Pour la quatrième fois depuis janvier 2016, la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, est le théâtre d’une attaque d’hommes armés. Il était environ 10h30, le 2 mars 2018, quand une explosion et des tirs ont été entendus par des témoins dans les quartiers où se trouvent l’ambassade de France et l’état-major des forces armées burkinabé.

Dans un premier temps, et étant donné la proximité des bâtiments officiels implantés à Ouagadougou, il était difficile de savoir quelles étaient les cibles des assaillants. En effet, l’ambassade de France est située à quelques encablures de la primature et de l’Assemblée nationale burkinabè tandis que le camp Guillaume Ouédraogo, qui abrite l’état-major, fait face à l’Institut français.

Cela étant, c’est bel et bien l’ambassade française qui a été visée par les assaillants. L’information a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, qui a parlé « d’attaque à la kalachnikov ». A priori, cinq hommes armés auraient été empêchés de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte diplomatique grâce au dispositif de sécurité. Plus tard, une fois la situation sous contrôle, les autorités burkinabè ont fait état de 4 tués parmi ces derniers. Aucune victime française ne serait à déplorer.

Au moment de l’attaque contre l’ambassade, un véhicule a explosé devant le quartier général des forces burkinabè. Là, il est question d’une « dizaine d’assaillants ». Il n’est pas clair si la voiture piégée (VBIED) était conduite par un kamikaze, ce qui serait « conforme » au mode opératoire traditionnellement suivi par les jihadistes.

Les unités d’intervention burkinabè ont rapidement été déployées pour contrer ces attaques. De même que les forces spéciales françaises de la TF Sabre, un de leurs hélicoptères (un Puma) ayant été photographié dans le ciel de Ouagadougou avant de se poser dans la cour de la Primature, à une centaine de mètres de l’ambassade.

Pour les autorités burkinabè, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’attaques terroristes, d’autant plus que des groupes armés actifs dans la bande sahélo-saharienne (BSS), en particulier l’État islamique dans le grand Sahara (EIGS), ont défié la force conjointe du G5 Sahel, dont le Burkina Faso est l’un des cinq contributeurs. Cela étant, il n’est pas totalement exclu qu’elles aient été menées par des mutins, en soutien aux soldats du du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), lesquels sont actuellement jugés pour avoir tenté de renverser le gouvernement provisoire mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, en octobre 2014.  Source: Zone Militaire

Communiqué AFP : Une attaque a visé l'ambassade de France et l'état-major des armées à Ouagadougou (Burkina Faso), vendredi 2 mars 2018. La situation est désormais sous contrôle. Selon plusieurs sources sécuritaires françaises et ouest-africaine, au moins 28 personnes ont été tuées dans l'attaque contre l'état-major des armées. L'explosion qui l'a frappé provenait d'une voiture piégée, et visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

Source : Opex360.com

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