En octobre 2016, lors de son audition devant les parlementaires dans le cadre du projet de loi de finance alors en discussion, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) avait estimé que les paramètres alors utilisés pour évaluer le moral de ses troupes n’étaient plus assez pertinents. Pour lui, il fallait mettre l’accent sur la situation familiale des militaires et non sur leurs grades.

« Je suis en train de mettre en place une réflexion visant à modifier les capteurs d’évaluation du moral, et permettant de voir comment, en temps réel, nous pourrions mieux anticiper et faire face à une baisse brutale de moral. Franchement, ce n’est pas en évaluant le moral avec des questionnaires standardisés que nous disposerons d’une bonne vision », avait expliqué le général Bosser, qui voulait alors prendre en compte la « mobilité » et le « travail du conjoint », devenus « fondamentaux ».

La réflexion du CEMAT a trouvé un écho dans un rapport parlementaire portant sur la protection sociale des militaires. Le « moral du militaire dépend fortement de celui ou de celle, qu’on appelle sa ‘base arrière' » et le « bien-être de la famille est donc une condition essentielle de l’efficacité de nos armées », avait en effet avancé

Charles de la Verpillière, co-auteur, avec Geneviève Gosselin-Fleury, de cette étude.

D’où le lancement, par la Direction des ressources humaines de l’armée de Terre, d’une enquête en ligne s’adressant aux conjoints des militaires.

« Le fort engagement opérationnel de l’armée de Terre a de fortes répercussions sur l’entourage notamment en fonction des changements sociétaux tels que la généralisation de l’emploi du conjoint, l’augmentation du nombre de famille recomposées ou encore l’allongement de la durée des études des enfants », est-il affirmé, en guise d’introduction à cette enquête, qui concerne toutes les catégories de conjoints (mariés, pacsés, concubins, etc).

Cette étude vise précisément à connaître le « ressenti » en tant que conjoint de militaire ainsi que les « répercussions » que cela peut entraîner sur la vie de famille. Le questionnaire se décompose en trois parties : « Vous en tant que personne et en tant que conjoint de militaire » et « Les dispositifs d’aides aux familles proposés par le ministère ». La dernière vise à permettre à la DRHAT de « caractériser sociologiquement chaque sondé. »

Enfin, il est évidemment précisé qu’il « n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse » à ce questionnaire (qui demande une vingtaine de minutes à remplir) étant donné que, souligne la DRHAT, « l’important est de répondre le plus honnêtement et le plus spontanément possible. »

Source : Zone Militaire


Pour en savoir plus : Enquête en ligne sur les conjoints de militaires...


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *