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lundi 18 avril 2016

Force Barkhane : Les Hussards étrennent leurs quads dans le désert

Ces dernières semaines, la force Barkhane a mené simultanément plusieurs opérations – Ossau au Mali, Montvert au Niger et Labastide au Burkina Faso pour perturber les flux logistiques des groupes jihadistes.

Dans le cadre de l’opération Ossau, qui s’est concentrée dans une région située à l’ouest de Gao, il a été formé un Groupement tactique de reconnaissance (GTR) avec différentes unités spécialisées dans le renseignement et la reconnaissance.

C’est donc dans ce contexte qu’un peloton du 2e Régiment de Hussards (RH), qui appartient à la Brigade Renseignement (BRENS), a utilisé, pour la première fois en opération, les quads qu’il avait reçu à partir de juin 2015.

La nature du terrain (très sablonneux et bordé par des ouadis) et la nécessité d’être à la fois extrêmement mobile et discret ont rendu l’utilisation de ces quads incontournables.

« Alliant légèreté, mobilité et vélocité, ils ont permis au GTR d’atteindre les zones difficiles d’accès. Ils ont également démontré qu’il s’agit d’un moyen particulièrement adapté pour réagir face à un adversaire cherchant à fuir le contact avec la force », explique l’État-major des armées (EMA).

Les quads utilisés par les Chamborant sont fournis par l’industriel américain Polaris. A priori, ils appartiennent à la gamme "Sportsman" .

Source : Zone Militaire

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mercredi 13 avril 2016

Mali - Brakhane : Deux autres soldats français décèdent des suites de leurs blessures au nord du Mali ! ! !


Deux soldats français, blessés mardi au Mali par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, ont succombé, selon un communiqué de l'Elysée ce mercredi. Un précédent communiqué de l'Elysée avaient annoncé hier un premier mort dans cette explosion.

On a appris, ce mercredi 13 avril 2016, le décès de deux soldats français supplémentaires, après la mort d'un de leurs collègues la veille. Leur véhicule a été touché mardi par l'explosion d'une mine dans le nord du Mali, où la France intervient militairement depuis début 2013. Un hommage national sera rendu aux militaires disparus la semaine prochaine en présence du président Hollande, annonce l'Elysée. Les mines constituent aujourd'hui le principal danger auquel sont confrontés les militaires français sur place.

Depuis août 2015, près d'une dizaine de véhicules de l'armée française auraient sauté sur des mines ou des engins explosifs artisanaux. Selon les médias maliens, dont les bilans sont en partie confirmés par l'état-major français, un véhicule de la force Barkhane avait déjà sauté le 25 mars dernier près de Gao ; un autre, banalisé, avait subi le même sort le 14 février à Kidal, blessant ses occupants ; et quelques mois plus tôt, une patrouille des forces spéciales (VPS) avait sauté sur une mine dans cette même ville de Kidal, conduisant à la mort d'un commando de COS rapatrié en France.

De toute la zone d'opération de la force Barkhane, le nord du Mali reste le secteur le plus dangereux. Mardi 12 avril, ce sont trois militaires qui ont été frappés, bilan le plus lourd depuis Serval. Les trois Français étaient de « l'arme du train », membres d'un convoi logistique chargé du ravitaillement des bases dans l'extrême-nord du pays. Un rôle militaire capital dans ces régions isolées, sans lequel aucune action ne serait possible, puisqu'il faut compter entre 6 et 10 litres d'eau par soldat et par jour d'opération sur place, sans parler du carburant, des munitions, des pièces de rechange, etc.

Parti de Gao, le convoi frappé se rendait à Tessalit, pour rejoindre les quelque 250 soldats français régulièrement présents sur cette base opérationnelle du nord du Mali. Soixante véhicules progressant lentement sur une route difficile, une cible facile à repérer. Le blindé de tête a sauté sur une mine à quelques kilomètres du camp de Tessalit. Jusqu'ici, les véhicules de l'avant blindé (VAB), qui ouvrent les convois, avaient pourtant plutôt bien tenu le coup contre les bombes enfouies dans le sol. Parce qu'ils sont blindés, déjà, et parce que leur forme permet de casser quelque peu le souffle d'une explosion venant d'en dessous.

Pour Barkhane et la Minusma, ce n'est pas une découverte non plus ; cela fait de longs mois que les mines PRB M3 notamment, en provenance de Libye, ralentissent les opérations. Parallèlement, les experts notent une sophistication croissante des dispositifs de déclenchement des bombes artisanales et l'apparition de quelques missiles anti-chars. L'armée française venait d'ailleurs de décider de déstocker des véhicules hautement protégés, les Aravis, qui n'ont plus été utilisés depuis les opérations en Afghanistan. Des études sont également en cours afin de renforcer le blindage de certains véhicules et améliorer la détection des objets suspects sur les pistes régulièrement empruntées par la force.

Dans le cas présent, on ne connait exactement ni la composition de l'explosif utilisé, ni la nature des blessures qui ont entraîné la mort de ces trois militaires. Si l'utilisation d'engins enfouis dans le sol est devenu l'un des modes d'action privilégié des jihadistes qui opèrent dans la région, c'est parce que ces derniers refusent le contact direct avec la force Barkhane. Ils savent qu'en la matière, « ils ne font pas le poids », explique-t-on du côté de l'état-major. « Donc, ils utilisent des modes d'actions indirects », précise-t-on. Une stratégie de l'évitement, certes, mais qui est en fait une méthode des actions de guérilla, telles qu'on les connait depuis des années.

Source : RFI.fr

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mardi 12 avril 2016

Mali : Explosion d'une mine - un soldat français mort pour la France

Selon l'Elysée, ce militaire appartenait au 511e régiment du train d'Auxonne (Côte-d'Or), d'autres militaires ont été blessés lors du même incident...

Membre du 511e régiment du train d'Auxonne, il a été tué ce mardi matin par l'explosion d'une mine, au cours d'une opération dans le nord du Mali.

Un jeune soldat du 511e régiment du train d'Auxonne (Côte-d'Or) a été tué mardi matin au cours d'une opération dans le nord du Mali par l'explosion d'une mine contre son véhicule blindé, a annoncé l'Élysée dans un communiqué. D'autres soldats ont été blessés dans l'explosion, selon l'Élysée qui ne précise pas leur nombre. Le président François Hollande a exprimé « son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat » et a adressé ses condoléances à la famille du militaire et à ses proches. Le Premier ministre Manuel Valls a également fait part de sa « profonde tristesse ».

  • Profonde tristesse d'apprendre le décès d'un de nos jeunes soldats engagé au Mali. Soutien à sa famille, à ses proches et à ses camarades.
    — Manuel Valls (@manuelvalls) 12 avril 2016


Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée à l'initiative de la France en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, impliquant des troupes de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma, déployée depuis juillet 2013). La force de la Minusma compte près de 11 700 militaires et policiers, selon les effectifs à la mi-décembre 2015. La force française Barkhane mobilise quant à elle 3 500 hommes déployés dans cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

Source : AFP : LePoint.fr

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mardi 29 mars 2016

Armement : Le blindé ERC-90 Sagaie retiré du service

Sans attendre l’arrivée du Jaguar, l’armée de Terre retire le blindé ERC-90 Sagaie du service

L’été dernier, au moins trois ERC-90 Sagaie étaient affectés à la base avancée française de Madama, dans le nord du Niger. Bien qu’habitués aux rudes conditions africaines, ces blindés légers à 6 roues dotés d’un canon de 90 mm ont particulièrement souffert de celles rencontrées dans la bande sahélo-saharien, notamment à cause du sable, « poudreux et fin comme de la farine », comme l’avait décrit un militaire français dans un reportage de l’Express.

Depuis son entrée en service, en 1980, l’ERC-90 Sagaie a été pratiquement de toutes les opérations extérieures menées par l’armée de Terre, surtout en Afrique. Un bonne centaine d’exemplaires sont encore en service, ces derniers ayant été « diésélisés » à partir de 2003.

« La Sagaie présente de gros avantages qui expliquent sa durée de vie supérieure à ce qu’elle aurait dû être : c’est un véhicule très léger – douze tonnes –, qui entre facilement dans un Transall, et qui a une puissance de feu assez considérable car un canon de 90 millimètres, ça fait pas mal d’effet. Nous l’avons même utilisé en début d’intervention au Mali », a rappelé le général Charles Beaudouin, le directeur la Section technique de l’armée de terre (STAT), lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Mais il faudra bientôt en parler au passé. Devant être remplacé par un nouveau char léger, en l’occurrence le Jaguar, dans le cadre du programme Scorpion, officiellement lancé en décembre 2014, l’ERC-90 Sagaie est en train d’être progressivement retiré du service.

Le « soutien [de l'ERC-90 Sagaie] est en train de s’éteindre, et l’engin va progressivement disparaître des comptes de l’armée de terre. Il sera durablement remplacé par l’AMX-10RCR sur les théâtres d’opération, notamment à Madama au Niger, dans l’attente de la mise en service opérationnel du Jaguar escomptée en 2023″, a ainsi expliqué le général Beaudouin.

« Certains restent très attachés à la Sagaie, ce qui n’est plus du tout le cas du commandement des forces terrestres. Très pragmatiquement, je pense que l’AMX 10RCR est bien plus performant que le blindé Sagaie qui n’a pas de vision nocturne, par exemple, et qui ne peut donc pas tirer de nuit. Mais c’est vrai qu’en Afrique, il y a une certaine appétence pour la Sagaie », a encore ajouté le directeur de la STAT.

Source : Zone militaire

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mardi 16 février 2016

Mali : Attaque meurtrière contre les Casques Bleus de la MINUSMA à Kidal

À nouveau, la Mission multidimentionnelle intégrée pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a été la cible, le 12 février 2016, d’un groupe jihadiste à Kidal (Nord).

Il était près de 7 heures du matin quand des roquettes sont tombées sur un camp abritant un contingent de Casques bleus guinéens. Puis, un véhicule piégé a explosé devant la base et d’intenses échanges de tirs ont suivi. Les combats ont duré environ 2 heures. Selon des sources citées par RFI, les assaillants seraient venus par le nord de la ville, où ils s’étaient infiltrés la veille.

Le bilan est lourd pour la MINUSMA : 6 Casques Bleus y ont laissé la vie et l’on compte une trentaine de blessés dans leurs rangs.

Plus tard, cette attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste Ansar Dine, commandé par l’ex-chef rebelle touareg Iyad Ag Ghaly, via un communiqué transmis à l’agence de presse privée Al-Akhbar. Le texte précise qu’elle a été conduite par un combattant mauritanien et qu’elle est un « message aux agresseurs croisés et à tous ceux qui les soutiennent ».

Fin novembre 2015, Ansar Dine avait également revendiqué une attaque à la roquette contre une base de la MINUSMA à Kidal. Deux soldats guinées avaient été tués ainsi qu’un civil contractuel des Nations unies.

La région de Kidal est en proie à une nouvelle vague de violence ces derniers temps, avec notamment des combats entre les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les jihadistes d’Ansar Dine.

Cela étant, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné cette nouvelle attaque « complexe »  contre la MINUSMA et souligné que les actions de ce genre « peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international ». Et comme à chaque fois qu’un attentat vise les Casques bleus au Mali, il a réaffirmé « détermination des Nations Unies à soutenir le gouvernement malien, les parties signataires de l’accord de paix et le peuple malien dans leurs efforts pour parvenir à une paix et une stabilité durables. »

Déployée au Mali depuis juillet 2013, la MINUSMA figure parmi les missions de maintien de la paix les plus dangereuses. Selon le site des Nations unies dédié à cette opération, 64 Casques bleus y ont perdu la vie.

Par ailleurs, le même jour, dans la région de Tombouctou, trois soldats maliens ont été tués dans une embuscade tendue par des jihadistes présumés.

Cette attaque contre la MINUSMA et les Forces armées maliennes (FAMa) ont lieu alors que l’opération française Barkhane maintient la pression sur les groupes jihadistes actifs dans la Bande sahélo-saharienne.

En 2015, la force Barkhane y a ainsi mené 150 opérations et découvert une centaine de caches d’armes et plus de 16 tonnes de munitions.

« Globalement, l’armée française a indéniablement pris l’ascendant sur les groupes terroristes, privant ceux-ci d’une part importante de leur liberté d’action. Les terroristes restants se sont réorganisés : ils ne s’opposent plus à nos troupes, évitent le contact, fuient nos zones de déploiement et mènent des opérations ponctuelles », expliquait, en janvier, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition à l’Assemblée nationale sur les opérations extérieures. 

Source : Zone Militaire

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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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samedi 26 décembre 2015

Nord MALI : Une dizaine de jihadistes neutralisés par les forces françaises

Après l’opération Vignemale, menée en novembre 2015, au cours de laquelle une vingtaine de caches d’armes ont été découvertes, la force Barkhane ne relâche pas la pression sur les groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, et en particulier au Mali.

Ainsi, dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont livré de « violents » combats dans le cercle de Ménaka, situé près de la frontière avec le Niger, contre des éléments terroristes affiliés au groupe al-Mourabitoune, lequel a revendiqué la récente attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, conjointement avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Au terme de 4 heures d’engagement, les militaires français ont « neutralisé » une dizaine de terroristes et saisi 2 véhicules de type pick-up et plusieurs motos. L’État-major des armées (EMA) précise également qu’une « quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée ».

« Au Mali, l’attentat de Bamako ne doit pas nous conduire à oublier l’essentiel : depuis janvier 2013, nous sommes parvenus à neutraliser en grande partie les groupes terroristes. Barkhane a pour rôle d’éviter la reconstitution de leur puissance, dans un contexte de grande fragilité de la Libye. Des actions sont très régulièrement menées dans le nord du pays. (…) Globalement, nous avons bien progressé. Notre vigilance reste toutefois intacte », avait rappelé Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le 14 décembre dernier.

Pour rappel, le groupe al-Mourabitoune est né de la fusion du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui s’était implanté dans la région de Gao en 2012 avant d’en être chassé par l’opération Serval, avec le groupe des « Signataires par le sang » de Mokthar Belmokhtar, un vétéran du jihadisme algérien. Récemment, son ralliement à AQMI a été annoncé par Abdelmalek Droukdel, le chef de cette organisation.

Sont également présents, au Mali, au moins trois autres groupes jihadistes ayant des liens étroits : Ansar Dine, Ansar Dine Sud et le Front de Libération du Macina (FLM), de création récente

Source : Zone Militaire

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jeudi 17 décembre 2015

Chine Marine : Bientôt une base navale chinoise à Djibouti

En marge du sommet sino-africain de Johannesbourg (Afrique du Sud), au cours duquel Pékin a annoncé 60 milliards de dollars d’investissements en Afrique, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, a annoncé que les négociations portant sur l’installation d’une base navale « logistique » chinoise dans son pays étaient terminées.

« Il y a une base navale américaine à Djibouti, française, italienne… L’esprit du monde bipolaire est terminé. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde globalisé, où les menaces sont les mêmes », a fait valoir le ministre djiboutien, rapporte RFI.

Ce dernier a également précisé que cette base aura « pour objectifs la lutte contre la piraterie, la sécurisation du détroit de Bab el-Mandeb », par où passe l’une des routes maritimes les plus fréquentées du monde, et surtout la « sécurisation des navires chinois qui transitent par ce détroit ».

« Depuis quelques années, avec l’instabilité en Somalie, cette région est devenue un point de repère pour tous les pirates et tous les mouvements terroristes comme les Shebab qui ont déclaré leur allégeance à l’État islamique », a encore ajouté Mahamoud Ali Youssouf.

Sauf que sur ce dernier point, le ministre est allé un peu vite en besogne : Muhammad Abu Abdalla, l’ex-bras droit du chef des Shebab somaliens, Ahmed Abdi « Godane », tué par une frappe américaine en septembre 2014, a menacé d’égorger tout combattant qui aurait la tentation de rallier l’EI. « C’est une décision collective : quiconque veut adhérer à un autre groupe islamique doit quitter le pays et les rejoindre là où ils se trouvent », a-t-il menacé, fin novembre 2015.

Quoi qu’il en soit, située vraisemblablement sur l’un des quais du nouveau port de Djibouti, cette future base navale chinoise sera la première du genre à l’étranger. Et il se pourrait qu’elle ne soit pas la dernière, étant donné que Pékin met en œuvre une stratégie dite du «collier de perles», dont le but principal est de garantir la sécurité de ses voies d’approvisionnement maritimes tout en s’assurant d’une certaine liberté d’action militaire.

Pour rappel, c’est à la France que revient la défense de la République de Djibouti, en vertu d’accords récemment revus. Les États-Unis y ont installé une importante base (au camp Lemonnier), à partir de laquelle ils mènent des opérations en Somalie et au Yémen.

Source : Zone Militaire

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vendredi 27 novembre 2015

Hommage de la France : Aux morts pour la France !

Hommage de la France au sergent-chef Alexis GUARATO

Mort pour la France !

Gravement blessé le 13 octobre 2015 avec deux de ses camarades lors d’un mission de reconnaissance motorisée à 50 kilomètres à l’est de Tessalit, dans le nord du Mali, et soigné depuis par le personnel de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Percy, le sergent-chef Guarato, 35 ans, n’a malheureusement pas survécu à ses blessures, causées par l’explosion d’une mine.

« Membre des Commandos parachutistes de l’air n°10 (CPA 10) d’Orléans, il combattait, au sein des forces spéciales, les groupes armés terroristes qui cherchent à déstabiliser la bande Sahélo-Saharienne et dont les actions menacent directement la sécurité de la France et des Français », a précisé, dans un communiqué, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui a salué « l’engagement courageux tout au long de sa carrière » de ce sous-officier.

De son côté, l’État-major des armées a déploré la perte d’un « sous-officier de grande valeur », qui avait notamment été engagé en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et dans la bande sahélo-saharienne au sein du CPA 10, qu’il avait rejoint en 2007.

Né à Metz en mai 1980, Alexis Guarato s’était engagé dans l’armée de l’Air en avril 2001, en qualité de militaire technicien de l’Air, spécialiste des matériels de télécommunication aéronautiques.

Alors qu’il était affecté à l’escadron des systèmes d’information et de communications 1J.128 de la base aérienne 128 de Metz, il se porta volontaire pour intégrer les forces spéciales et le CPA 10. En 2007, il rejoignit ainsi un groupe action de cette unité basé à Orléans.

Ce sous-officier s’illustrera à plusieurs reprises. Pour son action lors de « l’investigation » d’une maison où étaient des personnes étaient retenues en otage par des milices armées, en Côte d’Ivoire, il fut cité à l’ordre de l’escadre aérienne et reçut la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze.

Au Sahel, en 2014, il se distingua particulièrement lors d’une manœuvre d’infiltration et d’encerclement, pendant la nuit, d’un groupe terroriste qui retenait 5 personnes en otage, lesquels furent libérés après « deux heures de combat sous un feu nourri ».

« Son comportement exemplaire et ses qualités remarquables de combattant lui valent d’être cité à l’ordre de l’escadre aérienne et de se voir attribuer la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze. Il est une nouvelle fois cité à l’ordre de l’escadre aérienne avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze pour son action dans la nuit du 21 au 22 juillet [2014], lors d’une opération visant à capturer un chef terroriste », précise l’armée de l’Air.

Le sergent-chef Alexis Guarato était titulaire de la Croix de la valeur militaire, avec deux citations, de la médaille d’outremer avec agrafes Cote d’Ivoire et Sahel, d’une citation sans croix avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale et de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan »». 

Source : Zone Militaire

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samedi 21 novembre 2015

Mali : Le terroriste d'AQMI, Mokhtar Belmokhtar, à l'origine de la prise d’otages dans un hôtel de Bamako. 21 morts !

L'Algérien Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe jihadiste Al-Mourabitoune, fidèle à Al-Qaïda, «est sans doute à l'origine» de l'attentat à l'hôtel Radisson Blu à Bamako, a déclaré ce vendredi soir sur TF1 le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

«Il est recherché par de nombreux pays depuis longtemps, il est sans doute à l'origine de cet attentat, encore qu'on n'en est pas tout à fait certain», a-t-il indiqué. L'attaque de l'hôtel a fait au moins 27 morts, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure.

Dans la journée, les jihadistes d’Al-Mourabitoune, groupe lié à Al-Qaida, ont revendiqué, sur Twitter, la prise d'otages lancée vers 7 heures ce vendredi. Un communiqué a également été envoyé au journal mauritanien Al-Akhbar, évoquant un attentat mené conjointement par Al-Mourabitoune et Al-Qaida.

Selon un document sonore diffusé en soirée par la chaîne qatarie Al-Jazeera, le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar revendique la prise d'otages meurtrière. «Nous les Mourabitoune, avec la participation de nos frères (...) d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), revendiquons l'opération de prise d'otages à l'hôtel Radisson», indique la voix d'un homme dans ce bref extrait diffusé par la chaîne basée à Doha.

De son côté, le général David Rodriguez, chef de l'Africom (le commandement militaire américain pour l'Afrique), avait également estimé que l'attaque venait probablement d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), étant donné la faible présence du groupe Etat islamique dans la région. L'EI qui veut prendre l'ascendant sur Aqmi a d'ailleurs fait de Mokhtar Belmokhtar une cible.

Mokhtar Belmokhtar, un des chefs jihadistes les plus redoutés du Sahel, est connu pour avoir été notamment l'organisateur d'une prise d'otages meurtrière dans le sud de l'Algérie en janvier 2013. Il milite pour une grande coalition avec les jihadistes du Niger, du Tchad et de Libye.

Il a été donné plusieurs fois pour mort, notamment en juin dernier et en avril 2013...

Le groupe avait revendiqué une précédente attaque le 7 mars contre un bar-restaurant de Bamako, la première visant des Occidentaux dans la capitale, qui avait fait cinq morts, trois Maliens, un Français et un Belge. Al-Mourabitoune a aussi revendiqué un attentat suicide dans lequel un soldat français a été tué le 14 juillet 2014, jour de la fête nationale française, près de Gao (est). Récemment, une attaque meurtrière commise le 7 août contre un hôtel de Sévaré, dans le centre du Mali, a été revendiquée par un cadre jihadiste proche du prédicateur islamiste radical malien Amadou Koufa et lié à Mokhtar Belmokhtar.

La prise d'otages, qui s'est terminée vers 17 h 30, aurait fait au moins 27 morts. Parmi les personnes présentes se trouvaient de nombreux étrangers d'au moins 14 nationalités différentes, dont des Français, des Algériens, des Allemands, des Belges, des Chinois, des Indiens et des Turcs. Elle a eu lieu une semaine jour pour jour après la série d'attentats sans précédent qui ont fait 130 morts à Paris. #‎ParisNovember13

Source : LeParisien.fr

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vendredi 20 novembre 2015

Terrorisme : Projets d'attentats, en France, en Europe, au Vatican, en Chine... Au Mali prise d'otages en cours !

Mondialisation pour le terrorisme aussi !
France, Europe, Asie, Afrique...

En direct : Prise d'otage en cours dans un hôtel au Mali, la France est présente sur place dans la cadre de l'opération Barkhane.

Twitter : François Hollande
"J’ai assuré au président Ibrahim Keita que la France était disponible pour apporter le soutien nécessaire"


Twitter : Alain Juppé - @alainJuppe / 20 novembre 2015
"Message de soutien à nos soldats français engagés sur le terrain, notamment dans le cadre de l'opération" 1/2
"Le terrorisme islamiste, monstre à plusieurs têtes, frappe Bamako. Soutien à nos amis maliens. Je pense à nos compatriotes expatriés" 2/2

#‎VendrediNoirParis‬  |  #‎Vendredi13Paris‬  |  #‎ParisNovember13  |  

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Les multiples projets d'attentats d'Abdelhamid Abaaoud

Bernard Cazeneuve a assuré jeudi qu'Abdelhamid Abaaoud, inspirateur présumé des attentats de Paris, avait également été impliqué dans plusieurs projets terroristes depuis le printemps 2015, dont celui du Thalys Bruxelle-Paris.

L'ombre d'Abdelhamid Abaaoud planait sur de nombreux dossiers. Au lendemain de la mort du belgo-marocain tué dans l'assaut à Saint-Denis, Bernard Cazeneuve a révélé que l'instigateur présumé des attentats du 13 novembre pourrait avoir été impliqué dans quatre des six projets d'attentats, évités ou déjoués par le renseignement français, depuis le printemps 2015. Pour les deux derniers, aucun lien n'a été établi.

Source : Lexpress.fr

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Europe : Menace d’attentats sur l’Italie et le Vatican, selon le FBI

Depuis des mois, les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre.

L’Italie et le Vatican, cibles de Daech. Voilà des mois que les jihadistes affirment vouloir marcher sur Rome et présentent en une de leur magazine « Dabiq » des photomontages où le drapeau noir du califat flotte sur la Basilique Saint-Pierre. La menace est désormais prise au sérieux à la suite d’informations communiquées par le FBI. La police fédérale américaine fait état d’un risque d’attentats, similaires à ceux perpétrés à Paris, pouvant viser la place Saint-Pierre à Rome, le Duomo et la Scala à Milan. Elle fournit également la liste de cinq suspects. L’ambassade américaine en Italie appelle ses ressortissants à la vigilance, notamment aux abords « des églises, synagogues, restaurants, théâtres et hôtels » des deux villes.

Source : LesEchos.fr

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Chine : la police annonce avoir tué 28 membres d'un «groupe terroriste»

La police chinoise a tué 28 membres d'un «groupe terroriste» au Xinjiang dans le nord-ouest du pays. Cette annonce intervient au terme d'une «opération de 56 jours» engagée par les forces de l'ordre après un épisode de violences qui avait fait en septembre une quinzaine de morts, a annoncé Tianshan, le portail d'informations du gouvernement régional.

Source : LeParisien.fr

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...En direct... En direct... En direct...

Mali : Prise d'otages à l'hôtel Radisson de Bamako


L'hôtel Radisson de la capitale malienne est le théâtre d'une prise d'otages, parmi lesquels de nombreux étrangers. Les forces spéciales ont donné l'assaut.

Les forces spéciales maliennes ont donné vendredi l'assaut à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre d'une prise d'otages massive pendant laquelle au moins trois personnes ont été tuées, libérant près de la moitié des quelque 170 personnes présentes, dont de nombreux étrangers.

Le président François Hollande a appelé vendredi les Français se trouvant « dans des pays sensibles » à prendre « leurs précautions », et une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) sont partis pour le Mali.

Source : LePoint.fr

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mardi 13 octobre 2015

Armement : Les Etats Unis vont fournir des blindés légers français à des armées africaines

L’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique, a passé une commande portant sur 62 véhicules blindés de type Bastion APC auprès du constructeur français ACMAT, filiale de Renault Trucks Defense (RTD), via Mack Defense.

Ces deux sociétés font partie du même groupe (Volvo). Le montant de ce contrat est 25 millions de dollars.

Ces Bastion APC seront destinés à équiper plusieurs forces armées africaines. La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en recevra une trentaine dès l’an prochain, le contingent ougandais devant percevoir 17 exemplaires.

Le reste se partagera entre la Tunisie (4), le Cameroun (15) et l’Éthiopie (12). Tous les véhicules seront fournis avec un lot de pièces de rechange.

Conçu à partir d’un châssis de la gamme VLRA (Véhicule léger de reconnaissance et d’appui), le Bastion APC peut transporter entre 10 à 12 personnes en leur offrant une protection balistique élevée (Stanag 4569). Grâce à son moteur d’une puissance de  215 ch, il peut rouler jusqu’à 110 km/h et dispose d’une autonomie de 1.000 km.

Source : Zone Militaire

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mercredi 9 septembre 2015

Somalie : Sérieux revers des milices jihadistes, lourdes pertes des forces de l' Union Africaine...

Les milices Shebab, liées à al-Qaïda, ont connu de sérieux revers au cours de ces derniers mois, avec la perte, notamment, de plusieurs de leurs cadres, dont leur chef, Ahmed Abdi « Godane » et de leurs derniers fiefs. Et cela grâce aux frappes aériennes américaines et à l’action de la Force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Toutefois, les jihadistes somaliens n’ont pas été réduits au silence pour autant. Ils continuent de mener des attaques au Kenya voisin ainsi que des attentats meurtriers à Mogadiscio quand ils ne tendent pas des embuscades contre des convois officiels, comme cela a été le cas le 27 août à Tulo-Barwao, un village situé dans le sud-ouest du pays.

Mais leur cible principale reste l’AMISOM. En juin, les Shebab ont ainsi mené un assaut particulièrement meurtrier contre une base de cette force de l’Union africaine à Leego, au nord-ouest de Mogadiscio et infligé de lourdes pertes au contingent burundais (il a été question d’une cinquantaine de tués).

Le 1er septembre, les jihadistes somaliens ont lancé une attaque de même nature, cette fois contre des soldats ougandais de l’AMISOM en garnison à Janale, dans la région de Basse Shabelle.

Pour commencer, les assaillants ont détruit deux ponts afin d’isoler la base de la force de l’UA avant d’utiliser un véhicule suicide pour en forcer l’entrée. Ensuite, les jihadistes – environ 200 – se sont engouffrés dans la brèche.

Selon une note rédigée à l’intention des diplomates par des militaires occidentaux insérés au sein de l’état-major de l’AMISOM, le bilan de l’attaque est très lourd : une cinquantaine de soldats ougandais y ont laissé la vie, de même que 25 éléments des forces somaliennes.

En outre, une centaine de soldats de l’Amisom manquaient encore à l’appel, « ce qui ne veut pas dire qu’ils sont morts », précise la note.
Cette dernière, évoquée par l’AFP, précise que l’AMISOM avait retiré son armement lourd de cette base afin de l’utiliser pour d’autres opérations. En outre, l’indisponibilité des appareils éthipiens et kényans a empêché tout soutien aérien à la position attaquée.

En mai 2013, le secrétaire général adjoint des Nations unies, Jan Eliasson, avait affirmé que les pertes de l’AMISOM s’élevaient, à l’époque, à plus de 3.000 hommes, soit autant que toutes les opérations menées par les Casques bleus depuis 1948. « L’Ouganda et le Burundi ont payé un prix énorme », avait-il ajouté.

L’AMISOM a été déployée en Somalie en 2007 afin d’appuyer le gouvernement fédéral somalien, de stabiliser le pays, théâtre d’une guerre civile depuis 1991 et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. Les troupes sont essentiellement fournies par l’Ouganda, le Burundi, Djibouti, le Kenya, l’Ethiopie et la Sierra Leone.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 2 septembre 2015

Mali : Un jeune Marsouin du 21e RIMa tué près de Gao

Un jeune militaire français du 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Fréjus a accidentellement perdu la vie le 27 août 2015, à Gao (Mali), où il était déployé avec la 3e compagnie de son unité depuis mai, au sein du groupement terrestre désert Ouest – MISTRAL (GTD-O MISTRAL).

Le marsouin de 1ere classe Baptiste Truffaux assurait la protection de son unité dans l’enceinte du camp de la force Barkhane quand il a été touché par un « tir accidentel déclenché par un soldat français », a indiqué l’armée de Terre. Avoir reçu les premiers soins, il a été transporté à l’antenne chirurgicale de Gao, où il a succombé à ses blessures.

Né le 9 août 1992 à Angers, le marsouin de 1ere classe Truffaux s’était engagé pour 5 ans au 21e RIMa en juin 2013. Après sa formation initiale au cours de laquelle, selon sa hiérarchie, il s’était illustré par « son engagement personnel, sa rigueur et son enthousiasme », il avait été affecté à la 3e compagnie de combat (les « Panthères ») où il assura d’abord la fonction de pilote de véhicule de l’avant blindé (VAB) avant d’obtenir la qualification de tireur missile ERYX.

Décrit comme étant très dynamique et efficace, avec un bon sens de la camaraderie, le marsouin de 1ere classe Truffaux était titulaire de la médaille outre-Mer « Sahel » et de la médaille de bronze de la Défense nationale.

Source : Zone Militaire

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