Située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul, Tal Afar est une enclave turkmène qui reste le dernier bastion de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province de Ninive (nord de l’Irak). Cette ville comptait environ 200.000 habitants avant de tomber sous le joug des jihadistes, le 16 juin 2014. En outre, de nombreux cadres de l’organisation terroriste en seraient originaires.

Bien avant la fin officielle de la bataille de Mossoul, la Task Force française Wagram, qui met en oeuvre quatre CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm) dans le cadre de l’opération Chammal, a appuyé la progression de la 15e Division irakienne vers Tal Afar. L’objectif était alors de permettre « d’élargir la zone sous contrôle » des forces de sécurité.

Puis, on en était resté là jusqu’au 15 août. Ce jour-là, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed al Khodari, a indiqué qu’une campagne aérienne était en cours à Tal Afar et qu’une offensive terrestre serait lancée par la suite. Dans le même temps, des unités de blindés et des troupes d’élite ont fait mouvement en direction de ce bastion de l’EI.

D’après le compte-rendu de l’État-major des armées, la TF Wagram a participé à la préparation de cette offensive. Elle « a mené […] 13 missions de tir en appui de la 15e division à l’ouest de Mossoul vers Tal Afar. En particulier, les artilleurs ont fourni des feux de harcèlement et d’éclairement pour interdire aux combattants de Daesh de mener des actions au sol ou de réaliser des tirs indirects contre les positions irakiennes », a-t-il en effet indiqué.

L’activité des artilleurs français devrait probablement gagner en intensité au cours des prochains jours puisque le Premier ministre irakien, Haider el-Abadi, a annoncé, le 19 août 2017, que l’offensive terrestre pour chasser l’EI de Tal Afar venait d’être lancée.

« Je dis aux [hommes de] Daesh qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d’être tués », a prévenu M. el-Abadi, dans une allocution télévisée. Environ 1.000 jihadistes seraient encore présents dans la ville.

Par ailleurs, le chef du gouvernement irakien a a également précisé que, outre les forces de sécurité (armée, police fédérale locale), les « Hached Al-Chaabi », c’est à dire les « unités de mobilisation populaire » dominées par les milices chiites soutenues par l’Iran, prendraient part aux opérations.

Source : Zone Militaire

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