Si les femmes officiers pouvaient servir au sein de la gendarmerie mobile, ce n’était pas encore le cas de leurs homologues sous-officiers.

En 2015, dans le cadre d’un plan d’action pour l’égalité professionnelle, il fut donc décidé d’intégrer 30 personnels féminins dans trois Escadrons de gendarmerie mobile (EGM), à savoir les 11/1 de Satory, 11/5 de Sathonay-Camp et 21/2 de Mont-de-Marsan, à des fins d’expérimentation.

« La question était essentiellement logistique. L’hébergement des gendarmes mobiles est de qualité variable, avec chambrées et douches collectives. Il convenait que les femmes aient donc un hébergement distinct », a expliqué la Gendarmerie au quotidien Le Parisien.

Finalement, l’expérience a été concluante car la Direction de la Gendarmerie nationale a décidé de généraliser l’intégration des personnels féminins sous-officiers dans les EGM à partir d’août 2016.

Les femmes sous-officiers qui seront ainsi affectées dans ces unités accompliront exactement les mêmes tâches que leurs camarades masculins. « Si elles doivent faire du répressif, elles le feront. Derrière un casque et un bouclier, il n’y a aucune distinction », a assuré le général François Gieré, le commandant de la gendarmerie en Aquitaine.

Au total, et après les réformes de ces dernières années, il reste encore 108 EGM au sein desquels servent 13.000 gendarmes mobiles (« moblots »). La gendarmerie nationale compte 18% de femmes dans ses rangs (sur 99.000 personnels d’active). Et ce taux grimpe jusqu’à 21% chez les réservistes. 

Source : Zone militaire

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