Des gendarmes attaqués sur les Champs-Elysées, Collomb déplore une « tentative d’attentat »

Un homme, qui est mort dans l’explosion de son véhicule, a percuté un fourgon de gendarmerie, sans faire de blessés parmi les forces de l’ordre.

Vers 15 h 48, lundi 19 juin, un homme a percuté volontairement un véhicule de gendarmes mobiles qui descendait les Champs-Elysées, à proximité du square Marigny, dans le 8e arrondissement de Paris, sans faire de blessé parmi les gendarmes ou les passants. A la suite du choc, le véhicule s’est embrasé.

Le conducteur a été extrait du véhicule, une Renault Mégane Blanche, à bord de laquelle des bonbonnes de gaz, des armes de poing, une kalachnikov et de l’explosif ont été retrouvés. Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a déploré une « tentative d’attentat » et a précisé que l’auteur des faits était mort. La DGSI et la section antiterroriste (SAT) du parquet de Paris ont été saisies d’une enquête en flagrance.

La préfecture de police, qui avait auparavant annoncé qu’une opération était en cours et avait recommandé d’éviter le secteur, a fait savoir que la situation était maîtrisée. Un important dispositif de sécurité a été déployé sur les lieux.

La RATP a fermé les stations Concorde (lignes 1, 8 et 12) et Champs-Elysées-Clémenceau (lignes 1 et 13), et les correspondances n’y sont pas assurées.

Policiers et militaires, cibles privilégiées

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà été le théâtre d’un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d’être abattu. Un message manuscrit « défendant la cause de l’Etat islamique » avait été retrouvé sur un papier près de son corps et l’attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe djihadiste.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d’une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein cœur du Paris touristique, et s’était revendiqué « soldat du califat », un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe EI, selon une source proche de l’enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

Depuis janvier 2015, les attentats en France ont fait au total 239 morts. Les policiers et les militaires sont depuis quelques années des cibles privilégiées d’attaques terroristes.

Source : LeMonde.fr
 

NDLR - 20/06/2017 : D'après les dernières révélations de l’enquête, il s'avère que le véhicule du présumé terroriste contenait des bonbonnes de gaz et des dispositifs de mise à feu. Un attentat à la voiture piégée semble avoir été évité par miracle, à 2 jours de la Fête de la musique sur les Champs-Elysées. Une chance quant on songe aussi l'armement que contenait le véhicule : Kalachnikov et arme de poing Glock 26.
Adam D., français de 31 ans, était fiché S depuis 1995, en raison de son appartenance à la «mouvance islamiste radicale»...
Issu d'une famille connue pour être salafiste, le présumé innocent possédait un permis de détention d'armes en règle et «avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir», selon les dires de son père auprès de l'AFP.
 

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