"Faire un métier qui a du sens, rendre service, défendre la patrie"

Avec la révision à hausse des effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT), l’armée de Terre doit massivement recruter en 2015 et en 2016, année au cours de laquelle il lui faudra trouver 16.000 recrues.

La décision d’augmenter les effectifs de la FOT a été prise après les attentats commis à Paris, en janvier. Visiblement, ces derniers ont eu un effet sur le recrutement puisque, fin octobre 2015, le colonel Érice de Lapresle, en charge de cette mission, confiait que l’armée de Terre avait reçu, cette année, entre 40.000 et 50.000 candidatures de plus par rapport à 2014.

Lors de son passage devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), avait confirmé cet engouement.

« En ce qui concerne les recrutements, nous avons assisté à un effet ‘Sentinelle’ surprenant : le nombre de connexions au site de l’armée de terre sur le réseau Facebook a été multiplié par mille dans les quatre semaines qui ont suivi les attentats de janvier dernier », avait constaté le CEMAT.

« Il y a probablement un regain d’intérêt de nos jeunes, pas nécessairement pour l’armée de Terre en tant que telle, mais pour la défense du territoire national. Notre campagne de communication, mise en place dans l’urgence et par nous-mêmes, est assez efficace; notre page Facebook fonctionne très bien. Les profils des candidats sont assez variés », avait-il encore affirmé.

Mais pour le général Bosser, il s’agit avant tout de « recruter des soldats, prêts à la fois à faire la guerre et à protéger leurs concitoyens sur le sol français, et non pas des policiers ‘bis’ ». Pour l’instant, s’était-il félicité, « nous avons deux candidatures pour un poste » alors que le ratio, en 1996, soit avant la professionnalisation des armées, était de « 1,5 candidature pour un poste ».

Mais, depuis, il y a eu les attentats de Paris et de Saint-Denis, revendiqués par Daesh. Et l’engouement constaté auparavant a pris une toute autre dimension.

« En période normale, on a environ 300 candidatures par jour ; depuis samedi on en a reçu plus de 1.500 par jour », a indiqué le colonel de la Presle au quotidien La Croix. « Depuis les attentats de vendredi dernier, l’engouement est encore plus marqué », a-t-il ajouté.

« Les jeunes voient certes davantage de militaires dans la rue et y pensent davantage. Mais ils nous disent aussi qu’ils veulent faire un métier qui a du sens, rendre service, défendre la patrie. On est vraiment dans la générosité, ce qui fait plaisir », a souligné l’officier.

Après leur prise de contact, ces jeunes seront orientés vers un CIRFA (Centres d’information et de recrutement des forces armées), puis, ceux qui poursuivront leur démarche, passeront des tests physiques, médicaux et psychologiques afin de vérifier leurs aptitudes. Puis en fonction, une sélection sera faite. À noter que cet afflux de candidatures peut aussi être bénéfique pour la réserve opérationnelle, appelée à monter en puissance.    

Source : Zone Militaire


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