Une attaque terroriste a frappé la capitale britannique dans la soirée de samedi. Un véhicule a foncé sur la foule sur le London Bridge et des passants ont été poignardés à Borough Market.

Le Royaume-Uni vit un nouveau cauchemar. Deux semaines après l'attentat de Manchester, Londres a subi une attaque meurtrière, samedi 3 juin en fin de soirée. Au moins sept personnes sont mortes et trois assaillants ont été abattus, selon le bilan diffusé par la police britannique dimanche, peu avant 5 heures du matin. Les autorités évoquent le chiffre de 48 blessés, parmi lesquels figurent quatre Français, a précisé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Voici les dernières informations dont nous disposons.

A 22h08 heure de Londres (23h08 à Paris), la police est d'abord intervenue sur le London Bridge, un site touristique au cœur de la capitale britannique, après qu'un véhicule a foncé dans la foule. Une camionnette, qui roulait à environ 80 km/h, a quitté la chaussée pour monter sur le trottoir et viser des passants, selon une journaliste de la BBC (en anglais). "J'ai vu une camionnette rouler en zigzag en tentant de faucher un maximum de personnes, confirme un témoin à la chaîne. Les gens essayaient d'échapper à sa course."

Le véhicule se dirige ensuite vers le quartier festif du marché de Borough Market, proche du pont, sur la rive sud de la Tamise, selon le récit des autorités. Les assaillants quittent la camionnette et poignardent des passants, dont un officier de police, avant d'être abattus. Ils portaient de fausses vestes explosives. Un témoin a posté sur Twitter une vidéo de la panique dans un bar situé à proximité.

Y a-t-il eu une autre attaque ?

Un "troisième incident" a bien été signalé à Vauxhall, au sud de la capitale, par Scotland Yard. De nombreux véhicules de police filaient à toute allure, sirènes hurlantes, mais cet incident s'est finalement avéré ne pas être lié aux deux autres, traités comme des "actes de terrorisme" par la police. Les autorités ont lancé un appel au calme sur Twitter, demandant aux citoyens "d'être en alerte et vigilants".

Quel est le premier bilan ?

Peu avant 5 heures du matin, dimanche, la police britannique a dévoilé un premier bilan officiel. Au moins sept personnes sont mortes, en plus des trois assaillants abattus. Dans un communiqué diffusé peu après 7 heures, le service d'ambulances de la capitale évoque le chiffre de 48 blessés transportés dans les hôpitaux de la région et affirme avoir traité sur place d'autres victimes pour des "blessures moins graves".

Au moins quatre Français ont été blessés, dont un se trouve dans un état grave, a précisé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dimanche matin. "La France met tout en œuvre pour leur porter assistance", a assuré la présidence de la République dans un communiqué.

Que sait-on des auteurs de ces attaques ?

Trois assaillants ont été abattus lors de ces attaques qualifiées de "terroristes" par les autorités. Interrogée par les journalistes lors d'un point presse peu avant 5 heures du matin dimanche, la police affirme ne pas penser que d'autres personnes ont directement participé à ces attaques, sans dévoiler plus d'éléments sur les personnes tuées.

Quelle est la réaction des autorités ?

Selon le Guardian, Theresa May, qui était en déplacement pour la campagne des élections législatives, est revenue à Downing Street pour se tenir informée de la situation. La Première ministre doit tenir dimanche matin l'équivalent d'un conseil de défense. Elle avait élevé à son maximum le niveau d'alerte terroriste après l'attentat de Manchester, avant de le ramener au niveau "critique", soit celui d'un attentat hautement probable, samedi dernier.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a condamné "dans les termes les plus forts possibles" ce nouvel attentat. "Vous ne disposons pas encore de tous les détails, mais il s'agissait d'une attaque délibérée et lâche contre des Londoniens innocents et des visiteurs de notre ville qui profitaient d'un samedi soir, a-t-il déclaré dans un communiqué. Il n'existe aucune justification possible pour de tels actes barbares."

Source : FranceInfo.fr

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