Les 32 personnes à bord de l'Antonov 26 ont été tués dans l'accident survenu lors de l'atterrissage de l'appareil sur l'aérodrome russe de Hmeimim, dans le nord-ouest du pays. Le problème technique est privilégié mais «toutes les versions possibles» vont être étudiées.

Un avion de transport militaire russe Antonov 26 s'est écrasé, ce mardi, lors de son atterrissage, sur l'aérodrome de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Les vingt-six passagers et six membres d'équipage présents à bord ont tous été tués dans l'accident a annoncé l'armée russe. Le ministère de la Défense a indiqué, dans un communiqué, que «la catastrophe est apparemment due à un problème technique», tout en précisant que l'appareil, qui s'est écrasé à 500 mètres de la piste d'atterrissage de la base russe, n'avait «pas été visé par des tirs». Mais une commission du ministère de la Défense est chargée d'étudier «toutes les versions possibles de ce qui s'est passé». Le président russe, Vladimir Poutine, a présenté ses condoléances aux familles des victimes du crash et reçu le ministre de la Défense, Sergeï Choïgou, qui avait annoncé l'accident plus tôt.

Plusieurs accidents d'avions militaires dénombrés

L'avion qui s'est écrasé ce mardi, un Antonov 26, est un appareil qui réalise des courts et moyens courriers et peut transporter jusqu'à quarante personnes à 6.000 mètres d'altitude. Cet accident aérien sur la base de Hmeimim n'est pas le premier.

Déjà, en octobre 2017, un bombardier Soukhoï Su-24 s'était écrasé au décollage de Hmeimim, tuant les deux pilotes à bord. En décembre 2016, un avion Tupolev Tu-154, qui transportait certains membres des Chœurs de l'Armée Rouge, s'était écrasé peu après son décollage de la station balnéaire de Adler, au sud d la Russie, et en direction de la base militaire syrienne de Hmeimim. Le drame avait secoué la Russie entière à l'annonce de la mort des 64 figures du célèbre Ensemble Alexandrov. Et une journée de deuil national avait été annoncée par Vladimir Poutine.

La base de Hmeimim, cible d'attaques

Depuis septembre 2015, et le début de son intervention militaire en Syrie, la Russie a déployé des dizaines d'avions d'attaque et de bombardiers, qui opèrent à partir de la base aérienne de Hmeimim, située dans le fief alaouite du président syrien Bachar el-Assad, près de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie. Ces derniers mois, la base militaire russe a été visée à de multiples reprises. Le 31 décembre, des tirs de mortier commis par des combattants (dont l'affiliation n'avait pas été rendue publique) avaient fait deux morts et des appareils russes, parmi lesquels des avions militaires, avaient été endommagés.

Quelques jours après, dans la nuit du 5 au 6 janvier, des «drones chargés d'explosifs» avaient attaqué cette même base, mais également la base russe de Tartous, plus au sud. L'attaque n'avait pas fait de victimes et aucuns dégâts n'avaient été observés. Depuis le début de l'intervention russe en Syrie, 45 soldats russes sont morts, selon un bilan officiel, sans compter le crash de ce mardi.

Source : LeFigaro.fr

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