En 2011, en pleine réforme de la carte militaire, le 519e Régiment du Train, alors implanté à La Rochelle, devenait le 519e Groupe de transit maritime et prenait ses quartiers à Ollioules, près de Toulon, tout en conservant une [petite] présence en Charente-Maritime.

La décision de transférer le 519e GTM dans le Var s’explique par le fait que la base navale de Toulon est le point de départ principal de projection des forces françaises… Et comme La Rochelle dispose du seul port en eaux profondes sur la façade atlantique, cette unité y maintient donc un petit détachement.

Cette solution permettait ainsi de préserver les savoir-faire indispensables pour garantir aux forces françaises la possibilité d’entrer en premier sur un théâtre d’opération par la mer. En Europe, seules leurs homologues britanniques disposent d’une capacité similaire, avec le 17 Port and Maritime Regiment RLC, qui relève de la British Army.

La mission principale du 519e GTM est d’armer la structure de commandement et les capacités d’action tactique d’un « sea port of debarkation » [SPOD] de classe Otan. En clair, elle a à assurer les opérations portuaires et de manutention à bord des navires, sur les quais ou en rade, les opérations de transit maritime de bout en bout, le convoyage des cargaisons à bord des navires civils et militaires, les opérations de manutention de ressources et de vecteurs sur tout type de navire et de contrôler la conformité des déclarations douanières et de dangereux.

Bien que subordonné au commandement de la logistique des forces [COM LOG] de l’armée de Terre, le 519e GTM est une unité à vocation interarmées [elle compte une vingtaine d’aviateurs et de marins dans ses rangs, sur un effectif de 350 militaires environ]. L’été dernier, sa structure a évolué, avec la création, à effectifs constants, de deux nouveaux escadrons.

Et cette évolution a fini par se traduire par un ultime changement : le 1er février 2020, le 519e GTM, surnommé le « régiment de la jonque », est redevenu le 519e Régiment du Train, appellation qu’il avait prise pour la première fois en 1981, soit 35 ans après sa création.

En effet, c’est en avril 1946, à Saïgon [Indochine] que cette unité a vu le jour, sous le nom de 519e Groupe de Transport, en intégrant le peloton amphibie ainsi que la 2e compagnie de transport de Légion étrangère [dont son actuel 2e escadron portuaire est l’héritier].

En 1953, le 519e Groupe de Transport est dissous une première fois, avant d’être réactivé trois ans plus tard au Maroc. Il change alors plusieurs fois d’appellations : 519e Bataillon de marche du Train, 519e Bataillon du Train et Bataillon du Train à pied.

Ce sera sous le nom de 519e Bataillon du Train qu’il disparaîtra à nouveau de l’ordre de bataille, en 1962. Quant à ses compétences, elles furent reprises par la 311e compagnie de transbordement nouvellement créée. Cette dernière deviendra ensuite le 1er Bataillon autonome de transit maritime, lequel s’installera à La Rochelle en 1967.

Dix ans plus tard, ce 1er Bataillon autonome de transit maritime devint le 519e groupe autonome de transit maritime, puis le 519e Régiment du Train, appellation qu’il vient donc de retrouver officiellement, comme le souhaitait son actuel chef de corps, le colonel Samuel Duval.

L’an passé, le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre a connu une évolution similaire, en devenant le « 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique ».

Source : ZONE MILITAIRE - Image defense.gouv.fr - Une sélection PC


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *