Malgré leur interdiction par le Traité d’Ottawa en 1999, les mines antipersonnel tuent toujours et le chiffre des victimes est même en hausse, nous apprend l’association Handicap international.

Selon le rapport 2015 de l’Observatoire des mines, 3 678 personnes ont été blessées ou tuées en 2014, soit une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Cette « recrudescence est inquiétante» assure Handicap international.

Sur les 3 679 victimes, 1 243 ont été tuées et 2 386 blessées alors qu’on ignore le sort exact de 49 autres. Au niveau mondial, les mines antipersonnel font donc dix victimes chaque jour. 80 % sont des civils et 39 % des enfants. Le défi humanitaire reste important, alors que les IED (engins explosifs improvisés) se multiplient, constate le rapport.

Les sept pays les plus touchés sont, par ordre décroissant, l’Afghanistan, la Colombie, la Birmanie, le Pakistan, la Syrie, le Cambodge et le Mali. L’Afghanistan compte, à lui seul, pour plus d’un tiers des victimes.

Au total, au cours des 15 dernières années, les mines antipersonnel auraient fait près de 100. 000 victimes

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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