FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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dimanche 16 juillet 2017

Emmanuel MACRON : La Force conjointe du G5 Sahel doit convaincre de son efficacité

Quelques heures avant l’arrivée du président Macron à Bamako pour un sommet du G5 Sahel (qui regroupe le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso), le 2 juillet 2017, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin – JNIM) a diffusé, via la messagerie Telegram, une vidéo montrant les 6 otages qu’il détient, notamment la Française Sophie Pétronin, dont l’enlèvement, le 25 décembre dernier, à Gao, n’avait jusqu’à présent pas été revendiqué.

Évidemment, la diffusion de cette vidéo ne doit rien au hasard dans la mesure où le lancement officiel de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) était à l’ordre du jour du sommet organisé à Bamako. Cette dernière, commandée par le général Didier Dacko, ex-chef d’état-major de l’armée malienne, depuis Sévaré, sera chargé de combattre les groupes jihadistes, avec le soutien de l’opération française Barkhane.

Cette FC-G5S, forte de 5.000 hommes, a besoin de près 450 millions de dollars pour fonctionner. Le mois dernier, l’Union européenne a annoncé qu’elle débloquerait 50 millions d’euros à cette fin. Quant à la France, le président a indiqué qu’elle lui fournira 70 véhicules tactiques et un appui opérationnel. « Sur le volet militaire, c’est un effort équivalent à plus de 8 millions d’euros que nous consacrons d’ici la fin de l’année », a-t-il souligné, à l’ouverture du sommet.

Le président français a salué une « dynamique, un mouvement de fond que la France est fière d’accompagner » et dit avoir « bon espoir » que le Conseil franco-allemand du 13 juillet prochain permette à Paris et Berlin « d’annoncer des engagements communs autour de cette alliance » pour le Sahel. En outre, une conférence des donateurs doit se tenir prochainement.

« L’important c’est que cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec les premiers financements débloqués (…) et qu’elle ait ses premiers résultats », a estimé le président français.

Car il n’est pas question de chèque en blanc. « Pour garantir un soutien dans la durée, ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires », a affirmé M. Macron, à l’endroit de ses homologues du G5 Sahel.

« Nous avons chaque jour à affronter des terroristes, des voyous, des assassins » qui « sont nourris de nos faiblesses, de nos hypocrisies, des complexes du passé, de notre inefficacité collective », a encore poursuivi le président Macron. Et d’exhorter à éviter de « ne pas parler des vrais problèmes et faire semblant de faire » et d’appeler les dirigeants du G5 Sahel de mener « des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations. »

S’agissant de l’opération Barkhane, elle sera maintenue « aussi longtemps qu’il le faudra » pour gagner la bataille contre le terrorisme. « Je le dis ici à nos hommes qui se battent pour cette liberté. Nous la gagnerons, cette bataille, nous y mettrons les moyens qu’il faut, la détermination qu’il faut, et je sais que cela prendra du temps. Mais nous y parviendrons », a lancé le président Macron, lors d’un discours devant la communauté française à Bamako.

Enfin, comme il l’avait déjà fait lors de son déplacement à Gao auprès de la Force Barkhane, le 19 mai 2017, M. Macron a de nouveau annoncé une initiative en faveur de l’aide au développement, avec le déblocage, de 200 millions d’euros sur 5 ans. Quatre secteurs seront prioritaires : l’éducation, l’agriculture, la justice et la lutte contre le changement climatique.  

Source : Zone Militaire

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mercredi 28 juin 2017

Libye : Le général HAFTAR en guerre contre les milices islamistes

En Libye, après six années d’anarchie et de vaines tentatives internationales visant à une imposer l’illusoire solution démocratique, le temps semble être désormais aux armes. Avec une alternative simple : ou la victoire du général Haftar ou la partition du pays.

Les Occidentaux ont rêvé à une  réconciliation entre le général Haftar, soutenu par le parlement de Tobrouk et l’artificiel Gouvernement libyen d’union nationale siégeant à Tripoli (le GLUN). Il s’agit là d’une vue de l’esprit. L’accord du 15 décembre 2015 qui a donné naissance au GLUN et qui a été imposé par l’ONU et l’UE ne tient en effet  pas compte des véritables forces du pays. C’est ainsi qu’il fait la part belle aux milices islamistes de Tripoli et à celles de Misrata alors qu’il ignore très largement et les réalités tribales, ainsi que la seule force militaire organisée du pays, à savoir l’armée nationale libyenne (ANL) commandée par le général Haftar. Comme l’objectif de ce dernier est de détruire les milices qui entretiennent l’anarchie, ces dernières ne peuvent donc que le combattre. Dans ces conditions, toute politique de réconciliation est vouée à l’échec.

Voilà pourquoi, depuis le début du mois d’avril 2017, et sans que cela ait été remarqué par les médias, au Fezzan, c’est-à-dire dans le sud de la Libye, l’armée nationale libyenne (ANL) commandée par le général Haftar affronte les forces fidèles au GLUN. Cependant, comme ce dernier ne dispose pas d’éléments capables d’affronter l’ANL, ce sont les milices de la ville de Misrata qui sont en première ligne. Militairement, Misrata est soutenue par la Turquie et le Qatar alors que le général Haftar l’est par l’Egypte, les Emirats arabes unis, et dans une certaine mesure, par la Russie. L’offensive du général Haftar a débuté au mois de mars dernier quand ses forces reprirent le croissant pétrolier qui part de Ras Lanouf et qui s’étend jusqu’à Ajdabiya. Son but est d’affaiblir les milices de Misrata qui constituent la seule force capable de s’opposer à l’ANL. La manœuvre de l’ANL qui est claire se lit  sur la carte (de la page 3). Elle consiste à progresser par le sud afin d’isoler Misrata puis ensuite Tripoli.

C’est pourquoi, après avoir pris Zeila et Brak, elle tente actuellement de s’emparer de la base aérienne de Tamanhint qui est aux mains des milices de Misrata. Or, à Tamanhint se sont repliés les islamistes chassés de Cyrénaïque et qui se sont regroupés sous le nom de «colonnes de Benghazi ». Commandés par  Mustapha Charkassi, ce furent ces islamistes qui lancèrent l’opération surprise du mois de mars 2017 qui réussit à reprendre pour quelques heures le croissant pétrolier à l’ANL. La contre-attaque des forces du général Haftar les repoussa vers le grand sud, à Tamanhit, à près de 800 km du littoral où ils furent recueillis par les miliciens de Misrata. 

L’objectif est important car, si Tamanhint tombait aux mains de l’ANL, Misrata et Tripoli seraient coupés du sud. Voilà pourquoi, de violents combats se déroulent actuellement dans la région de Sebha autour de ces deux points-clé que sont Brak et Tamanhint. Le Glun qui a bien compris l’importance de l’enjeu a envoyé en renfort une colonne composée de miliciens islamistes baptisée « 3e force ». Or, comme elles sont favorables au général Haftar, les tribus de la région lui ont demandé de partir. Pour encore compliquer la situation, la région de Mourzouk et de Sebha est le théâtre de vifs affrontements entre Toubou et tribus arabes pour le contrôle du trafic (migrants, drogue, armes, médicaments, etc.).

Si le général Haftar parvenait à prendre le contrôle du Fezzan, et comme il est soutenu par plusieurs tribus de Tripolitaine, il pourrait alors lancer la phase suivante de son offensive. Cette dernière pourrait se faire de deux manières : 1) Soit il tenterait de prendre Tripoli afin de s’installer dans la capitale, ce qui serait une victoire symboliquement importante. Puis, Misrata étant isolée, soit il traiterait avec elle, soit il tenterait de la prendre. 2) Soit, avant de « cueillir » Tripoli, il déciderait de prendre Misrata qui, rappelons-le constitue la seule force militaire en état de lui résister. Dans ce cas, nous assisterions à des combats de haute intensité car, ni la Turquie, ni le Qatar ne seraient disposés à abandonner leur seul allié sérieux dans la région. La prise de Misrata constituerait en effet l’échec de la politique turco-qatarie en Libye.

Quoiqu’il en soit, Misrata ne peut pas laisser se dérouler l’offensive du général Haftar sans tenter de la briser. Si, en définitive, l’ANL était victorieuse, une troisième option pourrait être suivie, celle consistant à ménager Misrata après avoir affaibli ses milices. 

Source : ASAF

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mardi 20 juin 2017

Mort pour la France : Décès du chasseur de 1re classe Albéric RIVETA

Dans la nuit du 17 au 18 juin 2017, lors de la mise en place de son unité par aérolargage dans la région de TARIKENT, plusieurs parachutistes sont blessés. Parmi eux, le chasseur de 1re classe RIVETA est évacué en urgence par hélicoptère vers l’hôpital ROLE 2 de Gao où son décès est constaté vers 4h00 locales.

Biographie du chasseur de 1re classe Albéric RIVETA

Né le 6 avril 1994 à PAPEETE, titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle en maçonnerie, Albéric RIVETA s'engage le 4 octobre 2016 en tant qu’engagé volontaire de l’armée de Terre (EVAT) au titre du 1er régiment de chasseurs parachutistes à PAMIERS pour une durée de cinq ans. D’octobre 2016 à avril 2017, il suit la formation initiale où il s’illustre par ses très bons résultats.
Il fait preuve d’un sens du devoir déjà très prononcé et obtient son certificat pratique "combat débarqué" le 21 avril 2017.
Il rejoint la 3e compagnie de combat du 1er régiment de chasseurs parachutistes le 4 mai 2017 et est élevé à la distinction de chasseur de 1re classe le même jour.

Militaire de grande valeur, manifestant en permanence un grand professionnalisme et une solide volonté de servir, il est projeté avec sa compagnie en mai 2017 en République de Côte d’Ivoire au sein du 43e bataillon d’infanterie de marine.

Le 12 juin 2017 il rejoint le Niger à Niamey afin de participer avec sa compagnie à l’opération Aquila au Mali ; opération de lutte contre les groupes terroristes menée conjointement avec les forces armées maliennes.

Agé de 23 ans, le chasseur de première classe Albéric RIVETA était célibataire et sans enfant. Il est mort au service de la France dans l’accomplissement de sa mission.

Source : www.defense.gouv.fr


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jeudi 15 juin 2017

Barkhane : Le 1er RTP largage par éjection au dessus de Madama

Barkhane : Premier largage par éjection effectué par le 1e RTP pour ravitailler la base de Madama 

Depuis maintenant quelques mois, le ravitaillement des postes avancés de la Force Barkhane par des « livraisons par air » (LPA) est de plus en plus fréquent. De janvier à avril 2017, 106 tonnes de fret ont ainsi été livrées par ce moyen, contre 258 tonnes en 2016.

La LPA présente de nombreux avantages par rapport aux convois logistiques terrestres, lesquels peuvent avoir des difficultés pour ravitailler certaines emprises isolées (lors de la saison des pluies par exemple) ou sont susceptibles d’être la cible d’attaques. Le recours à l’avion est aussi plus rapide.

Il existe deux types de largages de fret, que le 1er Régiment du Train Parachutiste (RTP) maîtrise à la perfection. Le largage par gravité suppose que l’avion doit voler en étant légèrement cabré : les charges sont entraînées vers l’arrière et finissent par sortir de la soute. Pour cela, l’altitude doit être au minimum de 125 mètres.

Puis, il y a aussi le largage par éjection, qui, selon les explications données par le 1er RTP, utilise « la traction d’un parachute éjecteur pour sortir le fardeau puis transférer son action vers les parachutes pour leur ouverture. » En clair, un premier parachute s’ouvre pour tirer tout le chargement hors de l’avion.

Jusqu’à très récemment, seuls des largages par gravité avaient été effectués par éléments du 1er RTP affectés au Détachement de transit interarmées (DéTIA) et les équipages du Groupement de transport opérationnel (GTO). Ce n’est désormais plus le cas, car, nous apprend l’armée de Terre, un largage par éjection a été réalisé pour la première fois, en avril dernier, pour ravitailler la base avancée de Madama (Niger). Un avion C-130H Hercules de l’armée de l’Air a été sollicité à cette occasion.

Le gros avantage de la technique du largage par éjection est qu’elle permet livrer une quantité nettement plus importante de fret (jusqu’à 8.000 kg) par rapport à celle dite du largage par gravité (jusqu’à 2.500 kg). Conséquence : le ravitaillement livré est plus conséquent, ce qui limitera, par la suite, le nombre de LPA nécessaires.

« Le largage par extraction répond aux retours d’expérience des opérations précédentes qui avaient souligné l’intérêt de disposer en permanence de moyens capables de larguer du fret particulièrement contraignant en termes de volume ou de poids, excluant de fait le largage par gravité », explique en effet le Sirpa Terre.

Peu de forces armées maîtrisent le largage par éjection, qui permet de « récupérer le matériel de largage une fois au sol car les lots ne sont pas destinés à un usage unique contrairement à ceux qui peuvent être mis en œuvre lors des largages par gravité. »

Source: Zone Militaire


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samedi 10 juin 2017

Mali : Une vingtaine de djihadistes tués ou capturés par la Force Barkhane

La force française Barkhane a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end près de la frontière avec le Burkina Faso.

L'armée française, plus précisément sa force Barkhane, a tué ou capturé une vingtaine de djihadistes ce week-end, au sud-ouest de Gao (Mali), dans la zone où un soldat français avait été tué le 5 avril près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l'état-major dans un communiqué. 

«Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d'une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao», a-t-il indiqué. Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.

Opération en forêt

Des avions de chasse Mirage 2000 ont d'abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d'une récente opération dans la forêt, considérée comme un refuge de groupes terroristes armés. C'est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs. Deux hélicoptères d'attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser des commandos montagne par hélicoptère Caïman.

«Au lever du jour, vers 05h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d'opération», a ajouté l'état-major. «De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes» et détruits, a-t-il poursuivi. La force Barkhane mobilise 4.000 soldats français déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie). 

«Favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises»

Elle a pour mission «d'appuyer les forces armées des pays partenaires» dans leur lutte contre-terroriste et de «favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises», souligne le communiqué. Les djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes .

Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d'une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabés. Lors de cette opération,menée du 27 mars au 10 avril, deux djihadistes ont été tués, huit capturés et «plusieurs dizaines de suspects» remis aux autorités burkinabés, selon l'état-major français. (afp/nxp). 

Source : TRI 1


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mardi 30 mai 2017

Terrorisme au Sahel : Le président Macron veut une « exigence renforcée » à l’égard de l’Algérie

L’Algérie fait-elle preuve de mansuétude à l’égard d’Iyad Ag Ghali ?

En 2014, a récemment rappelé le quotidien Le Monde, ce chef du groupe jihadiste touareg Ansar Dine était dans le viseur des forces françaises. Mais Paris aurait demandé un avis à Alger avant de le neutraliser. « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire », auraient répondu les autorités algériennes.

Depuis, Iyad Ag Ghali a pris de l’importance puisqu’il est devenu le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, après la fusion de sa formation avec deux autres organisations jihadistes, à savoir al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

En février 2017, alors qu’il était encore ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait évoqué le cas du chef jihadiste touareg lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Il conviendrait d’éviter de faire preuve de complaisance à l’égard de M. Iyad Ag Ghali qui revient aujourd’hui à une position de leader. Nous avons d’ailleurs transmis le message aux Algériens, dans la mesure où il passe la moitié de son temps dans le Sud algérien [ndlr, dans les environs de Tinzaouten?] : c’est là qu’il organise ses actions », avait-il dit. Qu’est devenu ce « message »?

Lors de sa visite aux forces françaises déployées à Gao, le 19 mai, le président Macron a indiqué que l’opération Barkhane, menée dans le Sahel et pas seulement au Mali, « ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région » et quand la « souveraineté pleine et entière des États » sahéliens sera « restaurée ». Car, a-t-il continué, arrêter l’opération tant que les « groupements terroristes » n’auront pas été « éradiqués » serait créer « les conditions d’une reprise dans quelques années ».

Au lieu de fixer un terme à cette opération, le président français veut plutôt afficher une « détermination complète » et un engagement «résolu». Ce qui passe par le soutien des forces françaises, qu’il faudra continuer d’équiper « comme il se doit » mais aussi par une exigence à l’égard des partenaires régionaux, en particulier sur « le respect de la feuille de route politique. »

"Une exigence... renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie"

« Moi, ce que je veux, en début de mandat, c’est une exigence sans doute renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie pour que les accords d’Alger [entre les groupes indépendantistes touareg et Bamako, ndlr] soient appliqués et pour que la responsabilité de tous soit prise », a continué M. Macron.

« On ne peut pas manifester quelque faiblesse que ce soit à l’égard des groupements terroristes, quelles que soient les raisons politiques domestiques », a prévenu le président Macron. « J’ai des hommes qui sont là, j’en ai la responsabilité, j’en réponds devant les Français et leurs familles. Je n’enverrai pas nos soldats se faire tuer surtout si les gouvernements qui sont responsables de la situation localement ne prennent pas l’intégralité de leurs responsabilités », a-t-il insisté.

S’agissant de l’Algérie, Emmanuel Macron n’a pas confirmé les accusations concernant un éventuel soutien à Iyad Ag Ghali, lequel est hostile aux accords d’Alger. Toutefois, il a affirmé avoir fait part à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, lors d’un entretien téléphonique, d’en parler d’une « manière très franche ». Et d’ajouter : « Partout où nous sommes en situation d’agir, nous agirons avec une détermination accrue. »

Source : Zone Militaire


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samedi 20 mai 2017

Mali : Macron confirme l'engagement de la France contre le djihadisme...

Le nouveau président français a insisté sur la volonté de la France
de contribuer au développement et à la sécurité du pays


Emmanuel Macron a confirmé vendredi 19 mai l’engagement militaire de la France au Mali et au Sahel pour la sécurité de la région, évoquant une accélération des opérations contre les groupes djihadistes, lors d’une visite aux troupes françaises, à Gao.

« La France est engagée depuis le début à vos côtés et ce que je suis venu ici vous dire, de manière très claire, c’est qu’elle continuera à l’être, de la même manière », a-t-il dit d’une conférence de presse commune avec son homologue, Ibrahim Boubacar Keïta. Il s’agit du premier déplacement d’Emmanuel Macron sur un théâtre d’opération depuis son investiture.

Sur le volet militaire et la coopération internationale dans ce sens, « il est indispensable aujourd’hui que nous accélérions », a poursuivi Emmanuel Macron. « Nous l’avons bien vu durant ces derniers mois, les terroristes islamistes s’organisent, se regroupent, sont en train de se fédérer et donc nous serons intraitables à l’égard de ces derniers. »

Accélérer le processus de paix

Le nouveau président français a précisé qu’il voulait renforcer le partenariat avec l’Allemagne pour la sécurité du Mali et qu’il en avait parlé avec la chancelière Angela Merkel. Il a appelé à une « accélération » du processus de paix, deux ans après la signature d’un accord négocié pendant de longs mois à Alger, entre le gouvernement malien, les groupes armés pro-Bamako, et l’ex-rébellion à dominante touareg.

« Ma volonté, dans le cadre de nos engagements en Afrique, sur le plan militaire, c’est de faire davantage encore avec l’Europe, c’est de faire davantage avec l’Allemagne » mais en regardant de façon pragmatique sous quelle forme chacun peut intervenir, a-t-il dit, soulignant les contraintes, en Allemagne, pour l’engagement des armées.

Contribuer au développement

Quatre ans après l’intervention militaire française, déclenchée pour contrer l’avancée de groupes djihadistes qui menaçaient la capitale Bamako, la situation sécuritaire reste précaire dans le pays où les forces nationales et étrangères sont régulièrement prises pour cibles.

La France continuera donc pour le compte de l’Europe tout entière à contribuer à la sécurité du Mali mais d’autres pays européens peuvent en faire davantage pour le développement, a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a insisté sur la volonté de la France de contribuer au développement du Mali. Pour l’Agence française de développement (AFD), « un peu plus de 470 millions d’euros [d’aide] ont été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire », a annoncé M. Macron.

Source : LeMonde.fr


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lundi 8 mai 2017

FNACA : Le président des anciens combattants d'Afrique du Nord de Rambouillet meurt après une altercation

Le Président de l'association d’anciens combattants d’Afrique du Nord de Rambouillet (78 Yvelines), Guy Duchesne est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir été victime d'une agression.

Il aurait dû participer à la cérémonie du 8 Mai, ce lundi. Figure de la ville, apprécié par les nombreuses personnes qui le connaissaient, le président de la Fnaca de Rambouillet, association d’anciens combattants d’Afrique du Nord, est décédé, dans la nuit de dimanche à lundi, à l’hôpital Marie-Lannelongue, au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), où il avait été conduit après une agression. Guy Duchesne, 80 ans, a été passé à tabac, dimanche après-midi à Rambouillet, par un jeune homme ivre : son cœur malade ne l’a pas supporté.
 
Terrassé par un arrêt cardiaque

«Nous avons appris son décès juste avant la commémoration du 8 mai 1945 ce lundi matin, confie tristement le maire (LR) de Rambouillet, Marc Robert. Il devait être le porte-drapeau de la Fnaca, comme d’habitude. La cérémonie a eu un goût amer. C’était un ami de mes parents. Les circonstances de sa mort sont épouvantables. »

Guy Duchesne promenait son chien à l’étang de la Tour ce dimanche. Vers 17h30, une altercation, semble-t-il liée à la présence d'un autre chien, non tenu en laisse, éclate avec un homme qui passe la journée en famille au bord de l’eau. Le fils de ce dernier, âgé de 21 ans, s'en mêle.

Le jeune homme, visiblement sous l’emprise de l’alcool, frappe Guy Duchesne à coups de poing, avant qu’un pêcheur ne vienne s’interposer. Pour cette intervention, ce dernier reçoit lui aussi des coups. L’octogénaire continue sa route avant d’être terrassé par un arrêt cardiaque. Alertés, les secours parviennent à le ramener à la vie, mais le retraité décédera finalement à l’hôpital.
 
«La ville lui rendra bientôt hommage»

Lorsque les gendarmes et les policiers interviennent à leur tour, la famille en cause, originaire de Guyancourt, s’en prend à eux. Interpellés, le jeune homme et son oncle sont placés en garde à vue à Trappes. Le jeune homme, qui a reconnu avoir donné un coup de poing, sans vraiment s’en souvenir tant il avait bu, est sous le coup d’une procédure pour coup ayant entraîné la mort, sans intention de la donner.

«Mon père avait l’habitude de se promener tous les jours là-bas. Il y a souvent des gens qui viennent y boire ou manger. Mais jusqu’à présent, aucun incident n’était jamais survenu, rapporte Denis, le fils aîné de Guy Duchesne. Malgré son âge, ses problèmes cardiaques - on lui a fait un triple pontage et on lui a posé un Stein - mon père était très actif. En ce moment, il faisait de la peinture. Il avait un agenda encore plus rempli que celui d’un chef d’entreprise… »

Président de l’association locale de la Fnaca depuis près de dix ans, Guy Duchesne a tenu aussi les rênes de celle des pêcheurs de la ville durant quinze ans et du temps de son activité, celle des chauffeurs routiers. «C’était quelqu’un de très investi dans la vie de la commune, souligne Marc Robert. La ville lui rendra bientôt hommage.»

Source : LeParisien.fr


Ndlr : La FNCV s'associe à la douleur de la famille et des compagnons du Président Guy Duchesne. Hommage au président et à l'ancien combattant.

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vendredi 5 mai 2017

Mali : Les forces françaises de Barkhane neutralisent une vingtaine de jihadistes

Du 27 mars au 10 avril 2017, la Force française Barkhane mena une importante opération – appelée Panga – dans le secteur de la forêt de Foulsaré, qui, situé à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est connu pour être une zone de repli pour le groupe jihadiste burkinabè Ansarul Islam, fondé par le prédicateur radical Ibrahim « Malam » Dicko.

« Il ne doit pas y avoir un endroit dans la région où les GAT puissent être tranquilles », avait alors assuré le général Xavier de Woillemont, le chef de la Force Barkhane.

Pour les besoins de l’opération Panga, 1.300 soldats, 200 véhicules, des drones MALE MQ-9 Reaper, des Mirage 2000 et une dizaine d’hélicoptères avaient été mobilisés pour effectuer des missions de reconnaissance et de contrôle de zone. L’objectif était alors d’approfondir les connaissances de ce secteur difficile de de 2.500 km² et de collecter du renseignement. En outre, 2 jihadistes avaient été neutralisés et 8 autres faits prisonniers.

Les informations recueillies lors de l’opération Panga ont permis d’identifier des dépôts logistiques utilisés par les jihadistes dans la forêt de Foulsaré. D’où la planification de l’opération Bayard pour les démanteler.

Ainsi, le 29 avril, des Mirage 2000 du plot « chasse » de Niamey ont effectué plusieurs frappes aériennes contre des positions identifiées comme jihadistes. Puis, deux hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour sécuriser la zone d’intervention.

Suite à cela, des hélicoptères NH-90 Caïman ont déposé des groupes de commandos de montagne à proximité des positions jihadistes. Ces derniers ont été rejoints à l’aube du 30 avril par des commandos parachutistes et des équipes de déminage. La fouille du secteur ainsi bouclé a permis de mettre la main, sur de l’armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants d’engins explosifs improvisés en « quantité importante ». Et, selon l’État-major des armées (EMA), « près d’une vingtaine de terroristes ont été neutralisés », c’est à dire mis hors de combat.

« Cette opération conduite dans la forêt de Foulsaré, considérée depuis quelque temps comme une zone refuge et d’influence des terroristes, vient concrétiser les efforts conduits avec les forces maliennes et burkinabées pour lutter contre les réseaux des groupes armés terroristes qui agissent dans ce secteur », a encore fait valoir l’EMA.

Les commandos de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM) sont particulièrement sollicités ces derniers jours. Le 18 avril, ils ont en «neutralisé » une dizaine de jihadistes qui venaient d’attaquer une base des Forces armées maliennes (FAMa) à Gourma Rharous, à environ 120 km à l’est de Tombouctou.

Source : ZONE MILITAIRE


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jeudi 9 mars 2017

Niger : La France renforce son soutien militaire

Le Niger est confronté à une double menace jihadiste : il doit en effet faire face aux groupes armés liées à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nord et à l’ouest ainsi qu’à Boko Haram (dont une partie est affiliée à l’État islamique) au sud. Qui plus est, sa position géographique en fait une place tournante de tous les trafics possibles et imaginables.

Ces menaces se traduisent par des incursions meutrières de ces groupes armés sur son territoire. Ainsi, le 22 février 2017, une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) a été attaquée à Tilwa, dans la zone de Ouallam (ouest), près du Mali. Le bilan définitif fait état de 16 soldats tués et de 17 blessés.

La région de Ouallam est située à une centaine de kilomètres au nord de Niamey. Elle est la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, attribuées généralement à al-Mourabitoune, un groupe formé en 2013 par l’alliance du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et des « Signataires par le sang » du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar.

En octobre, à Tazalit (ouest de Ouallam), un groupe d’une quarantaine d’hommes armés avait donné l’assaut contre un camp de réfugiés maliens, protégé par la Garde nationale nigérienne. Là aussi, le bilan avait été lourd, avec 22 tués parmi les militaires. Cette attaque n’a jamais été revendiquée.

Le mois suivant, une nouvelle attaque, menée selon le même mode opératoire observé à Tazalit, visa un poste de la Garde nationale nigérienne à Bani Bangou. Cette fois, les assaillants, suspectés d’appartenir au groupe d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, rallié à l’État islamique, furent mis en déroute par l’intervention d’un Mirage 2000C et d’un Mirage 2000D français, basés à Niamey au titre de l’opération Barkhane.

La France a déployé des capacités militaires relativement importantes au Niger. Ainsi, elle dispose d’une base aérienne projetée (BAP) à Niamey, d’où décollent les Mirage 2000 et les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, ainsi que d’une base avancée à Madama, dans le nord du pays. En outre, face à Boko Haram, elle a envoyé un Détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) à Diffa, dans le sud.

Après l’attaque contre les FAN à Tilwa, l’appui militaire français va être revu à la hausse. « À la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un DLAO est en train de se constituer à Tillabéri au profit de nos camarades nigériens », a annoncé, le 24 février, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Selon une source militaire française citée par l’AFP, ce DLAO doit être armé par 50 à 80 commandos des forces spéciales, lesquels seront déployés « dans trois jours ». D’après RFI, ce détachement aura notamment « pour mission de combattre la faction du groupe État islamique d’al-Sahraoui. ».

Source : Zone Militaire

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dimanche 5 mars 2017

Centrafrique : Action militaire de la MINUSCA à BAMBARI

Cela fait plusieurs semaines que trois anciennes factions de l’ex-coalition rebelle de la Séléka s’affrontent, au prix de combats parfois violents, pour s’assurer du contrôle de la ville stratégique de Bangari, située au centre de la République centrafricaine.

D’un côté, l’on trouve le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), dirigé par le chef de guerre Noureddine Adam et allié Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) d’Al Katim. De l’autre, il y a le groupe « Unité du peuple centrafricain » (UPC) qui, commandé par le « général » Ali Darass, tient la ville de Bambari, où il a mis en place une administration parallèle.

Pour éviter de nouvelles exactions à Bambari, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité de la République centrafricaine (MINUSCA) a fixé une ligne rouge qui, passant par la localité d’Ippy, est censée dissuader les combattants du FRPC et du MPC de progresser en direction de Bambari.

C’est ainsi que, à la mi-février, une colonne du FRPC a été stoppée par l’intervention d’un hélicoptère d’attaque Mil Mi-35 du contingent sénégalais de la MINUSCA. Le groupe armé y a même perdu le général Joseph Zoundéko, l’un de ses chefs militaires les plus en vue.

Depuis, la Mission des Nations unies a renforcé sa présence dans la zone en y envoyant l’unité de réaction rapide portugaise ainsi que des forces spéciales bangladaises, et obtenu le départ d’Ali Darass de Bambari. « C’est une mesure pour protéger la population civile, pour éviter une guerre dans la seconde ville de la République Centrafricaine. L’objectif c’est aussi de faire de Bambari une zone sans groupes armés et d’y rétablir la présence de l’État », avait expliqué, le 22 février 2017, Vladimir Monteiro, le porte-parole de la mission des Nations unies.

Pour autant, les hommes de Nouredine Adam n’ont pas renoncé à leur objectif. Ce qui a contraint la MINUSCA à intervenir à nouveau pour arrêter une colonne du FPRC à seulement 5 km de Bambari.

« Une quarantaine d’éléments de la coalition dirigée par le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), lourdement armés avec des AK47 et des RPG , ont été localisés dimanche 26 février  2017 au matin à quelques kilomètres au nord de la ville de Bambari », a fait savoir la Minusca, via un communiqué diffusé le 26 février.

Et d’ajouter : « La Minusca est intervenue entre 08h00 et 10h00 (07h00 et 09h00 GMT) pour stopper la progression offensive de la coalition. Le bilan de cette opération aérienne n’est pas encore connu. »

Dans son communiqué, la MINUSCA rappelle que « Bambari a été déclarée ‘ville sans groupes armés’ suite au départ du chef de l’UPC et autres chefs de groupes armés tels que Gaétan et Tarzan » et souligne qu’un « déploiement conjoint décidé par les autorités légitimes centrafricaines est en cours afin d’établir l’autorité de l’État à Bambari. »

Aussi, a-t-elle continué, « il ne saurait y être toléré toute autre force que celle voulue par l’État centrafricain » et, par conséquent, « la présence des éléments de la coalition du FPRC à Bambari constituerait une violation flagrante du droit national et international. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 15 février 2017

Mali : A Kidal, un carnage a pu être évité grâce à une patrouille de Barkhane

Une patrouille de la force Barkhane a sans doute évité ce qui aurait pu être un carnage à Kidal, dans le nord du Mali. Ainsi, le 8 février, les militaires français ont détecté un engin explosif improvisé (IED) particulièrement dangereux, dissimulé à un point de passage «obligé» du centre-ville.

Après qu’eut été établi un périmètre de sécurité afin de tenir les civils à l’écart, une équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal, démineurs) est intervenue pour neutraliser cet IED, composé de « plusieurs obus ». On imagine sans peine les dégâts qu’il aurait pu causer s’il avait explosé…

Une fois le danger écarté, plusieurs composants de cette sorte de machine infernale ont été envoyés au laboratoire CIEL (Counter IED Laboratory, déployé pour la première fois en opération extérieure en novembre 2015.

Le CIEL, qui compte des spécialistes en chimie, en électronique, en déminage et en techniques d’investigations criminelles, dispose de matériels à la pointe de la technologie lui permettant d’analyser les éléments IED trouvés sur le terrain. Il s’agit ainsi de trouver des indices sur leur nature et leur origine, voire d’identifier ceux qui l’ont fabriqué, chaque « artificier » ayant ses propres habitudes et procédés en la matière.

À ce stade, on ignore encore qui a bien pu déposer cet IED à Kidal. Cela étant, l’on sait que le groupe jihadiste Ansar Dine y est particulièrement actif, en particulier contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), le contingent tchadien ayant payé un lourd tribut.

« Les mines et les engins explosifs improvisés constituent la principale menace contre les forces internationales, notamment au Mali, mais ils frappent aussi sans distinction la population civile », a par ailleurs souligné l’État-major des armées (EMA).

Source : Zone Militaire

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mardi 31 janvier 2017

Mali : MINUSMA- Renforcement militaire allemand de la Bundeswehr annoncé

En 2016, à pareille époque, Berlin avait décidé de porter à 650 le nombre maximum de militaires de la Bundeswehr susceptibles d’être déployés au Mali, dans le cadre de la mission des Nations unies (MINUSMA), lancée en juillet 2013 pour stabiliser le pays. Et cela, afin de « soulager la France engagée en Syrie contre le groupe jihadiste État islamique ».

Cette année, le gouvernement allemand entend accentuer son engagement au sein de la MINUSMA en portant le plafond des effectifs de la Bundeswehr pouvant être envoyés au Mali à 1.000 soldats. Ce renfort doit permettre le déploiement de 8 hélicoptères, dont 4 NH-90 (transport et évacuation sanitaire) et 4 Tigre (attaque). Ces appareils sont réclamés depuis des semaines par le secrétaire général de l’ONU.

Cette décisIon de renforcer le contingent allemand au Mali doit encore être approuvée par le Bundestag, la chambre basse du Parlement. Mais, même si la mission au Mali est la plus dangereuse des Nations unies, le vote est a priori aCquis. En outre, elle fait suite au dernier Livre blanc sur la Défense, lequel plaide pour que l’Allemagne joue un rôle militaire plus important au niveau international.

Le nombre de militaires allemands déployés au Mali n’a jamais atteint les 650 personnels. Selon un rapport du secrétaire général des Nations unies, la MINUSMA comptait, au 31 août 2016, seulement 251 soldats de la Bundeswehr. Sans doute que cet effectif a augmenté depuis, ne serait-ce que pour mettre en oeuvre les 3 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) HERON 1 envoyé par Berlon à Gao pour des missions de surveillance et de reconnaissance.

Par ailleurs, Berlin a l’intention de construire une base aérienne au Niger, toujours en appui à la mission des Nations unies. Il est question d’y baser deux avions de transport Transall C-160. Ces appareils servent aussi à l’opération française Barkhane et de la mission européenne EUTM Mali.

Cela étant, si le contingent allemand déployé au Mali compte effectivement un millier de soldats, alors cette participation à la Minusma sera l’opération la plus importante menée par l’Allemagne, qui compte encore près de 800 soldats en Afghanistan.

Reste à voir ce qu’en pensera l’opinion publique allemande, traditionnellement peu favorable aux interventions militaires extérieures, surtout si jamais la Bundewehr subit des pertes au Mali.

« Les forces allemandes sont très bien équipées. Elles ont désormais des drones qui leur permettent de mieux tracer leur itinéraire. Elles savent comment faire face au danger. Mais c’est la mission de l’ONU la plus dangereuse. C’est l’ONU qui le dit. Et les chiffres lui donnent raison », a prévenu Hans-Peter Bartels, le commissaire parlementaire aux forces armées.

Source : Zone Militaire

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dimanche 29 janvier 2017

Barkhane : 150 terroristes mis hors de combat par les forces françaises en 2016

Au sommet Afrique-France, des 13 et 14 janvier 2017 à Bamako, l’État-major des armées (EMA) a donné le bilan de l’opération Barkhane pour l’année 2016.

Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, diffusé en octobre 2015, le secrétaire général des Nations unies, qui était alors Ban Ki-moon, avait fait état d’une « augmentation sensible » des attaques contre la MINUSMA [Mission de l'ONU] et les Forces de défense et de sécurité maliennes. Et de souligner que ces attaques étaient « de plus en plus sophistiquées et complexes. »

En tout, et d’après les données compilées par le site Long War Journal, le nombre d’attaques jihadistes a bondi de 150% (257 cas contre 106 en 2015), dans une zone englobant le Mali ainsi que le nord du Niger et celui du Burkina Faso. La région de Kidal (Nord-Mali) a concentré à elle-seule 88 attaques, généralement revendiquées par le groupe Ansar Dine.

Et cela, malgré l’opération française Barkhane. D’après les chiffres donnés par le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’EMA, cette dernière a permis, en 2016, de tuer ou de capturer 150 «terroristes».

« La force Barkhane a mis hors de combat ou remis aux autorités locales près de 150 terroristes et saisi plus de six tonnes de munitions, explosifs et produits divers », a en effet affirmé le colonel Steiger, lors du point presse hebdomadaire du ministère de la Défense.

Au total, la force Barkhane a conduit 125 opérations « sur les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) dans lesquels elle opère, seule ou en partenariat avec des forces locales», a précisé le colonel Steiger. Pour comparer, en 2015, la force Barkhane avait effectué 150 opérations et saisi 16 tonnes de munitions.

Par ailleurs, l’opération Barkhane comporte aussi un volet « civilo-militaire », avec des soins médicaux gratuits dispensés à environ 25.000 civils et une assistance vétérinaire au profit des éleveurs locaux.

Pour rappel, quatre militaires français ont perdu la vie au Mali en 2016 (maréchal-des-logis Damien Noblet, brigadier Michael Chauwin, soldat de 1er classe Mickaël Poo-Sing et maréchal des logis-chef Fabien). Et une ressortissante française, Sophie Pétronin, a été enlevé à Gao, le 24 décembre 2016..

Source : Zone Militaire

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jeudi 19 janvier 2017

Mali : Sommet Afrique-France de Bamako, attentat déjoué par les forces spéciales françaises

Un attentat déjoué par les forces spéciales françaises peu avant le sommet de Bamako !

L’organisation du sommet « Afrique-France », à Bamako, les 13 et 14 janvier 2017, était un défi sur le plan sécuritaire, avec la présence d’une trentaine de chefs d’États et de gouvernements. Mais, visiblement, le pire a été évité, grâce aux forces spéciales françaises [Task Force Sabre].

En effet, quelques jours avant la tenue de ce sommet, ces dernières ont arrêté des jihadistes présumés dans le nord du Mali. Selon une source sécurité malienne, les individus interpellés «avaient des plans d’attaque de Bamako», sans plus de précision.

« Les Français ont joué un rôle essentiel pour que la sécurité du sommet soit assurée », a continué cette source, avant d’ajouter que « ces arrestations ont permis de procéder à d’autres arrestations de suspects à Bamako, et de découvrir que des jihadistes emprisonnés organisaient de leur côté un plan d’évasion. »

Cette information, qui n’a pas été démentie par le ministère français de la Défense, a été confirmée auprès de l’AFP par une source sécuritaire occidentale. « Un attentat sur Bamako en préparation a été déjoué. Des futurs kamikazes ont été arrêtés au nord par les forces spéciales françaises. Sur les kamikazes, il a été retrouvé un portable duquel il venait d’envoyer un message d’adieu à ses parents», a-t-elle affirmé.

Cela étant, même s’ils n’avaient pas été interpellés, il aurait été compliqué pour ces terroristes présumés d’arriver à leur fin, étant donné que plus de 10.000 hommes assuraient la sécurité du sommet de Bamako, sans compter le personnel dédié à la protection des personnalités.

« Bien avant le sommet, il était clair que les terroristes avaient prévu des sabotages et que tout a été mis en œuvre pour les empêcher de passer à l’acte », a résumé un autre source, rapporte l’AFP.

On ignore si ces arrestations ont un rapport avec l’interpellation par les forces françaises, la semaine passée, à Gossi, près de Gao, de quatre individus, dont Mimi Ould Baba Ould Cheikh, l’un des responsables de l’attentat perpétré en mars 2016 à Grand Bassam [Côte d'Ivoire], et revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Source : Zone Militaire

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