Il y a environ un mois, à Ndaki, localité située à 200 km environ au sud-ouest de Gao, dans la région du Gourma, deux sections des Forces armées maliennes [FAMa] avaient été sérieusement accrochées par un groupe armé terroriste [GAT], ce qui avait obligé la force française Barkhane à intervenir en engageant des hélicoptères d’attaque Tigre, des Mirage 2000 et deux groupes de commandos de Montagne.

Au regard de l’intensité des combats, il avait été envisagé que les soldats maliens venaient de tomber sur un important camp jihadiste ou qu’un chef de premier plan se trouvait parmi ce GAT.

Cette affaire a-t-elle un lien avec l’opération qu’ont menée les militaires français dans la nuit du 11 au 12 novembre ? En effet, un groupe de jihadistes a été repéré et identifié comme tel dans la région du Gourma. Ce qui a déclenché un raid héliporté, appuyé par un drone MQ-9 Reaper.

Selon l’État-major des armées, créée en 2014, les jihadistes visés étaient ceux de la « katiba du Gourma » [ou katiba 3-Alpha], qui fait partie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn], lui-même affilié à al-Qaïda. Cette katiba « privilégie l’affrontement indirect en ayant recours au piégeage ou au minage des axes de communication », explique-t-il.

Aux tirs de sommation effectués par les militaires français, les jihadistes ont « violemment répliqué avec des armes légères et collectives ». Ce qui a donné lieu à une riposte qui ne leur a laissé aucune chance : 7 d’entre eux ont ainsi été « neutralisés », dont très probablement leur chef, Almansour Ag Alkassam. La mort de ce dernier a été annoncée via les réseaux sociaux par des messages de condoléances émis par la mouvance jihadiste.

« La neutralisation probable du chef de la katiba du Gourma est un nouveau coup sévère porté aux groupes terroristes de la région et en particulier au GSIM », estime-t-on à l’État-major des armées, pour qui « cette action illustre la détermination des forces françaises à appuyer les pays de la région dans leur lutte contre ces groupes terroristes. »

Par ailleurs, les militaires français ont mis la main sur des armes lourdes et légères, des composants servant à la fabrication d’engins explosifs improvisés [IED] ainsi que sur des moyens de communication qui seront exploités par le renseignement.

Depuis le début de cette année, la force Barkhane (avec la Task Force Sabre armée par les forces spéciales) a neutralisé plus de 130 jihadistes dans la bande sahélo-saharienne. Le groupe Ansar Dine (lié au GSIM) et l’État islamique au grand Sahara [EIGS] ont été particulièrement visés.

Source : Zone Militaire - Photo : Archive EMA


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