Daech revendique l'attentat

02/01/2017 - 15:08
L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué, l’attentat qui a fait 39 morts et 65 blessés dans une discothèque d’Istanbul lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe djihadiste indique qu’« un des soldats du califat » a mené l’attaque contre l’établissement Reina.

Arrestation de 8 suspects... Mais le terroriste est toujours en fuite.

Une grande chasse à l’homme a été lancée dans le pays pour rattraper le suspect principal, qui aurait fui en changeant de vêtements après son attaque et laissé son arme sur les lieux
du massacre.


Istanbul : Attentat terroriste du Nouvel An !

01/02/2017 - 11:37

Un homme armé déguisé en père Noël qui a mitraillé la foule célébrant le Nouvel An dans une boîte de nuit huppée d'Istanbul. Le terroriste est toujours en fuite.

Au moins 39 personnes, dont une Française, ont été tuées et 65 autres blessées, dont trois Français, dans une attaque contre une célèbre discothèque d’Istanbul où plusieurs centaines de personnes fêtaient le réveillon du Nouvel an, dans la nuit de samedi à dimanche. L'assaillant est en fuite et l'attentat n'a pour l'instant pas été revendiqué.

L’attaque

À 01h15 dimanche (22h15 GMT samedi), un assaillant armé d’un fusil d’assaut surgit devant la boîte de nuit Reina, au cœur d’Istanbul, et ouvre le feu sur les personnes qui se trouvent à l’entrée, selon le gouverneur d’Istanbul Vasip Sahin. Un policier et un civil sont tués.

Après avoir pénétré dans la discothèque, l’assaillant tire au hasard sur la foule (environ 600 personnes étaient présentes), semant la panique et la mort. Selon la chaîne d’information NTV, plusieurs personnes ont plongé dans le Bosphore pour échapper aux coups de feu. Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 39 personnes, dont au moins 15 étrangers, ont été tuées et 65 blessées.

«D’une façon sauvage et impitoyable, il a mitraillé des personnes qui étaient simplement venues célébrer le Nouvel An», a déclaré M. Sahin.

Des témoins ont raconté s'être cachés sous les tables pendant que l'assaillant tirait au hasard dans l'établissement avec un fusil automatique.

« Au début, on a pensé que des hommes se battaient entre eux », a raconté une Libanaise disant s'appeler Hadil qui se trouvait dans la boîte de nuit avec son mari et un ami. « Et puis on a entendu le bruit d'une arme à feu et on a plongé sous les tables. »

« On a entendu le type crier « Allahou Akbar » (« Dieu est le plus grand »), on a tous les trois entendu ça », a-t-elle déclaré. « On est sortis par la cuisine , il y a avait du sang partout, et des corps. »
L’assaillant

Les autorités turques ont lancé une chasse à l’homme pour capturer l’assaillant qui est parvenu à s’enfuir en «profitant de l’anarchie» semée dans la discothèque, selon le Premier ministre Binali Yildirim.
Ce dernier a qualifié d'«infondées» les informations de presse selon lesquelles l’assaillant était déguisé en père Noël, ajoutant que l’agresseur avait laissé son arme sur les lieux.
Des témoins cités par l’agence de presse Dogan ont rapporté l’avoir entendu s’exprimer en arabe, d’autres encore que l’assaillant n’était pas seul, mais cela n’a pas été confirmé par les autorités.


Le lieu

Le Reina est une emblématique discothèque d’Istanbul, située à Ortaköy, un quartier du district de Besiktas, sur la rive européenne de la ville.
Selon Dogan, elle accueillait au moins 700 personnes venues célébrer le passage à la nouvelle année.

Cette discothèque huppée où les entrées sont filtrées, est située à quelques centaines de mètres de l’endroit où avaient eu lieu les célébrations officielles du Nouvel An, au bord du Bosphore.


Le contexte

L’attaque n’a pas encore été revendiquée, mais la Turquie a été la cible de nombreux attentats attribués à l’EI ou liés à la rébellion séparatiste du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont notamment frappé Istanbul et Ankara.

Pourtant, après une année 2016 sanglante, les autorités turques étaient sur leurs gardes en ce jour de réveillon et 17000 policiers avaient été déployés en ville.

Membre de la coalition internationale qui combat l’EI (Daech) en Syrie et en Irak, la Turquie a déclenché en août une offensive dans le nord de la Syrie pour repousser les jihadistes vers le Sud, mais aussi les milices kurdes syriennes. Des rebelles syriens soutenus par l’armée turque assiègent depuis plusieurs semaines la ville d’Al-Bab, un fief de l’EI dans le nord de la Syrie.

En réaction à ces opérations militaires, l’EI a à plusieurs reprises menacé d’attentats la Turquie, devenue une des principales cibles des jihadistes.


Les réactions

L’attaque a suscité une vague de réactions indignées dans le monde.

D'Hawaï, où il est en vacances, le président américain Barack Obama a adressé ses condoléances à la Turquie et donné instruction à son administration de proposer à Ankara l'aide des Etats-Unis.

La Maison Blanche a par ailleurs condamné une «horrible» attaque. «De telles atrocités perpétrées sur des innocents venus pour la plupart célébrer le Nouvel An soulignent la sauvagerie des assaillants», a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

«Il est difficile d’imaginer crime plus cynique que de tuer des civils pendant la célébration du Nouvel An. Nous avons tous le devoir de combattre avec détermination les agressions terroristes», a affirmé de son côté le président russe Vladimir Poutine dans un message de condoléances à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la nouvelle», a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, dimanche. «Il est de notre responsabilité commune de lutter contre le terrorisme», a-t-il ajouté, assurant la Turquie «du soutien de l’Union européenne dans cette épreuve».

«Malheureusement, la violence a encore frappé dans cette nuit de vœux et d’espoir», a déploré pour sa part le pape François, devant quelque 50000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, à l’occasion de ses vœux pour la nouvelle année.

«Triste, j’exprime ma proximité avec le peuple turc», a assuré le pape argentin, ajoutant qu’il priait pour «les nombreux victimes et blessés».

En France, où l'attaque d'Istanbul réveille le souvenir du 13 novembre 2015 au Bataclan et aux terrasses de bars de Paris, François Hollande a dénoncé « avec force et indignation l'acte terroriste » et exprimé sa solidarité avec la Turquie.

Source : Ouest-france.fr

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