FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mardi 29 mars 2016

Armement : Le blindé ERC-90 Sagaie retiré du service

Sans attendre l’arrivée du Jaguar, l’armée de Terre retire le blindé ERC-90 Sagaie du service

L’été dernier, au moins trois ERC-90 Sagaie étaient affectés à la base avancée française de Madama, dans le nord du Niger. Bien qu’habitués aux rudes conditions africaines, ces blindés légers à 6 roues dotés d’un canon de 90 mm ont particulièrement souffert de celles rencontrées dans la bande sahélo-saharien, notamment à cause du sable, « poudreux et fin comme de la farine », comme l’avait décrit un militaire français dans un reportage de l’Express.

Depuis son entrée en service, en 1980, l’ERC-90 Sagaie a été pratiquement de toutes les opérations extérieures menées par l’armée de Terre, surtout en Afrique. Un bonne centaine d’exemplaires sont encore en service, ces derniers ayant été « diésélisés » à partir de 2003.

« La Sagaie présente de gros avantages qui expliquent sa durée de vie supérieure à ce qu’elle aurait dû être : c’est un véhicule très léger – douze tonnes –, qui entre facilement dans un Transall, et qui a une puissance de feu assez considérable car un canon de 90 millimètres, ça fait pas mal d’effet. Nous l’avons même utilisé en début d’intervention au Mali », a rappelé le général Charles Beaudouin, le directeur la Section technique de l’armée de terre (STAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Mais il faudra bientôt en parler au passé. Devant être remplacé par un nouveau char léger, en l’occurrence le Jaguar, dans le cadre du programme Scorpion, officiellement lancé en décembre 2014, l’ERC-90 Sagaie est en train d’être progressivement retiré du service.

Le « soutien [de l'ERC-90 Sagaie] est en train de s’éteindre, et l’engin va progressivement disparaître des comptes de l’armée de terre. Il sera durablement remplacé par l’AMX-10RCR sur les théâtres d’opération, notamment à Madama au Niger, dans l’attente de la mise en service opérationnel du Jaguar escomptée en 2023″, a ainsi expliqué le général Beaudouin.

« Certains restent très attachés à la Sagaie, ce qui n’est plus du tout le cas du commandement des forces terrestres. Très pragmatiquement, je pense que l’AMX 10RCR est bien plus performant que le blindé Sagaie qui n’a pas de vision nocturne, par exemple, et qui ne peut donc pas tirer de nuit. Mais c’est vrai qu’en Afrique, il y a une certaine appétence pour la Sagaie », a encore ajouté le directeur de la STAT.

Source : Zone militaire

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mardi 16 février 2016

Mali : Attaque meurtrière contre les Casques Bleus de la MINUSMA à Kidal

À nouveau, la Mission multidimentionnelle intégrée pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a été la cible, le 12 février 2016, d’un groupe jihadiste à Kidal (Nord).

Il était près de 7 heures du matin quand des roquettes sont tombées sur un camp abritant un contingent de Casques bleus guinéens. Puis, un véhicule piégé a explosé devant la base et d’intenses échanges de tirs ont suivi. Les combats ont duré environ 2 heures. Selon des sources citées par RFI, les assaillants seraient venus par le nord de la ville, où ils s’étaient infiltrés la veille.

Le bilan est lourd pour la MINUSMA : 6 Casques Bleus y ont laissé la vie et l’on compte une trentaine de blessés dans leurs rangs.

Plus tard, cette attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste Ansar Dine, commandé par l’ex-chef rebelle touareg Iyad Ag Ghaly, via un communiqué transmis à l’agence de presse privée Al-Akhbar. Le texte précise qu’elle a été conduite par un combattant mauritanien et qu’elle est un « message aux agresseurs croisés et à tous ceux qui les soutiennent ».

Fin novembre 2015, Ansar Dine avait également revendiqué une attaque à la roquette contre une base de la MINUSMA à Kidal. Deux soldats guinées avaient été tués ainsi qu’un civil contractuel des Nations unies.

La région de Kidal est en proie à une nouvelle vague de violence ces derniers temps, avec notamment des combats entre les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les jihadistes d’Ansar Dine.

Cela étant, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné cette nouvelle attaque « complexe »  contre la MINUSMA et souligné que les actions de ce genre « peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international ». Et comme à chaque fois qu’un attentat vise les Casques bleus au Mali, il a réaffirmé « détermination des Nations Unies à soutenir le gouvernement malien, les parties signataires de l’accord de paix et le peuple malien dans leurs efforts pour parvenir à une paix et une stabilité durables. »

Déployée au Mali depuis juillet 2013, la MINUSMA figure parmi les missions de maintien de la paix les plus dangereuses. Selon le site des Nations unies dédié à cette opération, 64 Casques bleus y ont perdu la vie.

Par ailleurs, le même jour, dans la région de Tombouctou, trois soldats maliens ont été tués dans une embuscade tendue par des jihadistes présumés.

Cette attaque contre la MINUSMA et les Forces armées maliennes (FAMa) ont lieu alors que l’opération française Barkhane maintient la pression sur les groupes jihadistes actifs dans la Bande sahélo-saharienne.

En 2015, la force Barkhane y a ainsi mené 150 opérations et découvert une centaine de caches d’armes et plus de 16 tonnes de munitions.

« Globalement, l’armée française a indéniablement pris l’ascendant sur les groupes terroristes, privant ceux-ci d’une part importante de leur liberté d’action. Les terroristes restants se sont réorganisés : ils ne s’opposent plus à nos troupes, évitent le contact, fuient nos zones de déploiement et mènent des opérations ponctuelles », expliquait, en janvier, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition à l’Assemblée nationale sur les opérations extérieures. 

Source : Zone Militaire

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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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samedi 26 décembre 2015

Nord MALI : Une dizaine de jihadistes neutralisés par les forces françaises

Après l’opération Vignemale, menée en novembre 2015, au cours de laquelle une vingtaine de caches d’armes ont été découvertes, la force Barkhane ne relâche pas la pression sur les groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, et en particulier au Mali.

Ainsi, dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont livré de « violents » combats dans le cercle de Ménaka, situé près de la frontière avec le Niger, contre des éléments terroristes affiliés au groupe al-Mourabitoune, lequel a revendiqué la récente attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, conjointement avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Au terme de 4 heures d’engagement, les militaires français ont « neutralisé » une dizaine de terroristes et saisi 2 véhicules de type pick-up et plusieurs motos. L’État-major des armées (EMA) précise également qu’une « quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée ».

« Au Mali, l’attentat de Bamako ne doit pas nous conduire à oublier l’essentiel : depuis janvier 2013, nous sommes parvenus à neutraliser en grande partie les groupes terroristes. Barkhane a pour rôle d’éviter la reconstitution de leur puissance, dans un contexte de grande fragilité de la Libye. Des actions sont très régulièrement menées dans le nord du pays. (…) Globalement, nous avons bien progressé. Notre vigilance reste toutefois intacte », avait rappelé Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le 14 décembre dernier.

Pour rappel, le groupe al-Mourabitoune est né de la fusion du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui s’était implanté dans la région de Gao en 2012 avant d’en être chassé par l’opération Serval, avec le groupe des « Signataires par le sang » de Mokthar Belmokhtar, un vétéran du jihadisme algérien. Récemment, son ralliement à AQMI a été annoncé par Abdelmalek Droukdel, le chef de cette organisation.

Sont également présents, au Mali, au moins trois autres groupes jihadistes ayant des liens étroits : Ansar Dine, Ansar Dine Sud et le Front de Libération du Macina (FLM), de création récente

Source : Zone Militaire

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jeudi 17 décembre 2015

Chine Marine : Bientôt une base navale chinoise à Djibouti

En marge du sommet sino-africain de Johannesbourg (Afrique du Sud), au cours duquel Pékin a annoncé 60 milliards de dollars d’investissements en Afrique, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, a annoncé que les négociations portant sur l’installation d’une base navale « logistique » chinoise dans son pays étaient terminées.

« Il y a une base navale américaine à Djibouti, française, italienne… L’esprit du monde bipolaire est terminé. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde globalisé, où les menaces sont les mêmes », a fait valoir le ministre djiboutien, rapporte RFI.

Ce dernier a également précisé que cette base aura « pour objectifs la lutte contre la piraterie, la sécurisation du détroit de Bab el-Mandeb », par où passe l’une des routes maritimes les plus fréquentées du monde, et surtout la « sécurisation des navires chinois qui transitent par ce détroit ».

« Depuis quelques années, avec l’instabilité en Somalie, cette région est devenue un point de repère pour tous les pirates et tous les mouvements terroristes comme les Shebab qui ont déclaré leur allégeance à l’État islamique », a encore ajouté Mahamoud Ali Youssouf.

Sauf que sur ce dernier point, le ministre est allé un peu vite en besogne : Muhammad Abu Abdalla, l’ex-bras droit du chef des Shebab somaliens, Ahmed Abdi « Godane », tué par une frappe américaine en septembre 2014, a menacé d’égorger tout combattant qui aurait la tentation de rallier l’EI. « C’est une décision collective : quiconque veut adhérer à un autre groupe islamique doit quitter le pays et les rejoindre là où ils se trouvent », a-t-il menacé, fin novembre 2015.

Quoi qu’il en soit, située vraisemblablement sur l’un des quais du nouveau port de Djibouti, cette future base navale chinoise sera la première du genre à l’étranger. Et il se pourrait qu’elle ne soit pas la dernière, étant donné que Pékin met en œuvre une stratégie dite du «collier de perles», dont le but principal est de garantir la sécurité de ses voies d’approvisionnement maritimes tout en s’assurant d’une certaine liberté d’action militaire.

Pour rappel, c’est à la France que revient la défense de la République de Djibouti, en vertu d’accords récemment revus. Les États-Unis y ont installé une importante base (au camp Lemonnier), à partir de laquelle ils mènent des opérations en Somalie et au Yémen.

Source : Zone Militaire

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vendredi 27 novembre 2015

Hommage de la France : Aux morts pour la France !

Hommage de la France au sergent-chef Alexis GUARATO

Mort pour la France !

Gravement blessé le 13 octobre 2015 avec deux de ses camarades lors d’un mission de reconnaissance motorisée à 50 kilomètres à l’est de Tessalit, dans le nord du Mali, et soigné depuis par le personnel de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Percy, le sergent-chef Guarato, 35 ans, n’a malheureusement pas survécu à ses blessures, causées par l’explosion d’une mine.

« Membre des Commandos parachutistes de l’air n°10 (CPA 10) d’Orléans, il combattait, au sein des forces spéciales, les groupes armés terroristes qui cherchent à déstabiliser la bande Sahélo-Saharienne et dont les actions menacent directement la sécurité de la France et des Français », a précisé, dans un communiqué, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui a salué « l’engagement courageux tout au long de sa carrière » de ce sous-officier.

De son côté, l’État-major des armées a déploré la perte d’un « sous-officier de grande valeur », qui avait notamment été engagé en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et dans la bande sahélo-saharienne au sein du CPA 10, qu’il avait rejoint en 2007.

Né à Metz en mai 1980, Alexis Guarato s’était engagé dans l’armée de l’Air en avril 2001, en qualité de militaire technicien de l’Air, spécialiste des matériels de télécommunication aéronautiques.

Alors qu’il était affecté à l’escadron des systèmes d’information et de communications 1J.128 de la base aérienne 128 de Metz, il se porta volontaire pour intégrer les forces spéciales et le CPA 10. En 2007, il rejoignit ainsi un groupe action de cette unité basé à Orléans.

Ce sous-officier s’illustrera à plusieurs reprises. Pour son action lors de « l’investigation » d’une maison où étaient des personnes étaient retenues en otage par des milices armées, en Côte d’Ivoire, il fut cité à l’ordre de l’escadre aérienne et reçut la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze.

Au Sahel, en 2014, il se distingua particulièrement lors d’une manœuvre d’infiltration et d’encerclement, pendant la nuit, d’un groupe terroriste qui retenait 5 personnes en otage, lesquels furent libérés après « deux heures de combat sous un feu nourri ».

« Son comportement exemplaire et ses qualités remarquables de combattant lui valent d’être cité à l’ordre de l’escadre aérienne et de se voir attribuer la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze. Il est une nouvelle fois cité à l’ordre de l’escadre aérienne avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze pour son action dans la nuit du 21 au 22 juillet [2014], lors d’une opération visant à capturer un chef terroriste », précise l’armée de l’Air.

Le sergent-chef Alexis Guarato était titulaire de la Croix de la valeur militaire, avec deux citations, de la médaille d’outremer avec agrafes Cote d’Ivoire et Sahel, d’une citation sans croix avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale et de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan »». 

Source : Zone Militaire

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samedi 21 novembre 2015

Mali : Le terroriste d'AQMI, Mokhtar Belmokhtar, à l'origine de la prise d’otages dans un hôtel de Bamako. 21 morts !

L'Algérien Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe jihadiste Al-Mourabitoune, fidèle à Al-Qaïda, «est sans doute à l'origine» de l'attentat à l'hôtel Radisson Blu à Bamako, a déclaré ce vendredi soir sur TF1 le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

«Il est recherché par de nombreux pays depuis longtemps, il est sans doute à l'origine de cet attentat, encore qu'on n'en est pas tout à fait certain», a-t-il indiqué. L'attaque de l'hôtel a fait au moins 27 morts, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure.

Dans la journée, les jihadistes d’Al-Mourabitoune, groupe lié à Al-Qaida, ont revendiqué, sur Twitter, la prise d'otages lancée vers 7 heures ce vendredi. Un communiqué a également été envoyé au journal mauritanien Al-Akhbar, évoquant un attentat mené conjointement par Al-Mourabitoune et Al-Qaida.

Selon un document sonore diffusé en soirée par la chaîne qatarie Al-Jazeera, le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar revendique la prise d'otages meurtrière. «Nous les Mourabitoune, avec la participation de nos frères (...) d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), revendiquons l'opération de prise d'otages à l'hôtel Radisson», indique la voix d'un homme dans ce bref extrait diffusé par la chaîne basée à Doha.

De son côté, le général David Rodriguez, chef de l'Africom (le commandement militaire américain pour l'Afrique), avait également estimé que l'attaque venait probablement d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), étant donné la faible présence du groupe Etat islamique dans la région. L'EI qui veut prendre l'ascendant sur Aqmi a d'ailleurs fait de Mokhtar Belmokhtar une cible.

Mokhtar Belmokhtar, un des chefs jihadistes les plus redoutés du Sahel, est connu pour avoir été notamment l'organisateur d'une prise d'otages meurtrière dans le sud de l'Algérie en janvier 2013. Il milite pour une grande coalition avec les jihadistes du Niger, du Tchad et de Libye.

Il a été donné plusieurs fois pour mort, notamment en juin dernier et en avril 2013...

Le groupe avait revendiqué une précédente attaque le 7 mars contre un bar-restaurant de Bamako, la première visant des Occidentaux dans la capitale, qui avait fait cinq morts, trois Maliens, un Français et un Belge. Al-Mourabitoune a aussi revendiqué un attentat suicide dans lequel un soldat français a été tué le 14 juillet 2014, jour de la fête nationale française, près de Gao (est). Récemment, une attaque meurtrière commise le 7 août contre un hôtel de Sévaré, dans le centre du Mali, a été revendiquée par un cadre jihadiste proche du prédicateur islamiste radical malien Amadou Koufa et lié à Mokhtar Belmokhtar.

La prise d'otages, qui s'est terminée vers 17 h 30, aurait fait au moins 27 morts. Parmi les personnes présentes se trouvaient de nombreux étrangers d'au moins 14 nationalités différentes, dont des Français, des Algériens, des Allemands, des Belges, des Chinois, des Indiens et des Turcs. Elle a eu lieu une semaine jour pour jour après la série d'attentats sans précédent qui ont fait 130 morts à Paris. #‎ParisNovember13

Source : LeParisien.fr

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vendredi 20 novembre 2015

Terrorisme : Projets d'attentats, en France, en Europe, au Vatican, en Chine... Au Mali prise d'otages en cours !

Mondialisation pour le terrorisme aussi !
France, Europe, Asie, Afrique...

En direct : Prise d'otage en cours dans un hôtel au Mali, la France est présente sur place dans la cadre de l'opération Barkhane.

Twitter : François Hollande
"J’ai assuré au président Ibrahim Keita que la France était disponible pour apporter le soutien nécessaire"


Twitter : Alain Juppé - @alainJuppe / 20 novembre 2015
"Message de soutien à nos soldats français engagés sur le terrain, notamment dans le cadre de l'opération" 1/2
"Le terrorisme islamiste, monstre à plusieurs têtes, frappe Bamako. Soutien à nos amis maliens. Je pense à nos compatriotes expatriés" 2/2

#‎VendrediNoirParis‬  |  #‎Vendredi13Paris‬  |  #‎ParisNovember13  |  

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Les multiples projets d'attentats d'Abdelhamid Abaaoud

Bernard Cazeneuve a assuré jeudi qu'Abdelhamid Abaaoud, inspirateur présumé des attentats de Paris, avait également été impliqué dans plusieurs projets terroristes depuis le printemps 2015, dont celui du Thalys Bruxelle-Paris.

L'ombre d'Abdelhamid Abaaoud planait sur de nombreux dossiers. Au lendemain de la mort du belgo-marocain tué dans l'assaut à Saint-Denis, Bernard Cazeneuve a révélé que l'instigateur présumé des attentats du 13 novembre pourrait avoir été impliqué dans quatre des six projets d'attentats, évités ou déjoués par le renseignement français, depuis le printemps 2015. Pour les deux derniers, aucun lien n'a été établi.

Source : Lexpress.fr

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Europe : Menace d’attentats sur l’Italie et le Vatican, selon le FBI

Depuis des mois, les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre.

L’Italie et le Vatican, cibles de Daech. Voilà des mois que les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent en une de leur magazine « Dabiq » des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre. La menace est désormais prise au sérieux à la suite d’informations communiquées par le FBI. La police fédérale américaine fait état d’un risque d’attentats, similaires à ceux perpétrés à Paris, pouvant viser la place Saint-Pierre à Rome, le Duomo et la Scala à Milan. Elle fournit également la liste de cinq suspects. L’ambassade américaine en Italie appelle ses ressortissants à la vigilance, notamment aux abords « des églises, synagogues, restaurants, théâtres et hôtels » des deux villes.

Source : LesEchos.fr

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Chine : la police annonce avoir tué 28 membres d'un «groupe terroriste»

La police chinoise a tué 28 membres d'un «groupe terroriste» au Xinjiang dans le nord-ouest du pays. Cette annonce intervient au terme d'une «opération de 56 jours» engagée par les forces de l'ordre après un épisode de violences qui avait fait en septembre une quinzaine de morts, a annoncé Tianshan, le portail d'informations du gouvernement régional.

Source : LeParisien.fr

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...En direct... En direct... En direct...

Mali : Prise d'otages à l'hôtel Radisson de Bamako


L'hôtel Radisson de la capitale malienne est le théâtre d'une prise d'otages, parmi lesquels de nombreux étrangers. Les forces spéciales ont donné l'assaut.

Les forces spéciales maliennes ont donné vendredi l'assaut à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre d'une prise d'otages massive pendant laquelle au moins trois personnes ont été tuées, libérant près de la moitié des quelque 170 personnes présentes, dont de nombreux étrangers.

Le président François Hollande a appelé vendredi les Français se trouvant « dans des pays sensibles » à prendre « leurs précautions », et une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont partis pour le Mali.

Source : LePoint.fr

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mardi 13 octobre 2015

Armement : Les Etats Unis vont fournir des blindés légers français à des armées africaines

L’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique, a passé une commande portant sur 62 véhicules blindés de type Bastion APC auprès du constructeur français ACMAT, filiale de Renault Trucks Defense (RTD), via Mack Defense.

Ces deux sociétés font partie du même groupe (Volvo). Le montant de ce contrat est 25 millions de dollars.

Ces Bastion APC seront destinés à équiper plusieurs forces armées africaines. La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en recevra une trentaine dès l’an prochain, le contingent ougandais devant percevoir 17 exemplaires.

Le reste se partagera entre la Tunisie (4), le Cameroun (15) et l’Éthiopie (12). Tous les véhicules seront fournis avec un lot de pièces de rechange.

Conçu à partir d’un châssis de la gamme VLRA (Véhicule léger de reconnaissance et d’appui), le Bastion APC peut transporter entre 10 à 12 personnes en leur offrant une protection balistique élevée (Stanag 4569). Grâce à son moteur d’une puissance de  215 ch, il peut rouler jusqu’à 110 km/h et dispose d’une autonomie de 1.000 km.

Source : Zone Militaire

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mercredi 9 septembre 2015

Somalie : Sérieux revers des milices jihadistes, lourdes pertes des forces de l' Union Africaine...

Les milices Shebab, liées à al-Qaïda, ont connu de sérieux revers au cours de ces derniers mois, avec la perte, notamment, de plusieurs de leurs cadres, dont leur chef, Ahmed Abdi « Godane » et de leurs derniers fiefs. Et cela grâce aux frappes aériennes américaines et à l’action de la Force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Toutefois, les jihadistes somaliens n’ont pas été réduits au silence pour autant. Ils continuent de mener des attaques au Kenya voisin ainsi que des attentats meurtriers à Mogadiscio quand ils ne tendent pas des embuscades contre des convois officiels, comme cela a été le cas le 27 août à Tulo-Barwao, un village situé dans le sud-ouest du pays.

Mais leur cible principale reste l’AMISOM. En juin, les Shebab ont ainsi mené un assaut particulièrement meurtrier contre une base de cette force de l’Union africaine à Leego, au nord-ouest de Mogadiscio et infligé de lourdes pertes au contingent burundais (il a été question d’une cinquantaine de tués).

Le 1er septembre, les jihadistes somaliens ont lancé une attaque de même nature, cette fois contre des soldats ougandais de l’AMISOM en garnison à Janale, dans la région de Basse Shabelle.

Pour commencer, les assaillants ont détruit deux ponts afin d’isoler la base de la force de l’UA avant d’utiliser un véhicule suicide pour en forcer l’entrée. Ensuite, les jihadistes – environ 200 – se sont engouffrés dans la brèche.

Selon une note rédigée à l’intention des diplomates par des militaires occidentaux insérés au sein de l’état-major de l’AMISOM, le bilan de l’attaque est très lourd : une cinquantaine de soldats ougandais y ont laissé la vie, de même que 25 éléments des forces somaliennes.

En outre, une centaine de soldats de l’Amisom manquaient encore à l’appel, « ce qui ne veut pas dire qu’ils sont morts », précise la note.
Cette dernière, évoquée par l’AFP, précise que l’AMISOM avait retiré son armement lourd de cette base afin de l’utiliser pour d’autres opérations. En outre, l’indisponibilité des appareils éthipiens et kényans a empêché tout soutien aérien à la position attaquée.

En mai 2013, le secrétaire général adjoint des Nations unies, Jan Eliasson, avait affirmé que les pertes de l’AMISOM s’élevaient, à l’époque, à plus de 3.000 hommes, soit autant que toutes les opérations menées par les Casques bleus depuis 1948. « L’Ouganda et le Burundi ont payé un prix énorme », avait-il ajouté.

L’AMISOM a été déployée en Somalie en 2007 afin d’appuyer le gouvernement fédéral somalien, de stabiliser le pays, théâtre d’une guerre civile depuis 1991 et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. Les troupes sont essentiellement fournies par l’Ouganda, le Burundi, Djibouti, le Kenya, l’Ethiopie et la Sierra Leone.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 2 septembre 2015

Mali : Un jeune Marsouin du 21e RIMa tué près de Gao

Un jeune militaire français du 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Fréjus a accidentellement perdu la vie le 27 août 2015, à Gao (Mali), où il était déployé avec la 3e compagnie de son unité depuis mai, au sein du groupement terrestre désert Ouest – MISTRAL (GTD-O MISTRAL).

Le marsouin de 1ere classe Baptiste Truffaux assurait la protection de son unité dans l’enceinte du camp de la force Barkhane quand il a été touché par un « tir accidentel déclenché par un soldat français », a indiqué l’armée de Terre. Avoir reçu les premiers soins, il a été transporté à l’antenne chirurgicale de Gao, où il a succombé à ses blessures.

Né le 9 août 1992 à Angers, le marsouin de 1ere classe Truffaux s’était engagé pour 5 ans au 21e RIMa en juin 2013. Après sa formation initiale au cours de laquelle, selon sa hiérarchie, il s’était illustré par « son engagement personnel, sa rigueur et son enthousiasme », il avait été affecté à la 3e compagnie de combat (les « Panthères ») où il assura d’abord la fonction de pilote de véhicule de l’avant blindé (VAB) avant d’obtenir la qualification de tireur missile ERYX.

Décrit comme étant très dynamique et efficace, avec un bon sens de la camaraderie, le marsouin de 1ere classe Truffaux était titulaire de la médaille outre-Mer « Sahel » et de la médaille de bronze de la Défense nationale.

Source : Zone Militaire

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samedi 18 juillet 2015

Cameroun : Coopération militaire accrue avec la France contre Boko Haram

« La France est aux côtés du Cameroun face aux menaces de Boko Haram »

Depuis le début du mois de juillet 2015, le groupe jihadiste Boko Haram, lié à l’État islamique (EI), a attaqué 6 localités et tué plus de 200 personnes, principalement dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigéria.

L’organisation terroriste, qui a pourtant été mise sur la défensive ces dernières semaines, constitue toujours une menace non seulement pour le Nigéria mais aussi pour les pays frontaliers, c’est à dire le Niger et le Cameroun. Après des attentats suicides commis à N’Djamena, en juin, et la découverte récente d’une importante cache d’armes dans la capitale tchadienne, la presse camerounaise craint de voir Yaoundé être la prochaine cible du groupe jihadiste, d’autant plus que ce dernier a multiplié les incursions meurtrières dans l’extrême nord du pays.

Cela étant, la France a proposé une aide aux pays menacés par Boko Haram. En décembre, une cellule de coordination et de liaison (CCL), adossée à la force Barkhane, a été mise en place afin de faciliter l’échange de renseignements et d’informations entre les forces militaires des États concernés. Puis, des détachements de liaison et de contact ont été envoyés dans le sud du Niger, à Diffa, et au Cameroun.

Enfin, dans le cadre des accords de défense liant Paris à Yaoundé, un Détachement d’instruction opérationnelle (DIO) de l’armée de Terre a récemment formé une soixantaine de militaires camerounais dans le domaine des engins explosifs improvisés (IED), une arme souvent utilisée par Boko Haram.

Mais, le 3 juillet, à l’occasion du bref déplacement du président Hollande à Yaoudé, où il évoqué les questions sécuritaires avec Paul Biya, son homologue camerounais, il a été convenu d’un renforcement de la coopération entre les deux pays.

« La France est aux côtés du Cameroun face aux menaces de Boko Haram », a assuré M. Hollande. « Nous avons voulu il y a un an qu’il y ait une coordination plus forte de nos actions (…) nous allons encore amplifier cette coopération notamment en matière de renseignement (images aériennes), de formation militaire et de coordination des actions », a-t-il poursuivi.

S’agissant de la prise en charge des dizaines de milliers de civils ayant fui au Cameroun les exactions de Boko Haram, le président Hollande a estimé nécessaire qu’il puisse y avoir une « aide internationale » et indiqué que celle de la France serait « poursuivie et amplifiée ».

Pour rappel, le Cameroun fait partie des pays contributeurs (Tchad, Nigéria, Bénin, Niger) d’une force mixte internationale, qui, sous l’égide de l’Union africaine, aura à combattre les jihadistes de Boko Haram dans le nord-est du Nigéria. 

Source : Zone Militaire

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mercredi 1 juillet 2015

Rivalité jihadiste : Daesh et Al Qaïda se font la guerre...

« Les ennemis de mes ennemis sont mes amis », dit-on. Sauf que cela ne se vérifie pas toujours…

Ainsi, cette semaine, Akhtar Mohammed Mansour, numéro deux du mouvement talebafghan, allié à al-Qaïda, a écrit à Abu Bakr al-Baghdadi, le chef de l’État islamique (EI) pour le prier de ne pas chercher à s’implanter en Afghanistan, où « le jihad contre les Américains et leurs alliés doit être mené sous une bannière et une direction uniques ». Cette lettre faisait suite à de violents accrochages entre partisans des deux groupes dans la province de Nangharar.

Plus tôt, selon IHS Janes, le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), c’est à dire le mouvement taleb pakistanais, également proche d’al-Qaïda, avait lui aussi envoyé une mise en garde, en diffusant, via les réseaux sociaux, un document de 91 pages afin de dénoncer les actions de l’EI à l’égard des chiites et contester la validité du califat établi par al-Baghdadi à cheval entre la Syrie et l’Irak.

Il s’agit ainsi pour les talibans afghans et pakistanais ainsi que pour le noyau d’al-Qaïda de contrer l’influence grandissante de l’EI, qu’ils considèrent comme une menace. Au cours de ces derniers mois, plusieurs commandants dissidents du TTP ont prêté allégeance à al-Baghdadi. De même que des taliban afghans, qui n’acceptent pas de négocier avec les autorités de Kaboul. En outre, il a été signalé, à plusieurs reprises, la présence de drapeaux de l’EI dans l’État indien de Jammu et au Cachemire.

Selon le dernier rapport du Pentagone sur la situation en Afghanistan, le recrutement de l’EI serait pour l’instant limité. « Quelques individus, autrefois affiliés à d’autres organisations, disent maintenant appartenir à la ‘Province du Khorasan’ de l’État islamique », affirme le document, pour qui l’organisation jihadiste est « en phase d’exploration » dans le pays.

En attendant, sur Internet, la bascule est faite. En Asie du Sud, « les taliban et al-Qaida ont presque été effacés du paysage (internet) », indique Omar Hamid, chef de l’analyse Asie chez IHS Country Risk. « Pour l’heure, la campagne de propagande menée par l’EI sur les réseaux sociaux n’a pas encore été suivie d’effet sur le terrain mais elle a permis d’agglomérer des groupes dissidents autour de l’EI », explique-t-il à Reuters.

En outre, l’annonce de la création, en septembre 2014, d’ « al-Qaïda en guerre sainte dans le sous-continent indien » pour tenter de contrer l’influence de l’EI, ne semble pas avoir de conséquences notables…

Quoi qu’il en soit, l’EI s’est déjà implanté en Afrique du Nord, au Nigéria (avec l’allégeance de Boko Haram) et tente de le faire au Yémen. Comme en Syrie, au Pakistan et en Afghanistan, cela suscite quelques frictions, réglées par les armes.

En Libye, des combats ont récemment eu lieu entre l’EI et des groupes affiliés à al-Qaïda à Derna, ville connue pour être un foyer jihadiste. Il y a quelques jours, il a été rapporté que Abou Walid al-Sahraoui, l’ex-responsable du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), maintenant « émir » d’al-Mourabitoune, qui avait annoncé son allégeance à al-Baghdadi, aurait été gravement blessé dans la région de Gao (Nord-Mali) lors d’un accrochage avec une katiba d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Dans ces conditions, l’élimination de responsables jihadistes par des frappes occidentales (plus souvent américaines) pourraient favoriser l’un ou l’autre camp. En fait, entre la peste et le choléra, on ne choisit pas… La décision d’éliminer quelqu’un comme par exemple Belmokhtar, le chef d’al-Mourabitoune qui a réaffirmé son allégeance à al-Qaïda, se fait en fonction de sa dangerosité et non selon son appartenance à telle ou telle faction.

Source : Zone Militaire

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vendredi 12 juin 2015

Cameroun : Aviation et armée de terre camerounaises en guerre contre Boko Haram

L'armée camerounaise a engagé pour la première fois dimanche 28 décembre 2014 son aviation pour bombarder des combattants du groupe islamiste nigérian Boko Haram qui avaient pris un camp militaire dans la région de l'Extrême-Nord, frontalière du Nigeria, a annoncé le gouvernement camerounais.

«Tôt ce matin du 28 décembre, une escouade (d'islamistes de Boko Haram) environ a donné l'assaut sur le camp d'Assighasia tenu par des forces de défenses camerounaises qui ont dû reculer après avoir tenté de défendre leur position», selon un communiqué publié dimanche en fin de journée par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

«Les assaillants ont déguerpi du camp d'Assighasia»

«Sur très hautes instructions du président de la République (Paul Biya) l'aviation de chasse camerounaise est entrée en action pour la première fois depuis le début de ce conflit. Après deux passages et un feu nourri de ses vecteurs de combat, les assaillants ont déguerpi du camp d'Assighasia en territoire camerounais, perdant plusieurs combattants», ajoute le communiqué.

Selon le texte, les opérations de sécurisation du secteur concerné sont en cours et «le bilan des combats sera communiqué dès que l'évaluation opérationnelle sera achevée». Le communiqué ajoute que «l'entrée en action de notre aviation dans ce conflit constitue une nouvelle gradation de la riposte camerounaise face à la multiplication (...) des attaques ennemies venues du groupe terroriste Boko Haram».

Assaut contre une base militaire de l'armée camerounaise

Les insurgés, qui lancent régulièrement des attaques dans cette zone, massacrant des civils et effectuant des razzias dans les villages, n'hésitent plus désormais à attaquer directement l'armée camerounaise. Ainsi le 15 octobre à Amchidé, plusieurs dizaines de civils et huit soldats avaient été tués lors d'une attaque de Boko Haram, qui avait lancé un assaut contre une base militaire de l'armée camerounaise avec une voiture piégée et un char blindé.

Depuis plusieurs mois, les islamistes multiplient les incursions dans l'extrême-nord du Cameroun, le long de la frontière avec le Nigeria. L'armée camerounaise affirme avoir tué environ un millier de combattants de Boko Haram au total et perdu une trentaine d'hommes. Aucun bilan n'a pu être établi des victimes civiles.  

Source : AFP

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L’armée camerounaise est en train d’infliger de lourdes pertes à la secte islamo-terroriste Boko Haram. Ce samedi, les éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) ont abattu une soixantaine de membres de Boko Haram et perdu 4 vaillants soldats. Les échauffourées ont été localisées entre les villes de Mora et de Waza.

Après la tragique mort des agents de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC), des hommes armés ont à nouveau ont attaqué un convoi de cars d’une agence de voyage samedi soir. Dans cette violente attaque, le Cameroun a perdu 4 militaires du BIR, deux véhicules militaires. Du côté des  assaillants terroristes, une soixantaine d’entre eux ont été mis hors d’état de nuire.

Le Cameroun est véritablement en guerre. Ces incursions de Boko Haram indiquent bel et bien qu’il y a des complicités internes et par conséquent, la loi anti-terroriste est la solution idoine pour éradiquer la vermine terroriste… 

Source : Afrique Presse ???

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