La décision prise après les attentats de janvier 2015 de recruter 11.000 soldats supplémentaires pour les besoins de la Force opérationnelle terrestre (FOT) aura été bénéfique pour la Légion étrangère, laquelle représente actuellement environ 7% des effectifs de l’armée de Terre.

L’effort visant à porter les effectifs de la FOT de 66.000 à 77.000 soldats s’est traduit par la création de 33 unités élémentaires nouvelles, dont 12 pour la seule Légion étrangère (soit un tiers).

Le transfert de la 13e Demi-Brigage de Légion étrangère (DBLE) vers le plateau du Larzac explique, pour un grande partie, ces chiffres, dans la mesure où cette unité, appelé à (re)devenir un régiment d’Infanterie, verra ses effectifs passer de 60 à 1.300 légionnaires d’ici 2018.

Au total, la Légion étrangère comptera, d’ici l’année prochaine, 8.900 hommes, contre 6.700 en 2015 (soit une hausse de 33%). Elle aura ainsi «retrouvé ses effectifs d’il y a 20 ans», a souligné lieutenant-colonel Jean-Philippe Bourban, du commandement de la Légion étrangère (COM.LE), lors du dernier point-presse du ministère de la Défense.

Évidemment, cette remontée en puissance pose un défi en matière de recrutement et de formation. Cela étant, en raison de l’attrait qu’elle exerce, la Légion étrangère n’a pas trop de mal à attirer les candidats : 8.300 recrues potentielles (et « crédibles ») ont poussé la porte d’un bureau de recrutement en 2016. Aussi, le taux de sélection est de l’ordre de 20%.

Près de 160 nationalités sont représentées au sein de la Légion étrangère, laquelle reste ouverte « à tous ceux qui réussissent les tests de sélection sur simple déclaration d’identité». Mais seuls les meilleurs pourront prétendre à porter le képi blanc.

Source : ZONE MILITAIRE

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