FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 28 décembre 2011

Nigeria : Attentats de Noël anti chrétiens par une secte islamiste !

Ignobles attentats islamistes contre les chrétiens au Nigeria ! Plus de 40 morts le jour de Noël !

Les attentats attribués à la secte islamiste Boko Haram ont visé le jour de Noël des églises ainsi que les services secrets dans le nord-est du Nigeria, y faisant 40 morts dont un kamikaze.

« Ces actes de violence contre des citoyens innocents sont un affront injustifié à notre sécurité et à notre liberté collectives » et « les Nigérians doivent unanimement les condamner », a réagi dimanche 25 décembre 2011 le président nigérian Goodluck Jonathan. Le « gouvernement ne faiblira pas dans sa détermination à déférer devant la justice tous les auteurs des actes de violence d'aujourd'hui et de tous les autres (commis) auparavant », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le conseiller nigérian pour la sécurité, Owoye Azeazi, a de son côté dénoncé des «attaques lâches, irréfléchies et (...) préméditées » perpétrées, a-t-il dit, par Boko Haram, dont un porte-parole a revendiqué au moins un des attentats. Ces violences, condamnées par le Vatican comme étant le fruit d'une « haine aveugle et absurde », sont survenues après deux jours d'affrontements, jeudi et vendredi, entre des membres de la secte islamiste et les forces de l'ordre dans le nord-est, qui auraient fait près de cent morts.

                                         Boko Haram revendique les attaques

L'attentat le plus meurtrier, qui a fait 35 morts selon le dernier bilan en date, s'est produit à l'extérieur d'une église catholique à Madalla, en périphérie d'Abuja, la capitale fédérale. La vague d'attaques survenue samedi soir et dimanche dans le pays a été revendiquée par Boko Haram, un groupe qui prône la création d'un État islamique au Nigeria et auquel sont imputées la plupart des violences récurrentes dans le nord. « Nous sommes responsables de toutes les attaques de ces derniers jours, y compris de celle à la bombe contre l'église de Madalla. Nous continuerons à lancer de telles attaques dans le nord du pays dans les prochains jours », a déclaré au téléphone à l'AFP un porte-parole du groupe islamiste, Abul Qaqa.

À Washington, la Maison-Blanche a condamné «la violence gratuite et les morts tragiques le jour de Noël». L'Allemagne, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne ont également dénoncé ces attaques ainsi qu'Israël qui va fournir une aide médicale aux blessés.

Après celui de Madalla, un deuxième attentat a visé une église évangélique de Jos, épicentre de violences intercommunautaires dans le centre du pays, selon un responsable local et des témoins. «Une bombe a explosé à l'église Mountain of fire. Un policier qui surveillait l'église a été tué et trois véhicules ont brûlé», a déclaré à l'AFP Pam Ayuba, porte-parole du gouverneur de l'État du Plateau, dont Jos est la capitale. À Damaturu, dans le nord-est, un kamikaze qui a lancé sa voiture contre un convoi des services de renseignement de la police (SSS), tuant trois agents et trouvant lui-même la mort dans cette action, selon un communiqué des SSS. Une autre explosion s'est produite dimanche à Damaturu, sur un rond-point et, samedi soir, un engin explosif a été lancé contre une église de Gadaka (nord-est) devant laquelle se trouvaient des fidèles, ont raconté des témoins.

                                     Déjà 100 morts jeudi et vendredi

Boko Haram, qui multiplie et intensifie ses actions depuis des mois, avait revendiqué l'attentat suicide d'août 2011 contre le siège des Nations unies à Abuja, qui avait fait 24 morts. Le mouvement s'était également attribué la responsabilité d'une vague d'attaques la veille de Noël 2010 ayant visé plusieurs églises et, avec les représailles, ayant fait des dizaines de morts à Jos.

Jeudi, Damaturu et Potiskum, dans l'État de Yobe, et Maiduguri, capitale de l'État voisin de Borno, avaient été secouées par des explosions et des tirs, et les violences se sont poursuivies vendredi.Ces attaques et les affrontements consécutifs avec soldats et policiers pourraient avoir fait jusqu'à 100 morts, d'après une source policière et une ONG. Le chef d'état-major des armées a été cité disant que les militaires avaient tué 59 membres de la secte.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique (160 millions d'habitants), compte pratiquement autant de musulmans, plus nombreux dans le nord, que de chrétiens, majoritaires dans le sud. Des observateurs craignent que Boko Haram n'ait développé des liens avec la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

Source : Reuters

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jeudi 22 décembre 2011

Terrorisme islamique : Attaques d’extrémistes musulmans au Nigeria, plus de 150 morts

Au moins 150 personnes ont été tuées depuis vendredi 4 novembre 2011 à Damaturu au cours d'une série d'attaques visant des postes de police et des églises, revendiquées par la secte islamiste Boko Haram.
 
Vendredi, une voiture piégée a explosé devant un bâtiment utilisé par l'armée à Damaturu, dans le nord-est du Nigeria. De nombreux agents de sécurité ont été tués, selon un responsable de la Croix-Rouge nigériane. Puis les assaillants ont fait exploser une succursale de la banque First Bank PLC et attaqué au moins trois postes de police et six églises dans le quartier chrétien de la ville. Les violences se sont poursuivies dans la nuit de vendredi à samedi, au cours de laquelle des hommes armés ont effectué un raid dans le village de Potiskum, près de Damaturu, faisant au moins deux morts, selon des témoins. Le bilan provisoire de l'ensemble des attaques est de 150 morts.

Au lendemain de la vague attentats qui a touché Damaturu, les habitants ont commencé à sortir de leurs maisons, découvrant les dégâts, notamment des véhicules de l'armée et de la police brûlés, avec les corps calcinés des conducteurs morts sur leurs sièges. Un avocat cherchant un ami disparu s'est rendu à l'hôpital de la ville et a affirmé avoir compté 60 corps à la morgue. Un responsable du gouvernement local évoque quant à lui une centaine de blessés accueillis à l'hôpital. La police a été placée en état d'alerte. Des barrages ont été installés par des soldats et policiers dans plusieurs quartiers de la ville.

Les islamistes veulent poursuivre leurs attaques

Samedi, un porte-parole de la secte islamiste Boko Haram, Abul-Qaqa, a revendiqué ces attentats dans un appel au Daily Trust, journal de référence dans le nord musulman du Nigeria. «Nous continuerons à attaquer les représentations du gouvernement fédéral jusqu'à ce que les forces de sécurité cessent leurs exactions contre nos militants et les civils vulnérables», a-t-il affirmé.

Pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 160 millions d'habitants, le Nigeria est en proie à de fortes tensions religieuses et ethniques. Le pays est profondément divisé entre le Sud majoritairement chrétien et le Nord musulman, où une dizaine d'Etats appliquent la charia, la loi islamique. Boko Haram, dont le nom signifie «l'éducation occidentale est un sacrilège» en langue haoussa, parlée dans le nord du pays, veut instaurer un Etat islamique au Nigeria.

Le mouvement a notamment revendiqué la responsabilité d'un attentat à la voiture piégée devant le siège des Nations unies dans la capitale Abuja le 26 août, qui a fait 24 morts et 116 blessés. Boko Haram s'est fait connaître au plan national en 2009, quand ses militants ont brûlé des postes de police près de son fief de Maiduguri, dans le nord-est du pays. L'armée nigériane a violemment répliqué et les combats ont depuis fait quelque 700 morts.

Source : Figaro.fr et AFP

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mercredi 14 septembre 2011

Afrique : L'insécurité s'aggrave au Sahel

Au Mali, des Touareg seraient en possession d'armes françaises parachutées aux rebelles libyens...

Des Touareg maliens, rentrés au Mali après avoir combattu pour Mouammar Kadhafi, sont en possession d'armes parachutées par la France aux rebelles libyens, dans l'ouest de la Libye, a appris l'AFP mardi de sources concordantes, depuis Bamako. « Des armes larguées à l'époque aux rebelles du CNT, organe politique pour les insurgés libyens, par la France, sont tombées entre les mains des combattants touareg qui sont revenus dans le désert malien avec armes et bagages », a déclaré une source sécuritaire malienne, sous couvert d'anonymat.
Source : La voix de la République islamique d'Iran, le 31-08-2011

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Un barrage routier organisé par Al-Qaïda à proximité de Ghadames, dans l'ouest de la Libye...

Selon Al-Khabar, l'organisation terroriste Al-Qaïda se serait affichée au grand jour lors d'un incident non loin de Ghadames, en Libye. Un commando d'une quarantaine d'hommes qui aurait organisé un barrage routier et dévalisé, durant plusieurs heures, toutes les voitures qui se présentaient.
Source : Médi-1, le 03-09-2011


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lundi 12 septembre 2011

Libye : Le rôle déterminant des hélicoptères de combat français

Le rôle des hélicoptères de combat a été déterminant dans la défaite des troupes de Kadhafi

L'engagement des hélicoptères français en Libye, à partir du 3 juin 2011, a joué un rôle déterminant dans la campagne contre les forces pro-Kadhafi.

Les services de renseignement en ont pris conscience lors du huitième raid - fin juin - lorsque ils ont intercepté les communications des militaires libyens qui juraient contre "ces chiens de Français". Pour la première fois, les Libyens enrageaient vraiment de prendre des coups très durs, qui les démoralisaient. L'effet militaire des frappes du Groupe aéromobile (GAM) de l'aviation légère de l'armée de terre (Alat) a également été psychologique, brisant peu à peu la volonté de combattre des troupes ennemies. C'est ce qu'on appelle produire un effet stratégique.

La nécessité d'engager les hélicoptères a été très vite estimé indispensable par l'état-major des armées, au vu de la géographie de la Libye, un pays dont toute l'activité se concentre sur le rivage. Le GAM pouvait donc être déployé à bord d'un BPC (Bâtiment de projection et de commandement) - qui trouve là sa véritable vocation de combat - et ce, d'autant plus que la France en possédant deux (Tonnerre et Mistral), il était possible d'assurer des relèves. Ce qui a été fait en 24 heures - et le sera de nouveau la semaine prochaine.

Cette action "aéroterrestre" à partir de la mer a été appuyée en permanence par des moyens navals. L'artillerie (100 mm et 76 mm) des frégates appuyait les raids d'hélicoptères en détruisant les menaces sol-air ennemies lorsque'elles se démasquaient. Pour ce faire, les frégates ont dû s'approcher très près des côtes parfois à moins de dix kilomètres. C'est au cours de ces actions que l'essentiel des feux de l'artillerie (3000 obus) ont été employés.

Cette action combinée est une première militaire française : jamais de tels raids d'hélicoptères n'avaient été conduits à partir de la mer et avec un soutien d'artillerie navale. Les armées ont montré dans cette affaire à la fois une grande maîtrise technique et un caractère guerrier. Cela laissera des traces.

Les raids se composaient d'une dizaine d'hélicoptères (Gazelle, Tigre et Puma) et ils étaient commandés depuis un PC volant. Un Puma embarquait systématiquement une équipe de commandos de l'air (CPA 30) pour aller récupérer immédiatement les équipages qui auraient été abattus. Alors qu'au début de l'opération, certains estimaient que chaque raid se traduirait sans doute par la perte d'un hélicoptère, tous sont rentrés. Aucun personnel n'a même été blessé.

Le défense libyenne n'est pourtant pas restée inerte. Très bien camouflée, les forces pro-Kadhafi ont riposté vivement avec des missiles portables SA-7 ou des canons de 23 mm ou de 14,5 mm. Les hélicoptères français ne sont intervenus que par nuit noire et en volant à très très basse altitude. Des années d'entraînement au vol tactique ont ainsi été mises à profit au grand dam des troupes de Kadhafi .

Les forces pro-Kadhafi ont été harcelées de manière impitoyable, comme en témoigne le nombre de munitions utilisées à chaque raid : une quinzaine de missiles HOT,  environ 150 roquettes et autant d'obus de 30 mm. Les raids n'étaient pas des hit and run (tire et part) mais des actions dans la durée puisque la proximité du BPC permettait aux hélicoptères d'aller se ravitailler et de revenir plusieurs fois...

Si les hommes et le matériel ont donné pleine satisfaction, les militaires engagés dans ces opérations ont toutefois regretté l'absence d'un drone MALE qui leur aurait fourni un renseignement constant sur la zone.

L'action des Français a été très différente de celles de leurs homologues de la British Army. Ceux-ci avaient déployé quatre Apache sur un porte-hélicoptères, mais semblent ne jamais en avoir engagé plus de deux simultanément. Les Apache "travaillaient" comme des avions de combat, tirant leur missiles Hellfire sur des objectifs programmés depuis une altitude élevée. Rien à voir avec "ces chiens de Français"...

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Défense

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samedi 3 septembre 2011

Le général Gomart à la tête du COS

Le général Christophe Gomart a pris la tête du Commandement des Opérations Spéciales (COS), à compter du 1er aout 2011. Il succède au général Frederic Beth, qui rejoint la DGSE.

Le COS que va trouver cet été le général Gomart n'a plus grand chose à voir avec celui d'il y a deux ans, au moins sur le plan du moral des troupes. En 2009, les forces spéciales s'interrogeaient sur leur raison d'être : elles se sentaient exclues des principales opérations, en particulier l'Afghanistan qu'elles avaient quitté début 2007, lors de la fin de l'opération Arès. Deux ans plus tard, le COS est présent sur tous les fronts et il y est employé pour ce qu'il sait faire, c'est-à-dire des opérations spéciales.

L'Afghanistan, d'abord, avec au total environ deux cents hommes. Un groupement est mis pour emploi auprès du général commandant le dispositif français. Le COS est revenu sur le théâtre début 2010, à la suite de la capture des deux journalistes français. Son retour avait alors été tenu secret, mais la mort de deux commados-marine a été rendue publique. Ce GFS (groupement des forces spéciales) n'est pas intégré au dispositif américain, particulièrement actif, qui traque les chefs insurgés. D'autres membres du COS sont intégrés dans les états-majors, participent à la formation des afghans ou appartiennent au détachement d'hélicoptères.

Le Sahel, ensuite. Le COS est présent dans plusieurs pays, notamment la Mauritanie et le Burkina, avec quelques éléments au Niger et au Mali. Le COS participe à la lutte contre AQMI, d'abord en formant les armées nationales. Un groupe est prépositionné à Ouagadougou : c'est lui qui est intervenu en janvier lors de l'enlèvement de deux jeunes Français à Niamey. L'opération se solda par la mort des deux otages : en cela, elle s'est soldée par un échec. Mais sur le plan tactique, son déroulement a impressionné tous les professionnels. Monter en urgence une telle opération en quelques heures et en plein coeur de l'Afrique n'est pas à la portée de n'importe qui. Le patron des forces spéciales américaines (JSOC), l'amiral McRaven, n'a pas manqué de le faire savoir à ses homologues français en se faisant expliquer l'opération. Idem chez les Britanniques. Et ces gens-là ne passent pas pour être des amateurs.

La Libye, également, où des éléments du COS ont été rapidement envoyés pour établir un lien militaire avec les insurgés de Benghazi. Contrairement aux rumeurs et aux fantasmes, ils ne sont pas ailleurs... même si un certain nombre d'entre eux sont sur les bateaux gris.

En Côte d'Ivoire, le COS a été aux premières loges lors des dernières semaines de la présidence Laurent Gbagbo, que ce soit pour exfiltrer des ressortissants français ou donner un coup de main aux troupes de Ouattara.

Les forces spéciales font désormais pleinement leur métier. Comment se sont-elles remises dans le jeu ? En se positionnant différemment au sein des armées, d'une manière sans doute plus coopérative, plus décloisonnée. C'est-à-dire en s'adaptant au terrain - ce qui est bien la moindre des choses pour des forces "spéciales"...

Source : Jean Dominique Merchet

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mercredi 27 juillet 2011

Somalie : Pas de famine pour les islamistes !

Il n'y a pas de famine en Somalie selon les insurgés islamistes !

La situation se complique dans la Corne de l'Afrique, où quelque 12 millions de personnes sont menacées par la famine. En Somalie, les insurgés islamistes Al-Chabaab, qui contrôlent les deux régions déclarées en état de famine cette semaine par l'ONU, maintiennent l'interdiction faite à plusieurs ONG de venir en aide à la population.

Pour endiguer la famine en Somalie, la communauté internationale devra composer avec le bon vouloir des insurgés islamistes Al-Chabaab. Ces derniers contrôlent en effet les deux régions du sud du pays déclarées en état de famine mercredi par l'ONU, à savoir le sud de Bakool et la région de Lower Shabelle. Après avoir salué cette décision des Nations unies et annoncé un retour de l'aide internationale dans la région, les islamistes, affiliés à Al-Qaïda, ont semble-t-il changé d'avis.

On pourrait peut-être les aider, mais en respectant les valeurs religieuses de l'islam

Mercredi 20 juillet 2011, l'un de leurs hauts responsables qualifiait, sous couvert d'anonymat, de "bienvenue" la déclaration de l'ONU. "Nous voudrions voir l'aide arriver jusqu'à la population", ajoutait-il, laissant entendre que les ONG qui n'avaient plus accès à ces régions depuis 2009 pourraient reprendre leur action humanitaire. Ce haut responsable fixait toutefois les conditions, à savoir que l'aide soit "fournie purement sur des bases humanitaires", et que les "valeurs religieuses des Somaliens, musulmans, soient respectées".

Selon le cheikh RAGE, ce que dit l'ONU est faux : il n'y a aucune famine en Somalie !

Mais vendredi 24 juillet, le porte-parole du mouvement, cheik Ali Mohamed Rage, a tenu un tout autre discours. "Il y a une sécheresse en Somalie mais pas de famine, ce qui est déclaré par l'ONU est faux à 100%", a-t-il ainsi déclaré sur les ondes d'une radio locale, estimant que cette "déclaration de famine est politique". "Les groupes interdits précédemment ne sont pas les bienvenus pour travailler dans les zones sous notre contrôle", a-t-il par ailleurs ajouté, en référence aux ONG et autres organisations internationales qui n'ont plus accès à ces régions depuis deux ans, parmi lesquelles le Programme alimentaire mondial (PAM).

Des déclarations qui interviennent alors que ces organisations étudiaient précisément le moyen d'acheminer l'aide dans ces régions où 3,7 millions de personnes sont menacées. Le PAM s'était d'ailleurs réjoui des premières déclarations des insurgés, saluant "la déclaration de ceux qui contrôlent les régions du sud de la Somalie affirmant que l'aide humanitaire sera désormais autorisée dans ces zones du pays". L'organisation onusienne devrait toutefois maintenir le lancement d'un pont aérien dans les prochains jours sur Mogadiscio, en partie tenue par les insurgés. Objectif : aider les enfants de la capitale somalienne "qui en ont un besoin désespéré". La porte-parole du PAM, Emilia Casella, a d'ailleurs indiqué vendredi que l'aide serait maintenue "là où cela est possible".

Au total, 12 millions de personnes sont menacées dans la Corne de l'Afrique.

Source : M.E (avec agences) - LeJDD.fr

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lundi 27 juin 2011

Libye : Les hélicoptères français Tigre et Gazelle de l'ALAT

Selon le dernier point de situation de l’Etat-major des armées concernant l’opération Harmattan, en Libye, le dispositif militaire français a assuré 20% des sorties de l’OTAN et 30% des attaques au sol, tandis que l’activité des avions de l’armée de l’Air et de la Marine nationale a été moindre par rapport aux semaines passées, avec 196 missions.

Les hélicoptères de l'ALAT en Libye

En fait, la différence a été compensée par l’engagement du groupement aéromobile de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), essentiellement constitué par des hélicoptères Tigre et Gazelle, lesquels ont effectué 26 sorties à partir du 3 juin.

Ces derniers, qui sont mis en œuvre depuis le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Tonnerre, ont détruit au moins 26 véhicules militaires appartenant aux forces du colonel Kadhafi dans la région de Brega.

D’après l’amiral Philippe Coindreau, le commandant du Groupe aéronaval française (TF-473), les hélicoptères sont un complément aux avions de chasse étant donné qu’ils permettent « de voir bien mieux ce qui est caché » en offrant « une vue différente, horizontale ou oblique »

Cela étant, l’engagement de ces hélicoptères n’a pas empêché un nouveau bombardement de Misrata, le 8 juin 2011, par les forces loyalistes. Cette attaque, commise à la veille d’une réunion du groupe de contact à Abu Dhabi, a fait 10 morts parmi les rebelles.

Alors, pourquoi le groupement aéromobile et les Apache britanniques ne sont-ils pas intervenus à Misrata, alors qu’ils ont réalisé des frappes à Brega, où les forces loyalistes sont dans une posture défensive? La réponse a été donnée par l’amiral Coindreau. « Nous cherchons à recueillir le maximum de renseignements tactiques sur le théâtre pour engager nos hélicoptères de manière efficace et avec le maximum de sécurité. Il faut utiliser cet outil à bon escient et à coup sûr car nous sommes face à un adversaire dangereux » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, le 8 juin.

En volant à basse altitude, les hélicoptères s’exposent aux tirs d’armes légères et de missiles sol-air très courte portée. C’est ce qui est d’ailleurs arrivé aux appareils français, qui n’ont heureusement subi aucun dommage.

« Je constate tous les jours l’attrition des moyens des forces de Kadhafi », a affirmé l’amiral Coindreau, en soulignant que « la composante hélicoptères arrivée récemment apporte singulièrement une plus-value et une accélération dans ce domaine ».

Après le quasi anéantissement de l’aviation des forces du colonel Kadhafi, le potentiel militaire de ces dernières a été réduit de 50%, selon les précisions apportées par l’amiral américain James Stavridis, le commandant des forces de l’OTAN en Europe (SACEUR). Près d’un millier de blindés ont été neutralisés depuis le 19 mars, jour de lancement des opérations militaires visant à faire respecter la résolution 1973 des Nations unies par le régime du colonel Kadhafi. 

Source : Zone Militaire

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mardi 21 juin 2011

L'amiral Forissier inquiet quant aux ressources de la Marine, fortement sollicitées en Libye

La guerre en Libye est "en train de bouffer le potentiel"  de la Marine nationale

L'amiral Pierre-François Forissier, chef d'état-major de la marine nationale, a exprimé le 10 juin 2011 devant l'AJD (Association des journalistes de défense), de sérieuses préoccupations sur l'effet des opérations libyennes sur les ressources techniques et humaines de son armée marine.

Tout en affirmant que les forces navales ne se trouvent pas en "surchauffe", il ajoutait aussitôt : "Nous consommons de façon intensive un potentiel qui aurait dû être consommé de façon régulière tout au long de l'année." Les navires militaires français sont prévus pour naviguer une centaine de jours par an. Les ressources humaines de la marine sont calculées à l'aune de ces potentiels. Au-delà, les navires sont difficilement maintenus en condition, les personnels souffrent de "trous" dans leurs formations et leur entraînement, et des tensions apparaissent dans les familles. Le cas d'un BPC ayant effectué 200 jours de mer en 2010 est cité comme l'exemple à ne pas suivre !

Les marins ne sont pas des pompiers

L'amiral a été explicite : si le groupe aéronaval déployé au large de la Libye rentre à Toulon "avant les vacances d'été", c'est-à-dire avant le 14 juillet - dans moins de quatre semaines -, alors "il faudra un délai de six mois" pour que le fer de lance de la marine retrouve sa pleine capacité. Mais ensuite, ça se corse ! "Si nous sommes en mer après l'été, ce sera un mois de plus dans la vue tous les quinze jours ! Si nous sommes encore en mer fin 2011, il n'y aura pas d'opérations en 2012." Et de conclure sur ce chapitre : "Vous ne ferez pas la permanence à la mer avec un seul porte-avions. Mais la décision ne m'appartient pas."

C'est bien connu, la franchise des officiers généraux est inversement proportionnelle au temps qu'il leur reste à passer sous les drapeaux. L'amiral Forissier, qui part dans quelques semaines cultiver ses roses, en a gros sur le coeur et se lâche contre les politiques : "On nous prend pour des pompiers !" regrette-t-il. Mais c'est pour confier derechef que les ordres reçus sont suivis : "Quand l'alarme a sonné, on met tout dessus et on y va. Toutes les missions qu'on nous a ordonnées, on les a exécutées."

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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vendredi 3 juin 2011

Libye : Les troupes de Kadhafi bombardent Misrata et Zentane

Les forces de Kadhafi continuent leurs bombardements sur Misrata et Zentane

Le 19 mai 2011, le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, avait déclaré, à Bratislava, que l’opération Unified Protector, dont l’action est bornée par la résolution 1973 des Nations unies, avait « sérieusement cassé la machine de guerre de Kadhafi ».

Seulement voilà, les forces loyalistes semblent avoir trouvé des ressources supplémentaires car, depuis quelques jours, elles pilonnent avec des obus de mortier et des roquettes Grad, la ville portuaire de Misrata, qui, contrôlée par les rebelles, est située à 200 km à l’est de Tripoli.

Selon ces derniers, les troupes du colonel Kadhafi sont bloquées sur une ligne de front située à 25 km de Misrata, les frappes de l’OTAN les empêchant de progresser plus avant.

Par ailleurs, le général canadien Charles Bouchard, qui commande l’opération Unified Protector, de l’OTAN, a accusé, le 27 mai, les troupes du colonel Kadhafi d’avoir miné les environs de Misrata, afin « d’empêcher la population de circuler ». L’officier a toutefois précisé que « ce n’est pas notre mission » de neutraliser ces mines antipersonnel. « Des personnes appropriées s’en chargeront » a-t-il indiqué, sans donner plus de détails.

Des combats ont également eu lieu à Dafinia, à 30 km plus à l’ouest. Un char libyen y aurait été détruit par les rebelles. Ces derniers sont par ailleurs mis en échec dans leur tentative de prendre Zliten, une ville de 200.000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres de Misrata. Selon le Conseil national de transition (CNT), les insurgés y auraient subi de lourdes pertes.

Des bombardements intenses ont également été signalés à Zentane, à 150 km au sud-ouest de Tripoli, à près de la Tunisie. Selon le témoignage d’un docteur de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), recueilli par l’agence Reuters, une centaine de roquettes ont été tirées, dans la nuit du 26 au 27 mai, sur cette localité tenue par les rebelles, située dans la région du djebel Nefoussa.

Cela étant, le colonel Kadhafi semble avoir perdu le soutien passif de Moscou. Jusqu’à présent, La Russie, qui s’était abstenue au moment du vote de la résolution 1973 au Conseil de sécurité de l’ONU, a signé la déclaration finale du dernier sommet du G8, à Deauville, laquelle demande son départ. « Le monde ne le considère plus comme le leader libyen » a déclaré Dmitri Medvedev, le président russe, qui a proposé une « médiation » et annoncé l’envoi d’un émissaire à Benghazi, le bastion des insurgés, dans l’est du pays.

Source: Zone Militaire

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mercredi 25 mai 2011

Libye : Des hélicoptères Gazelle et Tigre contre les forces de Kadhafi

Tigre et Gazelle embarquent sur le BPC Tonnerre

La semaine passée, le site Mer et Marine indiquait que des préparatifs étaient en cours, à Toulon, pour l’appareillage en « toute discrétion » du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre.

Toujours selon la même source, la destination était très probablement les côtes libyennes, en vue d’une participation du navire à l’opération Harmattan, qui est la contribution française aux missions de l’OTAN visant à faire respecter par le régime du colonel Kadhafi la résolution 1973 des Nations unies. Toutefois, l’Etat-major des armées (EMA), à Paris, n’a pas confirmé et a assuré qu’une intervention de troupes terrestres n’était « pas à l’ordre du jour » en Libye.

Etant donné que le BPC Tonnerre a été conçu pour mener des opérations amphibies, la question pouvait se poser. Mais ce navire est aussi un porte-hélicoptères et c’est pour cette capacité qu’il sera probablement à l’oeuvre prochainement.

En effet, selon Le Figaro, 12 hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) auraient pris place à bord du Tonnerre. Cela laisse augurer un engagement de ces appareils, vraisemblablement des Gazelle et des Tigre, qui auront à mener des frappes très précises sur les blindés utilisés par les forces loyales au colonel Kadhafi.

Au sujet de l’utilisation d’hélicoptères, le quotidien rappelle que l’EMA avait fait savoir, fin mars 2011 que la « mise en oeuvre de forces aéroterrestres ne pouvait s’envisager sans une présence au sol. Laquelle a été formellement exclue par tous les pays participant à l’opération ».

Par ailleurs, le Figaro confirme que les forces spéciales françaises sont déployées en Libye pour guider les frappes aériennes réalisées par les avions de la coalition. Si des informations au sujet de la présence en Libye des hommes du Special Air Service (SAS) britannique ont filtré dans la presse d’outre-Manche, cette question a été beaucoup plus discrète en France.

Le 18 avril dernier, le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le député Axel Poniatowski, avait demandé l’envoi des forces spéciales françaises (en l’occurrence, le CPA 10 de l’armée de l’Air) pour désigner « les objectifs sur le terrain ». Le Premier ministre, François Fillon, avait exclu tout déploiement de troupes sur le territoire libyen. Pour le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, le guidage des avions de l’OTAN relevait du Conseil national de transition (CNT, rebelles). « Ils peuvent jouer ce rôle sans qu’il soit nécessaire de déployer des forces au sol » avat-il insisté.

Quoi qu’il en soit, cet engagement des hélicoptères de l’ALAT marquera sans doute un tournant dans la gestion du conflit. Pour le Figaro, Paris souhaite accélérer le mouvement et en finir avant la fin juillet 2011 pour plusieurs raisons : passé 4 mois d’intervention, le gouvernement sera tenu par la loi de soumettre la prolongation de la participation des troupes françaises à l’opération de l’OTAN au Parlement, les fortes chaleurs risquent de compliquer la donne sur le terrain pour les rebelles, comme le début du ramadan.

Source : Zone Militaire

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lundi 23 mai 2011

Côte d'Ivoire : L'armée française restera présente "pour assurer la protection des nos ressortissants"

Il avait été prévu que la présence permanente militaire française sur la façade atlantique se limiterait au Gabon.

Finalement, il faudra aussi compter sur une force française en Côte d’Ivoire.

Invité à la cérémonie d’investiture du nouveau président ivoirien, Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy a fait un détour au camp militaire de Port-Bouët, où il s’est exprimé devant les ressortissants français résidant en Côte d’Ivoire et les soldats de la Force Licorne.

« Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants » a-t-il ainsi déclaré. « Mais je veux que les choses soient claires entre nous. L’armée française n’est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit, fût-il un gouvernement ami. Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir » a-t-il précisé.

« Ici, nous avons des milliers de nos compatriotes. Leur sécurité doit être assurée et donc il y aura des soldats pour cela en accord avec les autorités de la Côte d’Ivoire. Mais l’armée française n’a pas vocation, c’est une nouvelle époque, à soutenir ou à intervenir dans les affaires des Etats africains, a encore insisté le président de la République.

Actuellement, les effectifs de la Force Licorne sont de l’ordre d’un millier de militaires. Lors des récents événements qui ont conduit à l’arrestation de Laurent Gbagbo, qui, battu aux élections, refusait de céder le pouvoir, le contingent français a compté jusqu’à 1.700 hommes, grâce à des renforts venus notamment du Gabon.

Aucune précision n’a été donnée quant au format qu’aura le contingent français en Côte d’Ivoire. Outre sa mission de veiller sur les expatriés français, il sera sans doute sollicité pour réorganiser l’armée ivoirienne et former les recrues de cette dernière.

Par ailleurs, le président Sarkozy est revenu sur le rôle tenu par la Force Licorne en avril 2011. « Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l’a demandé. Je dois vous dire, avec honnêteté que si nous n’avions pas obtenu de mandat de la communauté internationale, nous ne serions pas intervenus comme nous sommes intervenus » a-t-il affirmé.

« Nous serions intervenus sans mandat si vous aviez été vous-mêmes en danger, pour vous évacuer et pour vous protéger. Mais l’action que nous avons menée, c’est une action dans un cadre international » a-t-il ajouté, en s’adressant à la communauté française de Côte d’Ivoire.

Source : Zone Militaire

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jeudi 19 mai 2011

Libye : Les pro-Kadhafi tentent d'isoler Misrata

Les forces de Kadhafi utilisent des canots chargés d'explosifs, comme IED des mers !

Les forces navales de l’OTAN ont découvert un mode opératoire nouveau mis au point par les troupes restées fidèles au colonel Kadhafi. L’on sait que ces dernières cherchent à isoler la ville de Misrata, sous le contrôle de la rébellion, en bloquant les routes d’accès, l’aéroport et le port.

Si la plate-forme aéronautique a été libérée par les rebelles, le port reste quant à lui la cible de tentatives d’attaques répétées, notamment au moyen de mines. Cette fois, selon l’OTAN, ce sont deux embarcations gonflables rigides (RHIB, rigid-hull inflatable boats) qui ont intrigué les marins de la coalition.

Les deux canots, vraisemblablement mis à l’eau dans les environs de Zlintan, se dirigeaient vers Misrata quand ils ont été repérés par les navires de l’opération Unified Protector, présents dans la zone.

Des hélicoptères ont alors tenter d’identifier les deux embarcations. L’un d’entre elles s’est arrêtée pendant que l’autre a pris la fuite à grande vitesse vers Zlintan. L’équipe de déminage envoyée sur place a ainsi découvert que le canot immobilisé contenait une grosse quantité d’explosifs, ainsi que deux mannequins à l’apparence humaine. Il a été par la suite été détruit par des tirs d’armes de petit calibre.

Pour l’OTAN, c’est la première fois que les forces loyales au colonel Kadhafi utilisent ce que l’on pourrait appeler un engin explosif improvisé naval pour menacer le trafic des navires humanitaires et commerciaux qui se rendent dans le port de Misrata.

Mais cette tactique aurait pu également être utilisée contre des bâtiments de l’OTAN. Pour mémoire, le destroyer américain USS Cole avait été victime d’un attentat suicide mené à l’aide d’une embarcation rapide chargée d’explosifs alors qu’il était au mouillage à Aden (Yémen), en octobre 2000.

Source : Zone Militaire

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samedi 30 avril 2011

Libye : L'efficacité de L'Armée de l'Air française et du Rafale

L'Armée de l'Air française et l'avion Rafale font preuve d'une grande efficacité en Libye

Le retrait américain des opérations militaires menées en Libye place les Européens dans une situation inédite et complexe. La chaîne de commandement de l’OTAN va, pour la première fois, fonctionner sans les Américains.

Ces derniers se sont ainsi effacés des structures otaniennes qu’ils commandent : à Mons, le SACEUR, l’amiral James Stavridis (très discret depuis le début de la crise), a laissé les commandes au DSACEUR, le général britannique Sir Richard Shirreff. A Naples, c’est l’amiral Samuel Locklear qui laisse le devant de la scène au général canadien Charles Bouchard, commandant en chef de l’opération “Unified Protector”.

Un contingent d’officiers français a d’ailleurs été transféré de Ramstein vers le sud de l’Italie pour renforcer la présence française sur place. A Poggio Renatico, c’est le général italien Mario Ottone qui est aux manettes. Enfin, à Izmir, le numéro deux, le général français Vincent Tesnière, est informellement à la tête du CC Air HQ, le général américain Ralph Jodice s’étant lui aussi “effacé”.

L’enjeu est d’importance : il s’agit ni plus ni moins de tester la capacité des Européens à utiliser les structures de l’alliance de manière autonome. Les Américains nous placent, de ce fait, face à nos responsabilités, mais aussi face à nos carences évidentes. La première d’entre-elles est que les Européens ne sont pas au complet, suite au refus allemand de participer aux opérations militaires.

Vient ensuite la question des moyens propres censés pallier le retrait des 40 aéronefs américains impliqués dans l’opération “Aube de l’Odyssée”. Mais comment remplacer les 25 avions de combats F-16 et F-15, ainsi que les 20 ravitailleurs mobilisés par l’USAF ?

Trouver ces moyens en Europe va être “très compliqué”, de l’avis d’observateurs avisés. La situation est particulièrement compliquée du fait que certains pays, comme la Suède et la Turquie, ont refusé de participer aux frappes au sol. Dans le domaine des drones, les moyens européens seraient nettement insuffisants, tant en termes de plates-formes disponibles qu’en termes de capacité de traitement des informations fournies par les drones que les Américains vont maintenir en opérations au-dessus de la Libye. La planification, le choix et le traitement des cibles (targeting) est un autre casse-tête pour les Européens, qui comptaient très largement sur les moyens américains.

Une «véritable promotion de l’armée de l’air»

Autre enseignement de ces premières semaines de conflit, la France est le seul pays européen à tenir son rang en termes de capacités, ce qui n’a échappé ni aux Américains ni aux partenaires européens. Certains avancent même que les opérations en Libye seraient une «véritable promotion de l’armée de l’air».

Le Rafale a ainsi démontré ses qualités, inégalées en Europe : souplesse et polyvalence (capacités à décoller tant de Saint-Dizier que de Solenzara ou du porte-avions), réelles capacités multirôles (vaste éventail d’armes, excellence dans les missions air-air comme air-sol). Sur ce point, la comparaison avec les capacités des Britanniques ne plaide pas en faveur de ces derniers. Les opérations auraient ainsi mis en évidence l’état très préoccupant des forces aériennes britanniques, avec un différentiel de 1 à 3 par rapport aux capacités françaises, tant en termes de moyens mobilisables qu’en termes de capacités à opérer de manière autonome.

Paris devra, cependant, rapidement envisager le renouvellement partiel de sa flotte d' avions ravitailleurs, véritable colonne vertébrale du dispositif aérien français. La principale question pour la France consiste désormais à déterminer comment capitaliser ce succès dans un contexte d’une défense européenne qui semble encore un horizon lointain... 

Source : TTU On Line - Crédit photo: MinDef

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vendredi 29 avril 2011

Pâques au Nigeria : Nouveaux attentats islamistes meurtriers contre les chrétiens !

Trois bombes ont explosé dans une ville du nord-est du Nigeria, faisant des morts et des blessés, a annoncé lundi 25 avril 2011 la police, qui attribue ces attentats à la secte islamiste Boko Haram.

Les explosions se sont produites dans la soirée du dimanche de Pâques dans un hôtel et une gare routière de la ville de Maiduguri, a indiqué un porte-parole de la police, Mai Mamman. "Il y a des victimes, c'est certain, mais nous ne connaissons pas le nombre de tués et de blessés", a-t-il ajouté. "Les victimes ont été évacuées dans deux hôpitaux. Tous les indices nous portent à croire que c'est l'oeuvre de Boko Haram, qui a mené des attaques similaires dans le passé", a-t-il poursuivi.

Boko Haram est accusée d'être derrière une série d'assassinats de policiers, de dirigeants communautaires et d'attaques d'églises au cours des derniers mois dans le nord du Nigeria. Ses militants se battent pour la création d'un État islamique dans un pays dont la population de plus de 150 millions d'habitants est partagée entre chrétiens et musulmans.

Boko Haram avait distribué des tracts dans la journée de dimanche pour prévenir de nouvelles actions. "Nous disons de nouveau que nous sommes des combattants du jihad au Nigeria", affirme la secte. "Nous n'accepterons jamais un système de gouvernement différent de celui prévu par l'Islam car il est la seule voie pour libérer les musulmans. Nous ne respectons pas le gouvernement du Nigeria car il est illégal". "Nous continuerons de combattre ses militaires et ses policiers parce qu'ils ne protègent pas l'Islam", poursuit le tract.

Des élections de gouverneurs sont prévues mardi dans 24 des 36 États de la Fédération nigériane, dont l'État de Borno, où se trouve Maiduguri. Une bombe avait explosé dans la ville la veille de la présidentielle du 16 avril et une autre le jour même. Deux autres bombes avaient explosé le jour des élections législatives, le 9 avril. Plus de 500 personnes ont été tuées depuis le 16 avril dans le nord du Nigeria, principalement musulman, au cours de violentes émeutes qui ont suivi l'élection à la présidence de Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, selon l'organisation nigériane Civil Rights Congress, basée dans l'État de Kaduna (nord).

Source : AFP

NDLR FNCV : Rappelons que des djihadistes avaient déja, à Maiduguri, incendié des églises et tué six personnes la veille de Noël.

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jeudi 28 avril 2011

Maroc : Attentat terroriste islamique à Marrakech place Djemaa el Fna !

Un kamikaze s'est fait exploser dans un café situé sur la très touristique place Jemaa el Fna, faisant au moins quatorze morts dont huit Français, selon les dernières sources..

Marrakech: attentat terroriste place Djemaa El Fna : 14 morts !

Un attentat provoqué par un kamikaze a dévasté jeudi 28 avril 2011 à midi un café situé sur la place Jemaa el Fna de Marrakech, haut-lieu touristique de la ville. L'explosion a fait quatorze tués dont deux Français, selon les informations du Figaro (8 selon les dernières sources). Une vingtaine de personnes ont été blessées. Les deux victimes françaises sont originaires de Marseille. Un Anglais aurait aussi été tué, ainsi que le kamikaze.

«C'est bien un attentat», a affirmé Khalid Naciri, porte-parole du gouvernement marocain, sur France 24. «Les conclusions auxquelles nous sommes parvenus me permettent de l'affirmer sans hésitation. Nous avons travaillé (...) sur l'hypothèse que ce serait éventuellement d'origine accidentelle. Or les résultats des premières enquêtes démontrent que nous sommes en face d'un acte criminel pur et dur». Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances du drame.

Des touristes étrangers parmi les victimes, dont huit Français

Le bilan provisoire officiel des autorités est de 14 morts et de 20 blessés. Onze touristes étrangers font partie des victimes, selon une source médicale. «On ne peut pas pour l'instant déterminer avec précision les identités de toutes les victimes», a-t-elle précisé. «Nous attendons l'autorisation du Parquet pour procéder à l'identification des corps.»

Les autorités avaient d'abord évoqué des bonbonnes de gaz qui auraient pris feu. Mais cette hypothèse ne semble plus tenir, les bonbonnes étant situées au sous-sol, alors que l'explosion a endommagé le rez-de-chaussée et le premier étage du café Argana. Des photos de l'événement circulent sur Twitter. On peut y voir la devanture détruite du café.

«A 11h50, heure locale, on a entendu une explosion sourde, raconte Boris Thiolay, journaliste à L'Express, qui se trouvait place Jeemaa el Fna. On a tous sursauté, puis vu un panache de fumée noire s'élever au dessus du restaurant et du souk.» «Immédiatement, les gens se sont pressés vers le bâtiment dont la structure est vraiment amochée, explique le reporter. Le rez-de-chaussée et la terrasse du premier étage ont été grandement endommagés par l'explosion».

Source : Le Figaro.fr

NDLR :Faut-il voir dans ce nouvel attentat la main de AQMI ?

Dans une vidéo diffusée sur Youtube la semaine dernière, des hommes se présentant comme des membres d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont menacé de s'attaquer aux intérêts marocains pour protester contre la détention de militants islamistes.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu avec le souverain du Maroc Mohammed VI par téléphone, a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte odieux, cruel et lâche qui a fait de très nombreuses victimes parmi lesquelles des Français."
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire de police, procédure habituelle pour un attentat à l'étranger quand des Français sont touchés.(Nouvelobs.com)

Huit Français ont été tués dans cet attentat "haineux" (29/04/2011-07:29).

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dimanche 17 avril 2011

Côte d'Ivoire : Arrestation de Laurent Gbagbo... Dans la tradition des manuels militaires français ;-)

Les leçons des conflits des deux dernières décennies et des combats urbains à Sarajevo, Mostar ou Kaboul, ont conduit les Français à revisiter leurs analyses des guerres urbaines.

C'est dans un document diffusé en juillet 2005, le TTA 980, manuel d'emploi des forces terrestres en zone urbaine, que l'on peut discerner les principes qui ont été mis en oeuvre dans l'assaut contre la résidence de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Si le chef d'état-major de l'ONUCI est un général togolais, les lignes qui suivent indiquent assez comment cette opération a été inspirée davantage par la doctrine française que par toute autre !

La coordination entre les différentes armes de mêlée, dans la stricte configuration qui a été employée le 11 avril dans le soutien aux forces de l'Onuci, est ainsi décrite dans le manuel : "Les unités d'infanterie sont engagées de préférence dans les secteurs d'habitat dense, le plus souvent constituées en sous-groupement renforcé de blindés et de génie. (...) Les unités blindées apportent un effet dissuasif par leur puissance de feux et offrent des capacités de détection (jour + nuit) et de protection grâce à leur blindage. Elles sont employées préférentiellement dans les zones dégagées, où elles tirent parti de leurs capacités d'observation, de tir et de mobilité. Les groupements et sous-groupements blindés sont renforcés par des unités d'infanterie et du génie pour préparer, accompagner et prolonger leurs actions. Le rôle du génie en appui au combat est déterminant tant en appui mobilité (déblaiement, déminage, mobilité à l'intérieur des immeubles et dans les réseaux sous-terrains) qu'en contre-mobilité (obstructions, destructions, minage) et en sauvegarde-protection."

La force Licorne a proposé la recette, mélangé les ingrédients et cuit le gâteau...

Sur le "coup de poing" qui a conduit à l'arrestation de Gbagbo, pas de place au doute, non plus : "La force recherche une décision rapide et au moindre coût. Elle vise prioritairement les points décisifs et les points de cohérence de l'adversaire en vue d'atteindre ses centres de gravité. (...) La composante terrestre s'attache à mener des opérations sélectives, si possible rapides et parfaitement ciblées, afin d'éviter l'enlisement et l'usure." Une remarque explique aussi qu'une offensive n'ait pas été conduite plus tôt : "La destruction systématique des forces adverses déployées en agglomération ou/et la conquête totale de la ville ne sont pas recherchées."


Concernant le "siège" de l'objectif visé, il passe d'abord par son isolement, son confinement et le blocage de ses capacités d'action : "La création de zones d'exclusion autour des forces ennemies vise dans un deuxième temps à les isoler tout en leur interdisant tout renforcement ou possibilité de manœuvre et de repli. Dès lors, il est possible de procéder à leur destruction par des forces spéciales ou des détachements interarmes (raids brutaux et fugaces)." Quant à la nécessité de ne pas laisser la situation pourrir et dégénérer, elle est expliquée ici : "Les engagements en zone urbaine peuvent très vite revêtir un caractère exceptionnel et irrationnel qui échappe aux forces en présence et les conduit à des surenchères initialement refusées. D'objectif tactique, la ville devient objectif opératif, voire stratégique. La force peut ainsi se voir progressivement contrainte à saisir ou à défendre des zones ou points à forte valeur symbolique dont le contrôle ou la destruction peut conférer un avantage psychologique majeur à l'une ou l'autre des parties."


Ceci dit, le Premier ministre François Fillon ne ment pas (pourquoi le ferait-il ?) quand il affirme, comme avant lui ses ministres Alain Juppé et Gérard Longuet : "Le comportement des forces françaises a été exemplaire. Le président de la République leur avait confié une mission difficile. Pas un seul soldat français n'a mis les pieds dans la résidence."

En fait, tout le monde est d'accord. À supposer que l'opération ait été une pâtisserie, la force Licorne a proposé la recette, mélangé les ingrédients et cuit le gâteau. Mais ce sont les FRCI d'Alassane Ouattara qui, sur son sommet, ont placé la cerise. 

Source : Jean Guisnel - Le Point.fr

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lundi 11 avril 2011

Côte d'Ivoire : L'ex-président Laurent Gbagbo arrêté par les pro-Ouattara

Gbagbo arrêté !

Le président sortant de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), forces du président élu Alaassane Ouattara, vers 15h00, heure française, cet après midi.

Le président GBAGBO, qui se retranchait dans son bunker d'Abidjan depuis plusieurs jours, a été conduit à l'Hôtel du Golf, QG des pro-Ouattara. Les deux camps s'opposent désormais sur le rôle des forces françaises et de l'ONUCI dans cette arrestation.

Le président élu Alaassane Ouattara a déclaré que "Le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens.

Reste à réconcilier les parties opposées et à reconstruire un pays divisé depuis de nombreuses années, et épuisé par plusieurs semaines d’affrontement armé.

FNCV

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jeudi 7 avril 2011

Libye : Les Américains cessent leur intervention... Le colonel Kadhafi est toujours là !

Libye : Pas de cessez-le-feu en vue... Kadhafi est toujours au pouvoir...

Les opérations contre la Libye sont entrées dans leur seizième journée, sans qu'apparaissent de manière claire les objectifs français. Au départ, le samedi 19 mars 2011, les buts de guerre étaient ainsi définis par Nicolas Sarkozy lors de son intervention à l'issue du sommet de l'Élysée : "En l'absence d'un cessez-le-feu immédiat et d'un retrait des forces armées, les participants du sommet ont convenu de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, dont les moyens militaires, pour s'opposer à toute agression."

Ainsi exprimée, la conception française de la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU continue d'être appliquée : les moyens militaires - essentiellement français et britanniques - continuent d'être engagés sous plusieurs formes afin d'empêcher les troupes demeurées fidèles à Kadhafi de reprendre le terrain conquis par les insurgés. On sait que les forces aériennes "loyalistes", ou ce qu'il en reste, sont clouées au sol, et nous pouvons préciser que les frappes sur les moyens sol-air ont été efficaces : les missiles sol-air les plus craints par les aviateurs, à savoir les plus que cinquantenaires SA-2 Guideline (ce modèle avait abattu le pilote Gary Powers et son avion-espion U-2 au-dessus de l'URSS en 1960), les SA-3 Goa (modèle 1960), les SA-5 Gammon ainsi que la plupart, mais pas tous, des SA-6 Gainful libyens, ont été mis hors d'état de nuire.

Destruction des installations de commandement libyen

La menace résiduelle la plus significative demeure celle des SA-8 Gecko, que les troupes loyalistes protègent en les déplaçant en permanence. Dans leur conception étendue de la protection des populations civiles, les Français ont frappé dans la profondeur du territoire en utilisant pratiquement toute la panoplie dont disposent leurs avions d'attaque au sol. Dans la première semaine des frappes, deux journées entières ont été consacrées à la destruction des installations de commandement libyen : les avions de la marine nationale embarqués sur le Charles de Gaulle (Rafale marine et Super-Étendard modernisés) ont tiré des bombes à guidage laser GBU-12 de 250 kilos contre des hangars, et les Mirage 2000-D de l'armée de l'air ont tiré des GBU-49 (la même bombe, mais équipée en plus d'un guidage GPS). Une bombe GBU-24 chargée d'une demi-tonne d'explosifs et destinée aux sites protégés a été larguée contre un dépôt de munitions par un Mirage 2000-D. Cette mission était intégrée à un dispositif multinational, les avions français participant à un raid comptant des avions américains chargés de cette même arme.

Rappelons que les GBU sont constituées de bombes "lisses" classiques sur lesquelles ont été montés des "kits" Paveway produits par la société américaine Raytheon, comptant un ensemble de guidage à l'avant et à l'arrière des ailerons permettant à l'engin de planer. Par ailleurs, les Rafale ont conduit de très nombreuses missions contre les forces loyalistes à l'aide de leurs bombes AASM, qui sont également des bombes lisses, mais guidées cette fois par un système de désignation laser et un système d'augmentation de portée conçu par la société française Sagem. La portée de cet engin (40 à 50 kilomètres) a permis aux aviateurs français, lors d'un raid récent contre un site de SA-3, de décliner l'offre de protection offerte par l'US Air Force, qui proposait de faire accompagner les Rafale par des F-16. Les avions français tiraient leurs engins très au-delà de la portée des missiles attaqués, qui n'excède pas 15 kilomètres..../  

.../ Les forces américaines ont annoncé qu'elles n'effectueraient plus de raids au-dessus de la Libye, mais qu'elles continueraient toutefois à fournir un appui à l'opération Unified Protector conduite par l'Otan, qui a succédé le 31 mars à l'opération Odyssey Dawn que conduisaient les forces américaines.

Source: Jean Guisnel - Le Point.fr

NDLR : Alors, on fait quoi maintenant, chef ?

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mercredi 6 avril 2011

Côte d'Ivoire : Militaires français blessés à Abidjan - Gbagbo retranché dans son bunker ...

7 avril 2010 - 23:30

Laurent Gbabgo toujours retranché dans son bunker !

Les combattants pro-Ouattara se tiennent prêt à lancer l'assaut final contre la résidence présidentielle.
Tandis que l'ONU tente d'ultime négociation avec l'ex-président, la justice internationale souhaite ouvrir une enquête sur les massacres.

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Dernière minute 05 avril 2010 - 23:15
Selon une nouvelle dépêche de l'agence Reuters,
L'ex-président Laurent Gbagbo ne se serait pas encore rendu... contrairement à ce qu'annonçait la précédente  dépêche !

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Un quatrième militaire français (appartenant au GIGN) blessé dans les combats en Côte d'Ivoire

Conformément au mandat qui lui a été confié, la Force Licorne est intervenue en soutien de la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), chargée de la protection des civils, en vertu des résolutions 1721 et 1975 du Conseil de sécurité.

Les hélicoptères Gazelle de la Force Licorne ont notamment visé les véhicules blindés ainsi que les armes lourdes appartenant aux troupes restées fidèles au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir après sa défaite contre Alassane Ouattara lors de l’élection présidentielle de novembre 2010. Les appareils français ont ainsi appuyé l’action des Mi-24 mis en oeuvre par l’ONUCI.

Les combats ont concerné des bases tenues par les forces de défense et sécurité (FDS) du président sortant ainsi que la résidence de ce dernier, laquelle est à proximité de celle de l’ambassadeur de France à Abidjan. C’est dans ce contexte qu’un gendarme du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) a été blessé à la cuisse par des éclats de balles ou de roquettes, dans la soirée du 4 avril 2011.

Evacué vers Port-Boüet, le camp des troupes françaises déployées en Côte d’Ivoire, le militaire a été opéré immédiatement. Selon la Gendarmerie nationale, son état de santé ne suscite plus d’inquiétude.

Quoi qu’il en soit, il s’agit du 4ème militaire français blessé depuis le lancement de l’offensive des pro-Ouattara contre les forces de Laurent Gbagbo. Le 2 avril, un soldat du 16ème Bataillon de Chasseurs avait été la cible de tirs. Quelques jours plus tôt, la voiture à bord de laquelle avaient pris place deux gendarmes fut également touchée par des rafales d’armes automatiques.

Les hommes du GIGN ont pour mission d’assurer la protection de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, où 160 gendarmes ont été envoyés, notamment pour participer à la sécurisation des ressortissants étrangers – en particulier français – résidant à Abidjan.

Les effectifs de la Force Licorne ont aussi été renforcés depuis le début des troubles dans la capitale économique ivoirienne, avec l’envoi de 3 compagnies supplémentaires issues du Régiment de Marche du Tchad (RMT), du 2ème Régiment Etranger Parachutiste (REP) et du 3ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (RPIMa).

Source : Zone Militaire

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mardi 5 avril 2011

Libye : La disparition de Kadhafi arrangerait tout le monde...

Les forces rebelles libyennes peinent face aux troupes de Kadhafi

Aujourd’hui, l’urgence est au regain de puissance et d’initiative des rebelles, afin d’éviter une impasse stratégique et de voir le conflit s’éterniser. Mal entraînés, mal équipés, non structurés et sans véritable commandement, les rebelles ne représentent pas une réelle menace pour les troupes de Kadhafi. Ainsi, on a pu voir des rebelles maniant des DCA ZSU-23 sans que celles-ci soient dotées d’optique de tir. Les rebelles ne disposent par ailleurs que de peu de batteries pour leurs Manpads Sa-7.

Les alliés ont conscience de ces déficits et Paris aurait envoyé une équipe d’une quinzaine d’hommes du “11” (service action de la DGSE) pour effectuer des missions d’instruction aux canons de 105mm et 75mm sans recul à Benghazi.

Les forces spéciales britanniques sont également sur place : des opérateurs du 22nd Special Air Service (SAS) Regiment et du Special Boat Service (SBS), unités organiques rattachées au DSF (Directorate of Special Forces) britannique, mènent des opérations spéciales en territoire libyen. Il s'agirait plus précisément de détachements prélevés de deux Sabre Squadrons (Mobility Troop notamment) et du 264th Signal Squadron pour le SAS, qui aurait été infiltrés à partir de la frontière égyptienne, avec l'accord tacite des autorités du Caire, et d'opérateurs du C et/ou M Squadron pour le SBS, qui auraient été amenés à pied œuvres par des embarcations rapides à partir d'un sous-marin classe "Trafalgar".

Toutefois, même si, mieux armées et mieux coordonnées, elles parvenaient jusqu’à Tripoli, les forces de l’opposition rencontreraient de nombreuses difficultés. Les troupes qui assurent la protection de la capitale sont principalement composées de 6 000 mercenaires de la légion islamique, dont une partie ont été recrutés au cours des dernières semaines. Ces combattants, beaucoup mieux entraînés que les insurgés, combattraient alors dos au mur, ce qui laisse augurer à Tripoli des combats féroces, coûteux en vies humaines.

Compte tenu de ces risques, les membres de la coalition ont tous intérêt à une chute du régime de Kadhafi. Selon certaines sources du renseignement, le Guide libyen pourrait abandonner la région du Tripoli et le littoral, pour ordonner un repli de ses troupes vers le sud, en direction de Sabha. En outre, les états-majors des forces de la coalition militaire s’interrogent sur les stocks de gaz moutarde dont disposent les forces loyalistes, qui pourraient être utilisés si elles sont acculées. Ces même états-majors réfléchissent donc à des scénarii alternatifs. A cet égard, nul doute qu’une disparition physique du colonel Kadhafi et d’un certain nombre de ses proches arrangerait tout le monde.

AQMI entre en jeu

Sur le terrain, l’évolution des combats pourrait conduire à une partition de facto du pays, qui se transformerait en zone d’insécurité endémique, à la somalienne. Cette situation ouvrirait la voie à Al-Qaida au Maghreb islamique dans les zones tenues par les rebelles, compte tenu de la présence du Groupe islamique combattant libyen à Benghazi et dans la région de Djebel Akhdar.

D'ailleurs, dans un communiqué daté du 11 mars, soit quelques jours avant la résolution onusienne déclenchant l’intervention internationale sur la Libye, l’émir d’AQMI a exhorté les « frères libyens » à se méfier des initiatives américaines et européennes, car « ces ennemis » ne viseraient qu’à préserver leurs intérêts au détriment de ceux du peuple. «Placez votre confiance dans votre Dieu et dans les hommes qui le défendent », car « la bataille actuelle contre le tyran est la même bataille que nous menions hier et continuons de mener aujourd’hui (…) et nous ne faillirons, ni ne déserterons ».

De même, les insurgés libyens ne doivent pas s’appuyer sur « les alliés du tyran » qui «s’aident entre eux pour faire avorter les révoltes des populations musulmanes ». Abdelmalek Droukdel accuse ainsi le régime algérien d’avoir « envoyé des mercenaires en les transportant avec ses avions, tout en ayant fermé ses frontières avec la Libye pour empêcher les soutiens et les aides » aux insurgés libyens. Il dénonce également la prétendue complicité du régime marocain, qui « abrite des bureaux de recrutement de mercenaires chargés de tuer le peuple libyen ».

Alors, maintenant, on fait quoi, chef ?

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