Juste avant, et même pendant, les commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, plusieurs monuments furent vandalisés [comme par exemple aux Éparges], voire volés [statue au Chemin des Dames, plaques commémoratives en bronze...]. Et cette série ne s’est pas terminée avec la fin de cet évènement…

En 1951, un monument, oeuvre du sculpteur Georges Guiraud, fut inauguré par le président Vincent Auriol à Saint-Gaudens pour honorer la mémoire des trois maréchaux de la Première Guerre Mondiale originaires des Pyrénées, à savoir Joffre [né à Rivesaltes], Foch [né cent ans plus tôt à Tarbes] et Gallieni [né à Saint-Béat]. Cette sculpture fait face au monument aux morts réalisé par en 1923 par le sculpteur Ducuing.

Or, ce monument dits des trois maréchaux a été non pas vandalisé mais saccagé par des inconnus, dans la nuit du 20 au 21 décembre. Deux têtes des statues ont été retrouvées au pied de l’édifice tandis qu’une troisième l’a été dans une rue menant vers la gare de Saint-Gaudens.

« C’est effarant, ils se sont attaqués à un symbole de la République, tout le monde est sous le choc », a réagi Jean-Yves Duclos, le maire de Saint-Gaudens, dans les colonnes de la Dépêche du Midi.

« Après la profanation de l’Arc de Triomphe et de la tombe du Soldat Inconnu [le 1er décembre 2018, lors d’une manifestation des gilets jaunes, ndlr], la décapitation des trois maréchaux pyrénéens au monument aux morts de Saint-Gaudens : c’est un sentiment de colère, d’indignation, qui m’anime. Mais aussi une blessure », a réagi Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. « Un pays qui ne respecte pas son passé, qui ne respecte pas ceux à qui nous devons d’être libres, et en République, est un pays qui vacille », a-t-elle ajouté, avant de réclamer une « sanction exemplaire » pour cet « outrage porté aux maréchaux pyrénéens ».

La secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a fait part de son « indignation » et de sa « profonde colère » devant ce « nouvel acte de vandalisme qui touche nos monuments ». Et de mettre en cause « l’ignorance, la perte de tout repère, la violence, une société bien malade ».

Par ailleurs, et dans un tout autre registre, c’est un canon anti-aérien allemand, exposé dans le village de Saint-Lambert-sur-Dives [Normandie], qui a été volé la semaine passée. « Les pattes de fixation ont été sciées et le Flak 38 [de 450 kg] poussé jusqu’à un camion », a expliqué le maire de la commune aux médias locaux. La piste de "collectionneurs" sans scrupules est envisagée.

Source : Zone Militaire - Crédit Image France 3 Regions


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