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samedi 10 mars 2018

Sabre: La traque secrète des djihadistes par les forces spéciales françaises au Sahel

Depuis quatre ans, les forces spéciales françaises mènent une chasse sans merci aux terroristes dans le Sahel. Une opération baptisée «Sabre», tellement discrète que son appellation même était classifiée jusqu'à ce jour. Pour la première fois, les envoyés spéciaux du Figaro Magazine ont pu accompagner une patrouille qui agit très profondément sur les arrières du dispositif ennemi. Récit.

Hélices lancées à pleine puissance, le Twin Otter survole le champ de bataille. Au maximum de sa vitesse. Sous le train, ses roues flirtent dangereusement avec la cime des acacias quand le saumon des ailes semble vouloir trancher les flancs des falaises abruptes du pays dogon. C'est très bas et très rapide. Pour déjouer d'éventuels tirs ennemis. 

Dans le cockpit, les instruments protestent. «Warning… Terrain… Terrain…» En boucle, la voix métallique de l'ordinateur de bord répète ce message d'alerte, arrachant un sourire au pilote. Confiant dans sa manœuvre, il ne daigne pas accorder un regard à l'altimètre. Les «as» du Poitou en ont vu d'autres. 

L'escadron de transport des opérations spéciales sait déposer, puis récupérer des commandos par tous les temps, quelles que soient les conditions, à la minute près, au milieu de nulle part, une simple bande de terre durcie en guise de piste pour leurs avions de brousse. Un atout essentiel dans cette guerre que mènent les forces spéciales françaises contre les terroristes cachés dans le Sahel: l'opération Sabre, menée depuis quatre ans dans la plus grande discrétion. 

Une traque implacable sur un terrain hors norme, qui court de la Mauritanie jusqu'au Tchad. La surface de l'Europe. Des paysages grandioses mais rudes, alternance de massifs rocailleux et de dunes sablonneuses, abrasifs pour les machines autant que pour les hommes soumis à un climat extrême.

Dans ce désert aux allures d'océan minéral, les commandos de Sabre ont renoué avec les tactiques des corsaires. Leur chasse s'apparente à une course hauturière. Trouver, poursuivre, puis fondre ... 

Source : Didier François - Figaro Magazine

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samedi 3 mars 2018

Burkina Faso : Attaques contre l’ambassade de France et le QG du Burkina à Ouagadougou

Pour la quatrième fois depuis janvier 2016, la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, est le théâtre d’une attaque d’hommes armés. Il était environ 10h30, le 2 mars 2018, quand une explosion et des tirs ont été entendus par des témoins dans les quartiers où se trouvent l’ambassade de France et l’état-major des forces armées burkinabé.

Dans un premier temps, et étant donné la proximité des bâtiments officiels implantés à Ouagadougou, il était difficile de savoir quelles étaient les cibles des assaillants. En effet, l’ambassade de France est située à quelques encablures de la primature et de l’Assemblée nationale burkinabè tandis que le camp Guillaume Ouédraogo, qui abrite l’état-major, fait face à l’Institut français.

Cela étant, c’est bel et bien l’ambassade française qui a été visée par les assaillants. L’information a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, qui a parlé « d’attaque à la kalachnikov ». A priori, cinq hommes armés auraient été empêchés de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte diplomatique grâce au dispositif de sécurité. Plus tard, une fois la situation sous contrôle, les autorités burkinabè ont fait état de 4 tués parmi ces derniers. Aucune victime française ne serait à déplorer.

Au moment de l’attaque contre l’ambassade, un véhicule a explosé devant le quartier général des forces burkinabè. Là, il est question d’une « dizaine d’assaillants ». Il n’est pas clair si la voiture piégée (VBIED) était conduite par un kamikaze, ce qui serait « conforme » au mode opératoire traditionnellement suivi par les jihadistes.

Les unités d’intervention burkinabè ont rapidement été déployées pour contrer ces attaques. De même que les forces spéciales françaises de la TF Sabre, un de leurs hélicoptères (un Puma) ayant été photographié dans le ciel de Ouagadougou avant de se poser dans la cour de la Primature, à une centaine de mètres de l’ambassade.

Pour les autorités burkinabè, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’attaques terroristes, d’autant plus que des groupes armés actifs dans la bande sahélo-saharienne (BSS), en particulier l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), ont défié la force conjointe du G5 Sahel, dont le Burkina Faso est l’un des cinq contributeurs. Cela étant, il n’est pas totalement exclu qu’elles aient été menées par des mutins, en soutien aux soldats du du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), lesquels sont actuellement jugés pour avoir tenté de renverser le gouvernement provisoire mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, en octobre 2014.  Source: Zone Militaire

Communiqué AFP : Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars 2018. La situation est désormais sous contrôle. Selon plusieurs sources sécuritaires françaises et ouest-africaine, au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major des armées. L'explosion qui l'a frappé provenait d'une voiture piégée, et visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

Source : Opex360.com

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mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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lundi 19 février 2018

Nord Mali : Assauts héliportés de la Force Barkhane contre le groupe jihadiste Ansar Dine

Le dernier raid de la force Barkhane dans le nord du Mali a porté un « coup significatif » aux groupes jihadistes

Dans la nuit du 13 au 14 février 2018, les forces françaises engagées au Sahel (celles de Barkhane et les forces spéciales de la TF Sabre) ont conduit une opération sur trois positions occupées par des groupes armés terroristes dans le nord du Mali, précisément entre Boughessa et Tin-Zaouatène, près de la frontière avec l’Algérie.

Cette opération a commencé par des frappes aériennes, lesquelles ont été suivies par des assauts héliportés, appuyés par des hélicoptères d’attaque Tigre. Dans un premier temps, l’État-major des armées (EMA), à Paris, a fait état d’un bilan provisoire d’une vingtaine de jihadistes mis hors de combat (tués ou capturés), de 3 véhicules détruits et de la saisie d’un « grand nombre de documents. »

Ce raid a visé plus particulièrement le groupe jihadiste Ansar Dine, qui, dirigé par Ilyad Ag Ghaly, fait partie du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, GSIM), une organisation qui réunit notamment des katibas d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’al-Mourabitoune (dont le chef, Mokhtar Belmokhtar a très probablement été tué en novembre 2016, lors d’une frappe française effectuée en Libye).

Source : Zone Militaire

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mercredi 31 janvier 2018

Mali : Au moins 14 soldats maliens tués lors d'une attaque près de Tombouctou

Deux jours après la mort de 26 civils, tués par l’explosion d’une mine près de Boni, entre Mopti et Gao, dans le centre du Mali, camp des forces armées maliennes (FAMa) a été la cible d’une attaque ce 27 janvier 2018.

En effet, il était environ 4h00 quand le camp de Soumpi, situé dans la région de Tombouctou, a été attaqué par un groupe armé non encore identifié. L’effet de surprise a été total puisque les FAMa déplorent au moins 14 tués et 18 blessés dans leurs rangs.

Selon les premiers éléments disponibles (qui restent à confirmer), les assaillants ont d’abord tiré des roquettes en direction du camp. Puis, ils ont avancé vers l’enceinte en faisant usage d’armes automatiques. Une source militaire étrangère a parlé d’une « attaque complexe ». Un témoin a confié à France24 que les soldats ont « abandonné leur position » et que « l’ennemi a emporté du matériel ».

Il s’agit de la quatrième attaque en trois jours contre les forces de sécurité maliennes. Le 26 janvier 2018, les soldats maliens ont repoussé une attaque d’hommes armés à Youwarou dans la région de Mopti. Selon un communiqué des FAMa, qui ont déploré deux tués, 7 terroristes ont été « neutralisés » et des équipements abandonnés par les assaillants, ont pu être récupérés.

Le même jour, une autre attaque a visé une position des FAMa à N’Gomancoura dans la région de Ségou. Il s’agissait du poste abandonné, la semaine passée, par les 36 gendarmes mis aux arrêts pour désertion. Selon une source malienne, les assaillants ont, là aussi, été repoussés.

Enfin, la veille, deux douaniers ont été tués par des terroristes présumés à Toubacora, localité située à 200 km au nord de Bamako. Un des assaillants a été neutralisé. « Les jihadistes sont venus armés et à motos, il y a eu une grande panique dans le village », a raconté une source sécuritaire malienne.

Deux groupes sont actifs au Mali : le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Ces deux organisations ont récemment noué une alliance opérationnelle. La première concentre ses opérations dans le nord et le centre du Mali tandis que la seconde est surtout active dans la région frontalière avec le Niger et le Burkina Faso.

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées (EMA) a fait état d’une « situation sécuritaire dégradée au centre du Mali, avec des groupes armés terroristes qui y poursuivent leurs exactions, tentant ainsi d’augmenter leur influence sur la population de la région. »

En revanche, la force française Barkhane et celle du G5 Sahel ont maintenu leur effort dans la zone des trois frontières afin d’en déloger l’EIGS. «Plusieurs terroristes ont été capturés et remis aux autorités maliennes», a indiqué l’EMA, pour qui les résultats dans ce secteur sont « d’ores et déjà probants » avec « aucun évènement sécuritaire notable » depuis plusieurs semaines, à « l’exception de l’attaque suicide contre un véhicule deBarkhane le 11 janvier dernier. »

Source : Zone Militaire


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jeudi 18 janvier 2018

Barkhane : Attaque par véhicule piégé, trois militaires français blessés

La date de cette attaque ne doit rien au hasard. Le 11 janvier 2018, cinq ans après le début de l’opération Serval, au Mali, un véhicule de l’avant blindé (VAB) français a été la cible d’un VBIED (Vehicle Borne Improvised Explosive Devices) alors qu’il faisait partie d’un convoi circulant entre Ménaka et Indélimane, près de Gao.

L’explosion a fait trois blessés parmi les occupants du VAB, dont un sérieusement touché. Ce dernier a été rapatrié dans la nuit pour être admis dans un hôpital d’instruction des armées (HIA). Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Le mode opératoire de cette attaque, vraisemblablement commise soit par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM), qui réunit plusieurs groupes jihadistes sous l’autorité de Ilyad ag Ghaly, soit par l’État islamique pour le grand Sahara (EIGS), est plutôt rare au Mali.

Selon les données disponibles, et avant celle contre Barkhane, la dernière attaque ayant utilisé un VBIED remonte au 18 janvier 2017. Ce jour-là, un véhicule rempli d’explosif avait visé, à Gao, le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), c’est à dire l’organisme chargé d’organiser les patrouilles conjointes entre les ex-rebelles touareg et les miliciens pro-gouvernementaux prévues par l’accord de paix d’Alger. Cet attentat, qui fit plus de 60 tués, avait été revendiqué par le groupe al-Mourabitoune, intégré désormais au GSIM.

Quoi qu’il en soit, cette attaque contre la force Barkhane est survenue au lendemain de l’arrestation, à Menaka, de plusieurs « membres de groupes armés terroristes sévissant dans cette région frontalière du Niger » par les militaires français.

« Dans le strict respect du droit international, les commandos ont procédé à des fouilles permettant de saisir de l’armement, du matériel et des documents. Des personnes ont également été capturées afin de lever le doute sur leur contribution aux actions des groupes armés terroristes de cette région », a expliqué l’État-major des armées.

Source : Zone Militaire

Finalement, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) a envoyé, le 12 janvier 2018, un communiqué à l’agence de presse mauritanienne ANI pour « proclamer sa responsabilité » de l’attaque ayant visé les militaires français ainsi que de celle menée en octobre dans la région de Tongo Tongo (Niger), au cours de laquelle 4 commandos des forces spéciales américaines avaient été tués. Cette dernière n’avait jusqu’à présent pas été revendiquée.

« Les soldats du califat ont attaqué hier jeudi 11 janvier au petit matin une colonne de l’armée française avec un véhicule piégé », a ainsi affirmé l’EIGS, qui a, par la même occasion, revendiqué plusieurs autres attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger.


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samedi 13 janvier 2018

Italie : Réduction de sa participation militaire en Irak, redéploiement envisagé au Niger et Sahel

Depuis la réunion relative à la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), organisée à La Celle Saint-Cloud le 13 décembre 2017, la presse transalpine, s’interroge sur les modalités  d’un possible envoi de militaires italiens au Niger. Une idée qui, apparemment, était depuis longtemps dans les tuyaux et qui avait été jusqu’alors démentie à plusieurs reprises par Rome.

À l’occasion d’une visite à bord du pétrolier-ravitailleur Etna, qui participe actuellement à l’opération européenne EUNAVFOR « Sophia », menée contre les trafics d’êtres humains en Méditerranée centrale, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, a de nouveau confirmé l’envoi d’un contingent au Niger.

« 2017 a été l’année de la défaite militaire de Daesh (État islamique ou EI) qui ne contrôle plus un territoire en tant qu’État. Dans cette bataille, l’Italie a joué un rôle important. Avec 1.400 soldats, nous sommes la deuxième force en Irak et maintenant que Mossoul a été libérée, notre contribution se limitera à la consolidation [des acquis] dans ce pays », a expliqué M. Gentiloni.

Aussi a-t-il proposé de redéployer une partie des militaires italiens actuellement présents en Irak vers le Niger dans « les mois à venir » car «nous devons continuer le travail, en concentrant notre attention et nos énergies sur la menace des trafiquants et du terrorisme au Sahel.»

« C’est la proposition que le gouvernement fera au Parlement pour une mission visant à vaincre la traite des êtres humains et le terrorisme », a ajouté M. Gentiloni. A priori, les députés italiens auront à se prononcer avant le printemps prochain, c’est à dire avant les élections législatives qui devront être convoquées, au plus tard, le 20 mai 2018.

Selon l’agence Ansa, une délégation italienne a déjà été envoyée à Niamey, où sont déjà déployés des miliaires français, allemands et américains, pour examiner les détails de ce déploiement annoncé. Le chef d’état-major italien, le général Claudia Graziano, a précisé qu’il est question d’envoyer « quelques centaines d’hommes » au Niger après le vote du Parlement. « Ce ne sera pas une mission de combat », a-t-il dit. « Notre contingent sera chargé de former les forces nigériennes et de les rendre capables de lutter efficacement contre le trafic de migrants et le terrorisme », a-t-il ajouté.

Interrogé par le quotidien Il Fatto Quotidiano, Jean-Pierre Darnis, responsable du programme de recherche Sécurité et Défense de l’Istituto Affari Internazionali, voit une autre raison à cette implication de l’Italie au Sahel. Selon lui, il s’agirait aussi pour Rome de prendre part à « la revitalisation de la politique européenne de défense » pour laquelle la France et l’Allemagne sont très actives.

Source: Zone Militaire

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dimanche 7 janvier 2018

France - Egypte : Renforcement de la coopération militaire, armement, lutte antiterroriste...

En novembre 2017, l’Égypte a connu l’attentat le plus meurtrier de son histoire avec l’attaque de la mosquée soufie de Bir Al-Abeb, dans le nord du Sinaï, au cours de laquelle 305 personnes ont perdu la vie sous les balles d’une quarantaine de jihadistes appartenant probablement à la branche égyptienne de l’État islamique.

Un mois plus tôt, un convoi de la police égyptienne avait été attaqué à moins de 200 kilomètres au sud-ouest du Caire par un groupe islamiste. Au moins 35 policiers furent tués.

Ces deux évènements récents illustrent les défis sécuritaires que l’Égypte doit relever, avec, en prime, une situation en Libye qui complique la donne. La priorité est donc d’éviter une déstabilisation de ce pays, laquelle aurait des conséquences pour l’ensemble de la région, voire au-delà.

D’où la levée, en 2015, des restrictions sur la livraison d’armes aux forces égyptiennes décidées par l’administration Obama après la destitution du président Mohamed Morsi deux ans plus tôt (et son remplacement par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi), de l’implication plus grande de la Russie et le soutien indéfectible de Paris au Caire.

La coopération militaire entre la France et l’Égypte est ancienne, avec notamment la mise en place d’une Commission militaire armement stratégie franco-égyptienne (CAMAS) et l’organisation régulière d’exercices conjoints.

« Le plan annuel de coopération de défense entre l’Égypte et la France comporte aujourd’hui plus de 70 actions de coopération. Il englobe tous les aspects propres aux relations de défense, que ce soit en matière de formation et d’échanges, d’exercices, d’équipements ou de dialogue stratégique », fait ainsi valoir le Quai d’Orsay.

Ces deux dernières années, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense passé depuis aux Affaires étrangères) cette coopération franco-égyptienne a pris un nouvel élan, avec la signature d’importants contrats d’armement (24 Rafale, 2 Bâtiments de projection et de commandement, 1 frégate multi-missions, 4 corvettes Gowind et 1 satellite de communication militaire).

Ces excellentes relations militaires (mais pas seulement) entre la France et l’Égypte s’expliquent par le fait que ces deux pays ont des intérêts communs, dont la lutte contre les groupes terroristes. Sur ce point, le règlement de la crise libyenne est primordiale.

« Nous ne pouvons laisser prospérer à la frontière égyptienne, aux portes de l’Europe, une instabilité dont profitent les terroristes et les trafiquants en tous genre », expliquait, en juin dernier, M. Le Drian.

Cela étant, il est question d’aller plus loin. À l’occasion d’une visite, au Caire, de Florence Parly ministre des Armées, le président Abdel-Fattah al-Sissi a affirmé que son pays « aspire à à développer des liens militaires avec la France dans la période à venir. »

Selon la présidence égyptienne, lors de cet entretien, M. Al-Sissi a « souligné l’importance d’une coordination continue et d’une consultation intensive entre les deux pays sur plusieurs questions d’intérêt bilatéral dans la période à venir ».

Toujours d’après la même source, Mme Parly a souligné « l’importance que Paris donne au renforcement du partenariat entre la France et l’Égypte dans tous les domaines, particulièrement dans ceux de la sécurité et de la défense. »

Ce partenariat militaire pourrait prendre la forme de nouveaux contrats d’armement. Selon La Tribune, Le Caire envisagerait la commande d’un nouveau lot d’avions de combat Rafale (12 ou 24, le nombre fait toujours l’objet de discussions) et de deux corvettes Gowind supplémentaires. Quant aux facilités de paiement demandées par l’Égypte, ce ne serait plus un problème. « Bercy ne bloque plus les négociations à la demande de l’Elysée », a en effet écrit le journal.

L’attentat contre la mosquée de Bir Al-Abeb a fait l’objet d’une revendication par un groupe appelé « Harakat Abna Yeshua » (Mouvement des fils de Jésus), jusqu’alors inconnu. Mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une manipulation de l’EI afin de dresser chrétiens et musulmans les uns contre les autres

Source : Zone Militaire

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mardi 26 décembre 2017

Sahel : Force conjointe G5, la France demande d'aide logistique à l'ONU

La France va demander une aide logistique de l’ONU en faveur de la Force conjointe du G5 Sahel

En juin 2017, à la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies adopta une résolution pour affirmer son soutien à la Force conjointe du G5 Sahel (Niger, Mali, Tchad, Mauritanie et Burkina Faso), appelée à conduire des opérations anti-terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Mais ce n’était qu’un minimum. En effet, Paris avait proposé un premier projet de résolution plus ambitieux, lequel souhaiter placer les opérations de cette force conjointe sous un mandat de l’ONU pour « utiliser tous les moyens nécessaires » afin de « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes » dans la BSS. » Il était aussi question de charger le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, d’établir un rapport sur un soutien logistique et financier à cette initiative du G5 Sahel.

Seulement, devant les réticences de Washington, peu enclin à mettre la main à la poche, Paris dut amender son projet. Exit, donc, le mandat de l’ONU. Quant à M. Guterres, il lui était demandé de seulement rendre compte des « défis rencontrés et de possibles mesures à prendre en considération » pour la mise en place de cette force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Depuis, les lignes ont un peu bougé, dans la mesure où, après l’embuscade qui a coûté la vie à 4 militaires américains au Niger, les États-Unis ont débloqué une enveloppe de 60 millions de dollars pour financer la FC-G5S, dont le budget de fonctionnement annuel est estimé à 423 millions d’euros.

En outre, avec l’appui de Barkhane, la force conjointe a pu mener sa première opération dans le secteur dit des trois frontières, au début du mois de novembre.

Peu avant, M. Guterres avait recommandé d’apporter un soutien accru à la FC-G5S. « Je tiens à souligner qu’il est beaucoup plus risqué de ne pas appuyer la Force conjointe que de l’appuyer compte tenu de l’ampleur des problèmes auxquels se heurte la région. La communauté internationale, a la responsabilité collective de ne pas laisser cette importante initiative échouer. Je renouvelle donc mon appel aux membres du Conseil de sécurité et à la communauté internationale tout entière à soutenir les États membres du G5 Sahel dans cette entreprise capitale », avait-il écrit.

D’où une nouvelle initiative de la France. Selon un nouveau projet de résolution cité par l’AFP, Paris demande à M. Guterres de conclure « au plus vite » un « accord technique entre l’ONU et les Etats du G5-Sahel pour fournir un soutien logistique et opérationnel via la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali]. »

La diplomatie française justifie cette demande en mettant en avant que les « activités d’organisations criminelles et terroristes dans la région du Sahel constituent une menace à la paix et la sécurité internationales. »

Pour lever d’éventuelles nouvelles réticences des États-Unis, qui cherchent à limiter l’implication des Nations unies dans les opérations internationales pour des raisons budgétaires, le projet français de résolution précise que cette aide logistique et opérationnelle ne coûtera rien et qu’elle sera « temporaire », c’est à dire qu’elle durera le temps nécessaire pour la FC-G5S soit autonome. Sur ce point, l’on peut émettre quelques réserves au regard des déficits capacitaires que cette dernière aura à combler.

« Le fait que les États membres du G5 Sahel manquent de matériel et n’aient pas les capacités voulues pour mobiliser des ressources freine leur aptitude à préparer la Force conjointe et à la rendre opérationnelle. Le matériel et les capacités continuent d’être largement insuffisants », avait ainsi souligné M. Guterres dans son dernier rapport.

Et de citer le manque de « matériels nécessaires pour établir une compagnie mécanisée légère dans chacun 7 sept bataillons », de capacités de renseignement et de reconnaissance, d’infrastructures d’information et de communication interopérables, d’équipements de protection individuelle, de moyens de transport aériens et terrestres et de « capacités médicales et d’évacuation sanitaire primaire ».

Quoi qu’il en soit, le projet de résolution français indique que ce soutien logistique et opérationnel « fera l’objet d’une compensation financière totale pour les Nations unies » et qu’il consistera à fournir à la FC-G5S du carburant, de l’eau et des des rations alimentaires ainsi qu’une aide matérielle et technique uniquement lorsqu’elle opérera au Mali.

En outre, il est précisé que cette aide ne devra pas porter préjudice aux opérations menées par la MINUSMA.

« Les options prévues en matière d’appui bénéficieraient aux activités de la MINUSMA, étant donné que la Mission à elle toute seule ne peut pas faire face aux multiples menaces qui pèsent sur le Sahel, dont un bon nombre dépassent son champ d’évolution géographique et le cadre de son mandat principal, mais ont des conséquences directes sur sa sécurité et ses activités », avait souligné M. Guterres. « La MINUSMA et la Force conjointe sont complémentaires. En contribuant à la stabilisation de la sécurité dans la région, l’appui de l’ONU à la Force conjointe, notamment par l’intermédiaire de la MINUSMA, faciliterait plutôt qu’il ne compromettrait le mandat de la Mission », avait-il plaidé.

Cette nouvelle initiative diplomatique française survient alors que le président Macron a annoncé la tenue d’une réunion internationale, le 13 décembre, à Paris, afin « d’accélérer le déploiement » de la FC-G5S qui, selon lui, « ne se fait pas assez vite » alors que « les terroristes ont enregistré des victoires militaires et symboliques notamment au Niger ».

« Ce sera une accélération du calendrier de soutien à la force et du calendrier. Nous voulons amplifier cette force en termes d’effectifs militaires et de moyens » car « il est urgent de renverser la tendance », a fait valoir M. Macron.

Cette réunion sera suivie par une conférence des donateurs qui doit permettre de boucler le budget de fonctionnement de cette force. À cette occasion, et selon une source diplomatique française, l’Arabie Saoudite pourrait proposer un chèque de 100 millions de dollars.

 Source : Zone Militaire -  Photo: Ministère des Armées

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samedi 23 décembre 2017

Niger : Une vingtaine de Jihadistes mis hors de combat par les Mirage français...

Le Niger doit faire face à plusieurs mouvements jihadistes. À l’ouest et au nord, il est en effet confronté au Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, qui réunit Ansar Dine, les katibas Macina et al-Mourabitoune ainsi que des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). S’y ajoute également l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui.

Au sud-est, plus précisément vers le Lac Tchad, les autorités nigériennes doivent prendre en compte la menace de Boko Haram, qui, lié à l’État islamique, a, ces dernières années, a multiplié les incursions dans les régions de Diffa et de Bosso depuis le nord du Nigéria, d’où il est originaire.

Grâce aux actions menées par la Force multinationale mixte (FMM), dont les éléments sont fournis par les pays de la Commission du Bassin du lac Tchad (Tchad, Nigéria, Cameroun, Niger) ainsi que par le Bénin, Boko Haram, par ailleurs miné par des dissensions internes, a perdu beaucoup de terrain. Au point que, en septembre 2016, le général Patrick Brethous, qui venait de quitter le commandement de la force Barkhane, estimait que la menace du groupe jihadiste nigérian avait été « endiguée ».

Seulement, Boko Haram a su garder une certaine capacité de nuisance, en continuant de perpétrer des attaques-suicide au Nigéria, au Niger et au Cameroun. En outre, il semblerait qu’il ait établi des liens, logistiques, voire opérationnels, avec l’EIGS d’al-Sahraoui. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les deux organisations ont fait allégeance à l’État islamique.

Ainsi, selon les services de sécurité nigériens, des éléments de Boko Haram auraient pris part à l’embuscade de Tongo Tongo qui, en octobre dernier, coûta la vie à quatre militaires américains. Selon une source nigérienne, citée par le quotidien Le Monde, au moins 50 jihadistes nigérians se seraient infiltrés au Mali depuis l’est du Niger.

En attendant la confirmation de cette éventuelle collusion avec l’EIGS, Boko Haram reste actif dans ses secteurs « traditionnels ». En effet, selon un compte-rendu de l’État-major des armées, à Paris, des hommes armés, « probablement affiliés à Boko Haram » ont attaqué un détachement de l’armée nigérienne dans la région de Bosso, le 6 décembre dernier.

Une demande d’appui aérien a alors été adressée à la Force Barkhane, laquelle a envoyé sur place une patrouille de trois « chasseurs », des Mirage 2000 en l’occurrence.

« L’intervention a donné lieu à deux frappes et un Show of Force qui ont permis aux forces partenaires de se désengager et de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes », a expliqué l’EMA.

Ce n’est pas la première fois que des avions de combat français interviennent à la demande des forces nigériennes. Ce fut en effet le cas en novembre 2016, pour mettre en échec une attaque menée par de « nombreux assaillants » contre le poste de la Garde nationale de Bani Bangou, à 40 km de la frontière avec le Mali. Deux passes de « show of force » suffirent à mettre en fuite ces terroristes.

La force Barkhane apporte un appui aérien aux forces nigériennes contre Boko Haram depuis 2016, le ministre de la Défense, qui était, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, ayant répondu favorablement à une demande faite par Mahamadou Issoufou, le président nigérien. Jusqu’alors, le soutien français contre le groupe jihadiste nigérian se limitait à du renseignement et à une cellule de coordination.

Source : Zone Militaire - Photo: Armée de l'Air

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samedi 16 décembre 2017

OPEX : Accélération du déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel

La Force conjointe du G5 Sahel va accentuer ses efforts mais les doutes sur ses capacités subsistent ...

Ce 13 décembre 2017, à l’initiative du président Macron, une réunion a été organisée à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, pour voir comment il serait possible d’accélérer le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, destinée à traquer les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne (BSS) avec 5.000 soldats fournis par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

« Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd’hui menacés (…) Nous devons intensifier l’effort », a affirmé le président français à l’issue de cette réunion, à laquelle l’Algérie n’a pas participé, alors que ce pays a été impliqué dans les négociations en vue d’un règlement politique entre les rebelles touareg et les autorités maliennes, en 2015.

Selon M. Macron, les pays du G5 Sahel ont convenu de « renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. » Et de préciser que « cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, une renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 6 décembre 2017

Mali : Un guetteur de 10 ans tué par un hélicoptère de la force Barkhane

La force Barkhane n’a commis aucune faute lors de la mort d’un guetteur qui s'est révélé être un mineur. 

En décembre 2016, des médias maliens affirmèrent qu’un enfant de 10 ans, envoyé chercher des ânes par ses parents, avait été tué par un hélicoptère de la force française Barkhane lors d’une opération à Tigabaten, dans le nord du Mali.

Devant la pression médiatique (et la mise en avant de cet incident par l’hebdomadaire Jeune Afrique), l’État-major des armées (EMA) publia deux communiqués pour expliquer que, au moment des faits, un « réseau de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armée terroriste […] échangeait des informations relatives à un convoi logistique […] approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français. »

Après avoir rappelé que ce mode opératoire avait été utilisé lors d’une attaque ayant coûté la vie, un mois plus tôt, à l’adjudant Fabien Jacq, l’EMA expliqua que « la force Barkhane avait alors décidé l’intervention d’une patrouille d’hélicoptères afin de faire cesser cette menace », ce qui aboutit à « la neutralisation d’un de ces guetteurs, qui s’est avéré être un mineur. » Et de préciser qu’une enquête de commandement avait été ouverte.

Les conclusions de cette dernière ont été présentés un an plus tard par Valérie Lecasble, la porte-parole du ministère des Armées. « Le décès de ce mineur est regrettable », a-t-elle admis. Mais, a-t-elle continué, « l’enquête n’a relevé aucune faute individuelle ou collective dans l’usage de la force. »

La force Barkhane avait attaqué « un groupe de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armé organisé à caractère terroriste », qui «échangeaient des informations relatives à un convoi logistique de l’armée française approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français», a expliqué Mme Lecasble. Et si l’un de ces guetteurs « s’est avéré être un mineur », il « apparaissait légitime de faire cesser une intention hostile » dans le contexte opérationnel d’alors, a-t-elle fait valoir.

Cela étant, il est désormais question d’une autre affaire, relative cette fois à une opération contre un groupe armé dans la région d’Abeïbera, fin octobre. Au moment des faits, l’EMA affirma que 15 terroristes avaient été neutralisés, dont un lieutenant du chef jihadiste Iyad Ag Ghali, spécialisé dans le recrutement et la formation des terroristes d’Ansar Dine.

Seulement, selon Bamako, 11 soldats maliens faits prisonniers lors d’attaques précédemment menées par les jihadistes auraient été tués au cours de l’opération française. Or, pour Barkhane, ces hommes n’étaient pas des « otages » dans la mesure où ils avaient « été retournés » par les terroristes. Dans un communiqué, l’EMA avait assuré que les éléments alors disponibles avaient permis « la caractérisation formelle de ce campement et son identification sans erreur possible comme un camp d’entraînement terroriste, du fait d’un travail précis de renseignement militaire. »

Reste que Bamako campe sur ses positions. Ainsi, le président malien, Ibrahim Boubakar Keïta, a réaffirmé que les 11 soldats maliens étaient bien des otages.

« Il s’agissait bel et bien d’otages des terroristes et il ne faudrait pas qu’il y ait là-dessus la moindre ambigüité entre nos amis français et nous», a affirmé M. Keïta dans un entretien donné à Jeune Afrique. « C’est un fait regrettable, qui peut hélas survenir dans ce type d’opération. On doit l’admettre et ne pas chercher d’autres raisons qui n’existent pas », a-t-il insisté.

Source : Zone Militaire - Photo : État-major des armées

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vendredi 24 novembre 2017

Egypte : Attentat terroriste dans une mosquée Soufi du nord Sinaï. Plus de 235 morts !

L’attaque s’est produite dans le village de Bir al-Abed, à 40 km d’Al Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï. Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

L’attaque a eu lieu pendant la prière du vendredi dans la mosquée Al-Rawdah, dans la ville de Bir Al-Abed, à 40 kilomètres d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï. Selon des témoins cités par l'Agence France-Presse, les assaillants ont encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et ils ont ensuite posé une bombe à l'extérieur du bâtiment. Après qu'elle a explosé, les hommes armés ont fauché les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

Une mosquée fréquentée par des adeptes du soufisme
 
La mosquée Al-Rawdah, qui a été visée par une attaque vendredi faisant au moins 235 morts dans le Nord-Sinaï en Egypte, était notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam que l'organisation Etat islamique (EI) considère comme hérétique. Voici le décryptage du journaliste du Monde, Madjid Zerrouky, spécialiste de l'EI.
 
"En décembre, l'émir de la Hisba, "police islamique" de l'EI dans le Sinaï, (l'une des plus hautes fonctions dans l'organisation djihadiste) menaçait les soufis dans l'hebdomadaire du groupe, Al-Naba  : "Nous disons à toutes les [confréries], cheikhs et partisans soufis à l'intérieur et à l'extérieur du Sinaï que nous ne permettrons pas la présence d'ordres soufis au Sinaï ou en Egypte". A l'appui de ces menaces, la décapitation de deux personnes pour appartenance au soufisme, dont le cheikh Soleiman Abou Heraz une figure soufie pour avoir « professé la connaissance de l’occulte ».
 
Dans le numéro 5 du mensuel du groupe, Rumiyah : l'émir est interrogé le long de 7 pages qui sont presque intégralement consacrées aux soufis : "Notre objectif principal est de mener une guerre contre les manifestations de l’idolâtrie, y compris le soufisme, la sorcellerie, la prédiction et le culte des tombes." Il citait nommément la confrérie Al-Rawdah - du nom de la mosquée ciblée. "Dans le Sinai, il y a celle d'Al-Rawdah, à laquelle beaucoup d'autres sont affiliées". 

Les soufis sont considérés par les djihadistes comme des hérétiques, des idolâtres et polythéistes à cause de leurs hommages aux saints : leurs tombeaux deviennent des lieux de pèlerinage. Du Mali à l'Afghanistan, en passant par Mossoul, Rakka, ils ont dynamité des dizaines de mausolées soufis."

Source : Le Monde Afrique.fr

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dimanche 19 novembre 2017

Somalie : Les drones américains attaquent les milices Shebab liées à Daesh

Depuis juin 2017, les États-Unis ont effectué une quinzaine de frappes aériennes en Somalie, exclusivement contre les milices Shebab, affiliées à al-Qaïda. Jusqu’à présent, la branche somalienne de l’État islamique, dont les effectifs sont peu étoffés, avait échappé aux drones américains. Ce n’est plus le cas désormais.

En effet, le 3 novembre 2017, le Pentagone a dit avoir réalisé deux frappes contre l’État islamique dans le nord-est de la Somalie.

« En coordination avec le gouvernement fédéral de Somalie, les forces armées américaines ont mené deux frappes aériennes contre l’EI dans le nord-est de la Somalie, tuant plusieurs terroristes », a précisé, via un communiqué, l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique.

« Les forces américaines continueront à utiliser toutes les mesures autorisées et appropriées pour protéger les Américains et pour neutraliser les menaces terroristes », a continué l’US AFRICOM « Cela inclut un partenariat avec l’AMISOM [Force de l’Union africaine en Somalie, ndlr] et les Forces de sécurité nationales somaliennes (FNS) » afin de « cibler les terroristes, leurs camps d’entraînement et leurs refuges partout en Somalie, dans la région et dans le monde entier », a-t-il souligné.

Un drone a effectué une première frappe vers minuit (heure locale) tandis que la seconde a eu lieu en fin de matinée, le 3 novembre. A priori, la cible était une « base » de l’EI implantée près du village de Buqa, situé au sud de Qandala, ville de la région semi-autonome du Puntland, brièvement occupée par l’organisation jihadiste en 2016.

La présence de l’EI en Somalie se concentre essentiellement dans la région montagneuse de Qandala. Le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies relatif à la Somalie ne s’y est pas attardé, se bornant seulement à souligner que le groupe jhadiste avait poursuivi « ses actions » au cours des semaines ayant précédé sa publication. Parmi ces dernières, il y aurait au moins un attentat suicide et l’attaque d’un hôtel.

La branche somalienne de l’EI est commandée par un certain Abdulqadir Mumin, un cadre dissident du mouvement Shebab. Le niveau de ses effectifs n’est pas connu. Selon les sources, il varie entre 70 et 300 combattants. En outre, elle disposerait d’un camp d’entraînement, lequel a très probablement été visé par les frappes américaines.

Source : Zone Militaire

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mardi 14 novembre 2017

Barkhane : Quinze jihadistes mis hors de combat par les militaires français dans le nord du Mali

« Aucun n’a pu s’échapper », a dit le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées, à propos des membres d’un groupe jihadiste récemment repérés dans le secteur d’Abeïbara, au nord du Mali. C’est ainsi que l’officier a donné le bilan d’une opération dite « d’opportunité », conduite par la force Barkhane, au cours de la nuit du 23 au 24 octobre 2017, à 100 km au nord-est de Kidal, près de la frontière avec l’Algérie.

« La découverte d’une katiba terroriste dans la région d’Abeïbara a entraîné le déclenchement d’une action combinée entre les forces spéciales françaises et des soldats de l’opération Barkhane », a en effet raconté le colonel Steiger.

Ce renseignement confirmé, une opération a rapidement été décidée. Cette dernière a commencé par une frappe aérienne, effectuée par des Mirage 2000. Puis des hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour accompagner les forces terrestres envoyées sur les lieux.

Au total, 15 jihadistes ont été « mis hors de combat », ce qui veut dire qu’ils ont été soit tués, blessés ou capturés. L’opération a également permis de récupérer et de détruire des armes et des munitions, dont des fusils d’assaut, des grenades et de nombreux chargeurs.

Source : Zone Militaire

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