Etats-Unis - James Mattis, futur secrétaire américain à la Défense, c’est le général Patton au Pentagone

Donald Trump s’apprête à le nommer. L’ancien général des marines est un dur, prêt à en découdre avec tous les ennemis, réels ou supposés, de l’Amérique : les islamistes, les Iraniens, les Russes.

« C’est le truc le plus proche du général Patton que l’on ait en magasin » - « the closest thing we have to General George Patton ». C’est ainsi que Donald Trump décidément fasciné par le monde militaire a annoncé, jeudi soir, son intention de nommer le général James Mattis, 66 ans, comme secrétaire à la Défense.

Trump n’a pas tort, il y a du Patton chez Mattis. Et ce n’est pas rassurant... La ressemblance est telle que leurs deux visages - longs et lisses - ne sont pas sans traits communs. Ils ont surtout le même langage fleuri et sans doute une vision du monde assez proches. « Votre devoir n’est pas de mourir comme un con pour votre pays, mais de faire en sorte que le con d’en face meure pour le sien », disait Patton à ses troupes. Dans la bouche de Mattis, cela donne : « Il y a des trous du cul dans le monde qui ont juste besoin d’être descendus » ou encore « Je viens en paix, mais si vous me baisez, je vous tuerai tous ». Des propos d’adjudant-chef qui ont toujours beaucoup de succès dans les casernes. Sans doute un peu moins dans les cercles diplomatiques...

Le général Patton (1885-1945) fut l’un des plus grands chefs militaires de la Seconde guerre mondiale et Mattis, un vieux célibataire voué au service des armes, a une très belle carrière derrière lui en Afghanistan et surtout en Irak, lors de la bataille de Falloujah en 2004. Il a occupé de nombreux postes opérationnels, notamment le plus important d’entre eux, le Central command en charge des guerres du Moyen-Orient. Si Patton était un cavalier, Mattis est un « marine », un fusilier marin. L’un et l’autre sont de grands lecteurs nourris d’histoire militaire.

Faucon. Reste que le talent militaire – incontestable – ne garantit pas le succès politique. Patton était un chien fou et si l’Amérique a gagné la guerre, c’est d’abord grâce à la sagesse de généraux comme Marshall ou Eisenhower qui ont tenu les rênes au plus haut niveau, quand Patton chevauchait avec ses blindés, réalisant des percées spectaculaires en France. Patton ne s’est jamais caché de ses convictions proches de l’extrême droite : raciste, antisémite, tellement anticommuniste . 

Source : L'Opinion

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