FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mardi 10 septembre 2019

Barkhane : Des soldats estoniens dans une opération franco-malienne à Gao

Depuis l’été 2018, un peloton d’infanterie estonien, fort d’une cinquantaine de militaires, est déployé à Gao [Mali] pour y assurer la surveillance et la protection de la plateforme opérationnelle « Désert » [PfoD] de la force Barkhane.

Cette mission n’est pas sans risque car, le 22 juillet, six soldats estoniens ont été blessés lors d’une attaque à la voiture piégée devant la base française.

Après cette attaque, et selon un communiqué publié par Tallinn, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait « remercié » les soldats estoniens pour leur « action exemplaire » et souligné que leur « professionnalisme est la raison pour laquelle les militaires français ont une telle estime » à leur égard.

« Nous sommes fiers des soldats estoniens qui protègent la sécurité de l’Europe au Mali. Il est dans notre intérêt de nous tenir aux côtés de nos alliés contre les menaces, de comprendre leurs besoins réciproques et de renforcer nos relations », fit alors valoir Jüri Luik, le ministre estonien de la Défense.

Les relations entre les forces estoniennes et françaises ont pris de l’ampleur au cours de ces derniers mois dans la mesure où, outre leur coopération au titre de l’opération Barkhane, la France a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA Lynx] en Estonie, dans le cadre des mesures de réassurance de l’Otan face à la Russie.

Et cette coopération entre les forces estoniennes et françaises a récemment pris une nouvelle dimension.

Jusqu’à présent, ce détachement estonien n’avait pas encore pris part à une opération « antiterroriste » aux côtés des forces françaises et maliennes. C’est désormais chose faite.

En effet, selon une information de la radio-télévision nationale estonienne [Eesti Rahvusringhääling], confirmée par le ministère estonien de la Défense, le peloton « ESTPLA-32 » s’est joint « aux unités françaises et maliennes pour la première fois » afin de prendre part « à une opération dans la ville de Gao ».

« L’implication du peloton estonien dans une telle opération démontre que les unités précédentes ont gagné la confiance des alliés », a commenté le lieutenant Taavi Eesalu, qui commande l’ESTPLA-32.

« Participer à une opération de près de huit heures, dans ce climat chaud et humide était épuisant. Mais la formation et l’expérience antérieures nous ont permis de faire preuve de professionnalisme et de mener à bien cette tâche. Les Français nous ont déjà invités à participer à une autre opération similaire. Nous ferons donc tout notre possible pour assurer une coopération continue », a ajouté l’officier estonien.

Cette opération conjointe visait à saisir des « armes illégales ». Les forces françaises et estoniennes ont encerclé des bâtiments afin de permettre aux militaires de maliens de mener leurs fouilles en toute sécurité.

Les militaires estoniens qui ont pris part à cette opération viennent de relever leurs camarades de l’ESTPLA-30. L’action de ces derniers a été saluée par le colonel Nicolas James, le chef de corps du GT-D1 « Belleface ».

« Les hommes et les femmes du contingent qui s’en va ont honoré les forces de défense estoniennes par une discipline exemplaire au cours de cette mission exigeante. Je vous remercie, en mon nom personnel et au groupe de combat dans son ensemble, pour votre excellent travail », a déclaré le colonel français lors d’une cérémonie.

À noter que les forces estoniennes participent également à la mission de formation lancée par l’Union européenne au profit de l’armée malienne [EUTM MALI] ainsi qu’à la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA].

Source : Zone Militaire


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mardi 27 août 2019

Burkina Faso : Attaque jihadiste sur les Forces armées burkinabé, 24 soldats tués au combat !

Les tensions interethniques dont profitent les groupes armés terroristes, la faiblesses de ses forces armées ainsi que l’influence de prédicateurs radicaux auprès des populations estimant avoir été délaissées par le pouvoir central font que le Burkina Faso est considéré comme étant le maillon faible de la lutte contre la mouvance jihadiste au Sahel.

Ces derniers mois, les attaques jihadistes se sont multipliées, notamment dans l’est et le nord du pays. Et la dernière en date, commise le 19 août contre le détachement militaire de Koutougou, localité située dans parte orientale de la province du Soum, a infligé de lourdes pertes aux Forces armées du Burkina Faso [FANBF].

« Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, a été la cible d’une attaque d’envergure perpétrée par des groupes armés terroristes. 

« En réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants », a continué l’état-major, sans donne plus de détails sur les moyens engagés. Sans doute que la force française Barkhane a été sollicitée, comme le permet un accord signé par Paris et Ouagadougou en décembre 2018.

En décembre 2016, un groupe fort d’une quarantaine de jihadistes avait attaqué un poste militaire situé à une une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. Douze militaires et gendarmes burkinabé y avaient laissé la vie. Depuis, l’état d’urgence a été instaurée dans cette région.

Les auteurs de cette attaque contre le détachement de Koutougou pourraient appartenir au groupe Ansarul Islam, fondé par le prédicateur Malam Dicko, tué lors d’un raid mené par force Barkhane dans la forêt de Foulsaré, au Mali, en mai 2017 [opération Bayard]. Cette organisation est en effet très active dans la province du Soum, où les prêches de son ex-chef trouvèrent un terrain favorable parmi la population.

Bien qu’indépendant, Ansarul Islam cultive des liens étroits avec des formations ayant rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM] d’Iyad Ag Ghali, comme la Katiba Serma et la Katiba Macina, dirigée par Amadou Koufa.

L’est du Burkina Faso est surtout le terrain du groupe État islamique dans le grand Sahara [EIGS], lui même affilié à l’ISWAP, c’est à dire la branche de Boko Haram reconnue par l’EI.

« Le Parc national du W, situé à cheval sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, est en train de devenir un nouveau bastion pour les groupes terroristes de la région, notamment l’État islamique du Grand Sahara, qui continue de coopérer avec JNIM au Mali et au Niger », expliquait un récent rapport des Nations unies, pour qui les « groupes terroristes implantés au Sahel empiètent de plus en plus sur les frontières du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. »

Le président burkinabé a décrété jeudi un deuil national de 72h après la mort des 24 soldats dans l'attaque d'un détachement militaire à Koutougou dans le nord du pays.

Le deuil national va du vendredi 23 août à 0h au dimanche 25 à minuit.

Ce décret tombe alors que mercredi une rumeur dans la capitale faisait état d'un mouvement d'humeur de soldats après l'attaque de Koutougou.

Dans les casernes des rumeurs avaient parlé d'une baisse du moral de la troupe à l'annonce de la tuerie de lundi.

C'est une réaction qualifiée de compréhensible qui n'entame en rien leur détermination à tenir haut le flambeau de la nation selon l'armée.

Mais dans un communiqué l'armée qui annonce avoir retrouvé vivants les cinq soldats disparus, parle d'une émotion normale et invite les populations à faire fi des rumeurs.

Les 24 soldats tombés au combat ont été inhumés à Dori, chef-lieu de la région.

Source : Zone Militaire

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dimanche 21 juillet 2019

Mali : Pour la première fois, les VHM de l’armée de Terre en opération...

En 2009, l’armée de Terre annonçait l’acquisition d’un lot d’une cinquantaine de Véhicules Haute Mobilité [VHM] de type BvS10 Mark 2, auprès de la société suèdoise Hagglünds AB, filiale de BAE Systems. Il s’agissait alors de pouvoir remplacer les Véhicules Articulés Chenillés [VAC], alors utilisés par la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM] et les légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI].

Amphibie, articulé en deux modules grâce à un système de vérins et monté sur chenilles, le VHM peut transporter une charge de 5 tonnes. Son armement se compose d’une mitrailleuse de 12,7 mm ou de 7,62 mm [selon les versions] et son blindage le rend particulièrement résistant aux roquettes RPG ainsi qu’aux engins explosifs improvisés [IED]. D’une autonomie de 250 km, il peut rouler à la vitesse de 65 km/h. Les premiers exemplaires furent livrés à l’armée de Terre en janvier 2012.

Récemment, ces VHM ont été envoyé en Lituanie, au titre de la mission Lynx, conduite dans le cadre des mesures de réassurance décidées par l’Otan au profit des États baltes et de la Pologne. Et, jusqu’à présent, ils n’avaient jamais connu les rigueurs de la bande sahélo-saharienne. C’est désormais chose faite.

En effet, ce 11 juillet 2019, l’État-major des armées [EMA] a indiqué que le VHM a été engagé pour la première fois dans une opération menée « récemment » par le Groupement tactique n°1  [GTD-1] dans la région du Gourma, au Mali. Et visiblement, leurs capacités n’ont pas déçu.

Ainsi, explique l’EMA, ces VHM permettent à des sections de « s’affranchir des pistes et se déplacer en terrain désertique difficile, sans risque d’ensablement. » Et pour cause : ces véhicules peuvent acheminer soldats et matériels vers des zones inaccessibles aux blindés à roues.

Et cela, grâce à leurs larges chenilles qui sont particulièrement bien adaptées au désert dans la mesure où elles leurs donnent une « portance significative sur le sable. » En outre, ces VHM sont munis de « galets » qui leur permettent « d’absorber les irrégularités du terrain », ce qui, souligne l’état-major, est « apprécié » par les équipages.

Les qualités du VHM sont « réelles et en saison des pluies, il contribue pleinement à conserver l’initiative sur les groupes armés terroristes. […] Il y a une réelle plus-value à l’avoir en Afrique », a commenté un capitaine.

Les VHM arrivés en juin au Mali ont été modifiés pour la circonstances. Leur partie basse a été sur-blindée afin de prendre en compte la menace des IED. Les différentes versions [du VHM] utilisées par Barkhane [véhicule mortier, véhicule de commandement] sont en outre « toutes pourvues de mitrailleuses de 12,7 mm télé-opérés », a encore précisé l’EMA.

Source: Zone Militaire - Photo : Ministère des Armées


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mercredi 3 juillet 2019

Barkhane : Incroyable sauvetage, un Tigre sauve une Gazelle...

Lors de l’opération Aconit, menée par la force française Barkhane dans le Liptako malien, entre les 9 et 19 juin 2019, un hélicoptère d’attaque Gazelle engagé en appui a été contraint à faire un atterrissage d’urgence. En réalité, l’appareil a fait un « posé dur ». Et les trois membres de son équipage [pilote, co-pilote, tireur d’élite], blessés, ont été évacués vers un hôpital militaire en France par mesure de précaution.

L’État-major des armées [EMA] ne s’est jusqu’à présent pas attardé longuement sur cet incident. Au plus comprend-on qu’il s’est produit à un moment où les combats contre le groupe armé terroriste [GAT] visé par l’opération Aconit étaient acharnés.

Toutefois, on en sait plus grâce aux informations de RFI. Informations que l’EMA ne souhaite ni infirmer, ni confirmer, selon l’AFP.

Ainsi, d’après Olivier Fourt, de RFI, cet hélicoptère Gazelle a été touché par des tirs de mitrailleuse 7,62 mm, lesquels ont provoqué un début d’incendie. Perdant de la puissance, l’appareil a donc été obligé de faire un atterrissage forcé près des combats, dans des conditions difficiles, la visibilité du pilote ayant été réduite par le nuage de poussière soulevé par le rotor.

Le tireur d’élite qui se trouvait en place arrière a ensuite extrait de l’appareil le pilote et le co-pilote, alors plus gravement blessés que lui. Et cela, sous la surveillance d’au moins un hélicoptère d’attaque Tigre.

Dans ce genre de situation, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] met en œuvre une procédure appelée IMEX [Extraction immédiate], qui consiste à sécuriser le périmètre où a atterri l’appareil touché [ou victime d’une avarie] en déployant des commandos au sol, débarqués d’un hélicoptère de manœuvre. Et la récupération de l’équipage se fait sous la protection d’un hélicoptère d’attaque.

Mais selon RFI, il a fallu trouver un autre mode d’extraction pour l’équipage de la Gazelle… Ainsi, son pilote et son chef de bord ont chacun été sanglés sur une ailette d’un hélicoptère EC-665 Tigre. Et le tireur d’élite a fait « sauter » l’hélicoptère accidenté avant de s’exfiltrer « dans un autre appareil».

Un tel mode d’extraction peut sembler incroyable… En tout, ce récit éclaire, sans doute, la photographie diffusée sur le compte Twitter du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. En effet, on y voit un pilote de l’ALAT juché sur un aileron d’un EC-665 Tigre pendant qu’un capitaine donne des explications aux général Jean-Pierre Bosser.

Par ailleurs, Mars Attaque a déniché [ce qui n’a pas dû être simple…] deux illustrations montrant ce que pourrait être une IMEX avec un EC-665 Tigre. Deux modes sont possibles pour récupérer un pilote : la première en l’installant sur une ailette, la seconde en le sanglant sur le marche-pied situé à l’avant du train.

Source: Zone Militaire - Photos : Armée de Terre


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mercredi 26 juin 2019

Niger : Les jihadistes récemment neutralisés par Barkhane étaient liés à l’embuscade meurtrière de Baley Beri

Le 17 juin 2019, l’État-major des armées [EMA] a publié un communiqué pour annoncer que, quatre jours plus tôt, dans le Liptako malien, la force Barkhane venait de mettre hors de combat un groupe armé terroriste [GAT] fort d’une vingtaine de combattants liés à l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Il aura fallu attendre quelques jours de plus pour en savoir davantage. Ainsi, appelée « Aconit », l’opération qui a permis ce résultat a été planifiée et conduite avec « un très faible préavis », à la demande du président nigérien Mahamadou Issoufou, en réponse à l’embuscade qui, tendue par l’EIGS à Baley Beri [Niger], fit plus d’une vingtaine de tués parmi les forces armées nigériennes [FAN], le 13 mai dernier.

Cette opération a été mené en partenariat avec les Forces armées maliennes [FAMA] et nigériennes. La coordination entre les différents acteurs a été primordiale étant donné que plusieurs secteurs, situés de part et d’autre de la frontière séparant le Mali et le Niger, ont été concernés par cette intervention [comme les villages d’Akabar, In Taglal, Kosseye, Tongo Tongo, Tabarkone, Zongo Dey et In Foukareteine].

Au total, la force Barkhane a engagé la quasi-totalité de ses composantes et fourni le gros des troupes, avec 400 militaires et près d’une centaine de véhicules du Groupement tactique désert [GTD] « Edelweiss », dont des AMX-10RC qui ont eu à faire parler la poudre. À cela, il faut ajouter les groupes commandos, le groupe tactique « aérocombat » Hombori 22, des Mirage 2000 du détachement Chasse de Niamey, des drones MQ-9 Reaper et un avion Atlantique 2 de la Marine nationale.

« À leurs côtés, les forces armées maliennes et nigériennes ont respectivement engagé une section et une compagnie, combattant aux côtés de Barkhane sur leurs territoires respectif », a précisé l’EMA.

Tout s’est joué grâce à l’exploitation rapide des renseignements fournis par les FAN. Dès que la présence du groupe jihadiste a été confirmée dans la forêt d’Azambara, une « série d’actions dans la profondeur a été lancée […], mêlant héliportage de commandos, frappes aériennes par les hélicoptères du GTD aérocombat ‘Hombori 22’ ainsi que par les Mirage 2000, opération de bouclage – ratissage par le GTD ‘Edelweiss' », raconte l’EMA.

« Cette rapidité d’exécution et la rapidité de la manœuvre ont permis de créer un effet de choc sur le groupe armé terroriste clairement identifié, appartenant à l’Etat islamique au Grand Sahara, et de le contraindre à l’affrontement », fait-il encore valoir.

Lors de cette opération, un hélicoptère d’attaque Gazelle a dû faire à un atterrissage d’urgence. Et son équipage [trois militaires] a été évacué vers la France par « mesure de précaution ». Dans les explications qu’il a données ce 20 juin, l’EMA ne revient pas sur cet incident. Comme il passe aussi sous silence certaines affirmations du gouvernement nigérien, lequel a évoqué un « soutien du partenaire américain », via un communiqué publié ce 20 juin.

Par ailleurs, le ministère nigérien de la Défense a donné le bilan de « 18 terroristes neutralisés » et de « 5 terroristes, dont trois Nigériens, faits prisonniers. »

Quoi qu’il en soit, ce groupe armé terroriste était certainement lié à l’embuscade de Baley Beri.

« L’opération ACONIT aura permis de neutraliser plus d’une vingtaine de terroristes et de saisir un volume conséquent de ressources comprenant des armes de petits calibre, un lance-roquette, une vingtaine de motos et des moyens de communication. Le matériel saisi a permis de confirmer le lien entre ce groupe terroriste et l’attaque contre les FAN du 14 mai 2019 à Baley Beri. En particulier, des moyens optiques dérobés au FAN à cette occasion ont été retrouvés », a en effet indiqué l’EMA.

Source : Zone Militaire - Photos : État-major des armées


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mardi 18 juin 2019

Afrique : Le Drian, les pays du Sahel ne doivent pas « rester dans le confort d’avoir Barkhane derrière eux »

« Barkhane ne peut pas tout faire »

Au Sahel, la situation prend une « dimension complexe », a estimé Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères, le 28 mai. En effet, outre les actions « classiques » des groupes armés terroristes [GAT], il vient se greffer des affrontements interethniques ainsi que des attaques à « dimension religieuse », en particulier contre les communautés chrétiennes du Burkina Faso et du Niger. Et les organisations jihadistes en profitent pour accentuer leur influence.

« Cela nécessite de la part des pays concernés le renforcement de leurs mesures de sécurité internes et externes », a estimé M. Le Drian. Et cela passe, notamment, par la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], dont la mise en place ne se fait pas « suffisamment vite », selon lui.

Cependant, les membres du G5 Sahel [Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie] ne sont pas forcément à blâmer, l’aide financière qui leur avait été promise tardant à être débloquée. Ce qui, évidemment, a ralenti le déploiement de la FC-G5S, laquelle doit par ailleurs faire face à des déficits capacitaires importants [transmissions, logistique, appui ...].

« La Force conjointe continue de se heurter à un manque important de formation, de moyens et de matériel », a souligné Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unis, dans le rapport sur la FC-G5S qu’il a récemment remis au Conseil de sécurité. Et de citer, notamment, « le manque de protection individuelle, de véhicules blindés et de moyens de transport, ainsi que l’absence de chaînes d’approvisionnement logistique permettant de transporter du carburant et des vivres. »

Reste que, pour M. Le Drian, « la force commune doit progressivement assumer ses responsabilités » car « Barkhane ne peut pas tout faire ». D’ailleurs, sur le ton de la confidence, il a estimé qu’il « ne faudra pas que les autorités des pays du Sahel restent dans le ‘confort’ d’avoir Barkhane derrière ».

Et d’ajouter : « C’est une tentation [pour eux] » mais il faut qu’on leur « dise que la sécurité des Africains se fera par les Africains eux-mêmes car Barkhane n’a pas vocation à rester une éternité. »

Selon le rapport de M. Guterres, les pays du G5 Sahel n’on guère avancé, ces derniers mois, sur « la mise en place, aux niveaux technique et politique, du Groupe de soutien de la Force conjointe, qui servirait de plateforme pour des échanges de vue sur l’opérationnalisation de la Force conjointe et pour la coordination avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, comme l’a préconisé le Conseil de sécurité dans sa résolution. »

Par ailleurs, pour le chef du Quai d’Orsay, le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] n’est pour le moment pas acquis. Or, cette dernière apporte un appui logistique à la FC-G5S au Mali…

En cause? Les États-Unis, qui ont estimé, en mars 2019 que la MINUSMA n’avait pas réussi à rétablir la paix au Mali et qu’il fallait par conséquent envisager son retrait partiel. « Nous sommes déçus face à l’absence de progrès significatifs. […] Le moment est venu de voir si une opération de maintien de la paix est bien le meilleur moyen de régler la situation au nord du Mali », avait martelé David Hale, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques.

« Les États-Unis exercent une pression pour réduire les coûts des forces de maintien de la paix et pourraient convaincre certains acteurs [pour limiter la mission, ndlr] », a expliqué M. Le Drian aux députés. Le renouvellement du mandat de la MINUSMA se décidera – ou pas – en juin prochain.

Seulement, selon le rapport de M. Guterres, si elle « reste un élément essentiel d’un ensemble d’entités et de dispositifs de sécurité régionaux et internationaux visant à faire face aux groupes armés extrémistes au Sahel et à d’autres problèmes transfrontaliers », la force conjointe du G5 Sahel « ne peut, à elle seule, sécuriser le Sahel. »

Source : Zone Militaire - Photo : EMA


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vendredi 10 mai 2019

Burkina Faso : Deux commandos marine français tués pour libérer les otages !

"Morts pour la France au Burkina Faso"

Les 4 otages sont libres, 2 commandos français des forces spéciales sont morts !

Deux marins sont morts au cours de l’opération menée pour libérer ces otages, parmi lesquels figurent les deux ressortissants enlevés le 1er mai, a annoncé l’Elysée.

Quatre otages retenus au Sahel, dont les deux Français enlevés le 1er mai 2019 au Bénin, ont été libérés, a annoncé vendredi 10 mai l’Elysée dans un communiqué. Outre les ressortissants français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérées lors d’une opération militaire, menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux officiers mariniers français, membres du commandement des opérations spéciales, ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. Le président de la République « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », précise le communiqué.

« Je félicite l’ensemble des forces ayant mené cette opération complexe, ainsi que tous ceux qui y ont contribué : quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. « C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », y déclare-t-elle également. Des hommages réitérés dans un communiqué par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui a souligné le « concours direct de l’opération “Barkhane”, des forces armées burkinabées et le soutien en renseignement américain. 

Communiqué de Madame Florence PARLY, ministre des Armées

"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage".

Source : Ministère des Armées


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lundi 6 mai 2019

Libye : Nouvelle attaque de l’État islamique, au moins neuf tués dans le sud du pays

Alors que l’attention se porte sur l’offensive lancée par l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar contre les milices qui disent soutenir le gouvernement d’entente nationale [GNA] dirigé par Fayez al-Sarraj, la branche libyenne de l’État islamique [EI] en profite pour passer à l’attaque.

Ainsi, le 9 avril, l’organisation jihadiste, qui a pendant un temps, contrôlé la ville de Syrte avant d’en être chassée en décembre 2016, s’en est pris à la localité de Fuqaha, contrôlée par les forces du maréchal Haftar. Un chef de la garde municipale et un responsable local ont été assassinés et une troisième personne a été enlevée. Et plusieurs bâtiments ont été incendiés.

Puis, à l’aube de ce 4 mai, et selon un mode opératoire qui rappelle celui de Boko Haram, au Nigéria, des hommes armés ont lancé un assaut contre une caserne abritant le 160e bataillon de l’ANL et située à Sebha, une ville du sud de la Libye. A priori, l’un de leurs objectifs était de libérer des prisonniers retenus dans cette enceinte militaire. Le bilan de cette attaque est d’au moins 9 morts.

« Le siège du centre de formation [militaire] à Sebha a été la cible d’une attaque terroriste à l’aube de la part d’éléments de l’EI, soutenus par des groupes criminels et des mercenaires », a en effet indiqué Hamed al-Khayali, le maire de la ville, à l’AFP. « L’attaque a fait neuf morts, […] dont certains ont été égorgés et d’autres tués par balles. Ce bilan a été confirmé par Oussama al-Wafi, le porte-parole du Centre médical de Sebha (CMS).

Plus tard, Amaq, l’agence de propagande de l’EI, a revendiqué l’attaque contre la caserne de l’ANL, via la messagerie Telegram.

« Les soldats du califat ont attaqué à l’aube le siège du commandement de la région militaire de Sebha sous le contrôle des milices hérétiques de Haftar connu sous le nom de Katibat Jibril al-Baba », a ainsi assuré l’EI, qui affirme avoir « tué et blessé » 16 personnes. Et d’ajouter que « tous les prisonniers séquestrés sur la base ont été libérés. »

Pour appuyer sa revendication, l’EI a publié des photographies de l’attaque. Sur l’une d’elles, on voit des jihadistes sur un char, dont on ignore l’état de fonctionnement.

L’ANL avait pris le contrôle de Sebha, située à 650 km au sud de Tripoli, après avoir obtenu le ralliement des tribus locales.

 « Les extrémistes islamistes, en particulier ceux qui sont liés à l’EI, ont continué de profiter de la fragmentation du pays, de la porosité des frontières terrestres et de la faiblesse persistante des institutions de l’État. L’organisation utilise les régions reculées du centre et du sud de Libye pour former et recruter des membres et préparer des attentats », avait relevé un rapport des Nations unies, publié en janvier dernier.

Dans l’entretien qu’il a donné au Figaro, le 3 mai, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, a affirmé que la branche libyenne de l’EI avait été renforcée par des combattants venus de Syrie.

Lors de son point presse quotidien, le Quai d’Orsay a été interrogé sur cette affirmation de M. Le Drian. « Outre le renseignement à notre disposition, que nous ne pouvons pas dévoiler pour des raisons évidentes, la circulation de jihadistes entre les théâtres libyen et syrien est largement documentée par la presse », a-t-il répondu.

Source : Zone Militaire

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mardi 30 avril 2019

Mali : Un rapport des Nations unies décrit une situation « explosive » dans le centre du pays

« Le moment est venu d’étendre nos efforts » au centre du Mali, a récemment affirmé le général Frédéric Blachon, le commandant de la force Barkhane, pour expliquer l’implantation d’une base opérationnelle avancée tactique [BOAT] française à Gossi, dans la région du Gourma.

Et pour cause… Dans le dernier rapport qu’il a remis au Conseil de sécurité, fin mars, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se dit « particulièrement préoccupé par les conditions de sécurité qui continuent de se détériorer dans le centre du Mali et par l’augmentation alarmante du nombre de civils tués. »

Et M. Guterres d’ajouter : « La présence croissante et les attaques de plus en plus nombreuses des groupes armés extrémistes, la montée de la violence de proximité et la multiplication des groupes d’autodéfense affiliés à différentes communautés créent une situation explosive dont les civils sont les principales victimes. »

En outre, a continué le secrétaire général de l’ONU, « la violence a atteint des niveaux sans précédent qui dépassent largement la capacité des mécanismes séculaires de règlement des différends. »

Ainsi, le rapport souligne que c’est dans le centre du Mali que « le nombre le plus élevé d’attaques asymétriques a été enregistré », avec 28 constatées dans la région de Mopti et 4 dans celle de Ségou. Et la « fréquence des incidents » liés à la pose d’engins explosifs improvisés [IED] a été multipliée par trois, « passant de 29 en 2017 à 97 en 2018. »

S’agissant des civils, le rapport note qu’ils ont "continué d’être victimes de violences ciblées et indirectes, en particulier dans le centre du pays, où les activités de groupes extrémistes violents et l’intensification des violences intercommunautaires constituent les deux principales menaces pesant sur les populations".

Or, les groupes jihadistes, comme, en particulier, la katiba Macina, attisent ces violences inter-ethniques entre les Peuls d’un côté et les Dogons et les Bambaras de l’autre. Fin mars, alors que M. Guterres remettait son rapport, près de 160 membres de la communauté Peule ont été massacrés à Ogossagou [région de Mopti] par des chasseurs traditionnels Dozos présumés. Aussi, la diplomatie américaine a rappelé que la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] avait aussi « la responsabilité de la protection des civils dans tout le Mali et pas seulement dans le nord. » D’où sa demande d’options pour l’adapter à cette situation, dans le cadre du renouvellement de son mandat.

Ces tensions inter-ethniques servent les plans Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], dont fait partie la katiba Macina. Ainsi, cette organisation s’est présentée comme le « rempart » des Peuls tout en les appelant au jihad, via un communiqué signalé par SITE, le centre américain qui surveille les sites jihadistes.

Qui plus est, rapporte Le Républicain, un quotidien publié à Bamako et cité dans le dernier numéro de Courrier International, « les jihadistes sont aujourd’hui les seuls maîtres dans le centre du Mali. Au-delà des attaques, des pillages systématiques, les terroristes ont imposé leur mode de gouvernance aux populations. Et d’ajouter, citant un habitant : « Les jihadistes ont commencé à prélever l’impôt dans le village de Sogué Mourani, dans le cercle de Djenné. […] C’est comme si l’État malien n’avait plus de représentants dans la région, laissant ainsi la population à leur propre sort. »

Signe de cette influence jihadiste : le nombre d’écoles qui n’accueillent plus d’enfants. Selon le rapport de M. Guterres, 827 sont en effet encore fermées, « dont 513 à Mopti, 77 à Tombouctou, 74 à Gao, 77 à Ménaka, 36 à Kidal, 30 à Ségou et 20 à Koulikoro. » Et cela, à cause de « l’insécurité » et des « menaces directes proférées par des groupes extrémistes armés qui imposent des pratiques religieuses, entraînant le retrait des enseignants et compromettant ainsi l’accès des enfants à l’éducation. »

Le fait que 20 écoles aient été fermées à Koulikoro, ville située à 1h/1h30 de route de Bamako, est inquiétant. D’ailleurs, le rapport indique également que la sécurité tend à s’y détériorer, avec, au cours du premier trimestre, quatre attaques menées par les groupes terroristes, dont une, « complexe », contre le camp qui abrite l’EUTM Mali, la mission européenne visant à former les soldats maliens.

Source : Zone Militaire


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jeudi 4 avril 2019

Mali : Le capitaine Laycuras, médecin militaire, tué par explosion d'un IED

Déployé au Mali au titre de l’opération Barkhane, le médecin capitaine Marc Laycuras a perdu la vie, ce 2 avril 2019, après que le véhicule où il se trouvait a été la cible d’une attaque commise au moyen d’un engin explosif improvisé [IED]. Un autre militaire français a été blessé par l’explosion. Mais ses jours ne sont pas en danger.

L’annonce du décès du médecin capitaine Laycuras a été faite par Florence Parly, la ministre des Armées. « Médecin militaire, il a doublement consacré sa vie au service des autres et de son pays », a-t-elle affirmé. Son décès « force notre respect et notre reconnaissance » et « nous rappelle chaque jour le dévouement inlassable des femmes et des hommes du service de santé des armées sur tous les théâtres d’opérations », a-t-elle ajouté.

Né le 12 janvier 1989 à Cholet, Marc Laycuras avait été admis à l’École de santé des armées de Bordeaux en août 2007, après avoir suivi une brillante scolarité au lycée Edmond-Perrier, à Tulle. Sa réussite à l’examen classant national lui permit d’effectuer son internat à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart.

Remarqué pour son humilité et son dévouement durant ses trois années d’internat, au cours desquelles il s’était consacré pleinement aux militaires blessés en opération, Marc Laycuras soutint, à l’école du Val de Grâce, sa thèse de médecine intitulée « Étude de la sensibilité et spécificité des signes cliniques et biologiques dans le diagnostic de l’appendicite aiguë de celle-ci. »

Reçu docteur en médecine le 13 octobre 2017, le jeune médecin avait ensuite été affecté à la 120e antenne médicale du Mans, rattachée au 14e centre médical des armées, au profit des marsouins du 2e RIMa. En février dernier, il avait rejoint le Mali en tant que médecin du poste médical soutenant le 2e RIMa, après avoir été désigné pour soutenir le groupement tactique interarmes (GTD Richelieu  au titre de l’opération Barkhane.

« Le médecin capitaine Laycuras est mort pour la France, en allant au bout de son engagement. Ce sacrifice nous oblige », a souligné Mme Parly.

Le médecin-capitaine Marc Laycuras était marié et titulaire de la médaille de la Défense nationale.

Comme l’avait si bien dit le quotidien La Montagne, dans un article qui lui était consacré publié en novembre 2017, le docteur Laycuras était devenu « médecin militaire par amour d’autrui, avant tout, pour servir les autres et son pays. » Sur mer et au delà des mers, pour la patrie et l’humanité, toujours au service des Hommes… 

Source : Zone Militaire


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mardi 2 avril 2019

Mali : Une katiba jihadiste démantelée par des frappes aériennes françaises de Mirage 2000

Début janvier 2019, la force française Barkhane a démantelé un camp d’entraînement utilisé par un groupe jihadiste [la katiba de Serma], situé près de la frontière avec le Burkina Faso. Les renseignements recueillis à cette occasion permirent ensuite de planifier une autre opération dans la région de Dialoubé, située au sud-ouest de Tombouctou.

Ainsi, quelques jours plus tard, un raid aérien effectué par des Mirage 2000 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 [ATL], avec l’appui d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper, mit hors de combat une quinzaines de jihadistes qui, en relation avec la katiba de Serma, s’apprêtaient à attaquer une « emprise institutionnelle symbolique. »

Visiblement, ce groupe armé terroriste a de la ressource. En effet, selon le dernier compte-rendu des opérations publié par l’État-major des armées [EMA], de nouvelles frappes aériennes ont été réalisées par la force Barkhane dans cette même région de Dialoubé.

Ce raid a été décidé après qu’un groupe armé a été repéré lors d’une mission de reconnaissance aérienne, probablement assurée par un drone MQ-9 Reaper [l’EMA n’a donné aucun détail à ce sujet, ndlr].

Deux patrouilles de Mirage 2000 ont alors décollé de la base aérienne 101 de Niamey, ce 13 février, pour neutraliser ce groupe jihadiste, lequel est sans doute à l’origine de l’attaque commise contre un convoi de la gendarmerie malienne, entre Mopti et Dialoubé.

Ce dernier a en effet été la cible, la veille, d’une attaque à l’engin explosif improvisée, suivie de tirs nourris. « Le bilan est de trois morts », du côté des gendarmes, a précisé une source militaire malienne à l’AFP.

Quoi qu’il en soit, les frappes effectuées par les Mirage 2000, « en coordination avec les forces armées maliennes » [FAMa] ont permis de mettre « hors de combat plusieurs terroristes », a indiqué l’État-major, qui souligne que cela allait réduire « le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger. Mais pour le moment, ce bilan n’est encore que provisoire puisqu’il est encore « en phase de consolidation ».

En outre, un MQ-9 Reaper a appuyé, comme il est d’usage, les Mirage 2000 lors de cette mission de frappe. Pour rappel, il est prévu que ces appareils soient armés, ce qui permettra de « réduire la boucle » entre la détection de la menace et la frappe visant à l’éliminer. Les premiers drones MALE doté de cette capacité devraient être livrés d’ici la fin de cette année.

Source : Zone Militaire


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samedi 30 mars 2019

Tchad : 23 soldats tchadiens tués dans une attaque de Boko Haram !

Vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque de leur position par des combattants du groupe djihadiste nigérian Boko Haram à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon les témoins contactés par VOA Afrique.

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières pour l'armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram.

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Source  : VOA Afrique

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mercredi 27 mars 2019

Milan : Prise d'otage de 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants...

Un homme prend en otage 51 collégiens dans un bus pour dénoncer le sort des migrants avant de mettre le feu à Milan !

La police italienne a sauvé  de justesse 51 collégiens pris en otage et menacés dans un bus près de Milan par leur chauffeur, un Italien d'origine sénégalaise, qui a invoqué le sort des migrants africains morts en mer Méditerranée avant d'incendier le véhicule.

"C'est un miracle, cela aurait pu être un carnage. Les carabiniers ont été exceptionnels pour bloquer le bus et faire sortir tous les enfants", a déclaré à la presse le procureur de Milan, Francesco Greco. Le chauffeur a été interpellé sous les chefs de "prise d'otage, massacre et incendie" avec la circonstance aggravante de "terrorisme".

Selon son avocat, l'homme a expliqué durant son interrogatoire qu'il "voulait faire un geste éclatant pour attirer l'attention sur les conséquences des politiques migratoires".

"J'ai perdu trois enfants en mer", a affirmé le chauffeur lors de la prise d'otage, selon le témoignage d'un adolescent diffusé sur les sites Internet des médias italiens.

Ousseynou Sy, âgé de 47 ans, Italien depuis 2004, chauffeur scolaire sans histoire, "a agi comme un loup solitaire" sans liens avec l'islamisme radical, a toutefois estimé au cours d'une conférence de presse le chef de la cellule anti-terrorisme de Milan, Alberto Nobili.

Ses actes étaient "prémédités" depuis plusieurs jours, "il voulait que le monde entier puisse parler de son histoire", a-t-il expliqué. L'homme a posté sur YouTube une vidéo pour expliquer son action et "dire Afrique soulève-toi", à l'intention de proches à Crema (près de Milan) mais aussi au Sénégal. Divorcé de son épouse italienne, il a deux enfants adolescents.

Le ministère de l'Intérieur a évoqué dans un communiqué des antécédents de conduite en état d'ivresse et d'agression sexuelle sur mineur.

"Le ministère est à l’œuvre pour vérifier la possibilité de retirer la citoyenneté italienne au Sénégalais", ont ajouté des sources ministérielles, en brandissant le décret-loi du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini sur la sécurité et l'immigration adopté à l'automne.

Source : jeanmarcmorandini.com

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dimanche 24 mars 2019

Tchad : Des frappes françaises détruisent des pick-up « hostiles » venus de Libye

En février 2019, l’État-major des armées [EMA] avait indiqué que, la veille, des Mirage 2000 engagés au titre de l’opération Barkhane avait effectué, dans le nord du Tchad et à la demande de N’Djamena, deux frappes pour stopper une colonne d’une quarantaine de véhicules considérés hostiles en provenance de Libye.

Et l’EMA d’ajouter que cette intervention des Mirage 2000, réalisée en coordination avec les forces armées tchadiennes, avait permis « d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne » qui « s’infiltrait profondément en territoire tchadien ».

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48h. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », avant de solliciter l’intervention française, a ensuite expliqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA, auprès de l’AFP. Les faits se sont exactement produits « entre le Tibesti et l’Ennedi », à 400 km à l’intérieur du territoire tchadien.

Plus tard, on a appris que cette colonne « hostile » était celle de l’Union des forces de résistance [UFR], un groupe rebelle tchadien, probablement contraint de quitter la Libye pour échapper à une offensive lancée par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

À N’Djamena, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna, a assuré que la « colonne de mercenaires et terroristes » avait été « neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos forces aériennes appuyées par les forces Barkhane. » Puis, a-t-il assuré, les « frontières tchadiennes sont sous contrôle et totalement sécurisées. »

Ce qu’a démenti Youssouf Hamid, le porte-parole de l’UFR. « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux pris par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

Visiblement, le « show of force » et les frappes des Mirage 2000 français n’auront pas été suffisants pour persuader les rebelles tchadiens de rebrousser chemin. D’où de nouvelles frappes effectués par l’aviation française.

« Partie de Libye, la colonne armée, forte initialement d’une cinquantaine de pick-up, n’a pas répondu aux avertissements dissuasifs et aux frappes des forces aériennes tchadiennes les 1er et 2 février puis des forces aériennes françaises le 3 février. Face à cette situation, les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000 les 5 et 6 février », a ainsi raconté l’EMA.

Prenant soin de souligner que les interventions des avions de l’armée de l’air ont été « conduites de façon proportionnée, graduée et précise » afin de « signifier à cette colonne la détermination des autorités tchadiennes et françaises à la voir stopper sa progression », l’EMA a indiqué que l’action des Mirage 2000, appuyés par un drone MQ-9 Reaper, a « permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up. »

Pour Paris, qui n’a officiellement pas d’accord de défense avec N’Djamena [seulement un accord de coopération technique signé en 1976, ndlr], ces interventions sont justifiées par le fait que le « raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », dont les forces armées sont un partenaire « essentiel » de la France dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Zone Militaire

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vendredi 15 mars 2019

Mali : Les forces armées vont réintégrer des déserteurs qui avaient rejoint les rebelles touareg

En janvier 2012, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad lancèrent les hostilités dans le nord du Mali, en attaquant plusieurs garnisons militaires avec le concours de déserteurs des forces armées maliennes [FAMa] et de groupes jihadistes qui avaient flairé le bon coup.

Puis, après avoir pris le contrôle de Kidal et de Tombouctou, ces derniers rompirent leur alliance avec les rebelles touaregs en les chassant de Gao, où le MNLA avait établi son quartier général. La suite est connue : Bamako demanda l’assistance militaire de la France, qui lança les opérations Serval [janvier 2013 – août 2014] et Barkhane.

Il était alors estimé qu’environ un millier de soldats des FAMa avaient rejoint les rangs des rebelles touareg en 2012. Et on aurait pu penser que leur choix de tourner leurs armes vers leurs camarades allait être définitif et qu’aucune mesure de mansuétude allait leur être appliquée. Finalement, ce ne sera pas le cas.

En effet, les autorités maliennes ont indiqué, le 5 février dernier, que 5.000 membres de milices et de groupes armés implantés dans le centre du pays avaient rejoint le processus « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion » [DDR], prévu par les accords de paix d’Alger.

« À la date butoir du 31 janvier fixée par le premier ministre, 5.000 combattants ont été enregistrés comme détenant des armes de guerre, dont 600 ont déjà déposé une arme », a ainsi affirmé, auprès de l’AFP, Zahabi Ould Sidy Mohamed, le président de la Commission nationale Désarmement, Démobilisation et Réinsertion.

Et tous ne sont pas d’anciens membres de milices d’autodéfense ou de groupes armés favorables à l’indépendance de l’Azawad. « Parmi eux, il y a d’anciens jihadistes », a en effet précisé M. Ould Sidy Mohamed.

Quatre jours plus tard, le président de la commission « DDR » a indiqué que sur « un millier de déserteurs, 538 ont répondu physiquement présents » à un appel invitant les anciens militaires à se faire connaître et enregistrer. Et, visiblement, c’est une bonne nouvelle pour l’état-major des FAMa.

« Dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation [APR] issu du processus d’Alger, des personnels anciennement membres des FAMa, mais qui avaient déserté, regagnent la famille des FAMa », s’est-il en effet réjoui. Sont concernés les officiers, les sous-officiers et les militaires du rang.

Cependant, précise l’état-major malien, ces anciens déserteurs « suivront un recyclage avant leur redéploiement. »

Pour M. Ould Sidy Mohamed, « c’est une bonne chose pour le processus du DDR et pour la paix. » Et, a priori, d’autres déserteurs pourraient prendre le même chemin. « Certains de la CMA [Coordination des mouvement de l’Azawad, ndlr] ont répondu à l’appel. Et d’autres militaires qui sont encore tapis dans les groupes armés ont déjà annoncé qu’ils arrivaient. C’est vraiment très bon signe pour le processus », a-t-il ajouté.

Cependant, la CMA regroupe des formations qui jouent un double-jeu. Tel est le cas du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui compte dans ses rangs des membres se disant en rupture de ban avec le groupe jihadiste Ansar Dine.  »

Le HCUA « est un des groupes signataires des accords d’Alger mais en même temps, clairement, il n’hésite pas à afficher une forme de proximité avec Iyad Ag Ghali et Ansar Dine, que ce soit une proximité sur le fond ou d’hommes », avait-on dénoncé au ministère français des Armées, en juin 2016. De quoi laisser craindre, dans le cas où des mesures précautions seraient insuffisantes ou incorrectement appliquées, des incidents de type « green on blue », une expression utilisée pour les cas où des soldats sont attaqués par l’un des leurs.

Source : Zone Militaire

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