Ces prochaines semaines, environ 270 soldats belges – issus, pour la plupart, du bataillon médian de chasseurs ardennais, seront présents en Estonie au titre de l’opération « enhanced Forward Presence » (eFP) de l’Otan, laquelle a pour objet de rassurer les pays baltes face à la Russie. Plus précisément, ils seront intégrés à une brigade multinationale, dont le Royaume-Uni est la nation-cadre.

En novembre 2018, le syndicat militaire ACMP-CGPM a demandé au ministère belge de la Défense si ce détachement allait recevoir des équipements spécifiques pour affronter les rigueurs de l’hiver estonien. Et, après une relance, il a fini par avoir une réponse.

« En plus des tenues d’hiver basiques déjà présentes dans l’équipement du corps, des équipements supplémentaires seront livrés par la chaîne militaire », a résumé le syndicat, en évoquant la réponse faite par le cabinet du chef de la Défense [CHOD].

« De plus, du nouvel équipement d’hiver supplémentaire sera prévu, via une procédure d’achat urgente et ponctuelle qui est actuellement en cours. Le CHOD a promis que l’ensemble de l’équipement d’hiver sera livré à temps. De plus, il est indiqué que les soldats ne seront pas obligés d’acheter du matériel d’hiver supplémentaire sur le marché civil et qu’il n’y aura donc aucune recommandation de ce genre par la hiérarchie », a ajouté l’ACMP-CGPM, avant d’assurer qu’il veillerait au respect de ces promesses.

Seulement, les quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard ont rapporté, le 22 décembre, que les soldats belges engagés en Estonie auraient reçu des cagoules datant des années 1950. De la guerre de Corée, pour être précis.

Selon un reportage de RTL INFO, les cagoules en question « ont été rongées par les mites » et sont « couvertes d’urine de rat ». En outre, a confié un syndicaliste, cité par la RTBF, « il y a encore d’autres manquements : les couvre-chaussures ne correspondent pas aux bottines et il n’y a pas de lunettes de protection en suffisance ».

« Un spécialiste a recommandé un type d’équipements adapté pour ce genre d’opération. On doit constater, malheureusement, que l’armée s’est retrouvée devant une réalité : ils ne possédaient pas le matériel nécessaire », a déploré Philippe Sion, secrétaire général-adjoint du syndicat militaire ACMP-CGPM.

Aussi, des soldats belges sont donc tentés de s’équiper à leurs frais, ce qui, selon la qualité du matériel, peut leur coûter entre 250 et 600 euros. Et cela, même si leur état-major a assuré que des équipements spécifiques pour affronter le grand froid leur seront prochainement distribués.

L’avant-garde du détachement belge doit arriver en Estonie le 5 janvier 2019 tandis que le gros des troupes suivra dans les jours qui suivront. Sans doute que, d’ici-là, les équipements promis auront été livrés.

Source : Zone Militaire - Photo : Chasseurs ardennais (c) Défense belge

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