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jeudi 9 mars 2017

Niger : La France renforce son soutien militaire

Le Niger est confronté à une double menace jihadiste : il doit en effet faire face aux groupes armés liées à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nord et à l’ouest ainsi qu’à Boko Haram (dont une partie est affiliée à l’État islamique) au sud. Qui plus est, sa position géographique en fait une place tournante de tous les trafics possibles et imaginables.

Ces menaces se traduisent par des incursions meutrières de ces groupes armés sur son territoire. Ainsi, le 22 février 2017, une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) a été attaquée à Tilwa, dans la zone de Ouallam (ouest), près du Mali. Le bilan définitif fait état de 16 soldats tués et de 17 blessés.

La région de Ouallam est située à une centaine de kilomètres au nord de Niamey. Elle est la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, attribuées généralement à al-Mourabitoune, un groupe formé en 2013 par l’alliance du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et des « Signataires par le sang » du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar.

En octobre, à Tazalit (ouest de Ouallam), un groupe d’une quarantaine d’hommes armés avait donné l’assaut contre un camp de réfugiés maliens, protégé par la Garde nationale nigérienne. Là aussi, le bilan avait été lourd, avec 22 tués parmi les militaires. Cette attaque n’a jamais été revendiquée.

Le mois suivant, une nouvelle attaque, menée selon le même mode opératoire observé à Tazalit, visa un poste de la Garde nationale nigérienne à Bani Bangou. Cette fois, les assaillants, suspectés d’appartenir au groupe d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, rallié à l’État islamique, furent mis en déroute par l’intervention d’un Mirage 2000C et d’un Mirage 2000D français, basés à Niamey au titre de l’opération Barkhane.

La France a déployé des capacités militaires relativement importantes au Niger. Ainsi, elle dispose d’une base aérienne projetée (BAP) à Niamey, d’où décollent les Mirage 2000 et les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, ainsi que d’une base avancée à Madama, dans le nord du pays. En outre, face à Boko Haram, elle a envoyé un Détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) à Diffa, dans le sud.

Après l’attaque contre les FAN à Tilwa, l’appui militaire français va être revu à la hausse. « À la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un DLAO est en train de se constituer à Tillabéri au profit de nos camarades nigériens », a annoncé, le 24 février, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Selon une source militaire française citée par l’AFP, ce DLAO doit être armé par 50 à 80 commandos des forces spéciales, lesquels seront déployés « dans trois jours ». D’après RFI, ce détachement aura notamment « pour mission de combattre la faction du groupe État islamique d’al-Sahraoui. ».

Source : Zone Militaire

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dimanche 5 mars 2017

Centrafrique : Action militaire de la MINUSCA à BAMBARI

Cela fait plusieurs semaines que trois anciennes factions de l’ex-coalition rebelle de la Séléka s’affrontent, au prix de combats parfois violents, pour s’assurer du contrôle de la ville stratégique de Bangari, située au centre de la République centrafricaine.

D’un côté, l’on trouve le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), dirigé par le chef de guerre Noureddine Adam et allié Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) d’Al Katim. De l’autre, il y a le groupe « Unité du peuple centrafricain » (UPC) qui, commandé par le « général » Ali Darass, tient la ville de Bambari, où il a mis en place une administration parallèle.

Pour éviter de nouvelles exactions à Bambari, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité de la République centrafricaine (MINUSCA) a fixé une ligne rouge qui, passant par la localité d’Ippy, est censée dissuader les combattants du FRPC et du MPC de progresser en direction de Bambari.

C’est ainsi que, à la mi-février, une colonne du FRPC a été stoppée par l’intervention d’un hélicoptère d’attaque Mil Mi-35 du contingent sénégalais de la MINUSCA. Le groupe armé y a même perdu le général Joseph Zoundéko, l’un de ses chefs militaires les plus en vue.

Depuis, la Mission des Nations unies a renforcé sa présence dans la zone en y envoyant l’unité de réaction rapide portugaise ainsi que des forces spéciales bangladaises, et obtenu le départ d’Ali Darass de Bambari. « C’est une mesure pour protéger la population civile, pour éviter une guerre dans la seconde ville de la République Centrafricaine. L’objectif c’est aussi de faire de Bambari une zone sans groupes armés et d’y rétablir la présence de l’État », avait expliqué, le 22 février 2017, Vladimir Monteiro, le porte-parole de la mission des Nations unies.

Pour autant, les hommes de Nouredine Adam n’ont pas renoncé à leur objectif. Ce qui a contraint la MINUSCA à intervenir à nouveau pour arrêter une colonne du FPRC à seulement 5 km de Bambari.

« Une quarantaine d’éléments de la coalition dirigée par le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), lourdement armés avec des AK47 et des RPG , ont été localisés dimanche 26 février  2017 au matin à quelques kilomètres au nord de la ville de Bambari », a fait savoir la Minusca, via un communiqué diffusé le 26 février.

Et d’ajouter : « La Minusca est intervenue entre 08h00 et 10h00 (07h00 et 09h00 GMT) pour stopper la progression offensive de la coalition. Le bilan de cette opération aérienne n’est pas encore connu. »

Dans son communiqué, la MINUSCA rappelle que « Bambari a été déclarée ‘ville sans groupes armés’ suite au départ du chef de l’UPC et autres chefs de groupes armés tels que Gaétan et Tarzan » et souligne qu’un « déploiement conjoint décidé par les autorités légitimes centrafricaines est en cours afin d’établir l’autorité de l’État à Bambari. »

Aussi, a-t-elle continué, « il ne saurait y être toléré toute autre force que celle voulue par l’État centrafricain » et, par conséquent, « la présence des éléments de la coalition du FPRC à Bambari constituerait une violation flagrante du droit national et international. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 15 février 2017

Mali : A Kidal, un carnage a pu être évité grâce à une patrouille de Barkhane

Une patrouille de la force Barkhane a sans doute évité ce qui aurait pu être un carnage à Kidal, dans le nord du Mali. Ainsi, le 8 février, les militaires français ont détecté un engin explosif improvisé (IED) particulièrement dangereux, dissimulé à un point de passage «obligé» du centre-ville.

Après qu’eut été établi un périmètre de sécurité afin de tenir les civils à l’écart, une équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal, démineurs) est intervenue pour neutraliser cet IED, composé de « plusieurs obus ». On imagine sans peine les dégâts qu’il aurait pu causer s’il avait explosé…

Une fois le danger écarté, plusieurs composants de cette sorte de machine infernale ont été envoyés au laboratoire CIEL (Counter IED Laboratory, déployé pour la première fois en opération extérieure en novembre 2015.

Le CIEL, qui compte des spécialistes en chimie, en électronique, en déminage et en techniques d’investigations criminelles, dispose de matériels à la pointe de la technologie lui permettant d’analyser les éléments IED trouvés sur le terrain. Il s’agit ainsi de trouver des indices sur leur nature et leur origine, voire d’identifier ceux qui l’ont fabriqué, chaque « artificier » ayant ses propres habitudes et procédés en la matière.

À ce stade, on ignore encore qui a bien pu déposer cet IED à Kidal. Cela étant, l’on sait que le groupe jihadiste Ansar Dine y est particulièrement actif, en particulier contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), le contingent tchadien ayant payé un lourd tribut.

« Les mines et les engins explosifs improvisés constituent la principale menace contre les forces internationales, notamment au Mali, mais ils frappent aussi sans distinction la population civile », a par ailleurs souligné l’État-major des armées (EMA).

Source : Zone Militaire

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mardi 31 janvier 2017

Mali : MINUSMA- Renforcement militaire allemand de la Bundeswehr annoncé

En 2016, à pareille époque, Berlin avait décidé de porter à 650 le nombre maximum de militaires de la Bundeswehr susceptibles d’être déployés au Mali, dans le cadre de la mission des Nations unies (MINUSMA), lancée en juillet 2013 pour stabiliser le pays. Et cela, afin de « soulager la France engagée en Syrie contre le groupe jihadiste État islamique ».

Cette année, le gouvernement allemand entend accentuer son engagement au sein de la MINUSMA en portant le plafond des effectifs de la Bundeswehr pouvant être envoyés au Mali à 1.000 soldats. Ce renfort doit permettre le déploiement de 8 hélicoptères, dont 4 NH-90 (transport et évacuation sanitaire) et 4 Tigre (attaque). Ces appareils sont réclamés depuis des semaines par le secrétaire général de l’ONU.

Cette décisIon de renforcer le contingent allemand au Mali doit encore être approuvée par le Bundestag, la chambre basse du Parlement. Mais, même si la mission au Mali est la plus dangereuse des Nations unies, le vote est a priori aCquis. En outre, elle fait suite au dernier Livre blanc sur la Défense, lequel plaide pour que l’Allemagne joue un rôle militaire plus important au niveau international.

Le nombre de militaires allemands déployés au Mali n’a jamais atteint les 650 personnels. Selon un rapport du secrétaire général des Nations unies, la MINUSMA comptait, au 31 août 2016, seulement 251 soldats de la Bundeswehr. Sans doute que cet effectif a augmenté depuis, ne serait-ce que pour mettre en oeuvre les 3 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) HERON 1 envoyé par Berlon à Gao pour des missions de surveillance et de reconnaissance.

Par ailleurs, Berlin a l’intention de construire une base aérienne au Niger, toujours en appui à la mission des Nations unies. Il est question d’y baser deux avions de transport Transall C-160. Ces appareils servent aussi à l’opération française Barkhane et de la mission européenne EUTM Mali.

Cela étant, si le contingent allemand déployé au Mali compte effectivement un millier de soldats, alors cette participation à la Minusma sera l’opération la plus importante menée par l’Allemagne, qui compte encore près de 800 soldats en Afghanistan.

Reste à voir ce qu’en pensera l’opinion publique allemande, traditionnellement peu favorable aux interventions militaires extérieures, surtout si jamais la Bundewehr subit des pertes au Mali.

« Les forces allemandes sont très bien équipées. Elles ont désormais des drones qui leur permettent de mieux tracer leur itinéraire. Elles savent comment faire face au danger. Mais c’est la mission de l’ONU la plus dangereuse. C’est l’ONU qui le dit. Et les chiffres lui donnent raison », a prévenu Hans-Peter Bartels, le commissaire parlementaire aux forces armées.

Source : Zone Militaire

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dimanche 29 janvier 2017

Barkhane : 150 terroristes mis hors de combat par les forces françaises en 2016

Au sommet Afrique-France, des 13 et 14 janvier 2017 à Bamako, l’État-major des armées (EMA) a donné le bilan de l’opération Barkhane pour l’année 2016.

Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, diffusé en octobre 2015, le secrétaire général des Nations unies, qui était alors Ban Ki-moon, avait fait état d’une « augmentation sensible » des attaques contre la MINUSMA [Mission de l'ONU] et les Forces de défense et de sécurité maliennes. Et de souligner que ces attaques étaient « de plus en plus sophistiquées et complexes. »

En tout, et d’après les données compilées par le site Long War Journal, le nombre d’attaques jihadistes a bondi de 150% (257 cas contre 106 en 2015), dans une zone englobant le Mali ainsi que le nord du Niger et celui du Burkina Faso. La région de Kidal (Nord-Mali) a concentré à elle-seule 88 attaques, généralement revendiquées par le groupe Ansar Dine.

Et cela, malgré l’opération française Barkhane. D’après les chiffres donnés par le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’EMA, cette dernière a permis, en 2016, de tuer ou de capturer 150 «terroristes».

« La force Barkhane a mis hors de combat ou remis aux autorités locales près de 150 terroristes et saisi plus de six tonnes de munitions, explosifs et produits divers », a en effet affirmé le colonel Steiger, lors du point presse hebdomadaire du ministère de la Défense.

Au total, la force Barkhane a conduit 125 opérations « sur les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) dans lesquels elle opère, seule ou en partenariat avec des forces locales», a précisé le colonel Steiger. Pour comparer, en 2015, la force Barkhane avait effectué 150 opérations et saisi 16 tonnes de munitions.

Par ailleurs, l’opération Barkhane comporte aussi un volet « civilo-militaire », avec des soins médicaux gratuits dispensés à environ 25.000 civils et une assistance vétérinaire au profit des éleveurs locaux.

Pour rappel, quatre militaires français ont perdu la vie au Mali en 2016 (maréchal-des-logis Damien Noblet, brigadier Michael Chauwin, soldat de 1er classe Mickaël Poo-Sing et maréchal des logis-chef Fabien). Et une ressortissante française, Sophie Pétronin, a été enlevé à Gao, le 24 décembre 2016..

Source : Zone Militaire

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jeudi 19 janvier 2017

Mali : Sommet Afrique-France de Bamako, attentat déjoué par les forces spéciales françaises

Un attentat déjoué par les forces spéciales françaises peu avant le sommet de Bamako !

L’organisation du sommet « Afrique-France », à Bamako, les 13 et 14 janvier 2017, était un défi sur le plan sécuritaire, avec la présence d’une trentaine de chefs d’États et de gouvernements. Mais, visiblement, le pire a été évité, grâce aux forces spéciales françaises [Task Force Sabre].

En effet, quelques jours avant la tenue de ce sommet, ces dernières ont arrêté des jihadistes présumés dans le nord du Mali. Selon une source sécurité malienne, les individus interpellés «avaient des plans d’attaque de Bamako», sans plus de précision.

« Les Français ont joué un rôle essentiel pour que la sécurité du sommet soit assurée », a continué cette source, avant d’ajouter que « ces arrestations ont permis de procéder à d’autres arrestations de suspects à Bamako, et de découvrir que des jihadistes emprisonnés organisaient de leur côté un plan d’évasion. »

Cette information, qui n’a pas été démentie par le ministère français de la Défense, a été confirmée auprès de l’AFP par une source sécuritaire occidentale. « Un attentat sur Bamako en préparation a été déjoué. Des futurs kamikazes ont été arrêtés au nord par les forces spéciales françaises. Sur les kamikazes, il a été retrouvé un portable duquel il venait d’envoyer un message d’adieu à ses parents», a-t-elle affirmé.

Cela étant, même s’ils n’avaient pas été interpellés, il aurait été compliqué pour ces terroristes présumés d’arriver à leur fin, étant donné que plus de 10.000 hommes assuraient la sécurité du sommet de Bamako, sans compter le personnel dédié à la protection des personnalités.

« Bien avant le sommet, il était clair que les terroristes avaient prévu des sabotages et que tout a été mis en œuvre pour les empêcher de passer à l’acte », a résumé un autre source, rapporte l’AFP.

On ignore si ces arrestations ont un rapport avec l’interpellation par les forces françaises, la semaine passée, à Gossi, près de Gao, de quatre individus, dont Mimi Ould Baba Ould Cheikh, l’un des responsables de l’attentat perpétré en mars 2016 à Grand Bassam [Côte d'Ivoire], et revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Source : Zone Militaire

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vendredi 25 novembre 2016

Centrafrique : Deux légionnaires à l'honneur

Le compte-rendu hebdomadaire des opérations publié chaque semaine par l’État-major des armées (EMA) évoque les dernières actions effectuées par les forces engagées ainsi que leurs résultats. Mais il ne s’attarde pas sur la façon dont ces derniers ont été obtenus. Ce n’est que plus tard que, parfois, les actes de courage qu’ils ont exigés des militaires sont connus.

Ainsi en est-il de deux caporaux du 2e Régiment Étranger d’Infanterie (REI), qui viennent d’être mis à l’honneur par l’armée de Terre pour leurs actions en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Sangaris, dont la fin a été officiellement prononcée le 31 octobre par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Si une amélioration de la situation a été observée en Centrafrique, avec notamment le rétablissement des institutions politiques, il n’en demeure pas moins que le pays connaît encore de grandes difficultés au niveau sécuritaire, des affrontements entre d’anciennes composantes de la coalition rebelle de la Séléka et des milices anti-balaka étant encore réguliers.

En outre, certains groupes ont cherché à faire dérailler le processus de normalisation politique en soufflant sur les braises et en instrumentalisant les tensions intercommunautaires.

Dans ce contexte, la Force Sangaris a donc été contrainte d’intervenir face à des individus déterminés, qui n’ont pas hésité à la prendre à partie.

Cité à l’ordre de la brigade avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, le caporal Pavels s’est ainsi particulièrement distingué sous le feu « ennemi » dans les environs de l’aéroport M’Poko et dans le 5e arrondissement de Bangui ainsi qu’à Sibut.

« Gardant son sang-froid lors de chaque prise à partie », le caporal Pavels « a commandé son équipe en dépit de l’intensité des attaques, pour riposter par un feu nourri et contrôlé jusqu’à neutralisation des adversaires », indique l’armée de Terre, sur sa page Facebook. Voilà ce qui témoigne de la réalité des opérations en Centrafrique…

Et cela vaut aussi pour les actions du caporal Jiri, qui, cité à l’ordre de la brigade, a également été décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

À Bambari, nous apprend sa hiérarchie, cet auxiliaire sanitaire n’a pas hésité à « monter à l’assaut sur les positions de l’adversaire », dans la nuit du 11 au 12 août. Mais l’on n’en saura pas plus sur ce épisode. Puis, le 1er octobre, il a « repoussé une offensive ennemie contre les forces de l’ONU » [MINUSMA, ndlr] et contribué ainsi « à restaurer la sécurité dans certains quartiers de Bambari et à protéger la population en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. »

Pour rappel, en janvier dernier, deux autres légionnaires du 2e REI avaient aussi été distingués pour leurs actions en Centrafrique, lesquelles leur valurent d’être décorés de la Croix de la valeur militaire.

Source : Zone Militaire

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samedi 5 novembre 2016

Mali : Mort du soldat français Fabien Jacq, tué par l’explosion d’une mine

Le maréchal des logis-chef, Fabien Jacq, est mort ce samedi des suites de ses blessures

Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (Charente)a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi.

Un soldat français a perdu la vie dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre au Mali, a annoncé l'Elysée dans un communiqué samedi. Ce sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne (une base située près d'Angoulême, en Charente) a succombé à ses blessures après le passage de son véhicule blindé sur une mine, dans le nord du pays.

Dans ce communiqué, François Hollande "salue le sacrifice de ce militaire français tué dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens".

Dix-huit soldats tués depuis janvier 2013

Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début, en janvier 2013, de l'opération Serval au Mali, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.

Le président "adresse ses condoléances attristées à sa famille et à ses proches, et les assure de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances". Il exprime par ailleurs "sa confiance et sa fierté aux soldats des forces françaises qui apportent leur soutien à l’armée malienne et à la mission des Nations unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali et la réduction des groupes armés terroristes dont la menace pèse sur l’ensemble du Sahel".

Le 515e régiment du train de la Braconne avait été envoyé au Mali dès le début de l'opération Serval, en 2013, comme le précisait alors France 3 Poitou-Charentes.

Source : Francetvinfo.fr

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jeudi 11 août 2016

Centrafrique : Fin de l'Opération Sangaris en octobre 2016

Le président François Hollande a annoncé récemment que la France mettrait définitivement fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en octobre 2016.

« En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l'opération Sangaris », a déclaré le chef de l'État lors d'une réception au ministère de la Défense. La France qui avait lancé l'opération Sangaris dans l'urgence en décembre 2013 sur fond d'affrontements intercommunautaires, ne compte plus que 350 soldats sur place, contre plus de 2 000 au plus fort de la crise. Le président Faustin-Archange Touadéra, élu en février, a déclaré dimanche que son pays était toujours "en danger", avec des "régions entières" sous le contrôle de groupes armés.

Le relais passe à la Mission des Nations unies

En avril 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déjà annoncé la fin de l'opération Sangaris d'ici la fin de l'année. Faustin-Archange Touadéra s'était alors inquiété du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). "Ces deux entités se complètent dans leurs actions", avait-il estimé. Les 12 000 soldats de la Minusaca déployés dans le pays sont aujourd'hui seuls en première ligne face au regain de violences, en attendant la refondation - encore lointaine - d'une armée centrafricaine.

Plus de 6 000 personnes ont fui des violences dans l'Ouest de la Centrafrique depuis la mi-juin pour se réfugier au Tchad et au Cameroun, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Début juillet, au moins 10 personnes ont été tuées dans des affrontements, dans l'est cette fois, à Bambari. 

Source : AFP

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jeudi 16 juin 2016

Niger : Le Tchad envoie 2.000 soldats pour traquer les jihadistes de Boko Haram

Quelques jours après l’attaque menée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram contre la ville nigérienne de Bosso (et où la situation demeure encore confuse), le Tchad a envoyé, le 8 juin 2016, 2.000 soldats.

Cette décision a été prise alors que le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a, deux jours plus tôt, fait une brève visite à N’Djamena pour y rencontrer Idriss Déby Itno, son homologue tchadien.

« Les premiers soldats tchadiens, à bord d’une trentaine de véhicules tout-terrain lourdement armés, sont déjà arrivés à Bosso. Ils ont traversé la frontière (tchado-nigérienne) vers 16h30 locales (14h30 GMT) », a confié, à l’AFP, une source sécuritaire nigérienne.

Selon un source militaire tchadienne, le contingent envoyé par N’Djamena dans le sud du Niger a pour mission de « traquer partout les Boko Haram ». En février 2015, le Tchad avait également déployé des troupes relativement importantes à Bosso et à Diffa, afin de lancer une offensive contre le groupe jihadiste qui multipliait les incursions dans ces localités à l’époque.

Cette opération, conjuguée aux actions menées par l’armée nigériane, avait permis de faire reculer Boko Haram alors contraint de se replier vers la forêt de Sambisa, l’un de ses derniers fiefs.

Pour autant, le groupe jihadiste, qui a fait allégeance à l’État islamique (EI ou Daesh), n’a pas encore perdu sa capacité de nuisance. Ses incursions au Niger et dans l’extrême nord du Cameroun continuent et il commet régulièrement des attentats suicides, dont quelques uns ont été perpétrés – pour la première fois – au Tchad.

Quoi qu’il en soit, l’arrivée des militaires tchadiens au Niger a été accompagnée par une intense activité aérienne à Diffa (à 140 km à l’ouest de Bosso). Un témoin, rapporte l’AFP, a dit y avoir observé un « balai aérien d’avions de chasse ». Ce qu’a confirmé la radio privée Anfani, selon qui « les avions militaires vont et viennent entre la zone du Lac Tchad et l’aéroport de Diffa. »

Ces mouvements de troupe se font alors qu’une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) a été mise en place sous l’égide de l’Union africaine, avec 8.500 soldats fournis Nigeria, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin, afin de lutter contre Boko Haram.

Pour rappel, la France apporte un soutien aux opérations menées contre le groupe jihadiste, via des détachements de liaison et de contact au Niger et au Cameroun et une cellule de coordination et de liaison a été adossée au PC de l’opération Barkhane, installé à N’Djamena. Cette aide concerne notamment le renseignement. Les États-Unis sont également présents dans la région, avec des drones MQ-1 Predator non armés.

Source : Zone Militaire

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dimanche 15 mai 2016

Nigeria : Attaque d'une plateforme pétrolière offshore de Chevron

Un groupe rebelle nigérian a attaqué une plateforme pétrolière du groupe Chevron

Pendant près d’une vingtaine d’années, le Nigéria a été confronté à une rébellion incarnée par le Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND). Ce dernier revendiquait un meilleur partage des recettes issue de l’exploitation pétrolière (le pays étant le principal producteur d’or noir en Afrique).

À partir de 2009/2010, après une ultime flambée de violences, pas moins de 30.000 rebelles ont fini par déposer les armes en échange d’une amnistie et d’une reconversion tandis que d’autres se sont orientés vers la piraterie maritime. Seulement, ce programme d’aide arrivera à son terme en 2018 et le président nigérian, Muhammadu Buhari, a annoncé qu’il ne le reconduirait pas. D’où l’apparition de nouvelles tensions dans le sud du pays, où se concentrent les sites pétroliers.

Et c’est ainsi que, dans la soirée du 5 mai 2016, une plateforme offshore exploitée par la filiale nigériane du groupe pétrolier américain Chevron a été la cible d’une attaque, au large de l’État de Delta.

« Des rebelles ont utilisé des explosifs pour faire sauter la plateforme Okan, une installation qui sert à la collecte du pétrole et du gaz destinés au terminal Escravos », a expliqué Chris Ezekobe, un porte-parole de la marine nigériane. A priori, mais cela reste à confirmer, l’attaque n’aurait fait aucune victime.

L’attaque a été confirmée par Chevron Nigeria Limited. « L’installation est fermée pour l’instant, le temps d’évaluer les dégâts », a indiqué la filiale du groupe américain, qui a également assuré mettre tout en oeuvre pour contenir une fuite de pétrole (sans toutefois en préciser l’empleur). « CNL continue à surveiller la situation et reste engagée à remplir ses obligations professionnelles, notamment la protection des personnes et de l’environnement », a-t-elle insisté.

Cette action a été revendiquée par les « Vengeurs du Delta du Niger », un groupe qui n’a jamais jusqu’à présent fait jamais parler de lui. Cependant, la marine nigériane n’exclut par l’implication d’anciens rebelles du MEND, dont l’un des anciens chefs, Government Ekpemupolo (alias Tompolo) fait l’objet d’un avis de recherche pour vol, détournement et blanchiment d’argent.

Quoi qu’il en soit, une reprise des violences dans le delta du Niger serait une très mauvaise nouvelle pour le Nigéria, qui subit déjà de plein fouet la baisse des cours du pétrole.

Source : Zone Militaire

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samedi 7 mai 2016

Nigéria : L'armée nigériane mise en cause dans la disparition de 347 musulmans chiites...

L’armée nigériane accusée d’avoir massacré 347 musulmans chiites
 
Voici une affaire qui risque de rendre plus compliqués les efforts de certains pays occidentaux pour aider le Nigéria à combattre le groupe jihadiste Boko Haram dans la mesure où leur législation interdit tout soutien à des forces armées s’étant livrées à des violations des droits de l’Homme et à des exactions.

Tout commence le 12 décembre 2015. Ce jour-là, le Mouvement islamique du Nigéria (IMN), une formation pro-iranienne influente au sein de la petite communauté de musulmans chiites établie dans le pays, organise une procession religieuse dans son fief de Zaria (État de Kaduna, nord) sur la route que devait emprunter passer le convoi du général Tukur Yusuf Buratai, le chef d’état-major des armées nigérianes.

À partir de là, les versions divergent. Selon l’armée nigériane, les partisans de l’IMN auraient tenté d’assassiner le général Buratai. Ce que le mouvement chiite a démenti. Mais une chose est sûre : cette situation a donné lieu à de violents affrontements.

Ainsi, les soldats nigérians ont attaqué les militants chiites et détruit une mosquée ainsi que la maison du chef de l’IMN, cheikh Ibrahim Zakzaky, alors défendue par une centaine de sympathisants. Dans un premier temps, le bilan des affrontements a été difficile à établir. Mais, l’enquête menée sur ces incidents à fait état 347corps enterrés dans une fosse commune.

Ce bilan a corroboré celui avancé par l’ONG Human Rights Watch, qui avait estimé le nombre de tués à « au moins 300″. Un chiffre alors jugé « sans fondement » par l’armée nigériane… Dans le même temps, l’IMN a indiqué être sans nouvelles de 730 de ses militants.

Dans un rapport publié ce 22 avril et intitulé « Révélons la vérité sur les assassinats et la dissimulation de masse à Zaria », une autre ONG, Amnesty International, a enfoncé le clou en accusant l’armée nigériane de s’être livrée à un massacre et d’avoir cherché à en dissimuler les traces.

« L’armée nigériane a brûlé vifs plusieurs personnes, rasé des bâtiments et jeté les corps dans des fosses communes », écrit Amnesty International, selon qui les soldats nigérians ont aussi tiré « à l’aveugle » sur des civils désarmés.

« La raison pour laquelle l’armée a lancé une telle opération militaire n’est pas claire dans une situation de simple maintien de l’ordre public », peut on également lire dans le rapport. Le document relève également que l’état-major nigérian « n’a fourni aucune preuve alimentant ses allégations selon lesquelles les protestataires de l’IMN auraient tenté d’assassiner le général Buratai.

Enfin, le rapport d’Amnesty International avance que des preuves du carnage ont été «méticuleusement détruites». Et d’ajouter : « Les corps ont été emmenés, le site rasé, les gravats déblayés, les traces de sang nettoyées, les balles et les douilles ôtées des rues. »

De son côté, l’armée nigériane assure qu’elle a agi de façon « appropriée » à Zaria et qu’elle a respecté ses règles d’engagement. Son porte-parole, le général Rabe Abubakar, a trouvé « injuste » le rapport de l’ONG. « S’ils ont des preuves, qu’ils les montrent pour que tout le monde les voie », a-t-il dit, avant d’assurer que les forces nigérianes ne s’en prenaient pas à ceux qui « respectent la loi ». « Ceux que nous avons affrontés [à Zaria] devaient être des criminels ou des ennemis de l’État », a-t-il fait valoir.

Quoi qu’il en soit, et bien que le président nigérian, Muhammadu Buhari, s’est engagé à ouvrir des enquêtes sur de tels faits, Amnesty International déplore que, « à ce jour, aucune mesure concrète n’a été prise pour mettre fin à l’impunité face à de tels crimes. »  

Source : Zone Militaire

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lundi 18 avril 2016

Force Barkhane : Les Hussards étrennent leurs quads dans le désert

Ces dernières semaines, la force Barkhane a mené simultanément plusieurs opérations – Ossau au Mali, Montvert au Niger et Labastide au Burkina Faso pour perturber les flux logistiques des groupes jihadistes.

Dans le cadre de l’opération Ossau, qui s’est concentrée dans une région située à l’ouest de Gao, il a été formé un Groupement tactique de reconnaissance (GTR) avec différentes unités spécialisées dans le renseignement et la reconnaissance.

C’est donc dans ce contexte qu’un peloton du 2e Régiment de Hussards (RH), qui appartient à la Brigade Renseignement (BRENS), a utilisé, pour la première fois en opération, les quads qu’il avait reçu à partir de juin 2015.

La nature du terrain (très sablonneux et bordé par des ouadis) et la nécessité d’être à la fois extrêmement mobile et discret ont rendu l’utilisation de ces quads incontournables.

« Alliant légèreté, mobilité et vélocité, ils ont permis au GTR d’atteindre les zones difficiles d’accès. Ils ont également démontré qu’il s’agit d’un moyen particulièrement adapté pour réagir face à un adversaire cherchant à fuir le contact avec la force », explique l’État-major des armées (EMA).

Les quads utilisés par les Chamborant sont fournis par l’industriel américain Polaris. A priori, ils appartiennent à la gamme "Sportsman" .

Source : Zone Militaire

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mercredi 13 avril 2016

Mali - Brakhane : Deux autres soldats français décèdent des suites de leurs blessures au nord du Mali ! ! !


Deux soldats français, blessés mardi au Mali par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, ont succombé, selon un communiqué de l'Elysée ce mercredi. Un précédent communiqué de l'Elysée avaient annoncé hier un premier mort dans cette explosion.

On a appris, ce mercredi 13 avril 2016, le décès de deux soldats français supplémentaires, après la mort d'un de leurs collègues la veille. Leur véhicule a été touché mardi par l'explosion d'une mine dans le nord du Mali, où la France intervient militairement depuis début 2013. Un hommage national sera rendu aux militaires disparus la semaine prochaine en présence du président Hollande, annonce l'Elysée. Les mines constituent aujourd'hui le principal danger auquel sont confrontés les militaires français sur place.

Depuis août 2015, près d'une dizaine de véhicules de l'armée française auraient sauté sur des mines ou des engins explosifs artisanaux. Selon les médias maliens, dont les bilans sont en partie confirmés par l'état-major français, un véhicule de la force Barkhane avait déjà sauté le 25 mars dernier près de Gao ; un autre, banalisé, avait subi le même sort le 14 février à Kidal, blessant ses occupants ; et quelques mois plus tôt, une patrouille des forces spéciales (VPS) avait sauté sur une mine dans cette même ville de Kidal, conduisant à la mort d'un commando de COS rapatrié en France.

De toute la zone d'opération de la force Barkhane, le nord du Mali reste le secteur le plus dangereux. Mardi 12 avril, ce sont trois militaires qui ont été frappés, bilan le plus lourd depuis Serval. Les trois Français étaient de « l'arme du train », membres d'un convoi logistique chargé du ravitaillement des bases dans l'extrême-nord du pays. Un rôle militaire capital dans ces régions isolées, sans lequel aucune action ne serait possible, puisqu'il faut compter entre 6 et 10 litres d'eau par soldat et par jour d'opération sur place, sans parler du carburant, des munitions, des pièces de rechange, etc.

Parti de Gao, le convoi frappé se rendait à Tessalit, pour rejoindre les quelque 250 soldats français régulièrement présents sur cette base opérationnelle du nord du Mali. Soixante véhicules progressant lentement sur une route difficile, une cible facile à repérer. Le blindé de tête a sauté sur une mine à quelques kilomètres du camp de Tessalit. Jusqu'ici, les véhicules de l'avant blindé (VAB), qui ouvrent les convois, avaient pourtant plutôt bien tenu le coup contre les bombes enfouies dans le sol. Parce qu'ils sont blindés, déjà, et parce que leur forme permet de casser quelque peu le souffle d'une explosion venant d'en dessous.

Pour Barkhane et la Minusma, ce n'est pas une découverte non plus ; cela fait de longs mois que les mines PRB M3 notamment, en provenance de Libye, ralentissent les opérations. Parallèlement, les experts notent une sophistication croissante des dispositifs de déclenchement des bombes artisanales et l'apparition de quelques missiles anti-chars. L'armée française venait d'ailleurs de décider de déstocker des véhicules hautement protégés, les Aravis, qui n'ont plus été utilisés depuis les opérations en Afghanistan. Des études sont également en cours afin de renforcer le blindage de certains véhicules et améliorer la détection des objets suspects sur les pistes régulièrement empruntées par la force.

Dans le cas présent, on ne connait exactement ni la composition de l'explosif utilisé, ni la nature des blessures qui ont entraîné la mort de ces trois militaires. Si l'utilisation d'engins enfouis dans le sol est devenu l'un des modes d'action privilégié des jihadistes qui opèrent dans la région, c'est parce que ces derniers refusent le contact direct avec la force Barkhane. Ils savent qu'en la matière, « ils ne font pas le poids », explique-t-on du côté de l'état-major. « Donc, ils utilisent des modes d'actions indirects », précise-t-on. Une stratégie de l'évitement, certes, mais qui est en fait une méthode des actions de guérilla, telles qu'on les connait depuis des années.

Source : RFI.fr

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mardi 12 avril 2016

Mali : Explosion d'une mine - un soldat français mort pour la France

Selon l'Elysée, ce militaire appartenait au 511e régiment du train d'Auxonne (Côte-d'Or), d'autres militaires ont été blessés lors du même incident...

Membre du 511e régiment du train d'Auxonne, il a été tué ce mardi matin par l'explosion d'une mine, au cours d'une opération dans le nord du Mali.

Un jeune soldat du 511e régiment du train d'Auxonne (Côte-d'Or) a été tué mardi matin au cours d'une opération dans le nord du Mali par l'explosion d'une mine contre son véhicule blindé, a annoncé l'Élysée dans un communiqué. D'autres soldats ont été blessés dans l'explosion, selon l'Élysée qui ne précise pas leur nombre. Le président François Hollande a exprimé « son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat » et a adressé ses condoléances à la famille du militaire et à ses proches. Le Premier ministre Manuel Valls a également fait part de sa « profonde tristesse ».

  • Profonde tristesse d'apprendre le décès d'un de nos jeunes soldats engagé au Mali. Soutien à sa famille, à ses proches et à ses camarades.
    — Manuel Valls (@manuelvalls) 12 avril 2016


Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée à l'initiative de la France en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, impliquant des troupes de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma, déployée depuis juillet 2013). La force de la Minusma compte près de 11 700 militaires et policiers, selon les effectifs à la mi-décembre 2015. La force française Barkhane mobilise quant à elle 3 500 hommes déployés dans cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

Source : AFP : LePoint.fr

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