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samedi 22 juillet 2017

Afghanistant EI-K : Espérance de vie raccourcie pour les chefs jihadistes de Daesh-Khorasan

L’espérance de vie des chefs de l’EI-Khorasan, la branche afghano-pakistanaise de l’État islamique, n’est pas longue. À peine trois jours après avoir été désigné pour diriger les opérations de l’organisation jihadiste, Abou Sayed a été tué lors d’un bombardement américain effectué dans la province de Kunar, dans l’est de l’Afghanistan.

« Les forces américaines ont tué Abou Sayed », chef de l’EI-K, lors d’une « frappe sur le quartier général du groupe » jihadiste le 11 juillet 2017, a ainsi annoncé Dana White, une porte-parole du Pentagone. Ce raid aérien « a également tué d’autres membres de l’EI-K et va considérablement perturber les objectifs du groupe terroriste d’intensifier sa présence en Afghanistan », a-t-elle ajouté.

« C’est évidemment une victoire de notre côté pour ce qui est de les repousser. C’est la bonne direction », a, de son côté, réagi l’ex-général James Mattis, le chef du Pentagone. « Nous allons continuer jusqu’à ce qu’ils soient anéantis », a commenté le général américain John Nicholson, qui commande la mission de l’Otan Resolute Support et le contingent américain déployé en Afghanistan, en référence aux membres de l’EI-K, dont le nombre est estimé à moins d’un millier.

En un peu plus d’un an, Abou Sayed est le troisième chef de l’EI-K à avoir été éliminé par les forces américaines et afghanes. En juin 2016, le premier « émir » de l’organisation jihadiste, Hafiz Saeed Khan, un ancien membre du mouvement taleb pakistanais [ndlr, Tehrik-e Taliban, TTP], ayant fait allégeance au chef de l’EI, Abu Bakr al-Baghdadi, deux ans plus tôt, a été tué par une frappe américaine menée dans le district d’Achin, situé dans la province de Nangarhar.

Son successeur, Abdul Hasib, a ensuite été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines et afghanes conduite le 27 avril dernier, également dans la province de Nangarhar. « C’est le second émir de l’EI que nous tuons en neuf mois avec des dizaines d’autres chefs et des centaines de leurs combattants. Depuis plus de deux ans, l’EI-K mène une campagne barbare d’assassinats, de tortures et de violences contre la population afghane », avait commenté, à l’époque, le général Nicholson.

Seulement, l’élimination des cadres de l’EI-K n’empêche pas l’organisation jihadiste de progresser. En juin, elle a ainsi chassé le mouvement taleb afghan des montagnes de Tora Bora, dans le sud-est de la province de Nangarhar. La frappe qui a permis d’éliminer Abou Sayed montre qu’elle s’est donc implantée dans celle de Kunar, plus au nord.

Source : Zone Militaire

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samedi 22 avril 2017

Armement Etats Unis versus Russie : MOAB et FOAB, la Mère et le Père de toutes les Bombes ...

Les forces américaines en Afghanistan ont largué la plus puissante arme américaine non-nucléaire sur les positions de Daesh à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan.
Qu’a-t-elle de particulier ?

Ce que nous apprend son nom

L’appellation officielle de l'arme est : «Bombe à effet de souffle d'artillerie lourde». L'acronyme MOAB a également été interprété comme "Mother off all Bombs", la «Mère de toutes les bombes». Ce surnom fait peut-être aussi référence à une menace du président irakien Saddam Hussein qui évoquait la «mère de toutes les batailles» au sujet du Koweït en 1991.

4 ans et descendante de la Daisy Cutter du Vietnam

L'arme a d'abord été testée en mars 2003, précisément avant l'invasion américaine de l'Irak. La MOAB est la descendante du BLU-82B «Daisy Cutter», une bombe de l'ère du Vietnam qui pesait 6 800 kg et était utilisée pour détruire jungles et champs de mines. Elle avait été utilisée avec un effet dévastateur contre les troupes irakiennes en 1991. Les derniers exemplaires des 225 BLU-82 ont été utilisés vers 2008 puis officiellement remplacés par la MOAB.

C'est énorme !

La MOB de GBU-43/B est le «monster truck d'artillerie américaine», a écrit en 2003 Gary Brecher, chroniqueur qui se qualifie de «nerf de guerre». La MOAB pèse un peu plus de 10 tonnes et est l’arme non-nucléaire la plus puissante dans l'arsenal des Etats-Unis.

Il est rempli d'explosif H6, environ 1,35 fois plus puissant que le TNT pur pour un rendement de 11 tonnes sur un rayon de 1,6 kilomètre. La bombe elle-même mesure près de dix mètres de long, fait plus d'un mètre de diamètre et peut être uniquement larguée depuis des avions de transport C-130 spécialement modifiés.

L'effroi

La fonction de la MOAB est principalement de provoquer «choc et stupeur» : il s'agit d'une arme explosive, créant une pression destinée à faire s'effondrer tunnels et bunkers et effacer tout membre du personnel ennemi se trouvant dans le rayon de l'explosion.

6 millions de dollars par pièce

La MOAB a été construite par la société Dynetics, basée en Alabama. Le Pentagone n'a commandé que 20 bombes, coûtant 16 millions de dollars chacune. L'ensemble du programme coûte quelque 314 millions de dollars.

... Et il y a un papa russe !

Après les tests de la MOAB par les Etats-Unis en 2003, la Russie a développé sa propre arme thermobarique, surnommée FOAB «Le père de toutes les bombes» et l'a testé en 2007. 

La bombe thermobarique, «Père de toutes les bombes» (FOAB), a été développée en Russie en 2007 et dépasse son adversaire américain, la bombe à effet de souffle d'artillerie lourde GBU-43/B («Mère de toutes les bombes»), en puissance et en efficacité.

L'explosion de la MOAB - «mère de toutes les bombes» - lors d'un essai L'usage limité de la «mère des bombes» américaine : quelle est la vraie force de la MOAB ? 

La puissance développée par l'explosion de la bombe russe est de 44 tonnes de TNT, en comparaison aux 11 tonnes de la bombe américaine. L'engin russe est en outre moins lourd que son rival américain, il pèse en effet 1 tonne de moins (7,1 contre 8,2).

Les plus importants dégâts que cette bombe génère sont causés par son onde expansive et des températures extrêmement hautes, qui brûlent tout ce qu’elles rencontrent. Les bombes thermobariques diffèrent des armes conventionnelles en utilisant l’oxygène présent dans l’air. Cela en fait des engins plus puissants mais aussi plus difficiles à contrôler.

Suite à son essai en 2007, dont l'endroit n’a pas été révélé, la zone de l'impact a été entièrement brûlée, la faisant ressembler à «la surface de la lune». L'adjoint au chef d'état-major général des forces armées russes, Alexandre Roukchine, avait déclaré à l’époque : «Son efficacité et sa capacité sont comparables à celles des armes nucléaires. En même temps, l’utilisation de cet arme n’endommage pas et ne pollue pas l’environnement comme le fait une arme nucléaire.»

Sources : REUTERS et AFP


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samedi 13 août 2016

Daesh : Le chef de l'EI en Afghanistan tué par un drone américain

Le chef de l'organisation Etat islamique (EI) pour l'Afghanistan et le Pakistan a été tué le 26 juillet par un tir de drone américain en territoire afghan, a déclaré un représentant du Pentagone.

L'ambassadeur afghan au Pakistan avait auparavant déclaré qu'un drone américain avait tué Hafiz Saeed Khan mais la coalition internationale stationnée à Kaboul avait refusé de confirmer l'information. La frappe a eu lieu dans le district de Kot, dans la province afghane de Nangarhar, a précisé la source américaine.

La mort d'Hafez Saïd, qui constitue un sérieux revers pour le groupe djihadiste qui tente de s'implanter au Pakistan et en Afghanistan, est intervenue pendant des opérations conjointes des forces spéciales américaines et afghanes contre l'EI dans le sud de la province en juillet, a expliqué vendredi Gordon Trowbridge, porte-parole adjoint du Pentagone.

"Les forces américaines ont mené une frappe visant Hafez Saïd (...) dans le district d'Achin, dans la province de Nangarhar le 26 juillet, entraînant sa mort", a-t-il détaillé. Ce chef de l'EI "était connu pour participer directement aux attaques contre les forces américaines et de la coalition, et les activités de son réseau terrorisaient les Afghans, particulièrement dans le Nangarhar", a estimé Gordon Trowbridge.

Hafiz Saeed Khan est le deuxième responsable d'un groupe armée islamiste tué par l'armée américaine dans la région en quelques mois: en mai, un drone américain avait en effet tué le chef de file des taliban afghans, le mollah Akhtar Mansour, au Pakistan.

Hafiz Saeed Khan, un ancien membre de la branche pakistanaise des taliban rallié à l'EI, avait déjà été donné pour mort l'an dernier mais son décès n'avait jamais été confirmé.

Source : Lefigaro.fr / Reuters

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vendredi 24 juin 2016

Barkhane : Les blindés ARAVIS en opération au Mali, protection contre les IED...

En 2009, alors que les troupes françaises engagées en Afghanistan faisaient face à la menace des engins explosifs improvisés (IED), il fut décidé de les doter de moyens nouveaux avec la commande de 15 blindés multimissions Aravis, offrant une protection de niveau 4, trois véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) de type Buffalo et deux Systèmes d’ouverture d’itinéraires minés (SOUVIM).

Depuis la fin de l’engagement français en Afghanistan, ces véhicules n’avaient plus été utilisés sur un théâtre extérieur. Et cela alors que, au Mali, les militaires de l’opération Barkhane sont aussi confrontés à la menace des IED, comme l’a tragiquement rappelé la mort de trois soldats du 511e Régiment du Train (RT) en avril 2016.

D’ailleurs, c’est probablement ce drame qui a accéléré la décision de l’État-major des armées (EMA) de déployer au Mali des véhicules Aravis afin de renforcer la protection des équipes EOD (Explosive Ordnance Disposal, démineurs) et suppléer les Véhicules de l’avant blindé EOD (VAB EOD).

Jusqu’à présent stockés par le 13e Régiment du Génie, implanté au camp du Valdahon, quatre Véhicules blindés hautement protégés (VBHP) ont rejoint, fin avril, Gao et l’opération Barkhane pour des missions de reconnaissance destinées à ouvrir les axes de circulation.

D’après le compte-rendu hebdomadaire du ministère de la Défense, ces Aravis ont donc été utilisés pour la première fois au Mali par le détachement de liaison et appui opérationnel (DLAO) d’Ansongo de la force Barkhane, engagé depuis le 22 mai 2016 dans une opération tripartie transfrontalière appelée Siham.

Cette dernière est menée par 1.300 soldats des forces armées maliennes et nigériennes au sud de la ville de Ménaka, avec l’appui, donc de Barkhane.

Véhicule 4×4 de 12,5 tonnes, l’Aravis est en mesure de résister aux projectiles de 14,5 mm, aux mines de 10 kg (niveau 4 en protection mine), aux obus de 155 mm et donc, aux attaques par engins explosifs improvisés. Monté sur un châssis Unimog avec un moteur Mercedes, il est armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm montée intégrée à tourelleau téléopéré et doté de 7 caméras périphériques. Enfin, il peut transporter une équipe de 7 combattants.  

Source : Zone Militaire

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samedi 13 février 2016

Cartographie des pertes militaires françaises depuis la deuxième guerre mondiale

Morts pour la France : Ou sont tombés nos soldats depuis la 2ème guerre mondiale ?

Cette carte dénombre les morts de l’armée française en dehors de son territoire entre 1945 et la fin 2013. Elle reprend des chiffres confirmés par les historiens et confirmés par une source militaire.

Cette carte s’inspire directement de celle concernant le Royaume-Uni publiée dans The Independent et entend à la fois compter les morts des guerres coloniales (Indochine, Maroc, Tunisie, Algérie, Cameroun) et les pertes des autres guerres comme celle de Corée ou les conflits menés après 1962 (OPEX).

Le but de cette carte est de montrer l’importance des conflits coloniaux depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En filigrane se lit aussi la guerre froide ou la guerre contre le terrorisme. Cette carte montre aussi que la France s’implique dans de très nombreux conflits que ce soit au nom de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union Européenne ou pour honorer des accords bilatéraux avec des pays amis qui sont souvent d’anciennes colonies.

De manière frappante, c’est l’Afrique qui se trouve au cœur du dispositif militaire de la France et c’est là depuis 50 ans, que meurent la majorité de ses soldats.

En 2011, le rapport du général Bernard Thorette recensait le nombre de morts de ceux qui se sont battus pour la France pour la construction d’un « monument aux morts en opérations extérieures ». Pour l’auteur du rapport, il s’agissait d’un « devoir de mémoire ». Cette expression résume à elle seule une certaine vision de l’histoire coloniale française, le rôle de la France dans les conflits à l’étranger ou bien encore la façon dont l’armée française veut qu’on se souvienne d’elle.

En attendant, ce monument n’a toujours pas vu le jour.

Source : Libération Africa

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mardi 22 décembre 2015

Handicap international : Les mines antipersonnel font de plus en plus de victimes...

Malgré leur interdiction par le Traité d’Ottawa en 1999, les mines antipersonnel tuent toujours et le chiffre des victimes est même en hausse, nous apprend l’association Handicap international.

Selon le rapport 2015 de l’Observatoire des mines, 3 678 personnes ont été blessées ou tuées en 2014, soit une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Cette « recrudescence est inquiétante» assure Handicap international.

Sur les 3 679 victimes, 1 243 ont été tuées et 2 386 blessées alors qu’on ignore le sort exact de 49 autres. Au niveau mondial, les mines antipersonnel font donc dix victimes chaque jour. 80 % sont des civils et 39 % des enfants. Le défi humanitaire reste important, alors que les IED (engins explosifs improvisés) se multiplient, constate le rapport.

Les sept pays les plus touchés sont, par ordre décroissant, l’Afghanistan, la Colombie, la Birmanie, le Pakistan, la Syrie, le Cambodge et le Mali. L’Afghanistan compte, à lui seul, pour plus d’un tiers des victimes.

Au total, au cours des 15 dernières années, les mines antipersonnel auraient fait près de 100. 000 victimes

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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vendredi 27 novembre 2015

Hommage de la France : Aux morts pour la France !

Hommage de la France au sergent-chef Alexis GUARATO

Mort pour la France !

Gravement blessé le 13 octobre 2015 avec deux de ses camarades lors d’un mission de reconnaissance motorisée à 50 kilomètres à l’est de Tessalit, dans le nord du Mali, et soigné depuis par le personnel de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Percy, le sergent-chef Guarato, 35 ans, n’a malheureusement pas survécu à ses blessures, causées par l’explosion d’une mine.

« Membre des Commandos parachutistes de l’air n°10 (CPA 10) d’Orléans, il combattait, au sein des forces spéciales, les groupes armés terroristes qui cherchent à déstabiliser la bande Sahélo-Saharienne et dont les actions menacent directement la sécurité de la France et des Français », a précisé, dans un communiqué, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui a salué « l’engagement courageux tout au long de sa carrière » de ce sous-officier.

De son côté, l’État-major des armées a déploré la perte d’un « sous-officier de grande valeur », qui avait notamment été engagé en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et dans la bande sahélo-saharienne au sein du CPA 10, qu’il avait rejoint en 2007.

Né à Metz en mai 1980, Alexis Guarato s’était engagé dans l’armée de l’Air en avril 2001, en qualité de militaire technicien de l’Air, spécialiste des matériels de télécommunication aéronautiques.

Alors qu’il était affecté à l’escadron des systèmes d’information et de communications 1J.128 de la base aérienne 128 de Metz, il se porta volontaire pour intégrer les forces spéciales et le CPA 10. En 2007, il rejoignit ainsi un groupe action de cette unité basé à Orléans.

Ce sous-officier s’illustrera à plusieurs reprises. Pour son action lors de « l’investigation » d’une maison où étaient des personnes étaient retenues en otage par des milices armées, en Côte d’Ivoire, il fut cité à l’ordre de l’escadre aérienne et reçut la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze.

Au Sahel, en 2014, il se distingua particulièrement lors d’une manœuvre d’infiltration et d’encerclement, pendant la nuit, d’un groupe terroriste qui retenait 5 personnes en otage, lesquels furent libérés après « deux heures de combat sous un feu nourri ».

« Son comportement exemplaire et ses qualités remarquables de combattant lui valent d’être cité à l’ordre de l’escadre aérienne et de se voir attribuer la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze. Il est une nouvelle fois cité à l’ordre de l’escadre aérienne avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze pour son action dans la nuit du 21 au 22 juillet [2014], lors d’une opération visant à capturer un chef terroriste », précise l’armée de l’Air.

Le sergent-chef Alexis Guarato était titulaire de la Croix de la valeur militaire, avec deux citations, de la médaille d’outremer avec agrafes Cote d’Ivoire et Sahel, d’une citation sans croix avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale et de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan »». 

Source : Zone Militaire

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jeudi 22 octobre 2015

Décoration : Florent Groberg, va recevoir la Medal of Honor du président Obama

Florent Groberg natif de Poissy, et capitaine des Rangers de l'US Army, va recevoir la Medal of Honor du président Obama

Qui aurait pu dire qu’un gamin né en mai 1983 à Poissy, en banlieue parisienne, allait devenir capitaine de l’US Army et recevoir, des mains du président Obama, la Medal of Honor, la plus haute distinction américaine qui récompense, depuis 1863, des actes d’héroïsme allant au-delà du devoir? En tout cas, tel est le destin de Florent Groberg.

La famille – française – de ce jeune homme a quitté la France pour les États-Unis après avoir vécu pendant un temps en Espagne. C’est à l’âge de 18 ans, en février 2001, que Florent Groberg obtient la nationalité américaine.

À l’issue d’études universitaires dans les domaines de la criminologie et de la justice pénale, Florent Groberg décide de s’engager au sein de l’US Army. Après avoir suivi le cours des aspirants officiers, à Fort-Benning, et s’être spécialisé dans le combat d’infanterie, il connaît son premier déploiement en Afghanistan, précisément dans la province de Kunar, en qualité de chef de peloton, en décembre 2009.

Moins de trois ans plus tard, il retrouve à nouveau le théâtre afghan avec la Task Force Mountain Warrior. Sa vie bascule le 8 août 2012, à Asadabad. Chargé d’assurer la protection d’une « choura » (assemblée de responsables locaux), il s’est illustré en faisait barrage à un insurgé sur le point de commettre un attentat suicide.

S’il n’a pas pu empêcher ce dernier d’actionner les explosifs qu’il portait sur lui, l’action de ce capitaine d’origine française l’a suffisamment gêné pour éviter qu’il le fasse au moment qu’il souhaitait, ce qui a permis d’éviter un bilan humain beaucoup plus élevé qu’il ne l’a été.

« La seule chose à laquelle je pensais était que je devais l’éloigner de mon chef, de l’éloigner de tout le monde », a-t-il dit, dans un entretien donné à Army Times, en expliquant qu’il avait mis le kamikaze à terre. « À ce moment là, il atterrit sur le sol, je le regarde, et il explose, il explose juste devant mes pieds », a-t-il ajouté.

Gravement blessé, le capitaine Florent Groberg a désormais quitté l’armée. Il occupe maintenant un emploi civil au Pentagone. Le président Obama lui remettra officiellement la Medal of Honor le 12 novembre prochain, dans les salons de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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vendredi 9 octobre 2015

Décoration : La légion d'honneur pour un caporal-chef marsouin, Benjamin Itrac

Il est extrêmement rare que des militaires du rang encore en activité soient faits chevalier de la Légion d’Honneur. L’armée de Terre assure que, pour ce qui la concerne, cela est arrivé seulement à deux reprises…

Et dans ces deux cas, il y a donc celui du caporal-chef de première classe Benjamin Itrac, du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Vannes. Ce dernier s’est en effet vu remettre la croix de chevalier de la Légion d’Honneur, le 11 septembre 2015.

La vie du caporal-chef Itrac a basculé le 3 août 2009. Ce jour-là, lors d’une mission visant à neutraliser un engin explosif improvisé dans la province de Kapisa (Afghanistan), son unité est attaquée par surprise par des insurgés. Le jeune homme – il a alors 26 ans – est tout de suite touché.

Exfiltré après avoir reçu les premiers secours sous le feu ennemi, le marsouin est évacué à l’hôpital militaire américain de Bagram, où il subit deux opérations. Trois autres seront nécessaires après son arrivée à l’hôpital d’instruction des armées de Percy, à Clamart. Mais il a toutefois perdu la motricité de son bras gauche et de sa main.

Pour autant, avec l’aide de sa famille et de la CABAT (cellule d’aide aux blessés de l’armée de Terre), le caporal-chef Itrac a pu remonter la pente, grâce notamment au sport. L’an passé, il a ainsi participé aux Invictus Games, organisés à l’initiative du Prince Harry, à l’intention des militaires blessés en mission.

En outre, le marsouin a pu retrouver son régiment, qu’il sert désormais en qualité de photographe au sein de son service communication.

« De toute façon, ça ne sert à rien de broyer du noir (…) Pour l’instant, je suis inapte à partir en mission, mais je pourrai peut-être le faire à nouveau un jour… Ce que j’aimais dans ma vie d’avant, c’était le fait d’être au cœur de l’actualité, de participer à l’Histoire et surtout, de le faire avec mes camarades, mes frères d’armes », avait-il confié, en septembre 2014, au quotidien 20Minutes.

Comme l’explique le Sirpa Terre, cette « Légion d’Honneur récompense les sacrifices auxquels a consenti le caporal-chef Itrac, en mission comme lors de sa rééducation ». Pour la petite histoire, il a reçu cette décoration des mains du capitaine Antonetti, qui était son chef de section lors de l’attaque du 3 août 2009. 

Source : Zone Militaire

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vendredi 28 août 2015

Femmes au combat : A armes égales dans l'armée américaine !

Américaines au combat: une évolution entamée depuis des années sur le terrain

Des femmes aux postes de combat, même les plus exposés: l’armée américaine qui vient d’octroyer à deux femmes l’insigne des Rangers, des combattants d’élite, est en train d’officialiser une évolution entamée depuis longtemps sur le terrain.

Le fait que deux femmes aient pu montrer qu’elles étaient capables de réussir cette formation extrêmement dure sur le plan physique et mental montre que « la réalité et les perceptions » sont en train de se rejoindre sur les capacités des femmes à combattre, a expliqué mardi Janine Davidson, ancienne pilote de l’US Air Force et ancienne haute responsable du Pentagone.


Car si certains doutent encore de ces capacités, depuis des décennies, les femmes se retrouvent de plus en plus en position de combat, a-t-elle ajouté. Au début des années 90, des femmes membres de la police militaire en mission dans les Balkans se sont retrouvées régulièrement sous le feu, a-t-elle rappelé, dans une conférence téléphonique organisé par le groupe de réflexion Council on Foreign Relations.

Pendant la première décennie du millénaire, en Irak et en Afghanistan, des femmes, mêmes théoriquement exclues des postes de combat de l’infanterie, de l’artillerie ou des blindés, se sont en réalité retrouvées directement au contact des tirs ennemis, a-t-elle aussi expliqué.

Le 1er lieutenant de l’armée américaine Elizabeth Eaton effectue des vérifications de service sur un hélicoptère Black Hawk UH-60 le 23 mars 2014 à l’aérodrome de Jalalabad, en Afghanistan, dans le cadre d’une inspection pré-vol. Une étude américaine va jusqu’à affirmer que les équipages mixtes sont plus sûrs. (US Army).Dans ces guerres sans front clairement défini, n’importe quel soldat peut en réalité se trouver au contact avec un ennemi, au volant d’un camion ou à un banal checkpoint, expliquent les experts.

Et de fait, près de 9.000 militaires américaines ont reçu la décoration récompensant les soldats ayant « activement engagé l’ennemi ou été engagés par lui », et deux ont reçu la Silver star, prestigieuse distinction récompensant « le courage face à un ennemi des Etats-Unis », selon un rapport récent du service documentaire du Congrès américain.
Les Américaines ont également payé le prix du sang, avec 161 tuées et 1.015 blessées dans la «guerre mondiale contre le terrorisme» lancée par les Etats-Unis après le 11 septembre 2001, selon la même source.

La formation de la Ranger School a été pour la première fois ouverte à des femmes (sélectionnées après des épreuves rigoureuses) au printemps dernier, dans le cadre des expérimentations menées par le Pentagone pour ouvrir complètement les postes de combat aux femmes.
L’administration Obama a posé le principe en 2013 que tous les postes de combat devaient pouvoir être occupés par des femmes, sauf exceptions qui devront être dûment justifiées par les services concernés (Armée de terre, Marine, Aviation, troupes de Marine).

Mais « une intégration réussie des femmes dans les postes qui leur sont actuellement fermés exige que nous soyons réfléchis et déterminés », a rappelé mardi le capitaine de vaisseau Jeff Davis, porte-parole du Pentagone.
C’est pourquoi le Pentagone s’est donné jusqu’à janvier 2016 pour trancher définitivement sur les postes qui, par exemption, resteront fermés aux femmes.
Depuis 2013, les différents services ont entrepris expérimentations et études scientifiques pour déterminer si certains postes devraient absolument rester masculins, ou si tous pouvaient être mixtes.
Les Marines, le corps expéditionnaire de l’armée américaine, force d’élite souvent au premier plan des combats dans la dernière décennie, ont tenté d’ouvrir leurs écoles d’infanterie aux femmes, à titre expérimental.

Aucune femme n’a réussi la formation des officiers, extrêmement dure sur le plan physique. Mais plus d’une centaine ont réussi la formation des soldats du rang. Et les Marines ont lancé par ailleurs une étude scientifique sans précédent pour évaluer l’effet de la mixité dans leurs unités.
Ils ont constitué un bataillon mixte, qui pendant 90 jours a multiplié les entraînements de combats en Californie, durant lesquels ont été soigneusement enregistrées les performances respectives de groupes entièrement masculins, de groupes comportant quelques femmes, et de groupes comportant un nombre plus important de femmes (jusqu’à 15%).
Les résultats de cette étude sont en train d’être digérés et analysés, et seront transmis dans les prochaines semaines au commandement des Marines, selon le lieutenant Philip Kulczewski, porte-parole des Marines.
Le commandement des Marines doit transmettre ses voeux sur les postes devant rester fermés aux femmes au début de l’automne, a-t-il dit.
Les femmes comptent pour environ 15% des effectifs de l’armée américaine. 

Source :  AFP


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mardi 16 décembre 2014

Justice : Hervé Ghesquière, ex-otage, condamné pour diffamation

Hervé Ghesquière, l’ex-otage des talibans, a été condamné ce lundi pour diffamation devant la cour d’appel de Douai. Le journaliste avait usé du terme de « lâche » pour désigner un ancien militaire dans une interview donnée aux Échos du Touquet.
 
Une amende de 2 000 euros avec sursis. En elle-même, la sanction n’est pas imbuvable. C’est ce qu’elle signifie, qui va mal passer chez Hervé Ghesquière, otage des talibans durant 547 jours.

Pour l’heure (?), le grand reporter a perdu le bras de fer qui l’oppose à Jackie Fouquereau, ex-lieutenant-colonel, ex-porte-parole des forces françaises en Afghanistan. Un ancien militaire que le journaliste a qualifié de « lâche » dans une interview donnée aux Échos du Touquet, hebdomadaire du groupe La Voix. Les deux hommes s’étaient côtoyés en Afghanistan, juste avant que Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière et leur traducteur ne soient enlevés.

À son retour, Hervé Ghesquière a fort peu apprécié la polémique née durant ses 547 jours de détention. Une polémique qui a vu notamment Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Élysée, parler de « chasse au scoop à tout prix ». Pour le reporter, c’est Jackie Fouquereau qui en était à l’origine. Affirmation niée par l’ancien militaire. Lequel a évidemment accueilli l’arrêt d’aujourd’hui avec une certaine satisfaction : « C’est la fin d’une longue épreuve. C’est la victoire de la vérité sur le mensonge. »

Forcément, Hervé Ghesquière ne partage pas le même enthousiasme : « J’ai l’impression qu’un ex-militaire est mieux entendu par la justice qu’un journaliste. Je le regrette amèrement. La justice est une affaire d’hommes, elle n’est pas infaillible, elle est juste respectable. »

Me Emmanuel Riglaire, avocat des intérêts du groupe La Voix, y est allé aussi de son commentaire : « Cette décision est lourde de conséquences sur la liberté de tout journaliste (en l’occurrence celui des Échos du Touquet) de laisser un tel témoin de l’histoire contemporaine s’exprimer librement. »    

Source : La Voix du Nord

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vendredi 19 septembre 2014

Le Commando parachutiste de l'Air N° 20 à nouveau à l'honneur

Le Commando parachutiste de l’Air n°20 (CPA 20) ne fait pas parler beaucoup de lui. Et pourtant, les tâches qu’il assure sont souvent essentielles à la réussite des missions des forces françaises. Comme cela fut le cas au Mali, en 2013, lors de l’opération Serval.

Implanté à Dijon (BA 102), le CPA 20 est en effet spécialisé dans l’appui aérien et la protection des forces en opérations. Il compte 250 hommes, répartis en 3 compagnies (Bretagne, Normandie, Picardie). Selon l’armée de l’Air, « chacune de ses équipes comprend quatre entités ‘Patrouilles extérieures’ et trois TACP (appui aérien rapproché), dont une de chuteurs opérationnels ».

Lors d’un passé récent, le CPA 20 s’est distingué à plusieurs reprises, notamment en Afghanistan, ce qui lui a valu d’être cité deux fois. Le 2 septembre 2014, l’unité a reçu sa troisième citation comportant la Croix de la valeur militaire avec étoile de Vermeil pour son action au Mali. 

Sans entrer dans les détails, ce sont des hommes du CPA 20 qui ont préparé le terrain en vue de l’opération aéroportée réalisée par le 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP) dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013 à Tombouctou. Ils étaient alors intégrés au GTIA 1 (Groupement tactique interarmes), formé essentiellement par le 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) et le 1er Régiment Étranger de Cavalerie (REC).

Un extrait de la citation indique d’ailleurs que le CPA 20 a « largement contribué à la libération de la ville de Tombouctou ». Mais les commandos de cette unité ont également été à l’œuvre « dans la ville de Gao, dans les montagnes du Nord-Est ou encore dans la vallée de Tahort lors de missions d’appui aérien rapproché », rappelle le texte.

Cette récompense a été remise le 2 septembre 2014 par le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes et le soutien des forces aériennes, à l’occasion de la prise de commandement de la BA 102 par le colonel Pierre Réal. 

Source: Zone Militaire


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mardi 26 novembre 2013

BFA : Le 110e régiment d'infanterie sera dissous en 2014

En attendant la nouvelle Loi de Programmation Militaire, sur fond de restriction budgétaire, les dissolutions sont déjà à l'ordre du jour...

Brigade franco-allemande : Le 110e Régiment d’Infanterie sera dissous en 2014

La rumeur se faisait insistante. Et elle est devenue une information : le 110e Régiment d’Infanterie (RI), implanté à Donaueschingen (Allemagne) et intégré à la Brigade franco-allemand (BFA), sera dissous en 2014. L’annonce a été officiellement faite par le ministère de la Défense, ce 31 octobre 2013.

“Les contraintes budgétaires auxquelles la France est soumise, comme l’ensemble des pays européens, impliquent aujourd’hui des choix difficiles quant aux formats de nos forces. Conformément aux orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, le gouvernement français a donc décidé et annoncé le 30 septembre dernier la dissolution de différentes unités. Un seul cas avait été réservé jusqu’à ce jour pour s’assurer d’échanges préalables approfondis avec nos partenaires allemands : le 110e Régiment d’Infanterie sera dissous dans le courant de l’année 2014″, explique le ministère de la Défense.

En déplacement à Colmar, au début du mois, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait assuré qu’aucune menace ne pesait sur l’avenir de la BFA tout en évoquant, cependant, une éventuelle réorganisation pour la rendre plus “opérative”.

Aussi, cette dissolution, fait valoir l’Hôtel de Brienne, “n’entame en rien le plein engagement de la France au sein de la BFA” ainsi que “la volonté de promouvoir l’utilisation de cette grande unité”. Un autre régiment, “aux capacités d’action supérieures”, devrait être ainsi désigné pour remplacer le 110e RI.

Dans le même temps, il n’est pas question de remettre en cause le “principe d’un stationnement croisé des troupes françaises et allemandes : la France conservera un niveau d’effectif stationné en Allemagne équivalent à celui des forces allemandes stationnées en France (environ 500 hommes)”. Pour rappel, le Jägerbataillon 291 est implanté à Illkirch, près de Strasbourg. Il resterait de l’autre côté du Rhin, les personnels  de l’état-major binational installé à Müllheim où est aussi installé un bataillon de commandement et de soutien.

Lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, avait indiqué qu’une réflexion était en cours concernant l’évolution de la BFA. “L’idée est bien d’utiliser cette brigade. Nous travaillons avec les Allemands pour déterminer sous quelle forme et dans quelles conditions politiques, diplomatiques, géographiques. Ensuite viendra le temps de la décision politique”, avait-il expliqué.

Les différences des règles d’engagement ou des restrictions d’emploi (caveat) entre la France et l’Allemagne ont restreint l’emploi de la BFA par la passé. Ce que le général  de Bavinchove, ancien commandant de l’Eurocorps, a toutefois relativisé dans les colonnes des Dernières Nouvelles d’Alsace.

“Au lieu d’envoyer telle unité allemande à Mazar-e-Charif ou tel régiment français en Kapisa et Surobi, on aurait pu imaginer un déploiement de la BFA dans ces zones. C’est vrai qu’un état-major a plutôt tendance à privilégier ses forces nationales, au détriment des unités multinationales et pourtant, celles-ci sont l’avenir, surtout à des niveaux d’engagement comme en Afghanistan. Dans une relation, il faut des gestes, des preuves d’amour, autrement les choses ont tendance à s’effilocher. Et huit ans depuis la dernière mission (ndlr, en Afghanistan), c’est sûrement trop long”, a-t-il affirmé.

Cependant, pour un éditorialiste du Frankfurter Allgemeine Zeitung, la BFA “n’aurait de sens que si elle devenait l’instrument militaire d’une politique étrangère commune. Ce dont il ne saurait être question, comme l’ont prouvé ces derniers temps la Libye, le Mali ou la Syrie”. Et d’ajouter : “La France se considère encore comme une puissance capable d’intervenir sur la scène géopolitique mondiale, dans le cadre de ses moyens. L’Allemagne, elle, s’est imposée une “culture de retenue militaire” qui frise l’incapacité à participer à l’Alliance. La fin de la brigade franco-allemande serait donc certes regrettable, mais logique d’un point de vue politique.” 

Source : zone Militaire


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jeudi 10 octobre 2013

Armée de terre : Pas de prime de l'air pour les commandos parapentistes !

Les commandos parapentistes de montagne discriminés: ils ne touchent pas la solde à l'air !

Les commandos montagne, qui font partie de l'élite de l'armée de terre, estiment être discriminés par rapport aux paras.

Il n'y pas que les gunners-aérocordeurs de l'Alat qui la trouvent un peu aigre: les commandos montagne se demandent aussi pourquoi ils ne touchent pas la solde à l'air (ou un équivalent) alors qu'ils pratiquent le parapente à des fins opérationnelles. Une technique difficile, au moins autant que de passer par la portière d'un Transall pour un saut en automatique.

Ces commandos-montagne (GCM) sont l'équivalent, au sein de la 27ème brigade d'infanterie de montagne, des commandos-parachutistes de la 11ème brigade parachutiste. Ils sont recrutés parmi les meilleurs.

Lointains héritiers des éclaireurs-skieurs, le Groupement Commando Montagne est composé d’environ 200 personnes. Ils remplissent trois type de missions :  renseignement d’origine humaine (traitement de sources humaines et surveillance spécialisée), action commando (capture de cible de haute valeur, saisie de points clefs du terrain) et aide à l’engagement en milieu extrême (mise en place d’équipement de passage en haute montagne afin de faciliter l’engagement des compagnies de combat). Ils ont été très employés en Afghanistan.

Ce sont à la fois des combattants aguerris et des professionnels de la montagne (chef d'équipe, chef de détachement). A ce titre, une partie d'entre eux sont formés au parapente.  Afin de s’infiltrer ou de s’exfiltrer, deux équipes par GCM de chaque unités de la BIM (soit 12 équipes) sont qualifiées « vol opérationnel de jour comme de nuit ». Cette qualification leur permet de décoller avec ou sans skis, avec un sac de plus de 40 kilos... 

Le vol sous PAM de nuit,  est une pratique interdite dans le monde civil et nécessite un engagement certain des équipiers qui décollent alors avec le vent dans le dos (contrairement aux vols de jour), sous Jumelles de visions nocturnes et avec sac et armes. La navigation se fait au GPS et permet de voler par nuit de niveau 5 .

Concernant la solde des équipiers, le GCM ne dispose ni de prime montagne, dont la création avait été promise, ni de solde à l’air ni d’annuités liées au parapente malgré le risque: plusieurs blessés ou décès ont été enregistrés.

Ainsi, un sergent (semi-direct, marié et logeant à l’extérieur, ayant 9 ans de service, possédant le brevet de qualification des troupes de montagne, vol opérationnel) touche 1300 euros par mois. Un adjudant (direct, BSTAT, CDHM, vol opérationnel, marié, logeant à l’extérieur) touche 1960 euros par mois. 

Source : Secret Defense

NDLR FNCV : Il est parfaitement exact que le parapente est plus dangereux que le parachutisme. Les statistiques d'accidents mortels le prouvent. Cette revendication est légitime.
A titre individuel, comme sport ou loisirs, nous vous conseillons vivement d'apprendre le parapente dans une école de parapente agrée, pour voler en toute sécurité... Pas simplement entre copains.


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mercredi 18 septembre 2013

Terrorisme : Maroc et Algérie menacés par AQMI et Al Qaïda

Le chef d’al-Qaïda veut affaiblir l’Algérie, tandis qu' AQMI menace le Maroc

Le successeur d’Oussama ben Laden à la tête d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, est prolixe en ce moment. Sans doute en raison de la proximité de l’anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone…

La semaine passée, il a ainsi appelé à attaquer les Etats-Unis dans un message diffusé par Internet et repéré par Site Intelligence, une entreprise américaine spécialisée dans la veille des activités jihadistes. “Nous devons saigner économiquement l’Amérique en poussant le pays à poursuivre ses immenses dépenses pour sa sécurité”, a expliqué al-Zawahiri. “L’économie est le point faible de l’Amérique et elle est déjà chancelante à cause de toutes ses dépenses militaires engagées pour sa sécurité”, a-t-il poursuivi.

“Pour maintenir l’Amérique sous tension et en état d’alerte, il faut quelques attaques par-ci par-là. Nous avons déjà gagné la guerre en Somalie, au Yémen, en Irak et en Afghanistan, nous devons donc poursuivre cette guerre sur ses propres terres”, a-t-il encore ajouté, en invitant les sympathisants d’al-Qaïda à agir seul ou en groupe afin de mener “mener ces attaques disparates”.

Etant de nationalité égyptienne et comme son frère a été arrêté pour avoir soutenu l’ex-président Morsi, al-Zawahiri a évoquer la situation au Caire en faisant valoir qu’un gouvernement tenait sa légitimité non pas des urnes mais de la “charia”.

Dans le même temps, Site Intelligence a également repéré un “guide du jihad” signé par al-Zawahiri. En fait, il s’agit de la stratégie qu’al-Qaïda entend mettre en oeuvre. Premier point, qui peut paraître surprenant : le successeur de Ben Laden appelle ses militants à la retenue, d’abord à l’égard des autres groupes musulmans (et l’on pense en particulier aux chiites), “sauf s’ils sont eux-mêmes attaqués”, puis des chrétiens, des hindous et des sikhs qui vivent dans des régions musulmanes. Qui plus est, il leur demande aussi de ne plus commettre d’attentats contre les mosquées et les marchés.

Et pour cause : pour Zawahiri, l’heure est à la “dawa”, c’est à dire au travail missionnaire. Mais là n’est pas la seule motivation. La “lutte est longue et le jihad a besoin de bases sûres” justifie-t-il. Le Pakistan, où il se serait réfugié et où il a noué des liens avec le mouvement taleb local (TTP), constitue le pays idéal pour cela. Il s’agit, selon lui, d’y “créer pour les moudjahidine un refuge qui pourra ensuite servir de base de départ au combat pour l’établissement d’un régime islamique”.

Pour autant, il ne s’agit pas pour autant de faire une pause dans le “jihad” ce dernier reste “invitable” en Afghanistan, en Irak, au Yémen, en Somalie et en Syrie. S’il a une nouvelle fois menacé les Etats-Unis, les alliés de ces derniers ne sont pas en reste.

“Pour ce qui est d’affronter les laquais de l’Amérique, les situations sont différentes selon les endroits. Le principe de base, c’est d’éviter de s’engager dans un conflit avec eux, sauf dans les pays où la confrontation devient inévitable”, énonce-t-il, en faisant probablement allusion à l’Afrique du Nord, où al-Qaïda cherche à s’implanter à la faveur du Printemps arabe en nouant des alliances locales. La Libye est en premier lieu concernée… A priori, et d’après le compte rendu de Site Intelligence, l’Afrique subsaharienne n’a pas été mentionnée. Sans doute faut-il s’en inquiéter.

Car un pays du Maghreb est nommé en particulier par al-Zawahiri : l’Algérie, d’où sont orginaires, d’ailleurs, les responsables d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ainsi que Mokhtar Belmokhtar, lequel vient de s’associer avec le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) pour créer un nouveau groupe jihadiste, avec la bénédiction, semble-t-il, du chef d’al-Qaïda “canal historique”.

Dans son “guide du jihad”, al-Zawahiri appelle ainsi à “affaiblir l’Algérie” afin de pouvoir diffuser ensuite l’idéologie salafiste dans tout le maghreb ainsi qu’en Afrique de l’Ouest. Au cours des années 1990, Alger avait eu fort à faire pour écarter la menace meurtrière posée par le Groupe islamique armé (GIA), dont une branche dissidente, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) est devenu AQMI après son allégeance à al-Qaïda, en 2006.

Cela étant, si Zawahiri parle d’affaiblir l’Algérie, c’est pourtant le Maroc qui a récemment fait l’objet de menaces de la part d’AQMI. Une vidéo diffusée par cette organisation a longuement évoqué ce pays, avec une image montrant le roi Mohammed VI englouti par les flammes.

Pour le chercheur marocain Mohamed Darif, spécialiste des groupes islamistes, cité par Maghrebia.com,  le Maroc “est aujourd’hui le seul pays qui échappe à al-Qaïda et cela provoque son irritation”. Et le politologue Driss Kassouri de confirmer : “Il y a un fort désir d’AQMI de mener une opération de qualité au Maroc, afin d’ébranler la confiance en soi du pays et sa constance et pour mettre un terme à sa situation exclusive dans la région.”

Dernier détail : le nouveau groupe issu de la fusion du Mujao et de celui de Belmokhtar s’appelle les “Almoravides”, du nom d’une dynastie ayant conquis le Maroc au XIe siècle…

Source : Zone Militaire

NDLR : Après le jihad, la dawa, et après la dawa, le jihad... La troisième guerre mondiale a commencé.


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