« Pour ce qui est de la famille des petits drones, nous accusons un certain retard. Ainsi, dans le cadre de l’opération Barkhane, nous nous efforçons de doter nos unités élémentaires d’un petit appareil », confiait, l’an passé, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], lors d’une audition parlementaire.

D’où le programme DrOP [pour Drones Opérationnels de Poche], qui a fait l’objet d’un avis d’attribution de marché publié le 17 janvier. En effet, ce document indique que la Direction générale de l’armement [DGA] a notifié à FLIR Unmanned Aerial Systems un contrat d’une valeur de près de 77,4 millions d’euros [hors TVA]. Une somme qui comprend la livraison des nano-drones ainsi que les « prestations associées. »

Par la suite, FLIR a précisé, via un communiqué, que l’appareil choisi est le Black Hornet PRS, qui passe pour être le « plus petit système aérien sans pilote [UAS] au monde ».

Ce système a été développé par la société norvégienne Prox Dynamics, laquelle est devenue par la suite une filiale du groupe américain FLIR.

« Le FLIR Black Hornet PRS équipe le fantassin non spécialiste d’un outil de perception de la situation [SA] à la fois discret et immédiat. La technologie révolutionnaire EO [électro-optique] et IR [infrarouge] comble le fossé entre capteurs aériens et capteurs terrestres, offrant la même qualité de SA que les drones plus gros et les fonctions de localisation IED des UGV [drones terrestres, ndlr]. Extrêmement léger, quasiment silencieux, avec une autonomie de vol de 25 minutes, ce Black Hornet de poche éprouvé au combat transmet à l’opérateur des vidéos en direct et des images fixes HD », explique l’industriel sur son site Internet.

D’une masse de 1,3 kg et d’un format suffisamment compact pour qu’un fantassin puisse le transporter à la ceinture, ce système, composé de 2 drones, des batteries, un pad de pilotage et un écran de contrôle, est « facile à déployer » et ne demande pas une formation spécialisée pour l’utiliser. En outre, il est très discret, ce qui permet les « opérations à couvert ».

D’une masse de 18 grammes pour une longueur de 16 cm, le Black Hornet peut voler à une vitesse de 5 mètres par seconde à une altitude de 10 mètres.

« Nous sommes honorés de soutenir la mission des Forces armées françaises avec la fourniture du PRS Black Hornet et des services associés », s’est réjoui Jim Cannon, le patron de FLIR Systems.

La British Army a disposé de nano-drones Black Hornet pendant un temps avant de les retirer (momentanément?) du service. En 2013, il avait été rapporté par la BBC que le ministère britannique de la Défense [MoD] en avait commandé pour 31,3 millions de dollars à l’époque, ce qui correspondait à environ 160 exemplaires.

Source : Zone Militaire

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