Au cours de l'été 2016, l’État islamique a revendiqué, pour la première fois, deux attaques terroristes en Allemagne. Ainsi, le 18 juillet, à Würzburg, 4 passagers d’un train ont été gravement blessés à l’arme blanche par un réfugié afghan (ou pakistanais) de 17 ans. Puis, moins d’une semaine plus tard, un Syrien de 27 ans s’est fait exploser près d’un festival de musique, à Ansbach (Bavière), blessant 15 personnes, dont trois grièvement.

Aussi, les services de sécurité allemands sont, comme d’ailleurs leurs homologues occidentaux, sur les dents. D’autant plus que, d’après leur ministre de tutelle, Thomas de Maizière, il y aurait en Allemagne au moins 520 individus prêts à passer à l’acte et 360 autres personnes connues pour entretenir des liens avec ces derniers, qu’il a qualifiés, dans un entretien donné au journal Bild, «d’assaillants potententiels ».

« La menace terroriste émerge désormais de commandos étrangers ainsi que de loups solitaires fanatiques en Allemagne », a expliqué M. de Maizière, dont le pays avait par ailleurs servi de base arrière aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001.

« Les commandos s’introduisent clandestinement en Europe et préparent leurs opérations sans qu’on les repère, comme nous l’avons vu dans lors des attaques de Paris et Bruxelles », a continué le ministre allemand de l’Intérieur. « Mais il est encore plus difficile de débusquer les loups solitaires fanatiques. Malheureusement, il y a un réel danger en provenance de ces deux menaces », a-t-il ajouté avant de souligner que ses services font leur maximum pour surveiller « terroristes potentiels » et que le nombre d’enquêtes avait augmenté cette année.

En France,invité du « Grand rendez-vous » Europe 1/iTELE/Les Echos, le Premier ministre, Manuel Valls, a encore affirmé que la menace terroriste est « maximale », surtout après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Tous les jours, les services de renseignement, la police, la gendarmerie, tous les jours, déjouent des attentats, démantèlent des filières irako-syriennes », a-t-il poursuivi.

« Aujourd’hui, la menace est maximale, et nous sommes une cible – chacun l’a compris. Cette semaine, au moins deux attentats ont été déjoués », a insisté le chef du gouvernement.

Au total, et selon les derniers chiffres donnés par M. Valls, il y aurait actuellement près de « 700 jihadistes français et résidents en France, qui combattent en Irak et en Syrie ». Et, a-t-il poursuivi, « nous avons sur notre territoire (…) 1.350 personnes visées par des enquêtes qui sont aujourd’hui en prison, 293 en lien directement avec des filières terroristes. »

« Et on peut considérer – je comprends le poids de ces chiffres – qu’il y a à peu près 15.000 personnes qui sont suivies parce qu’elles sont dans un processus de radicalisation », a encore affirmé M. Valls.

Source : Zone Militaire - Opex360.com

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