Hommage des jeunes à un poète oublié
A tous les poilus Morts pour la France

Voici un moment d’une rare force et émotion vécu par nos membres de la section du Finistère de la FNCV.

Cette opération a représenté une année de travail avec l’ONACVG, l’académie, les écoles, le souvenir français ainsi que toutes nos associations du monde combattant avec la DMD du Finistère pour un résultat époustouflant.

Plusieurs de nos membres étaient sur les rangs avec nos porte-drapeaux qui ont accompagnés les élèves dans les rues de Quimper. Ils ont pu aussi apporter leurs témoignages sur leurs vécus et leurs engagements en OPEX sur l’ex Yougoslavie et le Liban à la fin de l’après-midi lors de Forum qui ont réunis des centaines de lycéens avec leurs professeurs. XAG

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Près de 1 500 élèves étaient réunis, vendredi 16 novembre 2018, dans le centre-ville de Quimper, pour célébrer la fin de la Première Guerre mondiale. Une cérémonie qui a fait la part belle aux plus jeunes, désormais messagers de la mémoire. 

C’était une cérémonie attendue. Initialement prévue le 9 novembre, la célébration du centenaire de l’Armistice avait dû être reportée à cause du mauvais temps. Mais, vendredi, écoliers, collégiens et lycéens, du public comme du privé, étaient bien présents place Saint-Corentin, sous un ciel chargé de lourds nuages gris. Un temps de circonstance pour rendre hommage aux Poilus, morts dans les affrontements durant la Grande Guerre.

Placée sous le signe de la jeunesse, la commémoration était en partie organisée par un groupe de seize lycéens. « Une cérémonie faite par nous et pour nous », a rappelé un lycéen au micro de la tribune, vendredi. Elle était avant tout à l’initiative du Trinôme académique du Finistère, soit le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Armées et l’Institut des hautes études de la Défense nationale, avec la participation de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et du Souvenir français.

Cet hommage à une génération perdue s’est traduit par le dévoilement d’une stèle érigée en l’honneur de Jean Le Roy, poète né à Quimper et mort au front le 26 avril 1918, à seulement 23 ans.

Dans son allocution, le maire Ludovic Jolivet a dit son souhait de réhabiliter cet artiste « oublié ». « Un éternel jeune homme qui mérite sa place au cœur de notre cité ». Ami d’Apollinaire et de Jean Cocteau, ce dernier dira de lui à sa mort qu’il « était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime.

Le monument exposé pour la première fois aux yeux de tous, place Saint-Corentin, sera déplacé dans les prochains jours, place Alexandre-Massé. « Un oubli aujourd’hui réparé, a alors signifié Ludovic Jolivet. Nous démontrons une nouvelle fois que nous possédons une mémoire qui n’exclut personne et surtout pas ce jeune homme qui aurait pu profiter de la vie tout à son aise mais qui a choisi de sacrifier la sienne pour ce qu’il croyait juste et bon ».

Différents élèves se sont ensuite succédé sur l’estrade pour lire, devant leurs camarades, quelques poèmes de l’artiste disparu. Tous ses vers sont désormais réunis dans le recueil « Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées », grâce à l’association Les Amis de Louis Le Guennec.

« Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation... »

Devant les élèves de la vingtaine d’établissements scolaires du premier et du second degrés, Martin Lesage, directeur de cabinet du préfet du Finistère, a ensuite insisté sur la passation de mémoire entre les générations d’hier et d’aujourd’hui. « Un siècle, c’est une éternité. Pour nos souvenirs, il reste désormais les livres d’histoire, a-t-il déclaré. Ce souvenir est notre salut pour nous protéger des guerres fratricides. Vous êtes le symbole collectif de notre mémoire et de sa passation (…). Je suis heureux de voir toute cette jeunesse réunie. Ce sera à vous de faire vivre cet héritage et de le protéger ».

Au son du bagad Ar Re Goz, un cortège s’est alors formé pour rejoindre l’esplanade François-Mitterrand et déposer des fleurs au pied du monument aux morts en l’honneur du 118e régiment d’infanterie…/…

L’hommage s’est conclu par la remise des prix du concours du soldat méconnu, remporté par l’école élémentaire Léonard-de Vinci de Saint-Evarzec. Les élèves devaient faire des recherches et réaliser un carnet de bord sur un Poilu et, ainsi, s’approprier l’histoire de la Grande Guerre.

Source : Information transmise par Xavier Guilhou, président de la section du Finistère de la FNCV

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