui laisse présager de l'ampleur des groupes terroristes, dont Daech.

"Une quantité suffisante pour équiper toute une armée". C'est ce que la police espagnole a annoncé après avoir saisi, jeudi 3 mars, 20.000 uniformes militaires destinés à des groupes djihadistes en Irak et en Syrie. Parmi eux, l'organisation Etat islamique.

Les uniformes ont été découverts dans trois conteneurs saisis dans les ports de Valence et Alicante en février lors du démantèlement par la police d'un réseau qui envoyait des armes et du matériel militaire aux organisations djihadistes sous couvert d'aide humanitaire, a indiqué la police dans un communiqué.

"Vêtements d'occasion"

Sept personnes avaient alors été arrêtées dans le cadre d'une enquête ouverte en 2014 sur "les structures étrangères" fournissant un soutien logistique à Daech et au Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaida en Syrie. "Les conteneurs transportant les uniformes étaient déclarés comme 'vêtements d'occasion' afin de ne pas éveiller les soupçons et pouvoir passer les différents contrôles douaniers sans difficulté", a ajouté la police.

"Avec les quelque 20.000 uniformes militaires et accessoires, il aurait été possible d'équiper toute une armée prête à combattre sur n'importe quel champ de bataille", selon le communiqué. L'une des entreprises gérées par les suspects arrêtés en février se consacrait à l'importation de vêtements usagés.

Sous couvert d'aide humanitaire

L'un des suspects arrêtés organisait l'envoi en Syrie et en Irak "de matériel militaire, d'argent, d'équipements électroniques et de transmission, d'armes à feu et de précurseurs utilisés pour la fabrication d'explosifs" par l'intermédiaire d'une société, avait expliqué la police à l'époque.

Le matériel était expédié dans des conteneurs fermés sous couvert d'aide humanitaire et les envois étaient financés par la "hawala", un système islamique informel de transfert de fonds, beaucoup plus discret que les transferts bancaires classiques. Le chef du réseau avait en outre des relations "constantes" avec un membre de Daech, qui lui avait demandé à plusieurs reprises de recruter des femmes en vue de les marier à des djihadistes en Syrie.

Source : Metronews.fr


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samedi 26 décembre 2015

Nord MALI : Une dizaine de jihadistes neutralisés par les forces françaises

Après l’opération Vignemale, menée en novembre 2015, au cours de laquelle une vingtaine de caches d’armes ont été découvertes, la force Barkhane ne relâche pas la pression sur les groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, et en particulier au Mali.

Ainsi, dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont livré de « violents » combats dans le cercle de Ménaka, situé près de la frontière avec le Niger, contre des éléments terroristes affiliés au groupe al-Mourabitoune, lequel a revendiqué la récente attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, conjointement avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Au terme de 4 heures d’engagement, les militaires français ont « neutralisé » une dizaine de terroristes et saisi 2 véhicules de type pick-up et plusieurs motos. L’État-major des armées (EMA) précise également qu’une « quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée ».

« Au Mali, l’attentat de Bamako ne doit pas nous conduire à oublier l’essentiel : depuis janvier 2013, nous sommes parvenus à neutraliser en grande partie les groupes terroristes. Barkhane a pour rôle d’éviter la reconstitution de leur puissance, dans un contexte de grande fragilité de la Libye. Des actions sont très régulièrement menées dans le nord du pays. (…) Globalement, nous avons bien progressé. Notre vigilance reste toutefois intacte », avait rappelé Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le 14 décembre dernier.

Pour rappel, le groupe al-Mourabitoune est né de la fusion du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui s’était implanté dans la région de Gao en 2012 avant d’en être chassé par l’opération Serval, avec le groupe des « Signataires par le sang » de Mokthar Belmokhtar, un vétéran du jihadisme algérien. Récemment, son ralliement à AQMI a été annoncé par Abdelmalek Droukdel, le chef de cette organisation.

Sont également présents, au Mali, au moins trois autres groupes jihadistes ayant des liens étroits : Ansar Dine, Ansar Dine Sud et le Front de Libération du Macina (FLM), de création récente

Source : Zone Militaire

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samedi 21 novembre 2015

Mali : Le terroriste d'AQMI, Mokhtar Belmokhtar, à l'origine de la prise d’otages dans un hôtel de Bamako. 21 morts !

L'Algérien Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe jihadiste Al-Mourabitoune, fidèle à Al-Qaïda, «est sans doute à l'origine» de l'attentat à l'hôtel Radisson Blu à Bamako, a déclaré ce vendredi soir sur TF1 le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

«Il est recherché par de nombreux pays depuis longtemps, il est sans doute à l'origine de cet attentat, encore qu'on n'en est pas tout à fait certain», a-t-il indiqué. L'attaque de l'hôtel a fait au moins 27 morts, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure.

Dans la journée, les jihadistes d’Al-Mourabitoune, groupe lié à Al-Qaida, ont revendiqué, sur Twitter, la prise d'otages lancée vers 7 heures ce vendredi. Un communiqué a également été envoyé au journal mauritanien Al-Akhbar, évoquant un attentat mené conjointement par Al-Mourabitoune et Al-Qaida.

Selon un document sonore diffusé en soirée par la chaîne qatarie Al-Jazeera, le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar revendique la prise d'otages meurtrière. «Nous les Mourabitoune, avec la participation de nos frères (...) d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), revendiquons l'opération de prise d'otages à l'hôtel Radisson», indique la voix d'un homme dans ce bref extrait diffusé par la chaîne basée à Doha.

De son côté, le général David Rodriguez, chef de l'Africom (le commandement militaire américain pour l'Afrique), avait également estimé que l'attaque venait probablement d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), étant donné la faible présence du groupe Etat islamique dans la région. L'EI qui veut prendre l'ascendant sur Aqmi a d'ailleurs fait de Mokhtar Belmokhtar une cible.

Mokhtar Belmokhtar, un des chefs jihadistes les plus redoutés du Sahel, est connu pour avoir été notamment l'organisateur d'une prise d'otages meurtrière dans le sud de l'Algérie en janvier 2013. Il milite pour une grande coalition avec les jihadistes du Niger, du Tchad et de Libye.

Il a été donné plusieurs fois pour mort, notamment en juin dernier et en avril 2013...

Le groupe avait revendiqué une précédente attaque le 7 mars contre un bar-restaurant de Bamako, la première visant des Occidentaux dans la capitale, qui avait fait cinq morts, trois Maliens, un Français et un Belge. Al-Mourabitoune a aussi revendiqué un attentat suicide dans lequel un soldat français a été tué le 14 juillet 2014, jour de la fête nationale française, près de Gao (est). Récemment, une attaque meurtrière commise le 7 août contre un hôtel de Sévaré, dans le centre du Mali, a été revendiquée par un cadre jihadiste proche du prédicateur islamiste radical malien Amadou Koufa et lié à Mokhtar Belmokhtar.

La prise d'otages, qui s'est terminée vers 17 h 30, aurait fait au moins 27 morts. Parmi les personnes présentes se trouvaient de nombreux étrangers d'au moins 14 nationalités différentes, dont des Français, des Algériens, des Allemands, des Belges, des Chinois, des Indiens et des Turcs. Elle a eu lieu une semaine jour pour jour après la série d'attentats sans précédent qui ont fait 130 morts à Paris. #‎ParisNovember13

Source : LeParisien.fr

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samedi 14 novembre 2015

FRANCE - ÉTAT D'URGENCE : Scènes de guerre à Paris - 6 attentats terroristes !

VENDREDI NOIR A PARIS : Hollande décrétè l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire !

L'État d'urgence et le contrôles aux frontières est décrété en France. François Hollande a annoncé hier soir ces mesures, lors d'une intervention télévisée, en réaction aux attaques terroristes «sans précédent». Le président de la République a demandé des «renforts militaires». «Nous allons mener le combat, il sera impitoyable !».

D'autres mesures on été prises suite à un Conseil de défense d'urgence à l’Elysée. 

François Hollande a décrété trois jours de deuil national.

#‎VendrediNoirParis‬  |  #‎Vendredi13Paris‬  |  #‎ParisNovember13  |    

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Attentats à Paris : qu'est-ce que l'état d'urgence ?

Décrété vendredi soir par François Hollande après les attentats qui ont fait plus plus d'une centaine de morts à Paris, l'état d'urgence est une procédure rarissime instaurée pendant la guerre d'Algérie.

Elle a été utilisée pour la dernière fois il y a dix ans, lors des émeutes dans les banlieues en 2005. C'est la première fois qu'il est appliqué sur l'ensemble du territoire.

L'état d'urgence permet aux autorités «d'interdire la circulation des personnes ou des véhicules», d'instituer «des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé» et d'interdire le séjour dans un département «à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics», selon la loi de 1955 qui a instauré cette procédure exceptionnelle.

L'état d'urgence permet aussi au ministre de l'Intérieur d'assigner à résidence toute personne «dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics». Les autorités peuvent ordonner la fermeture provisoire «des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature», et interdire «les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre». Elles peuvent aussi «ordonner la remise des armes» par leurs propriétaires.

Décrété deux fois en France avant les attentats de vendredi

Le décret instaurant l'état d'urgence peut permettre «des perquisitions à domicile de jour et de nuit» ainsi que des «mesures pour assurer le contrôle de la presse» et des médias.

L'état d'urgence est déclaré par décret en Conseil des ministres. Sa prorogation au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par une loi, votée par le parlement. La loi autorisant la prorogation de l'état d'urgence fixe sa durée définitive.

Plusieurs fois mis en œuvre durant la guerre d'Algérie, l'état d'urgence n'a été décrété que deux fois depuis : en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l'archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues, à l'initiative du gouvernement de Dominique de Villepin. En 2005, les mesures que permet l'état d'urgence ont été en fait peu appliquées : sept préfets ont pris des arrêtés de couvre-feu. Dans 23 départements, la vente au détail de récipients transportables de carburant et de matières inflammables a été interdite.

Source : LeParisien.fr

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TERRORISME : Attentats islamistes de Paris... Plus de 120 morts !

Attentats terroristes simultanés concertés à Paris !
Plus de 120 morts, 200 blessés !

Les six lieux des attaques

Bataclan (XIe) : 82 morts
Plusieurs hommes armés à visage découvert font irruption et ouvrent le feu, aux cris de "Allah Akbar", dans la salle de spectacle du Bataclan où se produit le goupe de blues américain Eagles of Death Metal. Une prise d'otages de près de trois heures a lieu. Au moins 82 personnes sont tuées.

Stade de France : 4 morts
Simultanément, une première explosion se produit à 21H20 aux abords du Stade de France. Le président français François Hollande, qui assistait à un match de football France-Allemagne, est immédiatement évacué, les entrées et sorties du stade sont bouclées. Trois explosions retentissent au total autour de l'enceinte sportive. Une personne est morte, ainsi que trois kamikazes.

Rue de Charonne (XIe) : 18 morts
Dans l'est de Paris, rue de Charonne, 18 personnes ont péri dans une scène de guerre. Un homme dit avoir entendu des tirs pendant "deux, trois minutes", "des rafales". "J'ai vu plusieurs corps à terre, ensanglantés", lâche-t-il. Selon lui, un café et un restaurant japonais ont été la cible des tirs, juste en face du foyer Palais de la femme.

Rue Alibert (Xe) : au moins 12 morts
Un peu plus au nord, une fusillade éclate à l'angle des rues Bichat et Alibert, sur la terrasse du restaurant Le Petit Cambodge. Bilan: au moins douze morts.

Rue de la Fontaine au roi (XIe) : au moins cinq morts
A quelques centaines de mètres du Bataclan, rue de la Fontaine au roi, la terrasse d'une pizzeria, La Casa Nostra, est visée. Cinq personnes sont abattues par plusieurs rafales d'une "mitrailleuse automatique", selon un témoin, Mathieu, 35 ans.

Boulevard Voltaire (XIe) : un mort
Une attaque a également eu lieu boulevard Voltaire, pas très loin du Bataclan. Le kamikaze est mort.


Voici le point sur la situation à 07 heures.
Nous relatons uniquement ici des informations données de sources officielles ou rapportées par nos journalistes présents sur le terrain.

• Au moins 126 morts, plus de 200 blessés. Le bilan, très lourd, est encore incertain. Le procureur de Paris a parlé de 18 morts rue de Charonne, 5 morts rue de la Fontaine au Roi, et au moins 12 morts rues Alibert/Bichat. Quatre personnes sont mortes dans le secteur du Stade de France, dont «sans doute trois terroristes», selon des sources policières. Il y a aussi des «dizaines de morts» au Bataclan. On dénombre aussi 83 blessés en urgence absolue et 132 blessés en urgence relative, selon les sources du Figaro.


• Des fusillades sont survenues sur cinq sites à Paris intra-muros vendredi soir dans les Xe et XIe arrondissements de la capitale. Plusieurs terrasses de bars et de restaurants ont été balayées par des rafales de balles. Ont été visés le bar La Belle équipe rue de Charonne, le bar Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge à l'intersection des rues Bichat/Alibert, la terrasse de la pizzeria La Casa Nostra rue de la Fontaine au Roi. Une autre fusillade s'est produite boulevard Voltaire. Enfin, des terroristes ont pénétré dans la salle de concert du Bataclan.

Des explosions près du Stade de France. Il y a eu trois explosions vers 21h20 près du Stade de France à Saint-Denis, où se déroulait le match de foot France-Allemagne. Chacune de ces explosions a été causée par des individus qui se sont fait exploser, selon plusieurs sources policières. François Hollande, qui assistait au match, a été évacué.

• Une prise d'otages, puis un assaut donné au Bataclan. Il y avait 1500 personnes présentes à l'intérieur de la salle de spectacle, où se déroulait un concert de rock, lorsque quatre terroristes y ont fait irruption, tirant sur le public puis organisant une prise d'otages durant trois heures. L'assaut des forces de l'ordre a été donné peu avant 0h30 et s'est achevé vers 01 heure. Les quatre assaillants sont morts, dont trois en actionnant leurs ceintures d'explosifs. Un autre terroriste s'est fait exploser non loin, sur le boulevard Voltaire.

• Au moins 126 morts, plus de 200 blessés. Le bilan est très lourd, et encore incertain. Il y a 126 morts, selon un bilan provisoire communiqué au Figaro. Le procureur de Paris a parlé de 18 morts rue de Charonne, 5 morts rue de la Fontaine au Roi et au moins 12 morts rues Alibert/Bichat. Quatre personnes sont mortes dans le secteur du Stade de France, dont «sans doute trois terroristes, selon des sources policières. Il y a aussi des «dizaines de morts» au Bataclan. On dénombre aussi 83 blessés en urgence absolue et 132 blessés en urgence relative, selon les sources du Figaro.

Au total, le parquet parle de huit assaillants morts, dont sept en se faisant exploser. On ne sait pas pour l'heure si des assaillants sont actuellement en fuite ou non. Le déroulé précis des faits n'est pas encore connu.

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L'État d'urgence est décrété en France, des contrôles aux frontières. François Hollande
a annoncé dans une intervention télévisée ces mesures, en réaction à des attaques terroristes «sans précédent». Le président de la République a demandé des «renforts militaires». «Nous allons mener le combat, il sera impitoyable», a-t-il dit. Ce samedi matin, toutes les lignes du métro parisien roulent, seules onze stations ne sont pas desservies. Un numéro vert d'information a été mis en place: 0800 40 60 05.

• Un conseil des ministres exceptionnel s'est tenu peu après minuit. Un Conseil des ministres exceptionnel a été convoqué à minuit. Une cellule de crise a été ouverte à Matignon. François Hollande, le premier ministre Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et la ministre de la Justice Christiane Taubira se sont rendus sur place.

• Enquête ouverte. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste pour faire toute la lumière sur ces attaques, les plus meurtrières en Europe occidentale de ces quarante dernières années après les attentats de Madrid en mars 2004 (191 morts et près de 2000 blessés). L'enquête devra permettre de savoir s'il y a encore «des complices ou co-auteurs dans la nature», a dit le procureur de Paris François Molins.

• Aucune revendication. Il n'y a à cette heure aucune revendication. Plusieurs survivants de la prise d'otage du Bataclan racontent que l'attaque s'est faite sous les cris de «Allah Akbar». «Je les ai clairement entendus dire aux otages ‘c'est la faute de Hollande, c'est la faute de votre président, il n'a pas à intervenir en Syrie'. Ils ont aussi parlé de l'Irak», a rapporté à l'AFP un témoins. «Nous savons qui sont criminels, qui sont ces terroristes», a dit François Hollande.

Source : LeFigaro.fr

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vendredi 13 novembre 2015

TERRORISME : Série d'attentats, fusillades et explosions à Paris... Plusieurs dizaines de morts !

ATTENTATS TERRORISTES A PARIS...
PLUSIEURS DIZAINES DE MORTS !

EN DIRECT.De multiples fusillades ont éclaté vendredi soir, à Paris. Une prise d'otages est actuellement en cours au Bataclan. Le RAID est sur place.


A cette heure, au moins 18 personnes sont décédées dans des attaques multiples dans le secteur du Stade de France, dans le nord de la capitale, et à Paris rue de Charonne ainsi que dans la salle de spectacle du Bataclan où une prise d'otages est en cours, a indiqué la préfecture de police.

Des fusillades dans le Xe arrondissement de Paris et des explosions dans le secteur du stade de France se sont produites vendredi 13 novembre au soir, faisant des blessés, a-t-on appris de sources concordantes. Au moins 18 personnes sont décédées dans des attaques multiples dans le secteur du Stade de France, et à Paris rue de Charonne ainsi que dans la salle de spectacle du Bataclan où une prise d'otages est en cours, a indiqué vendredi soir la préfecture de police à l'AFP.

Selon le tout premier bilan de la préfecture de police de Paris, trois personnes ont été tuées dans des explosions dans le secteur du stade de France où se déroulait un match amical France-Allemagne et 15 sont décédées au Bataclan.

Ces attaques surviennent dix mois après les attentats djihadistes de janvier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives. La dernière en date s'était produite le 21 août à bord d'un train à grande vitesse Thalys entre Bruxelles et Paris. Un carnage avait alors été évité par des passagers, dont des militaires américains en vacances, qui avaient maîtrisé un tireur armé d'une kalachnikov et d'un pistolet. Deux personnes avaient été blessées. L'assaillant, Ayoub El Khazzani, jeune Marocain signalé aux services de renseignement comme islamiste radical, avait été interpellé.

Les événements en direct :

23h13 - Le stade de France évacué par trois portes

Les spectateurs qui ont assisté au match amical France - Allemagne (2-0) au Stade de France vendredi soir ont été invités à quitter l'enceinte par trois portes (nord, sud et ouest), selon des annonces du speaker et sur les écrans géants. Selon des journalistes de l'AFP sur place, plusieurs milliers de spectateurs ont trouvé refuge sur la pelouse et s'y trouvaient toujours à 23h10, dans le calme. L'accès des journalistes à la zone mixte (lieu des entretiens avec les joueurs) et à la salle de conférence de presse des entraîneurs était impossible.

23h10 - La première explosion entendue en direct à la télévision pendant le match de football France-Allemagne au Stade de France

    La première explosion entendue en direct à la télé pendant France - Allemagne (via @iMiaSanMia) https://t.co/unhRKKJ65x #fusillade
    — Cédric Garrofé (@cedricgarrofe) 13 Novembre 2015


23h00 : Le quartier autour du Bataclan (République) est entièrement bouclé par la police.

22h50 : François Hollande et Manuel Valls en cellule de crise place Beauvau

Le président François Hollande était vendredi soir au ministère de l'Intérieur où un "point de la situation" était en cours après les attaques multiples à Paris, dont une prise d'otages en cours, qui ont fait au moins 18 morts, a-t-on appris auprès de son entourage.

22h41 : Hollande a quitté précipitamment le Stade de France

Le président François Hollande était vendredi soir au ministère de l'Intérieur où un "point de la situation" était en cours après les fusillades dans le centre de Paris et des explosions dans le secteur du stade de France, a-t-on appris auprès de son entourage. Le chef de l'Etat a quitté précipitamment le stade de France, au nord de la capitale, et faisait "actuellement un point de la situation au ministère de l'Intérieur avec tous les services concernés", a-t-on indiqué de même source.

22h35 : prise d'otages au Bataclan

22h33 - Au moins 18 morts à Paris selon la préfecture de police

Source : Challenges.fr - AFP

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mercredi 7 octobre 2015

Terrorisme : Menace d'attentat islamiste de grande ampleur en France !

Marc Trévidic, juge antiterroriste : Le 11 septembre c'est pour demain

Le pire serait à venir. A en croire les déclarations faites cette semaine dans "Paris Match" par l'acien juge antiterroriste Marc Trévidic, la France doit s'attendre à subir un attentat d'une envergure semblable à ceux du 11 septembre 2001 à New York.

Selon de nombreux responsables de la lutte antiterroriste, seules la maladresse et la malchance des auteurs d'attaques ou de tentatives d'attaques sur le territoire français auraient pour l'instant empêché que la France ne soit touchée par des attentats d'une ampleur inégalée jusqu'ici. 

La France, cible n°1 de l'Etat islamique

"La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors. D'abord, nous sommes devenus pour l'Etat islamique [EI] l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités [...] Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l'Hexagone", croit savoir l'ancien magistrat Marc Trévidic.
Il faut le dire : devant l'ampleur de la menace et la diversité des formes qu'elle peut prendre, notre dispositif de lutte antiterroriste est devenu perméable, faillible, et n'a plus l'efficacité qu'il avait auparavant."

"Et puis, il reste 'le prix ­Goncourt du terrorisme' à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 [...]. Je n'imagine pas un instant qu'un homme tel qu'Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d'opérations extérieures de peu d'envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l'Hexagone."

D'après lui, "si l'on prend l'exemple des frères Kouachi, [...] ils étaient, au vu de ce que l'on sait, 'en route' pour une campagne d'attentats. On y a échappé parce que, dans un accident de voiture, l'un des frères a perdu sa carte d'identité. C'est cela qui a permis de les identifier et de lancer la chasse à l'homme qui s'est soldée par la mort des deux terroristes, tués par le GIGN. Les Kouachi n'étaient pas partis pour une opération suicide ! S'ils avaient pu, ils auraient continué à frapper."

Marc Trévidic raconte enfin qu'il a démantelé une filière menaçante l'an dernier :

J'ai fait neutraliser un réseau de djihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix 'Merah' autonomes, opérant simultanément sur l'ensemble du territoire."
"Pour l'instant, nous avons eu des attentats de cour de récréation"

Pas très rassurant, d'autant que le tableau présenté par les responsables de la lutte antiterroriste n'est pas plus optimiste :

"Le thermomètre grimpe. Pour l'instant, nous avons eu des attentats de cour de récréation", confie à l'AFP, sous le sceau de l'anonymat, un responsable de la lutte antiterroriste. "Si l'attaque dans le Thalys avait fonctionné, on était très mal. Le gars avait mal engagé le chargeur de sa kalachnikov. Nous pensons que Sid Ahmed Ghlam (auteur de l'attaque avortée contre une église à Villejuif) s'est dégonflé au dernier moment et s'est tiré dans la jambe".

La mode est désormais celle des attaques à la kalachnikov, qui vont durer".

"Les modes opératoires ont changé : avant on mettait des bombes. Aujourd'hui il faut tenir dans le temps, pour que les médias puissent s'accrocher à l'événement, le diffuser en direct pour un maximum de publicité", ajoute-t-il.
Jusqu'à aujourd'hui, on a eu les peintres en bâtiment. Ce qu'on craint vraiment, ce sont les professionnels qui vont suivre", énonce un autre responsable antiterroriste.

Les centres commerciaux visés ?

Selon les services antiterroristes, les centres commerciaux seraient particulièrement menacés et pourraient être la cible d'une attaque par un commando armé.  La hantise des responsables de la lutte antiterroriste : un attentat en France calqué sur celui survenu dans le centre commercial Westgate à Nairobi, en septembre 2013, qui avait fait 67 morts et près de 200 blessés en septembre 2013.

"S'ils s'enferment dans un grand magasin, c'est le cauchemar pour les trouver", a confirme le premier responsable antiterroriste.
Rien que pour savoir combien il y a de tireurs, puis pour les trouver, les neutraliser, il faut des heures. Le jour où on tombe sur deux bons vétérans des combats en Syrie, on est mal",

L'hypothèse de voir des centres commerciaux pris pour cible n'est pas nouvelle. Au mois de février déjà, l'organisation terroriste des shebabs, branche d'Al-Qaida en Somalie, appelait dans une vidéo à commettre des attentats dans des centres commerciaux européens, et notamment français, dans le quartier des Halles et de la Défense à Paris... en prenant exemple sur l'attaque du centre commercial  Westgate à Nairobi.

Source : L'Obs / AFP

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vendredi 25 septembre 2015

Emirats Arabes Unis : 70 chars LECLERC des EAU engagés au Yemen

Les Emirats arabes unis ont engagé au moins de 70 chars Leclerc dans les combats au Yémen. 

 Il s'agit du plus gros déploiement de blindés lourds depuis des années. Au sein des forces armées arabes intervenant au Yémen, seuls les EAU opèrent des chars lourds, ceux de l'Arabie saoudite, du Qatar ou du Bahrein ne semblant guère opérationnels - même si les Saoudiens ont déployé des M-1 Abrams sur la frontière.

Les deux bataillons blindés des EAU opèrent aussi bien en zone urbaine que dans le reg (désert de cailloux et de sable). Sur les 70 engins, 15 sont équipés du kit Azur (action en zone urbaine). Selon des sources françaises, le Leclerc donne entière satisfaction à l'armée des EAU. Trois d'entre eux auraient été touchés par l'ennemi, les milices houthies : deux par des mines ou des IED, ce qui a endommagé le train de roulement, sans détruire le char, et un autre par un tir de RPG que le système de grille protectrice semble avoir stoppé. Les Leclerc ont à plusieurs reprises ouvert le feu avec leur canon de 120 mm - ce qui a été leur baptême du feu.

Les EAU ont été le seul client à l'export du char lourd français. Les Emiratis l'avaient précédemment engagé au Kosovo, aux côtés des Français.

La guerre du Yémen le montre : le char lourd reste un engin indispensable pour toute armée sérieuse, comme l'est désormais l'armée des EAU.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense

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mercredi 9 septembre 2015

Somalie : Sérieux revers des milices jihadistes, lourdes pertes des forces de l' Union Africaine...

Les milices Shebab, liées à al-Qaïda, ont connu de sérieux revers au cours de ces derniers mois, avec la perte, notamment, de plusieurs de leurs cadres, dont leur chef, Ahmed Abdi « Godane » et de leurs derniers fiefs. Et cela grâce aux frappes aériennes américaines et à l’action de la Force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Toutefois, les jihadistes somaliens n’ont pas été réduits au silence pour autant. Ils continuent de mener des attaques au Kenya voisin ainsi que des attentats meurtriers à Mogadiscio quand ils ne tendent pas des embuscades contre des convois officiels, comme cela a été le cas le 27 août à Tulo-Barwao, un village situé dans le sud-ouest du pays.

Mais leur cible principale reste l’AMISOM. En juin, les Shebab ont ainsi mené un assaut particulièrement meurtrier contre une base de cette force de l’Union africaine à Leego, au nord-ouest de Mogadiscio et infligé de lourdes pertes au contingent burundais (il a été question d’une cinquantaine de tués).

Le 1er septembre, les jihadistes somaliens ont lancé une attaque de même nature, cette fois contre des soldats ougandais de l’AMISOM en garnison à Janale, dans la région de Basse Shabelle.

Pour commencer, les assaillants ont détruit deux ponts afin d’isoler la base de la force de l’UA avant d’utiliser un véhicule suicide pour en forcer l’entrée. Ensuite, les jihadistes – environ 200 – se sont engouffrés dans la brèche.

Selon une note rédigée à l’intention des diplomates par des militaires occidentaux insérés au sein de l’état-major de l’AMISOM, le bilan de l’attaque est très lourd : une cinquantaine de soldats ougandais y ont laissé la vie, de même que 25 éléments des forces somaliennes.

En outre, une centaine de soldats de l’Amisom manquaient encore à l’appel, « ce qui ne veut pas dire qu’ils sont morts », précise la note.
Cette dernière, évoquée par l’AFP, précise que l’AMISOM avait retiré son armement lourd de cette base afin de l’utiliser pour d’autres opérations. En outre, l’indisponibilité des appareils éthipiens et kényans a empêché tout soutien aérien à la position attaquée.

En mai 2013, le secrétaire général adjoint des Nations unies, Jan Eliasson, avait affirmé que les pertes de l’AMISOM s’élevaient, à l’époque, à plus de 3.000 hommes, soit autant que toutes les opérations menées par les Casques bleus depuis 1948. « L’Ouganda et le Burundi ont payé un prix énorme », avait-il ajouté.

L’AMISOM a été déployée en Somalie en 2007 afin d’appuyer le gouvernement fédéral somalien, de stabiliser le pays, théâtre d’une guerre civile depuis 1991 et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. Les troupes sont essentiellement fournies par l’Ouganda, le Burundi, Djibouti, le Kenya, l’Ethiopie et la Sierra Leone.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 1 juillet 2015

Rivalité jihadiste : Daesh et Al Qaïda se font la guerre...

« Les ennemis de mes ennemis sont mes amis », dit-on. Sauf que cela ne se vérifie pas toujours…

Ainsi, cette semaine, Akhtar Mohammed Mansour, numéro deux du mouvement talebafghan, allié à al-Qaïda, a écrit à Abu Bakr al-Baghdadi, le chef de l’État islamique (EI) pour le prier de ne pas chercher à s’implanter en Afghanistan, où « le jihad contre les Américains et leurs alliés doit être mené sous une bannière et une direction uniques ». Cette lettre faisait suite à de violents accrochages entre partisans des deux groupes dans la province de Nangharar.

Plus tôt, selon IHS Janes, le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), c’est à dire le mouvement taleb pakistanais, également proche d’al-Qaïda, avait lui aussi envoyé une mise en garde, en diffusant, via les réseaux sociaux, un document de 91 pages afin de dénoncer les actions de l’EI à l’égard des chiites et contester la validité du califat établi par al-Baghdadi à cheval entre la Syrie et l’Irak.

Il s’agit ainsi pour les talibans afghans et pakistanais ainsi que pour le noyau d’al-Qaïda de contrer l’influence grandissante de l’EI, qu’ils considèrent comme une menace. Au cours de ces derniers mois, plusieurs commandants dissidents du TTP ont prêté allégeance à al-Baghdadi. De même que des taliban afghans, qui n’acceptent pas de négocier avec les autorités de Kaboul. En outre, il a été signalé, à plusieurs reprises, la présence de drapeaux de l’EI dans l’État indien de Jammu et au Cachemire.

Selon le dernier rapport du Pentagone sur la situation en Afghanistan, le recrutement de l’EI serait pour l’instant limité. « Quelques individus, autrefois affiliés à d’autres organisations, disent maintenant appartenir à la ‘Province du Khorasan’ de l’État islamique », affirme le document, pour qui l’organisation jihadiste est « en phase d’exploration » dans le pays.

En attendant, sur Internet, la bascule est faite. En Asie du Sud, « les taliban et al-Qaida ont presque été effacés du paysage (internet) », indique Omar Hamid, chef de l’analyse Asie chez IHS Country Risk. « Pour l’heure, la campagne de propagande menée par l’EI sur les réseaux sociaux n’a pas encore été suivie d’effet sur le terrain mais elle a permis d’agglomérer des groupes dissidents autour de l’EI », explique-t-il à Reuters.

En outre, l’annonce de la création, en septembre 2014, d’ « al-Qaïda en guerre sainte dans le sous-continent indien » pour tenter de contrer l’influence de l’EI, ne semble pas avoir de conséquences notables…

Quoi qu’il en soit, l’EI s’est déjà implanté en Afrique du Nord, au Nigéria (avec l’allégeance de Boko Haram) et tente de le faire au Yémen. Comme en Syrie, au Pakistan et en Afghanistan, cela suscite quelques frictions, réglées par les armes.

En Libye, des combats ont récemment eu lieu entre l’EI et des groupes affiliés à al-Qaïda à Derna, ville connue pour être un foyer jihadiste. Il y a quelques jours, il a été rapporté que Abou Walid al-Sahraoui, l’ex-responsable du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), maintenant « émir » d’al-Mourabitoune, qui avait annoncé son allégeance à al-Baghdadi, aurait été gravement blessé dans la région de Gao (Nord-Mali) lors d’un accrochage avec une katiba d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Dans ces conditions, l’élimination de responsables jihadistes par des frappes occidentales (plus souvent américaines) pourraient favoriser l’un ou l’autre camp. En fait, entre la peste et le choléra, on ne choisit pas… La décision d’éliminer quelqu’un comme par exemple Belmokhtar, le chef d’al-Mourabitoune qui a réaffirmé son allégeance à al-Qaïda, se fait en fonction de sa dangerosité et non selon son appartenance à telle ou telle faction.

Source : Zone Militaire

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dimanche 28 juin 2015

Attentat islamiste en Isère : Yassin Salhi décapite son employeur, puis tente de faire sauter une usine de gaz !

La nouvelle attaque islamiste qui a frappé la France, six mois après les attentats de janvier, vient de franchir une étape supplémentaire dans l'horreur. Elle témoigne d'une mise en scène effroyable et moyenâgeuse, inédite sur le territoire national et qui porte le sceau de la barbarie islamiste. Ce que redoutaient tant les services de renseignements, à savoir une décapitation perpétrée sur notre sol, est survenu vendredi dans l'Isère.

Yassin Salhi, chauffeur-livreur de 35 ans travaillant pour une société de transport de la région, se présente à 9 h 28 au volant de son Peugeot Boxer devant l'usine du groupe américain Air Products, spécialisée dans la production de gaz industriels, et située dans un site sensible classé Seveso, à Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l'aéroport Saint-Exupéry.

Arborant une courte barbe récemment taillée, Yassin Salhi est fiché des services de renseignements. S'illustrant par une brutale radicalisation au contact d'un prêcheur virulent originaire de Pontarlier (Doubs) d'où il est natif, ce père de trois enfants fait l'objet dès 2006 d'une fiche S (pour «Sûreté de l'État»). Classée niveau 13 sur une échelle de vigilance allant jusqu'à 16, elle n'avait pas été renouvelée en 2008. L'islamiste radical, qui n'a pas de casier judiciaire, était cependant toujours suivi en raison de sa proximité depuis 2013 avec la mouvance salafiste.

Il dévisse les bonbonnes de gaz avant d'y mettre le feu

Comme s'il effectuait sa maraude régulière, l'islamiste, connu des employés, sonne au portail et engage son véhicule badgé lui donnant l'autorisation de franchir un premier périmètre de sécurité. Salhi longe un mur, accélère soudain et percute de plein fouet les grilles d'une seconde zone plus protégée. Blessé dans la violence du choc, comme en témoignent des entailles assez profondes sur le visage, il parvient à descendre de sa voiture, à se rendre dans un hangar couvert rempli de bonbonnes d'Air liquide, de gaz et d'acétone qu'il dévisse tour à tour avant d'y mettre le feu.

Alerté par une forte explosion et un début d'incendie, un sapeur-pompier des services d'incendie et de secours de l'Isère (Sdis) découvre le terroriste à 10 heures. Avec courage et sang-froid, il empoigne Yassin Salhi, qui résiste. Le soldat du feu le ceinture et le maintient au sol le temps de l'arrivée des renforts.

 Acte abject au nom d'Allah !!!

Alertée, une patrouille de la gendarmerie départementale dépêchée sur place découvre, médusée, une tête décapitée, attachée à l'aide d'une chaîne au grillage d'enceinte de l'usine et encadrée de deux grandes bannières noire et blanche supportant des inscriptions en arabe, qui s'avéreront correspondre à la Shahada (profession de foi musulmane). À l'aplomb de la Peugeot Boxer partiellement détruite par le souffle de la déflagration, gît un corps démembré. Un couteau a été ramassé non loin.

La victime, Hervé C., âgée de 54 ans, n'est autre que le directeur commercial de la société ATC Transport où Yassin Salhi est salarié depuis mars dernier. Selon toute vraisemblance, le chef d'entreprise a été assassiné et décapité avant que Yassin Salhi ne pénètre dans l'usine et déclenche des explosions. Deux caméras de vidéosurveillance ont filmé de manière intermittente le chauffeur qui a préalablement placé la tête tranchée de son employeur avant de passer à l'action. Comme si l'ensemble de cette abjecte équipée avait été préméditée et scénarisée bien en amont.

Quatre personnes placées en garde à vue

Lancés aux trousses d'hypothétiques complices du terroriste, les policiers de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont mené une série d'opérations. Au total, quatre personnes ont été placées en garde à vue. Outre Yassin Salhi, un suspect de 33 ans a notamment été interpellé par un peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) dans la matinée après avoir été repéré alors qu'il passait et repassait à bord d'une camionnette devant l'usine d'Air Products comme s'il faisait une reconnaissance. Ce personnage intéresse d'autant plus les enquêteurs que son passé judiciaire comporte des antécédents liés à des menaces de type terroriste.

En milieu d'après-midi, les policiers d'élite du Raid ont mené à Saint-Priest une perquisition au domicile du bourreau présumé, et la sœur et l'épouse de ce dernier ont été à leur tour placées en garde à vue. «Tous les services sont mobilisés pour faire avancer l'enquête», a prévenu Bernard Cazeneuve, venu rapidement sur les lieux de l'attentat djihadiste puisqu'il était en déplacement devant la 65e promotion des élèves commissaires de police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, dans la périphérie de Lyon.

Alors qu'une vive émotion mêlée de dégoût s'est une fois encore emparée de la population, le branle-bas de combat a été déclenché au plus haut sommet de l'État. Le président François Hollande, qui participait à un sommet européen à Bruxelles, l'a écourté pour venir présider un conseil restreint à 15 h 30 dans la capitale. Le premier ministre, Manuel Valls, depuis l'Amérique du Sud, a, lui, ordonné une «vigilance renforcée» sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes, avant d'écourter lui aussi son voyage.

Le plan Vigipirate a été hissé au seuil «alerte maximale» sur l'ensemble de la région pour trois jours. Les contrôles vont se multiplier dans les gares et autour des sites sensibles jusqu'à lundi, date symbolique du premier anniversaire de l'État islamique.

Source : Le Figaro.fr

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vendredi 15 mai 2015

Yemen : Le chef d'al Qaïda qui avait revendiqué l'attaque de Charlie Hebdo exécuté par un drone

Un à un, tous ceux qui, au nom d’al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), se sont exprimés pour menacer la France ou revendiquer l’attaque contre Charlie Hebdo,  commise le 7 janvier 2015 par les frères Kouachi, sont éliminés dans des circonstances similaires.

Ainsi, le 31 janvier, Hareth bin Ghazi al-Nadhari, une « autorité religieuse » d’AQPA, a été tué près du village d’As-Saïd, dans la province de Chabwa, par une frappe aérienne effectuée par un drone américain. Au lendemain des attentats de Paris, il avait à nouveau menacé la France tout en saluant les frères Kouachi. « Des soldats qui adorent Allah et Ses messagers sont venus parmi vous. Ils ne craignent pas la mort, ils cherchent le martyr au nom d’Allah », avait-il dit.

Environ deux mois plus tard, le Saoudien Ibrahim al-Rubaish, dont la tête avait été mise à prix pour 5 millions de dollars par les États-Unis, a connu le même sort, alors qu’il circulait à l’ouest de Moukalla, le chef-lieu de la province de Hadramout, au Yémen. Cet idéologue d’AQPA, connu pour ses prêches violents à l’égard de l’Occident, avait affirmé, en janvier, que la France avait remplacé l’Amérique dans sa guerre contre l’islam.

Restait à trouver Nasser al-Ansi, le haut-responsable d’AQPA qui avait revendiqué l’attaque contre Charlie Hebdo dans une vidéo diffusée le 14 janvier. Ce qui a été fait. En effet, selon SITE, le centre de surveillance des activités jihadistes sur Internet, sa mort a été annoncée via un message posté sur Twitter par Abou al-Miqdad al-Kindi (alias Khaled ben Omar Batarfi), un autre responsable de la branche yéméniste d’al-Qaïda, récemment libéré de prison lors de la prise de Moukalla par les jihadistes.

Comme les deux autres, Nasser al-Ansi a été visé par un drone américain, près de Moukalla. Cette frappe aérienne a aussi été fatale au fils de ce responsable d’AQPA ainsi qu’à 6 autres jihadistes.

Originaire de Taëz (Yémen), Nasser ben Ali al-Ansi, 39 ans, fit ses premières armes en Bosnie, en 1995, avant de se rendre au Cachemire puis en Afghanistan, où il rencontra Oussama ben Laden. Il avait rejoint les rangs d’AQPA en 2011, après avoir été emprisonné pendant quelques mois.

Source : Zone Militaire

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