Les suspects, fichés pour islam radical, projetaient de commettre un attentat au coeur de Paris !

Un homme a été interpellé en région parisienne dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre.
Trois hommes et une femme ont été interpellés ce mercredi à l'aube en région parisienne par les services de renseignement français. L'un d'eux était assigné à résidence dans le cadre de l'état d'urgence.

Arrestation de quatre personnes suspectées de préparer des attentats à Paris

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a arrêté ce matin quatre personnes suspectées de préparer un attentat à Paris. Il s’agit de deux frères français d’originie turque, Aytac et Ercan B., de Youssef E., un islamiste radical connu des services antiterroristes, ainsi que de sa compagne. Les interpellations se sont déroulées sans heurt, en Seine-Saint-Denis et dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Si une cartouche de kalachnikov non percutée, un coffre-fort et un pistolet d’alarme ont été retrouvés selon TF1, aucune arme de guerre n’a été saisie lors des perquisitions. Seul du matériel informatique et des clés USB ont été découverts, ce qui fait dire à une source policière contactée par Libération «qu’on ne peut pas, à ce stade, parler avec certitude de projet d’attentat imminent faute d’éléments matériels».

Le principal suspect Youssef E., âgé de 28 ans, était assigné à résidence depuis le 29 février dans le cadre de l’état d’urgence. Selon des sources spécialisées, il aurait appelé sa fille «Jihad». En mars 2014, il avait été condamné à 5 ans de prison dont un avec sursis mais avait été libéré, selon TF1, en octobre 2015. En 2012, Youssef E. avait été interpellé à l’aéroport de Saint-Etienne alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la Syrie avec Salah-Eddine G., 26 ans, et Farès F., 23 ans. A l'époque, il était considéré comme «l'émir du groupe» et entretenait des liens avec le niçois Omar Omsen - de son vrai nom Omar Diaby -, l'un des principaux recruteurs du jihad français, mort depuis en Syrie. Les enquêteurs avaient alors exhumé plusieurs photos de l'ordinateur de Youssef E., sur lesquelles il se mettait en scène, le visage dissimulé, et porteur d'un sabre.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué que «Youssef E. était néanmoins toujours susceptible d’être en contact avec l’Etat islaminque (EI) en Syrie.» Les enquêteurs vont désormais analyser le contenu des supports informatiques et disposent de 96 heures maximum pour mener leurs interrogatoires.

Source : Liberation.fr - Willy Le Devin

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