Daech fortement soupçonné pour le triple attentat à l'aéroport Atatürk d'Istanbul

Le triple attentat suicide perpétré mardi soir à l'aéroport Atatürk d'Istanbul est l'une des pires attaques endurées par la Turquie. Le bilan terrible était hier de 41 morts et de 239 blessés dont, a priori, deux Français. Le président Erdogan pointe du doigt Daech qui n'a pas revendiqué l'attentat.

Le terrible attentat perpétré mardi soir à l'aéroport Atatürk d'Istanbul a saisi au cœur la Turquie, l'Europe et le monde. La Turquie parce que cette attaque est l'une des plus meurtrières qu'a connu le pays avec 41 morts et 239 blessés dont, a priori, deux Français. L'Europe, parce que cet aéroport international est un hub important par lequel transitent des milliers de passagers, de touristes chaque année et qu'Istanbul constitue depuis l'Antiquité un carrefour entre Orient et Occident. Le monde, enfin, parce que cette cité cosmopolite, cette Constantinople, représente tout ce que détestent les ismalistes radicaux.

Pas de revendication

Hier, l'État islamique justement était montré du doigt par la Turquie comme le commanditaire de la triple attaque-suicide. Mais Daech, souvent soupçonné dans d'autres attentats, n'en a jamais revendiqué aucun en Turquie. Et pour cause, le faire serait, en effet, assimilé à une déclaration de guerre contre un État puissant et exposerait Daech à des représailles. Cette particularité met aussi en lumières les relations mouvantes entre l'organisation terroriste et le président turc Recep Tayyip Erdogan qui, lors de l'installation de Daech en Syrie, y voyait une opportunité de contenir les revendications kurdes, en Syrie comme en Turquie. La position d'Erdogan ayant évolué avec désormais des arrestations pour démanteler les filières jihadistes liées à Daech, l'organisation terroriste a-t-elle voulu montrer sa force en organisant un attentat d'aussi grande ampleur que celui de Bruxelles le 22 mars ?

Poutine lève les sanctions contre la Turquie

En tout cas pour le pouvoir turc, le responsable est clairement identifié. Venu d'Ankara, la capitale, dans la nuit de mardi à mercredi, le Premier ministre Binali Yildirim a estimé que «les indices pointent Daech.» Le président turc a exhorté hier la communauté internationale à une «lutte commune» contre le terrorisme. «Cette attaque, qui s'est déroulée pendant le mois du ramadan, montre que le terrorisme frappe sans considération de foi ni de valeurs», a dit le chef de l'État, qui peut compter sur le soutien… de Vladimir Poutine avec lequel les relations diplomatiques étaient glaciales depuis qu'un bombardier russe avait été abattu par la Turquie au-dessus de la frontière syro-turque. Le président russe a ordonné hier la levée des sanctions contre la Turquie dans le domaine touristique et la «normalisation» des relations commerciales entre les deux pays.

Barack Obama a téléphoné à son homologue turc pour «condamner fermement les attentats d'Istanbul.» Enfin, François Hollande, tout comme le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé à un renforcement de la coopération internationale antiterroriste.

Source : LaDepechefr

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