Quatre officiers se trouvant «depuis plusieurs semaines» au Sahel ont été testés positifs au coronavirus.
Ce que l'on sait des 4 militaires français de l'opération Barkhane touchés par le Covid-19


Quatre officiers déployés au Sahel ont été testés positif. Trois d'entre eux ont été rapatriés en France. Il n'est pas indiqué s'ils ont contracté le virus sur place.

Quatre officiers français déployés au Sahel dans le cadre de l'opération anti-djihadiste Barkhane ont été testés positifs au coronavirus, a indiqué jeudi l'état-major des Armées. Il s'agit des premiers cas rendus publics parmi les forces françaises projetées en opérations extérieures [OPX]. "L'opération Barkhane a connu ses quatre premiers cas confirmés d'infection par le coronavirus", selon l'état-major.

L'opération anti-djihadiste Barkhane, forte de 5100 militaires, lutte contre les mouvements djihadistes en collaboration avec les pays du Sahel, Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad. C'est la principale opération extérieure des armées françaises.
Où sont soignés ces militaires?

Parmi ces quatre officiers, "un des patients est pris en charge et soigné sur place, et trois autres ont déjà été rapatriés" vers la France, "de même qu'un autre officier symptomatique sans pour autant avoir été testé", précise le porte-parole de l'état-major, le colonel Frédéric Barbry.

Ces quatre militaires étaient "arrivés en bande sahélo-saharienne il y a plusieurs semaines", indique-t-il, sans préciser dans quel pays exact ils étaient déployés, et s'ils ont ou non contracté le virus sur place.

Quel est leur état actuel ?

Ces quatre officiers, sont "à ce stade asymptomatiques". Le diagnostic a été confirmé par des tests effectués sur place par le service de santé des armées, par un laboratoire biologique civil local ou à leur arrivée en France.

La mission Barkhane est-elle poursuivie ?

"Tous les cas 'contact' ont été identifiés et placés en quatorzaine en zone dédiée", souligne le colonel Barbry. "Ces cas de contamination" au sein de Barkhane, comme "les dispositions prises pour préserver le personnel de la force n'ont pas d'impact sur les opérations, qui se poursuivent à un rythme soutenu" dans la zone dite des trois frontières (Mali-Niger-Burkina Faso), réputée abriter le groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), assure cependant l'état-major. 

Fin mars, la France a décidé de rapatrier jusqu'à nouvel ordre ses 200 militaires déployés en Irak, pays durement frappé par le Covid-19.

Source : lexpress.fr


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