Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé [OMS], la Chine, foyer de l’épidémie du coronavirus Covid-19, comptait 80.711 malades et 3.045 décès au 6 mars 2020, ce qui en fait le pays le plus touché. Viennent ensuite la Corée du Sud [6.284 cas et 42 décès], l’Italie [3.858 cas et 148 décès] et l’Iran [3.513 cas et 107 décès]. En Europe, la France, l’Allemagne et l’Espagne font partie des pays les plus affectés.

Afin de freiner l’évolution cette épidémie, des mesures spécifiques ont été prises par les autorités sanitaires locales, comme la fermeture des écoles ou encore le report de manifestations sportives et culturelles. Il s’agit ainsi d’éviter les rassemblements et la diffusion du coronavirus.

Cela étant, les Nations unies ont demandé à 9 pays de différer la relève de leurs soldats actuellement engagés dans des opérations de maintien de la paix. « Il a été demandé à certains pays de retarder leurs rotations de trois mois afin que les missions de paix puissent se poursuivre au même niveau opérationnel », a indiqué une source « proche du dossier » à l’AFP.

Sans surprise, on trouve parmi ces 9 pays ceux qui sont actuellement les plus affectés par l’épidémie de coronavirus : la Chine, la Corée du Sud, l’Italie, la France et l’Allemagne. Le Népal, l’Inde, le Cambodge et la Thaïlande sont également concernés.

Avec cette mesure, les relèves des contingents de certaines opérations de l’ONU vont être compliquées. Tel sera le cas pour la Force intérimaire des Nations unies au Liban [FINUL]. Commencé en novembre 2019, le mandat 35 de l’opération Daman [nom de la contribution française] est sur le point de s’achever. Pour rappel, près de 700 soldats français sont déployés dans le pays du Cèdre.

Par ailleurs, l’Italie est l’un des principaux contributeurs à la FINUL, avec un peu plus d’un millier de soldats, d’après le site de cette mission de l’ONU. L’Espagne, la Corée du Sud, la Chine, le Népal et l’Inde y ont aussi des contingents relativement importants. Au total, la moitié de l’effectif de la FINUL serait concernée par ce délai supplémentaire de 3 mois pour les relèves.

« La situation des missions de paix est en constante évaluation, comme les rotations des militaires et des policiers qui y participent », précise l’ONU. Et d’ajouter, sans plus de précision : « Une série de mesures ont été prises pour assurer la sécurité et préserver la santé des Casques bleus tout en assurant la continuité des opérations. »

Source : ZONE MILITAIRE

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