FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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vendredi 3 février 2012

Mort d'un légionnaire du 2e REG dans une avalanche en Savoie

Un légionnaire du 2e REG meurt en Savoie dans une avalanche

Cinq militaires appartenant au 2ème Régiment Etranger de Génie (REG) de Saint-Christol ont été emportés par une avalanche, le 1er février 2012, aux environs de 10H00.

Au moment de l’accident, les légionnaires effectuaient une instruction dans le cadre d’une formation de chef d’équipe « Haute Montagne » au niveau de la combe de l’Aiguille Noire, située sur la commune de Valloire, en Savoie. D’après le Sirpa Terre, « cette qualification permet à des soldats déjà titulaires du brevet d’alpinisme et de skieur militaire (BASM) de prendre la direction d’une cordée. »

Les cinq légionnaires ensevelis ont pu être dégagés, dans un premier temps, par leurs camarades présents sur les lieux. Arrivés sur place, les secours n’ont pas pu réanimer le caporal Szymkowski. Un autre légionnaire, souffrant d’hypothermie, a été hospitalisé à Grenoble. Enfin, trois militaires ont été admis à l’hôpital de Saint-Jean-de-Maurienne pour de légères contusions.

Ce drame est un nouveau coup dur pour le 2ème REG, le régiment ayant perdu trois de ses hommes en Afghanistan, au cours de deux incidents distincts impliquant des soldats afghans renégats.

Source : Zone Militaire

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samedi 28 janvier 2012

Afghanistan : Retrait plus rapide des troupes françaises

Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue afghan, Hamid Karzaï, sur le perron de l'Elysée, le 27 janvier 2012. Photo REUTERS-Philippe Wojazer

Nicolas Sarkozy annonce un retrait des soldats français d'Afghanistan pour fin 2013

Les présidents Nicolas Sarkozy et Hamid Karzaï ont signé un nouveau traité bilatéral d'amitié et de coopération, qui détaille l'aide civile et militaire de la France à l'Afghanistan. La rencontre des deux chefs d'Etat, prévue de longue date, a eu lieu dans une atmosphère spéciale, après la mort de quatre militaires français, tués par un soldat en formation de l'armée afghane. Immédiatement après, Nicolas Sarkozy avait évoqué la possibilité d'un retour anticipé des troupes françaises d'Afghanistan. Un retrait « dans l'ordre »confirmé durant la rencontre.

Selon le plan de retrait initial, ce sont 600 soldats français qui devaient rentrer en France en 2012. Mais finalement, ils seront mille à retrouver leurs foyers cette année. Dès le mois de mars, la sécurité de la vallée de la Kapisa -pour l'instant prise en charge par la France- sera de la responsabilité de l'armée afghane. Et ça ce n'était pas vraiment prévu au programme. Pour autant, le président Sarkozy assure que cela n'a rien à voir avec la mort des soldats français le 20 janvier dernier.

Il s'agit d'après lui d'un retrait « dans l'ordre » et qui va se traduire aussi en 2013 par la fin des missions de combat pour les troupes françaises. Celles-ci seront désormais affectées à la formation de l’armée et de la police afghanes.

Et en 2014, l'Afghanistan devrait être capable d'assurer lui-même sa sécurité, insiste Nicolas Sarkozy. Ensuite, quelques centaines de militaires français pourraient continuer à encadrer l'entrainement des troupes afghanes ou même s'occuper de logistique et d'infrastructure. Cela reste ouvert. Les ministres de la Défense des deux pays sont appelés à se revoir.

Dans l'immédiat, le président français a tenu à souligner que toutes ces décisions ont été prises en accord avec son homologue afghan mais aussi avec les alliés de la coalition internationale.

Source : RFI.FR

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vendredi 27 janvier 2012

Afghanistan : 80 kits SLATE ont été (enfin) livrés pour les VAB TOP...

Mieux vaut tard que jamais !

Alors que l’armée américaine est déjà équipée du système PILARw qui, développé par la PME lyonnaise 01dB-Metravib, permet de détecter et de localiser l’origine de tirs, Renault Trucks Défense a annoncé, par un communiqué en date du 5 janvier 2011, avoir livré à l’armée de Terre 80 kits SLATE (Système de Localisation Acoustique de Tireur Embusqué) pour équiper les VAB TOP (Véhicule de l’avant blindé avec tourelleau télé-opéré) engagés en Afghanistan.

Pourtant, ce système a été mis au point après les retours d’expériences (RETEX) de l’armée de Terre à Sarajevo, où les militaires français avaient été exposés aux tirs de snipers, dans les années 1990. C’est ainsi que 01dB-Metravib a dévéloppé le PILARw, lequel a été breveté en 1997.

L'achat de ces 80 kits, annoncé en mars 2011, s’est fait dans le cadre des Urgences Opérationnelles (UO). Le fonctionnement du système SLATE repose donc sur l’intégration du PILARw, lequel est relié au tourelleau télé-opéré conçu par Kongsberg.

Grâce à un calculateur qui sert à traiter les données recueillies par une antenne acoustique, le PILARw est en mesure de localiser l’origine d’un tir en 2 secondes en analysant le son qu’il produit. Couplé à une caméra, il peut donner des images de l’endroit où le tireur est embusqué. Le tourelleau peut alors se tourner automatiquement vers l’origine de la menace et tirer à son tour.

Les systèmes PILARw livrés à l’armée de Terre ont bénéficié de quelques améliorations afin d’accroître la protection des équipages de VAB TOP. Ainsi, le SLATE est capable d’identifier le calibre de l’arme qui a tiré et les coordonnées géographiques de la position du sniper sont stockées en mémoire, ce qui permet alors au véhicule de se mettre à l’abri avant de riposter à une distance de sécurité.

Source : zone Militaire

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lundi 23 janvier 2012

Afghanistan : Cérémonie d'honneurs militaires aux quatre soldats morts pour la France

Cérémonie d'honneurs militaires aux Invalides en hommage aux quatre militaires morts pour la France en Afghanistan

Le général de corps d’armée DARY, gouverneur militaire de Paris vous informe des honneurs militaires qui seront rendus demain, mardi 24 janvier à 12h00 en l’Hôtel national des Invalides.

Quatre militaires de l’armée de terre ont été tués le 20 janvier 2012 lors d’un entraînement physique sur la base avancée de Gwan, dans le sud de la Kapisa, par un soldat de l’armée nationale afghane, l'ANA. Ils appartenaient à une « operational mentoring and liaison team », équipe de conseillers insérée au sein d’un bataillon afghan.

Une cérémonie intime d’honneurs militaires, réservée aux familles et aux compagnons d’armes sera présidée par le général d’armée Bertrand RACT-MADOUX, chef d’état-major de l’armée de Terre aux Invalides à partir de 12h00.

Auparavant le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 11h30 et 12h00.

En raison des circonstances particulières, le général de corps d’armée DARY, gouverneur militaire de Paris, invite le plus grand nombre d’entre nous à manifester leur hommage et leur solidarité avec nos héros morts dans l’accomplissement de leur mission au service de la France dans une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le Pont Alexandre III à partir de 11h30.

Marie-Georges VINGADASSALON-BOUTILIER Secrétariat du département de la communication et des relations avec les associations - Office national des anciens combattants et victimes de guerre - Hôtel national des Invalides

Source : FNCV

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vendredi 20 janvier 2012

Afghanistan : Assassinat de quatre soldats français ! Nicolas Sarkozy n'exclut pas un retrait anticipé...

Quatre soldats français tués par un soldat afghan -
Les opérations françaises en Afghanistan sont suspendues !

Nicolas Sarkozy n'exclut pas un retrait anticipé des troupes...

Après la mort de quatre soldats en Afghanistan ce vendredi, Nicolas Sarkozy a annoncé que toutes les opérations de l'armée française étaient  temporairement suspendues dans le pays, et qu'un retrait anticipé des troupes n'était pas exclu.

Le Président a indiqué que le ministre de la Défense se rendait immédiatement sur place. Gérard Longuet sera chargé d'une mission et si celle-ci conclut que les conditions de sécurité ne sont pas réunies, la question d'un retrait anticipé sera posée, a précisé le chef de l'Etat, lors de ses voeux au corps diplomatique, présentés à l'Elysée.

Fusillade «lors d'un entraînement»

Les quatre militaires français ont été tués par un soldat afghan ce vendredi 20 janvier 2011 au matin vers 8h. La fusillade est survenue dans la vallée de Taghab, dans la province de Kapisa, à l'est du pays, où stationne le contingent français. L'auteur présumé des tirs a été arrêté.

C'est «lors d'un entraînement, à l'intérieur d'une base» française qu'un «tireur a abattu, assassiné» les soldats, a précisé Gérard Longuet sur iTélé, à sa sortie de l'Elysée. Selon le ministre de la Défense, huit militaires ont été blessés dans la fusillade, dont un grièvement. La BBC avait d'abord évoqué le chiffre de 16 soldats français blessés.

Le ministre de la Défense a déclaré que sa mission devrait durer 48h. Il se rend sur place, pour déterminer les «conditions de la tragédie» qui s'est déroulée ce vendredi, a précisé Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères. Il  cherchera également à «clarifier les modalités de recrutement» de l'armée afghane.

«Nos soldats sont en Afghanistan pour aider le peuple et son armée dans leur combat pour la liberté», a déclaré Alain Juppé, à sa sortie de l’Elysée. L’ «assassinat» des soldats français est  donc «incompréhensible» et «inacceptable», a-t-il jugé.

De son côté, François Hollande a réaffirmé dans un communiqué sa «volonté de retirer nos forces d'Afghanistan, le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l'année 2012».

La France compte actuellement 3.800 militaires en Afghanistan, et leur retrait est pour l'instant prévu pour s'étaler jusqu'en 2014. Vingt-six soldats français ont trouvé la mort en Afghanistan en 2011. Le dernier incident remontait au 29 décembre 2011, quand deux légionnaires avaient été abattus, également par un soldat de l'armée afghane.

Depuis 2001, 82 Français ont été tués dans le pays.

Source : 20minutes.fr.E.O./ Reuters

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dimanche 15 janvier 2012

Afghanistan : Mission accomplie pour les instructeurs des forces spéciales françaises

Les instructeurs des forces spéciales françaises ont accompli leur mission auprès de l'ANA

Afin de former les commandos de l’armée nationale afghane, l’Afghan Commando School a été créée en mai 2007. Dès ses débuts, une quinzaine d’instructeurs appartenant aux forces spéciales françaises y ont été affectés aux côtés de leurs homologues américains, lesquels ont été rejoints par des formateurs de la société militaire privée MPRI.

Dans un premier temps, l’instruction délivrée a concerné une centaine de cadres afghans. Puis, à partir de mai 2008 jusqu’en 2010, 9 bataillons de commandos de l’armée nationale afghane ont été formés.

L’instruction donnée pendant les stages, d’une durée comprise entre 2 et 4 mois, devait permettre aux élèves d’acquérir un savoir-faire spécifique et suffisant en matière de contre-insurrection (combat urbain et en milieu clos, tir à longue, moyenne et courte distance, transmissions topographie, premiers soins, etc…). Et elle s’est faite selon les standards américains, l’armement de ces « commandos » afghans étant fourni par les Etats-Unis.

Avant de commencer leur formation, les stagiaires subissent des tests afin de vérifier qu’il n’y ait pas dans leurs rangs d’éventuels insurgés infiltrés, le risque étant de former à la contre-insurrection des personnes qui pourraient utiliser ce qu’elles ont appris contre la coalition. Le stage se termine par 4 épreuves individuelles et un raid de synthèse.

Selon une déclaration faite par un officier français au quotidien Le Figaro, en juin 2007, les commandos afghans passés par cette école auraient un « niveau d’infanterie légère, ce qui n'est déjà pas si mal ».

Par la suite, et une fois les kandaks établis, les militaires français ont reçu la tâche de former les forces spéciales afghanes. Et cette mission a pris fin le 22 décembre 2011, avec une cérémonie organisée sur la base opérationnelle avancée (FOB) Morehead, située à une dizaine de kilomètres au sud de Kaboul.

Au cours de ses 4 années d’existence, l’Afghan Commando School a vu passer 8.000 stagiaires (700 par session). Quant aux forces spéciales françaises, leurs instructeurs ont accompli avec succès ce qui leur avait été demandé. Et c’est surtout une mission en moins, et donc des moyens supplémentaires qui peuvent être affectés en Afghanistan ou ailleurs, d’autant que ce ne sont pas les points chauds qui manquent actuellement.

Source : Zone Militaire

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mardi 10 janvier 2012

Afghanistan : L'ISAF a un nouveau chef d'état-major français

Le général Olivier de Bavinchove, qui est actuellement le patron de l’Eurocorps, a pris les fonctions de chef d’état-major de la Force internationale d’assistance à la Sécurité (ISAF), commandée par le général américain John Allen. Il a remplacé, à cette fonction, un autre militaire français, à savoir le général Gilles Fugier, dont la mission à Kaboul aura duré près de 15 mois.

Saint-Cyrien, âgé de 55 ans, le général de Bavinchove a notamment commandé le 1er Régiment de Hussards Parachutistes (RHP), avant d’être nommé sous-directeur du recrutement de l’armée de Terre. Il a également occupé les fonctions de chef d’état-major du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et de commandant de l’Etat-major des forces n°1 de Besançon.

L’arrivée du général de Bavinchove précède celle de 300 militaires de l’Eurocorps, qui arriveront à Kaboul à partir de janvier 2012 pour armer l’état-major de l’ISAF. Ils prendront ainsi en charge l’ensemble des opérations tactiques de la coalition.

La période 2012-2013 s’annonce chargée, avec le transfert progressif de la responsabilité de la sécurité aux forces de sécurité afghanes et la poursuite du retrait des forces de l’Otan, ce qui suppose une réorganisation des structures de commandement et le redéploiement des unités de combat.

Source : Zone Militaire

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samedi 31 décembre 2011

Afghanistan : Sergent Damien Zingarelli, légionnaire mort pour la France

Le sergent Damien Zingarelli, mort pour la France en Afghanistan

Le sous-officier du 2e Régiment Etranger de Génie (REG) tué aux côtés de l’adjudant-chef Mohammed El Gharrafi, le 29 décembre 2011 en Afghanistan, par un soldat renégat de l’armée nationale afghane, est le sergent Damien Zingarelli.

Dans un premier temps, la famille de ce jeune sous-officier avait souhaité garder l’anonymat, avant, visiblement, de changer d’avis puisque le 2e REG a rendu public son identité.

Originaire du Saint-Claude, dans le Jura, où son père tient un bureau de tabac en centre-ville, le sergent Zingarelli s’est engagé au sein de la Légion étrangère en 2005. Après sa formation initiale au 4e Régiment Etranger de Castelnaudary, il est affecté au 1er Régiment Etranger de Cavalerie (REC) d’Orange.

Décrit comme étant un légionnaire motivé, il rejoint le 2ème REG le 21 janvier 2008, après avoir réussi avec brio la sélection pour intégrer le Groupe Commando Montagne (GCM) de cette unité. Âgé de 27 ans, le sergent Zingarelli était célibataire.

Les honneurs militaires et funèbres seront rendus à ces deux sous-officiers le 3 janvier, à Saint-Christol, en présence du chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Ract-Madoux, et du ministre de la Défense, Gérard Longuet, qui présidera la cérémonie.

Source : Zone Militaire

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vendredi 30 décembre 2011

Afghanistan : Deux légionnaires du 2e REG tués en Kapisa par un soldat afghan de l'ANA !

Paris, le jeudi 29 décembre 2011
Communiqué de monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants

Ce matin jeudi 29 décembre 2011, au cours d’une mission d’appui au profit de l’armée nationale afghane engagée dans une opération de contrôle de zone en vallée de Kapisa, deux sous-officiers du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, ont été mortellement touchés par le tir délibéré d’un soldat afghan présent sur leur position.

Gérard Longuet exprime sa plus vive émotion aux familles et aux proches des défunts et
s’associe pleinement à leur douleur. Ses pensées vont également aux compagnons d’armes de ces militaires.
Gérard longuet condamne cet acte lâche. Il réaffirme les liens de confiance qui existent entre les soldats français et afghans et la volonté de la France de participer au développement de l’armée nationale afghane. Cet incident isolé, ne remet en aucun cas en cause, le processus de transition initié, visant à confier les responsabilités de sécurité à l’armée nationale afghane (ANA).

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants réaffirme tout son soutien et sa
confiance aux forces françaises engagées sur ce théâtre d’opérations. Il salue leur courage et leur détermination à poursuivre leur action pour rétablir la paix en Afghanistan.

Source : DICOD

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Selon l'Elysée, les deux sous-officiers ont été délibérément tués par un soldat afghan. L'OTAN évoque seulement «un homme vêtu d'un uniforme de l'armée afghane».
 
La prudence de l'Otan vis-à-vis de l'identité du tireur peut s'expliquer par la présence de nombreux rebelles talibans dans la région de Kapisa. Il n'est donc pas exclu que ce soit l'un d'entre eux, déguisé en soldat, qui soit responsable de la mort des deux soldats français.

Le décès des deux légionnaires du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse) porte à 78 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis fin 2001.

Après avoir présenté ses condoléances aux familles des deux soldats, le président de la République a de nouveau exprimé «la détermination de la France à continuer d'œuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement».

Dans un communiqué séparé, François Fillon a «salué solennellement le courage, le dévouement et le professionnalisme sans faille de nos militaires agissant aux côtés de leurs camarades afghans».

Source : Le Figaro.fr

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NDLR : A la demande de sa famille, l'identité d'un des deux sous-officiers n'a pas été rendue publique par l'Armée de terre. En revanche, on sait que l'autre victime de l'attaque est l'adjudant-chef Mohammed El Gharrafi.

Agé de 39 ans, El Gharrafi avait rejoint la Légion étrangère en décembre 1992. Il aura donc servi la France pendant dix-neuf ans. Après sa formation initiale au 4ème RE, il rejoint le 6ème REG (qui deviendra le 1er REG en 1999) comme sapeur d'assaut. En 1996, il part pour deux ans au 3ème REI en Guyane. Puis il se porte volontaire pour le 2ème REG - alors en cours de création et spécialise dans les formations montagne et commando. Il passe sergent en 1999. Il venait d'être promus adjudant-chef le 1er décembre 2011. Il a servi à de nombreuses reprises à l'étranger (et outre-mer) : Bosnie, Tadjikistan, Guyane, Liban et Djibouti. Il était arrivé en Afghanistan, comme membre d'une OMLT au sein de l'armée nationale afghane.
Il était marié et père de quatre enfants.

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vendredi 23 décembre 2011

Mort pour la France en Afghanistan : Le capitaine Levrel donne son nom à une place de Steinbach

Au Capitaine Camille Levrel, mort pour la France en Afghanistan

« Vous méritez l’estime et la reconnaissance de tout le pays »

21 décembre 2011 - Bien que déployé dans le district de Surobi, le Battle Group « Quinze-Deux », principalement armé par le 152ème Régiment d’Infanterie (RI) de Colmar, a aussi effectué des opérations dans le secteur de Tagab, situé dans la province de Kapisa.

Et si la Surobi est plutôt calme, ce n’est pas le cas de la région de Tagab. « A chaque opération on accrochait. Là, c’est un peu Stalingrad à Guadalcanal » a confié le chef de corps du 152ème RI, le colonel Jeand’heur, au quotidien L’Alsace, à son sujet. « On est obligé d’être sur le qui-vive sans arrêt. On n’est jamais à l’abri. Il existe une part de risque réel » a-t-il expliqué.

C’est au cours d’une mission d’appui menée au profit de l’armée nationale afghane dans le sud de la Kapisa, le 14 août 2011, que le lieutenant Camille Levrel a été mortellement touché par un tir insurgé. Et un hommage particulier lui a été rendu par la municipalité alsacienne de Steinbach.

En effet, le maire, Marc Roger, a donné à une place de son village le nom de cet officier sorti du rang et promu capitaine à titre posthume, en dévoilant, le 20 décembre 2011, une plaque au cours d’une cérémonie rassemblant la 1ère compagnie du 152ème RI avec laquelle la commune de Steinbach est jumelée depuis 1995.

« Vous méritez l’estime et la reconnaissance de tout le pays » a déclaré le maire de Steinbach, à l’adresse des Diables Rouges.

Par ailleurs, la mère du capitaine Levrel est revenue sur la mort de son fils dans les colonnes du quotidien « Les dernières nouvelles d’Alsace »,le 8 décembre dernier. Interrogée sur le sens du sacrifice de cet officier, elle a répondu qu’il « n’y a pas de mort pour rien dès l’instant que l’on donne sa vie pour les autres ».

Et d’ajouter : « Même si l’on pense que la trêve avant une possible nouvelle guerre civile se terminera dans deux ans, depuis 2001, il y a eu beaucoup d’améliorations : constructions de routes, d’hôpitaux, d’écoles ; certains villages, débarrassés des talibans, ont retrouvé la paix.

Même si dans deux ans, on prédit le chaos, ces gens là auront vécu un épisode de paix et de tranquillité et Camille aura contribué à cet effort pour soulager les populations. Sa mort n’a pas été inutile tout comme celles des autres soldats. »

Source : Zone Militaire

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samedi 26 novembre 2011

Otages libérés : La fois de trop, par le général Bernard Messana

Les gens des médias ont salué la libération de deux des leurs, les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, par une explosion de joie très démonstrative.

Dans les locaux de France-Télévisions s’est notamment tenu un rassemblement corporatif débordant d’effusions, et, dans le brouhaha festif, on a pu entendre des propos enthousiastes louant l’engagement des reporters, et magnifiant leur comportement ; « ils nous ont redonné notre fierté » dira un journaliste en émoi. Mieux encore, le Président de la République, qui, selon le secrétaire de l’Elysée reprochait à ces mêmes journalistes, en Février 2010, leur « imprudence coupable », leur faisait cet honneur exceptionnel de les accueillir en personne sur le tarmac de Villacoublay. La gloire, quoi.

Ces deux journalistes sont assurément des professionnels talentueux, et des hommes de qualité, et comme le dit justement un article du Monde, leur libération est une « vraie bonne nouvelle » pour tous, gens des médias ou non. Ceci étant, l’observateur impartial est contraint de dresser de leur aventure un bilan parfaitement négatif pour les intérêts de la France ; qu’il s’agisse des sommes assurément considérables consacrées aux différentes actions tendant à leur libération ; qu’il s’agisse de l’échange de prisonniers auquel les autorités afghanes ont dû consentir, remettant des chefs insurgés dans le circuit du crime et des exactions ; qu’il s’agisse, pour nos responsables militaires engagés en Afghanistan, d’une perte notable de leur liberté d’action dans la zone où étaient détenus nos compatriotes. Et l’on pourrait sans peine, au risque de lasser, alourdir encore la liste des dommages subis.

De ce bilan négatif, nos journalistes sont responsables et coupables, et personne n’en doute. Au terme d’un reportage mené au sein des Forces françaises, ils avaient décidé, en parfaite connaissance des risques qu’ils prenaient, d’aller voir « en face », dans l’autre camp. C’est encore le Monde qui en donne une version:« Selon plusieurs sources diplomatiques, ils avaient pris rendez-vous avec un chef taliban : le commandant local Mullah Din Mohammad, un vétéran du djihad antisoviétique où il avait combattu sous les couleurs du Hezb-e-Islami, le groupe fondamentaliste très enraciné en Kapisa ».

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mardi 1 novembre 2011

Afghanistan : Attentats meurtriers - Au moins 16 soldats de l'OTAN tués !

Un attentat suicide commis avec une voiture piégée, contenant au moins 700 kg d’explosifs, a fait au moins 13 tués, le 29 octobre 2011, à Kaboul, dans les rangs de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), sous commandement de l’OTAN.

Les militaires de la coalition internationale circulaient à bord d’un bus blindé quand l’attaque a eu lieu. L’OTAN n’a pas communiqué sur le nombre de blessés. Cet attentat est le plus meurtrier depuis la chute d’un hélicoptère CH-47 Chinook, en août 2011, dans laquelle périrent 30 soldats, dont 25 membres des forces spéciales américaines.

Alors que la responsabilité de la sécurité de Kaboul a été confiée au forces afghanes, plusieurs attaques médiatiques y ont été lancées par les insurgés, en particulier ceux du réseau Haqqani, dont celles ayant visé l’ambassade américaine et l’ancien président Rabbani, chargé de la commission de réconciliation avec les taliban.

Par le passé, les militaires de l’ISAF ont déjà été pris pour cible dans la capitale afghane. Cela a notamment été le cas en septembre 2009, où une voiture piégée percuta un convoi de l’armée italienne (6 soldats tués, de même que 10 civils). Et le même mode opératoire avait été utilisé pour l’attentat contre des véhicules américains, en mai 2010. Là, 6 militaires américains, dont un officier canadien, y avaient perdu la vie.

Par ailleurs, un homme portant un uniforme de l’armée nationale afghane a ouvert le feu sur des soldats australiens de l’ISAF dans le sud de l’Afghanistan. Deux soldats ont été tués sur le coup, un autre est décédé plus tard des suites de ses blessures. Ce type d’attaque n’est pas rare d’autant plus que les forces de sécurité afghanes semblent infiltrées par des insurgés, quand ces derniers ne bénéficient pas de complicités internes.

L’incident de ce type le plus meurtrier remonte au 27 avril dernier. Huit militaires et un formateur civil, tous américains, furent tués lors d’une fusillade déclenchée par un soldat afghan dans l’enceinte de la base aérienne de Kaboul.

Enfin, deux gardes ont été blessés, toujours ce même jour, à Asadabad, qui est la capitale de la province orientale de Kunar, par l’explosion déclenchée par une femme kamikaze.

Source : Zone Militaire

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samedi 10 septembre 2011

USA : Tensions à propos de l'anniversaire du 11 septembre 2001

11 septembre 2001, dix ans après les attentats d'Al Qaida !

Le neuvième anniversaire des attentats du 11-Septembre est placé sous le signe des tensions religieuses, après l'imbroglio né de menaces proférées par un pasteur de Floride de procéder à un autodafé du Coran. Le révérend Terry Jones, qui dirige une obscure communauté protestante à Gainesville, a finalement renoncé à mettre ses menaces à exécution, mais son initiative s'est transformée en une affaire d'État.

Barack Obama est intervenu pour plaider en faveur de la tolérance religieuse, droit "inaliénable", et pour appeler le pasteur à faire preuve de raison alors que les États-Unis sont toujours engagés dans la guerre contre les talibans en Afghanistan. Le président américain a expliqué que la démarche du révérend Terry Jones entretenait les sentiments anti-américains à l'étranger et faisait le jeu d'Al-Qaeda dans son recrutement de nouveaux militants.

Le pasteur Jones a renoncé à brûler des corans

Des manifestations se sont déroulées à Kaboul et dans quatre provinces d'Afghanistan réunissant plusieurs milliers de fidèles après les prières de vendredi qui ont marqué la fin du jeûne du ramadan. Dans le nord du pays, des manifestants ont attaqué une base militaire de la force internationale (Isaf) et l'un d'entre eux a été tué par balle par des soldats. "Cela met nos soldats, nos fils et nos filles en danger. On ne peut pas jouer avec ça", a déclaré Obama lors d'une conférence de presse à Washington. Soumis aux pressions venues du sommet de l'État américain, le pasteur Jones a accepté de renoncer à son projet de brûler des corans pour marquer l'anniversaire des attaques du 11 septembre 2001 qui avaient fait près de 3.000 morts.

Jones est arrivé vendredi soir à New York pour y rencontrer des dirigeants de la communauté musulmane de la ville à propos de la construction d'un centre islamique à proximité de Ground Zero, lieu où se trouvaient autrefois les tours du World Trade Center. Ce projet immobilier est, depuis plusieurs semaines, le sujet d'une importante controverse aux États-Unis, une partie des Américains le voyant d'un mauvais oeil ou le considérant comme une offense à la mémoire des victimes.

Malgré les initiatives pour apaiser les esprits, les tensions demeurent vives, l'imam chargé du projet de centre culturel dans le bas de Manhattan ayant affirmé n'avoir pas prévu de rencontrer le pasteur Jones. Le promoteur qui doit procéder à la construction du centre a indiqué de son côté qu'il n'était pas question que l'immeuble de 13 étages soit érigé dans un autre endroit, comme l'idée en a été suggérée.

Radicalisation de la communauté musulmane

Dans son intervention de vendredi, Barack Obama a reconnu que les attentats du 11-Septembre demeurent entourés par une "sensibilité exceptionnelle". Il a toutefois tenté d'expliquer qu'il était possible de construire une mosquée près de Ground Zero comme il serait possible de construire n'importe quel autre édifice religieux. "Ce pays repose sur le postulat que tous les hommes et les femmes ont été créés égaux, qu'ils possèdent des droits inaliénables. L'un de ces droits inaliénables est de pratiquer librement une religion", a dit Obama. "Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam, nous sommes en guerre contre des organisations terroristes qui ont détourné l'islam et ont frauduleusement utilisé la bannière de l'islam", a-t-il poursuivi.

D'anciens responsables de la commission chargée d'étudier les attentats de 2001 ont présenté un rapport de 43 pages qui, selon eux, doit servir de signal d'alarme. Ils y révèlent une radicalisation des musulmans vivant aux États-Unis et un changement de la stratégie d'Al-Qaïda et de ses alliés. "La menace à laquelle doivent faire face les États-Unis est différente de celle qui existait il y a neuf ans", précise le rapport. "On peut soutenir que les États-Unis aujourd'hui diffèrent peu de l'Europe pour ce qui est de l'existence d'un problème terroriste intérieur impliquant des musulmans immigrés ou autochtones ainsi que des convertis à l'islam", ajoute le texte.

Source : Reuters

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jeudi 8 septembre 2011

Afghanistan : Valéry Tholy, lieutenant du 17e RGP, tué en province de Kapisa

Valéry Tholy, lieutenant du 17e RGP, mort pour la France en Afghanistan

Un lieutenant appartenant au 17e Régiment du Génie Parachutiste (17e RGP) de Montauban a été mortellement touché, ce 7 septembre 2011, lors d’un accrochage sérieux avec les insurgés afghans dans la province de Kapisa, dans le cadre d’une opération de contrôle de zone menée conjointement avec l’armée nationale afghane.

Environ 200 soldats afghans ont lancé une mission de fouille dans les environs du village de Mobayan, à l’origine de plusieurs tirs de roquettes vers des bases avancées françaises et afghanes. Un détachement de 200 militaires français du Groupement tactique interarmes « Raptor » a été également engagé en couverture du dispositif.

Ce sont les unités françaises d’appui qui ont été violemment prise à partie par les insurgés lors de la phase de désengagement des soldats afghans. La violence des combats a demandé l’intervention de renforts.  Des appuis- feu ont été également délivrés par l’artillerie, ainsi que par des drones, des hélicoptères et des avions de combat. Leur tâche a été compliquée par l’imbrication des rebelles au sein de la population civile. Il est à noter que le mode opératoire des rebelles est quasiment identique à celui qu’ils ont utilisé lors des combats près du village de Nawrozkhel, le 7 août dernier, au cours desquels deux légionnaires du 2e REP ont été tués.

Au cours des combats, un lieutenant a donc été tué et plusieurs militaires français ont été blessés. Parmi ces derniers, un a été gravement atteint et deux autres sérieusement touchés. Ils ont été évacués vers l’hôpital militaire français de Kaboul et celui de Bagram.

Une journaliste de TF1, Patricia Allemonière, qui suivait les soldats français, a été légèrement blessée. La reporter a parlé d’une « embuscade impressionnante », sans donner d’autres informations.

Selon l’Etat-major des armées, une douzaine d’insurgés ont été neutralisés lors de la riposte des forces de la coalition et de l’armée afghane. Une dizaine d’autres ont été fait prisonniers pendant l’opération de fouille.

Le décès de cet officier porte à 75 le nombre de militaires français tués en Afghanistan depuis 2001. Le 17ème Régiment de Génie Parachutiste avait déjà été endeuillé, cette année, avec la perte du sergent Guillaume Nunes-Patego, et des adjudants-chefs Emmanuel Techer et Jean-Marc Gueniat. Cette unité avait également déploré le décès du 1ere classe Kamel Elward, le 15 mai 2006.
                                                                

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L’officier du 17e Régiment du Génie Parachutiste (RGP) qui a été mortellement touché lors d’un sérieux accrochage avec les insurgés afghans, ce 7 septembre, en Kapisa, est le lieutenant Valéry Tholy.

Originaire de Dijon, Valéry Tholy est admis à l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent en septembre 1997. Nommé sergent à l’issue de sa formation initiale, il rejoint l’Ecole supérieure et d’application du Génie (ESAG) d’Angers en mars de l’année suivante.

Après sa spécialisation, il est affecté au 31e Régiment du Génie de Castelsarrasin en qualité de chef de groupe de combat. Promu sergent-chef en 2003, il est muté au Centre national d’entraînement commando de Mont-Louis deux ans plus tard, en tant qu’instructeur des techniques commandos. Dans le même temps, il prépare avec succès le concours d’officier d’active des écoles d’armes.

Nommé aspirant en septembre 2007, il retrouve l’ESAG dans la foulée. Major de sa promotion à l’issue de sa formation initiale d’officier d’active, il est affecté au 17e RGP en 2008, avec les galons de sous-lieutenant.

Ayant suivi la formation d’équipier commando parachutiste, il est promu au grade supérieur le 1er août 2009. Selon sa hiérarchie, le lieutenant Tholy était doté de « belles qualités humaines » et du « sens de l’équité ». Il était en outre un « officier solide et déterminé, (…), particulièrement aguerri et expérimenté, possédant un sens tactique développé et commandant avec charisme et justesse ».

Au cours de ses 13 années de service, le lieutenant Tholy a été déployé en Yougoslavie, en Côte d’Ivoire, à Djibouti et en République Centrafricaine. Il était présent en Kapisa depuis le 1er août dernier, avec le Groupement tactique interarmes (GTIA) Raptor.

Il était titulaire de Croix de la valeur militaire avec étoile d’argent, de la Croix du combattant, de la médaille d’outre-mer avec agrafes « République de Côte d’Ivoire » et « République centre-africaine », de la médaille d’argent de la Défense nationale avec agrafes « Génie » et « mission d’assistance extérieure », du titre de reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative française avec agrafe « ex-Yougoslavie » et de la médaille OTAN « Kosovo ». Il était également chevalier de l’ordre du Mérite ivoirien.

Âgé de 36 ans, marié, le lieutenant Valéry Tholy laisse trois enfants, âgés de 5, 7 et 9 ans.

Source : Zone Militaire

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lundi 5 septembre 2011

Libye : Influence des terroristes islamistes dans la révolution contre Kadhafi

Le nouveau gouverneur militaire de Tripoli est aussi le fondateur d'un groupe terroriste islamiste !

Il n’y a rien d’étonnant à ce que des militants islamistes se retrouvent aux côtés des rebelles libyens, étant donné qu’ils ont toujours cherché à renverser le colonel Kadhafi et que le successeur d’Oussama Ben Laden, l’égyptien Ayman al-Zawahiri les avait encouragés à le faire en 2007.

D’ailleurs, la présence de combattants islamistes dans les rangs des insurgés est connue depuis le début de l’intervention de la coalition internationale en Libye. Voire même avant. Le pays abrite, à l’est, un foyer radical, précisément à Derna. Cette ville, qui subit l’influence de jihadistes passés par l’Afghanistan, a même été un « vivier de combattant libyens » pour l’Irak, avait indiqué un câble diplomatique américain récemment dévoilé par WikiLeaks.

Alors que l’on s’interroge sur l’avenir de la Libye maintenant que le colonel Kadhafi est en mauvaise posture, ainsi que sur la composition exacte du Conseil National de Transition (CNT), l’organe politique de l’insurrection libyenne, le quotidien Libération indique, dans son édition de ce jour, que le nouveau gouverneur militaire de Tripoli ne serait autre qu’Abdelhakim Belhaj, alias Abou Abdallah al-Sadek, qui fut l’un des fondateurs du Groupe islamique combattant libyen (GICL).

Ce mouvement a disposé d’au moins deux camps d’entraînement en Afghanistan, sous le patronage d’al-Qaïda. Quant à Belhaj, il a été arrêté par la CIA en Malaisie, en 2003, puis remis aux services secrets libyens un an plus tard. Il a finalement été libéré en 2009, dans le cadre de la politique de réconciliation menée par Saïf al-Islam, le dauphin du colonel Kadhafi. On retrouve sa trace en 2011, lorsqu’il prend la tête de rebelles dans l’ouest de la Libye et qu’il est à la manœuvre, avec l’aide de l’OTAN, pour faire tomber Tripoli du côté de l’insurrection.

En juillet 2011, le New York Times avait rapporté les propos d’un responsable d’un service de renseignement arabe, selon lesquels les Américains et les Européens s’inquiétaient « de l’influence d’anciens membres » du GICL sur l’insurrection libyenne. « Il est facile de changer de nom et de dire ‘nous n’appartenons pas à al-Qaïda’, mais la vraie question est de savoir s’ils ont changé d’idéologie » avait-il confié. D’ailleurs, c’est ce qui explique, sans doute et en partie (mais en partie seulement), la réticence d’Alger à reconnaître le CNT, tant que ce dernier ne se sera pas engagé à lutter contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Enfin, cette influence de ces anciens du GICL est peut-être la clé de l’assassinat du général Younès, alors chef militaire de l’insurrection, qui traqua, à la tête des forces spéciales libyennes, les éléments liés aux jihadistes libyens dans les années 1990. Le CNT a assuré connaître les auteurs de ce meurtre mais refuse, pour le moment, de communiquer leur identité.

Source : Zone Militaire

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samedi 3 septembre 2011

Le général Gomart à la tête du COS

Le général Christophe Gomart a pris la tête du Commandement des Opérations Spéciales (COS), à compter du 1er aout 2011. Il succède au général Frederic Beth, qui rejoint la DGSE.

Le COS que va trouver cet été le général Gomart n'a plus grand chose à voir avec celui d'il y a deux ans, au moins sur le plan du moral des troupes. En 2009, les forces spéciales s'interrogeaient sur leur raison d'être : elles se sentaient exclues des principales opérations, en particulier l'Afghanistan qu'elles avaient quitté début 2007, lors de la fin de l'opération Arès. Deux ans plus tard, le COS est présent sur tous les fronts et il y est employé pour ce qu'il sait faire, c'est-à-dire des opérations spéciales.

L'Afghanistan, d'abord, avec au total environ deux cents hommes. Un groupement est mis pour emploi auprès du général commandant le dispositif français. Le COS est revenu sur le théâtre début 2010, à la suite de la capture des deux journalistes français. Son retour avait alors été tenu secret, mais la mort de deux commados-marine a été rendue publique. Ce GFS (groupement des forces spéciales) n'est pas intégré au dispositif américain, particulièrement actif, qui traque les chefs insurgés. D'autres membres du COS sont intégrés dans les états-majors, participent à la formation des afghans ou appartiennent au détachement d'hélicoptères.

Le Sahel, ensuite. Le COS est présent dans plusieurs pays, notamment la Mauritanie et le Burkina, avec quelques éléments au Niger et au Mali. Le COS participe à la lutte contre AQMI, d'abord en formant les armées nationales. Un groupe est prépositionné à Ouagadougou : c'est lui qui est intervenu en janvier lors de l'enlèvement de deux jeunes Français à Niamey. L'opération se solda par la mort des deux otages : en cela, elle s'est soldée par un échec. Mais sur le plan tactique, son déroulement a impressionné tous les professionnels. Monter en urgence une telle opération en quelques heures et en plein coeur de l'Afrique n'est pas à la portée de n'importe qui. Le patron des forces spéciales américaines (JSOC), l'amiral McRaven, n'a pas manqué de le faire savoir à ses homologues français en se faisant expliquer l'opération. Idem chez les Britanniques. Et ces gens-là ne passent pas pour être des amateurs.

La Libye, également, où des éléments du COS ont été rapidement envoyés pour établir un lien militaire avec les insurgés de Benghazi. Contrairement aux rumeurs et aux fantasmes, ils ne sont pas ailleurs... même si un certain nombre d'entre eux sont sur les bateaux gris.

En Côte d'Ivoire, le COS a été aux premières loges lors des dernières semaines de la présidence Laurent Gbagbo, que ce soit pour exfiltrer des ressortissants français ou donner un coup de main aux troupes de Ouattara.

Les forces spéciales font désormais pleinement leur métier. Comment se sont-elles remises dans le jeu ? En se positionnant différemment au sein des armées, d'une manière sans doute plus coopérative, plus décloisonnée. C'est-à-dire en s'adaptant au terrain - ce qui est bien la moindre des choses pour des forces "spéciales"...

Source : Jean Dominique Merchet

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lundi 29 août 2011

Afghanistan : cinq gendarmes français blessés par l'explosion d'un IED

Gendarmes français du dispositif POMLT en Afghanistan

Un convoi de quatre véhicules de l’avant-blindé (VAB) appartenant à la gendarmerie nationale, a été touché par un engin explosif improvisé (EEI), le 23 août 2011, sur la route reliant Kaboul à Wardak, au sud-ouest de la capitale afghane.

Le VAB, avec sept gendarmes à bord, a été renversé par l’explosion, qui a eu lieu en zone de responsabilité américaine. Selon le Sirpa Gendarmerie, cinq d’entre eux ont été touchés mais leurs jours ne sont pas en danger. Un militaire a toutefois été évacué vers un hôpital américain pour soigner des blessures aux bras.

Pour protéger les familles des blessés d’éventuelles sollicitations, le Sirpa Gendarmerie n’a pas souhaité préciser l’unité à laquelle appartiennent les gendarmes concernés.

Entre 150 et 200 gendarmes français ont déployés en Afghanistan dans le cadre du dispositif POMLT (Police Operational Mentoring Liaison Team) afin de former les policiers locaux. L’an passé, la qualité de leur travail avait été saluée par le général américain William Caldwell, en charge de la formation des forces de sécurité afghanes.

« Il y a chez eux quelque chose qui fait toute la différence et que je ne parviens à trouver ni dans les unités de police militaire, ni dans les sociétés militaires privées » avait-il déclaré à leur sujet.

Source : Zone Militaire

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lundi 15 août 2011

Afghanistan : Un lieutenant français du 152e RI tué en Kapisa par un tir rebelle

Lieutenant Camille Levrel, 74ème soldat mort pour la France en Afghanistan !

Un quatrième militaire français a trouvé la mort en une semaine en Afghanistan. Ce 14 août 2011 , le lieutenant Camille Levrel du 152e Régiment d’Infanterie de Colmar, qui arme principalement le Groupement tactique interarmes (GTIA) Surobi, a été tué en début de matinée.

L’officier participait à une mission d’appui à l’armée nationale afghane, laquelle a mené une opération de fouilles dans un secteur situé dans le sud de la province de Kapisa, à partir duquel des insurgés harcèlent les forces de sécurité.

C’est donc dans ce contexte que le lieutenant du 152e RI a été mortellement touché par un tireur isolé. Il s’agit du 74e militaire français ayant perdu la vie en Afghanistan depuis 2001.

Cet officier sorti du rang est né à Rennes le 3 septembre 1975. Engagé à l’âge de 22 ans au 1er Régiment d’Infanterie de Sarrebourg, il sert en qualité de tireur Milan à la 4e compagnie de cette unité. Elevé à la distinction de 1ère classe le 1er août de l’année suivante, il est promu caporal en décembre 1998.

En 2000, il rejoint l’école de Saint-Maixent pour y suivre la formation de sous-officier semi-direct. Devenu sergent, il est affecté au 16e Bataillon de Chasseurs, qui tenait garnison, à l’époque, en Allemagne. Chef de groupe, puis sous-officier adjoint de la 4e compagnie, il est déployé au Kosovo en qualité de chef d’engin blindé en 2001, puis, l’année suivante, en Afghanistan en tant que moniteur. En 2005, il est nommé sergent-chef, après avoir accompli une mission au Tchad dans le cadre de l’opération Epervier.

En 2008, il réussit le concours des officiers d’active des écoles d’armes (OAEA). A l’issue d’une année formation à l’Ecole d’application de l’Infanterie, il choisit de servir au 152e Régiment d’Infanterie avec les galons de sous-lieutenant. Affecté à la 1ere compagnie de combat en tant que chef de section, il est promu au grade de lieutenant en 2009.

Sérieux, professionnel, soucieux de montrer l’exemple, le lieutenant Camille Levrel avait retrouvé l’Afghanistan le 31 mai 2011 au sein du Battle Group Quinze-Deux. Ce père de 3 enfants, marié, était titulaire de la médaille outre-mer avec agrafe « Tchad », de la médaille d’or de la Défense nationale avec agrafes « Infanterie » et « Missions d’assistance extérieure », de la médaille commémorative française avec agrafes « Ex-Yougoslavie » et « Afghanistan » et de la médaille OTAN avec agrafe « Kosovo ».

Source : Zone Militaire

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vendredi 12 août 2011

Afghanistan : Mort d'un soldat français du Génie de Besançon en Kapisa

Un caporal chef du 19e régiment du Génie de Besançon mort en Afghanistan

Ce décès porte à 73 le nombre de soldats français morts en Afghanistan, dont 21 pour l’année 2011. Le militaire a été tué jeudi 11 août 2011 au soir en Kapisa (nord est)  vers 21h, au cours d’une mission de liaison dans la région de Tagab. Le véhicule de l’avant blindé a été touché dans l’explosion d’un IED. Quatre autres militaires bisontins sont blessés.

Le soldat décédé est un caporal chef du 19ème régiment du Génie de Besançon. Les quatre blessés sont des sapeurs de ce même régiment annonce l’Elysée dans un communiqué dans lequel le chef de l'État, Nicolas Sarkozy, exprime sa « très grande tristesse » tout en réaffirmant détermination de la France à continuer d'œuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité, ISAF, pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement".

Gérard Longuet, le ministre de la défense a confirmé qu’ "un véhicule de l'avant blindé (VAB) appartenant à un convoi de 4 véhicules, a été touché par l'explosion d'un IED (engin explosif improvisé), dans la région de Tagab", vers 21h00 au cours d'"une mission de liaison". Les militaires ont été immédiatement évacués et héliportés vers l'hôpital militaire de Kaboul, indique le ministère de la Défense.

Le premier ministre François Fillon a salué "solennellement la détermination, le professionnalisme et le courage" des 4 000 militaires français engagés en Afghanistan.

Source : MaCommune.info

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Le militaire français du 19e Régiment du Génie (RG) de Besançon tué par l’explosion d’un engin explosif improvisé dans le secteur de Tagab, le 11 août, est le caporal-chef Facrou Housseini Ali.

Né aux Comores le 23 avril 1979, Facrou Housseini Alis’engage initialement pour 3 ans au 19e RG en janvier 2001, où il est affecté à la 1ere compagnie de combat à l’issue de sa période de formation.

Elevé à la distinction de 1ère classe le 1er août 2001, le jeune engagé obtient le certificat technique élémentaire « Engin Blindé du Génie » en octobre de la même année. Il se dinstingue en 2002 lors d’une mission en Guyane, par son ardeur au travail.

Nommé caporal le 1er avril 2003 et devenu opérateur sur engin blindé du génie, il obtient successivement le certificat militaire élémentaire, le brevet militaire professionnel élémentaire, puis en 2005, le certificat d’aptitude technique du 1er degré « EBG ». Entretemps, promu au grade supérieur, il est projeté en Côte d’Ivoire dans le cadre de l’opération Licorne.

De janvier à mai 2006, il est affecté au Kosovo en qualité de chef de trinôme PROTERRE avant d’enchaîner sur une mission en polynésie en tant que conducteur de Moyen Polyvalent du Génie.

En septembre 2008, il valide, grâce à son expérience, le certificat technique de 1er degré « Combat du génie, option EBG » puis obtient, deux ans plus tard, le certificat de qualification technique supérieure. Dans l’intervalle, il est déployé une nouvelle fois au Kosovo, puis en Côte d’Ivoire, avant de rejoindre l’Afghanistan, le 13 juin 2011.

Militaire ayant le goût de l’effort, enthousiaste, rigoureux et bon camarade, le caporal-chef Housseini Ali était titulaire de la médaille outre-mer agrafe « Côte d’Ivoire, de la médaille d’argent de la Défense nationale, du titre de la reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative française pour l’ex-Yougoslavie et de la médaille Otan «non-article 5″. Il laisse deux enfants, âgés de 1 et 7 ans.

Source : Zone Militaire

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jeudi 11 août 2011

Etats Unis : Un Ranger décoré de la Médaille d'Honneur par le président Obama

Le sergent Petri, décoré de la Médaille d'Honneur par le président des Etats Unis

La Medal of Honor est la plus haute distinction militaire américaine. Elle est décernée avec parcimonie puisqu’en 150 d’existence, elle n’a été attribuée que 3.500 fois. Et même depuis la guerre de Sécession, environ seulement 2.000 soldats américains l’ont obtenue pour avoir accompli une acte héroïque « au-delà du devoir ».

Au moins 84 combattants à qui elle a été attribuée sont encore en vie actuellement, dont 55 vétérans de la guerre du Vietnam, 13 de la guerre de Corée et 15 et la Seconde Guerre Mondiale. L’an passé, fait rarissime donc, le sergent-chef Salvatore Giunta l’a reçue des mains du président Obama, pour sa conduite héroïque lors d’une embuscade en Afghanistan. Avant lui, quatre autres militaires américains l’avaient obtenue, mais à titre posthume.

Le 12 juillet 2011, et pour la deuxième fois depuis la guerre du Vietnam, un autre soldat, le sergent Leroy Petri, s’est vu remettre, de son vivant, la Medal of Honor. Membre du 75th Rangers Regiment, de l’US Army Special Operation, ce sous-officier originaire de Santa Fe (Nouveau-Mexique), s’est illustré le 26 mai 2008 lors d’un assaut contre contre un compound où s’étaient réfugiés quarante insurgés, dans la province de Paktia, en Afghanistan.

Ce père de quatre enfants, bientôt âgé de 32 ans, s’est saisi, ce jour là, d’une grenade lancée par l’ennemi et tombée près de ses hommes. Déjà blessé par balles aux jambes, la munition a explosé juste au moment où il venait de la jeter. Le sergent Petri a eu sa main arrachée et le corps criblé d’éclats. Malgré ses blessures, il a continué à combattre et son action a permis de sauver la vie à deux de ses camarades.

« Leroy Petri a montré que les vrais héros existent toujours » a déclaré le président Barack Obama, au moment de lui remettre la Medal of Honor, dans les salons de la Maison Blanche. Le Ranger a désormais une prothèse dotée de capteurs en lieu et place de sa main. Actuellement, il est affecté au Special Operation Command en qualité d’agent de liaison.

Source : Zone Militaire

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