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jeudi 18 janvier 2018

Barkhane : Attaque par véhicule piégé, trois militaires français blessés

La date de cette attaque ne doit rien au hasard. Le 11 janvier 2018, cinq ans après le début de l’opération Serval, au Mali, un véhicule de l’avant blindé (VAB) français a été la cible d’un VBIED (Vehicle Borne Improvised Explosive Devices) alors qu’il faisait partie d’un convoi circulant entre Ménaka et Indélimane, près de Gao.

L’explosion a fait trois blessés parmi les occupants du VAB, dont un sérieusement touché. Ce dernier a été rapatrié dans la nuit pour être admis dans un hôpital d’instruction des armées (HIA). Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Le mode opératoire de cette attaque, vraisemblablement commise soit par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM), qui réunit plusieurs groupes jihadistes sous l’autorité de Ilyad ag Ghaly, soit par l’État islamique pour le grand Sahara (EIGS), est plutôt rare au Mali.

Selon les données disponibles, et avant celle contre Barkhane, la dernière attaque ayant utilisé un VBIED remonte au 18 janvier 2017. Ce jour-là, un véhicule rempli d’explosif avait visé, à Gao, le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), c’est à dire l’organisme chargé d’organiser les patrouilles conjointes entre les ex-rebelles touareg et les miliciens pro-gouvernementaux prévues par l’accord de paix d’Alger. Cet attentat, qui fit plus de 60 tués, avait été revendiqué par le groupe al-Mourabitoune, intégré désormais au GSIM.

Quoi qu’il en soit, cette attaque contre la force Barkhane est survenue au lendemain de l’arrestation, à Menaka, de plusieurs « membres de groupes armés terroristes sévissant dans cette région frontalière du Niger » par les militaires français.

« Dans le strict respect du droit international, les commandos ont procédé à des fouilles permettant de saisir de l’armement, du matériel et des documents. Des personnes ont également été capturées afin de lever le doute sur leur contribution aux actions des groupes armés terroristes de cette région », a expliqué l’État-major des armées.

Source : Zone Militaire

Finalement, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) a envoyé, le 12 janvier 2018, un communiqué à l’agence de presse mauritanienne ANI pour « proclamer sa responsabilité » de l’attaque ayant visé les militaires français ainsi que de celle menée en octobre dans la région de Tongo Tongo (Niger), au cours de laquelle 4 commandos des forces spéciales américaines avaient été tués. Cette dernière n’avait jusqu’à présent pas été revendiquée.

« Les soldats du califat ont attaqué hier jeudi 11 janvier au petit matin une colonne de l’armée française avec un véhicule piégé », a ainsi affirmé l’EIGS, qui a, par la même occasion, revendiqué plusieurs autres attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger.


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samedi 13 janvier 2018

Italie : Réduction de sa participation militaire en Irak, redéploiement envisagé au Niger et Sahel

Depuis la réunion relative à la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), organisée à La Celle Saint-Cloud le 13 décembre 2017, la presse transalpine, s’interroge sur les modalités  d’un possible envoi de militaires italiens au Niger. Une idée qui, apparemment, était depuis longtemps dans les tuyaux et qui avait été jusqu’alors démentie à plusieurs reprises par Rome.

À l’occasion d’une visite à bord du pétrolier-ravitailleur Etna, qui participe actuellement à l’opération européenne EUNAVFOR « Sophia », menée contre les trafics d’êtres humains en Méditerranée centrale, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, a de nouveau confirmé l’envoi d’un contingent au Niger.

« 2017 a été l’année de la défaite militaire de Daesh (État islamique ou EI) qui ne contrôle plus un territoire en tant qu’État. Dans cette bataille, l’Italie a joué un rôle important. Avec 1.400 soldats, nous sommes la deuxième force en Irak et maintenant que Mossoul a été libérée, notre contribution se limitera à la consolidation [des acquis] dans ce pays », a expliqué M. Gentiloni.

Aussi a-t-il proposé de redéployer une partie des militaires italiens actuellement présents en Irak vers le Niger dans « les mois à venir » car «nous devons continuer le travail, en concentrant notre attention et nos énergies sur la menace des trafiquants et du terrorisme au Sahel.»

« C’est la proposition que le gouvernement fera au Parlement pour une mission visant à vaincre la traite des êtres humains et le terrorisme », a ajouté M. Gentiloni. A priori, les députés italiens auront à se prononcer avant le printemps prochain, c’est à dire avant les élections législatives qui devront être convoquées, au plus tard, le 20 mai 2018.

Selon l’agence Ansa, une délégation italienne a déjà été envoyée à Niamey, où sont déjà déployés des miliaires français, allemands et américains, pour examiner les détails de ce déploiement annoncé. Le chef d’état-major italien, le général Claudia Graziano, a précisé qu’il est question d’envoyer « quelques centaines d’hommes » au Niger après le vote du Parlement. « Ce ne sera pas une mission de combat », a-t-il dit. « Notre contingent sera chargé de former les forces nigériennes et de les rendre capables de lutter efficacement contre le trafic de migrants et le terrorisme », a-t-il ajouté.

Interrogé par le quotidien Il Fatto Quotidiano, Jean-Pierre Darnis, responsable du programme de recherche Sécurité et Défense de l’Istituto Affari Internazionali, voit une autre raison à cette implication de l’Italie au Sahel. Selon lui, il s’agirait aussi pour Rome de prendre part à « la revitalisation de la politique européenne de défense » pour laquelle la France et l’Allemagne sont très actives.

Source: Zone Militaire

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dimanche 7 janvier 2018

France - Egypte : Renforcement de la coopération militaire, armement, lutte antiterroriste...

En novembre 2017, l’Égypte a connu l’attentat le plus meurtrier de son histoire avec l’attaque de la mosquée soufie de Bir Al-Abeb, dans le nord du Sinaï, au cours de laquelle 305 personnes ont perdu la vie sous les balles d’une quarantaine de jihadistes appartenant probablement à la branche égyptienne de l’État islamique.

Un mois plus tôt, un convoi de la police égyptienne avait été attaqué à moins de 200 kilomètres au sud-ouest du Caire par un groupe islamiste. Au moins 35 policiers furent tués.

Ces deux évènements récents illustrent les défis sécuritaires que l’Égypte doit relever, avec, en prime, une situation en Libye qui complique la donne. La priorité est donc d’éviter une déstabilisation de ce pays, laquelle aurait des conséquences pour l’ensemble de la région, voire au-delà.

D’où la levée, en 2015, des restrictions sur la livraison d’armes aux forces égyptiennes décidées par l’administration Obama après la destitution du président Mohamed Morsi deux ans plus tôt (et son remplacement par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi), de l’implication plus grande de la Russie et le soutien indéfectible de Paris au Caire.

La coopération militaire entre la France et l’Égypte est ancienne, avec notamment la mise en place d’une Commission militaire armement stratégie franco-égyptienne (CAMAS) et l’organisation régulière d’exercices conjoints.

« Le plan annuel de coopération de défense entre l’Égypte et la France comporte aujourd’hui plus de 70 actions de coopération. Il englobe tous les aspects propres aux relations de défense, que ce soit en matière de formation et d’échanges, d’exercices, d’équipements ou de dialogue stratégique », fait ainsi valoir le Quai d’Orsay.

Ces deux dernières années, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense passé depuis aux Affaires étrangères) cette coopération franco-égyptienne a pris un nouvel élan, avec la signature d’importants contrats d’armement (24 Rafale, 2 Bâtiments de projection et de commandement, 1 frégate multi-missions, 4 corvettes Gowind et 1 satellite de communication militaire).

Ces excellentes relations militaires (mais pas seulement) entre la France et l’Égypte s’expliquent par le fait que ces deux pays ont des intérêts communs, dont la lutte contre les groupes terroristes. Sur ce point, le règlement de la crise libyenne est primordiale.

« Nous ne pouvons laisser prospérer à la frontière égyptienne, aux portes de l’Europe, une instabilité dont profitent les terroristes et les trafiquants en tous genre », expliquait, en juin dernier, M. Le Drian.

Cela étant, il est question d’aller plus loin. À l’occasion d’une visite, au Caire, de Florence Parly ministre des Armées, le président Abdel-Fattah al-Sissi a affirmé que son pays « aspire à à développer des liens militaires avec la France dans la période à venir. »

Selon la présidence égyptienne, lors de cet entretien, M. Al-Sissi a « souligné l’importance d’une coordination continue et d’une consultation intensive entre les deux pays sur plusieurs questions d’intérêt bilatéral dans la période à venir ».

Toujours d’après la même source, Mme Parly a souligné « l’importance que Paris donne au renforcement du partenariat entre la France et l’Égypte dans tous les domaines, particulièrement dans ceux de la sécurité et de la défense. »

Ce partenariat militaire pourrait prendre la forme de nouveaux contrats d’armement. Selon La Tribune, Le Caire envisagerait la commande d’un nouveau lot d’avions de combat Rafale (12 ou 24, le nombre fait toujours l’objet de discussions) et de deux corvettes Gowind supplémentaires. Quant aux facilités de paiement demandées par l’Égypte, ce ne serait plus un problème. « Bercy ne bloque plus les négociations à la demande de l’Elysée », a en effet écrit le journal.

L’attentat contre la mosquée de Bir Al-Abeb a fait l’objet d’une revendication par un groupe appelé « Harakat Abna Yeshua » (Mouvement des fils de Jésus), jusqu’alors inconnu. Mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une manipulation de l’EI afin de dresser chrétiens et musulmans les uns contre les autres

Source : Zone Militaire

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mardi 26 décembre 2017

Sahel : Force conjointe G5, la France demande d'aide logistique à l'ONU

La France va demander une aide logistique de l’ONU en faveur de la Force conjointe du G5 Sahel

En juin 2017, à la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies adopta une résolution pour affirmer son soutien à la Force conjointe du G5 Sahel (Niger, Mali, Tchad, Mauritanie et Burkina Faso), appelée à conduire des opérations anti-terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Mais ce n’était qu’un minimum. En effet, Paris avait proposé un premier projet de résolution plus ambitieux, lequel souhaiter placer les opérations de cette force conjointe sous un mandat de l’ONU pour « utiliser tous les moyens nécessaires » afin de « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes » dans la BSS. » Il était aussi question de charger le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, d’établir un rapport sur un soutien logistique et financier à cette initiative du G5 Sahel.

Seulement, devant les réticences de Washington, peu enclin à mettre la main à la poche, Paris dut amender son projet. Exit, donc, le mandat de l’ONU. Quant à M. Guterres, il lui était demandé de seulement rendre compte des « défis rencontrés et de possibles mesures à prendre en considération » pour la mise en place de cette force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Depuis, les lignes ont un peu bougé, dans la mesure où, après l’embuscade qui a coûté la vie à 4 militaires américains au Niger, les États-Unis ont débloqué une enveloppe de 60 millions de dollars pour financer la FC-G5S, dont le budget de fonctionnement annuel est estimé à 423 millions d’euros.

En outre, avec l’appui de Barkhane, la force conjointe a pu mener sa première opération dans le secteur dit des trois frontières, au début du mois de novembre.

Peu avant, M. Guterres avait recommandé d’apporter un soutien accru à la FC-G5S. « Je tiens à souligner qu’il est beaucoup plus risqué de ne pas appuyer la Force conjointe que de l’appuyer compte tenu de l’ampleur des problèmes auxquels se heurte la région. La communauté internationale, a la responsabilité collective de ne pas laisser cette importante initiative échouer. Je renouvelle donc mon appel aux membres du Conseil de sécurité et à la communauté internationale tout entière à soutenir les États membres du G5 Sahel dans cette entreprise capitale », avait-il écrit.

D’où une nouvelle initiative de la France. Selon un nouveau projet de résolution cité par l’AFP, Paris demande à M. Guterres de conclure « au plus vite » un « accord technique entre l’ONU et les Etats du G5-Sahel pour fournir un soutien logistique et opérationnel via la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali]. »

La diplomatie française justifie cette demande en mettant en avant que les « activités d’organisations criminelles et terroristes dans la région du Sahel constituent une menace à la paix et la sécurité internationales. »

Pour lever d’éventuelles nouvelles réticences des États-Unis, qui cherchent à limiter l’implication des Nations unies dans les opérations internationales pour des raisons budgétaires, le projet français de résolution précise que cette aide logistique et opérationnelle ne coûtera rien et qu’elle sera « temporaire », c’est à dire qu’elle durera le temps nécessaire pour la FC-G5S soit autonome. Sur ce point, l’on peut émettre quelques réserves au regard des déficits capacitaires que cette dernière aura à combler.

« Le fait que les États membres du G5 Sahel manquent de matériel et n’aient pas les capacités voulues pour mobiliser des ressources freine leur aptitude à préparer la Force conjointe et à la rendre opérationnelle. Le matériel et les capacités continuent d’être largement insuffisants », avait ainsi souligné M. Guterres dans son dernier rapport.

Et de citer le manque de « matériels nécessaires pour établir une compagnie mécanisée légère dans chacun 7 sept bataillons », de capacités de renseignement et de reconnaissance, d’infrastructures d’information et de communication interopérables, d’équipements de protection individuelle, de moyens de transport aériens et terrestres et de « capacités médicales et d’évacuation sanitaire primaire ».

Quoi qu’il en soit, le projet de résolution français indique que ce soutien logistique et opérationnel « fera l’objet d’une compensation financière totale pour les Nations unies » et qu’il consistera à fournir à la FC-G5S du carburant, de l’eau et des des rations alimentaires ainsi qu’une aide matérielle et technique uniquement lorsqu’elle opérera au Mali.

En outre, il est précisé que cette aide ne devra pas porter préjudice aux opérations menées par la MINUSMA.

« Les options prévues en matière d’appui bénéficieraient aux activités de la MINUSMA, étant donné que la Mission à elle toute seule ne peut pas faire face aux multiples menaces qui pèsent sur le Sahel, dont un bon nombre dépassent son champ d’évolution géographique et le cadre de son mandat principal, mais ont des conséquences directes sur sa sécurité et ses activités », avait souligné M. Guterres. « La MINUSMA et la Force conjointe sont complémentaires. En contribuant à la stabilisation de la sécurité dans la région, l’appui de l’ONU à la Force conjointe, notamment par l’intermédiaire de la MINUSMA, faciliterait plutôt qu’il ne compromettrait le mandat de la Mission », avait-il plaidé.

Cette nouvelle initiative diplomatique française survient alors que le président Macron a annoncé la tenue d’une réunion internationale, le 13 décembre, à Paris, afin « d’accélérer le déploiement » de la FC-G5S qui, selon lui, « ne se fait pas assez vite » alors que « les terroristes ont enregistré des victoires militaires et symboliques notamment au Niger ».

« Ce sera une accélération du calendrier de soutien à la force et du calendrier. Nous voulons amplifier cette force en termes d’effectifs militaires et de moyens » car « il est urgent de renverser la tendance », a fait valoir M. Macron.

Cette réunion sera suivie par une conférence des donateurs qui doit permettre de boucler le budget de fonctionnement de cette force. À cette occasion, et selon une source diplomatique française, l’Arabie Saoudite pourrait proposer un chèque de 100 millions de dollars.

 Source : Zone Militaire -  Photo: Ministère des Armées

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samedi 23 décembre 2017

Niger : Une vingtaine de Jihadistes mis hors de combat par les Mirage français...

Le Niger doit faire face à plusieurs mouvements jihadistes. À l’ouest et au nord, il est en effet confronté au Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, qui réunit Ansar Dine, les katibas Macina et al-Mourabitoune ainsi que des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). S’y ajoute également l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui.

Au sud-est, plus précisément vers le Lac Tchad, les autorités nigériennes doivent prendre en compte la menace de Boko Haram, qui, lié à l’État islamique, a, ces dernières années, a multiplié les incursions dans les régions de Diffa et de Bosso depuis le nord du Nigéria, d’où il est originaire.

Grâce aux actions menées par la Force multinationale mixte (FMM), dont les éléments sont fournis par les pays de la Commission du Bassin du lac Tchad (Tchad, Nigéria, Cameroun, Niger) ainsi que par le Bénin, Boko Haram, par ailleurs miné par des dissensions internes, a perdu beaucoup de terrain. Au point que, en septembre 2016, le général Patrick Brethous, qui venait de quitter le commandement de la force Barkhane, estimait que la menace du groupe jihadiste nigérian avait été « endiguée ».

Seulement, Boko Haram a su garder une certaine capacité de nuisance, en continuant de perpétrer des attaques-suicide au Nigéria, au Niger et au Cameroun. En outre, il semblerait qu’il ait établi des liens, logistiques, voire opérationnels, avec l’EIGS d’al-Sahraoui. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les deux organisations ont fait allégeance à l’État islamique.

Ainsi, selon les services de sécurité nigériens, des éléments de Boko Haram auraient pris part à l’embuscade de Tongo Tongo qui, en octobre dernier, coûta la vie à quatre militaires américains. Selon une source nigérienne, citée par le quotidien Le Monde, au moins 50 jihadistes nigérians se seraient infiltrés au Mali depuis l’est du Niger.

En attendant la confirmation de cette éventuelle collusion avec l’EIGS, Boko Haram reste actif dans ses secteurs « traditionnels ». En effet, selon un compte-rendu de l’État-major des armées, à Paris, des hommes armés, « probablement affiliés à Boko Haram » ont attaqué un détachement de l’armée nigérienne dans la région de Bosso, le 6 décembre dernier.

Une demande d’appui aérien a alors été adressée à la Force Barkhane, laquelle a envoyé sur place une patrouille de trois « chasseurs », des Mirage 2000 en l’occurrence.

« L’intervention a donné lieu à deux frappes et un Show of Force qui ont permis aux forces partenaires de se désengager et de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes », a expliqué l’EMA.

Ce n’est pas la première fois que des avions de combat français interviennent à la demande des forces nigériennes. Ce fut en effet le cas en novembre 2016, pour mettre en échec une attaque menée par de « nombreux assaillants » contre le poste de la Garde nationale de Bani Bangou, à 40 km de la frontière avec le Mali. Deux passes de « show of force » suffirent à mettre en fuite ces terroristes.

La force Barkhane apporte un appui aérien aux forces nigériennes contre Boko Haram depuis 2016, le ministre de la Défense, qui était, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, ayant répondu favorablement à une demande faite par Mahamadou Issoufou, le président nigérien. Jusqu’alors, le soutien français contre le groupe jihadiste nigérian se limitait à du renseignement et à une cellule de coordination.

Source : Zone Militaire - Photo: Armée de l'Air

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samedi 16 décembre 2017

OPEX : Accélération du déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel

La Force conjointe du G5 Sahel va accentuer ses efforts mais les doutes sur ses capacités subsistent ...

Ce 13 décembre 2017, à l’initiative du président Macron, une réunion a été organisée à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, pour voir comment il serait possible d’accélérer le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, destinée à traquer les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne (BSS) avec 5.000 soldats fournis par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

« Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd’hui menacés (…) Nous devons intensifier l’effort », a affirmé le président français à l’issue de cette réunion, à laquelle l’Algérie n’a pas participé, alors que ce pays a été impliqué dans les négociations en vue d’un règlement politique entre les rebelles touareg et les autorités maliennes, en 2015.

Selon M. Macron, les pays du G5 Sahel ont convenu de « renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. » Et de préciser que « cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, une renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 6 décembre 2017

Mali : Un guetteur de 10 ans tué par un hélicoptère de la force Barkhane

La force Barkhane n’a commis aucune faute lors de la mort d’un guetteur qui s'est révélé être un mineur. 

En décembre 2016, des médias maliens affirmèrent qu’un enfant de 10 ans, envoyé chercher des ânes par ses parents, avait été tué par un hélicoptère de la force française Barkhane lors d’une opération à Tigabaten, dans le nord du Mali.

Devant la pression médiatique (et la mise en avant de cet incident par l’hebdomadaire Jeune Afrique), l’État-major des armées (EMA) publia deux communiqués pour expliquer que, au moment des faits, un « réseau de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armée terroriste […] échangeait des informations relatives à un convoi logistique […] approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français. »

Après avoir rappelé que ce mode opératoire avait été utilisé lors d’une attaque ayant coûté la vie, un mois plus tôt, à l’adjudant Fabien Jacq, l’EMA expliqua que « la force Barkhane avait alors décidé l’intervention d’une patrouille d’hélicoptères afin de faire cesser cette menace », ce qui aboutit à « la neutralisation d’un de ces guetteurs, qui s’est avéré être un mineur. » Et de préciser qu’une enquête de commandement avait été ouverte.

Les conclusions de cette dernière ont été présentés un an plus tard par Valérie Lecasble, la porte-parole du ministère des Armées. « Le décès de ce mineur est regrettable », a-t-elle admis. Mais, a-t-elle continué, « l’enquête n’a relevé aucune faute individuelle ou collective dans l’usage de la force. »

La force Barkhane avait attaqué « un groupe de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armé organisé à caractère terroriste », qui «échangeaient des informations relatives à un convoi logistique de l’armée française approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français», a expliqué Mme Lecasble. Et si l’un de ces guetteurs « s’est avéré être un mineur », il « apparaissait légitime de faire cesser une intention hostile » dans le contexte opérationnel d’alors, a-t-elle fait valoir.

Cela étant, il est désormais question d’une autre affaire, relative cette fois à une opération contre un groupe armé dans la région d’Abeïbera, fin octobre. Au moment des faits, l’EMA affirma que 15 terroristes avaient été neutralisés, dont un lieutenant du chef jihadiste Iyad Ag Ghali, spécialisé dans le recrutement et la formation des terroristes d’Ansar Dine.

Seulement, selon Bamako, 11 soldats maliens faits prisonniers lors d’attaques précédemment menées par les jihadistes auraient été tués au cours de l’opération française. Or, pour Barkhane, ces hommes n’étaient pas des « otages » dans la mesure où ils avaient « été retournés » par les terroristes. Dans un communiqué, l’EMA avait assuré que les éléments alors disponibles avaient permis « la caractérisation formelle de ce campement et son identification sans erreur possible comme un camp d’entraînement terroriste, du fait d’un travail précis de renseignement militaire. »

Reste que Bamako campe sur ses positions. Ainsi, le président malien, Ibrahim Boubakar Keïta, a réaffirmé que les 11 soldats maliens étaient bien des otages.

« Il s’agissait bel et bien d’otages des terroristes et il ne faudrait pas qu’il y ait là-dessus la moindre ambigüité entre nos amis français et nous», a affirmé M. Keïta dans un entretien donné à Jeune Afrique. « C’est un fait regrettable, qui peut hélas survenir dans ce type d’opération. On doit l’admettre et ne pas chercher d’autres raisons qui n’existent pas », a-t-il insisté.

Source : Zone Militaire - Photo : État-major des armées

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vendredi 24 novembre 2017

Egypte : Attentat terroriste dans une mosquée Soufi du nord Sinaï. Plus de 235 morts !

L’attaque s’est produite dans le village de Bir al-Abed, à 40 km d’Al Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï. Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

L’attaque a eu lieu pendant la prière du vendredi dans la mosquée Al-Rawdah, dans la ville de Bir Al-Abed, à 40 kilomètres d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï. Selon des témoins cités par l'Agence France-Presse, les assaillants ont encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et ils ont ensuite posé une bombe à l'extérieur du bâtiment. Après qu'elle a explosé, les hommes armés ont fauché les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

Une mosquée fréquentée par des adeptes du soufisme
 
La mosquée Al-Rawdah, qui a été visée par une attaque vendredi faisant au moins 235 morts dans le Nord-Sinaï en Egypte, était notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam que l'organisation Etat islamique (EI) considère comme hérétique. Voici le décryptage du journaliste du Monde, Madjid Zerrouky, spécialiste de l'EI.
 
"En décembre, l'émir de la Hisba, "police islamique" de l'EI dans le Sinaï, (l'une des plus hautes fonctions dans l'organisation djihadiste) menaçait les soufis dans l'hebdomadaire du groupe, Al-Naba  : "Nous disons à toutes les [confréries], cheikhs et partisans soufis à l'intérieur et à l'extérieur du Sinaï que nous ne permettrons pas la présence d'ordres soufis au Sinaï ou en Egypte". A l'appui de ces menaces, la décapitation de deux personnes pour appartenance au soufisme, dont le cheikh Soleiman Abou Heraz une figure soufie pour avoir « professé la connaissance de l’occulte ».
 
Dans le numéro 5 du mensuel du groupe, Rumiyah : l'émir est interrogé le long de 7 pages qui sont presque intégralement consacrées aux soufis : "Notre objectif principal est de mener une guerre contre les manifestations de l’idolâtrie, y compris le soufisme, la sorcellerie, la prédiction et le culte des tombes." Il citait nommément la confrérie Al-Rawdah - du nom de la mosquée ciblée. "Dans le Sinai, il y a celle d'Al-Rawdah, à laquelle beaucoup d'autres sont affiliées". 

Les soufis sont considérés par les djihadistes comme des hérétiques, des idolâtres et polythéistes à cause de leurs hommages aux saints : leurs tombeaux deviennent des lieux de pèlerinage. Du Mali à l'Afghanistan, en passant par Mossoul, Rakka, ils ont dynamité des dizaines de mausolées soufis."

Source : Le Monde Afrique.fr

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dimanche 19 novembre 2017

Somalie : Les drones américains attaquent les milices Shebab liées à Daesh

Depuis juin 2017, les États-Unis ont effectué une quinzaine de frappes aériennes en Somalie, exclusivement contre les milices Shebab, affiliées à al-Qaïda. Jusqu’à présent, la branche somalienne de l’État islamique, dont les effectifs sont peu étoffés, avait échappé aux drones américains. Ce n’est plus le cas désormais.

En effet, le 3 novembre 2017, le Pentagone a dit avoir réalisé deux frappes contre l’État islamique dans le nord-est de la Somalie.

« En coordination avec le gouvernement fédéral de Somalie, les forces armées américaines ont mené deux frappes aériennes contre l’EI dans le nord-est de la Somalie, tuant plusieurs terroristes », a précisé, via un communiqué, l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique.

« Les forces américaines continueront à utiliser toutes les mesures autorisées et appropriées pour protéger les Américains et pour neutraliser les menaces terroristes », a continué l’US AFRICOM « Cela inclut un partenariat avec l’AMISOM [Force de l’Union africaine en Somalie, ndlr] et les Forces de sécurité nationales somaliennes (FNS) » afin de « cibler les terroristes, leurs camps d’entraînement et leurs refuges partout en Somalie, dans la région et dans le monde entier », a-t-il souligné.

Un drone a effectué une première frappe vers minuit (heure locale) tandis que la seconde a eu lieu en fin de matinée, le 3 novembre. A priori, la cible était une « base » de l’EI implantée près du village de Buqa, situé au sud de Qandala, ville de la région semi-autonome du Puntland, brièvement occupée par l’organisation jihadiste en 2016.

La présence de l’EI en Somalie se concentre essentiellement dans la région montagneuse de Qandala. Le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies relatif à la Somalie ne s’y est pas attardé, se bornant seulement à souligner que le groupe jhadiste avait poursuivi « ses actions » au cours des semaines ayant précédé sa publication. Parmi ces dernières, il y aurait au moins un attentat suicide et l’attaque d’un hôtel.

La branche somalienne de l’EI est commandée par un certain Abdulqadir Mumin, un cadre dissident du mouvement Shebab. Le niveau de ses effectifs n’est pas connu. Selon les sources, il varie entre 70 et 300 combattants. En outre, elle disposerait d’un camp d’entraînement, lequel a très probablement été visé par les frappes américaines.

Source : Zone Militaire

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mardi 14 novembre 2017

Barkhane : Quinze jihadistes mis hors de combat par les militaires français dans le nord du Mali

« Aucun n’a pu s’échapper », a dit le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées, à propos des membres d’un groupe jihadiste récemment repérés dans le secteur d’Abeïbara, au nord du Mali. C’est ainsi que l’officier a donné le bilan d’une opération dite « d’opportunité », conduite par la force Barkhane, au cours de la nuit du 23 au 24 octobre 2017, à 100 km au nord-est de Kidal, près de la frontière avec l’Algérie.

« La découverte d’une katiba terroriste dans la région d’Abeïbara a entraîné le déclenchement d’une action combinée entre les forces spéciales françaises et des soldats de l’opération Barkhane », a en effet raconté le colonel Steiger.

Ce renseignement confirmé, une opération a rapidement été décidée. Cette dernière a commencé par une frappe aérienne, effectuée par des Mirage 2000. Puis des hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour accompagner les forces terrestres envoyées sur les lieux.

Au total, 15 jihadistes ont été « mis hors de combat », ce qui veut dire qu’ils ont été soit tués, blessés ou capturés. L’opération a également permis de récupérer et de détruire des armes et des munitions, dont des fusils d’assaut, des grenades et de nombreux chargeurs.

Source : Zone Militaire

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mardi 17 octobre 2017

Kenya : Askari Storm, bientôt un exercice militaire franco-britannique

Ne serait-ce qu’avec Djibouti, l’armée de Terre ne manque pas de terrains d’entrainement pour l’aguerrissement de ses soldats en milieu désertique. D’autant moins que ces derniers ont l’habitude d’évoluer dans des conditions particulièrement exigeante avec l’opération Barkhane, au Sahel.

Pour autant, en novembre 2017, des unités françaises partiront au Kenya pour se joindre au 3e Bataillon du Parachute Regiment de la British Army et prendre ainsi part à l’exercice Askari Storm, dont le thème portera sur la « prévention de l’instabilité » et la « propagation de l’extrémisme violent ».

Telle est, en effet, l’annonce que vient de faire le ministère britannique de la Défense (MoD), après la rencontre, le 31 août, de Florence Parly, la ministre française des Armées, avec Michael Fallon, son homologue d’outre-Manche.

L’exercice Askari Storm se déroulera à Archers Post, dans la réserve nationale de Samburu (centre du Kenya), qui sert de terrain d’entraînement à la British Army depuis plus de 60 ans.

Mais avant la tenue de cet exercice, la 11e Brigade Parachutiste (BP) et la 16 Air Assault Brigade participeront ensemble à des manoeuvres de l’Otan, qui auront bientôt lieu en Bulgarie, Hongrie et Roumanie.

Dans un entretien donné à l’agence Reuters, M. Fallon a assuré que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) « n’aura pas d’impact sur les liens avec la France en matière de défense ». Et d’insister : « C’est une relation forte qui ne sera pas affectée par Brexit. »

Membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et puissances nucléaires, la France et le Royaume-Uni ont engagé des programmes d’armement communs (missiles et Système de combat aérien futur) ainsi qu’une coopération dans le domaine de la physique expérimentale afin de garantir le bon fonctionnement de leur arsenal stratégique (projet EPURE). En outre, les deux pays ont mis sur pied une force expéditionnaire conjointe (Combined UK and French Joint Expeditionary Force, CJEF).

Source : Zone Militaire

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vendredi 6 octobre 2017

Sahel : Mort de soldats américains au cours d'une opération anti-terroriste au Niger...

La morts de ces soldats révèle la présence de forces spéciales américaines dans la région

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique a confirmé jeudi matin que trois de ses hommes avaient été tués "au cours d'une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger".

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Un quatrième militaire "d'une nation partenaire" a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: Nigérien ou d'une autre nationalité.

Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé "est stable".

L'embuscade, a assuré à l'AFP une source sécuritaire régionale, est l'oeuvre "d'hommes lourdement armés venus du Mali" et "a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs".
Nombreuses victimes

Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l'armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas.

D'après Radio France Internationale (RFI), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s'être lancés à la poursuite d'assaillants qui venaient d'attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri.

Le lourd bilan témoigne de la violence de l'accrochage. L'opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions.

Il a aussi indiqué que lors de l'embuscade, une patrouille de Mirage 2000 français a permis de faire une démonstration de force mais n'a pas pu apporter d'appui direct au sol - tir ou bombardement - en raison de "l'imbrication (de forces) au sol".

L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey.

A Niamey, le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que le Niger a été frappé par une attaque "terroriste" ayant fait un "nombre important de victimes".

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York, que cette attaque soulignait l'urgente nécessité de mettre à pied d'oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).
Base américaine

Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l'aéroport d'Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu'extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l'AFP a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire engageant les deux pays "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme". L'armée américaine doit aussi "former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme", selon cet accord.

"Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays", souligne une source militaire occidentale.

Mi-septembre, Niamey a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis mars dans la zone "devant la persistance de la menace" des "groupes terroristes", notamment venus du nord du Mali voisin. Mi-juin, l'armée nigérienne a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri pour mieux combattre les jihadistes.

Outre les Américains, la France, ancienne puissance coloniale et partenaire privilégié du Niger, compte une base sur l'aéroport de Niamey à partir duquel opèrent des avions de chasse Rafale et des drones. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces spéciales françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.

Source : LePoint.fr / Niamey (AFP) - © 2017 AFP

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mardi 15 août 2017

Burkina Faso : Attentat islamiste à Ouagadougou , 18 tués et 8 blessés !

Sahel : Un nouvel attentat terroriste vise les expatriés à Ouagadougou

Près de 20 mois après les attentats qui, commis par al-Mourabitoune pour le compte d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), avaient visé le bar Taxi Brousse, le restaurant Le Cappuccino et l’hôtel Splendid [30 tués et 71 blessés, ndlr], le centre de Ouagoudougou [Burkina Faso] a une nouvelle fois été le théâtre d’une attaque terroriste contre la communauté des expatriés, selon un mode opératoire identique.

Les témoignages ne s’accordent pas tous. Ainsi, il a été avancé que trois hommes armés sont arrivés, vers 21h30, à bord d’un véhicule 4×4 à la hauteur du café-restaurant Aziz Istanbul, situé à 200 mètres du café Cappuccino, déjà pris pour cible le 15 janvier 2016. Mais un officier de la gendarmerie burkinabè, citant des témoins, a parlé de deux individus à moto. En tout cas, une chose est certaine : ils ont ouvert le feu sur les clients attablés à la terrasse de l’établissement, essentiellement fréquenté par des expatriés.

Puis, selon le ministre burkinabè de la communication, Remis Dandjinou, les auteurs de la fusillade se sont retranchés « dans un étage de l’immeuble » qu’ils venaient d’attaquer. « Les forces de défense et de sécurité et l’unité d’élite de la gendarmerie sont en opération », a-t-il ensuite assuré, avant d’évoquer des personnes retenues en otage.

Après avoir établi un cordon de sécurité et évacué le périmètre, policiers, gendarmes et militaires ont donné l’assaut. Assaut qui pris fin avec la mort de deux assaillants.

Lors d’un nouveau point presse, M. Dandjinou a indiqué qu’une opération de « quadrillage » et de « vérification des maisons avoisinantes » était en cours. Par ailleurs, il n’a pas confirmé le nombre d’assaillants impliqués dans cette attaque qui, selon un bilan encore provisoire, a fait 18 tués de « différentes nationalités » et au moins 8 blessés.

Même si le groupe jihadiste Ansarul Islam reste actif dans la région frontalière du Mali et du Burkina Faso, malgré les coups portés par l’opération française Barkhane et les forces burkinabé, le mode opératoire et la cible de cette attaque – les expatriés – désignent le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, l’organisation créée en mars dernier avec des éléments d’AQMI, d’al-Mourabitoune et d’Ansar Dine.

Cette dernière a ainsi revendiqué l’attaque commise en juin contre le campement Kangaba, un « écolodge » accueillant une clientèle étrangère à Bamako. Par ailleurs, AQMI est aussi responsable des attentats contre l’hôtel Radisson Blu [Mali] et le site de Grand Bassam [Côte d’Ivoire].

Cela étant, il n’est pas impossible que cet attentat contre le restaurant Aziz Istanbul de Ouagadoudou soit le fait de « l’État islamique du Grand Sahara » d’Abou Walid al-Sahraoui, lequel a déjà revendiqué plusieurs attaques au Burkina Faso.

Pour rappel, le Burkina Faso fournira des effectifs à la Force conjointe du G5 Sahel (FCG5S), dont la mission sera de mener des opérations anti-terroristes. Pour le moment, le financement de cette dernière n’est pas encore assuré, alors qu’elle doit être opérationnelle dès l’automne prochain.

Source : Zone Militaire

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lundi 14 août 2017

Barkhane : Rampe de lancement d'engins neutralisée par les soldats tchadiens

Une attaque contre la base française de Tessalit évitée grâce aux soldats tchadiens

La vigilance des soldats tchadiens de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a permis d’éviter une attaque contre la Plateforme Désert Relais (PFDR) de la force française Barkhane à Tessalit.

L’un des modes opératoires suivis par les groupes armés terroristes (GAT) pour attaquer les forces internationales, qu’elles soient françaises ou déployées sous la bannière des Nations unies consiste à utiliser une rampe de lancement sommaire sur laquelle est fixée une roquette (généralement utilisée par les lance-roquettes multiples de type Grad). La mise à feu se fait par le déclenchement de l’alarme d’un téléphone portable, ce qui évite tout brouillage. Dans ce cas, les assaillants se font rarement prendre.

Le 25 juin, c’est donc un tel dispositif qui a été découvert par une patrouille tchadienne, à proximité de la base française de Tessalit. Cette fois, la munition était une roquette de 57 mm, peut-être de type S5 étant donné que l’on sait que, durant la guerre civile libyenne de 2011, des rebelles en avaient déployé sur des pick-up.

Une fois l’alerte donnée par les soldats tchadiens, des sapeurs français « ont immédiatement procédé à la neutralisation de ce dispositif », a indiqué l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Au passage, quatre jours plus tôt, le groupement tactique désert blindé (GTD-BLD) « Edelweiss » a, au cours d’une opération conduite dans la région de Kidal, découvert, dans une maison, un stock de munitions composé d’une « dizaine d’obus de 60 mm, des fusées et des munitions de calibre 7.62 mm. » Et l’EMA de préciser : « Depuis le début de l’opération Barkhane, par trimestre, ce sont près de 2 tonnes d’armes ou de munitions saisies. »

L’entente entre les militaires français et tchadiens, qui avait donné de très bons résultats lors de la bataille de l’Adrar des Ifoghas, en février 2013, lors de l’opération Serval, a de nouveau fonctionné contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, lié à l’État islamique.

En effet, la force Barkhane a assuré un soutien sanitaire aux troupes tchadiennes engagées dans une importante offensive contre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, les 24 et 25 juin derniers. Et les combats y ont été particulièrement intenses car, selon un bilan officiel, 162 jihadistes ont été tués et plusieurs de leurs véhicules et autres motos ont été détruits. Côté tchadien, 8 soldats y ont laissé la vie et 18 autres ont été blessés. Et ces derniers ont été pris en charge par Barkhane.

« Dans les rangs des forces de défense tchadiennes, certains blessés ont été rapatriés vers N’Djaména grâce à une évacuation médicale aérienne organisée par les moyens et les équipes de Barkhane avant d’être pris en charge par l’équipe médicale du pôle santé unique (PSU) de la force Barkhane ou d’être redirigés vers les services tchadiens», a en effet avancé l’EMA.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 16 juillet 2017

Emmanuel MACRON : La Force conjointe du G5 Sahel doit convaincre de son efficacité

Quelques heures avant l’arrivée du président Macron à Bamako pour un sommet du G5 Sahel (qui regroupe le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso), le 2 juillet 2017, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin – JNIM) a diffusé, via la messagerie Telegram, une vidéo montrant les 6 otages qu’il détient, notamment la Française Sophie Pétronin, dont l’enlèvement, le 25 décembre dernier, à Gao, n’avait jusqu’à présent pas été revendiqué.

Évidemment, la diffusion de cette vidéo ne doit rien au hasard dans la mesure où le lancement officiel de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) était à l’ordre du jour du sommet organisé à Bamako. Cette dernière, commandée par le général Didier Dacko, ex-chef d’état-major de l’armée malienne, depuis Sévaré, sera chargé de combattre les groupes jihadistes, avec le soutien de l’opération française Barkhane.

Cette FC-G5S, forte de 5.000 hommes, a besoin de près 450 millions de dollars pour fonctionner. Le mois dernier, l’Union européenne a annoncé qu’elle débloquerait 50 millions d’euros à cette fin. Quant à la France, le président a indiqué qu’elle lui fournira 70 véhicules tactiques et un appui opérationnel. « Sur le volet militaire, c’est un effort équivalent à plus de 8 millions d’euros que nous consacrons d’ici la fin de l’année », a-t-il souligné, à l’ouverture du sommet.

Le président français a salué une « dynamique, un mouvement de fond que la France est fière d’accompagner » et dit avoir « bon espoir » que le Conseil franco-allemand du 13 juillet prochain permette à Paris et Berlin « d’annoncer des engagements communs autour de cette alliance » pour le Sahel. En outre, une conférence des donateurs doit se tenir prochainement.

« L’important c’est que cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec les premiers financements débloqués (…) et qu’elle ait ses premiers résultats », a estimé le président français.

Car il n’est pas question de chèque en blanc. « Pour garantir un soutien dans la durée, ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires », a affirmé M. Macron, à l’endroit de ses homologues du G5 Sahel.

« Nous avons chaque jour à affronter des terroristes, des voyous, des assassins » qui « sont nourris de nos faiblesses, de nos hypocrisies, des complexes du passé, de notre inefficacité collective », a encore poursuivi le président Macron. Et d’exhorter à éviter de « ne pas parler des vrais problèmes et faire semblant de faire » et d’appeler les dirigeants du G5 Sahel de mener « des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations. »

S’agissant de l’opération Barkhane, elle sera maintenue « aussi longtemps qu’il le faudra » pour gagner la bataille contre le terrorisme. « Je le dis ici à nos hommes qui se battent pour cette liberté. Nous la gagnerons, cette bataille, nous y mettrons les moyens qu’il faut, la détermination qu’il faut, et je sais que cela prendra du temps. Mais nous y parviendrons », a lancé le président Macron, lors d’un discours devant la communauté française à Bamako.

Enfin, comme il l’avait déjà fait lors de son déplacement à Gao auprès de la Force Barkhane, le 19 mai 2017, M. Macron a de nouveau annoncé une initiative en faveur de l’aide au développement, avec le déblocage, de 200 millions d’euros sur 5 ans. Quatre secteurs seront prioritaires : l’éducation, l’agriculture, la justice et la lutte contre le changement climatique.  

Source : Zone Militaire

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