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mardi 7 mai 2013

Tunisie : L'armée traque deux bandes de jihadistes

Les forces tunisiennes traquent deux bandes de jihadistes près de la frontière algérienne...

2 Mai 2013 - Depuis le début de cette semaine, l’armée tunisienne mène une opération près de la frontière algérienne visant à pourchasser deux groupes jihadistes. L’un, qui serait fort d’une vingtaine de combattants, est actif dans le massif de Chaambi, tandis que l’autre, au sujet duquel aucune précision n’a été donnée, serait établi dans la région du Kef, à une centaine de kilomètres plus au nord. Quoi qu’il en soit, leurs effectifs ne sont pas exactement connus.

“Je n’ai pas d’idée sur leur nombre. La région de Chaambi est immense, on est en train d’essayer de les pourchasser. Pour le moment nous n’avons arrêté personne”, a ainsi expliqué le colonel Mokhtar Ben Naceur, du ministère tunisien de la Défense.

Ce dernier a par ailleurs assuré que, pour le moment, aucun contact avec ces groupes armés n’avait encore eu lieu et que les soldats tunisiens s’attachaient surtout à progresser avec prudence, étant donné que les jihadistes ont miné le secteur de Chaambi, une zone de 100 km2, aux tiers recouvertes de forêts. D’ailleurs, ces mines artisanales auraient fait au moins une quinzaine de blessés dans les rangs de l’armée et de la garde nationale.

D’après des témoignages de militaires et de gardes nationaux publiés par les médias tunisiens, le groupe jihadiste repéré à Chaambi disposerait d’un camp retranché bien protégé. Une source sécuritaire a précisé qu’il était commandé par deux Tunisiens et un Algérien et que certains des combattants viendraient du Nord-Mali. Il serait également le responsable d’une attaque ayant fait un mort parmi les membres des forces de sécurité.

D’après le colonel Naceur, la Tunisie et l’Algérie coopèrent pour réduire ces groupes terroristes, essentiellement en échangeant des renseignements. “Lorsqu’on a des informations sûres on les échange. Il n’y a pas d’action commune sur le terrain”, a-t-il expliqué.

Cela étant, et alors que le gouvernement tunisien est dominé par les islamistes du parti Ennahda, le pays est en proie à un essor de la mouvance salafiste depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, en janvier 2011.

Des opposants ont vivement critiqué le manque de préparation des forces de sécurité tunisiennes, lesquelles dénoncent le manque d’équipements et de moyens face à un adversaire bien organisé. Ainsi, le 2 mai 2013, entre 300 et 400 agents ont manifesté devant l’Assemblée nationale constituante, en scandant le slogan

“ Citoyen réveille-toi, le terrorisme a envahi le pays.”


Source : Zone Militaire

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lundi 29 avril 2013

Guerre de libération du Mali: Mort du caporal chef Stéphane Duval

Mali : un soldat français tué et deux autres grièvement blessés dans l'extrême nord du pays.

L’Elysée a annoncé ce lundi 29 avril 2013 qu’un soldat français a été tué au Mali. Cela porte à six le nombre de soldats français tués au Mali depuis le début de l’opération Serval. Le soldat a été tué dans l’après-midi de ce lundi, dans l’extrême nord du Mali, a précisé le service de presse de Élysée.

Source : AFP - RFI

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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, vient d’apprendre avec tristesse le décès en début d’après-midi d’un sixième soldat français au Mali.
 
Ce décès est survenu dans le cadre des nombreuses opérations de sécurisation pilotées par l’armée française et qui ont pour objectif d’affaiblir les groupes terroristes en les poursuivant sans relâche et en détruisant toute leur logistique.
 
C’est dans le cadre de l’une de ces opérations menées par les forces spéciales que le caporal-chef Stéphane Duval, âgé de 32 ans, a trouvé la mort en début d’après-midi dans le nord-est du pays, entre Tin Zaouaten et Boughessa.
 
Le véhicule léger dans lequel il circulait a sauté sur un engin explosif. Dans l’explosion, deux autres soldats français ont également été grièvement blessés. Ils ont été évacués immédiatement par hélicoptère vers Tessalit. Leurs pronostics vitaux ne sont pas engagés.

Le caporal-chef Stéphane Duval appartenait au détachement des forces spéciales du 1er Régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Bayonne.
 
Jean-Yves Le Drian présente ses plus sincères condoléances à sa famille, ses proches et à l’ensemble de ses compagnons d’armes. Il rappelle également toute la détermination de la France à poursuivre sa mission pour éradiquer les groupes terroristes du Mali et assurer la sécurité des populations.

Source : Ministère de la Défense



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mardi 23 avril 2013

Libye : Attentat terroriste à la bombe contre l'ambassade de France à Tripoli

Dans la capitale libyenne, l'ambassade de France a été la cible, ce mardi matin, d'un attentat (probablement à la voiture piégée). Deux gardes français affectés à la sécurité du bâtiment ont été blessés, selon un responsable sur place.

Ce mardi matin, une explosion a secoué tout le quartier de l'ambassade de France à Tripoli, à l'heure de la relève. Les gardes étaient apparemment dans l'enceinte. On parle pour l'instant de deux blessés. Selon des témoins sur place, les murs et tout le bas de la chancellerie se seraient effondrés.

Il s'agirait d'une attaque à la voiture piégée. « L'ambassade a été attaquée, confie un responsable à l'agence de presse Reuters. Nous pensons qu'il s'agit d'une voiture piégée. Les dégâts sont importants et deux gardes ont été blessés », a dit ce responsable. Une source française a confirmé une « attaque » contre l'ambassade et précisé qu'un garde avait été grièvement atteint et un second légèrement.

La France « condamne avec la plus grande fermeté l'attentat » commis contre son ambassade à Tripoli en Libye qui a fait deux blessés parmi son personnel, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

« En liaison avec les autorités libyennes, les services de l'Etat mettront tout en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte odieux et que ses auteurs soient rapidement identifiés », a ajouté le ministre dans un communiqué. Laurent Fabius va se rendre sur place ce mardi.

« La France attend des autorités libyennes que toute la lumière soit faite
sur cet acte inacceptable, pour que les auteurs soient identifiés et traduits devant la justice. Cet acte vise, à travers la France, tous les pays de la communauté internationale engagés dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le président de la République François Hollande dans un communiqué.

 « Acte terroriste »

Le ministre libyen des Affaires étrangères Mohammed Abdel Aziz a condamné l'attentat à la voiture piégée mardi contre l'ambassade de France à Tripoli, le qualifiant d'« acte terroriste ». « Nous condamnons fermement cet acte que nous considérons comme un acte terroriste contre un pays frère qui a appuyé la Libye durant la révolution » de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi, a déclaré à Abdel Aziz, présent sur les lieux de l'attentat.

Les forces de sécurité tentaient de faire évacuer les lieux et de bloquer le périmètre.
En raison de la puissance de l'explosion, deux villas en face de l'ambassade ont subi d'importants dégâts et les vitres d'un commerce, 200 mètres plus loin, ont été soufflées. La rue devant la chancellerie a été inondée d'eau vraisemblablement en raison de l'explosion d'un tuyau. Aucune indication n'a pu être obtenue dans l'immédiat sur les motifs ou les auteurs de cet attentat.

Source : RFI / AFP


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lundi 22 avril 2013

Mali : Les opérations militaires se déplacent vers la boucle du Niger

Libérée de l’emprise du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) par les forces françaises de l’opération Serval le 26 janvier 2013, la ville de Gao, située dans l’est du Nord-Mali, a été le théâtre, à plusieurs reprises et au cours de ces derniers semaines, d’attaques terroristes.

La particularité de ce secteur du Mali est que les jihadistes du Mujao peuvent se fondre dans la population, étant donné qu’une partie de cette dernière est sensible aux thèses salafistes.

Cela étant, et après avoir détruit le sanctuaire d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans l’Adrar des Ifoghas, plus au nord, les forces françaises engagées au Nord-Mali dans le cadre de l’opération Serval se concentrent désormais sur la boucle du Niger afin d’empêcher les groupes jihadistes de se réorganiser et de mener de nouvelles actions à Gao, voire à Tombouctou.

Après plusieurs jours de travail de renseignement et d’écoutes, il a ainsi été décidé de lancer l’opération Gustav, le 6 avril, afin de passer au peigne fin une vallée de 20 km de long sur 2 de large située au nord de Gao. Ce secteur est en effet soupçonné d’être une importante base logistique pour les jihadistes.

Cette opération, menée essentiellement par des unités de la 3e Brigade Mécanisée et commandée par le colonel Bruno Bert, le chef de corps du 92e Régiment d’Infanterie, mobilise un millier d’hommes, plusieurs dizaines de véhicules blindés, des moyens d’artillerie, des drones ainsi que des hélicoptères.

Une “manœuvre de déception” ...

Dans un premier temps, la colonne, partie de Gao en plein jour, a fait mine de faire mouvement vers l’est avant de prendre la direction de la vallée visée en pleine nuit. C’était une “manœuvre de déception”, a expliqué le général Barrera, le commandant de la brigade Serval.

Le 7 avril, à 6H00, tous les accès à la vallée ont été bouclés et les crêtes contrôlées par les troupes françaises. Les opérations de fouilles ont commencé deux heures plus tard. Aucun contact avec les jihadistes n’a eu lieu pour le moment. En revanche, les militaires français ont mis la main sur de nouveaux stocks d’armes et de munitions, les sapeurs ayant trouvé 340 obus et roquettes dans des ravins creusés par l’érosion.

L’opération Gustav, qui ne sera peut-être pas la dernière, devrait durer plusieurs jours. Les soldats et les gendarmes maliens sont également de la partie. Il leur revient d’entrer en premier dans les campements nomades ou les maisons des civils.

“C’est le quatrième oued que nous fouillons dans la région de Gao, il y aura sans doute d’autres opérations de ce genre, mais peut-être pas de la même ampleur”, a indiqué le général Barrera. 

Source : Zone Militaire


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dimanche 14 avril 2013

Guerre de Libération du Mali : Les armées européennes de l'EUTM vont former les militaires maliens

La formation de l'armée malienne par la mission européenne EUTM-Mali va pouvoir commencer, avec l'arrivée aujourd'hui des premiers contingents maliens. Celle-ci se déroulera à Koulikoro, à soixante kilomètres au nord-est de Bamako. L'objectif est de former quatre bataillons de 650 homme chacun (2600 au total) en une quinzaine de mois. Par ailleurs, une mission d' "expertise-conseil" doit aider l'armée malienne à se restructurer.

Commandée par le général français François Lecointre, l'EUTM-Mali (European Union Training Mission-Mali) est quasiment à pied d’œuvre. En fin de semaine dernière, sur les 550 personnels attendus, 420 étaient arrivés dans le pays, soit 80% de la mission. Les 130 qui manquent sont les formateurs spécialisés et la section de force protection espagnole.

Selon le colonel de Cussac, porte-parole de l'EUTM: "les 550 se répartiront entre 200 formateurs, 150 pour la force de protection et 200 pour les états-majors, le soutien santé et le soutien logistique".
Au total, pas moins de 22 pays y participeront, souvent de manière très symbolique avec moins de dix personnes. 21 pays sont déjà sur place, à l'exception de la Grèce.

La formation d'infanterie va être confiée à une centaine de formateurs, organisés en quatre compagnies : deux françaises, une nordique et une irlando-britannique. L'origine des formateurs est la suivante : France (48), Royaume-Uni (21), Suède (12), Finlande (10), Irlande (6), Lituanie (2) et Luxembourg (1).

La protection de la force sera assurée par trois pays : la France (90), la République tchèque (30) et l'Espagne (30). 


Source : Secret Défense - Jean Domminique Merchet / Marianne

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vendredi 12 avril 2013

Guerre du Mali : Trois militaires tchadiens tués lors d'un attentat suicide à Kidal

Le contingent tchadien déployé au Mali, plus particulièrement dans le secteur de l’Adrar des Ifoghas, a été une nouvelle fois endeuillé, ce 12 avril 2013, par un nouvel attentat suicide perpétré à Kidal, ville qui fut l’ancien bastion du groupe touareg jihadiste Ansar Dine.

“Un groupe d’éléments de l’armée tchadienne s’est rendu ce jour vendredi au marché de Kidal pour s’approvisionner. Au moment où ce groupe a fait son entrée, un kamikaze a fait exploser sa ceinture, tuant sur le coup trois soldats et blessant grièvement quatre autres”, a expliqué l’état-major tchadien, par voie de communiqué. “Des dispositions sont prises pour le rapatriement des corps” au Tchad, y est-il précisé.

Berceau de la rébellion touareg, la ville de Kidal est actuellement administrée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui s’était opposé à la présence de l’armée malienne dans la région. Des militaires français et tchadiens y assurent la sécurité.

En février dernier, Kidal avait déjà été le théâtre de deux attentats - suicide. Le premier avait visé des militaires français, sans causer de pertes dans leurs rangs. Le kamikaze avait été tué au volant de son véhicule piégé.

Le second, commis 5 jours plus tard, avait ciblé un poste de contrôle tenu par des rebelles touareg. Le MNLA avait affirmé avoir été visé, de même que le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA) né d’une scission avec Ansar Dine.

En tout cas, le contingent tchadien, fort de 2.000 hommes au Mali et très actif aux côtés des forces françaises dans la traque des jihadistes , avait déjà perdu 26 hommes lors d’accrochages dans l’Adrar des Ifoghas.

Source : Zone Militaire


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dimanche 7 avril 2013

Edouard Guillaud, l'amiral qui gagne les guerres...

Parfois critiqué au sein de la Défense, le chef d'état-major des armées présente pourtant un bilan militaire impressionnant

Il est brillant, sûr de lui-même et parfois de mauvaise foi. Qui plus est marin... Autant dire qu'il n'a pas que des amis au sein des armées et de la Défense. Et pourtant, l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées depuis trois ans (25 fevrier 2010), aligne un bilan impressionnant sur son cœur de métier : gagner les guerres que la France lui demande de faire.

Au lendemain de la bataille de la Marne, en 1914, on prêta à Joffre une réflexion désabusée sur la paternité de la victoire. Nombreux se l'attribuèrent alors. Mais si la Marne avait été une défaite, Joffre savait qu'il en aurait porté seul la responsabilité. Serait-ce différent avec Harmattan ou Serval ?

Le Mali aujourd'hui, la Libye en 2011, la fin du régime Gbagbo en Cote d'Ivoire au printemps 2011, le retrait d'Afghanistan en cours: qui dit mieux ? Les prédécesseurs de l'amiral Guillaud, les généraux Bentégeat et Georgelin avaient, eux aussi, conduit des opérations difficiles avec succès. Mais ces trois dernières années sont exceptionnelles par la diversité des actions menées, que ce soit sur un plan purement militaire (opératif, comme disent les spécialistes) ou politico-militaire.

Reprenons.  L'affaire malienne - qui entre aujourd'hui dans son troisième mois - est un succès remarquable des armes de la France. Fulgurance de la réaction, contre-attaque dans la profondeur, destruction de l'ennemi : Serval restera dans les annales. Il n'est pas question ici d'en discuter les buts politiques - qui relèvent du pouvoir politique, élu et légitime. Simplement de l'aspect militaire des choses, comme c'était déjà le cas lors de l'opération Harmattan contre le régime libyen. Là, encore, chapeau bas. Kadhafi est tombé, sans une égratignure côté français et pour un coût financier raisonnable (un peu plus de 1% du budget de la défense...)

Ces deux guerres ne doivent pas nous faire oublier deux manœuvres très délicates : le coup de pouce donné pour faire tomber Gbagbo en Cote d'Ivoire (avril 2011), en plein cœur d'Abijdan et le retrait accéléré des troupes d'Afghanistan, en particulier de la Kapisa, qui se déroule comme si nous étions à Canjuers... Tout cela témoigne d'une chose : l'armée française est très professionnelle et elle est bien commandée.

Stratégie navale appliquée à la stratégie globale

L'amiral Guillaud est un vrai chef militaire. Certes, l'uniforme qu'il porte n'est pas celui de l'armée de terre - dans un pays dont les racines, militaires et autres, sont d'abord terriennes. C'est assurément pour lui un handicap. Mais il a su le transformer en atout, en réflechissant et en conduisant les guerres d'aujourd'hui en marin.  Comme sur mer, où les bateaux font aussi de la diplomatie navale, la conduite des opérations intègre la dimension stratégique, en apportant un soin particulier à la gestion des coalitions et des alliances. Comme ses prédécesseurs, il a noué des liens très étroits avec ses homologues étrangers - qui constituent un niveau de coopération infra-politique et discret. C'est, par exemple, cela qui a permis d'obtenir des alliés la mise à disposition d'avions de transport pour le Mali, alors que la France souffrait d'un vrai déficit.

Autre exemple de stratégie navale appliquée à la stratégie globale - la manière dont AQMI a été "traitée" au Mali et qui a surpris tous les observateurs : "Sur mer, il est très long d'obtenir le contact avec l'ennemi , mais quand on a le contact on ne le lâche plus". La progression des forces ne s'est pas faite de manière linéaire - terrienne, en quelque sorte - mais par bonds, sans occuper le territoire. Gardons nous des comparaisons abusives, mais la greffe d'une pensée militaire navale ou aérienne sur des opérations terrestres peut parfois donner des résultats spectaculaires. Qu'on se souvienne du plan Challe, un aviateur, en Algérie. (Ndlr :Les "têtes chercheuses" du général Challe)

L'une des constantes des récentes opérations est leur caractère "combiné" - selon la vieille tradition britannique de Mountbatten - un marin. C'est un pas de plus dans l'interarmisation, dont les raids d'hélicoptères sur Brega (Libye) resteront l'un des exemples les plus aboutis. Un moyen aérien mis en œuvre par l'armée de terre à partir de plates-formes navales (avec des commandos de l'air pour le secours des équipages...)  Dans le quotidien des opérations, la couleur de l'uniforme n'a plus guère de sens : dans le ciel malien, des aéronefs de l'Armée de l'air, de l'Armée de terre et de la Marine nationale opèrent de manière intégrée.

L'amiral Guillaud sait déléguer les responsabilités

L'amiral Guillaud n'est évidemment pas seul à faire tourner la machine militaire. Il s'est entouré d'officiers généraux qu'il suit depuis longtemps (Castres, Baduel, Lefebvre, par exemple) et mise sur les commandants locaux (Palasset, Saint-Quentin,..) auxquels il accorde une véritable autonomie, comme au commandant d'un bateau à la mer.

Certes, le rééquilibrage entre civils et militaires au sommet du pouvoir politico-militaire ne se fait pas sans douleur. Certes, les ambitions des généraux qui aspirent à remplacer l'amiral Guillaud avant terme (juillet 2014) s'expriment sans trop d'élégance. Mais comme "technicien" de la chose militaire, l'amiral n'a pas à craindre aujourd'hui beaucoup de concurrence.  

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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jeudi 4 avril 2013

Centrafrique : 300 soldats français supplémentaires envoyés à Bangui

Les évènements se sont accélérés au cours de ces dernières heures en Centrafrique. La coalition “Séléka”, comme elle l’avait annoncé, a investi Bangui, la capitale, afin de renverser le président François Bozizé, lequel n’avait pas mis, au goût des rebelles, assez de célérité à respecter les accords de cessez-le-feu conclus à Libreville le 11 janvier 2013.

Ainsi, les rebelles ont fini par prendre rapidement le contrôle de Bangui, sans rencontrer une grande résistance. Quant au président Bozizé, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé qu’il avait réussi à prendre la fuite.

Cela étant, de nombreux pillages commis à la faveur du chaos ambiant par des hommes armés ont été signalés à Bangui. Des magasins en auraient été la cible, de même que des maisons de particuliers.

“Il y a beaucoup de pillages avec des gens armés. Ils cassent les portes, pillent et après la population vient, se sert aussi”, a témoigné, auprès de l’AFP, Nicaise Kabissou, un habitant du centre-ville. Pourtant, les responsables de la Séléka avaient promis qu’il n’y aurait aucune tolérance pour des actes de ce genre.

En attendant, la France, qui compte quelque 250 militaires en Centrafrique dans le cadre de l’opération Boali (ce contingent est actuellement fourni par le 1er Régiment d’Infanterie de Sarrebourg), a renforcé son dispositif en y déployant 300 hommes supplémentaires, prépositionnés au Gabon. Les premiers personnels sont arrivés dès le 24 mars, les autres ayant rejoint Bangui ce dimanche. Selon le colonel Thierry Burckhard, le porte-parole de l’Etat-major des armées (EMA), il s’agit d’un poste de commandement tactique et de deux compagnies.

Les unités dont ces militaires français envoyés en renfort sont issus n’ont pas été précisées mais une compagnie motorisée du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a récemment participé à un exercice amphibie au large des côtes gabonaises.

Pour rappel, une mesure identique avait été prise à la fin de l’année dernière, avec l’envoi à Bangui de deux compagnies de légionnaires prépositionnées à Libreville.

La mission de ces militaires est d’assurer la protection des ressortissants français et étrangers et de sécuriser l’aéroport de Bangui. Pour autant, aucune évacuation n’est envisagée pour le moment, a indiqué une source diplomatique. “Les quelque 1.200 ressortissants français ne sont ni menacés, ni ciblés, ni visés, la France n’étant pas jugée partie prenante dans cette affaire, favorisant tel ou tel camp”, a-t-il été ajouté.

Source : Zone Militaire


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lundi 1 avril 2013

Guerre de Libération du Mali : Un marsouin blessé au combat à Tombouctou

La situation est apparemment calme à Tombouctou, ce 1er avril 2013, après 24 heures de combat entre les forces armées maliennes (FAM) appuyées par les militaires français, et des éléments jihadistes.

Tout a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars avec un attentat suicide perpétré par un jihadiste à un point de contrôle tenu par des soldats maliens à l’une des entrées de Tombouctou. Profitant de cette diversion, plusieurs hommes armes se sont infiltrés dans la ville.

Des officiers maliens ont expliqué que les terroristes ont cherché à ouvrir “deux fronts” dans le centre-ville, l’un vers la résidence temporaire du gouverneur de la région de Tombouctou, l’autre, vers une caserne occupée par l’armée malienne.

Afin de déloger les jihadistes infiltrés, une section d’infanterie ainsi qu’un peloton appartenant à l’Escadron d’aide à l’engagement (EAE) du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) ont été déployés en appui des soldats maliens. Deux Mirage 2000D, relevés ensuite par deux Rafale, ont été envoyés dans le secteur. Toutefois, aucune frappe aérienne n’a été effectuée.

Au total, ces combats ont fait 7 tués, dont un soldat malien, un civil nigérian pris en otage et 5 jihadistes. A priori, d’autres éléments terroristes ont réussi à s’exfiltrer de la ville. Un marsouin a été blessé au cours de ces affrontements. Evacué par hélicoptère vers l’hopital militaire de Gao, ses jours ne sont pas en danger, selon l’Etat-major des armées (EMA).

Cette attaque jihadiste est la seconde à viser Tombouctou en 10 jours. La première, lancée le 21 mars, avait été revendiquée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Source : Zone Militaire


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vendredi 29 mars 2013

François Hollande : Objectifs atteints... Au Mali...

Guerre de Libération du Mali : Objectifs atteints !
Le président François Hollande présente un calendrier de retrait

Au Mali, "nous avons atteint nos objectifs" assure François Hollande
Le chef de l'Etat a annoncé le retrait des troupes qui ne seront plus qu'un millier à la fin de l'année.

Au Mali, "nous avons atteint nos objectifs", a assuré jeudi soir François Hollande lors de son intervention sur France 2. "Il fallait arrêter l'offensive des terroristes, reconquérir les villes qu'ils occupaient et aller dans leur sanctuaire. C'est fait", a affirmé le chef de l'Etat qui n'a pas caché son "admiration" pour "nos soldats" qui "ont été exemplaires".

Le désengagement des 4000 militaires de l'opération Serval débutera fin avril. En juillet, il ne devrait plus rester que 2000 hommes sur place, sans doute dans le cadre d'une force des Nations Unies, et un millier à la fin de l'année. Mais "nous aurons toujours des forces prépositionnées pour intervenir si nécessaire". "Notre objectif était de libérer le Mali. Ensuite, c'est l'affaire des Africains".

François Hollande n'a pu que reconnaitre un seul échec : "Nous n'avons pas retrouvé nos otages". Sur Philippe Verdon, il n'a laissé que peu d'espoir : "nous avons, hélas, des éléments qui nous donnent à penser qu'il pourrait être mort". Pour la famille enlevée au Cameroun et retenue au Nigeria, il a confirmé l'existence de "preuves de vie".
Mais, a-t-il fait remarquer, "moins on en dit, mieux on agit". Sur la question des rançons, que l'Elysée refuse désormais de verser aux ravisseurs, le chef de l'Etat a expliqué en avoir parler aux familles "émues et affectées". "Comment pourrions nous verser des sommes d'argent alors que nous sommes en guerre contre eux, avec lesquelles ils pourraient acheter des armes ?" Toutefois, le président n'exclut pas les "contacts et négociations".

Source : Secret Défense - Jean Domminique Merchet / Marianne

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