En septembre 2016, l’Inde signait le contrat portant sur l’acquisition de 36 avions Rafale pour 7,8 milliards d’euros, à l’issue de négociations qui durèrent près d’un an et demi. Pour les observateurs, cette commande était alors suceptible d’en annoncer d’autres, l’Indian Air Force (IAF) ayant en effet exprimé le souhait d’équiper au moins 5 escadrons avec l’appareil de Dassault Aviation (soit 80 unités).

« On a toutes les raisons de penser que les Indiens ont intérêt à acquérir davantage d’avions mais pas à démultiplier les flottes s’ils veulent contenir les coûts de maintien en condition opérationnelle », avait-on d’ailleurs souligné du côté du ministère français de la Défense au moment de la signature du contrat indien.

Pour atteindre les objectifs définis par son contrat opérationnelle, la force aérienne indienne doit disposer de 42 escadrons de chasse. Or, elle n’en compte actuellement que 33. Mais ce « n’est qu’une valeur numérique. Ce qui compte, c’est d’avoir un mélange de capacités », a fait valoir l’Air Chief Marshal Arup Raha, le chef d’état-major de l’IAF, qui partira en retraite le 31 décembre [Il sera remplacé par l'Air Marshal Birender Singh Dhanoa, ndlr].

Selon lui, l’IAF dipose suffisamment de chasseurs lourds Su-30 MKI de facture russe, ces appareils devant rester en service pendant 30 ou 40 ans. Même chose pour les avions « légers » HAL Tejas, commandés 123 exemplaires.

En revanche, pour la catégorie des avions « poids moyens », comme le Rafale, c’est loin d’être le cas. « Nous avons besoin de plus d’avions de cette catégorie », a-t-il dit, le 28 décembre, avant d’estimer à 200 le nombre idéal d’appareils que New Delhi devrait acquérir.

Cela étant, l’Air Chief Marshal Raha aurait pu évoquer l’achat d’un autre avion appartenant à la même catégorie que celle de l’avion français. Mais il a été très clair : le Rafale « est un avion multi-rôle qui peut être utilisé de façon très efficace. Il peut prouver sa valeur en toute situation », a-t-il avancé. « Mais nous venons d’en commander 36 et nous avons besoin de plus d’avions dans cette catégorie ‘poids moyen’ pour disposer de tout le spectre de la capacité », a-t-il insisté.

Un autre dossier avancé par le chef de l’IAF est celui des avions ravitailleurs. Et la question est sensible car les Iliouchine Il-78 qui assurent les missions de ravitaillement en vol accumulent les problèmes techniques et leur maintenance est compliquée. Pour remédier à ce déficit capacitaire, New Delhi a lancé deux appels d’offres pour 6 appareils, chaque fois remportés par l’A330 MRTT d’Airbus. Mais la dernière procédure a été annulée en septembre.

« Malheureusement, il y a eu certains problèmes dans le [processus] d’acquisition. Un nouvel appel d’offres sera bientôt lancé », a assuré l’Air Chief Marshal Raha.

Source : Zone Militaire


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *